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ChroniqueHugoDécrypte (sur YouTube)· 10 janvier 2026 10 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

Avec l'attaque du Venezuela Trump vise la Chine, qui pourrait répondre

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:13Chiffre
    « près de 80 % des exportations pétrolières vénézuéliennes allaient vers la Chine selon l'agence Reuters »
  • 1:52Chiffre
    « le Venezuela devait encore fin 2025 plus de 12 milliards de dollars à la Chine »
  • 4:13Fait
    « Antonio Gouter qui est le secrétaire général de l'Organisation des Nations-Unies qui affirme que l'attaque américaine a créé, je cite, un dangereux précédent dans le cadre du respect du droit international »
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    « Donald Trump avait annoncé la livraison de plus de 11 milliards de dollars d'armes américaines pour Taiwan »
  • 6:49Chiffre
    « depuis fin décembre au moins 51 manifestants dont neuf enfants ont été tués et des centaines blessés selon l'ONG Iran Human Rights »
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    « l'activité a chuté de 19 % chez les généralistes et de 12 % chez les spécialistes par rapport à l'activité habituelle selon les données de l'assurance maladie »
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    « le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé au ministre de l'intérieur, Laurent Nouè, d'étudier l'organisation d'élections législatives anticipées en même temps que les élections municipales les 15 et 22 mars »
  • 8:55Chiffre
    « la ministre de l'agriculture, Annie Genevard, a annoncé ce vendredi un plan de 300 millions d'euros »
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    « face aux attaques de troupeau par les loups, le quotat de tir autorisé passera de 19 % à 21 % de la population. Ça représente 227 animaux sur les 1082 estimés pour 2026 »
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    « plus de 4000 attaques et 12000 brebis tuées l'an dernier selon la ministre »

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En s'attaquant au Venezuela il y a tout juste une semaine, Donald Trump s'est aussi indirectement attaqué à la Chine. Sauf que la Chine pourrait finir par en profiter. Salut, c'est Hugo. J'espère que vous allez bien et c'est donc le sujet à la une de ces actualités du jour sur YouTube et en podcast audio sur toutes les plateformes. Alors on va pas perdre de temps, on va rentrer tout de suite dans le vif du sujet. Quel est le rapport entre cette attaque américaine au Venezuela et la Chine ? Et bien en fait, il y a plusieurs choses essentielles à comprendre mais déjà et bien cette attaque américaine, elle remet d'abord en question une partie de la stratégie chinoise en Amérique latine. Alors on pourra pas analyser aujourd'hui toute la stratégie sur le continent et sur l'Amérique du Sud

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notamment, mais il faut savoir que le Venezuela possède parmi les plus grandes réserves de pétrole au monde. Sauf que le Venezuela est aussi sous le coût de sanctions américaines depuis des années. Des sanctions qui l'empêchent de vendre librement son pétrole, de recevoir des paiements via les banques internationales ou encore d'utiliser le dollar. Tout cela a donc poussé le Venéela à se tourner vers des partenaires comme la Chine pour continuer à exporter. Avant l'attaque états-unienne la semaine dernière, il faut se dire que près de 80 % des exportations pétrolières vénézuéliennes allaient vers la Chine selon l'agence Reuters. Bon, il faut quand même noter que cette dépendance, elle était très loin d'être aussi importante côté chinois. En fait, le pétrole qui venait

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du Venezuela et qui arrivait donc en Chine, il représentait une partie marginale autour de 4 % en fait des importation totale de pétrole de la Chine. Bref, le Venezuela était dépendant de la Chine mais la Chine n'était pas forcément dépendant du Venezuela, même si ce pétrole, il avait une valeur symbolique et politique très forte puisque c'était une coopération entre la Chine et un ennemi juré des États-Unis. Bon, mais ça s'arrête pas là puisqueen fait en parallèle de ces échanges pétroliers, la Chine avait aussi accordé des prêts massifs au Venezuela. transformant en fait une partie de la dette vénézuélienne en rémunération en nature. C'est ce que l'on appelle des accords pétrole contre prêt. En gros, au lieu que le Venezuela rembourse l'argent en dollars ou par des

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remboursements classiques, et bien le Venezuela s'engageait à livrer une partie de sa production de pétrole à la Chine pour rembourser sa dette. Bon et si les données exactes elles ne sont pas connues aujourd'hui, il y a une estimation qui avait été faite par Beyond Horizon qui est un centre de recherche stratégique belge et qui estime que le Venezuela devait encore fin 2025 plus de 12 milliards de dollars à la Chine et plus largement. Donc je pense que vous l'aurez compris et puis vous êtes nombreux à avoir témoigné sur le sujet ces derniers jours, notamment les franco-vénzuéliens qui suivent la chaîne. Il y a une forme de dépendance vis-à-vis de la Chine qui était en train de se former dans la stratégie actuelle du gouvernement vénézuélien et avec en

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parallèle les sanctions américaines. À noter au passage que la Chine s'intéressait également à d'autres ressources dont la région bénéficie et notamment l'or. La Chine a par exemple établi plusieurs co-entreprises dans la région pour explorer justement les sous-sols vénézuéliens. C'est donc tout ce mécanisme et encore là, on parle que du Veniguela mais c'est ce mécanisme qui avait permis à la Chine d'accroître son influence dans la région tout en soutenant donc le gouvernement de Maduro face aux pression des États-Unis. L'opération américaine de ce point de vue-là donc ça constitue un revers stratégique pour la Chine qui perd un allié dans la région et des ressources. Sans surprise donc la Chine a officiellement dénoncé l'opération américaine comme étant une violation du

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droit international et de la souveraineté du Venezuela. Alors c'est factuellement complètement le cas. C'est évidemment une violation du droit international avec cette attaque, mais c'est quand même des mots importants qui n'ont pas été employés par tous les pays du monde pour dénoncer donc cette attaque de Trump. Bon, mais une fois qu'on a dit tout ça, certains estiment que la Chine pourrait en fait finir par profiter indirectement de l'impérialisme de Trump, notamment à l'autre bout du monde. Vous me voyez peut-être venir ici. On va parler de Taiwan. La Chine menace depuis des années de s'emparer de Taiwan, cette île au large de la Chine qui est autonome. Taiwan, c'est une démocratie avec son économie, son propre gouvernement et cetera. Mais Taiwan n'est pas reconnu officiellement comme

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un état indépendant et la Chine considère que Taïwan fait partie intégrante de son territoire. Alors, le point commun dans ces deux situations, c'est qu'il y a donc des relations ou plutôt des tensions entre une superpuissance d'un côté et un état plus faible avec évidemment des enjeux géopolitiques très importants. Et pour autant, la nature même du conflit est évidemment très différente. Dans le cadre du Venezuela, c'était une opération militaire américaine visant à enlever le président du pays les 100 revendications territoriales particulières. Alors Donald Trump les premiers jours a affirmé vouloir gouverner au Venezuela. Aujourd'hui, ça ressemble davantage en fait à une pression immense exercée sur le gouvernement vénézuien pour qu'il fassent ce que les États-Unis demandent.

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Alors évidemment c'est deux types de situations différentes. On n'est pas sur le même genre d'attaque, pas dans le même genre de relation aussi entre les pays. Mais tout de même certains s'inquiètent. Par exemple Antonio Gouter qui est le secrétaire général de l'Organisation des Nations- Unies qui affirme que l'attaque américaine a créé, je cite, un dangereux précédent dans le cadre du respect du droit international. En gros, Trump agit ouvertement en dehors du cadre international et donc ça pourrait inciter la Chine à faire de même et par exemple donc à mener une attaque armée et une invasion de Taiïwan dans les prochaines années ou dans les prochains mois pour s'emparer définitivement donc de l'île. Mais face à cela et je terminerai là-dessus avant le reste de l'actualité. Certains

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analystes suggèrent que pour la Chine, la vraie question concernant l'invasion de Taiwan, ce n'est pas est-ce que le monde l'acceptera, mais aussi ou surtout est-ce que la Chine est en capacité militaire et stratégique de s'emparer de l'île. En effet, l'invasion d'une île, je rentre pas dans les détails, mais c'est pas une mince affaire. D'un point de vue militaire, c'est des moyens importants. Par ailleurs, évidemment, Taïwan se prépare et renforce en face son armée. Il faut aussi noter qu'il pourrait y avoir une implication importante des États-Unis. Les gouvernements successifs ont toujours déclaré, y compris Donald Trump et bien qu'il défendrait Taiïwan. D'ailleurs, fin décembre, on en avait parlé et bien Donald Trump avait annoncé la livraison de plus de 11 milliards de dollars

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d'armes américaines pour Taiwan. Alors maintenant, est-ce que réellement les États-Unis iraient défendre Taiïwan en cas d'invasion ? Là, il y a plus d'incertitude. Alors encore une fois, Taiwan et le Venéuela, ça n'a rien à voir. C'est deux situations différentes. Ce qu'on analyse ici, c'est plutôt l'impact potentiel du côté chinois. En tout cas, si vous voulez plus d'informations sur ce sujet important, je vous mets des liens en description. Je vous laisse avec Léa pour le resto de l'actualité et je reviens juste après. Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette actu alors que le mouvement de contestation contre le pouvoir se poursuit depuis le 28 décembre, le fils de l'ancien chat Reza Palavie qui est exilé aux États-Unis a appelé ce samedi les manifestants, je

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cite, à se préparer à prendre les centres-villes. Le chat, c'était le roi de l'Iran avant la Révolution islamique de 1979. Concrètement dans un message publié sur X, Reza Palavie a exhorté les Iraniens à descendre tous dans la rue samedi et dimanche en fin de journée afin d'occuper l'espace public. Depuis le début des manifestations, la répression est sévère. L'accès à internet a été coupé par les autorités ce jeudi et depuis fin décembre au moins 51 manifestants dont neuf enfants ont été tués et des centaines blessés selon l'ONG Iran Human Rights. Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Kir Starmer et le chancelier allemand Friedrich Mertz ont demandé ce vendredi aux autorités iraniennes, je cite, de s'abstenir de toute violence et de respecter les droits fondamentaux.

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Donald Trump quant à lui avait menacé jeudi de frapper très fort l'Iran si les autorités commençaient à tuer les manifestants. Deuxième actuéraux se poursuit et une manifestation était organisée à Paris ce samedi à l'appel de tous leurs syndicats. En fait, depuis lundi et jusqu'au 15 janvier, les médecins libéraux protestent contre des mesures les concernant dans le budget de la sécurité sociale 2026. Il dénonce un budget jugé insuffisant, le contrôle renforcé des arrêts de travail ou encore la baisse des tarifs de certains actes. Ce mardi, l'activité a chuté de 19 % chez les généralistes et de 12 % chez les spécialistes par rapport à l'activité habituelle selon les données de l'assurance maladie, ce qui montre que le mouvement est suivi. La ministre de la santé a proposé de recevoir ce

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samedi les syndicats des médecins libéraux qui ont refusé. 3è actu, le premier ministre Sébastien Lecornu a demandé au ministre de l'intérieur, Laurent Nouè, d'étudier l'organisation d'élections législatives anticipées en même temps que les élections municipales les 15 et 22 mars. L'information a été révélée par l'AFP qui cite une source au sein de l'exécutif. Alors, normalement, les élections législatives qui servent à élire les députés ont lieu tous les 5 ans, mais elles peuvent être organisées plutôt si le président de la République décide de dissoudre l'Assemblée nationale comme ça a été le cas en juin 2024. Cette demande de Sébastien lecornu, elle intervient dans un contexte politique tendu. Le Rassemblement national et la France insoumise ont annoncé déposer des motion

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de censure contre le gouvernement qui doivent être examinées par l'Assemblée nationale entre mardi et mercredi. Selon la source citée par la FP, si l'une d'elles est adoptée, le Premier ministre démissionnera, l'Assemblée sera dissoute et les législatives se tiendront en même temps que les municipales. Emmanuel Macron serait en accord avec ce scénario toujours d'après cette même source. Ce samedi, le premier ministre a néanmoins assuré dans le Parisien ne souhaitait ni la censure ni la dissolution et affirmant que son combat était, je cite, la stabilité. Et on termine avec cette actu. Alors que les agriculteurs poursuivent leur mouvement de contestation, la ministre de l'agriculture, Annie Genevard, a annoncé ce vendredi un plan de 300 millions d'euros. Parmi les mesures annoncées, le

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fond d'indemnisation pour les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire bovine, une maladie très contagieuse qui touche les beau vins, sera doublé passant à 22 millions d'euros. Par ailleurs, face aux attaques de troupeau par les loups, le quotat de tir autorisé passera de 19 % à 21 % de la population. Ça représente 227 animaux sur les 1082 estimés pour 2026. Cette décision répond à une forte demande des éleveurs après plus de 4000 attaques et 12000 brebis tuées l'an dernier selon la ministre. Mais cette mesure est critiquée par des associations comme France Nature Environnement. Lors de sa conférence de presse, Annie Jeenevard a aussi réagi au feu vert donné vendredi par la majorité des Étatsmembres de LUE au traité de libre échange avec les pays d'Amérique

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du Sud membres du Mercossur. On en a pas mal parlé. Ce traité, il est contesté par les agriculteurs qui craignent une concurrence déloyale et la France a voté contre. La ministre a promis que le gouvernement n'hésiterait pas à prendre des mesures si ses filières sont en danger. De son côté, la FNSEA qui est le premier syndicat agricole en France a estimé que ses annonces, je cite, vont dans le bon sens mais nécessitent encore des réponses complémentaires au regard de la gravité de la situation. Merci beaucoup Léa pour ces actualités. Alors demain, il y a pas d'actu du jour. Du coup, si vous voulez plus d'informations, vous le savez comme d'hab, c'est sur Instagram. Et je vous souhaite un excellent weekend.