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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 1 décembre 2025 25 min

Florence Blatrix Contat : « Les exigences des socialistes sont claires, la balle est à Lecornu »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Florence Blatrix, merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes sénatrice socialiste de l'IN. On va évidemment longuement revenir sur le budget actuellement en discussion au Sénat.

Mais d'abord on commence par les une de la presse régionale. On en a sélectionné trois. D'abord la une de Nice matin.

Les blouses blanches sonnent l'alerte. C'est inédit. Médecins libéraux, hospitaliers, paramédicaux seront en grève mercredi pour dénoncer un budget de la sécurité sociale qu'il juge dangereux pour l'avenir.

La deuxième une, c'est celle de Wouest France. budget toujours. Faut-il réduire le nombre de fonctionnaires dans le cadre euh du budget, les parlementaires sont appelés à examiner les dépenses de l'État et face à la situation économique, faut-il tailler dans les effectifs de la fonction publique ?

C'est la question à la une du journal. Et puis la dernière une, c'est celle de la dépêche logement. Ce que veulent les Français à 4 mois des municipales, ils placent l'accès au logement au cœur du débat public et ont des attentes nombreuses pour les maires.

De quelle avez-vous envie de nous parler ? Alors, de quelle lune la question du logement et de la santé sont absolument essentielles. Moi, je suis dans un département avec deux métropoles voisines, la métropole lyonnaise, la métropole jeunevoise et la question du logement est absolument cruciale dans mon département.

Le prix du logement ne cesse de flamber. Et lorsqu'on parle de pouvoir d'achat, la question du logement euh est essentielle la part des loyers ou la part des remboursements et des plus en plus importante dans le budget euh des ménages. Et c'est vraiment un sujet dont on s'en dont il faut qu'on s'empare.

Je crois que le logement est à l'arrêt depuis le début du quinquena d'Emmanuel Macron et je crois que ça doit être une des grandes causes relancer le logement et surtout rendre le logement plus accessible. On va évidemment parler du budget. Avant de parler de ce qui se passe en séance ici au Sénat, les socialistes seront à nouveau reçus aujourd'hui par Emmanuel Macron notamment pour parler du budget de la sécurité sociale.

Boris Valot, le patron des députés PS dit "Ça peut mal se terminer. Comment on peut encore éviter que ce soit le cas ?" Je crois que les socialistes, vous l'avez vu depuis septembre, sont à la recherche d'un compromis.

Ça a été dit par Marie-Lise Léon, un pays sans budget à la fin de l'année, ce serait catastrophique. On connaît tous la problématique de la loi spéciale qui reconduit à l'identique, qui oblige à reprendre les débats budgétaires. Les ordonnances ne sont pas une option pour nous parce que c'est l'exclusion du parlement.

Donc il y a chez les socialistes la volonté d'aboutir à un compromis. Et pour faire un compromis, il faut être plusieurs à le vouloir. Et je crois que la balle est dans le camp de Sébastien Lecnu.

Euh il avait annoncé la suspension de la réforme des retraites. La question du gel des prestations euh a été euh évacuée. Il y a aussi encore pour les socialistes la question du doublement des franchises médicales.

C'est quand même pour nous aussi une ligne rouge. vraiment la balle est dans il y a pas seulement la suspension de la réforme de retraite, vous demandez d'autres choses. Bah je la question du doublement des franchises médicales est quand même essentiel.

Ce sont nos concitoyens qui vont en faire les frais et nos concitoyens. Mais est-ce qu'à trop en demandé vous risquez pas de ne pas avoir le vote DLR ? Qui disent finalement les socialistes ils en demandent toujours plus ?

Non, écoutez je je on est là pour protéger nos concitoyens. Si pour nos concitoyens euh certains renoncent à se soigner, renoncent à acheter des médicaments, euh je crois que le compte n'y est pas. On a euh Mais pour tout le monde parce que M Brégion, la porte-parole du gouvernement disait hier, il y a certaines catégories de Français qui peuvent se permettre de payer un peu plus cher leur médic.

Je veux dire, après il y a la question du compromis et de ce qui sera débattu, mais là clairement la balle est dans le camp de Sébastien le Cornu. C'est vraiment à lui de faire les gestes et à sa majorité parce que on voit bien que davantage sur le PLF, sa majorité a été défaillante sur un certain nombre de sujets. Donc c'est son socle commun qui est devenu une plateforme de stabilité qui n'a plus grand-chose d'un socle ni de stabilité.

Et je crois que vraiment c'est à lui dans sa majorité et euh avec son ancien socle de commun de faire revenir les gens à la raison pour trouver un compromis. Est-ce que vous accepteriez qu'il utilise finalement le 493 ? Parce qu'hier en en lisant Boris Valot dans le Parisien, on a l'impression qu'il ferme pas complètement la porte.

Moi je crois que le sujet c'est pas le 493, c'est le fond des mesures. Olivier, il y a quand même un sujet autour du 493. Il y a quand même un sujet.

Olivier Fort avait en effet indiqué comme condition que le 493 ne soit pas utilisé. Il faut quand même dire que non, il faut quand même dire que les dernières années, le 493 avait été utilisé très tôt, que les débats budgétaires n'avaient pas pu se tenir. Cette année, on a vu quand même qu'il y a eu des débats budgétaires, qu'il y a eu sur certains sujets des compromis.

On n pas complètement abouti sur le budget. Donc avoir euh fait tous les débats budgétaires 1493 à l'Assemblée, on a vu que ça a pu être utile. Maintenant, c'est la responsabilité du Premier ministre.

C'est pas du tout la nôtre. Et on va parler de ce qui se passe euh au Sénat dans l'hémicycle. Vous avez continué à débattre ce weekend euh du budget.

La droite sénatoriale continue d'y imprimer sa marque. On va voir ça avec Alexandre. Le Sénat d'abord qui a débattu de la hausse de l'impôt sur le revenu prévu par le gouvernement.

Mais oui, on le rappelle, chaque année traditionnellement l'impôt sur le revenu est recalculé en fonction de la hausse des prix du niveau de l'inflation. C'est une manière d'amortir ce choc de l'inflation pour les Français. C'est ce qu'on appelle l'indexation.

Mais cette année, pour faire des économies, le gouvernement a décidé d'annuler cette indexation de l'impôt sur le revenu. Alors, cela signifie un effort financier pour les Français. La majorité de droite sénatoriale a voté cette mesure d'effort, mais en excluant les plus modestes situés dans la première tranche de l'impôt sur le revenu.

Et pour éviter que 200000 foyers modestes ne se retrouvent à payer l'impôt sur le revenu. Tou toujours sur cet impôt sur le revenu, on le rappelle, les retraités ont un abattement fiscal de 10 %, c'est-à-dire qu'ils peuvent réduire de 10 % le montant de leur revenus imposable. Le gouvernement, là encore pour faire des économies voulait supprimer cet abattement de 10 % et le remplacer par un abattement de 2000 € pour tous les retraités.

La majorité de droite du Sénat a maintenu l'abattement de 10 % actuel mais avec un montant maximal de 3000 €. Là encore pour centrer l'effort sur les retraités les plus aisés. Florence Brix Gonta. ces mesures votées par la droite sénatoriale sur l'impôt sur le revenu qui permettent de d'épargner les Français modestes, peut-être de centrer les forces sur les Français plus riches, elles vont dans le bon sens.

Alors euh déjà rappeler qu'il y a quand même une différence d'appréciation entre les Républicains à l'Assemblée. Je crois que Laurent Vier avait proposé le dégel total et au Sénat sur la première tranche. Alors évidemment, on peut se satisfaire que la première tranche soit épargnée.

Nous, on avait souhaité un dégel un peu plus important, c'est-à-dire sur la 2e et la 3e tranche. Euh là, en effet, 200000 ménages ne rentreront pas dans l'impôt sur le revenu, mais pour les classes moyennes, ça aura des conséquences. Ils payeront davantage euh d'impôts sur les revenus.

Et en revanche, Alexandre, la droite sénaturelle, elle a pas souhaité augmenter les impôts des ultra riches. Oui, la gauche a proposé une nouvelle fois la taxe Zucman, un impôt planché de 2 % euh sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros. Ça n'a pas été voté par la majorité de droite du Sénat.

Les socialistes proposaient également euh dans ce débat un prêt obligatoire des 20000 Français les plus riches, un prêt à l'État pour renflouer les CA public à hauteur de 6 milliards d'euros dans les années à venir. Ce prêt forcé, il a été très critiqué avant les débats par le gouvernement, par la droite sénatoriale et donc du coup les socialistes ont retiré cet amendement avant même qu'il soit discuté. Alors, il y a eu dans ces débats budgétaires ce weekend au Sénat beaucoup de propositions de réforme de la fiscalité des ultra des ultra riches, beaucoup de nouveaux impôts euh sur la fortune, des amendements venants de la gauche, mais également de certains sénateurs du centre et de la droite.

Et donc du coup, il y a eu un débat au sein de la droite sénatoriale sur ces nouveaux impôts sur la fortune. Écoutez, le sénateur des indépendants Emmanuel Capu qui était assez énervé des propositions de ses collègues. Vous êtes passé le mot en fait.

Baros, Czic, Savol Dai, Monggolfier, Vermaillet, Gérardin, Blatrix De Marco. Autant de propositions d'un pot nouveau. C'est une compétition.

Il y a C'est quoi ? Il y a il y a un concours fallait nous fallait nous prévenir. Nous, on n'est pas au courant, on nous a pas dit faut dire les règles du jeu.

Le but c'est de créer l'impôt le plus stupide aujourd'hui. Alors la gauche, elle est elle est dans son jeu, c'est normal. Ils sont perturbés parce qu' il y a plus d'F.

Mais les collègues là, on fait quoi là ? On va pas recréer l'ISF, les amis. Enfin, on a des électeurs sont tellement dire vous vous enfin vous Ça sert à quoi de voter pour des sénateurs de droite si c'est pour avoir l'ISF qui revient les amis ?

Voilà, un débat animé au sein de la loin. Il y a il y a de l'ambiance le samedi soir au Sénat en ce moment. Alors au final sur cette fiscalité des plus fortunés, bien la majorité de droite du Sénat s'est contentée de réformer l'impôt sur la fortune immobilière actuelle pour exclure de cet impôt les biens immobiliers qui sont mis actuellement sur le marché locatif.

C'est une mesure en faveur du logement et pour introduire dans l'assiette de cet impôt les cryptonnaies certains biens de luxe comme les yaches et puis des placements financiers comme le livrea. Florence Blatrix Conta, on a l'impression qu'il y a pas de compromis possible sur cette fiscalité des ultra riches entre la gauche et la droite. Non, évidemment, vous le voyez avec euh l'intervention de monsieur Capu qui est un peu caricaturale parce que euh on ne parle pas qu'à nos électeur aujourd'hui.

Il faut un budget pour la France et pour tous les Français et dans l'intérêt général euh de notre pays. Mais ce que je j'observe et j'ai une calculette depuis le début du PLF, la majorité sénatoriale a renoncé à plus de 6 milliards 6,5 milliards de recettes sans parler d'impôts nouveaux. Euh prenons par exemple euh la taxe sur les holdings, elle a été complètement qui était une taxe visant à euh contourner l'optimisation fiscale de ceux qui cantonnent le revenu dans les holdings et qui finalement ne payent jamais d'impôts.

Ils l'ont elle était euh évaluée par le gouvernement à 900 millions. Ils ont vidé, elle est évaluée aujourd'hui à 100 millions. Donc mo- 800 millions sur l'attaque sur les holdings.

évoquer l'impôt sur la fortune immobilière qui a été transformée. Améline Mchalin a évalué cette transformation à un manque à gagner de 600 millions. Donc le Sénat s'est privé de 600 millions de recettes.

La sur taxe ISIS qui n'est pas votée, je vous dis la facture c'est moins - 6,5 milliards aujourd'hui de recettes. On va parler puisque de la fiscalité des entreprises puisque la majorité de droite du Sénat a profondément modifié Alexandre la majorité des la fiscalité pardon des entreprises prévues dans ce budget. Effectivement, le gouvernement prévoyait prévoyait une hausse d'impôts sur les sociétés euh pour les grandes entreprises qui ont fait des pardon qui ont fait des bénéfices.

Une surtaxe à hauteur de 4 milliards d'euros mais qui a été supprimée par la droite sénatoriale. On écoute les arguments de la droite. La stabilité fiscale est l'un des premiers sujets de préoccupation des chefets d'entreprise.

Tous les entrepreneurs que j'ai rencontré me disent la même chose lors de mes des auditions. Il est quelque part incompréhensible que le gouvernement choisisse cette facilité de taxer les entreprises plutôt que de réduire les dépenses. Florence Florence Blatrix Conta, est-ce qu'on va aggraver l'incertitude économique actuelle avec de nouvelles surtaxes exceptionnelles sur les grandes entreprises ?

Alors, c'est un c'est une surtaxe sur l'impôt sur les bénéfices, c'est-à-dire quand les entreprises font déjà des bénéfices. Et il faut bien avoir en tête que ces dernières années, les dividendes ont explosé et notamment de la part des grandes entreprises. Donc qu'on demande une année supplémentaire aux entreprises de contribuer davantage.

Je pense que ça ne pénalisera pas la compétitivité. La droite sénatoriale dit qu'il ne faut pas toucher aux impôts sur la production. On les a encore baissé avec la CBA, mais il ne faut pas non plus toucher à l'impôt sur les sociétés des très grandes entreprises qui distribuent beaucoup de dividendes.

Donc là, il y a manifestement, on va se dire les choses quand même, une droite revancharte qui est sortie du gouvernement par la petite porte et qui règle des comptes au Sénat sur ce budget. Je pense que la surtaxe IS est indispensable et d'ailleurs elle avait été votée à l'Assemblée nationale à 6 milliards. Mais est-ce que cette droite avait empêché tout compromis sur le budget ?

Parce que Philippe Juvain le rapporteur général du budget à l'Assemblée, il disait hier qu'un compromis était possible sur le budget de l'État en commission mixe paritaire. C'est ça vous paraît possible ? Bah je crois qu'il faut que la droite sénatoriale, puisqueon voit bien la différence entre la droite à l'Assemblée nationale et au Sénat, que la droite sénatoriale soit vraiment responsable.

Elle nous parle tout le temps de responsabilité. Non, là elle est pas abaissée dans enfin dans le contexte que nous connaissons. On sait qu'on doit trouver 120 milliards sur 5 ans pour stabiliser la dette.

On sait que les impôts ont été baissés de 60 milliards par an depuis 7 ans, ce qui a contribué à cette situation. À baisser les recettes comme ils l'ont fait déjà de 6,5 milliards, c'est irresponsable. C'est même une provocation.

On va aller voir l'actualité dans votre région maintenant avec nos nos partenaires de la presse régionale. On va à Lyon. On retrouve Colin Côte.

Bonjour Colin. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes journaliste à Radio Scoup Colin.

Avec vous on va évoquer un dossier industriel au cœur de l'actualité pour le département de l'in et particulièrement pour la commune d'Anglopfort. Tout à fait Orian. Les 150 salariés de Féoglobe à Anglopfor sont au chômage partiel depuis le début du mois d'octobre.

Alors, Feroglobe, c'est une société qui fabrique des ferro alliages, notamment du silicium. C'est une matière indispensable dans la fabrication des panneaux photovoltaïques et dans la fabrication aussi des batteries de voitures électriques notamment. Euh sauf qu'évidemment la concurrence est rude, les producteurs asiatiques cassent les prix et la demande est en Europe en baisse.

Alors Feroglobe a annoncé la suspension euh début pour euh la suspension de ces trois sites, c'est la production de ces trois sites en France pour 3 mois à Anglor dans l'un et également donc en Savoie et en IER. européenne a annoncé il y a 15 jours tout juste qu'elle allait imposer des mesures visant à limiter ces importations de ferro alliage. Alors pour suffisant pour faire face à la pression des marchés notamment venu d'Asie.

Et Colin, vous avez une question ? Oui, tout à fait. Voilà, l'Union européenne a annoncé qu'elle allait imposer des mesures visant à limiter l'importation des ferraux alliages.

Alors, est-ce à votre avis, madame Blatrix pour autant suffisant pour faire face à la pression des marchés notamment venus d'Asie ? Ben non, justement, malheureusement ce n'est pas suffisant euh parce que en fait les feroglobes a des usines à trois usines en Auverne Ronalpe dans l'un sa euh Savoie Eisser qui fabrique du silicium. Ils ont euh des d'autres usines d' d'unquer que l'ODIN et le silicium n'est pas à faire au alliage donc il n'entre pas dans la clause de sauvegarde européenne qui a été adoptée le 18 novembre.

Donc il faut pour euh euh ces trois sites trouver une autre solution. Donc est-ce que c'est demander une clause de sauvegarde sur le silicium ou des droits antiumping ? Parce que vous l'avez très bien dit, euh on a des importations chinoises qui viennent à pricer.

On a les États-Unis qui se sont refermés avec des droits de doit de douanes très élevés. Donc il faut trouver une mesure et c'est pour cela que mercredi dernier, nous avons été conviés à l'initiative d'Émilie Bonard, député de Savoie qui est euh convié auprès de euh Sébastien Martin, le ministre de l'industrie, de la direction de Ferroglobe, des syndicats et des parlementaires des trois départements concernés pour évoquer justement les pistes pour trouver une solution pour la filière silicium parce qu'il faut savoir que c'est une question de souverain hein. En Europe, il n'y a que la France justement C3 cist et un peu l'Espagne qui fabrique du silicium.

Le silicium entre dans les semiconducteurs, est utilisé dans l'automobile, est utilisé pour les batteries. Mais qu'est-ce qui vous a dit le ministre ? Vous êtes optimiste après cette réunion ?

On est optimiste. On je crois qu'on va être tous derrière le gouvernement pour trouver une solution. peut-être close antiumping, les solutions sont à l'étude mais il y a vraiment une volonté d'avancer et je crois que transptisan transptisane là pour le coup il y avait des parlementaires, députés, sénateurs de tout bord et on travaillera tous ensemble pour interpeller l'Union européenne pour qu'une solution soit trouvée en début d'année pour protéger cette filière.

C'est une question vraiment d'emploi parce que ces 400 emplois sur euh ces trois départements et c'est une question de souveraineté pour notre pays. Merci Colin. Merci beaucoup Colin Côte d'avoir été avec nous journaliste à Radio Scoup.

Merci Colin. On va poursuivre l'actualité dans nos régions. Florence Blatrix Conta.

On va parler de l'eau potable et c'est d'ailleurs ce matin à la une de la presse régionale la une de Corse Matinl du robinet qui fait l'objet de contrôle étroit titre le journal. C'est un sujet sur lequel vous avez travaillé. Vous vous avez rédigé une proposition de loi sur la protection des ressources en eau potable et il y a plusieurs communes qui connaissent des difficulté notamment avec leur eau du robinet.

C'est le cas dans le pas de calé où on va se rendre. Bonjour Muriel Roussell, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire de Monchi au bois dans le Pas de Calé.

Juste expliquez-nous qu'est-ce qui se passe avec l'eau de votre commune. Allô ? Oui, bonjour madame.

Bah, nous avons été avertis que l'eau n'était pas potable. que c'était samedi dernier et à ce jour nous ne savons toujours pas d'où vient le problème. Alors, nous avons distribuer des packs d'eau aux habitants par deux fois en recommandant bien sûr surtout de ne pas boire l'eau, de ne pas se laver les dents avec, de ne pas cuisiner avec.

Comment ça se traduit jusqu'à ce qu'elle a l'eau exactement ? Bah, on ne sait pas puisque les analyses de l'ARS sont revenues par deux fois. Euh on bah après je on peut je ne sais pas interpréter toutes les toutes les analyses bien sûr.

Après on a accusé une usine vous savez théos suère enfin tout ça mais c'est sûr et certain que ça ne vient pas de là non plus. Donc nous faisons bah des toute façon il y a encore des analyses en cours. Il y a la police de l'eau qui est intervenue, enfin on fait tout ce qu'il y a à faire mais à ce jour bon l'eau est potable he est redevenue potable.

On est passé par un bia un autre biais quoi. Mais comment dire on cherche encore la cause. Ouais restez avec nous madame la mère.

Florence Batrix, c'est on voit les les problèmes, c'est c'est pas la seule commune, hein. Dans ce cas, dans plusieurs communes, effectivement, il y a des problèmes avec l'eau du robinet. Là, on connaît pas la cause, mais il peut y avoir des problèmes liés au piface.

C'est c'est le cas notamment dans certaines communes. Comment on explique cette multiplication et et comment on fait ? Est-ce qu'aujourd'hui l'eau potable de plus en plus contrôlée peut aussi devenir de plus en plus un problème lié à la pollution ?

Alors, il y a deux types de problèmes. Il y a des problèmes de quantitatifs à cause du réchauffement climatique. Il faut euh pas le nier.

Et il y a des problèmes qualitatifs. Euh depuis les années 80, on a fermé 14000 points de captage. C'est-à-dire l'endroit où on prélève l'eau, il en reste 33000 mais vous voyez, on enferme 100 par an.

Donc on a vraiment un problème là aussi de conserver nos captages et pour les conserver il faut les les protéger des pollutions, les protéger les pollutions industrielles, donc imposer des des normes aux industrielles, mais aussi les protéger des pollutions agricoles, nitrates, pesticides, savoir que certains pesticides contiennent des pifaces également. Donc c'était euh l'objet de ma proposition de loi. Il y a eu une directive, la directive de 2020 sur la qualité de l'eau qui a été transposée par ordonnance et euh le gouvernement n'a toujours pas euh pris l'arrêté sur les points de captage 10 sensibles, il serait environ 7700 qui présentent des problèmes de qualité de l'eau et je crois qu'il y a pas de volonté d'avancer pour imposer vraiment une protection des captages. le gouvernement et plutôt sur la base du volontariat de plan d'action sur la base de volontariat.

Ça ne suffit pas. Euh j'ai déposé cette proposition de loi pour protéger le périmètre des captages, donc protéger la source où on prélève l'eau, que ce soit une nappe fréatique, que ce soit une rivière, mais ça va être vraiment indispensable. Il y a une proposition de loi transpartisane qui est dans les tuyaux.

On y travaille avec des députés pour revenir sur cette protection de notre captage d'eau. Bien entendu, pas contre l'agriculture mais avec l'agriculture avec un accompagnement pour un un accompagnement technique financier pour qu'ils puissent adapter leurs pratiques dans les zones dans les périmètres des captage pour protéger notre qualité de l'eau. Muriel Rousell, c'est compliqué à gérer pour euh pour un maire euh quand il arrive un tel problème sur sa commune, un problème avec l'eau l'eau potable, l'eau du robinet.

Ah moi ça a été un sacré problème pour tout pour les six communes, enfin les maires des six communes concernées forcément. Euh on a eu beaucoup beaucoup de questions mais auxquelles on ne pouvait pas répondre puisqu'on ne sait pas et je vous dis à l'heure actuelle, on sait toujours pas de quoi ça provient. Alors, on peut, je vous dis, on peut on peut incriminer une usine, enfin pas une on peut incriminer les agriculteur mais enfin on ne sait pas, on peut pas je à l'heure actuelle, je ne peux pas vous dire.

Bon, on suivra, on espère, vous nous avez dit hein, ça vous avez un peu contourné le problème, c'est rétabli mais on espère que vous vous trouverez la cause de tout ça. Merci beaucoup Muriel Roussell, merci d'avoir été avec nous. Maire de Monchi au bois, c'est dans le Pas de Calais.

Mais on va terminer en parlant politique municipale dans l'un et notamment à Bourambress Florence Blatrix Conta ville socialiste depuis 2008 c'est Jean-François Debire. En face à lui il aura une liste d'union des droites menée par un candidat reconquête avec sur sa liste des élus notamment des Républicains ou de Nouvelle énergie le parti de David Listard. Qu'est-ce que vous en dites ?

Écoutez, je suis sidéré que une ville de mon département soit finalement le premier laboratoire de l'Union des droites et vraiment sidéré par l'attitude finalement DLR puisque on a sur cette liste une tête de liste en effet qui est reconquête, qui est dans les instances nationales reconquête mais aussi sur cette liste un vice-président LR du département et c'est le silence absolu. pas d'exclusion, pas de sanction qui ne dit mot qu'on sent. Donc la droite départementale ne dit rien au niveau national que fait Bruno Retaillot pour l'instant le silence est assourdissant.

Autre sujet d'actualité, un petit mot sur ce qui s'est passé ce weekend. Jordan Bardella qui a été agressé lors d'une séance de dédicace dans le Tar Négaron. Est-ce que vous condamnez cette agression ?

Bah toute agression de de doit être condamnée, bien entendu. Ça pose la la question de la protection des élus. Ça pose la question de la protection des élus.

D'ailleurs, ça a été euh un euh des débats dans euh l'hémicycle lorsque euh on a adopté euh la loi sur le statut de l'élu. Je crois qu'aujourd'hui, il y a de plus en plus d'élus, y compris d'élus locaux. Moi, je le vois quand je rencontre les maires de mon département euh qui euh ont parfois des menaces, parfois des comportements agressifs de concitoyens et vraiment je crois qu'il faut que l'on soit ferme sur ces sujets.

Merci Florence B. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. On suivra évidemment l'examen du budget qui se poursuit au Sénat encore toute la semaine 15 décembre. [musique]