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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 30 septembre 2025 33 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleSanté

Baromètre Odoxa : les Français voient l'avenir en noir

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 5 %Défensif 85 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:58OuverteRéponse partielle

    Christian Estrosi, comment vous expliquez cette perte de vitesse, Edouard Philippe ?

  • 7:20OuverteRéponse partielle

    Et pour parler de ce baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, on accueille Nathalie Morey et Erwann Lestrouant.

  • 7:40OuverteRéponse partielle

    Comme tous les mois, on commence par la popularité d'Emmanuel Macron, elle s'effondre ce mois-ci, moins 6 points.

  • 8:46RelanceRéponse partielle

    Oui, parce que d'habitude, quand il prend des initiatives à l'international, ça se ressent un peu dans sa popularité.

  • 9:42OuverteRéponse partielle

    Nathalie, il paye entre autres la nomination d'un de ses fidèles, là où les Français attendaient peut-être plus de rupture au bout de trois premiers ministres en un an ?

  • 12:09OuverteRéponse partielle

    On va parler de Sébastien Lecornu, première mesure de popularité pour le Premier ministre.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31InvitéFait
    « plus d'argent en net sur le salaire, ça signifie moins de cotisations sociales. »
  • 0:47InvitéFait
    « Le Parti Socialiste propose une baisse ciblée sur les bas salaires de la CSG. »
  • 1:00InvitéChiffre
    « Il rappelle qu'avec l'inflation et malgré les hausses de salaire, le salarié a perdu 2,2 points de pouvoir d'achat ces dernières années. »
  • 1:32InvitéFait
    « L'Europe veut mettre sur pied un mur antidrone long de 3 000 kilomètres de la Finlande à la Pologne. »
  • 4:36InvitéPromesse
    « Il est prêt à tout pour rendre service à Sébastien Lecornu et aller dans le sens de l'élaboration rapide d'un budget, pour proposer des solutions, pour être force de proposition. »
  • 4:57InvitéFait
    « Il dit qu'il veut renverser la table. »
  • 5:16InvitéFait
    « Il se place dans l'après-Macron, par rapport à Emmanuel Macron, il s'émancipe. »
  • 5:30InvitéFait
    « Il a fait baisser le chômage d'une façon inédite, pas vue depuis longtemps en France. »
  • 7:43Locuteur non identifiéChiffre
    « 22% des Français jugent qu'il est un bon président. »
  • 8:16Locuteur non identifiéFait
    « Ce qui a fini de le décrédibiliser et de rompre le lien avec les Français, c'est peut-être de renommer à Matignon une personne issue de la majorité présidentielle. »
  • 8:54Locuteur non identifiéFait
    « Il est profondément démonétisé et sur la scène nationale et sur la scène internationale. »
  • 24:37PrésentateurChiffre
    « 83% des Français sont pessimistes sur l'avenir du pays. »

Temps de parole

  • Présentateur33 %
  • Locuteur non identifié33 %
  • Présentateur 217 %
  • Invité8 %
  • Invité 27 %
  • Locuteur non identifié 22 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et on va continuer à regarder ce qu'il y a dans nos régions. Stéphane, c'est l'heure de votre revue de presse régionale. Et on commence avec la une de la dépêche, les salaires pour sortir de la crise.

0:20
Invité

Oui, des pistes envisagées par Sébastien Lecornu. Une des pistes serait de rapprocher le salaire net du salaire brut. Alors, il y a plein de manières de le faire. Rien n'est encore tranché, nous dit la dépêche, car plus d'argent en net sur le salaire, ça signifie moins de cotisations sociales. Alors, lesquelles diminuaient ? Le Parti Socialiste propose une baisse ciblée sur les bas salaires de la CSG. Sauf que cette contribution abonde les comptes de la Sécurité Sociale. Le PS proposait la taxe Zuckman pour compenser le manque à gagner. Mais Sébastien Lecornu a répondu non. Cette taxe n'est pas une réponse, a dit le Premier ministre.

La dépêche éclaire ce débat avec l'interview de l'économiste Éric Ayer. Il rappelle qu'avec l'inflation et malgré les hausses de salaire, le salarié a perdu 2,2 points de pouvoir d'achat ces dernières années. C'est énorme, ajoute-t-il.

1:10
Présentateur

On passe à l'une du Telegram, Stéphane, qui fait le point sur les menaces aériennes au Danemark avant le sommet européen qui s'ouvre à Copenhague cette semaine.

1:17
Invité

Oui, Auriane, car depuis le 22 septembre, des drones sont observés dans le ciel danois et norvégiens sur plusieurs sites. Ça a d'abord été les aéroports. Mais ce week-end, l'armée danoise a observé des survols de drones au-dessus de bases militaires danoises. Alors, l'Europe veut mettre sur pied un mur antidrone long de 3 000 kilomètres de la Finlande à la Pologne. Une solution fragile, d'après Arthur Königsberg, président du groupe de réflexion euro-créative, interrogé par le Telegram. Selon cet expert, parler d'un mur est irréaliste, car si le nombre de drones russes est important, eh bien, ils passeront toujours, dit-il.

1:53
Présentateur

Nice Matin revient ce matin sur les 5 ans de la dévastatrice tempête Alex.

1:56
Invité

Oui, rappelez-vous ces inondations monstres fin septembre, début octobre 2020. Des drames humains avec 18 morts, des milliers de sinistrés, des villages défigurés comme celui de Saint-Martin-de-Vésubie. Nice Matin consacre ce matin 24 pages à la tempête Alex en trois parties. Le choc, la reconstruction est maintenant. Vous pourrez lire les récits des reporters du quotidien le jour des intempéries, mais aussi le douloureux deuil du fils de Josette et Léopold de Borrello, emportés avec leur maison. Nice Matin consacre aussi toute une partie à la reconstruction des villages détruits. L'État a investi 615 millions d'euros.

2:31
Présentateur

Pour terminer, Stéphane, on va dans les allées du sommet de lévage de Cournon. Et cette année, il n'y aura pas de bovins.

2:37
Invité

Non. Traditionnel salon qui se tient en Auvergne du 7 au 10 octobre, Auriane, mais dont les principales vedettes ont décommandé les unes après les autres. D'abord les vaches laitières, puis les ferrandaises. Les salaires jusqu'aux eaux braques et aux limousines nous racontent la montagne. Donc il n'y aura ni présentation d'animaux, ni concours. Les éleveurs craignent la propagation de maladies lors de ce salon à tort, selon certains responsables du secteur interrogés par la montagne. Après 2015-2025, sera donc le deuxième salon de l'élevage sans bovins.

3:07
Présentateur

Merci beaucoup Stéphane. Et on va maintenant à Montpellier. On retrouve Vincent Coz. Bonjour Vincent. Merci beaucoup d'être avec nous. Bonjour. Le journaliste au Midi Libre. Vincent a parlé d'un autre sujet avec vous. Gabriel Attal était du côté de chez vous ce week-end. Il était dans l'Hérault pour une sorte d'immersion.

3:23
Invité

Oui, tout à fait. Il inaugure une série de... Il a inauguré dans l'Hérault jeudi, vendredi, samedi, pendant trois journées. Une série de déplacements qu'il veut baser sur le temps long, pour prendre le temps de l'écoute, de l'échange. Et à l'occasion de cette visite, il a rencontré des viticulteurs, des agriculteurs, des conchéiculteurs, des chefs d'entreprise, des élus. Il était piloté dans la région, entre guillemets, par l'ex-député de l'Hérault, Patrick Vignal, de Renaissance, qui a rejoint Gabriel Attal. Il est allé à Candillard, une petite commune à proximité de Montpellier, où il a également passé du temps au conseil départemental.

Et il a également rencontré Midi Libre et la rédaction de Midi Libre pour une interview, là aussi, assez longue, sur une pleine page basée sur le temps long, en expliquant notamment sa démarche.

4:21
Présentateur

Et justement, on va dire un mot de cette interview. C'était samedi, dans les colonnes du Midi Libre, entretien accordé par Gabriel Attal.

4:30
Invité

– Tout à fait. Dans laquelle il explique sa démarche, il explique son positionnement actuel, en disant qu'il est prêt à tout pour rendre service à Sébastien Lecornu et aller dans le sens de l'élaboration rapide d'un budget, pour proposer des solutions, pour être force de proposition. Et sans se déclarer candidat, il se positionne aussi dans une démarche pour 2027, bien sûr. Il dit qu'il veut renverser la table. Qu'il veut renverser la table, c'est ce qu'il exprime aussi lors des diverses rencontres qu'il peut effectuer à l'occasion de ces déplacements, de ce nouveau type de déplacement.

Et surtout, ce qu'il en ressort également, c'est qu'il déjà, il se place dans l'après-Macron, par rapport à Emmanuel Macron, il s'émancipe, il dit qu'il ne veut être ni un faux soyeur, ni un adorateur. Il lui reconnaît en même temps, si on peut dire que, oui, il a fait baisser le chômage d'une façon inédite, pas vue depuis longtemps en France, mais qu'en même temps, il est le principal responsable, dit-il, du marasme politique actuel. Ce sont des mots forts. Donc on voit qu'il n'est déjà plus dans le questionnement de savoir si c'est opportun de dresser un droit d'inventaire. Aujourd'hui, il le dresse.

5:48
Présentateur

Merci beaucoup. Merci Vincent Coste. Et on regarde la une du Musilibre aujourd'hui, un tout autre sujet, c'est sur l'isolement des personnes âgées. Merci beaucoup Vincent d'avoir été avec nous. Et c'est l'heure maintenant de découvrir les résultats de notre baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale. On verra une cote de popularité d'Emmanuel Macron en chute libre, des débuts difficiles pour Sébastien Lecornier. Et puis, on verra aussi comment vous voyez l'avenir et c'est plutôt en noir. Et puis également, dans ce baromètre, le palmarès de l'adhésion.

Alors, Edouard Philippe a souvent été en tête de ce palmarès, mais ce mois-ci, il est devancé par Jordan Bardella et Marine Le Pen. Et on va écouter ce qu'en pense le vice-président de son parti, Christian Estrosi, qui était notre invité, il y a quelques minutes.

6:33
Locuteur non identifié

– Je suis convaincu qu'aujourd'hui, Edouard Philippe est celui, parmi les deux ou trois, mais celui qui aujourd'hui est sans doute le mieux placé pour pouvoir garantir à la droite républicaine et au centre, donc pourquoi pas une partie de centre-gauche qui sont des gens raisonnables, de pouvoir aujourd'hui nous empêcher d'avoir l'extrême droite qui prenne le pouvoir dans notre pays.

6:58
Auditeur

– Christian Estrosi, comment vous expliquez cette perte de vitesse, Edouard Philippe ? C'est quoi, c'est dû à une radicalisation de la société ?

7:03
Locuteur non identifié

– Ce n'est pas une perte de vitesse du tout d'Edouard Philippe, je pense qu'il n'est pas du tout en perte de vitesse, je pense que nous sommes dans un moment de transition, vous le voyez bien, il n'y a pas de gouvernement, il n'y a pas de budget, il y a les Français qui sont inquiets face à un chaos potentiel.

7:20
Présentateur

– Et pour parler de ce baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, on accueille Nathalie Morey. – Bonjour Nathalie, merci d'être avec nous, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra, tous les journaux de l'Est de la France. Et bonjour Erwann Lestrouant, merci d'être avec nous, directeur à l'Institut de sondage Odoxa. Et on va commencer à dévoiler les résultats de ce baromètre. Comme tous les mois, on commence par la popularité d'Emmanuel Macron, elle s'effondre ce mois-ci, moins 6 points, seuls 22% des Français jugent qu'il est un bon président.

7:49
Locuteur non identifié

– Oui, c'est interpellant comme niveau, 22% des Français qui considèrent qu'il est un bon président. Sous la Ve République, seul François Hollande a fait moins bien, avec 16% de soutien à l'époque, sachant que François Hollande c'était un peu particulier, parce qu'il avait même sa base, son socle de référence, les socialistes étaient fracturés, on se rappelle des frondeurs. On se dit qu'Emmanuel Macron descendra difficilement plus bas.

Et sur la séquence, c'est intéressant d'observer que, finalement, ce qui a fini de le décrédibiliser et de rompre le lien avec les Français, c'est peut-être de renommer à Matignon une personne issue de la majorité présidentielle, alors que les Français appellent de leur vœu une forme d'alternance politique. On voit que ça a entamé son crédit, alors même que son discours de l'ONU pour la reconnaissance de l'État de Palestine sur la scène internationale ne semble pas, avoir régénéré le soutien à Emmanuel Macron, ou provoquer une respiration dans sa popularité. Le lien est très distendu.

8:46
Présentateur

– Oui, parce que d'habitude, quand il prend des initiatives à l'international, ça se ressent un peu dans sa popularité.

8:52
Locuteur non identifié

– Quand il a la possibilité d'avoir du recul. – Là, non. – Non, puis là, on voit qu'il est profondément démonétisé et sur la scène nationale et sur la scène internationale. Et un point intéressant, c'est qu'il n'est même plus vraiment intouchable dans son camp. Aujourd'hui, c'est seulement auprès des sympathisants Renaissance qu'il est majoritairement populaire, il est majoritairement impopulaire dans toutes les autres catégories de l'électorat. Et avec 78% de soutien chez les sympathisants Renaissance, c'est un niveau satisfaisant, mais c'est 16 points de moins que ce qu'on mesurait avant la dissolution.

Et ça le place, en termes de code de soutien, à peu près au même niveau qu'un Édouard Philippe, qu'un Gabriel Attal, qui a été critique à l'égard d'Emmanuel Macron récemment, que Sébastien Lecornu, il n'est plus forcément impouchable dans son précaré non plus. Et peut-être que la suite du macronisme est un sujet qui commence à être mis à l'agenda pour de nombreuses personnes de la majorité présidentielle.

9:42
Présentateur

– Nathalie, il paye entre autres la nomination d'un de ses fidèles, là où les Français attendaient peut-être plus de rupture au bout de trois premiers ministres en un an ? – Oui, c'est évident, et vous l'avez expliqué Erwann, mais il n'y a pas que ça, il y a aussi l'usure du pouvoir. On est à 18 mois de la prochaine présidentielle, il ne pourra pas se représenter, et ça c'est quelque chose qui l'affaiblit. Et on est, donc ça c'est la première raison, la deuxième raison c'est qu'on est dans une situation de crise où il y a une défiance très forte vis-à-vis de tous les politiques, on le verra après avec le palmarès de la lésion.

Et donc on est dans cette situation-là où la colère dans le pays, quand il y a eu trois premiers ministres en moins d'un an, elle ne se focalise pas sur un premier ministre ou sur un gouvernement, mais sur le chef de l'État en place. Et quand celui-ci est là depuis huit ans, du coup c'est lui qui est une forme de paratonnerre. Et ce qui est assez drôle, c'est qu'en privé, le président de la République dit ça. Il en a tout à fait conscience, il dit qu'on est dans un pays extrêmement centralisateur, dans un pays de jacquerie, et qu'effectivement toute la colère se recentre sur le personnage présenté comme principal, celui autour de qui tout tourne, c'est-à-dire autour du chef de l'État.

Donc voilà, et est-ce que vous dites il peut difficilement tomber plus bas, on est à 22% de popularité ? Moi je pense qu'il peut tomber plus bas, parce que François Hollande était à 16%, son socle 22%, moi paradoxalement je le trouve quand même un petit peu haut, 22% c'est pas mal, s'il pouvait tomber… – Parce qu'Erwann il parlait toujours d'un plancher, du fait qu'il y avait toujours… – Mais on voit qu'il s'effrite. – Ça veut dire que là il peut perdre de ses soutiens aussi selon vous Nathalie ?

– Moi je le constate, je le constate y compris au sein même de ses députés, en privé, donc sur les députés Renaissance, en privé effectivement, jamais il ne le dirait, j'allais dire frontalement, mais en privé il y a une déception, il y a une déception qui s'exprime, qui est aussi due à l'usure du pouvoir, au fait qu'en circonscription objectivement, les députés ils sont eux les paratonnerres et ils entendent toute la colère du pays, il faut bien comprendre une chose, il y a la personnalité du Président de la République qui est effectivement aujourd'hui assez dépréciée, et puis il y a la colère, et cette colère-là, un moyen de l'exprimer, c'est d'être en désaccord avec le chef de l'État.

Donc il y a des choses rationnelles, et des choses plus émotionnelles et moins rationnelles, j'allais dire. – On va parler de Sébastien Lecornu, première mesure de popularité pour le Premier ministre, Sébastien Lecornu qui connaît des débuts difficiles, Erwan, popularité à 32%.

12:17
Locuteur non identifié

– Voilà, 32%, à priori on pourrait se dire que c'est 10 points de plus qu'Emmanuel Macron, parce que là c'est une certaine marge de manœuvre par rapport au Président, c'est 10 points de mieux que ce qu'on mesurait pour François Bayrou au mois de juin également, donc il a un socle de soutien un peu plus large, mais à bien y regarder, 32%, déjà c'est assez bas pour un entrant à Matignon, et puis ça s'est déjà un peu amenuisé par rapport à il y a deux semaines, dans ce qu'on mesurait il y a deux semaines, les sympathisants socialistes étaient encore un sur deux à dire qu'ils avaient une bonne opinion de Sébastien Lecornu, ce n'est plus le cas aujourd'hui, et c'est vrai qu'on est dans un moment où il y a des attentes de symboles de rupture, de symboles de rupture sur la forme, pour montrer qu'on peut gagner en gouvernabilité, des symboles de rupture sur le fond, en expliquant, en exprimant, qu'on peut progresser en termes de justice sociale, et peut-être que l'interview au Parisien de Sébastien Lecornu, où il explique qu'il ne reviendra pas sur l'ISF, il exprime de la verticalité, il dit que la taxe Zoukmane c'est non, peut-être que ça aura fini de doucher les dernières ardeurs, tant et si bien qu'aujourd'hui, il n'est plus soutenu majoritairement Sébastien Lecornu que par les sympathisants Renaissance et les sympathisants LR, ce qui est peu ou prou ce qu'on ne mesurait pour Michel Barnier et pour François Bayrou, et on a du mal à se dire que les mêmes causes ne provoqueront pas les mêmes conséquences, alors il peut adapter sa copie budgétaire, qu'on ne connaît pas, qu'on connaîtra à la fin de la semaine, mais en tout cas, les marges de manœuvre ont déjà l'air réduites dès le début de son arrivée à Batignon.

13:49
Présentateur

Est-ce qu'il en a des marges de manœuvre, Nathalie ? Il semblerait qu'il en a un petit peu. Donc effectivement, j'allais dire, des marges de manœuvre, oui, mais quand même un peu bordurées sur le côté, c'est-à-dire que tout ce qui est, j'allais dire, taux de croissance de la France, compétitivité, etc., et politique de l'offre, on va dire, ça, il ne faut pas y toucher, parce que c'est l'ADN d'Emmanuel Macron. Considérant la popularité de Sébastien Lecornu, tout ce que vous avez dit est totalement juste, je mettrai juste un petit bémol, aujourd'hui, Sébastien Lecornu, personne ne le connaît.

C'est-à-dire que nous, effectivement, ici, on le connaît, il est quand même, c'est le seul ministre qui est au gouvernement depuis 2017, donc il a occupé des postes importants, et là, récemment, ministre des Armées, ce n'est quand même pas rien, et c'est ce qui lui vaut d'être proche du président de la République, mais objectivement, le grand public ne le connaît pas, y compris physiquement, c'est quelqu'un qui n'est pas répertorié, qui n'est pas encore dans la rétine des Français. Il a toujours été médiatiquement très discret. Très discret, d'abord parce que c'est lui, c'est quelqu'un qui est discret. Ce n'est pas quelqu'un qui, spontanément, va prendre les médias, etc.

La preuve, quand il a été nommé à Matignon, la première chose qu'il a faite, c'est de se taire, c'est de faire une passation de pouvoir où il s'exprime moins de trois minutes, juste pour dire, on va faire une rupture, et je rentre travailler, et depuis, il a travaillé, il négocie. Et il reçoit les gens. Il fait des interviews de presse écrite, notamment à la presse régionale. Et il ne parle qu'à la presse quotidienne régionale, puisqu'il considère que le Parisien est une forme de presse quotidienne régionale. Donc, on voit bien que lui, il joue, j'allais dire, l'anti-parisianisme, c'est-à-dire les territoires. Son premier et seul déplacement, ça a été en Saône-et-Loire, pourquoi ?

Sur les déserts médicaux, qui est quand même une des préoccupations majeures des Français. Donc, pour revenir à votre taux de popularité, aujourd'hui, il s'exprime principalement sur le fait que c'est un proche d'Emmanuel Macron. Et comme Emmanuel Macron est quelqu'un qui est impopulaire, on vient de le dire, forcément, le Premier ministre est impopulaire. Moi, ce qui m'intéresse de voir, c'est à partir du moment où il va prendre des décisions, c'est-à-dire cette semaine, puisqu'on est dans la semaine des décisions, je veux dire, on ne peut pas être dans la discrétion longtemps quand on est chef du gouvernement.

Donc, à partir du moment où il va prendre des décisions, où il va se mouiller sur le budget et où il va nommer un gouvernement, là, à ce moment-là, sa cote de popularité, ça va être la sienne. Ça va être la sienne. Est-ce qu'il nous a annoncé une rupture ? Est-ce que c'est une rupture ou pas ? Est-ce qu'on lui fait confiance ou pas ? Est-ce qu'il est porteur d'espoir ou pas ? Je pense que le mois prochain, on pourra juger cette cote de popularité sur ces items-là. – Parce que les Français, ils veulent lui accorder quand même une chance à Sébastien Lecornu ou ils veulent déjà le voir partir avant même presque qu'il ait nommé un gouvernement et qu'il ait défendu un budget ?

16:34
Locuteur non identifié

– Non, on peut imaginer qu'il bénéficiera de la même apesanteur que François Bayrou, à savoir, quand bien même il serait impopulaire et il ne correspond pas à mes attentes, je ne vais pas souhaiter la censure au prix d'une nouvelle crise politique. Sur Sébastien Lecornu, c'est intéressant ce que dit Nathalie Moret, ce qu'on voit dans notre baromètre, c'est que par rapport à Juin, il a gagné 12 points de notoriété.

16:58
Présentateur

– Et c'est lui qui progresse le plus dans le palmarès de la TNU ?

17:01
Locuteur non identifié

– Il gagne 10 points dans le palmarès, donc ça veut dire que les 12 points de notoriété qu'il a gagnés se sont transformés en 10 points de popularité, ça veut dire qu'il a gagné quasiment en popularité toute la nouvelle notoriété qu'il a eue. Autrement dit, mieux on le connaît, plus on l'apprécie, ça reste à un niveau bas, néanmoins il faut transformer quand même l'essai auprès des Français, mais pour l'instant c'est des premiers pas qui sont plutôt réussis dans le contexte actuel de forte décrédibilisation de l'exécutif.

17:27
Présentateur

– Mais est-ce que du coup, parce qu'effectivement c'est un peu paradoxal, il gagne beaucoup en popularité, mais on l'a vu, il a une cote qui est toujours assez basse, ça veut dire que c'est pas tant lui que les Français jugent que le fait qu'il soit le troisième Premier ministre d'Emmanuel Macron et un très proche d'Emmanuel Macron ?

17:42
Locuteur non identifié

– Oui, et surtout qu'il soit l'homme du Président dans l'esprit de beaucoup de Français, il y a 7 Français sur 10 aujourd'hui qui considèrent que la politique que mènera Sébastien Lecornu, c'est la politique souhaitée par Emmanuel Macron et qui ont vu l'ombre d'Emmanuel Macron derrière l'interview aux Parisiens, et il va falloir aussi, pour exprimer de la rupture, mais savoir se décoller de cette figure tutélaire.

18:03
Présentateur

– Et vous l'avez dit, Nathalie, ça a été un de ses premiers mots, le mot rupture, mais est-ce qu'il va réussir à la mettre en musique ?

– En fait, son problème et sa feuille de route, c'est extrêmement compliqué parce qu'il faut qu'il exprime et que sa politique exprime une certaine forme de rupture, puisque c'est écrit dessus, il l'a dit, ça a été son premier mot quasiment, et en même temps, les Français, tout en voulant de la rupture, ils veulent de la stabilité, parce qu'on est dans un pays qui connaît son troisième Premier ministre en un an, on voit tous les problèmes quand même, nous, sur le terrain, que ça pose, notamment aux entreprises et aux entreprises, mais même du quotidien, aux restaurants, etc., aux magasins de meubles, aux magasins de vêtements, parce que les gens thésorisent, parce que justement, on est dans un moment d'angoisse, d'instabilité, donc les gens ne consomment plus, donc Sébastien Lecornu, il doit rompre, redonner de la confiance, mais en même temps, redonner de la stabilité au pays.

Alors c'est là où ça va être très, très compliqué et ça se joue en partie cette semaine. – Et d'autant que le contexte politique est compliqué, on va regarder maintenant, comme tous les mois, le baromètre de popularité, le palmarès de l'adhésion. Alors pendant des mois, Erwann et Nathalie, on a commenté ce palmarès en disant « Édouard Philippe est en tête, l'indéboudennable Édouard Philippe ». Déjà au mois de juin, il avait perdu sa première place. Et là, il y a un écart conséquent, on peut le dire, qui se creuse entre la tête qui est occupée par Jean-Denard Bardella et Marine Le Pen et Édouard Philippe qui est désormais en troisième position.

19:27
Locuteur non identifié

– Mais c'est ni plus ni moins que le reflet de la perte de crédit très forte de la majorité présidentielle depuis la dissolution. Édouard Philippe, il perd 10 points de code d'adhésion depuis la dissolution. Emmanuel Macron aussi, il y a une perte de crédit. Et c'est vrai que, en comparaison à il y a un an, Édouard Philippe n'est plus aujourd'hui la figure légitime et naturelle pour la présidence en 2027. C'est vrai que c'est un élément qu'on avait en tête il y a un an qu'Édouard Philippe était le futur président des Français. Aujourd'hui, ça n'est plus du tout si évident.

On a vu s'éroder sa code de soutien très largement et on voit aussi s'éroder les intentions de vote à son égard dans les sondages. Il régresse très fortement. Ça n'est plus le candidat évident pour succéder à Emmanuel Macron en 2027. Et il a des soutiens qui sont beaucoup plus limités, qui sont plus clivés, qui sont plus réduits aux urbains, aux Français les plus favorisés. Alors qu'il y a encore un an, son image de maire d'une grande ville de province lui conférait une popularité relativement transversale dans la population. Ça n'est plus le cas aujourd'hui.

20:31
Présentateur

Du coup, effectivement, il y a Édouard Philippe qui perd, mais est-ce que c'est un coup dur pour l'ensemble du socle commun, ce palmarès de l'adhésion, Nathalie ? En fait, on voit bien le palmarès de l'adhésion qui est quand même hyper clair quand on regarde vos colonnes. Erwan, on voit que tout, quasiment tous, toutes les personnalités politiques chutent. Et en fait, ce n'est pas Édouard Philippe qui chute. Effectivement, je vous confirme qu'il chute peut-être plus que les autres, mais ce sont les politiques et la confiance qu'on a dans les politiques.

Aujourd'hui, les Français mettent tous les politiques dans le même sac, c'est-à-dire que c'est eux, au sens large, qui nous ont mis dans la situation dans laquelle on est, c'est eux qui ne savent pas travailler ensemble, ça c'est quelque chose qu'on entend énormément sur le terrain pour une raison simple, c'est que dans les conseils municipaux, dans les 35 000 communes de France, les oppositions et les majorités travaillent ensemble et à la fin, il y a un budget. Alors effectivement, ça peut un peu tirailler, tout n'est pas accepté, mais localement, les exécutifs locaux arrivent à fonctionner ensemble avec des majorités et des oppositions.

Ça ne fonctionne pas à l'Assemblée nationale où il n'y a pas de majorité et ça, c'est effectivement quelque chose d'assez difficile à décrypter et à comprendre pour les Français ou alors ils le comprennent trop bien et ils en veulent à leur responsable politique. Donc, concernant Édouard Philippe, je dirais qu'il y a quelque chose encore de plus, c'est-à-dire qu'Édouard Philippe, ça fait un an qu'il nous promet un projet massif.

Alors, c'est vrai qu'il ne veut pas commencer à l'énoncer avant la campagne des élections municipales, après les municipales, parce qu'il considère que c'est trop tôt, mais en même temps, dans un paysage médiatique où une information chasse l'autre et un temps médiatique qui est fait d'immédiateté, le fait qu'on promette quelque chose et qu'on le fasse attendre, c'est quand même très difficile aujourd'hui, je trouve, de faire passer ce message-là et je pense que c'est un petit peu ça qu'il paye. – Mais est-ce qu'il va pouvoir se redonner un nouvel élan avec les municipales ? – Oui, c'est ce qu'il pense en tout cas, je vous dis ce qu'il pense.

Lui, il dit que les municipales, ça va être un kick-off, c'est-à-dire que c'est à partir du moment où les maires sont élus fin mars, débute vraiment la campagne présidentielle et le jeu de cartes est totalement rebattu. En plus, il va y avoir le fait qu'Emmanuel Macron, là pour le coup, ne peut pas se représenter et va sans doute disparaître du centre du jeu, en tous les cas, ce ne sera pas un atout maître du jeu de cartes et il va sans doute y avoir des nouveaux entrants dans ce jeu de cartes parce qu'il y a forcément des surprises.

Donc, il y a autre chose qui se lance, le débat se lance aussi avec des idées, on va pouvoir débattre qui de la réforme des retraites, qui du financement de notre modèle social et ça rabat les cartes parce que là où il a raison Édouard Philippe, c'est ce qui fait l'actualité du mois, du début du mois ne fait jamais l'actualité à la fin du mois. Donc, du coup, il compte là-dessus pour inverser cette dynamique qui est pour l'instant un petit peu en baisse. – Et est-ce qu'il va pouvoir réinverser la tendance avec le Rassemblement national ?

23:32
Locuteur non identifié

– Alors, ça dépend totalement de la campagne et c'est vrai que la campagne ne se jouera plus sur des espèces de pages blanches de Codida qu'on maîtrise, qu'on connaît assez mal et sur lesquelles on projette des choses plus ou moins positives ou négatives mais vraiment sur le débat d'idées et c'est vrai que c'est un regret des Français qu'on voit dans les études d'opinion, le fait qu'il n'y ait pas réellement eu de campagne sur les débats sur les programmes en 2022 et que la campagne ait été un peu enjambée par le conflit en Ukraine, aujourd'hui, les Français sont aussi en attente d'un débat d'idées.

On revoit revenir sur le devant de la scène la question de la réforme des retraites qui a déjà deux ans aujourd'hui, le retour probable de l'ISF qui a quand même été supprimé en 2017. Donc, il y a quand même beaucoup de vieux sujets à redébattre sur le devant de la scène et probablement que les Français sont en attente d'un moment d'échange sur les idées parce que le moment d'échange sur le casting, on l'a beaucoup depuis deux ans mais le moment d'échange sur les idées, ça fera sûrement plaisir à la population de pouvoir l'aborder.

24:28
Présentateur

Et vous avez interrogé le thème du baromètre ce mois-ci, c'est l'avenir du pays. Et alors, les chiffres sont pas très optimistes, on va dire ça comme ça, Erwan. 83% des Français sont pessimistes sur l'avenir du pays. C'est dû à quoi ?

24:41
Locuteur non identifié

Alors, les Français, il faut le savoir, sont des fiéfés pessimistes. C'est quelque chose qu'on voit dans toutes les enquêtes d'opinion. Quand on fait des classements internationaux de l'optimisme, les Français arrivent toujours très bas dans ces classements. Ça, c'est un grand classique. Les Français sont toujours pessimistes, ils ont l'impression que tout va mal. Alors, rarement pour eux, mais pour le pays, en tout cas, ils sont beaucoup plus critiques et plus inquiets pour la situation du pays. Ça, c'est assez classique. En revanche, ce 17% d'optimisme, là où c'est intéressant de le regarder, c'est que le niveau n'est pas le même selon les populations.

Il y a des populations qui regardent peut-être l'avenir avec beaucoup plus d'inquiétude en France aujourd'hui. par exemple, les cadres expriment un niveau d'optimisme beaucoup plus élevé que les employés. Les moins de 35 ans, beaucoup plus élevé que les 50 ans et plus. Ça renseigne un peu sur les profils des gens qui s'inquiètent. Aujourd'hui, les salariés du privé sont moins inquiets que les salariés du public. Les urbains sont moins inquiets que les ruraux.

Et surtout, ce 17% d'optimisme, il varie de 40% chez les sympathisants Renaissance à 21% chez les sympathisants de la gauche et on tombe à 11% chez les sympathisants du RN qui sont les moins optimistes de tous les Français dans le sondage. Ça raconte beaucoup de choses aussi sur comment toutes ces populations regardent l'avenir de la France.

25:57
Présentateur

Nathalie ? Moi, ça m'a sidéré ces items-là. Par exemple, est-ce que votre pouvoir d'achat va augmenter ? C'est massivement non. Alors que... Et ça, on voit bien que... Ça va. Moi, je le corrèle. Je ne sais pas, dites-moi si j'ai raison ou pas, mais avec la défiance vis-à-vis des politiques. On voit que tous les politiques chutent dans le baromètre de l'adhésion et en même temps, on voit que le pessimisme monte. En tous les cas, il est très haut. Ça veut bien dire que les deux sont corrélés. À partir du moment où un pays n'a plus d'espoir, il y a l'espoir individuel. Là, j'imagine que ça va à peu près. C'est souvent comme ça en France.

Et l'espoir collectif, alors que nous sommes quand même dans la septième puissance la plus riche du monde, il est extrêmement bas. alors qu'on a quand même... On voit toujours le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Les atouts, on ne les a pas. Il y a un item, par exemple, sur est-ce que le chômage va baisser ? Tout le monde... Enfin, c'est majoritairement non. Or, le chômage a baissé quand même massivement depuis une petite dizaine d'années. Donc, on voit que très vite, on oublie ce qui a été plutôt positif. C'est-à-dire, effectivement, la France avait un niveau de chômage très très haut il y a une petite dizaine d'années. Et puis aujourd'hui, bon, c'est plus...

Même si, effectivement, ça commence à se tendre un peu, c'est plus acceptable. Et on voit bien que la grille de lecture des Français est, j'allais dire, toujours systématiquement sombre. Et moi, je le corrèle au manque d'espoir et de débat politique. À partir du moment où vous avez, dans l'espace médiatique, des idées qui fusent en disant on va faire comme ça pour le chômage, on va faire comme ça pour le rayonnement du pays, enfin bref, où les idées politiques fusent, où on voit des perspectives se dessiner pour un pays, tout de suite, les gens sont plus positifs. Là, ce n'est pas le cas.

Et les Français, alors, malgré ce que répètent en boucle Emmanuel Macron et son gouvernement, 82% des Français s'attendent à des hausses d'impôts.

27:55
Locuteur non identifié

Oui, ça c'est un point assez important à noter, mais c'est ce que dit Nathalie Mouret, c'est qu'il y a une envolée de la morosité économique. C'est le sentiment que ça va aller encore plus mal dans les prochaines années. C'est très présent dans la population. Et puis, c'est vrai que les Français sont aujourd'hui dans une situation paradoxale parce que le discours des politiques, ce n'est pas du tout on va augmenter votre pouvoir d'achat. C'est on va vous demander de faire plus d'efforts pour lutter contre le déficit des finances publiques. Et ils sont persuadés depuis le début qu'ils vont payer plus d'impôts et de taxes à la fin. Ils ont le sentiment majoritaire qu'ils en payent trop.

Ça, le ras-le-bol fiscal, ça reste très présent dans l'esprit des gens. Et ça montre toute la nécessité de pédagogie qu'il va y avoir pour l'exécutif. C'est-à-dire, votre attente majoritaire, c'est le pouvoir d'achat. Finalement, on va vous demander de payer plus d'impôts. Alors, ça montre quand même toute la pédagogie qu'il va falloir avoir. Mais il va falloir savoir amener ce sujet. François Hollande y avait réfléchi à la perte du AAA en 2012. L'idée, c'était de réussir à faire participer les Français à la relance de la France.

Là, c'est un enjeu pour l'exécutif et il va vraiment falloir trouver les mots pour rendre acceptable un surplus d'impôts dans une période où 80% des Français n'en veulent pas.

29:11
Présentateur

Erwann, il y a une autre question qui a été posée puisqu'on va célébrer les 80 ans de la sécurité sociale. Alors, on voit dans ce baromètre que les Français sont attachés à la sécurité sociale, mais ils sont quand même pessimistes sur son avenir et surtout, ils ne sont pas prêts à participer financièrement pour la sauver.

29:28
Locuteur non identifié

Oui, 9 Français sur 10 disent qu'ils sont attachés à la sécurité sociale qui fêtent donc ces 80 ans. Mais c'est vrai que c'est une institution qui soulève beaucoup d'inquiétudes. On avait fait notre carnet de santé pour la mutualité française la semaine dernière. Il y a 8 Français sur 10 qui pensent que le déficit de la sécurité sociale pèse sur son avenir. Il y a 9 Français sur 10 qui pensent que la sécurité sociale remboursera de moins en moins bien les médicaments. Et c'est vrai que c'est intéressant, on leur a demandé combien vous seriez prêts à payer de plus en impôts et en taxes pour soutenir la baisse du déficit de la sécurité sociale. Alors, 60% des Français disent 0 euro.

Mais dans le contexte actuel, c'est tout à fait compréhensible. Ils sont 40% à nous dire qu'ils pourraient payer, 20% à nous dire qu'ils pourraient payer 100 euros et plus. C'est quand même significatif. Parce qu'il y en a 40% qui pourraient payer, ça dit l'attachement à la sécurité sociale. Parce que je le rappelle, c'est plus de 80% des Français qui ne veulent pas d'augmentation des impôts et des taxes. donc c'est pas si mal, ça montre l'attachement à la sécurité sociale mais ça montre aussi que la relance par l'impôt va être très difficile parce que le consentement est très limité.

30:35
Présentateur

Et en même temps, 40% qui sont prêts à payer, moi je trouve que c'est vraiment le chiffre. Parce que quand vous dites 60% ne veulent pas payer, ok, mais vous dites 40% et quand vous rentrez dans les chiffres, il y a quand même 20%, c'est moins de 20 euros.

mais moi j'ai trouvé que c'était quand même assez conséquent et je l'ai, alors dites-moi si c'est corrélé ou pas, mais on a eu tellement tout l'été fait sur la dette française, le fait qu'on n'y arrive pas, etc., qu'on a un taux d'endettement très fort, le fait que 40% des gens sont disposés à mettre à nouveau la main à la poche même si c'est de façon modeste, je me suis demandé si c'était corrélé à tout le discours de cet été sur le fait que la dette était très très haute. Il reste 20 secondes pour répondre, Arouette.

31:23
Locuteur non identifié

C'est de plus en plus une préoccupation élevée des Français, c'est très intéressant cette question de la dette parce qu'on a le sentiment que c'est un sujet très macro pour les Français qui se préoccupent plutôt du quotidien, et bien non, la dette, ça les inquiète fortement parce que ça conditionne beaucoup l'avenir de la France sur lequel, on l'a dit, ils sont pessimistes.

31:41
Présentateur

Merci beaucoup, merci à tous les deux, on va terminer sur un sujet plus léger après cette petite vague de pessimisme, l'histoire du jour ou plutôt les anecdotes du jour, alors elles viennent des caissières qui voient défiler des dizaines de clients par jour et avec eux leur lot de remarques et de petites phrases, elles sont nombreuses, à les raconter désormais sur les réseaux sociaux et à faire partager à leurs abonnés les perles de leur quotidien. Alors, je vous passe les dragueurs qui en prenant le ticket de caisse demandent aussi le numéro de la caissière, alors les caissières elles disent, il faut oublier, ça n'a jamais fonctionné. Il y a aussi ceux qui tentent d'éviter de payer.

Le fameux j'ai pas vu le prix, ça doit être gratuit ou le plus osé. Bonjour, sur les deux produits, il y en a un qui est gratuit, est-ce que je peux prendre celui qui est gratuit ? Je ne sais pas si vous l'avez déjà tenté. Non ? Oui, c'est un peu compliqué à tenter à la caisse, mais visiblement, il y en a qui osent. Alors du coup, on salue les caissières qui tentent de garder le sourire en toute situation. Merci beaucoup, merci à tous les deux.