Ce que les femmes attendent des hommes aujourd’hui
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Le grand site de Webcam Live, réservé aux adultes.
14h-16h, Brigitte Laé, Sud Radio. Bonjour à tous, nous sommes ensemble durant ces deux heures sur Sud Radio. Alors, peut-être qu'il y a une époque où c'était mieux d'être un homme. Et cette époque est certainement révolue parce qu'aujourd'hui c'est les femmes qui décident qui elles vont épouser, avec qui elles vont choisir de partager leur vie. Et surtout, elles décident si elles vont avoir un enfant ou pas et parfois même sans demander l'avis du futur géniteur. Bref, c'est peut-être pas aussi vrai que ça, mais ce qui est en revanche tout à fait vrai, c'est que les femmes sont devenues beaucoup plus exigeantes qu'au siècle dernier.
Alors, nous avons pour inviter Philippe Renaud, qui est sexothérapeute et également anthropologue, et il pourra donner son avis d'anthropologue justement. Mais je vous propose aussi qu'on voit comment les femmes ont évolué et pourquoi elles sont maintenant plus exigeantes. et on verra ce qu'elles demandent à leurs partenaires dans la vie quotidienne. Et puis bien sûr, on verra aussi ce qu'elles attendent d'un homme comme amant, donc sur le plan sexuel. Et là aussi, les choses ont beaucoup changé. Et pour info, je vous rappelle que le devoir conjugal n'est plus d'actualité. Ce n'est plus donc possible de demander un acte sexuel à sa femme en tant que devoir conjugal.
Donc, les hommes, on comprend bien, ont intérêt à être à la hauteur s'ils veulent continuer à avoir des relations sexuelles. Alors, si le sujet vous intéresse, si vous avez envie de réagir, eh bien, vous n'hésitez pas, vous venez donner votre avis au 0 826 300 300. Pour l'instant, Philippe Renaud n'est pas encore là. Peut-être qu'il est retenu par sa femme. Bon, en tout cas, dès qu'il sera là, on lui donnera la parole et on lui demandera son avis. Moi, en tout cas, ce qui m'a un petit peu frappée, hier soir, je dînais avec une amie qui a une fille de 30 ans à peu près, enfin bref.
Et elle se plaignait à sa mère parce qu'elle était dans un restaurant au début de la semaine de cette semaine avec une copine, justement. Et à côté, il y avait deux hommes. Ils ont un peu discuté pendant... Alors, ils n'étaient pas ensemble au départ. Ils ont un peu discuté pendant le repas. Ils ont échangé des sourires. Ils ont échangé des gestes qui laissaient à penser que les hommes les trouvaient tout à fait à leur goût. Et ils n'ont pas osé demander le téléphone à ces deux femmes, qui étaient donc des jeunes femmes, qui, elles, n'ont pas osé non plus donner leur téléphone.
Et j'ai quand même l'impression qu'il y a quand même un malaise aujourd'hui entre les hommes et les femmes, en tout cas les hommes qui n'osent plus trop faire leurs avances. Alors, je ne sais pas ce que vous en pensez. En tout cas, on en parle ensemble. Ce qui est évident, évidemment, c'est que la contraception qui permet aux femmes d'être libres dans leur corps a énormément changé les choses. Mais il y a une autre chose qui a énormément changé, qu'on oublie souvent. C'est les femmes qui travaillent. Et quand on travaille, on gagne de l'argent et on n'est pas obligé de rester avec un homme qui ne nous plaît plus, simplement pour des raisons matérielles.
Et ce sera d'ailleurs le propos du Love Conseil aujourd'hui. On parlera de l'argent et du couple, parce que c'est loin d'être anodin. Alors, comme Philippe n'est pas là, on va commencer avec vous, Delphine. Merci d'échanger avec moi. Bonjour.
Bonjour, Brigitte. Eh oui, le statut des femmes a bien évolué. Ce n'est plus du temps de nos grands-mères.
Non, peut-être même de nos mères. Moi, je pense que ça a beaucoup évolué. J'aimerais bien que Philippe, en tant qu'anthropologue, donne son avis, mais il n'est pas là. Moi, je pense que ça a vraiment évolué à partir du début des années 80. Et c'est d'ailleurs à cette époque-là qu'on a des chansons. Elle fait un bébé toute seule. Être une femme libérée, ce n'est pas si facile. Enfin, la musique, les films montrent bien, de toute façon, l'évolution d'une société. Donc, je pense que c'est vraiment au début des années 80. Donc, il faut comprendre que c'est les enfants qui sont nés à partir, on va dire, de 90.
Les femmes, donc, qui sont nées à partir des années 90, qui ont bénéficié réellement de cette nouvelle liberté.
Oui, moi, je suis née dans les années 70.
Oui, donc vous êtes une femme de l'ancien temps.
Voilà, voilà.
Mais avec le temps, on évolue aussi. Oui, mais attention, vous aviez la pilule, vous, quand même. Oui, oui, oui. C'est déjà un choix d'avoir un enfant quand on veut et pas de se retrouver enceinte dès les premières relations sexuelles. Parce que le nombre de femmes qui se sont mariées parce qu'elles étaient enceintes et pas forcément amoureuses, c'est pas rien au siècle dernier.
Et puis, des femmes qui restaient par un... Bah oui, parce qu'elles ne travaillaient pas. Et puis, au niveau sexuel, il y a des femmes qui... n'avaient pas de plaisir, quoi. L'acte sexuel, c'était pour procréer, puis c'était tout. Je pense que sur ce stade-là, on a bien évolué aussi. Maintenant, la femme, elle a besoin et elle exige aussi avoir du plaisir.
Oui, oui, elle considère que si elle n'a pas de plaisir, si ça fait mal, etc., elle ne voit pas pourquoi, puisqu'il n'y a plus de devoirs conjugales, elle devrait subir les assauts du mari. Enfin, il y a malheureusement encore qui subissent. Je ne suis pas... Je sais bien, mais normalement, on peut être libre.
Oui. On a évolué quand même. Les femmes, je pense que... Bon, moi, j'ai 55 ans. Je sais maintenant ce que je veux, ce que je ne veux plus. Et puis, au niveau des rapports sexuels, je connais mieux mon corps. Donc, je pense qu'on le découvre au fil des années. Puis, on sait après exprimer ce qu'on a envie à l'autre, à son partenaire, quand on a une complicitée, quand c'est fait dans le respect.
Justement, vous, vous aviez 20 ans en 90, à peu près, si je fais un calcul rapide, c'est ça ? Oui, oui. Et à 20 ans, comment vous envisagez ? Non, pas du tout. Vous étiez encore dans la vieille société où il faut se trouver un conjoint, faire des enfants ?
Je me suis mariée à 20 ans, parce que j'étais enceinte aussi. Bon, j'étais amoureuse quand même. J'étais jeune, mais je ne connaissais rien du tout à la vie. Donc, vous n'aviez pas de contraception à 20 ans ? Non, non, je n'en avais pas.
Ah oui. Parce que votre mère, vous n'en avez pas parlé ?
Non, ma mère ne me l'a pas proposée. En fait, j'avais... J'ai su que j'étais enceinte parce que j'avais de... Je souffrais d'endométriose, et c'est en allant chez le gynécologue qui a vu que j'étais sous traitement soudanatrol à l'époque, et en fin de compte, le dosage était certainement assez puissant, et je suis quand même tombée enceinte. D'accord. Donc, ça a été une grossesse au début très difficile, puisque c'était une grossesse à risque, puisqu'il y avait un risque quand même pour le fœtus. Bien sûr. Le fait que j'étais tombée sous d'anatrol.
Et vous décidez de le garder, de toute façon ?
Oui. C'est vraiment un choix. Oui, ça a été mon choix, parce qu'à l'époque, les médecins ne voulaient pas... Enfin, il y avait des avis partagés. Comme j'avais de l'endométriose, j'avais mon médecin de famille qui disait, problème, si tu te fais avorter, tu risques de ne plus avoir d'enfant après, qu'on ne sait pas. Et je n'ai pas voulu prendre le risque. Par contre, c'est vrai que ma grossesse, j'avais toujours peur que mon bébé ait quelque chose. Et heureusement, elle n'a rien eu.
Et vous avez eu des enfants après ?
Oui, j'ai eu deux autres filles espacées. Donc là, c'est vrai, le choix de pouvoir choisir quand on a envie ou pas d'être enceinte.
Et les deux autres enfants, c'est avec un autre homme ? Non, non, c'est toujours avec le même papa.
Et on s'est séparées à la naissance de ma troisième.
D'accord. Donc la troisième, en fait, c'était l'enfant qui essaye de ressouder le couple ?
Oui, et ça n'a pas marché.
C'est ça. Mais ça ne marche jamais, ça.
On espère toujours. En fait, c'est ça aussi. Je pense que ma génération, peut-être... Enfin, moi, je parle pour moi. Oui, oui, mais allez-y. Quand je n'étais pas dans mon couple, j'espérais toujours que ça allait s'arranger, qu'il allait changer, qu'on allait nous sortir. Parce qu'un couple, c'est 50-50. On ne comprenait pas, donc je me disais peut-être que je me remettais aussi en question, quoi. Mais peut-être que j'avais trop d'attente par rapport à ce que je désirais en tant que femme, par rapport à un homme. Donc je ne me sentais pas équilibrée ni heureuse. Et en fin de compte, cet équilibre, je l'ai découvert avec mon second époux.
Oui, mais vous n'étiez pas préparée du tout à ce que c'est que la vie à deux. Vous n'étiez pas au courant de la différence fondamentale entre les hommes et les femmes. Et lui non plus. Si on ne fait pas la moitié du chemin, on ne peut pas. On attend de l'autre ce qu'on donne soi et ce qu'on croit qu'on doit recevoir.
Je ne me sentais pas femme. Je me suis sentie femme, j'avais 36 ans, avec mon second époux. Là, je me suis sentie femme.
Alors ça, c'est quelque chose, on n'a pas encore assez de recul. Mais c'est quelque chose qui est évident pour les femmes des générations précédentes. Est-ce que les jeunes femmes d'aujourd'hui pourront dire la même chose ou est-ce qu'elles se sentiront femmes plus tôt ? Ça, pour l'instant, moi, je ne me prononcerai pas parce qu'on n'a pas le recul. C'est compliqué. Est-ce que c'est aujourd'hui des femmes qui sont déjà femmes et c'est pour ça qu'elles refusent beaucoup de choses ou est-ce que c'est tout simplement parce que c'est la mode, parce que c'est la société qui donne toutes ces injonctions ? La réponse, on l'aura dans une dizaine d'années.
Moi, j'ai trois filles. Ma dernière, elle a 21 ans. Je trouve que déjà, on a une parole beaucoup plus libérée qu'à mon époque. Moi, elle a un petit copain. Je trouve leur couple où il y a beaucoup de respect, il y a beaucoup de partage. Et il y a quelque chose qui ne va pas, ils en parlent. En fait, ils arrivent à parler. Peut-être que moi, à mon époque, on n'en parlait pas. Ma mère, quand je me plaignais à ma maman, elle me dit « Oh, écoute, c'est comme ça, c'est d'aborder des enfants, tu dois te sacrifier. »
Oui, mais c'est là où on voit, vous, votre mère, elle ne vous avait même pas parlé de la pilule. Donc, on voit bien que vous, vous avez eu une parole, une ouverture pour vos filles. Est-ce que toutes les filles aujourd'hui ont cette ouverture-là ? Non, évidemment que non. Il y a encore beaucoup de familles, malheureusement.
Donc, il y a encore beaucoup de travail à faire, alors.
Oui, il y a encore beaucoup de travail à faire, oui. Parce que c'est vrai que vos filles, elles sont préparées à s'affirmer, à savoir ce que c'est qu'être une femme. Elles sont certainement aussi préparées à savoir ce que c'est qu'un homme.
Oui, puis, moi, j'ai beaucoup souffert de dépendre d'un homme, donc j'ai toujours demandé à mes filles de faire leurs études et d'avoir un métier et d'être indépendantes, ce qu'elles le font. Parce que ça, moi, à l'heure actuelle, j'estime qu'il faut ne pas dépendre d'un homme.
Et l'argent, c'est quand même vital, quoi qu'on en dise. Et si on n'a pas du tout d'argent et qu'on épouse quelqu'un, qu'est-ce qu'on fait si ça ne va plus ? On est un peu coincé. Et vos trois filles sont dans ce même état d'esprit, c'est-à-dire qu'on est une femme, on sait ce qu'on veut et on pose nos limites.
Ah oui, et ça, pour moi, c'est important qu'elles leur donnaient ces bases-là, quoi. Et puis, de se faire respecter. Elles ont une vie sexuelle, j'en ai encore une qui est célibataire, bon, elles savent qu'il faut être prudente. Alors, je me leur dis, enfin, moi, c'était ma... J'ai découvert, j'étais une femme à 36 ans, je me suis sentie réellement femme. Je trouve que c'est important de se sentir femme déjà pour soi. Prendre d'abord soin de soi et après l'autre. Je ne sais pas si vous arrivez bien à l'exprimer.
Si, si, si, moi, je comprends bien, mais qu'est-ce que vous diriez dans « il faut se sentir femme » ? Quels sont ces mots derrière ça ? Pour celles qui, peut-être, ne se sentent pas femmes, qui nous écoutent.
Prenez soin de vous.
Respectez-vous en tant que femme.
Voilà, le respect, oui.
Ne soyez pas l'épouse, la femme de ménage, la cuisinière, la mère. C'est ça que vous voulez dire ? Ah oui, oui, oui. Soyez femme.
Et puis, apprenez à être égoïste. Moi, j'ai du mal. Donc, c'est, voilà, je me dis, c'est bien d'être maman, mais on est maman, ok, mais il ne faut pas oublier qu'avant d'être maman, on est une femme.
C'est compliqué, pour une mère, de rester femme d'abord. Je pense que ça, c'est peut-être le plus grand handicap. C'est pour ça que, peut-être, aujourd'hui, il y a autant de femmes qui ne veulent pas d'enfants. Parce que c'est un vrai sacrifice, d'être mère.
Ah oui, oui. Ça, c'est... Après, maintenant, sauf que les couples, maintenant, le papa fait autant que la maman, quoi. Moi, à mon époque, ce n'était pas comme ça. Moi, mon ex-mari ne s'est jamais élevé la nuit, quand mes enfants pleuraient, ils ne les chanquaient pas.
C'est vrai, mais c'est...
Maintenant, on voit des papas qui... Enfin, c'est formidable, quoi. Avec ma maman, on en rigole, quoi.
Vous avez raison, mais c'est quand même encore la femme qui porte l'enfant, qui a l'aide, qui... Enfin, je veux dire, ça reste quand même plus lourd pour une femme que pour un homme. Quoi qu'on en dise, ça sera toujours comme ça. C'est pour ça qu'il ne faut pas s'oublier. Et c'est quand même aussi plutôt de les hommes, parfois, qui quittent le foyer en laissant les enfants avec la mère. Donc, ça reste quand même...
Ils ont moins de scrupules, ils sont plus égoïstes. Enfin, je trouve qu'un homme est plus égoïste qu'une femme.
Alors, ça, c'est peut-être pas gentil, ce que je dis, mais c'est ce que je crois. Je ne sais pas. Je pense que nos égoïsmes sont différents. Mais le débat est lancé. J'aimerais bien qu'il y ait un homme qui réagisse, justement, à tout ça. Et il peut nous rejoindre sur Sud Radio, 0826 300 300. Merci beaucoup cet échange, Delphine. On a déjà bien posé quelques pierres. Et on continue dans un instant avec le Love Conseil. Justement, je vais parler de l'argent et du couple. 14h-16h, Brigitte, 14h-16h, Brigitte Lae, Sud Radio. Eh bien, nous continuons ce grand débat. Qu'est-ce qui a changé ?
Qu'est-ce qui fait que les femmes, aujourd'hui, sont peut-être plus exigeantes, mais sans doute plus libres ? Est-ce que, finalement, ce n'est pas parce qu'on est libres qu'on devient plus exigeantes ? C'est une question presque philosophique, n'est-ce pas, Marianne ? Bonjour.
Oui, bonjour, Brigitte. Et bonjour à votre hérité, quand il va pouvoir venir, le pauvre.
Oui, oui, ce n'est pas grave. Vous savez, il est peut-être abruti de chaleur, quelque part. Peut-être. Ce n'est pas grave.
Oui, alors, pardon pour revenir sur ce sujet. Certes, moi, je trouve qu'on a cet avantage aujourd'hui, nous, les femmes, de pouvoir travailler. Ce qui n'est pas toujours qu'un avantage, parce que, bon, travailler, c'est très bien. Ça nous accorde une liberté, ça nous apporte une autonomie que nos grands-mères n'avaient pas. Parce que moi, je ne suis pas toute jeune, donc je peux parler de ma grand-mère. Et, par contre, je pense aussi que, quand on a vécu certaines choses, on n'est plus prête, en tout cas en ce qui me concerne, à se sacrifier.
Je pense quand même, Marianne, pourtant je suis une femme qu'on peut considérer quand même assez libre, je pense que c'est plus dans la nature féminine de se sacrifier.
Ah oui, alors, moi, peut-être dans mon expérience.
Non, non, mais sincèrement, je crois. Tout simplement parce que c'est nous qui portons les enfants, c'est nous qui, vous voyez. Et donc, la nature, elle est plutôt toujours faite dans le but de la survie d'une espèce. Elle n'est pas faite pour être bien ou être mal, mais toujours dans la survie d'une espèce. Donc, la femme, par sa nature, va plus facilement se sacrifier, je pense vraiment. Alors, après, évidemment, les choses ont évolué socialement, mais je crois qu'une femme va toujours plutôt... Je pense que, par exemple, j'étais assez frappée, j'ai regardé beaucoup de témoignages de gens par rapport à la forêt de Fontainebleau qui a brûlé.
J'ai vu plus de femmes penser, par exemple, aux animaux qui sont morts, à des choses qui sont de l'ordre que... Vous voyez ?
Ah oui, non, mais je partage votre point de vue, absolument. Ça, c'est tout à fait vrai. Je pense que... Alors, pas toutes les femmes non plus, mais globalement, c'est un peu dans la nature de la femme, effectivement. Je partage ce que vous venez de dire. D'ailleurs, c'est ce que j'ai fait, surtout à l'égard de mes enfants, de mon ex-mari également à une époque. Mais je pense que, sur le plan amoureux, maintenant, aujourd'hui, moi, je ne suis plus prête à me sacrifier. Je veux que ce soit une relation équilibrée. Et là, par contre, on rencontre des obstacles. Alors, je ne dis pas qu'il y a...
Je vois qu'il y a des hommes qui sont bien, mais je vous ai déjà entendu le dire, et je partage tellement aussi cette observation. C'est vrai que les hommes qui sont bien, s'ils sont avec une femme qui est bien également, il n'y a pas de raison qu'ils se séparent. Et donc, nous, quand on aspire à rencontrer un homme bien, c'est vrai que ce n'est pas si évident que ça.
Ceux qui restent sont moins bien. Je dis, alors, peut-être pas, je ne veux certainement pas... Si, si, si, mais les statistiques sont... Enfin, vous savez, moi, je regarde toujours beaucoup les enquêtes, les sondages, etc. Parce que c'est mon rôle de me tenir informé. Je ne suis pas là pour donner mon avis, je suis là pour donner l'avis de la société. Eh bien, un homme qui, quand il y a un divorce, quand il y a une séparation, un homme retrouve toujours plus vite une compagne qui lui convient bien qu'une femme. Donc ça, c'est des statistiques. Il n'y a pas... Voilà, c'est comme ça.
J'ai pu le voir autour de moi également. Oui, oui, c'est comme ça. Ce qui fait que nous, voilà, nous, quand on ne veut pas... Après, moi, je ne critique pas une femme qui se dit, moi, ce que j'ai envie, c'est d'être libre, de rencontrer des hommes pour vivre un moment, etc. Ça, ce n'est pas un souci. Mais quand on n'a pas cette optique-là et que pourtant on l'annonce, les hommes considèrent que non, une femme, peut-être aussi parce qu'aujourd'hui, on est devenu libre. Donc, on pense, elle est tellement libérée à tout point de vue. Et ça a des avantages intéressants.
Mais si ce n'est pas une philosophie de vie, en tout cas un choix de vie, comme c'est le cas pour moi, d'avoir plutôt envie d'une vie plus stable, plus classique, je puis dire, eh bien, les hommes n'ont pas cette bonne attitude à notre égard. Voilà. Et on se retrouve à avoir difficile à trouver quelqu'un de bien. Et ceux qu'on rencontre nous font croire qu'eux. Et puis, c'est juste pour... Malheureusement, ça a été mon expérience assez difficile d'ailleurs. Parce qu'on ne sait pas comment faire confiance. Ça reste un point sensible. Mais bon, voilà. Enfin, c'est en tout cas mon expérience de vie. Après, je ne désespère pas.
Je continue à y croire. Non, il ne faut pas désespérer. Il faut toujours un peu tenter sa chance. Il faut juste très vite se rendre compte quand l'autre ne correspond pas ou dépasse nos limites. Mais bien sûr qu'il faut toujours tenter. Et c'est vrai que vous avez raison. Quand on rencontre quelqu'un, il y a des choses qui nous paraissent évidentes, bien sûr. Mais il y a des choses qu'on ne découvre qu'avec le temps. La rencontre, c'est une phase de séduction de toute façon.
Oui, oui. Et puis, on se trompe quand même sur les paroles. Pourtant, moi, je ne suis pas quelqu'un qui gobe très vite toutes les paroles. Mais il y a des discours qui sont quand même bien rodés chez certains. Donc, ce qui fait que je suis d'autant plus méfiante pour avoir essuyé quelques échecs cuisants avec des paroles bien dites. Il y a quand même des choses qui sont chez certains. Mais j'ai envie d'imaginer, enfin, je peux imaginer en tout cas, qu'il y a des hommes, alors peut-être les femmes aussi, mais il y a des hommes qui savent parler, qui ont des mécanismes spécifiques pour, entre guillemets, nous séduire.
Oui, oui, mais Marianne, vous ne le savez peut-être pas, mais il y a même du coaching pour aider les hommes à séduire les femmes. Oh mon Dieu, peut-être des timides éventuellement. Non, non, non, non, non, non, non, des techniques de manipulation parce que les femmes, elles ont envie d'entendre certaines choses et donc si on dit certaines choses, les femmes sont conquises et puis donc, ils arrivent à leur fin. Vous savez, alors encore une fois, c'est une caricature, mais c'est quand même tellement juste. L'homme, ce qu'il cherche d'abord, c'est une compagne sexuelle et une femme, ce qu'elle cherche, c'est un compagnon de cœur et il faut arriver à se retrouver.
La femme doit aller un petit peu plus bas, l'homme doit monter un petit peu et à ce moment-là, le couple fonctionne bien.
Oui, oui, bah oui, mais pour le coup, c'est pas... Alors, c'est cette jonction des façons d'être qui n'est pas forcément très facile à trouver, mais je reste convaincue que ça peut se faire, mais ça nécessite du temps.
Oui, mais moi, ce que je conseille toujours, comme dans votre cas, Marianne, c'est d'aller plutôt dans des endroits où vous êtes avec d'autres personnes pour pratiquer des loisirs ou même une association de biens humanitaires, etc. C'est plus dans ces endroits-là que vous rencontrerez à un moment donné, de manière tout à fait inattendue, un homme qui vous conviendra que sur les sites de rencontres.
Ah oui, mais ça, je veux bien vous croire, Brigitte. C'est encore plein de bon sens.
Oui, mais parce que sur les sites de rencontres, en effet, il y en a une grande majorité qui sont des...
Mais ne perdez pas...
Il ne faut jamais perdre espoir, Marianne.
Non, c'est vrai. Je vous remercie beaucoup, Brigitte.
Merci de votre échange. On fait la petite pause et cette fois-ci, c'est comme ça, vraiment, qu'on va retrouver le Love Conseil. On va parler de l'argent et du couple. Et donc, on va parler de l'argent et du couple, de l'argent et de la relation, en quelque sorte, parce que c'est vrai que c'est une des causes de discorde. Ça fait même partie des quatre points les plus conflictuels dans un couple. Alors, c'est vrai, l'argent, c'est un moyen d'avoir le pouvoir. C'est parfois même le moyen de faire payer l'autre. On s'en rend compte dans les cas de divorce.
Et je pense que c'est toujours important dans un couple de se réaliser vraiment qui est financièrement au-dessus, qui est dans une position de dépendance éventuellement, parce qu'on peut avoir tous les deux des moyens de subvenir à nos besoins. Mais parfois, il y en a un des deux qui est vraiment dans une position de dépendance. Et le dépendant ou la dépendante, elle peut aussi parfois faire payer à l'autre sa dimension dominante, justement, par exemple, en se refusant sexuellement, ce qui est une sorte de forme de castration.
Bref, les questions d'argent, c'est important de les analyser, parce que c'est vrai, on peut se sentir aussi dépossédé, humilié, si notre partenaire, par exemple, jouit de son argent sans tenir compte de nos difficultés ou de nos envies. Il y a parfois celui qui gagne le plus, enfin, pas toujours celui qui gagne le plus d'ailleurs, qui va se permettre de s'acheter ce qu'il a envie de s'acheter sans tenir compte. Je crois que l'idéal dans un couple, c'est qu'il y ait un compte commun, transparent, et puis un petit compte chacun pour soi. Donc, c'est une manière de gérer les finances.
Alors, bien sûr, il y a d'autres manières de gérer les finances, mais il me semble que c'est quand même un point qui devrait tout le temps être bien discuté, parce que ça crée souvent des conflits, l'art un petit peu souterrain, on n'ose pas trop en parler, parce qu'on ne voudrait pas avoir l'air d'être intéressé, mais malgré tout, ça mine tout doucement, et ça crée quelque chose qui, à un moment donné, peut exploser. Donc, c'est important d'en parler. On continue aussi, cette semaine, à vous offrir ce coffret Fabulous Toys de la marque Passage du Désir. Je vous l'ai dit, je vous le répète, dans ce coffret, il y a trois sex toys.
C'est vraiment les trois jouets un petit peu phares, si je puis dire, actuellement. Donc, il y a le fameux rabbit, évidemment, qu'on commence à bien connaître. Il y a l'œuf vibrant, et puis il y a un Wanda, qui est un stimulateur clitoridien, qui est tout à fait intéressant aussi. Et donc, ce coffret, vous pouvez le gagner en envoyant Brigitte par SMS au 7-20-18. Voilà. Et c'est bien d'avoir un homme aussi qui appelle et qui donne son avis. Bonjour Pierre.
Bonjour Brigitte.
Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? Vous trouvez que les femmes ont beaucoup changé ? Enfin, peut-être que vous en avez une et que vous tenez à la garder. Ah ben, il faut.
Et puis, il faut faire ce qu'il faut pour la garder. C'est clair. Oui, donc, les femmes maintenant ont besoin toujours de beaucoup de protection, même si elles ont une indépendance depuis maintenant, on va dire une quarantaine d'années. Parce qu'avant, c'était encore l'homme qui menait la maison. Mais maintenant, les femmes ont leur indépendance. Mais je pense qu'elles ont toujours besoin de cette protection, de cette présence. Également, bon, besoin de tendresse. Également, ça, c'est aussi une chose que les femmes demandent beaucoup, je pense.
Je crois aussi, oui. Je pense que la femme a besoin de se sentir... Alors, protéger, le mot, est peut-être agaçant pour certaines féministes. Oui, non, mais c'est pas... Mais symboliquement, enfin, si on l'utilise sur le plan symbolique,
oui, les femmes ont envie de se sentir protégées. Oui, c'est pas avec un fusil devant la porte.
C'est pas ce que je veux dire. On voit bien, d'ailleurs, quand il y a, par exemple, des disputes dans un endroit public, etc., c'est souvent l'homme qui va prendre la défense de sa femme, de ses enfants. Et ça paraît... Enfin, je pense qu'aujourd'hui, ça paraît encore normal.
Oui, tout à fait. Comment dire ? Tout à fait, des milliers, voire des dizaines de milliers d'années que ça se passe, on va pas changer ça en deux générations.
Non, et puis... Alors après, c'est toujours la même histoire. Qu'est-ce qui est inné ? Qu'est-ce qui est acquis ? Comme je le disais tout à l'heure avec Delphine, on verra comment les choses évoluent dans 20 ans. Mais je pense qu'il y a quelque chose de très inné dans tout ça. Malgré tout.
Oui, c'est ce que je dis. C'est que ça fait des dizaines de milliers d'années que c'est comme ça.
Mais vous savez, Pierre, moi j'ai étudié ce qui se passe dans les pays nordiques, Suède, Danemark, etc. Où ils ont... Allez, on va dire pratiquement 20 ans d'avance sur nous par rapport au féminisme. C'est-à-dire que les hommes, les femmes sont plus à égalité depuis plus longtemps, depuis 20 ans de plus qu'en France. Et bien, curieusement, on voit toujours les femmes choisir des métiers qu'on appelait des métiers de femmes et on voit toujours les hommes choisir des métiers d'hommes. Et pourtant, c'est très ouvert, il n'y a plus de caricature. L'homme doit faire ça, la femme doit faire ça. Les enfants sont élevés à peu près de la même manière. Et pourtant, on reste encore dans ces choix-là.
Donc, moi, je pense qu'il y a quelque chose comme ça de fondamentalement ancré chez nous.
Oui, dans nos civilisations, c'est le cas.
Non, je crois que ça va au-delà de la civilisation. Je pense que c'est dans notre nature parce que, de toute façon, on n'est pas fabriqué pareil. Au moment de la puberté, l'homme est complètement envahi d'hormones et la femme d'hormones différentes. Donc, c'est obligatoirement. Ça voudrait dire que les hormones ne jouent aucun rôle. Ça serait quand même étonnant. Vous voyez ce que je veux dire ?
Tout à fait. Puis bon, les hormones fonctionnent même si elles sont en baisse vers la fin de la vie. la moitié de ma vie, il y a toujours les hormones qui sont là et les ont toujours jusqu'à la fin même si c'est en baisse.
Oui, oui. Et d'ailleurs, vous avez raison de dire ça parce qu'on voit moins de différences chez les personnes âgées entre les hommes et les femmes que chez les jeunes.
Oui.
Alors après, est-ce que c'est les hormones ? Est-ce que c'est la vie ? Je veux dire, encore une fois, moi je ne fais que des réflexions de bon sens. Je ne suis pas spécialiste, je ne suis pas endocrinologue comme on dit.
Et c'est toujours l'homme qui ne prête pas le barbecue malgré ce que vous...
Oui, par exemple. Mais en ce moment, s'il vous plaît, évitez les barbecues en ce moment, s'il vous plaît. C'est dangereux.
Oui.
Mais vous, Pierre, vous avez l'impression, je ne sais pas que vous avez quel âge ?
61.
Vous avez l'impression que depuis 20 ans, il faut traiter les femmes différemment ou pas ?
Alors, il y a un changement de respect, on va dire, envers la femme. Alors, j'ai toujours respecté les femmes depuis... Je suis jeune, mais je veux dire, les générations précédentes, la femme était au foyer, maintenant la femme est libre, elle divorce, parfois les femmes divorces et ne se remettent pas en couple, elle reste seule. On va dire que c'est surtout ça le changement qui s'est opéré depuis une vingtaine d'années, même plus, un peu plus. Avant, une femme avait pratiquement...
Mais vous, est-ce que vous avez le sentiment d'avoir bougé dans votre façon d'échanger avec des femmes dans la société ? J'entends.
D'un autre côté, de toute façon, le MeToo a ouvert le mythique. C'est qu'on ne peut plus aborder une femme dans la rue. Ça, c'est une chose qui est depuis quelques années.
c'est fou ce que vous dites parce qu'on voit bien qu'il y a quand même... Je ne sais pas, on n'a pas fait de sondage là-dessus, mais est-ce que l'après MeToo c'est mieux ou c'est moins bien ? Je ne suis pas sûre qu'on aurait vraiment autant de gens que ça qui diraient que c'est mieux parce que là, on vous entend, on a l'impression que c'est plutôt moins bien pour vous.
Ce n'est plus la même chose. Ce n'est plus du tout la même chose d'aborder une femme. Aborder une femme, c'était poliment, ce n'était pas les boîtes d'hommes. Je veux dire, aborder une femme poliment dans la rue, ça pouvait se faire ou offrir un verre à une femme...
Aujourd'hui, vous n'osez plus.
Ah ben... Soit on a un très bon avocat.
Non, non, mais allez, on parle vrai sur ce radio, Pierre.
Oui, oui, mais bien sûr, c'est ça.
Oui, je sais. C'est l'anecdote que je racontais en début d'émission. Les hommes, ils n'osent plus demander le téléphone d'une femme, c'est quand même un peu inquiétant.
Oui.
Vous avez des enfants ?
Oui, j'ai trois fils, oui.
Des fils. Ils sont grands, vous, puisque vous avez... Enfin, je veux dire...
31 et 27 ans.
Alors oui, non, ils sont encore assez jeunes. C'est le plus grand. Est-ce qu'ils osent séduire les femmes, justement ? Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
Les deux, les aurons... Enfin, le deuxième vit seul, mais le premier et le dernier ont rencontré leurs compagnes via des sites.
D'accord, via les sites, oui, bien sûr. Ce qui est le plus en plus fréquent aujourd'hui.
Oui. Donc, même pour les jeunes, et je pense encore plus pour les jeunes, que ça se passe... Eh oui,
ça bouge, la société change, ça c'est sûr, et les rapports entre les hommes et les femmes évoluent à grands pas. On en continue d'en parler dans un instant, et je crois que c'est Maria qu'on va retrouver. Merci beaucoup, Pierre. Merci de cet échange. 14h-16h, Brigitte Lae et Sud Radio. 14h-16h, Brigitte Lae et Sud Radio. Eh bien, nous continuons à essayer de voir en quoi les femmes ont changé. Alors ça, déjà, on ne se pose pas la question est-ce qu'elles ont changé ? Oui, les femmes ont changé, ont évolué, et puis, si les hommes ont envie de donner leur avis...
Moi, j'aurais envie de savoir si vous avez moins de 40 ans, vous êtes un homme, est-ce que vous oserez encore demander le numéro de téléphone à une femme, ou est-ce que vous auriez l'impression de la harceler ? N'hésitez pas à réagir sur Sud Radio. Pour l'instant, on va échanger avec Maria. Bonjour, Maria.
Bonjour, Brigitte.
Merci de prendre la parole. Vous avez une grande expérience avec les hommes. Vous avez eu beaucoup d'hommes dans votre vie, Maria.
Écoutez, quand même quelques-uns, parce que j'ai un grand âge. j'ai plus de 70 ans, mais alors, oui, ça, je dois dire que j'ai beaucoup d'expérience. Mais pourtant, je ne m'ai jamais mariée.
D'accord, donc vous avez eu envie de vivre une vie de femme libre, malgré un âge plus avancé que peut-être les femmes d'aujourd'hui.
Brigitte, ce n'est pas forcément que j'étais libre, mais j'avais un modèle parental tellement pourri que j'étais terrorisée à l'idée peut-être de me marier. Alors que mes parents vivaient une passion amoureuse qui était très destructrice, très, comment dirais-je, avec beaucoup de disputes, etc. j'étais terrorisée par ça.
Donc, enfant, vous avez subi les disputes de vos parents régulièrement et ça vous a... ce qui serait bien de rappeler d'ailleurs, c'est effrayant pour un enfant d'entendre ses parents se disputer.
C'est cruel, c'est horrible, ça fait mal. Et en plus, moi, ça me terrorisait. Ils étaient l'enfant du milieu et c'est moi qui vivais tout ça et les deux autres, ils étaient épargnés. Et visiblement, ma mère et mon père avaient du plaisir à se disputer en ma présence. Donc... Je ne pense pas
que c'était du plaisir à se disputer en votre présence mais disons qu'ils ne faisaient pas attention. Voilà. C'était plus fort que...
Oui, oui. Et vous savez, ils ont été mariés 60 ans moins de moi. Mon père est mort deux mois avant les 60 ans de mariage et après le décès de mon père, ma mère n'avait que des paroles merveilleuses pour mon père.
Mais ils se sont... Attendez, mais ils se sont peut-être aimés très fort. Moi, je connais... Il y a des couples qui se disputent énormément mais c'est leur mode de fonctionnement. Ils se réconcilient sous l'oreiller comme on dit et sur l'oreiller plutôt. Mais ça marque comme aujourd'hui. Beaucoup de jeunes ne veulent pas s'engager parce qu'ils sont issus de parents divorcés. Donc, on voit bien l'importance de l'image qu'on a de son couple parental. et vous, pour vous, épouser un homme, c'était risqué d'être dans ce genre
de conflit. C'était épeurant. Et alors, après le décès de mon père, j'avais l'occasion de remettre ma mère en place un peu. En lui disant, maman, les 50 premières années étaient très difficiles mais ça valait la peine de rester pour les 10 dernières. pour survivre à ça et pour me consoler de tout ça. Alors maintenant, j'aurais envie de me marier.
Ah oui, quand même. Oui, bien sûr. Il n'est pas trop tard.
Oui, malheureusement, trouver le mari parce que vous savez, les hommes, ils pourront plus vite que moi maintenant.
À moins d'être cougar, pourquoi pas. Oui,
oui, ça, c'est mon rêve parce que, effectivement, les jeunes m'aiment beaucoup, m'apprécient beaucoup. Mais bon, écoutez, j'en ai trouvé un mais il est évitant parce que maintenant, il y a cette création avec laquelle il faut faire. C'est une prolifération d'hommes évitants et ça complique les relations amoureuses.
Oui, mais en même temps, si vous avez envie de... Enfin, vous aimeriez vraiment vous marier ou vous avez envie de vivre avec quelqu'un.
Oui, non, de vivre avec quelqu'un vraiment pour partager le plaisir de la vie. Mais oui, parce qu'un mariage, c'est une belle fête. Moi, dans ma famille, dans le bocage normand, les mariages,
c'était une fête. Oui, mais enfin, mariage, on ne se marie pas pour avoir une belle journée quand même. Soyons sérieux.
ben oui, il faut assez récemment...
Je pense qu'il y a deux... À mon avis, aujourd'hui, la première raison de se marier, c'est pour des raisons matérielles. D'ailleurs, on voit souvent des couples qui se marient longtemps après s'être rencontrés pour justement se protéger mutuellement, notamment en cas de décès.
Oui, et puis pour célébrer quand même plutôt des relations qui sont plutôt heureuses et plutôt épanouies et satisfaisantes. Ça, je peux comprendre. Oui, c'est sympa de faire un mariage. Mais effectivement, il faut réunir toutes les conditions pour ça. Oui.
Mais alors, revenons à tous ces hommes que vous avez connus, Maria. Est-ce que vous étiez justement dès le début, dès que vous étiez jeune dans des exigences ou vous aviez tendance à accepter et à vous adapter à l'autre ?
Eh bien, écoutez, je n'avais pas tellement de... Je ne communiquais pas tellement. Je vivais mes sentiments et... Mais j'étais un peu hésitante quand même moi-même. Et oui, j'ai loupé des belles occasions de me marier. C'est plutôt vous
qui êtes partie dans vos histoires ?
Oui, qui est tournée des talons.
Et pour quelle raison ? Parce que vous voulez...
J'ai brisé quelques cœurs, ça je dois le dire. Mais pourquoi ?
Parce que vous ne supportiez pas quand ça devenait plus fade ?
Oui, voilà, c'est ça. C'était trop épeurant pour moi et ça m'effrayait un peu, ça me faisait très peur. Et oui, je trouvais...
Donc vous faites partie de ces femmes qui sont des amoureuses de l'amour et qui ont besoin que ça vibre et quand ça commence à se calmer un petit peu, on préfère s'en aller et attendre un nouvel amour.
Voilà. Oui, voilà. Mais maintenant, ça y est, je suis un peu calmée de ça et je suis en attente et j'espère que le miracle va se produire.
Mais est-ce que, parce que 70 ans, c'est un âge plus particulier, est-ce que c'est parce que vous avez peur de vieillir seule que vous aimeriez ?
Non, non, je n'ai pas du tout peur de vieillir seule. Mais j'ai une vie qui me plaît beaucoup, qui est sympa et tout, j'ai envie de partager le plaisir de la vie et de la sensualité, de la tendresse et, oui, de partager les plaisirs simples de la vie. Voilà.
Et est-ce que, est-ce que dans votre demande de partage, il y a une part sexualité importante ou pas ?
Oui, absolument, évidemment, je ne cache pas que je suis une femme très sensuelle, très sexuelle et, mais... Oui,
donc, parce que, en fait, c'est une question très intéressée que je vous posais là parce qu'à votre âge, vous pourriez assez facilement trouver un compagnon qui, à votre âge, ou même plus et qui serait ravi de partager la vie commune. Mais, sur le plan sexuel, vous risqueriez d'être un peu déçue. C'est ça, la difficulté. Donc, il faut plutôt aller vers un homme qui aurait 60 ans et là, c'est plus compliqué parce que les hommes de 60 ans, ils préfèrent chercher des femmes qui ont 40, 50, 50 ans.
Écoutez-nous, j'en ai trouvé un de 60 ans. Alors, gardez-le. Mais, Brigitte, il est élitant. Alors, je ne sais pas si vous connaissez ce style d'attachement qui est horrible pour une femme sécure comme moi. Alors, je n'attends pas. Vous savez, je n'attends pas. Mais en même temps, alors, j'ai choisi de me prioriser moi et de me...
c'est compliqué. Vous avez raison, c'est très compliqué parce que si vous essayez d'aller trop vers lui, il va être encore plus évitant. Et si vous jouez à son jeu, c'est-à-dire si vous l'évitez aussi ou en tout cas, vous êtes... À ce moment-là, il va carrément partir. Donc, c'est... Vous avez... C'est vraiment compliqué. Moi, je pense que le mot qui correspond le mieux avec ce genre d'homme, c'est de l'apprivoiser.
Écoutez, il faut pouvoir. Mais bon, malgré mon grand âge, je ne suis pas pressée. Alors, je lui laisse l'espace dont il a besoin et j'en profite pour me faire plaisir à moi et me sécuriser de plus en plus. Et puis, quand je suis un mur, il tombe pas.
Oui, non, mais le petit conseil que je peux vous donner, c'est vraiment qu'il faut instaurer de la confiance et la confiance, vous pourrez l'instaurer quand il se sentira compris. C'est-à-dire que si vous, par exemple, je vais vous donner un exemple très concret. Il adore, je ne sais pas moi, il adore, on va dire le foot puisque c'est quelque chose en ce moment qui est important. Si vous lui envoyez un petit message en lui disant, je sais, alors je ne sais pas quand est-ce que il y a le prochain match, j'avoue que moi, c'est bon.
Mais bon, bref, si vous lui envoyez un message, je sais qu'il y a tel match, ça me ferait plaisir de le voir avec toi, mais si tu préfères le voir seul, il n'y a pas de problème et si tu veux le voir avec moi, je m'occupe de acheter de quoi manger tranquillement devant notre télé. Vous voyez, c'est-à-dire que vous lui ouvrez des portes, mais toujours avec la possibilité qu'il n'y rentre pas.
Il est très branché musculation, etc. C'est pareil,
vous allez dans ses goûts, mais toujours en lui laissant la possibilité de vous dire non de manière très évidente.
C'est comme ça
que vous allez réussir un petit peu, tout doucement, à l'apprivoiser. Voilà ce que je peux vous dire, Maria, mais c'est vrai que ce n'est jamais facile, c'est même peut-être le plus difficile quand on est affaire à quelqu'un qui a un attachement évitant. Peut-être que c'est d'ailleurs un sujet qu'on pourra réaborder prochainement parce qu'il y a en effet quatre sortes d'attachements différents et l'évitant, c'est souvent le plus compliqué. Mais bon, après tout, c'est toujours possible de faire évoluer les gens et moi, je reste toujours une grande optimiste.
Alors, si vous avez envie en tant que femme de réagir ou en tant qu'homme de réagir, en quoi considérez-vous justement que les femmes sont devenues plus exigeantes, est-ce que c'est bien, est-ce qu'elles sont plus heureuses ? Ça, c'est peut-être aussi une autre question. Et puis, je vous propose une petite devinette juste avant les infos. Je vous aurai la réponse bien sûr après. Quelle est la différence entre un homme jeune et un homme vieux ? La réponse, c'est tout de suite après les infos. 14h-16h, Brigitte Lae et Sud Radio. Sud Radio. Brigitte Lae et Sud Radio.
Eh bien, nous continuons dans cette deuxième heure à faire le point sur la manière dont les femmes ont évolué dans notre société, en particulier dans nos sociétés occidentales. Ce n'est pas le cas malheureusement partout. Et une petite pensée pour les femmes afghanes, iraniennes et d'autres pays du monde, c'est peut-être pas mal parce qu'elles sont encore bien loin derrière cette libération que nous avons la chance nous les femmes d'avoir dans ces pays occidentaux. Et restons vigilants parce qu'on ne sait jamais. Ça peut toujours bouger. Alors, nous avons Ophélie avec qui nous allons échanger et merci d'être avec nous. Bonjour Ophélie. Bonjour Brigitte.
Alors, puisque mon invité malheureusement et j'espère que tout va bien pour lui, Philippe Brunot n'est pas là, c'est à vous que je vais demander la réponse à ma devinette. Quelle est la différence entre un jeune homme et un vieil homme ?
Il y a une troisième canne ? La canne ?
Alors, oui, il y a la canne qui remplace autre chose. En fait, l'un a quatre membres souples et un raide et le vieux a quatre membres raides et un souple. Voilà.
D'accord.
Mais vous étiez sur la bonne piste, Ophélie. Alors, nous sommes devenus plus exigeants, plus difficiles. Ça, vous êtes d'accord là-dessus, Ophélie, je crois ?
Oui, oui, oui, tout à fait. Mais moi, je pense que c'est peut-être parce qu'on a moins, disons, qu'à l'époque, les anciens avaient ce côté judéo-chrétien, le mariage, c'est sacré, on reste mariés quoi qu'il en coûte et voilà, et on passe 50 ans ensemble jusqu'à ce que la mort ne s'est pas malgré les hauts et les bas.
Oui, alors ça, c'est vraiment il y a longtemps parce que depuis, je veux dire, dès les années 70, on a commencé à avoir des possibilités de divorcer. ça remonte vraiment avant les années 70.
Il y en a qui ont encore ce truc-là parce que je vois que j'ai eu un homme qui me fait mais moi, j'ai ce côté judéo-chrétien et je me dis mais t'es malheureux pourquoi tu ne pars pas ? Parce que, voilà, moi, je suis mariée, je dois rester mariée et je pense qu'il y a un petit côté aussi peur du comme dira-t-on.
Non, mais je pense que c'est des valeurs religieuses très fortes et après tout, pourquoi pas ? Et puis, ça rassure peut-être et puis, ça permet de... On a parfois besoin d'être guidé par autre chose que soi-même. Moi, encore une fois, si c'est un désir de rester ensemble, c'est pas... Surtout, parfois, pour les enfants, c'est mieux.
Elles sont grandes. Une a déjà refait sa vie et la deuxième, elle a 17 ans. Donc, après... Moi, je vois, quand je me suis séparée du père de ma fille, elle avait deux ans et franchement, on est... On me félicite parce que du coup, c'est moi qui l'ai, on va dire, en permanence. On me dit toujours, mais on voit pas que c'est une enfant de parents divorcés. Elle va très bien. Donc, tant mieux. On fait bien les choses. Même si on ne s'est pas entendus, au moins, on reste respectueux l'un envers l'autre quand elle est présente ou quand elle n'est pas là. On reste... Voilà. Moi, ce que je n'ai pas aimé, c'est l'enfermement, par exemple.
Voilà. Oui, mais quand les parents arrivent à se séparer mais qu'il reste un couple parental, en général, les enfants souffrent moins. C'est ce qui a dû se passer. C'est-à-dire que vous avez respecté son père comme son père vous a respecté.
Voilà, je le respecte en tant que père de ma fille. C'est ça. Il a tous ses droits. Quand il y a quelque chose qui ne va pas, je l'appelle, je lui dis attention, ta fille, elle fait ça, elle me parle comme ça. Bon, c'est ce qu'on fait et je le fais avec elle en présence et puis, on se met d'accord. Elle voit qu'on est d'accord sur le sujet, que tout... Voilà. Oui,
mais vous confirmez, vous restez un couple parental, même si vous êtes séparés. Et ça, ce n'est pas si fréquent. Très souvent, il y a une lutte de pouvoir à celui qui va être le préféré de l'enfant. Il y a parfois même des problèmes qui vont en justice pour la garde d'enfant.
Heureusement, je le vois beaucoup trop autour de moi, effectivement. C'est dommage qu'on prenne l'enfant en otage d'un couple qui n'a pas fonctionné parce qu'on est des adultes si on n'a pas trouvé terrain d'entente. Ce n'est pas à l'enfant à partir de...
Oui, mais tout le monde n'est pas des adultes, justement, Ophélie.
Oui, je vois. Il y en a qui, comme vous dites, la lutte de pouvoir ou... Oui,
et puis,
regardez,
Ophélie, regardons tous les jours les faits divers. Tous les jours, on voit bien que... Bon, donc... Et donc, vous pensez que les femmes sont plus difficiles aujourd'hui ? Vous trouvez que c'est mieux les relations hommes-femmes aujourd'hui ou moins bien ?
Ça dépend. Je trouve qu'il y a quand même... Là aussi, le monde a un peu mal évolué. Je trouve que tout le monde veut du respect mais personne ne sait ce que ça veut dire vraiment, en fait. Je vois les gens quand ils discutent avec moi dans ma vie de couple. Enfin, quand j'ai été en couple, on ne sait pas se parler sans se manquer de respect pour une groupie. Les mots sont injurieux des fois, sont méchants, sont... Il n'y a pas vraiment de discussion claire, nette, apaisée. On monte vite dans les tours.
Oui, mais c'est toujours le problème de l'émotion qui dépasse la raison. C'est-à-dire qu'on est parfois tellement débordé par l'émotion qu'on ne sait plus se parler correctement. Je suis d'accord avec vous. On devrait toujours nuancer nos paroles, mais parfois, ça bouillonne tellement que ça sort et ça ne sort pas toujours très, très bien.
Moi, j'avoue, des fois, quand je parle dans ma vie de tous les jours, j'entends les gens qui commencent à monter d'un temps. Je lui fais une baisse d'un temps. Tiens, me toi, parle doucement. On s'entend. On n'est pas délé dessus. Et quand ça ne marche pas, en plus, moi, je suis plutôt en patte-miroir. j'ai tendance à emmagasiner les émotions des autres. Du coup, j'ai beau essayer d'apaiser la chose, au bout d'un moment, je pars en gris comme celui d'en face. Et là, c'est terrible.
La seule manière, Ophélie, de calmer le jeu quand on est face à quelqu'un qui s'emporte et qui s'emporte parce que l'émotion, et c'est souvent la colère, d'ailleurs, le fait qu'il perd un petit peu le sens, justement, du respect, il faut en face rester très calme et très neutre. Sinon, vous augmentez la colère. C'est la seule solution.
Ce que je fais au début, au début, j'essaye de prendre sur moi et de rester calme parce que moi, je suis quelqu'un de très calme dans ma vie. Mais comme j'en ai gagné malheureusement les émotions de l'autre...
Oui, c'est ce que j'allais dire. Il ne faut pas prendre sur soi. Il faut juste se rendre compte que c'est la personne qui est envahie par la colère et que ce n'est pas forcément contre vous. C'est sa propre histoire. Et donc, il faut prendre de la distance et le laisser gentiment. Oui, je vous comprends. Et là, tout de suite, ça baisse.
Oui,
mais c'est difficile quand l'autre... Ah, ça montre que vous n'êtes pas encore suffisamment adulte non plus, Ophélie. Mais dans un couple, c'est très, très difficile. Je suis d'accord.
Malheureusement, la vie a montré que justement, je n'avais pas tort. Mais tant pis.
Mais on s'en fout de qui a tort, qui a raison. Dans ces moments-là, il faut... Mais encore une fois, dans un couple, c'est très, très compliqué parce que dans un couple, on est totalement dans l'affect, donc on est totalement dans l'émotionnel. Et c'est très compliqué d'arriver à ne pas remonter dans les tours quand l'un des deux monte dans les tours. C'est vrai. C'est dommage
de voir l'autre se planter alors qu'on avait prévu et c'était dommage.
Mais après, on peut s'expliquer, on peut s'excuser, on peut se réconcilier. Enfin, je veux dire, on n'est pas obligé. Vous voyez, c'est toute la difficulté. C'est qu'il faut à un moment donné pouvoir s'expliquer.
Il faut savoir le faire, s'excuser. Moi, je sais faire. Par contre, je sais reconnaître mes torts,
je sais l'excuser quand j'ai fait une boulette. Mais vous n'avez pas répondu à ma question, Ophélie. Vous êtes partie dans les tours. Est-ce que vous trouvez que les relations sont plus compliquées ou pas aujourd'hui entre les hommes et les femmes ?
Plus compliquées, peut-être que c'est la même chose. Mais à l'époque, ça se montrait moins, peut-être. D'accord. Parce qu'à ce que je sais peut-être plus. Maintenant, les gens, montrent un peu trop leur vie privée à tort et à travers.
D'accord.
Je pense que c'est peut-être ça. Pourquoi pas ? Autrefois, on était peut-être plus plus public. On ne montrait pas ça se passait à la maison. On ne montrait pas à l'extérieur que maintenant, même quand on se retrouve entre amis, on laisse son linge sale en public. C'est horrible.
C'est une vision qui est assez intéressante aussi. Merci Ophélie de cette remarque. Allez, on continue dans un instant. Si vous avez envie de réagir, que ce soit pour parler de votre propre expérience ou de ce que vous pensez, si justement vous avez des enfants, des garçons et des filles qui sont de la génération Z et que vous avez envie de nous dire comment ils réagissent, on vous attend sur Sud Radio au 0826-300-300. A tout de suite. 14h-16h, Brigitte Laës, Sud Radio. 14h-16h, Brigitte Laës, Sud Radio. Eh bien, nous continuons à essayer de mieux comprendre comment évoluent les femmes en ce 21e siècle.
Évidemment, tout le monde a remarqué que les choses avaient beaucoup changé, mais plus en détail. Voyons justement avec Sophie. Sophie, je crois que vous avez une fille, des nièces, donc c'est certainement très intéressant d'avoir votre point de vue. Bonjour Sophie.
Bonjour Brigitte, bonjour Philippe. Alors, j'ai effectivement, j'ai réfléchi à la question de l'émission aujourd'hui et je me suis rendu compte que tant mes nièces que ma fille, même s'il y a eu quelques errements peut-être au début, quelques mauvais choix peut-être, mais se sont tournés vers des hommes qui sont plutôt respectueux, fidèles et qui aident beaucoup à la maison, qui aident beaucoup avec les enfants et j'ai l'impression que dans l'ensemble, elles font de très bons choix. Après, on ne sait pas d'en adresser pour tout savoir.
Non, non, mais c'est important et d'ailleurs, on ne l'a pas encore dit, mais j'aimerais bien le dire et le dire très haut et fort, les hommes aussi ont énormément évolué. Parfois, j'ai même l'impression que les hommes ont plus évolué dans le bon sens que les femmes.
J'ai cette impression également parce que l'autre réflexion que je me faisais, c'est que pour avoir, il m'arrive d'être travaillée un peu dans le milieu judiciaire, donc je vois pas mal d'affaires et j'ai l'impression que le profil des victimes, des femmes victimes n'a pas beaucoup évolué parce qu'on parle énormément et on a raison, on parle de consentement et de respect, etc. C'est très bien, mais en même temps, j'ai l'impression qu'il y a une frange de la population qui n'est pas du tout atteinte par la modification de ses comportements alors que parfois on en fait trop d'un côté et j'ai l'impression qu'il y a certaines personnes qui ne sont pas du tout...
Vous avez raison, il y a toute une catégorie de femmes qui sont encore très soumises, qui viennent de familles dysfonctionnelles ou de familles où il y a encore un père hyper dominant, une mère totalement soumise et elles n'ont pas eu la possibilité de s'émanciper. Oui,
mais je vais aller... Je vous en prie, je vais aller plus loin parce que je viens d'une famille, alors même si j'ai adoré mes parents pour plein de raisons, mais c'est une famille dysfonctionnelle aussi avec un père hyper dominant et une mère extrêmement soumise et pourtant, il y a eu une évolution.
Peut-être que vous avez eu cette chance-là, mais toutes n'ont pas cette capacité-là. Moi, vous savez, j'ai longtemps cru quand j'étais plus jeune qu'il suffisait de vouloir s'en sortir, etc. Alors, non, malheureusement non, j'ai la chance de m'en être bien sortie et d'avoir pu mener ma vie, mais je vois bien qu'on n'est pas égaux du tout, on n'a pas tous le même élan vital et quand on a en plus une famille dysfonctionnelle, on est parfois englué dans sa fragilité.
C'est certain, c'est certain, mais je me demandais si au lieu de faire des discours sur le consentement, je me demandais si ce ne serait pas mieux de donner des consignes très claires. Par exemple, on ne parle pas assez, je trouve, des violences physiques. Je veux dire, il n'est pas normal d'accepter de se faire gifler, il n'est pas normal d'accepter de se faire bousculer. Je ne suis pas sûre que le message passe aussi bien qu'il le devrait.
Oui, bien sûr, on a beaucoup de retard sur toutes ces questions d'éducation familiale, etc. Il y a plein de choses qui... Je pense qu'on a un peu oublié les fondamentaux comme j'aime rappeler. Mais bon, en tout cas, ce qui est intéressant, c'est que vous constatez, vous Sophie, que votre fille, elle a quel âge votre fille ?
Alors maintenant, elle a 35 ans.
Oui, donc elle est encore très jeune. Et c'est vos nièces qui ont à peu près... Oui, à peu près le même âge, quelques années près. On trouvait des hommes qui sont dans le respect de leurs compagnes, qui partagent les tâches, qui sont des hommes nouveaux.
Oui, dans le bon sens du terme.
On peut être nouveau sans être déconstruit. Ce n'est pas moi qui l'ai dit, ce mot. Non,
c'est moi, c'est moi, j'assume.
Mais ça ne veut rien dire, ce mot.
Non, ça ne veut rien dire. Moi, d'ailleurs, j'ai toujours voulu un homme, d'ailleurs, mon conjoint actuel compte bien le garder parce que c'est l'homme que j'ai toujours cherché et j'ai signé par le trouver. Et moi, j'ai toujours eu besoin d'un homme très viril au sens traditionnel du terme, c'est-à-dire un homme qui n'a pas peur physiquement, qui est sans être un imbécile, mais qui soit capable de faire face physiquement s'il le faut, qui soit sûre de lui, mais en même temps, qui me respecte et qui me donne toute ma place. Et voilà, je l'ai trouvé. Et donc, on peut conjuguer ça aussi. On peut être très viril et très respecté.
Mais Sophie, moi qui suis d'une génération bien supérieure à votre fille, j'ai connu des hommes qui étaient très, très bien dans les années 80. Enfin, je veux dire, il faut arrêter aussi et je vais même aller plus loin. Je pense que malheureusement, il y aura toujours une minorité d'hommes qui resteront des abrutis. Et puis c'est tout. Malgré MeToo, malgré toutes les lois qu'on est en train de mettre en place, malheureusement, il y aura toujours une catégorie d'hommes qui seront insupportables et puis il y aura toujours une catégorie de femmes qui seront aussi capables de mettre leur bébé dans le congélateur, c'est tout.
Il faut aussi accepter qu'il y a une part d'humanité qui est dysfonctionnelle pour des raisons... Alors ça, les raisons, moi je ne sais pas. Il y a... Peut-être que ça vient de naissance, peut-être que c'est... Enfin, je ne sais pas.
Vous avez raison de parler de part d'humanité parce que c'est une discussion que j'ai eue avec une de mes sœurs là récemment, je ne suis pas du tout d'accord avec elle parce qu'elle dit que le responsable des violences en général c'est l'homme, le problème c'est l'homme. Moi je ne suis pas d'accord du tout. Le problème c'est la santé mentale et il se trouve que les hommes sont dans une position généralement de supériorité physique, ça c'est une réalité et donc quand ils ont un problème mental, ça part en catahuète. Mais ce n'est pas parce que ce sont des hommes qu'ils sont forcément mauvais et toxiques.
Non, bien sûr que non. Bien sûr que non. Après, oui, bien sûr, l'homme est plus violent dans une relation. Et d'ailleurs, si on expliquait déjà aux femmes qu'il ne faut jamais chercher la bagarre avec un homme parce qu'on est sûr de perdre, ça éviterait peut-être déjà bien des drames.
Tout à fait.
Parce que moi j'en connais des hommes qui m'ont dit j'ai quitté cette femme parce que j'aurais fini par lui taper dessus. Oui. Bon, mais ça il ne faut pas le dire. Alors, je n'ai rien dit Sophie.
Non, non, on ne peut pas le dire. Je m'y connais aussi.
Si vous êtes un peu dans ces milieux-là, vous le savez aussi bien que moi. Oui, oui, tout à fait. Mais qu'est-ce qu'on peut faire là maintenant, Sophie ? Quelle serait la piste que vous conseilleriez à la société en France pour améliorer les relations entre les hommes et les femmes ?
C'est une bonne question. C'est une bonne question parce que j'ai horreur de mettre des étiquettes et d'essayer à tout prix de faire rentrer les gens et les comportements dans des boîtes parce qu'on est humains et ça ne fonctionne pas. Mais j'ai envie de dire que dès l'école, on pourrait... Alors, sans tomber dans la... Comment on appelle ça ?
l'idéologie et une idéologie quelle qu'elle soit parce que ça, c'est détestable, mais expliquer que tout simplement, de la même manière qu'on parle des droits de l'homme, en général, et je ne veux pas parler des droits de l'homme et de la femme parce que ça m'énerve, mais on peut aussi parler des droits en général en me disant que la violence, ce n'est pas normal, qu'on n'a pas le droit de contrôler son conjoint ou sa conjointe. Mais après, c'est difficile parce qu'on risque de tomber dans les excès détestables aussi.
Moi, il m'est arrivé quand ma fille était petite de lui donner un coup sur les fesses parce qu'elle en avait besoin et elle ne m'en veut pas et je n'ai pas l'impression d'avoir été une mère portionnaire. Mais si on en parlait à l'heure actuelle, on pourrait avoir des problèmes. C'est pour ça que je l'ai dit idéalement, il faudrait donner des pistes à l'école, mais c'est compliqué que ces pistes ne se... de faire en sorte que ces pistes ne deviennent pas...
C'est tout le problème de la loi. qui pose évidemment un cadre mais qui ne doit pas pour autant n'être que ça parce que sinon c'est incompréhensible pour certains. Mais moi, je pense qu'il y a une piste quand même, Sophie, c'est que beaucoup d'hommes qui deviennent agressifs, c'est parce que leurs pulsions sexuelles ne sont pas soulagées. Et je pense que ça, c'est une piste qui serait quand même intéressante un jour à oser aborder parce que peut-être que si ces hommes-là avaient...
alors je sais qu'on a même parlé de rouvrir les maisons clos ce qui n'est pas forcément mon objectif mais je pense qu'il faudrait arriver à comprendre ce que c'est qu'un homme et ce n'est pas une femme et pour l'instant on ne veut pas entendre ça et je pense que tant qu'on n'en sera pas dans une réalité biologique réelle, on n'avancera pas.
Je suis tout à fait d'accord je l'ai observé aussi et je pense que quand on s'engage auprès d'un homme alors je sais que ça a l'air au règlement traditionnel de dire ça mais on s'engage pour ça aussi parce qu'après il ne faut pas râler si l'homme s'égare ou s'il a comme vous le dites des pulsions d'agressivité parce qu'ils en ont effectivement besoin chez la femme c'est un besoin aussi mais c'est un besoin plus facilement géré peut-être moins...
moins pulsionnel la pulsion sexuelle et la pulsion agressive chez l'homme c'est quelque chose de très fort et c'est peut-être ça qu'il faut un jour accepter de comprendre et comprendre comment on peut les aider à s'empêcher justement parce que mais c'est pas c'est pas si simple c'est pas si simple il ne suffit pas d'une loi c'est peut-être voilà bon écoutez si vous êtes d'accord ou pas avec ça n'hésitez pas à réagir on a encore une demi-heure pour essayer de faire avancer la société en tout cas merci beaucoup de cet échange Sophie merci à vous on va continuer dans un instant avec vous sur Sud Radio j'invite aussi les hommes à prendre la parole parce que évidemment qu'ils sont concernés puisque on est quand même on a quand même encore j'espère pour quelque temps besoin des uns des autres et puis on se retrouve pour le sexe au conseil je vais vous parler des fantasmes basiques alors les fantasmes basiques il y a deux duos importants que vous connaissez sans doute domination soumission et exhibitionnisme voyeuriste c'est vraiment deux fantasmes basiques et en règle générale on a plutôt on a plutôt un couple qui fonctionne bien quand on est dans un de ces deux duos parce qu'il y en a toujours un qui est plutôt dominant l'autre soumis ou exhibitionniste et l'autre voyeuriste bon après il y a ce qu'on pourrait appeler les fantasmes trio comme l'échangisme toutes les pratiques à plusieurs et puis il y a les fantasmes classiques jeux de rôle alors il y a il y a toujours l'intérêt du jeu de rôle c'est qu'on se donne donc un rôle on joue on joue le rôle de par exemple le docteur et la malade l'infirmière et le malade ou la jeune vierge le pygmalion etc et donc dans ce cas là on peut se permettre de jouer un rôle qui n'est pas le sien habituel et ça permet vraiment d'aborder une autre manière de se retrouver sexuellement et c'est vraiment intéressant parce que parfois on se sent obligé de jouer un rôle qui n'est pas tout à fait le nôtre par exemple la prostituée le client et le client à partir de ce moment là peut demander des choses la prostituée peut se conduire d'une manière beaucoup plus libérée sexuellement et ça vous permet de lâcher des choses et de faire autrement et bien c'est toujours surprenant parce que vous vous découvrez avec des capacités que vous n'auriez pas imaginées alors attention évidemment il faut toujours j'aime bien dire qu'il vaut mieux toujours avoir un petit joker comme ça si jamais il y a quelque chose qui devient un petit peu choquant pour l'un ou l'autre on peut arrêter on peut arrêter immédiatement le jeu parce que le but c'est évidemment pas de se choquer ou d'aller trop loin ça c'est aussi très important donc n'hésitez pas il existe aujourd'hui énormément de de de de trucs où vous pouvez trouver des idées de jeu de rôle ça ne manque pas et ça vous permet de mettre un peu de fantaisie dans votre sexualité et on sait que c'est important parce que sinon la routine s'installe et puis il y a aussi les jouets évidemment qui permettent de mettre de la fantaisie dans sa sexualité et là quand même vous en avez de la chance parce que sur Sud Radio tous les jours on vous en offre des jouets et aujourd'hui on vous offre ce coffret fabuleux Toys de la marque Passage du Désir qui est composé de trois sextoys différents le rabbit le stimulateur glitoridien et l'œuf télécommandé si vous voulez le recevoir vous envoyez Brigitte par SMS 7 20 18 c'est bien que les hommes réagissent bonjour Laurent bonjour Laurent je ne vous entends pas très bien non pour tout vous dire je vous entends même assez mal vous êtes vous n'êtes peut-être pas tranquillement chez vous bon on va essayer de retrouver Laurent qui justement avait des conseils à donner aux hommes quand ils ont envie de demander le numéro de téléphone d'une femme alors j'espère qu'on va le retrouver parce que je suis sûre qu'il y a beaucoup d'hommes qui sont suspendus à vos lèvres Laurent bonjour ça va mieux là ça va oui oui parce que votre même moi je serais curieuse de voir qu'est-ce que vous avez comme conseils à donner aux hommes donc vous réagissez par rapport à ce que je disais tout à l'heure des hommes qui n'osent plus demander un numéro de téléphone à une femme
de peur de l'agresser ou qu'elles se sentent agressées donc moi tous les jeunes hommes et les plus vieux éventuellement ce serait d'avoir toujours un petit papier puis un crayon avec eux et que le jour où ils sont en présence d'une jeune femme ou d'une femme qui les intéresse plutôt que de demander le numéro de téléphone écrire le leur et leur proposer ah oui de fait la femme de fait la femme elle a des cartons peut rappeler même avec un numéro marx et puis commencer à faire connaissance là il n'y a pas eu d'agression le jeune homme il a fait ce qu'il avait à faire et il est libre de il n'a pas de comment je dirais il n'a pas de de chemin difficile à faire ça donnait un numéro de mettre un petit alors vous avez raison
moi ça m'est déjà arrivé que des hommes me donnent leur carte de visite avec donc leur numéro de téléphone néanmoins j'ai pratiquement jamais rappelé
oui c'est le risque oui oui bien sûr
c'est le risque mais voyez ça ça demande quand même à la femme de rappeler
oui mais à l'heure actuelle mais vous avez raison
c'est un bon conseil je suis d'accord je prends
j'ai l'impression surtout en ville et j'avais entendu une autre radio un jeune homme qui avait fait ça et puis il s'était pris une balle il s'était fait l'admoiselle s'était sentie vraiment agressée il l'a abordée dans la rue de but en blanc dans ce cas là alors suivant les circonstances effectivement dans un restaurant on a le temps de parler comme dans l'exemple l'obucitier on a le temps de parler et là bien sûr on peut laisser son numéro de téléphone proposer de laisser son numéro de téléphone mais une rencontre est claire dans la rue on donne un numéro de téléphone l'admoiselle elle appelle elle a plu pas mais on a au moins fait tenter sa chance et puis c'est peut-être l'occasion de la belle rencontre
vous avez raison il faudrait avoir sur soi toujours des petites cartes avec son numéro de téléphone et puis peut-être un petit mot je sais pas il faut à chacun de trouver un petit mot qui serait alors pas le je vous trouve jolie mademoiselle parce que ça franchement je pense que c'est pas très bon mais un petit mot original ou pourquoi pas une phrase d'un homme célèbre enfin vous voyez on trouve
je pense je suis d'accord avec vous mais ça a l'air trop préparé parce qu'à ce moment-là on a un paquet de cartes et puis on les distribue dans la rue faut pas que ça semble trop préparé je suis d'accord aussi
je suis d'accord aussi mais on peut dessiner une petite fleur sur la carte et puis on croit qu'elle va juste être dessinée au moment où on donne la carte tout à fait je pense qu'il faut trouver mais vous avez raison enfin de toute façon l'anecdote que vous racontez elle est horrible parce que bon de proposer enfin de demander le numéro du téléphone à quelqu'un on peut toujours dire non enfin c'est curieux de se sentir agressé à ce point-là
dans la rue je pense que maintenant et suivant les endroits les femmes sont souvent sollicitées de façon pas toujours très courtoises correctes ou même élégantes donc notamment dans le métro enfin je sais pas mais certaines moi j'ai eu l'occasion d'entendre des discussions de jeunes filles des amis de filles elles sont vraiment par moments harcelées dans certains endroits dans certains endroits là c'est sûr qu'elles sont tout de suite sur la défensive
oui oui mais ça je peux comprendre et puis alors est-ce qu'il y a plus d'hommes qui sont harceleurs il semblerait que oui aujourd'hui
alors moi j'ai une théorie oui certainement mais on a c'est pas politiquement correct ce que je veux dire mais on a à l'heure actuelle beaucoup de jeunes hommes qui viennent de l'étranger qui n'ont pas tous les codes de notre culture qui sont jeunes et en besoin en besoin physique et qui vont pas par quatre chemins quoi
oui mais vous revenez vous revenez à ce que je viens de dire avec Sophie tout à l'heure il y a la pulsion masculine qui parfois déborde et qui rend et qui rend parfois les relations avec les femmes insupportables oui mais alors qu'est-ce qu'on fait
qu'est-ce qu'on fait alors il y a malheureusement pour ce public-là il n'y a pas grand chose à faire pour les jeunes qu'on peut éduquer je pense que là les parents y compris l'éducation nationale mais les parents devraient réapprendre un petit peu la frustration aux jeunes de ne pas céder systématiquement aux gamins à l'indésir voilà et parce qu'ils n'ont pas peur donc on sait les tout-petits n'ont et ça devient des adultes qui ne l'acceptent plus non plus
oui oui c'est terrible parce qu'on était parti avec l'idée justement de libérer la société de libérer la sexualité et on est dans un état là où si ça continue comme ça on va faire une marche arrière invraisemblable
le problème c'est qu'on a obligé que la liberté c'est pas faire n'importe quoi la liberté absolue ça n'existe pas la liberté c'est de choisir ses propres ses propres chaînes en fait ses propres je sais
je sais Laurent je sais Laurent et je pense qu'on a oui et puis je pense qu'on a on a aussi beaucoup régressé sur la question de la politesse du rapport à l'eau du respect d'ailleurs je ne sais plus qui tout à l'heure me parlait de respect mais oui le respect c'est de ne pas se parler n'importe comment c'est de se dire bonjour dans les transports en commun c'est dramatique
c'était mieux avant parce que ça revient toujours à faire
non non non c'est pas mieux
moi je me souviens plus jeune c'était en CM1 on avait une fois par semaine la sonde la morale et on avait un quart d'heure avec une des règles de vie dans la société c'était comme ça qu'on allait se comporter avec les autres oui
bon en tout cas votre idée je pense qu'elle est très bonne en effet un petit bout de papier on met son numéro et puis on le donne avec un grand sourire et puis voilà tant mieux si ça marche et puis tant pis au moins on aura essayé merci beaucoup Laurent merci vraiment on va faire une toute petite pause et c'est Isabelle qu'on retrouve dans un instant 14h Brigitte Laé Sud Radio on continue on donne la parole aux femmes plus particulièrement aujourd'hui mais c'est bien que les hommes réagissent parce qu'ils ont aussi leurs visions leurs avis leurs conseils à donner Isabelle merci d'être avec nous qu'est-ce que vous avez envie de nous dire vous
merci à vous de me donner la parole et bonjour Brigitte ce que j'ai à dire c'est que je suis tout à fait d'accord avec lui je trouve que les hommes aujourd'hui ont une partie difficile à jouer et que ça ne doit pas être très agréable d'être dans leurs pantalons si je puis dire
vous savez que j'ai même j'ai même des parents aujourd'hui qui me disent tant qu'à faire je préfère avoir une fille ça sera plus facile oui
c'est pas comme disait avant au loin de là oui oui c'est vrai mais je le comprends tout à fait parce que il y a tellement d'exagérations c'est ça le problème c'est toujours pareil c'est les outrances moi j'avoue qu'aujourd'hui un homme doit être paralysé de peur on ne peut plus être dans un bureau avec un responsable si jamais il ferme la porte les gens vont aller raconter n'importe quoi je veux dire ça devient l'enfer enfin il n'y a rien de paisible et il n'y a rien qui est fait pour apaiser justement les relations entre les hommes et les femmes alors qu'on a absolument enfin moi viscéralement j'ai besoin des hommes bon ils n'ont peut-être pas ils n'ont peut-être pas besoin de nouveau temps je n'en sais rien mais en tout cas si si
alors moi je pense franchement que les hommes ont plus besoin des femmes que les femmes ont besoin des hommes actuellement dans la jeune génération c'est ce que j'entends
peut-être mais ce n'est pas mon cas parce que j'entends toujours les femmes oui moi je suis indépendante oui moi je vis seule moi ça fait un petit moment que je suis seule et j'avoue que c'est pesant parce que même si je n'ai pas envie de quelqu'un à plein temps 24 heures sur 24 collées à moi j'ai envie de partager des hommes mais avec une personne d'un autre sexe parce que j'ai beau avoir des amis c'est très des amis eux c'est très sympathique c'est très chouette mais bon on ne fait quand même pas la même chose avec elles non non mais
moi je pense qu'en effet quoi qu'on en dise le couple ça a des tas d'avantages à condition évidemment que chacun se respecte mais bien sûr bien sûr mais dans la jeune génération on entend plus de femmes qui veulent se passer d'hommes que d'hommes qui veulent se passer de femmes
et bien bon courage faites un enfant faites des enfants toutes seules etc oui mais je veux bien moi j'ai déjà largement dépassé l'âge je suis grand-mère d'un petit-fils de 7 ans je veux bien ok allez-y les filles puis on en reparle dans quelques années
oui oui bien sûr mais c'est moi je crois que pour l'instant on est dans une nouvelle génération qui est très revendicatrice et pourquoi pas moi je respecte tout à fait on verra ce que ça donne dans une dizaine d'années oui je pense
que votre revendicatrice c'est très égoïste c'est ce qui me choque le plus moi chez les jeunes c'est impressionnant c'est leur plaisir leur plaisir rien ne doit altérer leur plaisir et leur possibilité de loisir donc voilà on fait des enfants mais bon et ouais mais on veut continuer à faire de la trottinette on peut continuer à sortir on veut continuer je sais pas nous on nous avait appris certaines valeurs où c'était important pas de se sacrifier pour ces enfants mais quand même de consacrer du temps et pour le couple c'était pareil à la première aujourd'hui il y en a
vous savez Isabelle c'est simple on est dans une société individualiste complètement c'est tout je suis d'accord avec vous moi encore une fois je suis pour la liberté de l'individu bien sûr et j'ai beaucoup milité suffisamment d'ailleurs pour qu'on puisse pas m'accuser d'autre chose mais en attendant non on peut pas être totalement individualiste il faut aussi que et on le voit enfin on va voir ce qui va se passer sur le plan électoral et politique mais on va on va bien voir qu'on n'est plus du tout dans une société qu'est-ce qui fait qu'on se sent encore unis les uns aux autres aujourd'hui il n'y a pas grand chose
il n'y a même plus la victoire des bœufs puisqu'on n'y a pas eu droit
excusez-moi mais
s'il n'y a que ça
qui encore peut nous rassembler je trouve ça triste
et vous savez qu'on est au temps de néron aujourd'hui c'est du pain et des jeux c'est exactement ça qui fait bouger l'heure
mais moi ce que je comprends pas vous voyez Isabelle depuis 14h j'ai écouté beaucoup de femmes d'hommes il y a même deux hommes on a l'air d'être tous assez d'accord mais pourquoi pourquoi ça pourquoi ça continue à dériver comme ça
alors là c'est une grande question si vous trouvez la réponse je vous offre un merle blanc
moi je veux bien la trouver sans aucune récompense mais sincèrement je ne sais pas je ne comprends pas je ne comprends pas
c'est pareil c'est toujours pareil mais c'est parce qu'on est aussi inondé d'informations qui sont le fait d'un petit groupe minoritaire et la majorité en fait c'est une majorité silencieuse qui ne s'exprime pas heureusement que votre émission nous permet de temps en temps d'ouvrir la bouche et de prendre la parole mais sinon nous les gens normaux entre guillemets
on ne nous écoute pas vous avez raison Isabelle et ça me fait penser à une phrase terrible qui date de l'époque de la montée d'Hitler donc il y avait cette phrase que je trouvais extrêmement juste je ne sais plus qui l'a dite mais c'est pas grave je vous donne cette phrase et j'aimerais que tous ceux qui nous écoutent là à l'instant présent sortent de leurs pantoufles alors je vous la donne la phrase pire que le bruit des bottes le silence des pantoufles oui c'est très vrai et donc je pense qu'il faut il ne faut pas rester à ne rien faire à se dire bon bah tant pis c'est comme ça il faudrait qu'on soit tous un peu capables de de réagir quoi parce que sinon nos enfants nos petits-enfants on leur laisse quelque chose qui n'est pas terrible
c'est ça et j'ai un pendant à votre phrase c'est quelle merveilleuse chose serait la sauce qui est celle des hommes si chacun mettait son bois au feu au lieu de pleurnicher sur des cendres
c'est exactement c'est exactement le même genre de phrase absolument vous avez raison
elle me suit depuis des années parce que c'est vrai que s'il y avait un petit effort collectif de tous les côtés ça serait fantastique
bah oui on n'aurait pas chacun individuellement on n'aurait pas grand chose à faire pour que ça aille mieux mais il faut que chacun le fasse quoi oui
qu'elle ait de papillon
bah oui bon bah écoutez je crois qu'on a un homme là qui veut aussi réagir bonjour on va essayer de lui donner la parole s'il veut bien et puis qu'est-ce que vous avez envie de dire aux jeunes femmes vous Isabelle justement c'est bien un homme
bah oui moi les hommes c'est fantastique après respectons-les mais aussi qu'ils nous respectent au départ et surtout communication communication communication et peu d'égoïsme moins d'égoïsme s'il vous plaît moins d'égoïsme penser aussi un peu à l'autre ça serait bien
oui comme l'avait dit à l'instant Laurent aussi la liberté c'est pas c'est aussi de savoir faire ses choix de choisir ses chaînes mais c'est pas de faire tout et n'importe quoi merci merci beaucoup Isabelle alors est-ce que Steve est là
bonjour Steve oui oui excusez-moi
bah non je vous excusez pas c'est à vous que je donne la possibilité de conclure ah c'est gentil
merci beaucoup merci oui donc le sujet c'était sur les attentes des femmes
des femmes oui et puis on a un peu dévié sur la société l'état dans lequel est la société aujourd'hui
oui je crois que c'est Krishnamurti qui disait si vous êtes en bonne santé dans une société malade oui absolument
j'adore Krishnamurti il avait tout compris il avait dit aussi une chose extraordinaire et vous savez que c'est un peu mon sujet moi la sexualité il avait dit il avait dit que dans le monde occidental la sexualité était si importante parce qu'il n'avait pas il n'y avait pas de capacité de réflexion de ce que c'est réellement l'humain
c'est joli aussi oui oui oui c'est très joli oui oui tout à fait tout à fait oui oui peut-être que juste en lien avec ce que vous proposez peut-être c'est trop lié enfin trop je ne sais pas en tout cas lié sur le désir ou l'idéal ou justement les attentes trop donc du coup on va se peut-être les personnes vont se retrouver dans une sexualité qui doit absolument répondre à toutes leurs attentes sur des choses personnelles que je ne sais pas plutôt que de construire vous voyez ce que je veux dire
bien sûr bien sûr
donc qui demande quand même pas mal de temps donc pour revenir un petit peu au sujet des attentes oui mais je me permets de proposer aussi que les hommes aussi ont des attentes ont des attentes importantes et fortes et profondes en fait mais bien sûr mais bien sûr mais les femmes mais les hommes aussi les hommes aussi donc la question effectivement que je suis en réflexion avec mon épouse nous sommes ensemble depuis 23 ans c'est déjà essayer de comprendre les attentes de l'autre mais aussi est-ce que je peux répondre à toutes tes attentes et pour moi ma réponse est non c'est pas possible c'est pas que je veux pas c'est pas que je l'aime pas mais vous voyez c'est comme un discours par exemple où une personne vous dit en face je suis entièrement d'alors avec toi vous voyez ce que je veux dire
mais très bien je vois que vous avez vous êtes un adulte qui a beaucoup avancé bravo Steve
c'est aujourd'hui moi j'ai tombé à demain
non non mais bien sûr on peut pas répondre à toutes les attentes de l'autre on peut pas remplir tous ses besoins et puis de toute façon on ne pourra donner que ce qu'on a vous savez c'est une phrase je crois que c'est Lacan qui a dit ça quand on aime on donne à l'autre ce dont il n'a pas besoin et on attend ce qu'il ne peut pas nous donner
oui oui oui c'est à dire alors ça demande une posture si vous voulez je vais juste parler par rapport à moi où effectivement dans la vie on peut traverser des moments difficiles qui touchent l'individu je parle pas du mari ni du père de l'individu qui fit dans ce groupe là et du coup il se peut que comme c'était le cas j'étais beaucoup en demande j'attendais beaucoup en fait c'est à dire une attention particulière une présence particulière parce que j'en avais besoin donc je remercie mon épouse et aussi mes enfants parce que ce moment était particulier ils ont fait avec ce qu'ils sont avec l'amour qu'ils ont et ce qu'ils ont pu
sauf que oui mais des enfants ça nourrit bien des besoins de l'adulte puisque ça lui permet de réparer une part d'enfant à travers ses propres enfants bien sûr
oui alors on a essayé c'est toujours pareil on essaie on fait ce qu'on peut avec ce qu'on est mais justement que nos enfants ne répondent pas à tous nos attentes aussi vous voyez là je fais le lien avec certains traumas par exemple que moi j'ai pu traverser enfin qui ont été des traumas vous voyez ce que je veux dire donc pour revenir aussi la relation avec l'autre essayer je dirais de mettre les bons ingrédients justement pour être présent mais pas spécialement avec les mots juste être là c'est à dire je suis attentif à toi est-ce que tu as besoin je vois que tu as besoin d'attention d'attente et que je t'observe et que je suis là voilà et que l'autre c'est même pas qu'elle le ressente c'est qu'elle dise oui c'est un fait mais ça demande du temps tout ça vous voyez
ça demande du temps de la communication mais en tout cas bravo Steve et c'était très bien qu'on conclue avec vous justement parce qu'on sent qu'il y a beaucoup de vous avez grandi voilà peut-être qu'il faudrait que notre société grandisse un peu merci à tous en tout cas je ne sais pas ce qui s'est passé pourquoi Philippe Breno n'est pas là j'espère qu'il ne lui ait rien arrivé je vais évidemment me renseigner tout de suite mais en tout cas je vous tiendrai au courant demain nous allons faire une émission un peu particulière avec quelqu'un que vous ne connaissez pas qui s'appelle Gaël Lacheret et on va parler justement de toutes ces blessures d'enfance tous ces traumas toutes ces enfances maltraitées et comment ces failles ces fragilités ont une influence essentielle sur notre vie affective et sexuelle et si vous avez envie de réagir vous serez évidemment les bienvenus je sais que quoi qu'il en soit on a tous on a tous des blessures d'enfance et déjà arriver à les identifier c'est le premier pas de la guérison notre gagnant du jour c'est Nicolas qui habite dans le Tarn et qui recevra donc ce coffret passage du désir et puis tout de suite vous recevez vous recevez vous retrouvez Alexandre Delevan pour C'est Votre Avenir
Cam4.fr le plus grand site de webcam live réservé aux adultes
14h-16h Brigitte Lay Sud Radio
Sud Radio
Sud Radio vous envoie au soleil