IMPÔTS : LA CONFESSION EXPLOSIVE D’UN EX-MINISTRE DE MACRON
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Éric Lombard a révélé que des milliers de très riches n'ont aucun revenu fiscal. Pouvez-vous expliquer ces mécanismes ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Le gouvernement nie l'existence de documents à Bercy. Que répondez-vous ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ces mécanismes sont-ils tolérés malgré leur injustice ?
- 12:00FerméeRéponse partielle
La taxe holding est-elle suffisante pour résoudre le problème ?
- 15:00RelanceRéponse directe
Le gouvernement a-t-il vraiment l'intention de lutter contre ces inégalités ?
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Il faut que l'exécutif reprenne en main le gouvernement de la France. Il parle de 493. Bah oui, il faut changer aussi un certain nombre de règles.
Ça peut plus être possible comme ça. Ça peut plus durer. On sait qu'on va avoir 5 % de déficit l'année prochaine et encore l'année d'après.
On aura que des budgets comme ça. Alors vous va y avoir des débats un peu Frankenstein, mais on va être dans une instabilité politique jusqu'à la présidentielle. C'est pour ça que quand quand les gens disaient que Macron devait peut-être démissionner, bah oui, parce que qu'est-ce qu'on peut faire ?
Rien là. En fait la France va être plus ou moins bloquée. Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché.
Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que. Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça. En 2025, beaucoup d'entre vous ont franchi le pas pour la première fois en soutenant le média.
Un soutien historique qui va nous permettre d'investir tout au long de 2026. Merci à celles et ceux qui en font déjà partie. Pour les autres, il est encore temps de rejoindre l'aventure et de soutenir le média durablement via l'abendement ou un don mensuel.
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Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui au programme cette semaine, un ancien ministre de l'économie raconte qu'à Bery, on sait que les infimes plus riches échappent à l'impôt sur le revenu.
C'est parti. [musique] Parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro. Il ne pai aucun impôt sur le revenu.
Ce sont les propos de l'ancien ministre de l'économie sous Bairou, Éric Lombard. Vous ne rêvez pas, il a fallu qu'il quitte le gouvernement pour enfin le dire. C'est dans Libération que l'ancien directeur de la Caisse des dépôts a tout balancé.
Sur la fiscalité des très haut patrimoines, Éric Lombard parle d'un problème d'équité et d'efficacité parce qu'on se prive de la contribution de personnes qui en auraiit les moyens. Ce sera un élément important du débat pour 2027. Ma première conviction, c'est qu'il faut bien qu'on parle de la taxation des individus.
Je n'ai jamais eu l'accord de l'Élysée ni de Matignon de faire prospérer cette idée. Pourtant, je trouve très simple de vérifier que compte tenu d'un patrimoine donné très important en excluant l'outil travail, il y ait un taux minimum d'impôts. La direction des finances publiques avait regardé.
Parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro. Ils ne payent aucun impôts sur le revenu. Au lieu de payer des charges sociales sur leur salaires, ils se font rémunérer dans des holdings.
Ces mécanismes sont légaux mais injustes. Une sortie qui a fait beaucoup beaucoup parler. L'ancien locataire de Bercy a dû s'expliquer sur public sénat.
On sait que les statistiques fiscales sont publiées. D'ailleurs, ça a alimenté les travaux d'économistes reconnus comme Gabriel Zucman comme Thomas Piquetti. Donc il faut que les chiffres soi publiés. successeur Roland l'escur le le nouveau ministre de l'économie ce matin toute note de Ber est-ce que vous vous dites oui il y a des notes à Bercy qui documentent ce ce que je n'ai je n'ai pas parlé de notes j'ai parlé d'éléments statistiques ce qui est assez différent donc moi je n'ai pas vu de notes non plus en revanche sil y a des éléments statistiques qui sont connus et comme d'ailleurs les deux présidents vont aller à Bertains qui vont poser la question et que les fonctionnaires de Bertier leur diront les éléments statistiques qu'ils ont pu constituer et bah chacun après pourra s'exprimer mais Vous souhaitez que ces documents soient publiés, vous demandez ce matin au gouvernement, moi je souhaite que ces statistiques encore une fois les notes, moi j'ai j'ai pas vu une note particulière et les notes, ce serait des politiques publiques qui feraient proposé.
Ça ça relève du gouvernement. En revanche, les éléments statistiques, il faut qu'il soit publié. Bien sûr.
Éric Cocrel a annoncé qu'il ira chercher les données à Ber ce lundi. Thomas, ça fait les gros titres car c'est un ancien ministre de l'économie qui le dit. Mais nous, on n'est pas vraiment choqué par ce qu'on vient d'apprendre là.
Non, on n'est pas on n'est pas choqué parce qu'il y a un certain nombre de travaux et notamment de de Gabriel Zucman qui qui est qui est le spécialiste en économie de ces questions de l'optimisation et de l'évasion fiscale qui nous l'avait déjà dit, qui nous l'avait déjà expliqué si on lisait ses bouquins et si on l'écoutait, c'est ce qu'il disait. Donc, on savait qu'une partie des plus riches arrivait par de l'optimisation fiscale légale, on l'a dit plusieurs fois ici, à échapper à l'impôt et à baisser leur pression fiscale. Là, le ministre vient de le confirmer.
Alors tu tu l'as dit hein, les gens ne veulent pas se payer en revenu hein parce que c'est taxé fortement. Donc soit ils placent leurs profits dans des holdings et puis après tout appartient à la holding mais ils jouissent quand même de ce qui appartient à la à la holding via des mécanismes où ils disent que c'est de la location et cetera mais ceux qui en profitent ou sinon parfois ils vivent même à crédit. C'estd qu'ils ont une dette qui rembourseront à un moment.
Les banques leur prêtent parce qu'ils ont beaucoup d'argent et ils vivent à crédit comme ça et il se déversent un revenu qui est qui est qui est qui est nul ou qui est très très faible. Alors on le sait, on l'a main de fois répété ici, les infimes plus riches payent moins d'impôts en proportion que tout le reste de la population. Le taux d'imposition effectif à l'impôt personnel n'est plus que de 2 % pour le TF des riches, les 0,001 % 2 %.
C'est l'Institut des politiques publiques qui a révélé cette étude avec des données pourtant de 2016. Donc bien avant la politique mise en place par Emmanuel Macron qui est venu favoriser encore les plus riches et puis il y a Gabriel Zucman, tu viens de le citer, économiste qu'on commence à bien connaître ici qui a ajouté que l'impôt sur les sociétés qui venaient en partie compenser la faible imposition personnelle des ultrariches en 2016 a fortement baissé depuis compte tenu de la baisse du taux d'è de 33 à 25 % et de la baisse de l'impôt sur les sociétés à l'étranger, principalement aux États-Unis. C'est par tous ces mécanismes ajoutés l'un à l'autre qu'on arrive à un revenu fiscal de référence à presque zéro quand on est un infime plus riche.
C'est exactement ça. Et tu as tu as tu as eu raison de le rappeler. Ça concerne vraiment que quelques milliers de gens très très fortunés euh pour la plupart des gens. les gens payent leurs impôts, ce qui explique le le la très forte redistribution qu'il y a en France qui est une bonne chose, mais une partie en haut échappe à ça et les travaux de Zucman et de l'IPP l'ont montré et converge vers quasiment le même résultat.
Moi, ce qui m'étonne là-dedans, c'est que il s'agit de quelques milliers de de de contribuables parmi les plus riches. Donc, ils sont facilement, très facilement identifiable par l'administration fiscale. Vous voyez, c'est là, il s'agit pas de de dizaines de milliers à aller chercher parce que on met beaucoup d'efforts pour aller chercher des gens qui tricheraient à droite et à gauche.
Là, on a quelques familles, quelques ménages qui ne payent pas de de qui ne déclarent pas un revenu fiscal et qui font de l'optimisation fiscale. Donc, on sait très bien, moi je pense qu'ils sont et ce qui prouve qu'il y a quelque part une bah une conivance un peu entre des gens qui sont au pouvoir et des très riches hein puisque ce problème n'a toujours pas été réglé. Il y a Arthur Guilluswick qui est coresponsable du pôle entreprise de l'IPP, on vient de le citer, qui a dépint à France Info que parmi les ménages qui bénéficiaient en 2017 du plainfonnement de l'impôt sur la fortune, 25 % de ceux possédant plus de 2,5 millions d'euros de patrimoine avait un revenu fiscal de référence inférieur à 6900 €.
On parle de 2500 foyers fiscaux. Il y a un énorme décalage donc entre le revenu fiscal et le patrimoine. Comment c'est possible ?
Et permis surtout. Bah voilà, c'est là là on parle en plus de gens. Là, on n'est pas dans les ultra ultra riches qui on plus de 100 millions.
Et malgré cela, des gens qui ont un gros patrimoine, 2,5 million de patrimoines, c'est c'est ce que tu as dit, et ben même eux arrivent à faire en sorte de baisser le leur revenu fiscal. Et parce que les gens ne veulent alors voyez euh vous vous touchez de l'argent, soit vous touchez sous forme de revenu, soit vous touchez sous forme de dividende. En forme de dividende déjà vous avez la flat taxe qui fait que vous allez payer moins que l'impôt sur le revenu.
Et puis après, si vous allez plus loin dans les montages, vous pouvez mettre tous ces profits dans des holdings et vous verser un petit revenu et faire que la holding achète votre maison qui est un bien professionnel, votre jet privé et vous vivez finalement avec ça ou vous pouvez, je l'ai dit, faire des prêts. Il y a beaucoup de gens qui font des prêts qui ont une dette qui font rouler comme des États qui rembourseront quand il quand ils mourront et donc là ils n'ont pas d'impôts sur les revenus. Donc en fait on est sur des mécanismes permis autorisés.
Alors c'est vrai que chaque, il faut le dire aussi, c'est-à-dire chaque fiscalité a toujours créé une forme d'échappatoire pour ces gens-là. Si madame Bétancour qui a été la première fortune mondiale et première fortune française pendant très longtemps héritière de l'Oréal ne payait pas l'ISF, c'est qu'un échappatoire avait été créé pour que l'ISF ne prenne pas en compte les biens les biens professionnels. Donc d'où l'idée de de de Gabriel Zucman de de faire en sorte de tout prendre en compte pour plus qu'il y ait ce jeu de vaste communicant qui vise à s'apauvrir sur le revenu pour enrichir autre chose tout en bénéficiant de cette autre chose qui nous appartient.
C'est plus possible de faire ça aujourd'hui. Enfin, tout ce qu'on vient d'entendre, ça ne montre pas qu'Éric Lombard a fait un virage à gauche, hein. L'ancien ministre veut quand même protéger les entreprises.
Je le cite, la taxe sur ce holding que propose le gouvernement taxe encore les sociétés. On avait commencé à travailler sur un projet qui était la taxation différentielle des hauts patrimoines et Lombard donc avance une proposition, une sorte de taxe Zucman Light qui ne pénaliserait pas les entreprises. C'est ce qui écrit France info.
L'ancien ministre s'explique, l'idée c'est de prendre le patrimoine hors outil de travail, de regarder quelles sont les sommes payées en impôt en regardant les grands impôts, l'impôt sur le revenu, l'impôt sur la fortune et puis le prélèvement fiscal unique, l'impôt sur les dividendes et de vérifier que les impôts payés chaque année par un ménage sont au moins équivalents à 0,5 % du patrimoine. On est quand même loin de la taxe duman là dans sa proposition. Oui, on est loin mais au moins au moins il y a une volonté d'aller regarder ce qui se passe et ça ça c'est une bonne chose.
Mais bien sûr on est loin et et ce que disait Thomas Piquetti à juste titre c'est que l'attaque c'est le début seulement c'està-dire qu'après il faudra aller plus loin et il a pas tout à fait tort voilà et il a pas 2 % sur un patrimoine qui augmente beaucoup plus vite chaque année. Donc il a pas tout à fait tort de dire qu'il faudra aller plus loin aller plus loin à terme. Et moi je suis assez d'accord, c'està-dire que il faut regarder maintenant ces mécanismes là, ils sont possibles, ils sont ils sont légaux parce qu'ils ont été mis en place et ils sont possibles parce que ils sont tolérés.
Voilà. Après, il y a des fois de l'abus d'utilisation de règles de droit. C'est-à-dire quand tu abuses vraiment que tu te mets aucun revenu euh que tu vis à crédit alors que tu as une vie de roi, là il y a un problème.
Euh donc il faut il faut que le l'administration fiscale aille voir ça et puis après il faut changer aussi un certain nombre de règles. Ça peut plus être possible comme ça. Ça peut plus durer et et il faut moi je crois que ça aille beaucoup plus loin aujourd'hui y compris dans la coopération ce qui ce qui est le cas déjà mais pour que en Europe bah les gens qui soient mal ici aillent pas dans un autre pays et fass fassent la même chose c'est plus possible ça.
Mais Lombard, il veut quand même dans ses propositions exclure l'outil de travail, protéger les entreprises. Est-ce que ça peut pas encore une fois recréer des vases communicants ? C'est justement je Bah c'est c'est ce qui se passera.
C'est ce qui se passera en fait la la difficulté, il y a deux difficultés. La difficulté c'est effectivement c'est dès que vous laissez un échappatoire, c'est lui qui prend tout. Si on taxe pas les biens professionnels, ils vont jouer la holding familiale plein pot.
On sait ce qui va se passer. Euh la deuxième chose, c'est euh s'ils partent. Alors, a priori, les études montrent et c'est vrai sur le cas de l'ISF que les il y a pas la fuite euh que l'on crée en général, que l'on prétend, mais nous avons quand même changé d'époque.
C'estàd que là vraiment les les les très très riches, les grands patrons aujourd'hui, c'est plus les mêmes que ceux d'il y a 10 ans. C'est-à-dire que il y a 10 ans, quelqu'un allait partir, bon, il y avait un bad de buzz, il il revenait. Aujourd'hui, je crois que ils ont ils se sentent une tellement important.
Il y a il y a une telle il y a une telle impunité que ils pourraient partir, les gens continueraient à les acheter. Même il y a des gens ici qui diront "Ils ont raison de partir parce que on on paye trop d'impôt". Donc là, il faut aussi faire en sorte et c'est ce qu'avait bien capé Gabriel Zucman dans sa dans sa réforme que quand il partent, il continue à payer un impôt ici pendant un certain nombre d'années.
Il faut prévoir aussi ça et puis après, il faut aller aussi à un moment crier un peu taper taper du point en Europe pour se dire comment c'est possible qu'il y a cette concurrence fiscale parce que s'ils peuvent partir, c'est qu'il y a la concurrence fiscale aussi à côté. Je veux dire quand l'Italie, excuse-moi, mais quand Madrid a une politique fiscale pour atterrir les très riches ou que Mélonie là est également au Milan, à Milan en Italie, c'est c'est pas possible. On peut pas qu'on peut pas continuer comme ça.
Le gouvernement actuel, ça l'a pas vraiment arrangé cette histoire et a a réfuté les propos d'Éric Lombard. Les conseillers de de Bercy par exemple ont plaidé que la ministre des comptes publics Amélie de Montchalin défend depuis son arrivée au gouvernement la nécessité de lutter contre la suroptimisation des plus aisés. C'est précisément le sens des travaux engagés dès janvier 2025 qui ont abouti à la taxe holding pour traiter concrètement ces situations.
Alors la taxe holding, on en a déjà parlé, elle est tellement vidé substance dedans, il y a même pas les biens professionnels que bah voilà, les vases communiquants, on peut refaire enf ça va pas rapporter grand-chose. Et de toute façon, elle a été évidemment questionnée là-dessus dans les mythiques, à l'Assemblée nationale, on peut l'écouter, répondre aux députés. Il n'est pas vrai Il n'est pas vrai que des dizaines de milliers de Français fortunés ne payent aucun impôt sur le revenu.
Il n'y a pas de document à Ber qui le montrerait et si c'était le cas, cela fait bien longtemps. Évidemment que cette situation aurait été dénoncée de corriger. 3è élément de la réponse cela fait des mois les yeux dans les yeux.
Madame la député, nous avons passé des heures ici sur de PPL, sur un certain nombre de débat que le gouvernement avec beaucoup de force a dit qu'effectivement si des mécanismes d'optimisation fiscale que nous connaissons amènent à ce que le taux d'imposition effectif moyen des plus fortunés de notre pays est plus bas que ce qu'il devrait être, il faut que nous changions la loi parce que quand la loi permet la suroptimisation, la loi doit être changée. Je l'ai dit, je l'ai redit, nous l'assumons. à tel point que troisème élément ce gouvernement a déposé un projet de loi de finance avec un article 3 qui s'appelle une taxe sur les holding qui a fait l'objet de beaucoup de débats et qui permet précisément pour la première fois dans notre pays de mettre un mot, de mettre des outils et de mettre une réponse à une situation que nous neions pas mais qu'il nous faut regarder avec efficacité.
On peut voir que la ministre là joue vraiment sur les mots parce que on parle pas de dizaines de milliers, on parle pas d'un document écrit noir sur blanc à Ber Lombard a toujours parlé de statistiques. Après la ministre dit si on a des statistiques, on les donnera et cetera. Bon je l'avais dit Rel qui est président de la commission des finances va aller chercher ces documents à Ber toute façon les statistiques, on l'a dit, elles existent déjà avec tous les travaux qui ont été publiés.
Il y a quand même France info qui a tenté d'en savoir plus sur cette question des données. Elle France Info a expliqué qu'en 2022, selon une note de la DGFIP, 7 % des plus de 40 millions de foyers fiscaux français avaient un revenu fiscal de référence nul soit à près de 3 millions de foyers fiscaux. Et ce chiffre est élevé, mais il concerne toute la population et pas seulement les Français les plus aisés.
Évoqué par Eric Lombard. Et pour vérifier la véracité de ses propos, France Info a sollicité la direction générale des finances publiques. Elle a pas voulu répondre.
Elle a dit que elle était tenue au respect du secret fiscal et elle a assuré disposer des données permettant d'étayer ses propos. Voilà. Bon, il y a encore le débat sur les chiffres.
Toi, comment tu analyses la réponse de la ministre des comptes publics la Thomas ? Elle parle de dizaines de milliers. Tu l'as dit, personne n'a évoqué les dizaines de milliers.
Je veux dire, il y a des gens qui payent pas d'impôts sur le revenu mais qui sont très pauvres. Là, on parle de quelques milliers même peut-être Gabriel Duman disait 1800 ménages. Donc c'est quelques centaines voire quelques milliers qui arrivent ou qui soit qui jouent trop avec ce jeu-là pour baisser le leur revenu fiscal et et payer le moins d'impôts possible, soit qui n' qui n'en paye pas.
Et d'ailleurs, elle l'avoue, puisqu'elle le dit, nous savons qu'il y a une optimisation fiscale qui est faite, nous voulons la corriger. Alors moi, ce qui me fait rire, c'est que euh et ça fait que depuis 2017, ils sont pouvoir la Macronie, ça les a jamais intéressé. Ça les intéresse maintenant dans un contexte budgétaire difficile avec une pression très forte de l'opinion publique qui veut qu'on aille regarder ce qui se passe chez les plus riches.
Je veux dire, les gens ont compris aujourd'hui que Macron a mis en place une fiscalité, a mis en place des règles économiques qui ont favorisé les plus riches. Tout le monde l'a vu, tout le monde l'a très bien compris. les statistiques d'ailleurs le montrent, les études de l'INC le montrent, les travaux de de de Zucman pionné dans la matière l'ont montré et d'autres travaux que tu as cité l'ont montré.
Donc tout le monde le sait. Donc aujourd'hui, les gens n'acceptent plus qu'on aille baisser les les les prestations sociales ou par exemple les retraites ou qu'on leur dise qu'il qu'il faut qu'ils fassent des efforts si les plus riches qui n'en ont pas besoin eux n'en font pas alors même qu'ils ont été gâtés par la politique fiscale de de Macron. Donc elle le dit, donc maintenant il faut que passer aux actes, hein.
Alors ils disent qu'il y a cette taxe et cetera. Ben moi, je pense qu'il faut aller voir. Et pour la transparence, c'est important que l'administration fiscale euh s'en charge.
Elle est pas obligée de dévoiler les noms, les montants, mais il faut qu'elle s'en charge. Qu'est-ce qu'il faudrait faire là justement ? Bah, il faudrait déjà Alors, bon, la première chose et je pense que le combat culturel a été gagné.
C'est-à-dire que les gens aujourd'hui n'admettent plus ce discours que Macron avait, que quand tu réussis, c'est toi qui réussis tout seul et donc tu ne dois plus payer d'impôts et que finalement l'optimisation fiscale, c'est mieux que l'évasion fiscale. C'estàdire, on préfère que quelqu'un ne paye quasiment pas d'impôts en restant ici plutôt qu'il parte et qu'il paye pas d'impôts ailleurs parce que le monde est un paradis fiscal pour pour les pour les très très riches. Aujourd'hui, ça c'est fini.
Les gens ont compris et ils disent "Non, il faut que les les très riches payent." Donc moi je pense que l'attaque Zukman c'était une bonne chose. La bataille culturelle elle est gagnée et il faut il faut pousser, il faut continuer à pousser là-dedans et puis il faut faut aussi qu'au niveau européen les choses avancent.
Elles avancent déjà dans l'opinion publique, mais on pourra pas arrêter, on pourrait pas continuer à vivre dans un monde où finalement les plus riches échappent à l'impôt tout en profitant quand même des services publics quand ils en quand ils en ont besoin. Et en bas, vous avez le reste de la population, la classe moyenne, classe moyenne supérieure, les très pauvres qui eux continuent à payer des impôts. Ça c'est l'ancien régime, c'est le régime des rois et ça c'est plus acceptable.
Puis on rappelle que ces rois, ces infimes riches ne sont pas devenus riches et très riches par hasard hein. C'est par héritage euh exploitation de salariés euh beaucoup moins payés euh de de d'optimisation, de délocalisation et d'aide publique. Voilà, d'aide publique et puis donc de subvention publique.
Tu l'as bien rappelé parce que c'est vrai que ça c'est une grosse dépense de l'État. Donc voilà, c'est l'inverse de se faire tout seul he clairement. Est-ce que taxer les plus riches c'est l'unique solution dans les problèmes d'inégalité aujourd'hui en France ?
Non. Il faut pas penser que si on taxe les plus riches, nous on pourra payer moins d'impôts. Ça c'est faux.
C'estàd que nous nous avons besoin dans notre système social, notre modèle social, nos services publics, les retraites, les l'assurance maladie et cetera. Nous avons besoin de socialiser via les cotisations un certain nombre de dépenses, mais les riches doivent y contribuer également. Là, le problème c'est que c'est c'est infime.
C'est plutôt c'est plutôt une question de d'égalité face à l'impôt, d'équité face à l'impôt et de consentement à l'impôt qui va être remis en question si les riches y échappent euh que le fait de penser que juste en taxant les riches, on résoudra tous nos problèmes. Non non, il faut continuer à avoir ces cotisations sociales, ces impôts que que nous payons qui servent à quelque chose. Travaer sur la question sala aussi.
Voà la question des salaires, la question de l'égalité des salaires hommes-femme, de l'investissement public, tout ce que tu veux. Euh c'est important. Mais il faut que les riches y contribuent aussi.
Voilà, ils ont pas le droit de se dérober ça. C'est pas possible parce qu'encore une fois leur richesse ne vient pas nulle part. En attendant, on a toujours pas de budget pour 2026.
Je vais terminer là-dessus. Eric Lombard estime que la méthode Lecnu ne fonctionne pas. C'est toujours dans les colones de Libé.
L'ancien ministre veut un gouvernement plus ferme. La 5e République n'est pas un régime parlementaire et il n'y a pas de coalition. Réunir tous les partis en disant "Entendez-vous, c'est l'abandon de la responsabilité du gouvernement.
Il faut que l'exécutif reprenne en main le gouvernement de la France." Il parle de 493. Je le cite, le gouvernement a d'abord lâché les deux jours fériers supplémentaires sans contrepartie.
Puis il a lâché la réforme des retraites sans contrepartie. Il a lâché les dépenses d'assurance maladie, ce qu'on appelle l'ondame sans contrepartie. Il a ensuite lâché les efforts de réduction de la dépense sociale sans contrepartie.
Après toutes ces concessions, on n' pas de budget. Alors à l'entendre, le gouvernement a proposé un un budget d'extrême gauche. Est-ce que tu es d'accord que le gouvernement a fait autant de concessions selon toi ?
Non, mais il a dû faire quelques concessions par rapport à la copie initiale, mais on reste toujours Non, mais on reste toujours sur un budget euh des d'économie. Ça peut être une stratégie ça de d'avoir une copie initiale horrible et de la baisser un tout petit peu. Oui, tout à fait.
Mais de tout de toute façon, si il avait il avait dit qu'il il utilisait le 493, il aurait été directement censuré et puis il aurait pas pu tenir. Il a joué la montre en faisant ça. On va voir si s'y tient.
Après, est-ce qu'on est obligé d'avoir un budget fin janvier ou fin février ? Est-ce qu'on peut pas continuer les débats ? Mais je pense qu'il faut avoir en tête que là tout va être tranché à la présidentielle.
C'est pour ça que là on reste sur un temps long. En fait, on sait qu'on va avoir 5 % de déficit l'année prochaine et encore l'année d'après. On aura que des budgets comme ça.
Alors vous pouvez y avoir des débats un peu Frankenstein, des budgets. Moi, voilà, Frankenstein, mais mais on va être dans une instabilité politique jusqu'à la présidentielle. C'est pour ça que quand quand les gens disaient que Macron devait peut-être démissionner, bah oui, il est bah oui, parce que qu'est-ce qu'on peut faire ?
Rien là. En fait, la France va être plus ou moins bloquée et ça va être tranché à la prochaine présidentielle projet contre projet. Euh il y aura le projet macroniste, il y aura le projet de gauche, il y aura le projet du RN qui économiquement ressemble au projet macroniste et les gens devront trancher.
Voilà. Mais c'est ça. Comment on peut trouver aujourd'hui un compromis politique entre le PS et les Macronises dans le sens où leur programme économique sont censés être radicalement différents.
Est-ce que c'est possible économiquement de faire un entre deux et en plus dans le même temps qui doit aussi plaire aux républicains ? Je pense que dans le choix du PS, il n'y a pas que des raisons de programmes. Si le PS a eu un programme de si le PS a un programme économique de gauche, c'est pas encore sûr à 100 %.
Là il normalement c'est celui du NFP. Là ils l'ont plus. Voilà, ils l'ont plus qu'à l'époque de Hollande, mais le programme de Hollande ressemble un peu au programme de de Macron, hein.
Donc donc, faudrait voir ce qu'ils appellent un un Mais bon, partons du fait qu'ils aient un programme de de gauche. Le problème, c'est que dans leur tête, il y a pas que la question programmatique, il y a aussi la question des municipales, la question du poste, la question de comment jouer sa car comment jouer comment jouer la carte contre LFI. Donc il y a toutes les questions politiques comme ça qui qui à mon sens moi affaiblissent les les le mouvement de gauche global mais qui fait partie de de la vie politique.
Donc je pense que dans leur arbitrage il y avait pas que la question économique. Je pense qu'elle était assez minoritaire. C'est plutôt la question de la peur de la dissolution et de de retrouver un peu d'espace face à LFI.
J'ai attti une dernière fois votre attention avant de se quitter. En 2025 beaucoup d'entre vous ont franchi le pas pour la première fois en soutenant le média. un soutien historique qui va nous permettre d'investir tout au long de 2026.
Alors, merci à celles et ceux qui en font déjà partie. Et pour les autres, il est encore temps de rejoindre l'aventure et de soutenir le média durablement via l'abonnement ou un don mensuel. Notre seule force, c'est vous.
Alors, rendez-vous sur soutenez.lemlédiatv.fr. frateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis à la semaine prochaine.
M. [musique]
Emmanuel Macron