Le contrat d’engagement jeune : pour qui ?
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Ce n'est pourtant pas le réseau social des jeunes, mais c'est bien sur Facebook qu'Emmanuel Macron a annoncé ce matin la création d'un contrat d'engagement jeune, avant de laisser son Premier ministre Jean Castex en dévoiler le détail. Une allocation à partir de mars 2022 jusqu'à 500 euros par mois pour les moins de 26 ans, sans formation ni emploi, pour les ramener vers l'activité. 400 000 jeunes concernés l'an prochain, ils sont pourtant 1 500 000 dans notre pays à ne connaître ni études, ni formation, ni emploi. Ce chiffre a progressé avec la crise sanitaire et les images de files d'attente devant les distributions alimentaires ont marqué les esprits.
C'est ce qui a poussé le chef de l'État à faire cette promesse début juillet, celle d'un revenu pour les jeunes. 4 mois plus tard, l'ambition s'est rétrécie, on ne parle plus de revenus mais de contrats, avec une contrepartie, 15 à 20 heures par semaine de formation et d'engagement, et un budget 550 millions d'euros, deux fois moins que les premières estimations. Alors cette allocation est-elle un point de départ ou une occasion manquée ? Comment y prétendre ? On ne dit pas évidemment avec 500 euros par mois, à quoi cette somme peut-elle servir ? Les aides sociales peuvent-elles aussi dissuader les jeunes de prendre un emploi, comme le craint le gouvernement ?
Comment trouver un emploi quand on est sorti sans diplôme de l'école ? On en parle ce soir, c'est le téléphone sonne, soyez les bienvenus.
Le téléphone sonne, 01 45 24 7000.
Et avec nous pour commencer ce téléphone sonne, Hélène, bonsoir Hélène.
Bonsoir et merci de prendre mon appel. Alors moi je commence par une question. Je suis retraitée bénévole et je connais bien les garanties jeunes de ma région. Or ces garanties jeunes ont une contrepartie à fournir aux jeunes qui recevront le contrat d'engagement, à savoir la formation et le suivi. Qu'est-ce qui est prévu dans le contrat d'engagement pour renforcer les équipes des garanties jeunes ?
Merci Hélène pour cette question. Vous nous appelez de Rouen, nos invités sont là pour vous répondre. Je vous les présente. Marie Caillot, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes co-responsable du comité d'animation du Forum français de la jeunesse. Le Forum français de la jeunesse, c'est une association qui regroupe les principales associations de jeunesse du pays. Avec nous également Antoine Dulin, bonsoir.
Bonsoir Jérôme Cadet.
Vous présidez la commission insertion et jeunesse du conseil économique, social et environnemental, le CESE. C'est vous qui aviez rédigé le rapport sur l'évolution de la garantie jeunes remis en début d'année à la ministre du Travail Elisabeth Borne. Je vous laisse répondre Antoine Dulin à la question et à la préoccupation d'Hélène à Rouen. Par rapport à la garantie jeunes, ce contrat engagement jeunes, quel suivi, quel accompagnement, quelle formation ?
Alors la question d'Hélène est pertinente. Effectivement, ce que l'on comprend des annonces du gouvernement de ce matin, c'est qu'il n'y aura plus de garantie jeunes en tant que telle. C'est-à-dire que le contrat d'engagement jeunes englobera à la fois la garantie jeunes et le dispositif des pôles emplois qu'on appelle l'accompagnement intensif jeunes.
Vous nous rappelez juste ce qu'était la garantie jeunes ?
Alors la garantie jeunes, c'était un dispositif qui a été mis en place en 2013, expérimenté dans plusieurs territoires, puis après complètement universalisé, généralisé sur l'ensemble du territoire en 2016. C'est un dispositif qui permettait à des jeunes de pouvoir bénéficier d'une allocation, d'un accompagnement par la mission locale, d'une allocation d'un montant de 497,50 centimes, d'un accompagnement par la mission locale et tout ça pendant un an.
Avec une méthode qu'on appelle le work first, c'est-à-dire l'emploi d'abord, permettant à des jeunes d'être 6 à 8 semaines dans la mission locale, de manière intensive, de 9h à 17h, pour travailler à la fois sur ce qu'on appelle les soft skills, les petites compétences, les compétences du quotidien. C'est-à-dire refaire son CV, s'exprimer, se présenter, etc. La base pour trouver un emploi. Voilà, l'estime de soi. Et puis après, la dynamique était, au bout de ces 6 à 8 semaines, de pouvoir faire des expériences en milieu professionnel, dans différentes entreprises, avec des stages.
C'est un dispositif qui marche bien, parce qu'il y a 60% des jeunes qui ont des retours positifs à la fin de la garantie jeune, qui, avec de l'insertion dans l'emploi ou un retour en formation, mais 40% d'entre eux se retrouvaient sans rien. Et c'est pour ça que le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse avait remis en janvier un rapport pour faire évoluer cette garantie jeune en un droit. Mais on va sans doute y revenir.
Et le contrat d'engagement, il va donc plus loin que cette garantie jeune, si je vous comprends bien, Antoine Dulin ?
Aujourd'hui, je ne peux pas vraiment vous dire que le contrat d'engagement va plus loin que la garantie jeune. Les annonces qui ont été faites par le gouvernement restent assez obscures. À la fois, il y a plus de personnes, mais on comprend qu'il y a à la fois le dispositif porté par l'émission locale qui s'appelle la garantie jeune, et à la fois les dispositifs portés par les pôles emplois qu'on appelle l'AIGI. Ce qu'on est sûr, c'est qu'il y a une volonté du gouvernement d'ouvrir cet accompagnement vers les jeunes les plus exclus.
Ils considèrent qu'aujourd'hui, c'est 50 000 jeunes qui sont aujourd'hui à la marge de tous ces dispositifs, parce que très éloignés de l'embloie, parce que vivant dans la rue... 50 000, voilà, vivant dans la rue ou dans des centres d'hébergement d'urgence, et avec une volonté d'aller vers ces jeunes. Les chiffres des organisations de la pauvreté, etc. estiment qu'on est plutôt autour de 200 à 300 000 jeunes qui sont dans ces situations d'extrême et de très grande précarité.
Donc il y a une volonté du gouvernement de faire un pas vers ces publics, mais de ne pas forcément s'adresser à l'ensemble de ces jeunes, sachant que la grosse masse de jeunes ni en emploi ni en formation, et vous l'avez dit dans votre présentation, c'est bien 1,5 million de jeunes aujourd'hui qui sont en recherche d'emploi dans notre pays.
Pour prolonger la question d'Hélène Marie Caillot qui nous dit avec quelles mesures ces jeunes vont-ils être suivis ? Avec quels moyens également ? C'est une question qui peut se poser ce soir ?
C'est une question absolument centrale, effectivement. Aujourd'hui, les annonces qu'on a pour le moment nous disent que c'est un dispositif qui va coûter au total 2,6 milliards. En réalité, il y a déjà des choses qui sont budgétées parce qu'au titre des anciens dispositifs que sont la garantie jeunes et l'accompagnement intensif des jeunes dont parlait Antoine Dulin à l'instant qui sont déjà budgétés, vont se rajouter 550 millions d'euros. Ça, c'est important parce que ça va permettre de financer et de recruter de nouveaux accompagnateurs.
Et ça, c'est essentiel parce qu'aujourd'hui, les missions locales et Pôle emploi qui accompagnent les jeunes arrivent à un effet de seuil où ils ne peuvent pas accompagner plus de jeunes. Et donc, ils ont besoin de ces nouveaux recrutements pour pouvoir justement pourvoir ce nouvel accompagnement. Et puis, il y a aussi une chose qui me paraît quand même assez intéressante dans les annonces qui ont été faites pour le moment. Alors, à voir effectivement, d'un point de vue opérationnel, comment ça va se décliner, c'est cette possibilité de faire appel à des associations locales qui ont l'habitude de travailler avec ces jeunes...
Qui font de la réinsertion ?
Qui font de la réinsertion, mais pas que. De travailler avec ces associations locales pour justement arriver à sensibiliser plus de jeunes à ce dispositif. Parce qu'il faut quand même rappeler aussi aujourd'hui que de nombreux jeunes n'ont pas recours à ce dispositif-là.
Parce qu'ils ne le connaissent pas, parfois tout simplement.
Il y a un gros manque d'informations. Alors, c'est une des problématiques qui va se poser d'ailleurs avec ce nouveau contrat d'engagement. La garantie jeune souffrait déjà d'une certaine méconnaissance. Enfin, l'information ne sûre qu'il ne lui est pas suffisamment. Est-ce que le changement de nom ne va pas participer justement à rendre encore plus difficile et illisible un petit peu les dispositifs existants ?
Marie-Jeanne nous appelle ce soir de Paris pour parler de ce contrat engagement pour les jeunes. Bonsoir Marie-Jeanne.
Oui, bonsoir. Écoutez, j'ai été très intéressée par ce que je viens d'entendre, là, par vos invités. Parce que ça rejoint un petit peu ma question. C'est-à-dire que ces jeunes-là doivent absolument avoir une formation pour bénéficier de cette prime. Mais justement, comment sont-ils au courant de cette garantie jeune, surtout dans les banlieues difficiles ? Qui les met au courant ? Quels sont les moyens de diffusion pour qu'ils puissent avoir la possibilité de bénéficier de cette garantie jeune ? Et donc, si vous voulez, de leur donner une chance de se réaliser, de s'élever, de pouvoir avoir un pied dans la société.
Merci Marie-Jeanne pour cette question. Antoine Dulin, comment est-ce qu'on va chercher ces jeunes ?
Eh bien, on va les chercher d'une part par les médias et par France Inter. On remercie de pouvoir consacrer cette émission à ce sujet. Mais aussi par ce dont a parlé Marie, c'est-à-dire ces associations qui connaissent les jeunes sur le territoire, des associations d'éducation, de prévention spécialisée, des associations de protection de l'enfance, des associations de lutte contre la pauvreté, etc., qui connaissent ces jeunes et qui vont pouvoir aller au plus près et leur proposer, effectivement, de rentrer dans ce dispositif.
Après, moi j'ai un regret, c'était qu'on souhaitait entrer dans une logique de droit pour, effectivement, que ce dispositif, ce droit, soit connu par l'ensemble des jeunes de la population, qu'ils puissent permettre... Si, toujours des conditions de ressources, parce que tout le monde n'est pas en précarité, heureusement, dans notre pays. Avant la crise, c'était un jeune sur cinq qui vivait sous le seuil de pauvreté. La crise, vous l'avez dit, a montré les difficultés que pouvaient rencontrer un grand nombre de jeunes, qu'ils soient sans formation, sans emploi, mais aussi étudiants, ou même ayant un certain nombre de jeunes qui ont des emplois précaires.
Et on préconisait, nous, d'être plutôt dans une forme de droit qui soit de droit commun, connu par tous. On est, aujourd'hui, en France, le seul pays, par rapport aux autres pays européens, à ne pas avoir de revenu minimum, de filet de sécurité pour les 18-25 ans. C'est depuis l'existence et la création du RMI qu'on refuse d'ouvrir le RSA aux jeunes avant 25 ans. Et donc, on est dans cette fragilité, cet empilement de dispositifs qui fait qu'on passe du CIVIS, du TRAS, qui étaient les anciens dispositifs, à aujourd'hui la garantie jeune, l'accompagnement intensif jeune. Aujourd'hui, un nouveau nom, le contrat d'engagement jeune.
Effectivement, ça ne rend pas lisible l'ensemble des dispositifs et ça ne permet pas à tous les jeunes qui en auraient besoin de pouvoir en profiter.
Le choix qui a été fait, c'est aussi ce qui a expliqué les semaines, les mois d'hésitation, c'est celui d'un système droit et devoir. Et Emmanuel Macron, le chef de l'État, après avoir parlé de revenus, est allé vers le contrat. Et le président souhaite des contreparties, Marie Caillot, de la part des bénéficiaires.
Tout à fait. Mais je ne peux aller que dans le sens de ce qui vient d'être dit par Antoine Dulin. C'est sûr qu'on aurait préféré quelque chose qui soit plutôt un droit et pas un dispositif. Parce qu'en réalité, ça renvoie à une vision de la jeunesse qui est celle d'une jeunesse où finalement on est citoyen en devenir. Il y a un chercheur...
Il y a un manque de confiance aussi dans cette démarche ou pas, selon vous ?
Oui, il y a quand même une vision où effectivement, il faut absolument qu'il y ait un accomplissement du devoir par le bénéficiaire. Il ne faut pas qu'on ait une jeunesse qui soit oisive. Et ça, il y a un chercheur qui en parle très bien qui s'appelle Tom Chevalier qui dit que finalement, il y a une citoyenneté refusée aux jeunes. Parce que justement, on met en avant le work first et en plus de ça, on a une familiarisation des aides. C'est-à-dire qu'on ne va pas considérer le jeune en tant que tel, mais on va le rattacher à son foyer fiscal, aux aides qu'il va pouvoir avoir de ses parents. Et ça, c'est quelque chose quand même qui freine l'émancipation justement de ces jeunesses.
Est-ce que selon vous, ça va compliquer le succès de cette mesure, de mettre ces conditions entre 14h et 20h par semaine de formation, d'accompagnement ? Est-ce que ça peut dissuider des jeunes qui sont très loin des formations de l'école et de l'emploi ?
En fait, ça va surtout exclure une partie de cette jeunesse-là. On a, si vous voulez, il y a les NITS, c'est les fameux jeunes sans emploi, sans formation. Ni emploi,
ni formation, ni accompagnement.
C'est ça, exactement.
Ni diplôme.
Exactement. En fait, si vous voulez, il y a plusieurs catégories NITS, on a un peu tendance à l'oublier, en se focalisant sur celles qui, en fait, les sans diplômes éloignés de l'emploi. Mais en réalité, il n'y a pas que, en fait. Dans le 1,6 million dont on parle, il y a aussi les nouvellements diplômés qui sont en recherche d'emploi, qui ne sont pas encore insérés sur le monde du travail. Il y a les bacheliers qui sont sur de petits boulots en attente de reprise d'études. Vous avez également des maires éloignés du marché du travail et des diplômés de l'enseignement professionnel qui sont en chômage de courte durée.
Ces jeunes-là, pour le moment, un programme intensif de 15 à 20 heures n'est pas nécessairement adapté à voir la modularité qui sera proposée. Mais pour le moment, un programme aussi intensif laisse un peu perplexe.
Bonsoir Dominique.
Bonsoir France Inter. Bonsoir à vos invités. Le monde du travail semble se rapprocher par rapport à l'aide que semble retroyer l'État pour la formation. Mais dans cette formation, il faut qu'il y ait aussi un suivi. Un suivi qui a un désir du jeune, enfin des Français, se rapprocher du travail et trouver un emploi en quelque sorte. Et qu'il y ait surtout un suivi.
Merci Dominique. Vous nous appelez de Haute-Corse. Voilà la préoccupation de Dominique. Marie Caillot, il faut qu'il y ait un suivi, qu'on soit sûr pour que les jeunes soient motivés.
Alors un suivi, il y en aura un, c'est certain. Enfin on l'a dit, ces 15 inventeurs, c'est quand même quelque chose d'assez prenant. Après, je voudrais juste réagir à cette question en rappelant quand même que les jeunes ont envie de trouver du travail. Mais pas à n'importe quel prix. Et dans sa communication Facebook, justement, pour citer le Président, il parle de centaines de milliers d'emplois qui sont disponibles partout en France. Mais il faut quand même rappeler qu'il y a des emplois et des secteurs qui sont en crise, mais ce sont des secteurs pour lesquels il y a une forte pénibilité. La rémunération ne suit pas. Il y a un manque de reconnaissance de ces emplois-là.
Et donc trouver un emploi, être motivé pour trouver un emploi, oui, mais pas à n'importe quel prix.
Jean Castex, le Premier ministre, a répondu ce matin en disant on travaille sur ces questions de rémunération, notamment dans la restauration. Donc on va faire le boulot sur les rémunérations. Il faut que les jeunes aussi viennent vers ces emplois.
Très bien. On va voir. Vous le prenez au mot. Voilà, c'est ça. On verra quelles sont les améliorations. Après, il n'y a pas que la restauration pour citer un secteur que je connais mieux.
J'en prends un en particulier, mais il y en a d'autres. Allez-y.
Celui du monde associatif et de l'éducation populaire qui souffre beaucoup, notamment parce qu'en fait, au-delà de la rémunération, il y a aussi tout un réseau à structurer, les associations accompagnées. Et donc ça, c'est un travail de longue haleine et il faudra se lancer.
Antoine Dulin sur les droits et les devoirs, la responsabilisation et puis la critique d'assistanat déguisé derrière ce revenu d'engagement pour les jeunes qui est venu notamment de la droite qu'on a entendu ce matin. Antoine Dulin.
Oui, j'aurais aimé que le Premier ministre le Président de la République tourne la page de ce prétendu assistanat. Malheureusement, le Premier ministre a parlé d'un risque de prime, en tout cas, qu'il ne souhaitait pas une prime à l'inactivité. Mais comme l'a dit Marie, c'est quand même triste que dans notre pays, on puisse imaginer qu'avec 500 euros par mois, les jeunes se complairaient dans l'oisiveté et la paresse et ne feraient rien pour trouver un emploi.
Moi, les jeunes que je rencontre en mission locale, dans les promos 16-18, dans les prépas apprentissages, dans les CFA, sont tous des jeunes qui ont envie de travailler, qui ont envie de réussir et ils savent combien le travail est important pour gagner sa vie, pour mener ses projets de vie. Et donc, continuer dans cette dynamique de laisser croire que les aides sociales décourageraient à l'emploi, d'une part, ça a été prouvé par des chercheurs scientifiques et notamment Esther Duflo, prix Nobel de l'économie, qui montrent combien la question des aides sociales, au lieu de décourager et désinciter à l'emploi, encourage la reprise de confiance en soi et permet par là le retour à l'emploi.
Et donc, il faut arrêter avec ce débat qui oppose systématiquement les logiques de solidarité avec des logiques d'emploi. Et d'autre part, on ne peut pas imaginer qu'entre 18 et 25 ans, on serait plus paresseux, plus égoïste que les générations qui suivent.
Donc, là-dessus, je pense qu'on aurait mérité et que le gouvernement aurait mérité de ne pas parler de primes de l'activité et d'assistanat et vraiment de pouvoir faire confiance à cette jeunesse dans une dynamique de pouvoir se dire c'est en vous versant une allocation qui vous permet et je le redis encore une fois, on ne vit pas avec 500 euros par mois mais bien d'être dans une dynamique de survie, de pouvoir savoir de quoi on va manger le soir, où est-ce qu'on va dormir. Un certain nombre de jeunes qui sont concernés dorment à la rue, dorment chez des tiers, n'ont pas de logement autonome.
Donc, on est bien dans des situations de précarité très importantes et donc, l'enjeu de cette allocation c'est bien de mettre fin à cette dynamique d'extrême pauvreté pour permettre aux jeunes de se concentrer vers sa recherche d'emploi, vers une recherche de formation et c'est le même système qui existe aujourd'hui pour le RSA avec une logique également de droits et devoirs et l'important là-dedans c'est l'accompagnement et c'est les moyens mais vous en avez parlé Marie en a très bien parlé de la dimension de l'accompagnement quels moyens on donne aux missions locales et à Pôle emploi et aux autres acteurs pour effectivement accompagner les jeunes le plus proche possible de leurs besoins le plus proche voilà un jeune sortant de détention un jeune sortant de l'aide sociale à l'enfance n'a pas les mêmes besoins qu'un jeune sortant d'études
et de ce point de vue-là Jean Castex dit ce matin Marie Caillot il faut du coups humain puisque les profils sont très différents ça sous-entend des moyens aussi pour accompagner ces jeunes dans leur spécificité
totalement c'est les 5 profils dont je vous parlais tout à l'heure qui sont quand même très différents pour lesquels vraiment 500 euros par mois il ne faut pas penser qu'on va arrêter de voir des fils devant les banques alimentaires avec 500 euros par mois c'est vraiment très peu pour vivre et par ailleurs ce qui aurait manqué aussi à cette aide-là c'est quand même une transversalité parce qu'un jeune qui cherche un emploi il a d'autres problématiques il a celle du logement il a celle du transport de l'alimentation et donc c'est vrai qu'il aurait fallu être
500 euros ça peut régler l'un des problèmes
mais pas tous et c'est bien la difficulté et ça répond aussi à la question sur cette voisiveté ne craignons pas qu'un jeune préfère ne rien faire et vivre avec 500 euros parce qu'on ne vit pas avec 500 euros effectivement
Gabrielle nous appelle et souhaite poser une question bonsoir Gabrielle
oui bonsoir donc je vous appelle Dumont-Bian je suis formatrice et donc j'accueille ces jeunes-là et la plus grosse difficulté que nous avons nous avons bien sûr des jeunes motivés mais malheureusement des entreprises ne prennent pas de stagiaires ils veulent ou d'apprentissage ils veulent simplement des gens formés donc ça c'est vraiment un très très gros problème
donc où se passent les formations Gabrielle ?
et bien écoutez dans l'ambiance principalement bien sûr dans le BTP dans la restauration et dans l'aide à la personne
merci Gabrielle pour cet appel de Bretagne Marie Caillot difficile de trouver des terrains de formation pour ces jeunes
de toute façon pour que ça fonctionne il faudra que les entreprises jouent le jeu après ce qui est intéressant quand même dans ce nouveau contrat d'engagement qui est proposé c'est justement la pluralité de solutions de parcours parce qu'on va avoir à la fois des préparations pour entrer en formation des stages des formations qualifiantes mais aussi et ça c'est la nouveauté qui nous était quelque chose qu'on appelait de nos voeux depuis longtemps la reconnaissance du service civique comme quelque chose de positif pour ces jeunes et donc les jeunes pourront se voir proposer des missions d'utilité sociale ou également des alternances mais les entreprises auront un rôle à jouer
Antoine Dulin vous qui aviez rédigé le rapport sur l'évolution de la garantie jeune remis à la ministre du travail Elisabeth Borne en début d'année comment est-ce que les entreprises ont été associées à la décision elles sont évidemment elles doivent être partie prenante
oui alors les entreprises elles doivent être partie prenante et le témoignage de Gabriel moi je l'entends aussi on est aussi face à un monde du travail qui demande aux jeunes de l'expérience qui demande aux jeunes des compétences et qui face à des jeunes en manque de compétences en manque d'expérience ont beaucoup de mal à les accueillir on a une problématique d'employeurabilité dans notre pays c'est-à-dire d'une capacité pour les entreprises à pouvoir accueillir des profils qui ne cochent pas forcément toutes les cases ou ne sont pas parfaits sur toutes les coutures si on voulait reprendre la métaphore autour de la couture mais en tout cas il y a un besoin pour les entreprises de faire appel à ces jeunes qui ont peut-être pas les qualifications nécessaires ou pas les formations nécessaires mais qui ont des compétences qu'ils ont développées différemment qu'ils peuvent développer dans le monde du travail et leur faire confiance et je pense qu'on a besoin et c'est pour ça qu'on en parlait tout à l'heure sur la question de la cistana il nous faut il faut que les responsables politiques donnent un message de confiance à cette jeunesse pour que aussi les entreprises et les acteurs du monde du travail puissent faire confiance à cette jeunesse puissent se dire qu'ils ont leur place et en même temps et on l'entend aussi parce que les chefs d'entreprise peuvent nous dire il faut aussi que les jeunes puissent faire confiance à ce monde du travail qui parfois n'est pas facile et est loin d'être un monde idéal et on entend là aussi le besoin de cette rencontre qui permette à des jeunes et à des entreprises de pouvoir marcher ensemble en tout cas dans une dynamique de production de richesse pour notre pays
mais ce constat que fait Gabriel dans son département du Morbihan est-ce qu'on le fait ailleurs et est-ce qu'il y a un risque l'année prochaine mars 2022 le dispositif se met en place 400 000 jeunes l'an prochain accueillis ça c'est l'objectif du gouvernement qui en est 100 000 200 000 qui ne trouvent aucune formation et qu'au final ce dispositif échoue pour cette raison là
alors il peut échouer et la garantie jeune déjà comme je vous le disais il y avait 60% de sorties positives de la garantie jeune mais 40% qui au bout des 12 mois se retrouvaient sans solution et d'ailleurs c'est une vraie problématique du dispositif du contrat engagement jeune c'est qu'il est limité dans le temps avec une barrière à 12 mois qui déciderait qu'un jeune au delà de ces 12 mois ne pourrait plus bénéficier de cet accompagnement et de cette allocation qui va avec c'est une problématique parce que qu'est-ce qu'on fait effectivement des jeunes qui parce que parfois il faut mettre plus de temps pour rechercher son projet professionnel parfois il faut accepter les erreurs l'inexpérience les savoir contourner des chemins par des chemins détournés pour arriver au choix qu'on a envie de porter professionnellement et c'est pas forcément en 12 mois qu'on y arrive d'ailleurs je rappelle les chiffres du CEREC aujourd'hui un jeune non diplômé sur deux est toujours au chômage trois ans après la sortie du système éducatif donc on est aussi dans une difficulté de pouvoir accueillir ces jeunes avec des profils variés dans le monde du travail et les jeunes restent la variable d'ajustement on a une reprise de l'économie mais deux tiers aujourd'hui des embauches actuellement se font sur des contrats précaires des CDD des intérims voire des stages
on a pas mal de questions sur ce qui sera concrètement prévu en termes de contrepartie pour ce contrat d'engagement jeune on a parlé des formations l'accompagnement Marie Caillot les mesures d'accompagnement qu'est-ce qu'il faut entendre au-delà des formations qu'est-ce qui sera proposé entre 15 et 20 heures par semaine à ces jeunes en termes d'activité obligatoire qu'est-ce que ça peut être ?
ça peut être très concrètement ça peut être un atelier où on apprend à faire un CV ça peut être un atelier où on apprend à se présenter donc c'est des accompagnements on va dire assez classiques on va pas non plus révolutionner l'accompagnement simplement on vient enfin ces 15-20 heures elles sont aussi là pour rassurer comme on le parlait tout à l'heure sur cette crainte de l'assistana et cette vision de la jeunesse qui malheureusement pèse assez lourd dans ce qu'on nous propose comme contrat d'engagement en fait
Louise nous appelle de Lille bonsoir Louise bonsoir on vous écoute
oui alors moi en fait j'avais une question ma question c'est est-ce qu'il y aura des ambassadeurs en fait de ce contrat d'engagement jeune pour accompagner ces jeunes mais qui qui seraient dans la même tranche d'âge en fait qui auraient entre 18 et 25 ans et des jeunes en fait qui pourraient intervenir directement en présentiel pour les épauler leur montrer qu'on peut s'en sortir et aussi trouver sa voie voilà merci
merci Louise pour cette question Marie Caillot vous répond
merci beaucoup déjà pour cette question qui est très intéressante et qui a le mérite de rappeler que l'accompagnement par les pères est un des accompagnements qui fonctionne aujourd'hui le mieux c'est ce qui est tenté de faire par les pères
PIR
oui exactement par les jeunes pour les jeunes nous c'est quelque chose qu'on défend évidemment en tant qu'organisation de jeunes qui sont gérés par des jeunes et pour des jeunes
bonjour je n'avais pas de diplôme et aujourd'hui j'ai trouvé un travail et voilà ce que j'ai fait voilà quel était mon parcours
ça permet aussi de dédramatiser un peu la chose et puis de le contact est quand même plus facile d'un jeune à un jeune déjà on parle des mêmes choses on peut rassurer d'une manière qui est très spécifique en fait et donc c'est là où c'est intéressant après il y a d'autres dispositifs qui existent enfin je fais juste le lien avec
ça ça existe ce dispositif en l'occurrence
ça existe en une certaine forme c'est ce qu'a lancé le gouvernement avec le mentorat dans son plan un jeune une solution alors aujourd'hui on n'a pas suffisamment de recul pour voir si ça fonctionne réellement mais en tout cas il y a cette démarche là qui est enclenchée à voir aussi comment on travaille avec les associations justement gérées par des jeunes pour que sur les territoires elles puissent intervenir et ça c'est quand même quelque chose je me permets de faire le lien qui a manqué quand même sur la mise en place de ce contrat d'engagement c'est comment on intègre les jeunes à la décision comment on les consulte pour que le dispositif justement soit au plus proche des attentes
même question Antoine Dulin qu'avec les entreprises comment les jeunes ont-ils été consultés en amont de ce travail avant la décision sur ce contrat d'engagement
ils ont été assez peu consultés comme le dit Marie d'ailleurs il y a eu quelques réunions bilatérales un comité qui avait été mis en place en juillet mais qui s'est réunie qui s'est réuni qu'une seule fois sous la présidence des diabètes bornes il n'y a pas eu véritablement de concertation autour de ce contrat d'engagement jeune il y a eu le rapport du conseil d'orientation des politiques de jeunesse dans ce conseil il y a des membres jeunes comme des membres du forum français de la jeunesse mais au-delà de ça effectivement on a manqué de concertation avec les jeunes et là la ministre doit s'engager à réunir prochainement un comité pour mettre en place ce contrat d'engagement jeune et on espère effectivement que les jeunes et les organisations de jeunes seront effectivement présents pour pouvoir porter cette parole des jeunes et je rejoins Louise dans cette dynamique de faire appel à des jeunes de 18 à 25 ans qui ont réussi qui ont aussi pu parfois galérer dans leur parcours d'insertion pouvoir aussi accompagner épauler d'autres jeunes qui sont dans cette difficulté là
oui parce que le système garantie jeunes par exemple malgré toutes ces lacunes ça fonctionne il y a évidemment la possibilité même quand vous n'avez pas de diplôme et que vous êtes loin d'une formation de trouver un emploi Antoine Dulin
oui il fonctionnait dans la dynamique qui était la sienne mais le rapport qu'on avait remis montrait bien les difficultés à la fois les critères d'entrer dans la garantie jeune qui empêchait un certain nombre de jeunes qui n'étaient pas prêts à cet accompagnement intensif on parlait tout à l'heure de jeunes décrocheurs depuis longtemps du système scolaire c'est compliqué de leur dire vous allez venir de 9h à 17h à la mission locale pendant 6 semaines c'est compliqué ou ça ne marche pas du tout ?
ça ne marche pas parfois c'est compliqué ça dépend des jeunes et ça dépend des profils mais c'est vrai que la dynamique d'accompagnement intensif n'est parfois pas forcément la bonne solution c'est pour ça qu'il faut travailler sur du coût humain sur de l'accompagnement progressif qui permettent de prendre le jeune là où il est pour pouvoir l'accompagner vers l'emploi et un jeune sortant de détention comme un jeune sortant d'un foyer de l'enfance n'ayant plus ses parents ou un jeune sortant d'études ou de bac plus 2 ou un jeune sortant qui a décroché du système scolaire en 3ème ou en 2ème c'est pas les mêmes réalités on a besoin et c'est là tout le talent et je veux souligner leur travail des acteurs des conseillers en insertion professionnelle des travailleurs sociaux des missions locales de pôle emploi et des associations qui prennent du temps passent du temps avec les jeunes pour accompagner vraiment sur mesure et permettre de réaliser à leur foi leurs rêves mais avant toute chose regagner en estime de soi on est face à des jeunes qui sont largement découragés qui ont parfois honte du parcours qu'ils ont eu des décrochages qu'ils ont connus et donc et qui ont très peu de compétences à valoriser professionnellement et on est on a un besoin de remobilisation et de récupération avant tout d'estime de soi
vous parlez Antoine Dulin des conseillers et conseillères nous accueillons Lourdes bonsoir Lourdes
oui bonsoir bonsoir France Inter merci de m'avoir accordé ce moment
vous êtes conseillère en insertion sociale
je suis conseillère en insertion sociale et professionnelle dans une association j'écoute France Inter tous les jours je suis très étonnée d'entendre qu'il y ait des gens qui se posent la question de savoir qui diffusent qui portent la connaissance de la garantie jeune alors qu'elle est mise en place depuis 2013 je suis très préoccupée par l'avenir des jeunes parce que dans le cas de mon travail j'y touche aussi et je me retrouve avec des jeunes qui ont bénéficié de la garantie jeune et qui se retrouvent sans rien
pas d'emploi pas de formation ça n'a pas fonctionné
des stages et à la fin des stages ils reviennent dans le dispositif commun
est-ce que la crise du Covid a aggravé la situation Lourdes selon vous selon votre expérience
écoutez je pense qu'elle a mis en lumière des choses qu'on ne voulait pas voir mais je pense que le problème était déjà là
merci à vous Lourdes pour ce témoignage Marie Caillot
il est vrai la conséquence de la crise Covid sur la jeunesse sur les jeunesses elle est certaine même si on est revenu aujourd'hui à un niveau stable par rapport à l'avant-crise en fait le niveau d'avant-crise n'était pas satisfaisant et donc à partir de là c'est sûr qu'on peut s'inquiéter pour l'avenir de la jeunesse je partage vos craintes j'espère qu'on trouvera des solutions à ces questions-là et puis je vais reprendre les mots je vais reprendre les mots du président qui parlait d'un nouvel élan en fait nous ce qu'on attend surtout c'est d'arrêter de se battre continuellement pour pouvoir justifier le fait qu'on a besoin de manger qu'on a besoin de se déplacer et vraiment qu'on mette à mal cette idée que la jeunesse est oisille je reviens dessus parce que c'est vraiment super important de se questionner sur quelle représentation de la jeunesse on a vous vous travaillez avec des jeunes au quotidien vous le voyez que ce sont des jeunes qui ont envie de s'en sortir qui ont besoin de temps pour qui 12 mois c'est parfois pas suffisant et donc il faut vraiment aussi qu'on revalorise la jeunesse je me permets également de faire un tout petit pont parce qu'on parle beaucoup de revenus d'engagement là ce soir mais en fait plus largement
on parle de contrat
on s'y perd avec les termes revenus c'était les termes
d'Emmanuel Macron au mois de juillet c'est devenu un contrat
c'est un contrat maintenant mais franchement la représentation de la jeunesse elle est vraie aujourd'hui sur ce contrat mais elle questionne plus largement la participation des jeunes dans l'espace public et le jour où on arrivera à avoir une représentation de la jeunesse juste où on ait une citoyenneté pleine et entière et une reconnaissance de son investissement et de son engagement on aura aussi plus de jeunes qui auront voté par exemple
concrètement vous avez un exemple de quelque chose qui pourrait changer et qui pourrait permettre aux jeunes d'être mieux représentés
d'être mieux représentés il y a toute une problématique autour du droit de vote à 16 ans que nous on appelle de nouveau justement pour reconnaître en fait le fait que les jeunes sont engagés juste un chiffre quand même pour rappeler qu'on n'apprend pas à la jeunesse ce qu'est l'engagement il y a 38% des jeunes aujourd'hui qui participent déjà dans la vie associative de notre pays
question de Philippe qui nous appelle de Toulouse bonsoir Philippe bonsoir merci pour votre patience j'attends votre question
alors je crois savoir que la garantie jeune est financée c'est un dispositif de l'Union Européenne financé par le Fonds Social Européen le FSE je voulais savoir que vous avez dit monsieur Dulin que le nouveau contrat remplacerait la garantie jeune je voulais savoir si les fonds européens vont être transvasés sur le contrat d'engagement et pourquoi la France ne demande pas dans le cadre du plan de relance des financements européens FSE puisque ça existe
Antoine Dulin vous répond merci Philippe pour cette question
merci Philippe pour cette question si précise alors d'une part la garantie jeune depuis quelques années n'était plus complètement uniquement financée par les fonds de l'Union Européenne donc il y avait des fonds français du budget français qui servaient à financer la garantie jeune sur le contrat d'engagement je ne sais pas j'espère que l'État ira chercher là aussi des fonds européens mais en tout cas votre question elle pose la spécificité française dont je parlais tout à l'heure c'est à dire la vraie question que nous avons du mal à se poser aujourd'hui dans notre pays c'est à dire comment on permet à des jeunes entre 18 et 25 ans qui ne peuvent plus bénéficier du soutien de leur famille parce que les solidarités familiales ne marchent plus parce que le jeune est en rupture avec sa famille pour x ou y raisons comment on est capable d'accompagner ces jeunes là de leur permettre un filet de sécurité alors que dans tous les autres pays d'Europe on ouvre un revenu minimum à 18 ans en France on attend 25 ans pour permettre ce revenu là c'est quand même une incongruité on peut être mis en prison à partir de 16 ans on peut voter à partir de 18 ans mais on peut percevoir le RSA qu'à partir de 25 ans en tout cas c'est quand même une question qu'on devrait se poser l'élection présidentielle arrivant pourra être un des sujets de cette campagne
Dernière question pour vous Antoine Dulin puisque vous avez participé à la mise en place du revenu de solidarité jeune à Lyon en quoi ça consiste très brièvement est-ce que ça fonctionne ?
Oui le revenu de solidarité jeune de la métropole de Lyon ça a voulu pallier ses angles morts et de ses dispositifs comme la garantie jeune notamment pour accompagner les jeunes en amont de la garantie jeune et puis comme le téléannage de Lourdes le disait tout à l'heure ceux qui sortent de la garantie jeune sans rien donc c'est un dispositif qui permet à des jeunes d'avoir 400 euros et un accompagnement qui est adapté au regard des dispositifs c'est un vrai engagement du président de la métropole Bruno Bernard écologiste dans une volonté de pouvoir suppléer le temps que l'état prenne ses responsabilités à l'absence d'un revenu minimum pour les jeunes entre 18 et 25 ans et de pallier à ces angles morts de notre système de protection sociale
Merci à vous Antoine Dulin président de la commission insertion et jeunesse du CESE Merci également à Marie Caillot co-responsable du comité d'animation du forum français de la jeunesse Excellente soirée à tous
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Emmanuel Macron