LCI, l'info en questions : Sélection à l'Université ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 39 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement vient-il de briser un tabou celui de la sélection à l'université ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que cela veut dire que tous ces choix seront acceptés qu'il n'y aura pas de sélection à l'université ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quels sont les critères de sélection pour les universités ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce une philosophie pour ce projet ?
- 15:00RelanceRéponse directe
Le gouvernement instaure-t-il une sélection à l'entrée de l'université ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas dire la vérité aux jeunes sur les filières comme STAPS ou psycho ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Emmanuel MacronFait
« si pour des raisons de capacité d'accueil l'université ne peut admettre tous les candidats la priorité sera donnée à ceux dont le parcours la motivation et le projet sont les plus cohérents avec la formation choisie »
- 14:00Jean-Robert PitteFait
« nous sommes le seul pays au monde où l'université ne choisit pas ses étudiants »
- 18:00Lille AlbaFait
« les universités pourront dire non à des bacheliers quand il n'y a plus de place dans certaines filières »
- 20:00Lille AlbaFait
« aujourd'hui si on empêche des jeunes d'accéder à l'enseignement supérieur moi je pense que c'est nécessaire que les jeunes y aient accès »
- 24:00François-Xavier BellamyChiffre
« 20% des jeunes français qui arrivent à leur majorité en ayant de grandes difficultés en matière de lecture et d'écriture »
- 1:20François-Xavier BellamyChiffre
« chaque année nous avons trois cent mille emplois non pourvus dans notre pays »
- 2:30François-Xavier BellamyFait
« la sélection elle est reportée et c'est là qu'est la véritable supercherie »
- 3:30François-Xavier BellamyFait
« on laisse chaque année vingt mille jeunes s'engager en STAPS alors qu'on sait très bien que pour beaucoup d'entre eux aucun avenir professionnel ne peut être à l'issue de ce parcours »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] ravi de vous retrouver dans 24heures l'info en question il fut une époque où cette image n'était pas dérangeante une publicité pour des pantalons pour homme avec ce sous titre qu'il est bon d'avoir une femme à la maison impensable aujourd'hui alors où la parole sur les violences faites aux femmes se libère mais jusqu'où ira ce vent de révolte bâton basculé dans une guerre des sexes ou la domination laissera place à une autre les hommes nouveau sexe faible c'est notre débat à 19h30 mais d'abord le gouvernement vient il de briser un tabou celui de la sélection à l'université je n'ai pas et je n'ai jamais eu peur du mot sélection mais c'est parce que nous proposons aux étudiants et aux lycéens français l'université pour tous louis mais sous condition désormais se dirige-t-on vers une société de la performance de culte de la réussite la france selon emmanuel macron est ce la loi du plus fort c'est la question que nous avons posée à nos invités [Musique] j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau george pau-langevin bonsoir député socialiste de paris membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation vous étiez ministre à la réussite éducative dans le gouvernement de jean marc ayrault jean robert pitte bonsoir géographe ancien président de l'université paris iv la sorbonne vous avez publié jeunes on vous ment aux éditions fayard et stop à l'arnaqué du bac chez oh éditions sur ce plateau également françois-xavier bellamy bonsoir professeur de philosophie et céistes vous avez écrit les déshérités où l'urgence de transmettre aux éditions plon enfin lille alba bonsoir à vous êtes président de l'unef deuxième syndicat étudiant de france avant de vous entendre les uns et les autres on va d'abord faire le point sur ce qui s'est dit 1 ce matin voici les indispensables avec justin corbillon bon saint justin qu'est ce qui va changer à présent pour les lycéens alors le premier changement c'est la fin de ce fameux tirage au sort vous savez qu'aujourd'hui après bac c'est un petit peu la loterie en tout cas dans certains cas on va laisser la chance décider de qui va entrer dans quelle université c'est le cas notamment pour des filières qui sont sous tension c'est-à-dire où il ya pas assez de places disponibles par rapport au nombre d'élèves qui demandent ces filières ça va être le cas pour staps sciences des activités physiques et sportives pour le droit ou encore en psychologie et bien vous le voyez emmanuel macron veut mettre fin à ce tirage au sort conséquence et c'est le deuxième changement ça va finalement être un petit peu la fin de l'université en accès libre car pour emmanuel macron s'il ya trop de demandes c'est aussi parce que tous les lycéens ne sont pas forcément voué à faire des études et qu'il faut mieux les orienter la preuve si aujourd'hui aucune sélection des crêtes en première année ça c'est vrai eh bien il se fait de toutes façons naturellement trois ans plus tard puisque regarder en licence seuls 30 % de ceux qui sont rentrés en première année obtienne cette licence trois ans plus tard alors voilà maintenant que veut faire le gouvernement quel est son projet pour réformer l'entrée à l'université d'abord une meilleure orientation dès le départ dès le début de la terminale avec deux professeurs principaux qui suivront l'élève tout au long de l'année et puis des étudiants ambassadeurs 3000 étudiants qui viendront dans les lycées expliqué les différentes filières aux lycéens le lycée rhin aura donc plus d'armes pour faire ses choix vous savez qu'aujourd'hui les lycéens font 24 choix ce qu'on appelle des voeux de formation et bien désormais ils n'en feront plus que disent et ils pourront envoyer librement ses choix aux universités de leur choix mais la grande différence c'est qu'il n'y aura plus dire archi n'y aura plus de choix numéro 1 2 3 l'étudiant le lycéen pourra plus affiché sa préférence justin est ce que cela veut dire pour ton que tous ces choix seront acceptés qu'il n'y aura pas de sélection à l'université alors c'est là où le gouvernement entretient le flou car une fois que l'élève a fait son choix l'université vous voyez lui répond mais en fonction de critères ce que le gouvernement a préféré appeler des attendus plutôt que des pré requis mais l'élève est bien attendu sur trois critères il va être attendu au tournant sur ses notes par exemple mais également sur sa motivation on pourra écrire une lettre de motivation ou sur ses activités extrascolaires c'est sur cet ensemble de critères que l'université va décider de le choisir ou non et ensuite l'université pourra formuler trois réponses à l'étude on les voit si réponse numéro un oui vous pouvez entrer dans notre université sans condition réponse numéro 2 oui si vous vous engagez à faire une formation pour vous remettre à niveau et réponses numéro 3 en attente c'est cette troisième catégorie qui veut en fait dire que s'il n'y a pas assez place et que si l'élève n'a pas le niveau est bas il sera mis sur liste d'attenté ce que vous voyez là c'est qu'il va y avoir la création d'une commission qui va devoir lui proposer une nouvelle formation alors même si le gouvernement évite d'utiliser le mot sélection et bien c'est tout de même un petit peu ce qui va se passer regardez cette phrase qu'on a repéré dans le rapport que le gouvernement nous a envoyé ce matin écrit noir sur blanc dans le rapport si pour des raisons de capacité d'accueil l'université ne peut admettre tous les candidats la priorité sera donnée à ceux dont le parcours la motivation et le projet sont les plus cohérents avec la formation choisie en gros on va les sélectionner merci justin le mot sélection 1 c'est le coeur de cette réforme est ce une philosophie pour ce projet est bien edouard philippe s'en défend et voir philippe le chef du gouvernement n'est jamais venu mais c'est parce que nous proposons aux étudiants et aux lycéens français l'objectif savais pas que l'université disent non dans la pub car dans la plupart des cas elle dira oui et dans certains cas elle dira oui si si quoi si le candidat accepte un parcours adapté qui lui permet justement de réussir dans la filière qu'il a choisi et je le redis un parcours adapté pour que l'étudiant réussissent dans la filière qu'il a choisi et je me tourne vers l'ancien président d'université jean robert pitte le gouvernement et tri est il en train d'instaurer une sélection ton dit pas son nom aubin le mot fait tellement de fois fait descendre les jeunes dans la rue depuis deux baquets et même avant peut-être même depuis 68 qu'aujourd'hui aucun gouvernement quel qu'il soit n'ose prononcer le nom c'est tabou et où et ses tabous en réalité nous sommes dans un pays qui pratiquent deux types de sélection une sélection qui est comparable à celle de tous les pays du monde c'est à dire que les meilleurs lycéens vont dans des formations sélectives difficile d'entrée et dans lesquels après réussite on trouve en général un bon emploi de cadre ce sont les classes préparatoires des grandes écoles post bac qui sont très nombreuses les iut et les bts et puis le reste nous sommes le seul pays au monde où l'université ne choisit pas ses étudiants et où jusqu'à maintenant les étudiants étaient libres d'aller dans la filière de leur choix même en sachant parce que certains le savaient que c'était des filières boucher parce que d'une part difficile parce que 70 % taux d'échec comme vous l'avez rappelé à l'université c'est quand même catastrophique c'est un crève coeur quand on est universitaire de savoir que les étudiants qu'on a en première année n'iront pas jusqu'au bout que 40% à paris-sorbonne mon université partait dès la première année avant même la fin de la première année puis après encore 20 30 et on arrive à 30 % taux de réussite en licence et souvent des licences qui sauf les licences professionnelles mais très très peu qui ne menait pas à de véritables débouchés pour vous dire ce soir que le gouvernement a raison d'instaurer une dose de sélection et de ne pas le dire et de ne pas le dire mais je pense que ma voisine que c'est une véritable sélection et que c'est une réforme scélérate mais c'est une réforme qui je pense va dans le bon sens il faudrait j'aurais préféré qu'elle fût ce qu'elle fait plus courageux quand un courage aux pardons et qu'on puisse dire aux étudiants là vous avez des chances de réussite par exemple l'argent que le gouvernement veut mettre dans l'enseignement supérieur je pense qu'il faut le mettre dans les bts et les 8es parce que là il y à des formations qui sont professionnalisantes avec des débouchés qu'attendent les entreprises qui attendent le cas tant le monde économique et aujourd'hui il n'y a pas assez de places dans les bds et les 8 et donc on a des étudiants qui ont un bac professionnel et qui vont en fac faire de la philo ou de la littérature ce qui est absurde et ce qui est criminel de laisser faire ça donc leur dire non c'est pas votre place mais on va vous donner une place ailleurs oui et puis on n'est pas obligé non plus d'aller dans l'enseignement supérieur nous sommes le seul pays où il ya une telle passion pour l'enseignement on y reviendra en suisse en allemagne pas forcément dans l'enseignement supérieur et on trouve des emplois formidable qu'en pensez vous dis là le bât présidente de l'unef évidemment j'ai plusieurs points de désaccord avec ce qui vient d'être dit sceptique au nom n'est pas moi aussi je pense au cours du débat entre oeuvra j'en doute pas moi je pense la dernière phrase qui a été soulignée dans le reportage juste avant est vraiment symptomatique de cette réforme les universités pourront dire non à des bacheliers quand il n'y a plus de place dans certaines filières cette année ses cent soixante neuf filières confondues tirés au sort parce que justement elle n'avait pas à cette place pour accueillir le nombre de bacheliers à l'entrée de l'université donc ça veut bien dire que largement les universités pourront dire non et c'est des jeunes qui ne pourront pas réaliser leur projet d'études leur projet d'orientation leur projet professionnel elle est dans la filière de leur choix dans l'enseignement supérieur ce qui est évidemment un problème pour plusieurs choses déjà parce que l'orientation par défaut sacré deux échecs à l'université collections sont pas dans la filière de leur choix comment ils peuvent réussir comment ils peuvent étudier dans des bonnes conditions la deuxième chose c'est que aujourd'hui si on empêche des jeunes d'accéder à l'enseignement supérieur moi je pense que c'est nécessaire que les jeunes y aient accès un diplôme de l'enseignement supérieur c'est soit des filières cours des filières longues ça c'est eux qui doivent le choisir les bts les 8èmes rennes pour le coup je je je vous rejoins je pense qu'il faut financer largement ces filières là et ouvrir des places parce qu'il ya beaucoup de jeunes qui veulent faire ces filières là mais il faut aussi financé largement l'université pour permettre à chaque jeune qui veut pour faire se poursuit ses études à l'université dans des filières ne pouvoir le faire est de réaliser son projet mais est ce que ce n'est pas lors et les étudiants que de leur permettre d'entrer à l'université compte ils n'ont pas le niveau eh ben je pense qu'on prend la question à l'envers quand on dit ça pourquoi on se pose pas la question pour une fois pourquoi les universités moi c'est sympa la faute des universités pourquoi il ya 60 % d'échec en première année s'est pas seulement quelques étudiants qui n'auraient pas les attendus les prérequis ça dépend des termes utilisés c'est la majorité des étudiants qui échouent à l'université ça veut dire qu'il ya un problème aujourd'hui on manque de pédagogie quand en première année on amphithéâtre à 400-500 pour réussir sa ré parcours du combattant quand les td ils sont surchargés d'année en année comment on fait pour échanger avec un procès pour comprendre nos erreurs c'est ça aujourd'hui la vie d'un étudiant qui arrive en 1ère année et donc je pense que l'échec il vient de là pas de savoir si les étudiants en amont pour les pré requis ou non l'étendue ou non vous êtes d'accord georges pour le moment effectivement il ya une petite ambiguïté d'un ce qu'a dit monsieur pitt c'est que pour moi bts et éviter ce sont ça fait partie de l'enseignement supérieur est justement le problème c'est que beaucoup de jeunes qui sont des filières via ftp aux professionnels normalement il devrait pouvoir aller embêter annuités et ce sont des filières qui sont souvent un peu monopolisé par un des étudiants qui sont issus des bacs généraux par conséquent s'il y a ces jeunes là vont ensuite à la fac et finalement sorte en échec c'est parce qu'ils sont beaucoup moins encadré qu'il le thread en bts et 8 et par conséquent il faut soit développé beaucoup le système bts yves t elle n'a pas suffisamment soit éventuellement à l'université se prendre modèle sur cela et par conséquent encadré d'une manière beaucoup plus précise les jeunes ou démarrage quand ils arrivent à l'université parce que c'est là qu'ils sont perdus et de ce que je crains dans ce qui a été dit ce matin c'est que on nous dit ils seront enfin on est conscient qu'il ya un problème mais grosso modo on nous dit qu'il va y avoir des ambassadeurs de qui seront dans les universités vous pouvoir accueillir les jeunes et par conséquent ça ne sera pas un encadrement de qualité comme ce qui existe ex que ça devrait exister si on veut arriver à un objectif de 60 % d'une classe d'âge qu'ils soient titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur françois-xavier bellamy d'abord je crois qu'il ya un grand absent dans notre débat qui est l'enseignement primaire et secondaire en fait on peut en parler de la crise de l'université aujourd'hui sans parler de la crise de l'enseignement primaire et secondaire qui rejaillit mécaniquement sur l'université aujourd'hui on sait très bien tous les statistiques officielles le montre on a par exemple 20% des jeunes français qui arrivent à leur majorité en ayant de grandes difficultés en matière de lecture et d'écriture cet échec scolaire il est d'ailleurs socialement très inégalement réparties et c'est l'un des grands scandales de notre république aujourd'hui et aujourd'hui quelle est la seule filière qui ne peut pas ne pas accepter ces élèves et bien c'est l'université et donc se produit effectivement ce mensonge vraiment criminel qui consiste comme le disait jean robert pitte a accepté en licence des étudiants qui n'ont pas du tout le niveau requis pour pouvoir suivre des études universitaires non pas parce qu'il ne serait pas bien encadré ou pas bien accompagné mais simplement parce qu'ils sont ceux qui cumulent toutes les difficultés toutes les pénalités que le système de là seulement primaire et secondaire leur a infligées et c'est la raison pour laquelle de fait tant d'entre eux finissent par aller vers l'échec alors que pourtant nous leur avons menti en leur faisant croire qu'ils étaient capables de réussir dans ces filières universitaires le vrai problème il faut prendre le problème à la source il faut prendre le problème à la source alors on peut pas reprocher au ministère de l'enseignement supérieur de traiter les questions qui touchent à l'enseignement supérieur mais c'est vrai que de fait on ne pourra pas traiter la question de l'université sans remédier en profondeur aux causes de notre faillite éducative qui commence au cp en tout cas la deuxième chose qu'on peut dire si je peux me permettre d'aller plus loin c'est que dans la réforme qui nous a été proposé ce matin moi je vois je vois surtout une une gigantesque supercherie enfin j j'ai lu avec attention le dossier qui a été soumis par le ministère je lis m'arrive de corriger des copies j'avais l'impression de lire la copie d'un mauvais étudiant qui délaye autant qu'il peut pour faire oublier le vide sidéral de la réponse qui est apportée au problème qui est posé de fait ce qui nous est proposé aujourd'hui ne répond en rien à la réalité la difficulté qu'ils aient rencontré aujourd'hui par les universités on nous dit voilà qu'on va créer des commissions pour pouvoir faire quelque chose de ces malheureux étudiants qui de fait ne trouveront pas leur place à l'université mais jamais on ne parle de ce mensonge encore une fois entretenu qui consiste à accepter chaque année quand même qu'on se rende compte chaque année vous avez près de 50% des étudiants qui demande pour entrer à l'université quatre filières quatre seules filières la psycho les staps le droit et la médecine c'est à dire que l'on va on va faire rentrer par de cette année il y avait 25 mille nouveaux étudiants en staps il ya 400 professeurs de sport qui sont recrutés chaque année par l'état ont faim de voix que ces jeux vous marquez introduction regroupe la moitié des voeux formulés à part les étudiants dont fabrique du chômage à grande échelle avec une espèce de mensonges qui est entretenue en fait jusqu'au master parce que la vraie sélection elle se fait là et cette sélection là pour le coup elle est brutale parce que après trois quatre cinq années d'études ou vous avez tenté de jouer le jeu tentait de persister dans la voie que vous aviez choisi vous rendez compte qu'en fait elle ne vous conduit nulle part et les étudiants qui ont jusque-là au rang des raisons nous en voulons pour rebondir sur ce que vous dites est ce qu'il ne faut pas comme l'avait dit emmanuel macron dans une interview au point arrêtez de faire croire à tout le monde que l'université est la solution pour tout le monde 10la de bas mais encore une fois je pense à comprendre la question dans ce sens là je pense qu'il faut permettre à chaque jeune d'avoir accès aux études dans l'enseignement supérieur au sens large du terme ça veut dire que des jeunes qui veulent aller en pire plus courte professionnalisantes doivent pouvoir le faire notamment ça a été évoqué mais moi je pense que même si ça pour courir vers les bacs pros et moi je préfère qu'on doive laisser des jeunes après le baccalauréat dans la nature en dix ans maintenant les bourthois trouvent du travail aujourd'hui sans diplôme de l'enseignement supérieur c'est trois fois plus compliqué de trouver un job on ne peut pas se satisfaire que les jeunes français du baccalauréat sans continuer leurs études dans l'enseignement supérieur quelle que soit la filière est ce que je n'ai pas reculer pour mieux sauter quand on sait que si j'avais sur dinan un bts ne peuvent pas la première à mike et quand on a un bac techno ou un bac professionnel 20 minutes et c'est pareil quand on a une licence professionnelle c'est pareil ton à la master c'est encore mieux et donc je pense qu'aujourd'hui on peut pas se dire à 17 ans 18 ans ça dépend quand on a eu le baccalauréat on laisse les jeunes dans la nature et ils se débrouillent pour pouvoir trouver un emploi sur ce qu'on fonctionne pas est ce que vous répondez jean brault beaucoup de choses j'ai entendu ce matin votre le président du principal syndicat votre concurrent dire à propos des staps et de la psycho donc c'est un scandale il faut ouvrir des places dans ces filières alors que l'on vient d'apprendre que 400 postes de profs pour des milliers de candidats donc à quoi ça sert à quoi ça c'est pourquoi ne pas dire la vérité aux jeunes vous pouvez faire du sport comme vous voulez il ya des clubs de sport partout mais c'est pas une filière professionnelle qui vous convient parce qu'il ya très très peu de débouchés 12 c'est ça qu'il faut répondre quant au bts je suis bien d'accord qu'il l'ait dit d'ailleurs qu'il faut ouvrir des places de bts mais c'est très dur un bts et on est très encadrée c'est extrêmement dur il ya beaucoup d'étudiants qui sortent beaucoup d'élèves qui sortent du lycée avec un bac un peu au rabais on ne peut pas dire trouver dans une pochette surprise et qui ne réussissent pas et par conséquent dans les bts qui peuvent faire de la sélection ils le savent ils voient les dossiers ils rencontrent les étudiants et ils ne les prennent pas et ça on ne le dit pas dans les iut c'est très dur d'entrer dans un iut parce qu'il ya une vraie sélection à l'entrée en revanche quand les bacs professionnels sont des bacs qui ont été créés il ya maintenant verrait bien des années pour justement permettre une insertion professionnelle immédiate vous me direz ah bah oui mais c'est dommage ils vont pas dans l'enseignement supérieur sauf que il ya en france une institution qui s'appelle le cnam malheureusement il y en a qu'une elle a pas beaucoup qui fait de la formation continue tout au long de la vie et on peut commencer à travailler à 17 ans à 18 on est ensuite tout au long de sa vie se former créer son entreprise progresser dans son métier c'est ce que font les suisses et des allemands et les scandinaves et nous nous pensons qu'il faut prolonger les études le plus longtemps possible quitte à perdre son temps échoué être aigri et à être en révolte eh bien j'espère les premiers concernés la sélection à l'université bonne ou mauvaise idée nous sommes allés à la rencontre d'étudiants de l'université de cergy-pontoise reportage alexandre guetta chloé gibert et valérie bègue grand barbier nous sommes à l'université de cergy pontoise une faculté qui compte vingt mille étudiants à la veille d'une semaine de vacances ces élèves de première année d'histoire son temps partiel dans un amphithéâtre plein à craquer bon je vous rappelle que l'introduction de la dissertation consiste avant tout à poser un problème au total ils sont 250 étudiants dans une chaleur étouffante pour un partiel de deux heures et demie pas vraiment l'idéal pour se concentrer c'est pas compliqué d'avoir un partiel avec 250 personnes un peu mais là on n'a pas trop le choix donc on fait avec on essaie de se mettre dans une bulle et puis on fabrique en basset jeunes la concentration et du coup bah c'est un petit peu plus compliqué parce que du coup on a du mal à se concentrer et avec tout ce bruit du couffin je suis gêné moi personnellement des classes surpeuplées et un taux d'échec nationale qui avoisine les 60 % en première année de fac dans cet autre amphi place au débat certains estiment que la sélection pourrait être la solution ce qu'il est possible aujourd'hui d'accueillir tous les gens qui veulent entrer à l'université moi je pense pas il n'y a pas cette place donc après je pense que c'est bien moi par exemple j'ai été sélectionné pour un une filière plus sélectives endroit et je trouve que ça va apporter mon résultat parce que on a eu juste un cran plus de 50% de réussite en première année alors que les noms sélectionnés ou moins d'un quart d'heure réussit donc vous pensez que de manière plus générale ce serait pas mal qu'on ait ça pour tous les étudiants ça prouve que les étudiants sélectionnés ont globalement mieux réussi que ceux qui n'ont pas été donc si ça marche avec nous pour répondre à pas marché en général pour d'autres en revanche pas question d'établir une quelconque sélection à l'entrée de la fac c'est qu'il ya énormément de matière à l'université comme par exemple le droit le droit qu'on n'a jamais vus au lycée avant d'entrer dans l'éducation supérieure on va pas en cours de droit donc on ne sait pas ce que c'est le droit donc du coup sélectionner les futurs juristes sur leurs notes de maths ça me semble un peu voilà ça me semble très mal fait on ne peut pas dire que quelqu'un qui a très bien réussi le lycée réussira forcément à l'université on veut pas dire que quelqu'un qui a mal reçu a forcément malheureux sûr il ya des gens qui peuvent se révéler en entrant en études supérieures qui va se découvrir des passions qui peuvent se découvrir des domaines et qui si on leur laisse pas la chance de pouvoir faire ça alors c'est inégal à l'extérieur nous rencontrons cet autre étudiant en droit mais moi dans mon cachet que ray une sélection je serai pas pourquoi droit - parce que moi non moi je suis suis quelqu'un je suis shirt cha cha moi je dois faire du commercial derrière ses airs de fanfarons cet élève de première année en est certain avec un système de sélection pour intégrer l'université il ne serait pas là aujourd'hui on est tous là pour apprendre ted on va dire je viens d'un peu plus loin que les autres mais je me suis je suis bien bossé si à l'université de cergy 3 élève sur cinq échoue à la fin de la première année jean robert pitte pour rebondir sur le témoignage l'étudiant que l'on vient de voir est ce que si on instaure une sélection on ne ferme pas la porte à des étudiants qui ont besoin corps donne leur chance je pense que le si on ne veut pas parler de sélection parlons d'orientation mais d'orientation raisonnée et qui commence dès le lycée c'est ça existe normalement on nous en avions parlé à une certaine époque avec madame pau-langevin lorsqu'elle était ministre qui était en charge de l'information et de l'orientation en interministériel on ne fait pas assez d'orientation tout au long des études secondaires et ça doit commencer me semble-t-il dès le primaire alors évidemment au change son projet les enfants n'ont pas à 16 ans le projet qu'ils avaient à cinq ans mais toujours mettre dans la tête d'un enfant que ce que tu veux faire quand tu seras grand c'est une excellente question est est-ce qu'on allait en fonction de la réponse qu'on est assis ça si c'est ça qui est intéressant voilà les matières dans lesquelles tu dois travailler davantage voilà les exigences de ton métier mais on ne parle pas assez d'exigence on ne parle pas assez de la réalité de la vie au jeune on les laisse dans une bulle douce passion pour la psycho parce que c'est vrai qu'à 18 ans on a des problèmes psychologiques à régler on se dit je vais faire de la psycho comme ça je pourrais régler mes problèmes mais c'est pas raisonnable de laisser les jeunes s'engager dans des filières de ce genre 10la le bas vous n'êtes pas d'accord vous est dans une bulle non je pense pas qu'on est dans une bulle je pense que non j'ai pensé comme j'ai pas fais psychologie j'ai fait plein d'autres filières c'est le droit à l'erreur beaucoup de fois aussi mais je pense pas que les étudiants elle soit dans une bulle je pense qu'au contraire ils savent qu'ils auront envie de faire montrer ce qu'ils ont envie de découvrir et je pense que c'est bien lui laisser un jeune à casquette de découvrir des filières à l'université et de construire son projet d'orientation parce que c'est pas vrai qu'un jeune a 17 18 ans il a forcément une idée précise de son futur métier est de 9 du futur domaine exactement de formation qu'il a envie de faire et c'est pour ça pour rebondir un peu sur ce qui a été dit tout à l'heure sur les quatre filières principalement demandé par les étudiants nous serons à proposer tout au long de cette concertation qu'elle vit depuis début juillet c'est qu'on mette en place des licences beaucoup plus pluridisciplinaire à l'université comparaître une spécialisation progressive des étudiants et du coup éviter les erreurs d'orientation en première année puisque effectivement droit psychologie staps et des filières qu'on ne fait pas des fois on se retrouve un peu désorienté quand on se rend compte de ce que c'est véritablement ces études là et donc si on faisait des licences beaucoup plus progressive on permettrait aux jeunes de construire leur parcours leur projet d'orientation tout au long de la licence pour se spécialiser progressivement notamment au moment du masters et je pense qu'elle serait déjà une réponse intéressante pour pouvoir limiter le taux d'échec limiter le redoublement dix orientations qui sont un parcours du bea jusqu'où on peut avoir une formation pluridisciplinaire sas et limitons pas faire ça ces histoires étant par exemple une question je pense qu'un minimum de cohérence fait des parcours de formation sciences humaines et sociales qui permettent de coupe les différents domaines la psychologie la sociologie et de manière plus large et permettre d'un semestre et un autre d'une année à l'autre de bifurquer d'une formation d'un domaine à un autre pour pouvoir justement encore une fois découvrir des domaines et construire son projet d'orientation c'est ce qui se fait déjà dans plusieurs universités en france aujourd'hui et ça marche plutôt bien aux modèles de mineurs majeur pour pouvoir construire et se spécialiser progressivement et choisir notamment - du master spécialisé peut mener un vrai diplôme jean robert pitte avant de l'écouter george pau-langevin non en allemagne ou aux états unis on a deux majeurs donc me pourquoi pas mais si ces deux majeurs comme psychosociaux voyez je suis pas très confiant sur l'avenir professionnel des étudiants qui auraient choisi ces deux majeurs c'est le chômage assuré non mais par exemple moi j'ai toujours dit dans mon université ce n'était pas très j'étais pas très suivi par les syndicats étudiants ni même par mes collègues d'ailleurs que quand on est dans une discipline comme le latin ou comme la littérature comparée qui sont formidables des disciplines qu'il faut garder à l'université c'est bien d'inciter les étudiants à faire à côté un peu de gestion un peu de droit de façon à pouvoir s'insérer professionnellement parce qu'il n'ya pas beaucoup de postes de professeurs ou de chercheur au cnrs dans ces disciplines là lorsque l'on a effectivement la vraie question c'est l'orientation il faut que les jeunes puissent être orientés et ce n'est pas elle fait pas plus trois packs mais soir assez tôt pour qu'il puisse avoir une des études qu'ils soient en relation avec leur personnalité leur goût et qui effectivement plus que l'anc et qui débouche voilà sur un emploi parce que on peut faire étudier les choses se faire plaisir mais il ya aussi quand même une vocation professionnelle est la raison pour laquelle c'est vrai que certains nombre de jeunes qui ont fait un bac stt ou un bac pro sont amenés à continuer c'est que le taux de chômage chez les jeunes qui y ont qui en suit le marché de l'an passé de même avec ça ni ici c'est considérable paris mais quand on lit la le mali justement il faut permettre aux étudiants de faire un peu de sociaux de faire un peu d'histoire de se tester est-ce que ça va dans ce sens des étudiants qui sont prêts à être sur le marché du travail il faut quand même reconnaître que quand on a 17 ans on a quand même droit à l'erreur et que par conséquent le fait qu'un étudiant tente du droit et la première année se rendent compte ça ne lui convient pas je pense que ça c'est quelque chose qui est tout à fait acceptable mais quand on dit comme mon voisin que tout ça vient du fait que l'éducation au niveau scolaire n'est pas correctement fait je voudrais quand même rappeler que une réforme avait consisté à donner une matinée scolaire de plus aux enfants qu'ils apprennent et que là elle est en train d'être dit faites simple qui que ce soit ne se rendent compte que c'est un mauvais service rendu aux enfants eh bien on va continuer d'en débattre et on va se rencontrent également à l'heure où on débat sur la sélection que finalement elles existent déjà a tout de suite [Musique] vous êtes bien devant 24 heures l'info en question la france selon emmanuel macron est ce la loi du plus fort c'est la question que nous posons ce soir alors le gouvernement a décidé de briser un tabou sans le dire vraiment celui de la sélection en imposant des critères à l'université je voudrais vous faire réagir à ce sondage qui montre un changement de mentalité il est paru dans l'obs 66% des français aujourd'hui sont pour une sélection à l'université à l'entrée des universités et les 16 24 ans les premiers concernés 65% ils sont favorables lille avenue lebas sk l'unef vous n'êtes pas en décalage avec l'opinion publique notamment étudiants non je pense pas je pense qu'effectivement des jeunes entre 16 et 24 ans qu'ont connu une rentrée universitaire comme il vient de connaître ils doivent se poser des questions ils ont été pour beaucoup tiré au sort pour beaucoup ils n'ont pas eu de réponse jusque fin septembre début octobre et ses quatre mille qui sont restés sur le carreau de l'université à la rentrée universitaire 2010 est donc oui je pense que les jeunes se posent beaucoup de questions et se disent pas moi je vais aussi ma place à l'université est par contre je pense pas que le tirage au sort ça soit bien mais quand chacune il fera ce soir marie fort bien ainsi si je réponds 65% qui sont pour je pense que les jeunes se posent des questions mais j'ai pensé tel point que vos prédécesseurs il ya dix ans quand j'ai des projets pensés mais je pense que si la loi sur le change et c'est milieux universitaires et qu'on met des bâtons dans les roues de plus en plus aux jeunes pour accéder à la filière de leur choix est évidemment que les gens du jt sur vous allez les sondages et après le débat les sondages conférence des présidents d'université a dit massivement qu'elle voulait une orientation sélection à l'entrée de l'université non mais c'est inimaginable moi j'ai été président j'étais le seul à dire ça il ya dix ans j'étais fou et aux gémonies à votre prédécesseur bruno julliard qui a fait une très grande carrière je vous l'avais dit d'ailleurs à l'époque dans une émission qui était pas vous serez sénateurs bientôt il pas encore sénateur mais ça va venir en tout cas c'était impensable aujourd'hui vous avez l'opinion qui est favorable parce qu'elle sait que c'est la bonne solution pour que chacun trouve sa place et trouver un emploi c'est justement une solution de facilité qui est mise là en proposant la sélection parce que effectivement quand on répète à longueur de journée qu'on n'a pas les moyens de former une génération qui est plus nombreuses qu'on n'a pas les moyens de les accueillir dans l'enseignement supérieur qu'en plus du coup aujourd'hui ça marche pas sur le mérite et qui sont tirés au sort quand on à longueur de journée on entend qu'il faudrait sélectionnés sur le mérite ce qui aurait le meilleur dossier etc on semble en déclin c'est beau le mérite et étudiants ils sont prêts une double mandat des jeunes qui sont en dessous de la pile et qui ne seront jamais choisi pour aller dans telle ou telle filière et qu'ils ne pourront pas avoir accès un diplôme et donc nous en tout cas ben on va aller discuter avec les étudiants et je pense que il faut convaincre les gens qu'aujourd'hui la sélection c'est pas la solution françois-xavier bellamy est ce qui vous justement faire de la méritocratie à l'heure où les français les étudiants eux mêmes ils sont prêts alors disons les choses telles qu'elles sont aujourd'hui il y a évidemment une sélection qui se joue de façon tacite c'est la pire de toutes dans notre processus de formation et 2 et 2 et d'orientation cette sélection si une sélection sociale c'est vraiment la pire du tout parce que on le voit très bien la faillite d'un système éducatif à elle est socialement très inégalement distribuées nous avons le système scolaire le plus inégalitaire de tous les pays le c2 ce qui fait qu'aujourd'hui ceux qui accèdent aux formations les plus qualifiantes et celle qui accèdent aux meilleurs emplois et aux emplois de de d'encadrement sont par définition ceux qui sont issus de milieux sociaux plus favorisés la vérité c'est que la sélection ne serait pas du tout un problème si nous avions réussi à faire en sorte que chaque élève puisse cultiver sa propre excellence tout à l'heure on a vu ce jeune qui s'est exprimée en parlant de son de son avenir en droit et ce reportage c'est un crève-coeur ces jeunes je les ai eus je les ai vus je les ai devant moi ces jeunes là pour le coup nous savons très bien brison un peu la supercherie nous savons très bien qu'ils n'ont aucun avenir dans la voie qu'ils se sont choisis pas parce qu'ils n'ont pas le talent ce jeune là qui étaient issus de l'immigration il aurait pu être j'en suis sûr un très grand professeur de droit un très grand juriste dans le monde du droit au niveau international mais il ne le sera pas et pourquoi parce que très probablement ce jeune dans sa manière de s'exprimer on le voit eh bien il manque des maîtrises de la maîtrise des éléments fondamentaux de la de la culture du savoir de la maîtrise de la langue et donc ils manquent de ce qui va lui permettre de réussir en les condamner arrêtons de faire semblant qu'il a une chance et un avenir il est condamné et non pas encore une fois parce qu'il manque de talent je ne le connais pas si ça se trouve il a beaucoup de talent mais parce que nous l'avons privé d'accomplir ses propres talents dans nos propres établissements sont assez exigeant avec lui dans l'activé red rose art qu'on a c'est le contraire de la troisième république qui a été exigeante avec des enfants de paysans illettrés et qui les a portés eux il ya des présidents de la république dont les parents étaient illettrés sous la troisième république et qu'est-ce qui fait hélas tricycles et joue un peu le rôle aussi parce que peut-être qu'il peut s'exprimer normalement dans la vie courante est là devant la caméra et puis aussi si l'on roule des mécaniques pour pouvoir lancer des dizaines de milliers qui comme lui accède à l'université sans avoir les moyens d'y réussir et pour le coup vraiment nous entretenons un mirage la sélection elle ne poserait pas de problème si nous étions capables vraiment d'offrir à chaque élève le succès qu'il a mérité parce que pour le coup il ya aussi une forme de justice dans le fait que chacun puisse accéder à ce à quoi ils affrontent la ville bellamy parce que de fait ce que lui aurait versé bien jusqu'à mans dans lequel chacun a la même chose quelle que soit l'intensité diversité elle est là pour offrir des choses ou est-ce que là pour permettre aux étudiants de trouver du travail c'est aussi un débat qu'est posée à travers cette réforme un peu plus fins et les deux à la fois parce qu'il faut effectivement que les gens puissent avoir une culture générale puisse pouvoir étudier des sujets qui en 60 intéressant et il faut aussi qu'à l'arrivée puisse avoir un travail je pense que c'est là c'est un peu ce n'est pas correctement posé ce qui me semble surtout être important en matière d'égalité c'est l'égalité des moyens que la puissance publique mais pour chaque étudiant actuellement ce n'est pas le cas on sait très bien que les enfants qui vont dans l'est par exemple dans les grandes écoles et dans les classes préparatoires sont déjà des enfants des classes moyennes ou aisées et que de surcroît la puissance publique met plus d'argent pour ces établissements là que pour les facultés par conséquent commençons déjà par remettre les moyens à égalité et à ce moment là on verra si la faculté effectivement n'est pas en mesure d'accueillir correctement les enfants mais pour l'instant ils vont en d'éviter où ils vont ou dans les classes préparatoires parce que là ils sont bien encadrés parce que l'état met les moyens donc l'état met des moyens d'une manière inégalitaire et ce qui me frappe ce qui m'inquiète dans le budget de l'enseignement supérieur cette année c'est que nous avons une conférence de presse aujourd'hui qui nous annonce un certain nombre de choses oh ce n'est pas en rapport avec le budget tel qu'on nous a présentés donc soit il y à un effort de rattrapage rapide qui est fait par madame vidal d'ici le vote du budget soit on se dit c'est pas possible avec les voiliers qui ont été mis notamment pour les facultés et la vie étudiante on sait que certaines universités n'ont pas attendu la réforme pour instaurer une dose de sélection avec des tests obligatoires avant même l'entrée en première année regardez à ce reportage de julien roué de sébastien l'oiseau avons donc très l'université tous ces étudiants du passé sur internet un test de logique obligatoire 30 questions en 30 minutes par exemple quels éléments ces parties de cette série de chiffres vous cherchez à eux aussi ils ne sont pourtant pas en fac de mathématiques mais en droit à paris ii on a tendance à penser qu'un étudiant en droit c'est d'abord un étudiant qui apprend par coeur un étudiant en droit c'est avant tout une étudiante qui utilise les ans qu'il peut avoir à l'écrit et à l'oral pour construire des raisonnements or ces tests de logique nous permettent tout simplement de déterminer si ces étudiants vont avoir cette logique propre aux juristes ce qui leur réussissent pas ce test connaissent souvent des difficultés aux lycées l'université leur propose donc de suivre un parcours réussite recommandé mais pas obligatoire six heures par semaine ces étudiants suivent des cours de culture générale de méthodologie et de france est-ce que vous mettrez une majuscule à creil oise le point virgule ou une minuscule je reviens sur toutes les règles d'accord un peu difficile notamment les participes passés ils connaissent ces règles mais ils n'ont pas l'habitude de passer du temps à faire des exercices à se faire expliquer leur leurs erreurs loin des amphis bondés ces cours de remise à niveau en petits groupes sont suivis par un étudiant sur six mois j'ai choisi de parcours réussite parce que je reprenais les bases et du coup je pense que ça peut m'aider pour décrocher ma première année sort d'un bac s en tout cas je sais que nous lycéens français on ne faisait pas de grammaire pas de conjugaison et donc c'est sûr qu'après trois ans sans rien ça fait pas de mal de tout reprendre eux ont réussi le test de logique et ont tous eu une mention très bien au bac bienvenue dans le parcours d'excellence ici en plus du cursus classique on étudie la sociologie du droit et 3 comparé dès la première année de licence c'est une manière de se démarquer on va dire de suite normaux très gros de la facture on nous demande du travail de la participation donc il faut peut s'investir c'est plus une charge de travail plus élevé la formation est sélective 60 places pour 600 candidats chaque année elle s'apparente à une grande école ou sein même de l'université bakker rat est censé être je précise sur censé être un diplôme donc il a bien fallu contourner cette interdiction de sélectionner et on a pu le faire qu'en créant un diplôme d'université qui permet de recruter des étudiants sur des critères purement méritocratique cette université propose des parcours sur mesure depuis bientôt dix ans en s'adaptant au profil le taux de réussite en première année chez les bacheliers les plus en difficulté est passé de 1 à 30 % est ce que c'est le modèle à suivre santelli belani tout est montré dans ce dans ce reportage malheureusement on voit bien comment les universités tentent de s'adapter à cette difficulté que constitue effectivement le fait que le bac aujourd'hui n'est plus un signe de réussite académique suffisante pour réussir à nouveau dans le monde universitaire et donc sont obligés de proposer aux étudiants c'est ses moyens de conforter les acquis les plus fondamentaux combien d'enseignants combien d'universités aujourd'hui disent que leur principal obstacle c'est le manque de maîtrise delà de la langue encore il faudrait alors on dira qu'il faut pas priver les étudiants d'accéder à leur rêve en allant en droit en psycho en sociaux mais encore une fois beaucoup d'entre eux choisissent ces filières parce qu'ils n'ont été pris nulle part ailleurs il aurait préféré aller à bien des égards dans 18 et dans des bts ils ne sont pas pris dans ces filières ils vont endroits où ils vont en psycho mais c'est plutôt par défaut que par choix le vrai modèle me semble-t-il encore une fois serait de rétablir les conditions d'une véritable sélection méritée si on ne le fait pas on encourage cette espèce de de nivellement parce que finalement on ne dit jamais aux étudiants que c'est en travaillant qu'ils pourront réaliser leur rêve et ça reste l'une des conditions de la réussite dans l'existence comme dans le parcours scolaire lila le bas est ce que vous vendez du rêve aux autres étudiants en leur disant il faut l'université pour tous quel que soit leur niveau avec un risque du nivellement par le bas je pense pas que augmenter le niveau de qualification d'une génération s'est nivelé c'est un nivellement vers le bas je pense que aujourd'hui quand des lycéens travaillent pour avoir le baccalauréat ils comprennent bien qu'il faut bosser pour pouvoir avoir un diplôme c'est pas vrai que le baccalauréat les jeunes nés dans une pochette surprise comme cela a pu être dit tout à l'heure je pense que le diplôme effectivement que mes diplômes universitaires ça doit être le baccalauréat et je pense qu'effectivement ça a été dit faut que les étudiants aient accès à la filière de leur choix quand ce soit du droit par défaut d'histoire ou de l'information communication dans tous les cas effectivement sacré de l'échec à l'université quel que soit le niveau au préalable qu'on a eue au lycée et donc effectivement ça pour les filières courtes ou pour les filières universitaires plus longue je pense qu'il faut permettre aux jeunes de construire dans l'orientation et d'avoir accès à la filière de leur choix mais il a le bac c'est sciemment que pour vous tout est une question d'orientation il ya parfois aussi un problème de niveau je pense qu'il faut donner le niveau aux étudiants par exemple ce qui est intéressant là c'est de permettre des cours de remise à niveau en première année sont la base du volontariat pour permettre à des jeunes justement le à la fois comprendre le système universitaire parce que jour au lendemain c'est pas si simple mais dans une classe à 35 élèves et se trouvait un amphithéâtre à 500 devoir prendre des nôtres à suivre des cours à devoir réviser tout seul ça ne naît pas avec ça ça s'apprend et ça dépend justement quel entourage on a quel lycée on lui avait tout pour que l'otan a tardé de ligue et world c'est trop lui venu à niveau vous j'aime parce que je pense qu'aujourd'hui ce n'est pas en imposant des choses aux étudiants que on les fait réussir je pense que sur la base du volontariat c'est une très bonne chose parce que encore une fois c'est 60 % d'échec c'est pas une minorité du coup vous permettre à la majorité d'avoir du renforcement des cours de soutien et de pouvoir réussir à l'université et pas seulement imposer une année d'études supplémentaires qui en plus de ça socialement coûte de l'argent et qu'aujourd'hui n'est pas compensée quand on a payé un loyer 1 en plus des transports en plus du matériel pédagogique 1 en plus tous les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas les moyens de se payer une année supplémentaire à l'université jean robert pitte écoutez je pense qu'on prend les choses un peu à l'envers je pense que ma formule était un peu méchante à propos du bac dans une pochette surprise mais tout le monde sait que le niveau du baccalauréat n'a pas augmenté ces dernières années que le taux de réussite est quand même très très très scandaleux par rapport à la réalité du savoir des élèves donc ce qu'il faut me semble-t-il c'est l'idéal je pense que ça ne se fera pas tout de suite parce que les français n'y sont pas psychologiquement prêt c'est de remplacer ce baccalauréat qui est je vous le rappelle le premier grade de l'enseignement supérieur et on n'a jamais demandé aux universitaires leur avis à ce sujet donc premier grade de l'enseignement supérieur arrêtons cela et ayant un excellent livret scolaire et donnant la responsabilité aux conseils de classe qui connaissent leurs étudiants qui connaissent leurs élèves parker et ensuite les sens l'ensemble des filières d'enseignement supérieur choisir leurs étudiants en s'engageant à les conduire à la réussite et ça ça ça me paraîtrait de nos enjeux laisser les étudiants choisir ne me paraît pas raisonnable dans l'année nous sommes le seul pays votre propos vous tiendriez ce propos en allemagne en suisse au japon en angleterre aux etats unis on vous rirait au nez on vous rirait au nez laisser choisir des étudiants alors que ça n'est pas ce qu'ils savent souvent ce qu'ils peuvent faire ils savent ce qu'ils voudraient faire ils ont un rêve mais est-ce que ce rêve est réalisable c'est quand même aux universitaires et aux professeurs de l'enseignement supérieur de dire oui il me semble que vous pouvez réussir et on va s'engager à vous aider pour réussir mais pas je sors d'un bac pro de boulangerie je veux être médecin non et c'est le cas actuellement vous pouvez rentrer mais si vous pouvez rentrer en première année merci quand même avec un bac pro de boulangerie moi j'ai eu des j'en ai eu deux en philosophie à paris sorbonne avec un bac pro de boulangerie ccc peut être boulanger le joueur et faire de la fine line qu'il faut quand même biais voir enfin moi je crois qu'il faut qu'on regarde bien ce qu'a dit philippe parce que j'ai l'impression qu'en fait mon acte à la casse est l'instrument ce fameux apb dont tout le monde voulait la peau mais en renvoyant la décision ou à chacune des universités en réalité on donne aux présidents d'université la possibilité de choisir s'ils seleccion ou pas sur quels critères il va accueillir les jeunes par conséquent on n'emploie pas le mot mais la réalité c'est bien ça c'est que finalement on ne sera pas centralisé mais chaque président d'université aura ses critères et décidera qui les prend pas est-ce que c'est mal françois-xavier bellamy mais la vérité c'est que vraiment rien n'a changé c'est à dire que ce qui nous est proposé c'est l'enrobage de ce qui existait déjà l'université a le choix de dire oui oui si c'est à dire de renvoyer vers un parcours de formation qui comme vous le disais tout à l'heure n'est pas financé donc qui ressemble à bien des égards est une gigantesque fiction pour l'instant et peut-être sinon le mettre l'élève en attente s'il est mis en attente ça veut dire qu'il va participer non pas un tirage au sort mais à une commission rectorales qui va le renvoyer vers une autre formation que celle qu'il avait demandé c'est à dire à peu près la même chose que le tirage au sort en réalité donc rassurez vous il ne s'est absolument rien passé la seule différence c'est qu'au lieu de hiérarchiser vos voeux c'est à dire au lieu de dire ce que sont vos préférences vous allez devoir faire des choix qui ne seront pas les rares chizé ce qui permettra au gouvernement de gommer les statistiques de l'échec de ce système qui ne s'appellera plus apb puisqu'il aura été renommée par un concours de lycéens tout ceci est un gigantesque enfumage qui ne répond en rien aux problèmes et qui est un véritable mensonge à l'endroit des familles et des étudiants ce qui est certain c'est que si nous voulons prendre les choses sérieusement les regarder avec le sens du concret nous devons c'est vrai pouvoir dire aux jeunes que oui leur formation d'aujourd'hui correspond aussi où doit correspondre à un projet professionnel pour demain et qu'il est mensonger encore une fois de les entraîner pendant des années et des années pour lequel ils vont faire des efforts pour aller jusqu'à une licence qui ne les conduira nulle part aujourd'hui le premier employeur des licencié en philosophie ça la grande distribution ce qui veut dire que vous avez des dizaines de jeunes qui ont passé des années sur les bancs de l'université parfois en redoublant leur année dont qui ont passé trois quatre cinq ans avec le coût social que ça représente et qui à la fin se rendent compte du mensonge dans lequel on les a conduits et ça pour le coup c'est une supercherie douloureuse pour beaucoup d'entre ceux qui comptent me semble-t-il c'est effectivement de pouvoir faire en sorte que chaque jeune soit accompagnée vers le chemin de sa propre excellence d'arrêter de sacraliser aussi des modèles universitaires qui ne sont pas le seul lieu delà de la réussite dans la vie est de permettre à chaque jeune du coup selon son mérite et son travail d'accéder à la formation qui leur a pu c'est vrai se choisir je suis d'accord avec vous pour dire que ces étudiants ne sont pas les auteurs de leur propre échec je crois pas d'ailleurs que le bac soit dans une pochette surprise on voit on voit tout à l'heure cette jeune fille qui nous disait pendant tout le lycée on avait plus de grammaire de conjugaison de cours d'orthographe et bien c'est difficile d'avoir le bac dans ces conditions quand vous êtes dans des établissements où effectivement non pas par la faute des profs mais par la faute de l'administration qui n'a cessé de leur compliquer la vie on ne vous donne pas les moyens de réussir à cet examen qui existent encore cet examen est difficile il suppose de leur part un travail le grand drame c'est le mensonge dans lequel nous entretenons en leur donnant le bac avec un niveau qui est malgré tout très faible et qui ne leur permettra pas de réussir en poursuivant ce qu'il croit être un rêve et qui n'est en fait qu'un mirage est ce que cette réforme c'est de l'enfumage ans pour reprendre vos propres mots écoutez à ces réactions politiques celle du député eric coquerel pour la france insoumise et de pierre henri dumont pour les républicains au micro d'amélie car were il y aura la sélection entre universités dès lors que vous ne pouvez pas choisir la matière de que vous avez que vous avez voulu en terminale ça s'appelle de la sélection donc c'est mieux rouge qu'il est en train de franchir ceux qui ont leurs cours entre leur masser les jeunes eux mêmes c'est les étudiants les lycéens s'ils se mobilisent on sait des projets qui peuvent reculer un système qui fait 60 % d'échec à la fin de la première année de licence un système qui ne fonctionne pas et perpétuer un système qui ne fonctionne pas pose un vrai problème parce que la réalité c'est que ceux qui ont de l'argent ce qui ont les codes culturels ne mettent pas leurs enfants à l'université qu'on fait un système éducatif à deux vitesses une vitesse lente pour toutes ces personnes qui n'ont pas les codes qui n'ont pas l'argent qui mettent leurs enfants à l'université et tous les autres qui peuvent mettre leurs enfants en grande école ou en école privée c'est cela qui pose un vrai problème l'université devrait être universités d'excellence qui permet à tous les enfants de pouvoir mérité d'avoir un travail à la fin de leurs études la fin de licence et la fin du master sommes nous en train de casser notre modèle républicain avec cette réforme moi je pense qu'en fait on pose le problème à un mauvais niveau c'est à dire que on dit il faut pas qu'ils aient tente de gens qui rentrent à l'université parce qu'à la sortie il ya beaucoup de chômeurs beaucoup d'échecs au monde qui sont à l'université il faudrait plus d' accompagnement ça on l'a dit mais beaucoup de jeunes diplômés se retrouve effectivement dans des postes subalternes part ce que à la sortie de l'université ceux qui jouent dans notre pays pour le premier emploi ce sont les réseaux familiaux et beaucoup de jeunes diplômés effectivement de son prix nulle part parce qu'on leur demande de l'expérience parce que on trouve de l'emploi parce que la famille connaît et c'est ça mon avis sur quoi il faudrait travailler et s'ils voulaient dans les écoles comme que les écoles de commerce vous avez un réseau qui existe à la salle issus de l'école où on prend en charge le placement du jeune alors que nous dans nos universités ce qu'il faudrait me semble-t-il renforcée c'est comment on encadre des jeunes diplômés pour qu'ils accèdent à un premier emploi et aujourd'hui c'est là où me semble-t-il il y à quelque chose le hiatus quelque chose qui n'est pas fait je vois que beaucoup de jeunes arrivent à des diplômes année master même en étant de familles très modestes après il reste sur le carreau parce que ils n'ont pas de réseau je pense que c'est là qu'est le président on se souvient que même macron avait dit à la jeunesse n'ayez pas peur de devenir un milliardaire le président a toujours assumé de vouloir récompenser cette france qui réussit avec un rapport décomplexé à l'ambition même à l'argent la réussite selon macron signé luca tâche de l'art [Musique] j'ai dit qu'il était sain dans un pays et ont interrogé sur la création d'entreprise qu'en effet des jeunes et cette ambition de pouvoir devenir milliardaire la france a un problème c'est un pays où on n'aime pas les chèques on ne le pardonne pas mais en même temps c'est un pays qui n'aime pas la réussite je veux être le candidat du travail le candidat de la réussite par de travail et l'émancipation par le travail la réussite elle passera aussi par la libération de l'économie libéré des charges des entraves de tous ceux qui aujourd'hui empêche toutes celles et ceux qui veulent créer entreprendre de réussir dans cette france 2 dans cinq ans la réussite sera possible plus facile est valorisé par tous reconnus ce sera même notre fierté on veut sanctionner la réussite pendant le cycle de vie parce qu'on revient à la méritocratie parce qu'on revient à une politique on va permettre à tous les jeunes de la république quel que soit leur milieu social de réussir le chemin dans lequel je veux que notre pays avance c'est celui d'une transformation économique où les uns et les autres pourront réussir réussite réussite ceux qui ont réussi rompent faut des gens qui réussissent parce que les gens qui réussissent et la réussite je veux qu'on célèbre toutes ces réussites réussi qui réussissent si je n'avais des steam que pour celles et ceux qui réussit monétairement ou économiquement je ne serai pas aujourd'hui devant vous ça vous a fait réagir sur ce plateau est ce qu'on va dans une verrine société à l'américaine où ce qui compte c'est la performance la réussite non tout à l'heure vous avez posé la question sur le modèle républicain je crois que le travail et le mérite dont il vient d'être question dans les propos du candidat président de la république et du président actuel c'est ça la méritocratie c'est ça la république le travail et le mérite quant à ce que disait madame paul langeois tout à l'heure sur le fait qu'un certain nombre de diplômés qui viennent de milieux moins favorisés et qui ne connaissent pas les codes ont du mal à s'insérer professionnellement nous payons là le fait qu'en france on n'aime pas l'apprentissage nous sommes l'un des pays d'europe où l'apprentissage a le moins d'importance or tout le monde sait que les apprentis et il ya des apprentis bachelier il ya des apprentis à l'université et les apprentis dans les grandes écoles et les apprentis ceux qui sont en étude en apprentissage en alternance trouve très facilement une insertion c'est beaucoup plus facilement en tout cas que ceux qui font des études sans savoir très bien ce qui les attend après et sans connaître le monde de l'entreprise et le monde de l'emploi donc il faut vraiment réformer ça et encourager l'apprentissage parce que c'est le seul moyen de faire baisser le taux de chômage suite des jeunes dans notre pays servier est bel ami est ce qu on a tort justement de ne pas vouloir prononcer le mot sélection à l'université parce qu'il existe dans le monde du travail c'est la réalité même parfois un peu brutal bien sûr ce qui est certain c'est qu'il ya quelque chose de confondant dans le fait de voir le premier ministre me dire je n'ai pas peur du mot sélection mais montrer immédiatement après qu'en fait il en a très peur on a vraiment du mal à assumer la façon dont notre paysage éducatif devrait se reconstruire encore une fois si nous étions capables de vaincre je lis les déterminants sociaux qui font aujourd'hui l'échec éducative dans l'enseignement primaire et secondaire ce qui est certain c'est que les jeunes qui échouent après après une licence ou en tous les cas qui échoue à trouver le poste auquel ils aspirent ils ne vont pas forcément vers des postes subalternes en tous les cas ils vont vers des postes qui sont très éloignées de ce qu'ils avaient imaginé ça n'est pas parce qu'il manque de réseau familial aujourd'hui si vous avez un master 2 ou une agrégation capes en fiscalité qui sont aujourd'hui vous allez quand même vous avez 89 % de taux d'emploi pour les docteurs en france et il y en a effectivement 10% qui peinent à trouver du travail mais malgré tout l'immense majorité de ceux qui sont effectivement diplômés parviennent à s'insérer dans la société à partir du master du master 1 ou du master 2 le problème c'est que la sélection elle est reportée et c'est là qu'est la véritable supercherie de fait cette grande difficulté qu'on a assumé le mot sélection elle n'est pas d'abord une peur sans effet c'est essentiellement un mensonge un mensonge qui est qui et qui est fait à tous ces jeunes ont compris dans un pays c'est quand même un paradoxe fou ou encore une fois on laisse chaque année vingt mille jeunes s'engager en staps alors qu'on sait très bien que pour beaucoup d'entre eux aucun avenir professionnel ne peut être à l'issue de ce parcours et dans lequel pourtant alors que même que nous connaissons une situation de chômage de masse chaque année nous avons trois cent mille emplois non pourvus dans notre pays et là pour le coup est vécu et fait effectivement il ya un déséquilibre majeur qui constitue aussi un scandale devant tous ces talents gâchés devant toutes ces vies potentiellement broyée par un par un par un gigantesque mensonge est-ce qu'il faut une société des premiers de cordée comme dit le chef de l'état on s'occupe uniquement de valoriser les premiers de la classe dans ce qui ce qui est tragique dans le dans le propos du chef de l'état je me permets de revenir sur ce qui a été dit tout à l'heure c'est le sait le fait que la réussite semble être valorisés uniquement du point de vue économique c'est à dire je ne me reconnais absolument pas dans dans le rêve d'une société où les jeunes devraient rêvé d'être milliardaire le véritable rêve que chaque jeune devrait avoir c'est de trouver le lieu où il pourra s'accomplir et s'accomplir d'une façon qui soit utile à d'autres que lui moi je suis professeur de philosophie c'est pas le métier où on gagne le plus mais je trouve chaque jour que je fais le métier de mes rêves et je souhaite à tous tout ce qui me suivront de pouvoir vivre de pouvoir vivre le même bonheur ce qui est certain c'est que on devrait rentrer avec cette cette passion de la monétarisation de la financiarisation de la réussite et ce serait aussi j'en suis sûr une façon de décomplexer la question de l'orientation pour offrir à chaque jeune les moyens de réussir authentiquement lilas le bas est ce que c'est gênant pour un étudiant de doré vous être milliardaire pour un jeune non c'est pas gênant mais c'est pas non plus énorme ne pas vouloir être milliardaire j'ai envie de dire au président de république que il faut aussi donner la possibilité aux jeunes d'avoir encore une fois la possibilité rêvé d'être milliardaire enfin donner les moyens de pouvoir y penser et malheureusement aujourd'hui payer les inégalités sociales qui sont fortes vous le dites d'un système scolaire depuis le plus jeune âge mais justement l'université et permettait à des jeunes de pouvoir repartir sur un nouvel élan alors que parfois ils ont été orientés par défaut à 14 ans à 15 ans dans les filières qui ne leur correspondait pas forcément et donc l'université quand elle est libre d'accès elle permet justement à des jeunes de pouvoir en construire un nouveau parcours d'études un nouveau parcours professionnel effectivement aujourd'hui un taux d'échec est scandaleux en licence on peut dire la sélection par l'échec je pense que c'est ça qu'il faut arrêter c'est pas le libre accès à l'enseignement supérieur qui permet de repartir de zéro ou les portes s'ouvrent alors que jusqu alors vous êtes toujours imposé une orientation quand on est en troisième quand on est en seconde quand on finit la première à n'en faudrait redoubler and on voudrait faire ceci il faudrait faire cela moi je pense qu un jeune majeur 18 ans également lui qui doit être responsable et pourtant socialement et les ports autonomes ne donne pas le droit d'avoir accès à des l'argent pour pouvoir vivre correctement et on lui dit qu'il est dans sa bulle quand il doit faire ses choix et construire son projet d'études et son projet de vie je pense qu'il ya une hypocrisie là dedans il faut permettre à des jeunes quand on reconnaît la majorité légale de pouvoir faire aussi leur propre choix de jean robert pitte sur la société que l'on veut qu'on que l'on veut construire de la philosophie de vie est ce qu'il n'ya pas un risque de valoriser à outrance qui réussissent et puis laissés sur le bas côté ceux qui nourrissent hissbach doit réussir le une république une société l'idéal c'est celle dans laquelle tout le monde réussie mais tout le monde n'est pas dans les mêmes métiers au même niveau et chacun comme vous le dites suit son parcours cela dit je pense que cette liberté totale laisser aux jeunes de faire ce qu'ils ont envie de faire n'est pas raisonnable nous sommes le seul pays où les études sont gratuites gratuite et sans sélection ça me paraît fou c'est encore une chose que je voyage énormément dans toutes les universités du monde quand j'explique le système français les gens qui quelle quelle que soit leur bord politique ouvre des yeux comme des soucoupes il n'imagine pas que la france en plus j'ai présidé universités qui a un nom prestigieux mais qui est exactement dans le même statut que toutes les universités françaises la sorbonne le mot sorbonne et les gens ne peuvent pas imaginer que c'est gratuit qu'on entre 100 sélections que ses bras tu mais est ce qu'il faudrait payer comme les universités américaines où les jeunes vrai que les que l'on donne de l'argent aux jeunes ce qui se fait dans les grandes écoles à polytechnique ou à l'école normale supérieure ce que je trouve pas forcément absolument raisonnable mais alors donné en plus ce qui a été demandé par un certain nombre de syndicats dont le vôtre je crois donné à comment dire une sorte de l'allocation d'autonomie à tous les étudiants de pareil dispositif total alors que nous devons pour moi me semble-t-il je veux dire une horreur vous allez vous dire où vous allez m'arracher les cheveux mais je pense que chacun devrait participer financièrement à ses études en fonction des ses ressources donc évidemment avec une hiérarchie ce qui se fait dans par exemple à sciences po six ans pau qui qui passe pour un modèle je crois pas que ce soit le modèle absolu mais en tout cas à sciences po si on est on vient de milieux défavorisés on ne paye rien si l'on vient d'un milieu très favorisés on paye 12000 euros par an je pense que c'est quelque chose qui n'est pas mal d à sciences po en plus on est très sélectionnés à l'entrée donc il moi j'ai travaillé pendant toutes mes études l'été pour et le week end pour contribuer au financement de mes études par les parents je veux pourquoi aujourd'hui les étudiants ne travaillerait pas aux états unis et au japon tous les étudiants même de famille a cédé 0,3 va y distribuer les journaux travail dont vous défendez un modèle à l'américaine pas tout le modèle américaine une partie du modèle à l'américaine je peux vous assurer j'enseigne au japon actuellement deux fois par an je peux vous assurer que le modèle à la japonaise est un modèle qui convient très très très bien il ya 3 % de chômeurs au japon en revenir aux propos du président la république je pense qu'on souhaite tous que les gens réussissent en fonction de leur attitude et de l'heure et de leurs dilemmes de leur goût mais je ne voudrais pas que pour éviter qu'ils se cassent la figure à l'université on leur donne totem une espèce d'idéal qui soit lui aussi difficile à atteindre parce que des jeunes qui étant diplômé n'arrive pas à être employés on leur dit créer votre entreprise mais là c'est la même chose ça demande aussi des aptitudes que toute personne n'a pas forcément et vous avez certes de bonnes des moyens aussi financier non on va aller là on va les lancer dans la création d'entreprise par défaut et après il risque d'aller vers de nouveaux échecs je pense que là encore il faut faire attention en disant aux gens vous embauche pas été créé parce que ça aussi ce n'est pas si facile et lorsque vous de ce soir a fait beaucoup réagir et on a énormément de questions de téléspectateurs via twitter facebook ou à des questions envoyées par sms on va regarder la première question qui nous a été posée ce soir la france ne pèche t'elle pas par son égalitarisme l'italie c'est le contraire de l'égalité pour moi et malheureusement nous deux nous interpréterons très mal notre devise nationale liberté égalité fraternité et l'égalitarisme c'est le je pense que c'est xavier bellamy pourrait en parler davantage que moi mais c'est un contresens total par rapport à l'égalité qui est l'égalité des chances ce qui est certain pour revenir à ce qu'on en dise et alors on dira il faudrait une société dans laquelle tout le monde réussisse mais en fait ça n'arrivera jamais regardons le en face une ce serait laquelle tout le monde réussie pourquoi parce que pour une raison très simple nous sommes libres c'est bien nous sommes responsables et nous ne faisons pas tous le même usage de notre liberté certains se donnent beaucoup d'autres se donnent moins et dans ce contexte là il serait absolument injuste que chacun ait la même chose dire que chacun doit avoir la même chose c'est en fait la réponse la plus injuste qui soit à la construction d'une société nous avons une heure ci judiciaire nous savons bien que chacun ne doit pas recevoir la même chose celui qui fait du bien à la société doit recevoir plus et être accompagnés celui qui fait du mal mérite d'être sanctionné donc la justice n'impose pas le fait que chacun est exactement la même chose et de ce point de vue là j'ai trouvé une forme de paradoxe dans ce que vous disiez à l'instant bien sûr nous sommes tous pour que les jeunes soient autonomes et vous le disiez à 18 ans on est majeur on est responsable de ses actes il est normal que l'on soit traitée comme une personne responsable or de fait nous ne faisons pas tous la même chose de notre liberté tous les étudiants ne font pas la même chose de leur liberté et donc de ce point de vue là il serait tout à fait absurde de refuser l'idée d'une sélection si elle était fondée sur le mérite parce que l'idée de la sélection est en fait la plus juste réponse à faire à cette considération de la responsabilité dans laquelle on tient les jeunes une société dans laquelle chaque jeune peut accéder exactement au même parcours quel que soit son degré d'effort est une société qui ne prend pas au sérieux la liberté des jeunes alors ce qui pose problème aujourd'hui dans la société c'est que effectivement des jeunes se donnent beaucoup et par le fait qu'ils sont issus de milieux sociaux défavorisés par le fait qu'il cumule toutes les tares sociales et notamment cette double peine que constitue la faillite de leurs propres établissements scolaires ils vont se trouver écarté de la possibilité de réussir comme il l'aura mérité mais ce qui est vrai c'est que le mérite c'est la plus juste façon de rendre hommage à la liberté des personnes et si nous croyons à cette liberté nous devons croire aussi à la sélection serbe autre question posée à ce soir pourquoi s'acharne-t-on à n'avoir que des bacheliers diplômés du supérieur alors que nombre d'entre eux pourraient être orientés vers des métiers manuels nommé en fait aujourd'hui il ya très peu de métiers manuels qu'on puisse faire sans avoir un minimum de formation par exemple même si vous n'êtes pas besoin d'avoir un bac + 5 oui mais si vous voulez y aurait aujourd'hui dans le box non les coucous non mais vous avez justement en scène vous avez au niveau supérieur vous avez une diversité de possibilités pour les jeunes quand on part l'enseignement supérieur on a l'impression que vous tous avez à la sorbonne ces personnes me disent ah oui en réalité il faut que le jeune puisse trouver une formation et niveau de qualification peut-être à bac +2 à bac +5 mais ça peut être dans des formations extrêmement différente qui correspondent à s'incliner et a cessé aujourd'hui avec la numérisation avec la mondialisation il est clair que quelques qui a simplement le bep ne trouvent pas d'emploi d'entrevue l'emploi même s'il y avait un emploi qui ne semble pas qualifié et jean robert pitte nous avons un problème en france avec les travailleurs détachés vous a pas échappé et pourquoi tout simplement parce que beaucoup d'entreprises du bâtiment sont obligés de faire venir des polonais ou des roumains parce qu'il n'y a pas de français soit pas obligé de la grille cher et ça va obliger les nommer mais s'il y avait des français qui est envie de travailler dans ces métiers qui sont des métiers passionnants je vois pas la raison pour laquelle on ne les prendrait pas donc c'est d'écouter les jeunes du travail manuel comme c'est la question le dit bien on les a dégoûté depuis très très longtemps lorsque le travail manuel est très très épanouissant d'ailleurs il ya des étudiants qui chez nous dans les universités littéraire comme la mienne font des études qui finalement dont isabelle sauf que c'est pas leur voix et qui rentre dans un métier manuel g écoutez je vais prendre un exemple la merde j'ai un neveu qui est qui a passé le capes de littérature qui a renseigné en collège ça lui a pas plu il est aujourd'hui ébéniste après avoir fait deux ans de formation il s'épanouit il est heureux comme tout bas je pense que c'est bien c'est la formation tout au long de la vie qui permet à des jeunes qui ont fait des formations dans l'enseignement supérieur ou non d'ailleurs peut-être qu'il a qui vont faire un choix deux essais de s'insérer sur marché de l'emploi et ainsi de pouvoir reprendre des formations je pense qu'effectivement par exemple la formation tout au long de la vie ce soit manuelle du supérieur et etc c'est important et qu'il faut la rendre beaucoup plus disponible mais par contre il faut donner encore une fois les outils à chacun de pouvoir avoir le droit à l'erreur elles vont à l'erreur c'est d'avoir leur un diplôme mais aussi le droit de pouvoir sera orienté tout au long de son cursus et pouvoir une fois qu'on a trouvé un métier se rendre compte que ça n'aurait pas changé et c'est ça la vie des jeunes aujourd'hui sur marché de l'emploi prépare comme on méritait un diplôme on n'y a pas d'endroit un diplôme je pense quand on travaille quand on va en cours etc je pense qu'effectivement personne ne vole son diplôme aujourd'hui et dont l'enseignement supérieur ni dans l'enseignement secondaire par ailleurs et donc je pense qu'aujourd'hui effectivement le droit à la réorientation le droit à l'erreur il est fondamental et j'ai l'impression qu'aujourd'hui on veut un peu le mettre à mal et bien justement ça va dans le sens de la question qui est posée étudiant j'ai changé trois fois de filière avant de faire une licence professionnelle en audiovisuel le principal problème n'est-il pas l'orientation est ce que vous disiez en faisant dévier bellamy mais il ya aussi quand même le droit à l'erreur parce que finalement ce garçon il a fallu qu'ils prennent le temps de trouver sa voie jusqu'ici et c'est la raison pour laquelle je demande à la loi égalité citoyenneté passe quand le dit pas suffisamment eh bien on a introduit cette possibilité pour les gens de se tromper de revenir informations y compris après une expérience professionnelle avec la possibilité de bénéficier d'une garantie jaune pour avoir un petit pécule feu des moyens de repartir informations il ya aussi un coût en quand on fait quand on laisse aussi les étudiants faire des erreurs j'en ai trois fois deux filières et y perdent du temps aussi et puis un jour il ya un coût pour la société c'est vrai mais en même temps si vous voulez on peut pas s'attendre à ce que tous les jeunes à 17 ans soit absolument sûrs de ce qu'ils veulent être par conséquent il faut leur donner la possibilité de recommencer et surtout en leur donnant les moyens pour pouvoir refaire reprend une des études à ces moments là je crois qu'on va aider un certain nombre de jeunes à pouvoir retrouver leur soit on les laisse faire des erreurs de vie bellamy aujourd'hui personne ne conteste la possibilité de faire des erreurs et s'est réorientée je vois pas une seule personne qui dirait non vous êtes dans une voix vous devez la poursuivre jusqu'au bout ce qui est vrai c'est que nous vivons avec un stéréotype de la réussite qui est très uniforme en france la réussite consiste à vouloir devenir milliardaires comme le disait emmanuel macron est d'une certaine manière notre président à incarner ce modèle uniforme de réussite dans son propos alors qu'en réalité derrière cette uniformité du modèle de réussite se sont encore une fois débit qui sont broyés et d'ailleurs je dirais en souriant que mais il ya des vies qui sont broyés par le fait que des jeunes qui sont issus de milieux populaires ne peuvent pas accéder à des voix qu'ils auraient pu incarner avec une forme d'excellence il ya aussi une une forme de gâchis dans le fait que tant de jeunes qui sont issus de milieux sociaux très favorisés sont condamnés à suivre le modèle principal des grandes écoles et à passer par ce modèle là pour faire des métiers qui en fait ne leur plairont jamais parce que c'est système social qui veut que ce soit la réussite est la seule forme de réussite possible la vérité c'est que nous devrions casser cette idée d'une seule forme de réussite casser le regard économico-financier porté sur la réussite pour permettre à chacun d'accomplir sa propre éthique offrez une transition parfaite risque-t-on de déraper vers une université à l'américaine où il faut avoir de l'argent ou être fort en sport pour faire des études lambert pitt donc je crois qu' aucun risque en france qu'on arrive à certains excès de l'université américaine cela dit l'université américaine est incroyablement performante en matière de recherche en matière de d'enseignement et les grandes universités ya toute une hiérarchie d'université ce que nous refusons en france donc on a les grandes écoles d'une part on fait pas énormément de recherches on a comme on l'a dit les iut bts et puis les universités où il est très difficile d'entrer comme maître de conférences comme professeur à plus forte raison où il ya cinquante cinquante candidats pour un poste de maître de conférences il est très dur de faire sa thèse de faire des publications en anglais d'aller dans des colonnes égalitaire jean robert pitte est ce que c'est le modèle entendu mais les grandes universités ont aussi des collèges dans lesquels on prend les étudiants qui sont d'un niveau moins élevé donc effectivement au plus haut niveau mais comme en france finalement à sciences po à l'école polytechnique dans les classes préparatoires de migrants et de saint loup et de de saint louis ii et d'henri iv vous croyez qu'on ne fait pas de sélection draconienne et c'est même sans aucun contrôle le recteur de l'académie de paris n'a aucun pouvoir sur le proviseur dont il qui dont il est le patron d'henri iv louis legrand qui prend ce qu'ils veulent dans la france entière dans le monde entier au maître dans six classes et cher classes préparatoires et c'est pas de la sélection ça et si l'état pourtant c'est pas du privé c'est l'état prochaine question pour lila le bas pourquoi la gauche et les syndicats étudiants poursuivent qui leur entreprise clientéliste de promotion de la non sélection je prendrai soin clientéliste de promouvoir la non sélection je pense qu'aujourd'hui effectivement si une vision la société que nous on porte une vision pour les générations qui arrivent dans l'enseignement supérieur notamment puisque je suis en entendant syndicat étudiant donc je parle notamment de l'enseignement supérieur et où je pense encore une fois que la sélection à l'entrée de l'université eh ben ça empêcherait des jeunes ne pourra avoir un droit à l'avenir à l'endroit est ce que je vais vous mobiliser contre cette loi bref gaza pardon je pense que nous dira pas ce que je dis je vous pose la question est ce que vous allez manifester vous mobiliser pour fiat qui est posée c'est le 16 novembre une date intersyndicale où on se mobilisera notamment contre la possibilité dans la loi de dire non un étudiant à l'entrée de l'université ce qui a été présenté ce matin il faut aussi signé une pétition en ligne pendant les vacances scolaires pour pouvoir mettre la pression à la ministre vous déplaît donc à manifester d'ailleurs question est ce que la jeunesse dans la rue c'est un danger pour le chef de l'état george pau langevin actuellement il faut se rendre compte que on n'a pas forcément les gens totalement inquiète il n'y a pas dit pour l'instant de mobilisation particulière mais je crois que les universités ferait bien quand même de prendre en compte ce problème de l'accompagnement des jeunes pour qu'ils ne soient pas cet échec soit endiguer parce que on peut pas accepter qu'il ait tant de jeunes qui se retrouvent fracassés comme on dit parce que le le projet qu'ils ont pu avoir n'a pas n'a pas fonctionné et si on les universités ne le font pas elles mêmes nous savons que soit cette propre et du type soit des prépas privées vont prendre le relais et par conséquent à ce moment là ce sera encore plus une sélection selon le niveau social il se lit vraiment pas ce que nous souhaitons merci à tous en avoir participé à ce débat on a compris qu'on ne mettra pas ce soir tous d'accord restez avec nous on va poser une question provocatrice à l'heure où des femmes refusent d'accepter ce qu'ont pu accepter leurs aînés en dénonçant l les violences faites aux femmes manifestation libération de la parole et si l'homme était le nouveau sexe faible a tout de suite [Musique] là
François-Xavier Bellamy