Guerre en Ukraine, ralliement de Marion Maréchal à Eric Zemmour... Le 8h30 franceinfo de Geoffroy Didier
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez manifesté, vous, hier, en soutien du peuple ukrainien ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut craindre aujourd'hui que la menace nucléaire se précise ?
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Ça veut dire que vous, Valérie Pécresse, vous-même, pensez qu'Emmanuel Macron est disqualifié ?
- 2:55RelanceRéponse directe
Ce qui ne produit pas d'effet non plus, semble-t-il, c'est les sanctions. Est-ce que c'est la bonne méthode ?
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Quelle part de réfugiés ukrainiens la France doit-elle accueillir ?
- 5:21RelanceÉludée
Quand vous dites un certain nombre, c'est quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« les Républicains et Valérie Pécresse y étaient bien représentés, notamment par Agnès Évren, conseillère de Paris, et l'une de mes collègues au Parlement européen. »
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« Je crois qu'il faut d'abord tout faire pour obtenir un cessez-le-feu. »
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« cette diplomatie ne peut pas être naïve, et nous avons été malheureusement trop souvent habitués à une diplomatie naïve avec Emmanuel Macron, comme par exemple sur les sous-marins en Australie, comme par exemple au Mali, ou lorsque nous avons perdu des marchés de rafale en Italie, en Pays-Bas ou en Belgique. »
- 1:30Invité politiqueFait
« j'observe que cette diplomatie, pour l'instant, ne produit pas d'effet. »
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« Emmanuel Macron représente les institutions de la République aujourd'hui, et qu'il y préside pour quelques semaines encore le Conseil de l'Union Européenne. »
- 3:14Invité politiqueFait
« Oui, je le crois. Je crois que nous n'avons pas le choix, et sans doute faudra-t-il les renforcer. »
- 3:24Invité politiqueFait
« il y a une urgence, et elle est humanitaire. Et je suis très heureux que les chefs d'État européens aient décidé d'un plan humanitaire exceptionnel, parce que nous allons avoir des centaines de milliers de femmes, d'enfants et de personnes âgées issues d'Ukraine qui arrivent via la Pologne, et qui vont devoir s'installer pour quelques mois, voire quelques années, au sein de l'Union Européenne. »
- 3:58Invité politiqueFait
« Écoeuré de voir que l'un des candidats à l'élection présidentielle, Éric Zemmour, refuse catégoriquement le principe même d'accueillir ne serait-ce qu'une seule personne issue d'Ukraine. »
- 7:04Invité politiqueFait
« Bien sûr que ce serait sans doute un point de non-retour. »
- 7:11Invité politiqueFait
« Heureusement que la France est restée dans le commandement intégré de l'OTAN et je souhaite qu'elle le reste. »
- 7:16Invité politiqueFait
« Je n'étais pas d'accord avec le président sortant lorsqu'il estimait que l'OTAN était en état de mort cérébrale. Je pense que c'est une faute politique. Emmanuel Macron. »
- 10:42Invité politiqueFait
« La démocratie, elle ne se court-circuit pas. »
- 10:49Invité politiqueFait
« Il va bien falloir mettre un terme à la Bérésina migratoire où 9 clandestins sur 10 aujourd'hui dans notre pays ne sont pas reconduits dans leur pays d'origine. »
- 10:57Invité politiqueChiffre
« Il va bien falloir que nous proposions des solutions face à une dette record qui est de 115% du PIB, face à un déficit record, face à un déficit commercial record. »
- 22:12Invité politiqueFait
« Marine Le Pen et Éric Zemmour sont selon moi disqualifiés de cette élection présidentielle du fait de leur compromission avec Vladimir Poutine. »
Temps de parole
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Bienvenue dans le 8.30 du dimanche avec Jean-Jérôme Bertolus, bonjour. Bonjour. Chef du service politique de France Info, notre invité ce matin, Geoffroy Didier, bonjour à vous. Bonjour. Eurodéputé LR, directeur de la communication de Valérie Pécresse. On va bien sûr en venir à cette campagne présidentielle, mais d'abord la guerre en Ukraine. Est-ce que vous avez manifesté, vous, hier, en soutien du peuple ukrainien, comme ça a été le cas un peu partout en France ?
Alors je n'y étais pas moi-même, puisque j'avais des réunions, mais les Républicains et Valérie Pécresse y étaient bien représentés, notamment par Agnès Évren, conseillère de Paris, et l'une de mes collègues au Parlement européen.
Jeudi, le président de la République, Emmanuel Macron, s'est entretenu avec Vladimir Poutine pendant une heure et demie, et à l'issue de cet entretien, il a indiqué que le pire était à venir. Qu'est-ce qu'il faut craindre aujourd'hui que la menace nucléaire se précise, que les Russes prennent toute l'Ukraine, que le conflit déborde au-delà de l'Ukraine ?
Face à un tel péril, comment peut-on réagir ? Je crois qu'il faut d'abord tout faire pour obtenir un cessez-le-feu. Et donc je n'en veux pas à Emmanuel Macron de tenter la diplomatie et de continuer à échanger avec Vladimir Poutine. En revanche, cette diplomatie ne peut pas être naïve, et nous avons été malheureusement trop souvent habitués à une diplomatie naïve avec Emmanuel Macron, comme par exemple sur les sous-marins en Australie, comme par exemple au Mali, ou lorsque nous avons perdu des marchés de rafale en Italie, en Pays-Bas ou en Belgique. Donc la diplomatie, oui, mais une diplomatie offensive et surtout pas naïve.
Et lorsque j'entends Emmanuel Macron nous dire que le pire est à venir après avoir échangé plusieurs heures avec Vladimir Poutine, j'observe que cette diplomatie, pour l'instant, ne produit pas d'effet.
Quand effectivement Valéry Pécresse souhaite nommer Nicolas Sarkozy comme médiateur pour la paix, ça veut dire que vous, Valéry Pécresse, vous-même, Geoffroy Didier, vous pensez qu'Emmanuel Macron est disqualifié ?
Je ne me permettrais pas d'utiliser un tel terme, puisqu'Emmanuel Macron représente les institutions de la République aujourd'hui, et qu'il y préside pour quelques semaines encore le Conseil de l'Union Européenne. Donc j'ai dit qu'il fallait continuer la diplomatie, mais ce que je pense, parallèlement, c'est qu'une personnalité tiers, qui pourrait être Nicolas Sarkozy du fait de son expérience internationale, ou qui pourrait être l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel, une tierce personne pourrait peut-être avoir un impact, puisqu'elle ne serait pas partie à l'affaire, mais au-dessus des contingences ou des hostilités.
Aujourd'hui, il y a l'Union Européenne d'un côté, dont la France, il y a la Russie, il y a certes des dialogues, mais qui ne produisent pas d'effet. Lorsque la diplomatie ne produit pas d'effet, il faut tenter de débloquer la situation, et faire venir une tierce personne pourrait peut-être contribuer à y parvenir.
Ce qui ne produit pas d'effet non plus, semble-t-il, c'est les sanctions. Quatre paquets de sanctions, sanctions massives, dit-on, et finalement qui devraient renchérir le coût de la guerre pour la Russie en Ukraine. La Russie continue à avancer en Ukraine. Alors finalement, est-ce que c'est la bonne méthode, ces sanctions ?
Oui, je le crois. Je crois que nous n'avons pas le choix, et sans doute faudra-t-il les renforcer. Mais ce que je voudrais vous dire, c'est qu'indépendamment et au-delà des sanctions, il y a une urgence, et elle est humanitaire. Et je suis très heureux que les chefs d'État européens aient décidé d'un plan humanitaire exceptionnel, parce que nous allons avoir des centaines de milliers de femmes, d'enfants et de personnes âgées issues d'Ukraine qui arrivent via la Pologne, et qui vont devoir s'installer pour quelques mois, voire quelques années, au sein de l'Union Européenne. Et la France devra y prendre sa part, car c'est la tradition d'accueil des réfugiés qui fait l'honneur de notre pays.
Et là-dessus, permettez-moi de vous dire que je suis écoeuré. Écoeuré de voir que l'un des candidats à l'élection présidentielle, Éric Zemmour, refuse catégoriquement le principe même d'accueillir ne serait-ce qu'une seule personne issue d'Ukraine. Lorsqu'on veut présider la France, lorsqu'on veut incarner le peuple français, il faut de l'humanité avant tout. Il en est manifestement dénué lorsqu'il s'exprime ainsi, accueillons les réfugiés, en tout cas prenons-y notre part. C'est, j'estime, un geste d'humanité, de solidarité, et même de responsabilité qui nous revient.
Alors justement, quelle part ? Puisque le haut commissariat aux réfugiés de l'ONU dit déjà qu'il y a plus d'un million quatre cent mille Ukrainiens qui ont fui le pays, parce qu'il y a beaucoup de déplacements aussi à l'intérieur du pays. Jusqu'à quel point la solidarité en France ? Combien de réfugiés ukrainiens peut-on, doit-on accueillir d'après vous ?
Nous le savons, beaucoup vont vouloir rester en Pologne, beaucoup vont vouloir repartir en Ukraine dès que ce sera possible, d'autres veulent même aller en Ukraine pour pouvoir combattre, mais certains vont devoir s'installer dans d'autres pays de l'Union Européenne. Et encore une fois, c'est notre responsabilité que de pouvoir en accueillir un certain nombre. Tout cela doit être décidé à l'échelle européenne. Et encore une fois, heureusement que nous avons l'Europe qui a pu réagir très vite et décider de ce plan humanitaire tout à fait exceptionnel.
Mais soyons clair, pour aller au bout de la question de Jules Dequise, quand vous dites un certain nombre, c'est quoi ? Effectivement, l'ONU prévoit de 5 à 7 millions d'Ukrainiens déplacés dans les prochaines semaines. Est-ce que vous, Geoffroy Didier, qui êtes l'un des plus proches collaborateurs de Valais et Pécresse, vous dites, oui, la France doit pouvoir accueillir plusieurs centaines de milliers d'Ukrainiens ?
Mais je ne me permettrais pas de vous donner un nombre ce matin.
Parce que ce serait presque... Dites-nous où est-ce qu'on est, votre générosité ?
Mais, écoutez, la générosité, c'est un principe. Ça ne se mesure pas en nombre de personnes. Pardon, je ne comprends pas votre question. Ma réponse, c'est celle qui dit clairement que la tradition française, c'est de pouvoir accueillir des réfugiés politiques qui sont en danger de mort dans leur pays et qui fuient leur pays, les bombardements. Oui, nous devons y prendre notre part. Notre part est une part seulement, puisque nous ne pouvons pas accueillir tout le monde. Mais c'est notre responsabilité. Et encore une fois, je déplore qu'Éric Zemmour se comporte ainsi. J'estime que c'est écœurant.
Vous avez parlé de la réponse européenne que vous saluez en tant que député européen, les 27 qui se mettent d'accord sur le statut, notamment temporaire pour l'accueil des réfugiés ukrainiens. Vous avez parlé aussi du rôle des sanctions, mais pour l'instant, ça n'arrête pas Vladimir Poutine. On n'a pas parlé de l'OTAN. Florence Parly est en Roumanie aujourd'hui. Elle part à la rencontre des 500 militaires français déployés près de la frontière ukrainienne. Elle dit qu'elle veut dissuader la Russie avec ses forces de l'OTAN aux frontières de l'Ukraine, d'aller plus loin. Ce serait ça le pire que Vladimir Poutine s'en prenne à des pays membres de l'Alliance Atlantique ?
Bien sûr que ce serait sans doute un point de non-retour. Heureusement que la France est restée dans le commandement intégré de l'OTAN et je souhaite qu'elle le reste. Je n'étais pas d'accord avec le président sortant lorsqu'il estimait que l'OTAN était en état de mort cérébrale. Je pense que c'est une faute politique. Emmanuel Macron. Il s'agit sans doute du président sortant Emmanuel Macron. J'observe que d'autres candidats à la présidentielle, Éric Zemmour, pardon, de reparler de lui, souhaitent sortir du commandement intégré de l'OTAN. Ça aussi c'est une erreur stratégique. Et puis au fond, au-delà de l'OTAN, je vois bien que l'Europe est condamnée à être puissante.
L'Europe est condamnée à écrire une nouvelle histoire, celle de son indépendance militaire et celle de son indépendance stratégique. C'est tout le défi des années à venir.
Ces questions de diplomatie et la guerre en Ukraine, c'est évidemment un des thèmes centraux de la campagne présidentielle qui est en cours. Un mois avant l'élection, on va en parler bien sûr juste après. Le fil info, 8h41, Louise Buyens. L'armée russe intensifie ses attaques dans plusieurs villes ukrainiennes, principalement autour de la capitale Kiev, au sud du pays, à Mariupol. La situation est catastrophique. Il y a des milliers de blessés et les forces russes empêchent l'arrivée d'aliments et de médicaments selon les autorités.
Les tensions, loin de se calmer sur le terrain, ni dans les propos de Vladimir Poutine, le président russe affirme que les sanctions internationales imposées à son pays s'apparentent à une déclaration de guerre. Lui était resté silencieux depuis le début du conflit. Le président israélien Naftali Bennett a rencontré hier Vladimir Poutine avant de téléphoner au président ukrainien. Il propose de servir de médiateur entre les deux pays. La primaire populaire décide de soutenir Jean-Luc Mélenchon trois jours après l'abandon de Christiane Taubira, faute de parrainage. Les organisateurs estiment que le candidat insoumis peut rassembler la gauche et les écologistes.
Jean-Luc Mélenchon qui avait refusé de participer et de reconnaître le résultat du scrutin. Nouvelle médaille française au deuxième jour des Jeux paralympiques de Pékin. Elle est en argent et elle est signée Marie Bauchet dans l'épreuve de Super G.
France Info
Geoffroy Didier, eurodéputé LR, directeur de la communication de Valérie Pécresse et notre invité ce matin sur France Info. Vous demandez à ce que la campagne présidentielle ne soit pas non plus escamotée par ce sujet majeur qu'est la guerre en Ukraine, qu'Emmanuel Macron accepte de descendre dans l'arène plus encore, de débattre avec ses adversaires. Mais ça, visiblement, ce n'est pas la ligne que va adopter la majorité à en croire ce que nous disait hier le ministre du Budget, Olivier Dussopt, à votre place.
Le plus important, c'est le débat avec les Français. Et quand j'entends les oppositions dire qu'il n'y a pas de débat, pourtant ils ne se privent pas de les renter et surtout de faire preuve de la plus grande mauvaise foi et souvent de la plus grande outrance dans les propos. J'ai encore en tête les propos qui ont été prononcés hier au sujet du président de la République.
Olivier Dussopt qui faisait référence à une attaque de Laurent Vacquier qui avait qualifié Emmanuel Macron de dictateur avant de se rétracter. Parce que dans le contexte actuel, ce n'était pas approprié. C'est ce qu'il a dit. Mais la question centrale, c'est celle des débats. Stanislas Guérini, le patron de La République En Marche, lui disait que ça pourrait être même un jeu de baltrapes avec tous les candidats qui s'en prennent à Emmanuel Macron dans un débat stérile. Qu'est-ce que vous pensez de cela ? Il faut qu'il débattre avec ses adversaires coûte que coûte, Emmanuel Macron ?
Entendons-nous bien. La crise ukrainienne, elle n'efface pas les problèmes de la France. Elle s'y ajoute. Donc, je ne comprends même pas le principe selon lequel une crise internationale empêcherait un candidat à l'élection présidentielle de venir confronter son projet, sa vision à ceux des autres. La démocratie, elle ne se court-circuit pas. Il n'existe pas en démocratie de renouvellement automatique. Il va bien falloir les régler, ces problèmes. Il va bien falloir mettre un terme à la Bérésina migratoire où 9 clandestins sur 10 aujourd'hui dans notre pays ne sont pas reconduits dans leur pays d'origine.
Il va bien falloir qu'on trouve des solutions face à cette délinquance qui augmente de près de 20% en seulement 5 ans. Il va bien falloir que nous proposions des solutions face à une dette record qui est de 115% du PIB, face à un déficit record, face à un déficit commercial record, M. Bertolus. Donc, oui, les Français méritent un débat sain, respectueux, mais offensif. Nous sommes une opposition républicaine digne parce que moi, je ne me résume pas à l'antimacronisme. Je pense qu'il faut chercher des solutions pour faire mieux, encore mieux ou bien mieux qu'Emmanuel Macron selon les défis de société qui ont été réglés ou qui ne l'ont pas été. Ce que disent les marcheurs,
c'est que c'est très bien de le faire face aux Français directement, notamment dans des meetings. Ça s'appelle la télévision,
ça s'appelle la radio, ça s'appelle les médias, ça s'appelle M. Bertolus, M. Lequise, enfin...
Vous êtes optimiste ? Vous pensez que finalement, Emmanuel Macron va entendre les candidats à la présidentielle lui demander un débat et qu'il va finir par accepter ?
Je suis d'un optimisme relatif, je vous l'accorde. Il n'empêche que ce ne serait pas normal qu'un débat n'ait pas lieu parce que, vous vous souvenez, Emmanuel Macron avait lui-même dit qu'il avait gagné en 2017 par effraction. Si nous omettons le débat public, si l'un des candidats court-circuit la campagne présidentielle, il ne faudrait pas qu'Emmanuel Macron puisse être réélu par omission. Ça ferait quand même beaucoup pour 10 années.
Mais d'ores et déjà, on a l'impression, ce n'est pas la première fois qu'on entend ça effectivement dans le camp de Valérie Pécresse, voire auprès d'autres candidats à la présidentielle, comme si finalement, on anticipait déjà le résultat de la présidentielle avec un Emmanuel Macron vainqueur, et comme si d'ores et déjà, cette victoire était illégitime.
Alors, je ne suis pas de ceux qui pensent qu'Emmanuel Macron va forcément être réélu. Loin de là. La campagne présidentielle, c'est forcément difficile. C'est comme gravure le Mont-Everest. Il n'en reste plus qu'un à la fin. Mais il y a trop de problèmes pour qu'on puisse s'autoriser à ne pas rechercher, fabriquer, imaginer des solutions comme Valérie Pécresse. Elle, elle le fait. Et j'observe, même si Valérie Pécresse est beaucoup pataquée en ce moment, critiquée, je l'entends. On va y venir d'ailleurs. D'accord. J'observe que nous sommes à trois points du second tour et j'ai une conviction intime, c'est que si Valérie Pécresse parvient à se hisser au second tour,
elle gagnera l'élection présidentielle. Geoffroy Didier, vous dites que c'est effectivement une campagne présidentielle, c'est comme gravure le Mont-Everest. C'est difficile, surtout en ce moment, avec la guerre qui pèse sur le débat présidentiel. Jean-Pierre Raffarin, qui s'est rallié à Emmanuel Macron, a dit que, en fait, ces hésitations avaient été élevées, compte tenu précisément de la guerre et de l'incarnation par Emmanuel Macron de la fonction présidentielle. Oui, aujourd'hui, il y a une prime d'expérience pour le chef de l'État, ce que les sondeurs appellent un effet drapeau.
Jean-Pierre Raffarin, ce n'est pas la première fois qu'il se rallie à Emmanuel Macron, puisqu'il avait voté lors des élections européennes, je m'en souviens, pour avoir été moi-même candidat à ces mêmes élections, en faveur de la liste LREM. Donc, ce n'est pas un ralliement, c'est une confirmation.
Mais il n'y a pas que lui. Vous le savez, presque tous les jours, maintenant, il y a le feuilleton des ralliements de LR à Emmanuel Macron. La dernière, c'était Martine Vassal. Donc, est-ce que, quand même, ça ne traduit pas la difficulté de votre campagne, le manque de souffle de la campagne de Valérie Pécresse ?
Vous dites ralliement, d'autres diraient trahison. Vous savez, derrière, il y a une trahison, il y a toujours des raisons très prosaïques. Des promesses, de postes, de financements.
On les achète ?
Je crois qu'il y a, en tout cas, il y a souvent des explications très simples à des ralliements. Malheureusement, la politique est faite ainsi, c'est vieux comme la Grèce antique. Et lorsque je vois les trahisons du camp d'une des extrêmes droites, c'est-à-dire Marine Le Pen, vers l'autre camp de l'extrême droite, vers Éric Zemmour, lorsque je vois depuis quelques années certains responsables publics aller vers Emmanuel Macron pour obtenir un poste, parce que généralement, ils ont un poste derrière, je me dis que la politique, c'est un peu dommage que ce ne soit pas avant tout des convictions de la constance et de la fidélité. C'est ainsi, mais je le regrette.
Et pour remettre un peu d'ordre dans tout ça, dans vos rangs, est-ce qu'un soutien plus affirmé, même un soutien tout court, affiché de Nicolas Sarkozy à Valérie Pécresse pourrait vous aider ? Parce que pour l'instant, il se fait attendre pour votre candidate.
Je le souhaite. Je le souhaite parce que c'est le dernier président de la République de la droite républicaine. Je le souhaite parce que c'est une figure et une référence. Et je l'imagine parce que je ne comprendrai pas que ça ne puisse pas être ainsi.
Et vous comprenez qu'il temporise à ce point, si c'est de la toporisation parce qu'on ne sait pas s'il apportera ce soutien.
Non, mais je ne suis pas là pour commenter les non-soutiens, les éventuels soutiens, vous dire quand il aura lieu. Parlons des propositions,
s'il vous plaît. Juste un mot, justement, sur les propositions. Vous avez lu, ce n'est pas une question, c'est une affirmation. Vous avez lu la lettre au français d'Emmanuel Macron. Pas beaucoup de propositions, d'ailleurs. Il y parle, justement, du grand âge. Il dit qu'il faut relever le budget de la défense, qu'il faut travailler plus, ce qu'il faut baisser les impôts, etc., etc. Comment vous, homme de droite républicain, vous ne seriez pas d'accord avec les propositions d'Emmanuel Macron ?
D'abord, j'ai trouvé la lettre très elliptique. Il ne dit pas grand-chose fondamentalement et il ne précise rien. Il n'y a pas de proposition concrète. Il ne fait qu'énoncer des défis de société. On est forcément d'accord avec les défis de société qui se présentent à nous. Mais on ne peut pas non plus ne pas se poser la question de savoir pourquoi ils n'ont pas été réglés. Alors, je sais bien que la crise de la pandémie a bon dos et qu'on dit toujours qu'on ne peut pas réformer, qu'on n'a pas pu réformer à cause de la crise de la pandémie.
En fait, quand vous observez de plus près, vous remarquez qu'il n'a pas réformé avant même de la crise de la pandémie et que les réformes qu'il comptait mettre en œuvre comme celles de la retraite étaient de mauvaises réformes. Donc, heureusement, à la limite, qu'il ne l'a pas mise en œuvre. Donc, lorsqu'on regarde un peu cliniquement le bilan d'Emmanuel Macron, on observe et on constate qu'il n'y a pas eu les réformes structurelles qu'il avait promises et sur lesquelles certaines personnes de la droite ont pu lui dire chiche, chiche, mais ça n'a pas eu lieu. Et si ça n'a pas eu lieu entre 2017 et 2022, il n'y a aucune raison qu'il les mette en œuvre entre 2022 et 2027 s'il était réélu.
Geoffroy Didier, vous restez bien avec nous, évidemment, on se retrouve dans quelques secondes après le fil info à 9h10 avec Louise Buyens. Plus d'1,3 million de réfugiés ukrainiens sont arrivés ces derniers jours dans les pays voisins, dit ce matin sur France Info la porte-parole en France du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Selon elle, il faut rapidement mettre en place une aide d'urgence. Dans la ville portuaire de Mariupol, les civils n'ont pas pu être évacués comme prévu hier. La mairie affirme que les bombardements ont continué malgré l'annonce d'un cessez-le-feu par Moscou. Côté sanctions, les géants mondiaux des cartes bancaires suspendent leurs opérations en Russie.
En conséquence, les cartes émises par les banques russes et les cartes étrangères en Russie ne fonctionnent plus. Ça concerne Mastercard et Visa. 8000 personnes attendues au Zénith de Toulon pour le meeting d'Éric Zemmour cet après-midi. Le candidat de reconquête espère relancer sa campagne et va bénéficier d'un nouveau soutien. La nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal Le Pen sera présente et doit annoncer officiellement son ralliement. Le PSG s'incline à Nice dans les toutes dernières minutes de jeu 1-0. Match de la 27e journée de Ligue 1 de foot, les Niçois prennent provisoirement la place de Dauphin des Parisiens avant le match de ce soir entre l'OM et Monaco.
Geoffroy Didier, eurodéputé Les Républicains, directeur de la communication de Valérie Pécresse à notre invité ce matin.
Valérie Pécresse qui avait réuni son propre Conseil de Défense un petit peu en écho de ce que fait le Président de la République plusieurs fois par semaine maintenant avec aux côtés de Valérie Pécresse deux anciens ministres de la Défense et pourtant finalement la seule chose qu'on a retenue c'est une photo un peu ringarde, une nappe blanche un peu ringarde et le commentaire humoristique de l'émission quotidien est-ce que vous le regrettez finalement ? Est-ce que on n'arrête pas de brocarder la campagne de Valérie Pécresse est-ce que vous le regrettez ?
Est-ce que
vous vous rendez compte
est-ce que vous vous rendez compte que les chars russes sont en Ukraine que l'un des principaux candidats à l'élection présidentielle de Valérie Pécresse consulte d'anciens ministres de la Défense des militaires haut gradés qui ne peuvent pas donner leur identité l'ancien commissaire européen Michel Barnier pour échanger sur la crise internationale peut-être l'une des plus graves crises que l'Europe connaît depuis 1945 et il faudrait que je vienne commenter une nappe mal repassée ce qui a circulé sur les réseaux sociaux il faudrait que vous veniez commenter une mise en scène une nappe mal repassée à quel niveau d'indécence sommes-nous tombés pour devoir commenter des images aussi futiles au regard des enjeux aussi lourds et aussi graves à mettre une nappe des caméras et à mettre en scène le conseil de défense rien ne l'obligeait mais bon c'est de la campagne stop à l'indécence encore une fois au regard de la gravité des enjeux au regard du drame humain que sont en train de rencontrer un peuple du continent européen devoir se justifier ou ne serait-ce que répondre réagir ou commenter sur une nappe mal repassée je vous le dis c'est indécent et il se passe dans cette campagne présidentielle des choses d'une bassesse et bien je vous réponds il se passe dans cette campagne présidentielle des choses d'une bassesse qui sont dues à des réseaux sociaux sans limite à des équipes opposantes qui truquent des images qui traquent parfois des opposants qui trompent et qui tronquent et j'estime que le débat vaut bien mieux que ça et que les français devraient et d'ailleurs je leur fais confiance pour cela rejeter toutes ces images futiles ces coups montés qui ne doivent pas faire partie de la politique
en cause les équipes d'Éric Zemmour c'est important ce que vous dites parce que vous êtes le directeur de communication de Valérie Pécresse donc c'est vous qui avez la main en quelque sorte sur l'image de la candidate y compris sur les réseaux sociaux vous mettez en cause effectivement les équipes d'Éric Zemmour et qu'est-ce que vous nous dites ce matin que vous allez répondre ou pas mais
nous répondons sur le fond nous répondons effectivement qu'aujourd'hui Marine Le Pen et Éric Zemmour sont selon moi disqualifiés de cette élection présidentielle du fait de leur compromission avec Vladimir Poutine parce que oui ma réponse c'est de vous dire que lorsqu'Éric Zemmour considérait qu'il fallait un Poutine français et nous disait il y a quelques semaines encore que c'était Poutine l'agressé et non l'agresseur lorsque Marine Le Pen met sur son tract une photo avec Vladimir Poutine comme un argument électoral et qu'elle est financée par des banques russes ma réponse c'est de vous dire qu'aujourd'hui cette crise est le retour aux gens sérieux et que ceux qui ont été compromis et qui ont parfois se sont comportés comme des valets du dictateur russe ceux-là sont disqualifiés pour l'élection Marine Le Pen et Éric Zemmour se sont comportés comme des valets d'un dictateur russe et de Vladimir Poutine et de ce fait ils sont disqualifiés pour incarner le peuple français eux qui donnent des grandes leçons sur la grandeur de la France sont en fait des affidés d'un régime autoritaire dictatorial qui n'est pas l'ADN
de ce que nous devons porter si Éric Zemmour est disqualifié pourquoi Valérie Pécresse va débattre avec Éric Zemmour la semaine prochaine et qu'est-ce que vous attendez de ce débat ? Valérie Pécresse a toujours dit qu'elle débattrait
avec les candidats à l'élection présidentielle qui avaient obtenu leur parrainage et bien elle tient sa promesse elle tient ses engagements elle débattra face à Éric Zemmour elle débattra face à Mme Le Pen et elle souhaite débattre c'est certain maintenant oui oui tout à fait et elle souhaite débattre face à Emmanuel Macron c'est normal c'est cohérent avec ce que je vous disais dans la première partie de l'émission c'est-à-dire que le débat public doit avoir lieu pour informer les français et Emmanuel Macron ne doit pas se cacher sur son bilan et nous n'avons pas à nous cacher sur nos convictions
et sur le projet que nous portons Dans l'actualité politique du jour Geoffroy Didier il y a le soutien de Marion Maréchal qui va être acté en meeting à Toulon à Éric Zemmour la nièce de Marine Le Pen est-ce que vous vous parlez à ce qu'elle incarne à cet électorat soucieux de valeurs identitaires notamment conservatrices est-ce que c'est un électorat qui est déjà acquis à Éric Zemmour qui n'est plus chez vous dans votre camp à Valérie Pécresse ou est-ce que vous pouvez encore le rallier à votre cause en dépit de ce soutien même Si jeune est déjà infidèle c'est triste Elle n'était membre d'aucun parti
Quand t'as son électorat je ne fonctionne pas comme ça les électorats n'appartiennent à personne
Alors parlons des idées convaincre sur ces idées-là
Mais convaincre sur les idées de quoi ? De Charles Maurras ? Elle veut l'union de la droite par exemple ce qui diffère de vous Mais c'est quoi l'union des droites ?
Pour l'instant Éric Zemmour parvient à une seule chose c'est à la fusion des extrêmes droites mais ce n'est pas ce que je veux en revanche je parle à ceux qui sont tentés par Éric Zemmour et qui doivent comprendre non seulement que Valérie Pécresse est la seule à pouvoir succéder à Emmanuel Macron mais qu'en plus les idées de haine d'inhumanité comme celles que j'ai énoncées en ne voulant pas ne serait-ce que être à la hauteur de la tradition d'accueil des réfugiés politiques qui fait l'honneur de la France Donc ce n'est pas grave
pour vous Mario Maréchal qui va chez Éric Zemmour ce n'est pas un problème Alors qu'il la garde on n'en veut pas Merci à vous Geoffroy Didier eurodéputé Les Républicains directeur de la communication de Valérie Pécresse vous êtes à l'oeuvre dans cette campagne Merci d'avoir répondu à l'invitation de France Info Merci à vous Jean-Jérôme Bertelus
Geoffroy Didier