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interviewEurope 1· 17 janvier 2026 9 min

Immigration : pour Marine le Pen, il y a «urgence à agir» à Marseille

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

11h19 sur Europa merci de nous rejoindre 11h 13h c'éta dans ce début d'émission on s'intéresse à la question sécuritaire pourquoi la sécurité est-elle la priorité numéro 1 des Français c'est la question qu'on vous pose en ce début d'émission 01 80 [musique] 20 3921 pour réagir en direct à l'émission avec nous ce samedi 17 janvier le duo habituel des chroniqueurs du samedi Alexandre de VCO et George Fenc et c'est vrai que en ayant Laurent Berton en ouverture de cette émission qui avait avait écrit il y a donc 13 ans jour pour jour la France orange mécanique il y a quand même un sentiment euh de gâchier de gâchi. Merci. J'ai j'ai failli dire de dégoût mais c'est de gâchi.

Quel gâchi. Quel déni gâchi. Alexandre je je réfléchissais une fois qu'il a raccroché à à 13 ans parce que je m'en souviens très bien et je je vous ai dit il y avait une omerta à l'époque c'était très compliqué d'en d'en parler dans les médias notamment parce qu'il brisait un tabou.

Le lien cit un des premiers à faire un lien entre immigration, chiffre à la pluie et insécurité. Il faut bien se se rappeler qu'il y a 13 ans parce que on était dans une ambiance beaucoup plus politiquement correcte parce que la réalité sautait peut-être moins aux yeux, il était impossible de faire de faire ce lienlà alors que c'est un lien de bourson qui ne vise pas à à à désigner les immigrés comme tous des délinquants, mais à bien voir que accueillir trop de monde dans de mauvaises conditions, dans des gens de venant d'une culture lointaine, ça pouvait que que mal se passer. C'est vrai que Laurent Auberton a mis le doigt dessus assez tôt et c'est pour ça qu'on va prendre un cas pratique et c'est un cas où combien symbolique celui de Marseille.

Marseille c'est la promesse en 2021 du président de la République qui arrive en disant Marseille en grand. Marseille en grand danger. Oui, Marseille en grand échec parce que Marseille en grand euh 5 ans plus tard, on a du mal à le voir.

Et puis euh c'est il y a un enjeu aussi pour les municipales puisque euh Marseille, vous allez avoir euh un bras de fer entre Benoît Paillant, le candidat sortant qui n'avait d'ailleurs pas été élu hein, aux précédentes élections municipales, mais Benoît Paillan, donc maire sortant PS et Franck Alissio du rassemblement national. Euh ce serait une bascule historique de voir euh le RN à la tête de de Marseille. Euh Benoît Paï va sur un terrain en disant "Le c'est l'antiMarseille." Marine Le Pen qui est actuellement sur place dit euh euh mais c'est pas l'anti-Marseille, c'est l'anti ce que vous avez fait de de Marseille.

Voilà la réponse de Marine Le Pen. Donc plutôt que d'aller sur le terrain moral, la question c'est de savoir pourquoi aujourd'hui les Français font de la sécurité la priorité pour les municipales ? Et c'est la question qu'on va poser aux auditeurs.

Je vous propose d'écouter Marine Le Pen qui revient sur l'insécurité grandissante notamment à Marseille qui finalement cristallise et peut-être un miroir grossissant de tout ce qui se passe sur notre sol. Marseille mérite mieux que cette force qui a échoué partout où elle a ses vies a commencé à l'échelon local. Que de temps perdu.

Beaucoup nous le disent. Je ne reconnais plus ma ville. Marseille n'est pas la seule d'ailleurs dans ce cas.

Cette remarque, dites-vous que dans de très nombreuses communes de France, les citoyens se la font également. C'est dire s'il y a urgence à agir. Urgence à agir des Français qui ont grandi.

Combien d'auditeurs, d'auditrices d'Europe 1 ? Moi, j'ai le souvenir d'une d'une femme qui nous a appelé en disant "Mais moi, je suis né à Marseille mais j'ai quitté Marseille. J'ai quitté Marseille parce que je reconnais plus ma ville." George Fenc.

Oui, il faut rappeler euh pour ceux qui nous écoutent que en réalité euh si euh la question de la sécurité et de la responsabilité de l'État, une mission régalienne, il n'en demeure pas moins que l'on parle aujourd'hui à juste titre d'un continuum de sécurité notamment avec les polices municipales qui elles dépendent du maire. Et donc le maire a un rôle prépondérant dans la sécurité dans sa ville. Ce que c'est c'est une vision que ne partage pas forcément des maires de gauche.

On se souvient Grenoble notamment. On peut on peut évoquer Lyon également qui refuse ou qui rechigne à mettre des caméras de vidéosurveillance par exemple, voyez-vous. Donc l'enjeu pour les maires ils le savent aujourd'hui pour leur population c'est un thème la sécurité avant tout.

Le reste vient après. Vous avez vous avez parlé de Lyon là aussi l'hypocrisie du maire de Lyon qui à quelques semaines avant les élections municipales envisage de mettre en place une grande brigade contre les incivilités. Monsieur le maire, c'est peut-être monsieur le maire sortant est peut-être battu dans les prochaines semaines par l'ancien président de l'Olympique lyonnaise, monsieur Holas, Jean-Michel Holas.

Peut-être un peu tard, peut-être que vous vous réveillez un peu tardivement. On parle de Marseille, Benoît Paillan, souvenez-vous de cette attaque au couteau dans les rues de Marseille en pleine journée avec un individu en situation irrégulière et euh Gautier Lebret à l'époque, je m'en souviens comme si c'était hier l'interpelle sur ce lien entre une partie de l'immigration et l'insécurité et le maire de Marseille refusait de le faire. César est en direct avec nous.

Merci d'être avec nous cher César. Alors, vous neous appelez pas de Marseille mais parce que Marseille est finalement un miroir grossissant de tout ce qui se passe en France. Vous nous appelez de la région basque.

Euh et la question qu'on se pose et qu'on pose aux auditeurs ce matin, c'est pourquoi la sécurité est devenue la priorité des Français à quelques semaines des municipales ? Bonjour César. Bonjour Elliot de Val.

Bonjour George Fenc. Alors oui, vous auriez pu dire bonjour Alexandre. Bonjour Estelle. [rires] Alors, je connaissais pas tout le monde, j'ai pas entendu tout le monde.

Bonjour Alexandre de pas mal du tout. Il y a pas de problème. Cher César, vous nous appelez alors ?

Je vous appelle du Pays-Basque. Oui, ça je l'ai dit. Mais où ?

Du Pays-Basque ? De la ville de Bayonne. Ah, magnifique.

Magnifique. Alors, cher César, est-ce que vous reconnaissez votre ville ? Est-ce que par exemple la question de la sécurité à Bayon pour vous une question prioritaire ?

Alors euh bah par exemple cette année euh je vous donne juste un exemple. J'étais sur le marché ce matin, on pour la première fois on avait des gens du Rassemblement national qui faisaient des tracks pour les municipales alors que ils avaient souvent euh ils recevaient souvent des menaces d'organisation fasciste euh au quotidien. avant il pouvaiit même pas se promener sans se faire menacer.

Là, je trouve que c'est un peu plus démocratique parce qu'on apprend à respecter les gens du Rassemblement national et donc il y a moins de fascisme qu'avant et je trouve que c'est vraiment une progression. Après, je pense que c'est Marine Le Pen qui est un peu à l'origine de tout ça parce que comme elle a fait passer son parti du Jean-Marie Le Pénisme au gaulisme, elle a tellement changé son parti que du coup enfin en plus au gaisme originel que du coup bah beaucoup de gens ont adhéré et je fais partie des gens qui ont adhéré parce que moi il y a 10 ans j'avais voté Mélenchon et bon euh bon je considère aujourd'hui que j'ai fait partie des des pigeons de l'histoire mais c'est ça c'est parce que j'étais dans ma jeunesse, peu importe mais bon voilà donc vous avez voté il y a 10 ans Jean-Luc Mélenchon et aujourd'hui vous votez Euh euh Marine Le Pen, vous avez fait la la grande bascule en une décennie et Alexandre dit, c'était pas le même Jean-Luc Mélenchon. Mais moi, je voudrais plutôt que de revenir sur les rapports de force entre partis politiques, mais je veux rester sur la question de la sécurité.

Est-ce que pour vous la sécurité est une priorité ? Alors oui Eliot de Val mais je voulu si j'ai appelé c'est parce que je voulais ajouter quelque chose qui est qui est vraiment pour moi le succès de de Jean de Marine Le Pen, de Jean-Philippe Tangi, de tous ces gens-là, c'est qu'ils ont compris que l'antiracisme est la clé. Et si vous voulez, c'est comme le yin et le yang avec la sécurité.

Vous avez la sécurité mais si vous prenez la sécurité sans l'antiracisme et ben on est obligé de se taper des gens comme Emmanuel Macron qui a gagné sur un antiracisme mal placé ou Jean-Luc Mélenchon ou des gens de gauche comme Olivier Fort et cetera. C'est le secret du Rassemblement national, c'est qu'ils ont bien compris que oui, on peut diminuer l'immigration. Oui, on peut avoir une politique économique sérieuse, avantageuse, grandiose comme le faisait Charles de Gaulle, mais c'est l'antiracisme la clé parce qu'il faut que les gens de couleur, ils sont très Aujourd'hui, on a beaucoup de gens issus de l'immigration, il faut les respecter et je dirais même, il faut même aimer son prochain.

Et donc, je pense que c'est la clé pour pouvoir bien vivre ensemble, de respecter les gens et pas de vouloir être dans ce côté trop français de souche et cetera. Je pense qu'on n'est pas blanc pour l'éternité. Et donc euh il faut vraiment respecter et c'est la clé pour moi de pour faire gagner vraiment non pas à 55 % mais à 70 % de Rassemblement national, c'est allier la sécurité et l'antiracisme et à partir de là, il y a tout qui va suivre.

Voilà, c'est ce que je voulais dire. Et ben écoutez, la parole est libre sur Europ' intéressant de de vous entendre. 11h27 sur Europa