L'info en plus : en Albanie, une ministre générée par IA rejoint le gouvernement !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Les vraies voix sud radio. Je porte une cravate he pour ceux qui qui veulent savoir. François, le gouvernement français peine à trouver son gouvernement.
Je pense qu'on le sait. L'Albanie a peut-être trouvé une solution. Alors présenté comme un outil de lutte contre la corruption, le pays des aigles a dévoilé ce jeudi sa nouvelle ministre des marchés publics qui est entièrement, accrochez-vous générée par l'intelligence artificielle.
Son nom, vous le cherchez, elle s'appelle Dia, une ministre sans salaire, sans voiture de fonction, qui ne prend jamais de vacances mais qui n'a pas pour autant créé l'unanimité chez les Albanais. Nathan Bonet est avec nous, créateur de Polymia, la première intelligence artificielle à la prise de parole. Bonsoir.
Merci Nathan Bonet d'être avec nous. Bonsoir. Bonsoir.
Bonsoir. Bonsoir Philippe. Alors c'est je me tourne vers Philippe Bilger et vers Luc Gras.
C'est quand même assez hallucinant de de créer un ministre virtuel pour éviter la corruption puisque je rappelle quand même que que le l'Albanie est souvent parmi les pays les plus les plus corrompus et comme l'Albanie vise une adhésion à l'Union européenne en 2030, j'imagine que ça va dans ce sens-là. Est-ce que vous permettez ma chère Cécile que je pose une question ? Est-ce que à votre avis, monsieur, dans la mesure l'intelligence artificielle euh n'est pas indépendant de l'activité humaine ?
Est-ce que ça veut dire que en Albanie, il y aura forcément quelqu'un qui nourrira cette intelligence artificielle par de la substance politique ou c'est incomevable que ça se passe comme ça ? Alors, c'est une très bonne question mais en fait ce qu'il faut déjà partir du principe que une intelligence artificielle, elle est basée sur des milliers de données les unes avec les autres qui sont croisés pour pouvoir prendre les décisions les plus pragmatiques possibles et en l'espèce donc pour prendre des décisions juridiques sur des marchés publics, ça peut être pas mal parce que comme elle a en tête tous les chiffres des dernières années, bah elle est capable à mon avis elle-même de remplir le la meilleure solution possible pour pour toutes les affaires publiques. Et puis dans un second temps, il y aura sûrement surtout des équipes qui vont pouvoir aussi du coup avoir moins de travail parce que l'IA va leur faire gagner énormément de temps et je pense que c'est surtout là-dedans que il y a beaucoup de positivité à ce genre de choses.
Alors je me tourne vers Luc Grab puisque l'opposition critique le fait qu'une ministre doit légalement être une personne physique et de de natalité albanaise. Donc là ça va causer un problème. Et la double question c'est qui est responsable de ce qu'elle dit ?
Et ça peut-être ou alors enfin l'intelligence artificielle, moi je trouve ça génial parce qu'en fait ça permet de prendre toutes les données et trouver la solution. Sauf que là le problème ça ça laisserait à penser c'est presque un aveu, que dans ce pays il y a personne qui serait susceptible de ne pas être corrompu. Premier point.
Deuxème point c'est la question de Philippe en fait revient à demander est-ce que un corrupteur qui met au point la machine est-ce qu'il pourrait lui-même corrompre ce ministre incorruptible ? C'est ça la question. Donc et donc donc c'est un vrai problème.
Euh moi je trouve que ce qui symboliquement amusant là-dessus, vous rendez compte, l'humain en est au point de finalement essayer d'inventer quelque chose d'autre que lui-même comme s'il y avait une sorte de péché originel que l'humain était forcément à vocation de corruption. Et ça c'est quand même assez dramatique parce que je crois que un état peut être gouverné avec des par des gens probes, humains et responsables. C'est de plus en plus difficile à trouver.
La tonet qui voulait réagir. Ouais. Là où je voulais réagir, c'est que effectivement là où je vous rejoins, c'est que le manque d'empathie de l'intelligence artificielle est certes, c'est certain.
Donc elle va pas pouvoir prendre des décisions pour des cas qui seraient très spécifiques. Donc elle pourrait être injuste de temps en temps. Ceci dit, pour des marchés publics, c'est pas c'est pas le plus gênant.
Allez, exactement. Ce qu'on ce qu'on recherche là-dedans, c'est à mon avis ce que la ban recherche, c'est d'avoir des comptes les plus propres possibles et les plus justes possibles. Et pour atteindre toute cette justesse, et ben franchement, je pense que l'intelligence artificielle est une bonne solution parce queau moins elle, comme vous le disiez dans l'introduction, elle ne prend pas de billet et de mallette.
Elle ne pourra jamais être renversée. Ah ouais, exactement. Merci beaucoup Nathan Bonet, créateur de Polymnia et la première intelligence artificielle à la prise de parole.
Allez-vous rester avec nous.
Arnaud Bonnet