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interviewSénat (sur YouTube)· 30 avril 2025 114 min

Les entreprises françaises dans la guerre commerciale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Messieurs les présidents, nous vous remercions chaleureusement pour votre présence à cette table ronde ayant pour terme les entreprises françaises dans la guerre commerciale. L'actualité impose de vous donner la parole alors que les entreprises que vous représentez sont prises en étion commerciale internationale sans précédent et une situation économique nationale marquée par l'endettement. La dette publique culmine désormais à plus de 3300 milliards d'euros et les charges d'intérêt à 59 milliards par an.

Le terme de guerre commerciale largement repris ces dernières semaines n'est pas choisi au hasard. Aujourd'hui, nous ne sommes plus dans une période d'échange ouvert et gouvernée uniquement par les lois du marché. Nous sommes entrés dans une ère marquée par le retour de rapport de fort géopolitique, de protectionnisme et d'une concurrence sur les plans tarifaires, technologiques et industriels.

Le mercredi 2 avril, Donald Trump annonçait de nouveaux droits de douanes qu'il entendait imposer aux importations en provenance de 185 pays avec des taux allant jusqu'à 145 % sur les importations chinoises. Mais les multiples voltefaces du président américain font que l'on ne peut même plus compter avec certitude sur les dernières annonces de son administration précisant que les 10 % de droits de douane seraient finalement un plafond et non un plancher pour l'Union européenne. Si la technique pouvait faire que le micro raisonne pas comme ça, ça serait bien.

Merci. L'Asie devenu en quelques décennies un géant économique qui impose ses normes à l'Europe va devoir trouver de nouveaux débouchés dans cette guerre commerciale. On peut donc craindre un effet domino avec le déversement massif des surcapacités industrielles chinoises sur un marché européen déjà saturé de produits asiatiques.

C'est donc une menace supplémentaire pour la France. La ministre déléguée chargée du commerce de l'artisanat et des PME, Véronique Louvagi nous indiquait déjà le 10 avril dernier que 28000 entreprises sont directement concernées par ces mesures tarifaires dont 40 % réalisent plus de la moitié de leur chiffre d'affaires à l'exportation. Mais en réalité, elle estime que 48000 entreprises seront affectées avec un impact qui varie selon les secteurs d'activité.

Heureusement, nous disposons d'atout en France. Je pense par exemple au capital humain que sont nos ingénieurs, ouvriers qualifiés, chercheurs. Je pense par exemple à notre base industrielle et technologique de défense ou encore au savoir-faire français reconnus dans le monde entier, dans l'agroalimentaire, le luxe, l'aéronautique, les technologies vertes, nos entreprises incarnent notre capacité à exister dans un monde hyper concurrentiel.

Cependant, nous sommes aujourd'hui à un tournant. Soit nous nous mobilisons pour favoriser la compétitivité et la rentabilité de nos entreprises, soit nous trompons d'objectif et alors nous aurons rapidement cette guerre et devrons en subir les conséquences en terme de dépendance, de rentabilité et d'emploi. La menace ne vient pas toujours de l'extérieur.

Quand j'entends le ministre de l'économie dire que je cite "Les entreprises devront accepter d'être moins rentable", j'y vois une menace interne. Tout aussi inquiétante est la charge de Jacques Atalie qui appelle à ne pas idéaliser nos entrepreneurs, estimant que la moitié, sinon les trois/4 d'entre eux empoisonnent le monde par leurs produits. Il est temps de réintroduire un peu de bon sens et de culture économique dans les débats et c'est la raison de nos travaux.

Messieurs les présidents, je vous remercie de vous être mobilisé aujourd'hui car il est crucial de vous entendre pour comprendre tout d'abord comment vous évaluez l'impact de la guerre commerciale sur les entreprises que vous représentez. Vous pourrez évoquer l'accès au marché, les coûts d'importation, les problématiques de dépendance. Puis vous pourrez nous dire quels sont dans ce contexte très incertain les priorités que nous devrions afficher pour aider les entreprises françaises à rester compétitives.

Les arbitrages sur le budget pour 2026 débutent déjà et nous devons impérativement ne pas nous tromper de combat. C'est pour identifier les leviers d'action, pointer les obstacles mais aussi tracer des perspectives ambitieuses pour les entreprises françaises que nous allons entendre cet après-midi. Nos invités, monsieur Michel Picon, président de l'UDP, monsieur Amir Redza Tofigi, président de la CPME, monsieur Frédéric Quirier, coprésident du méti et monsieur Fabrice Le Sachet, vice-président du MDEF.

Messieurs, je vous laisse la parole pour un propos liiminaire de 8 à 10 minutes chacun. plus 8 que 10 permettra les échanges derrière. Puis nous aurons un temps d'échange avec mes collègues de la délégation.

Je rappelle que cette table ronde est retransmise en direct sur le site internet du Sénat puis en vidéo à la demande ensuite. Je laisse immédiatement la parole au président Michel Picron. Merci.

Puis voilà. Merci monsieur le président, mesdames messieurs les sénateurs, je vous remercie pour cette invitation et de me donner la parole pour un secteur d'entreprise dont on se dit ils sont un peu éloignés des conséquences de cette affaire puisque je représente plus particulièrement des petites entreprises mais qui sont bien évidemment impacté parce qu'elles sont souvent dans la chaîne de valeur en sous-traitance et et bien évidemment les les marchés qu'elles peuvent avoir avec des grandes entreprises qui sont en première ligne sur les sujets d'exportation sur qui sont exportatrices vont perturber leur leur fonctionnement, vont perturber aussi bien évidemment leur marge et et elles ont beaucoup de beaucoup d'inquiétudes. Il y a dans les petites entreprises aussi un certain nombre de secteurs, des secteurs de pointe souvent dans l'artisanar, mais je voudrais faire part ici du secteur de la facture de d'instrument de musique où la France est est un pays qui exporte beaucoup et notamment aux États-Unis pour beaucoup de ces entreprises. ce sont des des des instruments avant ou à corde et il y a une une véritable un véritable problème parce qu'ils sont frappés bien évidemment par les 20 qui sont devenus 10 mais c'est tout de même 10 % avec des marchés qui sont compromis.

J'avais un un chiffre sur ces sur cette facture euh de des instruments de de musique, c'est 220 millions d'euros d'activité et plus de 20 % 26 % sont exporté sur les sur les États-Unis. Et on a comme ça un certain nombre de d'entreprises qui vont se retrouver sur des secteurs bien particuliers en en difficulté face à cette cette folie du président américain. Moi, je voudrais dire que nous l'avons salué, l'action menée par le gouvernement, l'association que madame la ministre, le ministre de l'économie et des finances, mais aussi la ministre déléguée chargée du commerce et de l'artisanat a mené avec nous en nous association en nous associant dès le premier jour par des échanges réguliers et et de nature tout de même à rendre cette cet environnement un anxiogène à le rendre un peu plus un peu plus paisible.

Moi je je salue le la sollicitation de la DGCCRF. Dans ces quelques mots préliminaires, ce que je voudrais dire, c'est que nous sommes inquiets sur la fermeture du marché américain ou chinois quand on sait le nombre de produits et et la massification de de de ces colis à moins de 150 € qui ont plié de nombreux de nos petits commerces, hein, qui leur font une concurrence terrible. Je parle non seulement de des commerces de de vêtements mais aussi de droguerie de d'accessoires divers.

Et donc on a vraiment oui, il a une grande inquiétude pour ceux qui arrivent encore à s'en sortir parce que quel va être la l'envahissement supplémentaire que l'on va avoir avec le marché chinois qui cherchera bien évidemment à écouler ce qu'il ne peut plus écouler aux États-Unis. Donc il est c'est urgent de se pencher là-dessus et je sais que le gouvernement travaille euh à trouver des parade à cet envahissement de de produits. Euh il y a il y a bien évidemment aussi ces échanges à travers le conseil des entreprises et à travers des réunions.

Il y en a une autre prochainement qui est programmée sur les remontées du terrain et on fait remonter régulièrement toutes toutes les les entreprises ou les secteurs d'activité qui nous font part de de leur de leurs difficultés. Nous nous pensons que la réponse évidemment première, elle est européenne, que la France seule aura du mal à pouvoir résister face à cette à à ces ces mesures, vous le disiez tout à l'heure président, dont on ne sait pas si elles vont aller au terme, si elles vont s'aggraver, si elles vont changer, les choses sont tellement incertaines avec le président chinois et donc nous avons bien sûr le besoin d'être associé de de très près à tout ce qui se passe pour qu'on puisse réagir. Les entreprises, vous le savez, nos petites entreprises, elles se relèvent difficilement dans la situation actuelle de plusieurs crises.

Une crise sanitaire dans lesquelles elles ont dû s'endetter souvent pour faire face à leurs difficultés. Ça a été suivi d'une crise sur la le coût de l'énergie, le coût des matières premières. Les marges se sont comprimées et nous avons déjà échangé là-dessus. sur le nombre d'entreprises qui étaient défaillantes et tout cela reste inquiétant y compris sur le premier trimestre 2025.

C'est pas encore les effets de la politique douanière et des des mesures prises par les États-Unis, je pense pour le tissu économique de notre pays. Mais en tout cas, il est à craindre que ça ça rajoutera à une difficulté. La trajectoire de défaillance des entreprises, elle ne faiblit pas.

Elle continue doucement à à croître. On a les résultats du premier trimestre 2025, aussi bien par l'INC que par l'AGS, l'association de garantie des salaires et malheureusement les défaillances continuent particulièrement dans le bâtiment. Voilà, je vais pas rallonger beaucoup plus, on on on discutera, je répondrai plus précisément à vos questions.

Vous dire tout de même que les entreprises qui sont en B2B, donc dans la chaîne de valeur, oui, il y aura un impact qui touchera le tissu des 92 % des petites entreprises de notre pays. Et puis d'une manière générique, comme tout événement, tout cela inquiète les Français et quand ça inquiète les Français, ça impacte sur leur consommation. Ça impacte sur le business quotidien même quand il est en B2C et que les gens ne sont pas vraiment confronté à ces difficultés d'exportation, ça pèse sur et ça pèsa, je le crains sur leur activité.

Voilà, monsieur le président ce que je peux vous vous donner en quelques en quelques mots préliminaires. Merci monsieur le président. On va donner la parole à monsieur le président Raatigi.

Merci monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, je vous remercie pour l'invitation pour venir échanger sur ce sujet d'importance pour nos entreprises. Alors, les tensions commerciales aujourd'hui entre grandes puissances ne sont plus juste un simple affrontement tarifaire, elle deviennent une recomposition brutale de l'ordre économique mondial. et elle nous questionne aussi euh sur les choix qu'on a fait depuis maintenant de nombreuses années.

Et donc derrière les décisions politiques internationale, on parle d'emploi, de savoir-faire et d'un modèle social européen qui est mis sous pression et d'un choix qu'on a fait qui a été depuis toujours de privilégier le consommateur plutôt que le producteur et plutôt que l'entreprise. Et donc, on voit bien que aujourd'hui le consommateur peut y gagner à court terme euh mais demain en tant que citoyen, euh est-ce qui sera gagnant lorsqu'on a on aura une économie déstabilisée ? Donc, j'aimerais profiter de de cette prise de parole pour dépasser le sujet de la guerre commerciale et de parler plus globalement de notre ambition en tant que économie européenne, entreprise européenne, entreprise française.

Est-ce qu'on veut être une nation et un continent de producteur ou juste un continent qui consommera des produits venant de l'étranger ? Et donc pour ça, il faut euh trois priorités. Protéger, se protéger, euh développer et renforcer.

Alors protéger, c'est déjà la première exigence, se protéger contre une concurrence déloyale et des distorsions de marchés. Donc plusieurs mesures concrètes déjà mieux contrôler les importations hors de l'Union européenne. Hier pendant les assis de la politique commerciale, un exemple qui a été donné par le ministre du commerce extérieur, aujourd'hui, on sait que beaucoup de viande qui vient du Canada ne respectent pas les normes sanitaires européennes.

Voilà. mais on fait rien. Euh et en fait on a en permanence des des exemples comme ça où on se met plein de contraintes mais on ne s'assure pas que les produits qu'on importe respectent les règles.

Et donc ça c'est à chaque fois pour les entreprises européennes et les entreprises françaises euh une concurrence déloyal qui n'est pas compris. Euh ensuite renforcer le contrôle des plateformes étrangères euh et des plateformes notamment donc TMU Chaes ces plateformes à à Bakou. Euh vous avez sûrement euh euh pu entendre aujourd'hui euh euh le ministre de l'économie qui disait que on allait mettre des frais administratifs euh le temps d'avoir l'exemption douanière de moins de 150 € qui disparaîtrait dans 2 ans euh des frais de quelques euros.

Quoi ? Je veux dire là, on a on est complètement on est complètement à côté de la plaque là en fait. Mais vraiment, je vous le dis parce que on a les Américains qui nous mettent des frais administratif de 100 dollars et qui en gros ont compris que s'il faire en gros ce serait la mort de de nombreux commerces américains et nous il nous faut 2 ans pour faire supprimer l'exemption douanière et donc on met des frais de quelques euros.

Mais moi je vous dis dans de dans ou 3 ans, on va faire une commission d'enquête pour savoir pourquoi on a tué notre commerce en France. Mais vraiment, si on n'est pas prêt à réagir, si on n'est pas capable de prendre des décisions rapides et des décisions impactantes, moi je je je dis pas que Trump il fait des bonnes choses, mais en tout cas a un truc qu'il a fait, c'est qu'il a il a il a su prendre au moins des décisions rapides sur ce point-là et nous, il nous faut 2 ans. Voilà.

Donc si l'Union européenne c'est ça, il faut pas s'étonner d'ailleurs que les entreprises elles ne s'y retrouvent plus. S'il faut 2 ans pour se protéger et ben à la fin ce sera la mort du commerce français. ce sera la mort de beaucoup de producteurs français européens et dans 3 4 ans on se posera les questions pour comprendre qu'est-ce qui s'est passé.

Donc s'assurer du respect des normes européennes euh parce qu'on sait que tous ces produits qui viennent la plupart ne respectent même pas les normes sanitaires et donc euh se renforcer avec l'intégration de de clauses sociales et environ et environnementale contraignante pour tous les accords commerciaux. Euh aussi sur tous les sujets de négociation d'accord de de d'accords commerciaux. Euh quand on voit que parfois on met 20 ans pour faire des accords commerciaux euh et on s'étonne que 20 ans après l'accord ne soit plus vraiment pertinent ou ne soit plus finalement porté par les par les différentes filières.

Je dire en 20 ans, le monde a changé et donc il faut aussi être beaucoup plus agile et se rendre compte que aujourd'hui, il faut être dans une économie où on peut pas mettre des années des années pour définir des accords qui finalement ne sont même plus pertinents. Ensuite, il faut euh permettre aux entreprises de se de se développer. Et donc pour ça euh déjà on a une à travers les marchés publics, on a la capacité à permettre aux entreprises françaises, aux entreprises européennes de se développer et donc de privilégier le méde France.

Moi, je suis toujours étonné Mine France et Mine Europe, je suis toujours étonné que on a on utilise pas assez ce levier économique pour développer l'économie et que pour des choix de coût, on a souvent perdu notre souveraineté numérique et perdu notre souveraineté euh notre souveraineté économique. mieux accompagner les PME à l'export, ça c'est notre travail bien évidemment nous en tant qu'organisation patronale, mais aussi comment l'État à travers les différents outils existant en peu mieux accompagner les entreprises pour l'export. Donc c'est tous ces sujets qui permettront de faire en sorte que les entreprises françaises se développent davantage à l'international et enfin renforcer la compétitivité.

Donc ça c'est un sujet qui est majeur et la bonne nouvelle c'est qu'il dépend que de nous français. Alors, il dépend aussi de l'Union européenne, mais déjà si on rattrape nos amis européens, on sera déjà très content. Euh, monsieur le président, vous avez parlé tout à l'heure du débat sur la dette et ça va être un sujet qui va être très très important pour nous.

Euh aujourd'hui euh si on prend par exemple les impôts de production euh on est six fois la ce de l'Allemagne, on est deux fois la moyenne européenne et pourtant on a l'impression que lorsqu'on dit qu'il faut continuer à les baisser, c'est comme si on demandait de l'aide. Et donc c'est c'est incompréhensible en fait. On on joue dans un marché européen un marché mondial mais pas avec les mêmes règles, avec des boulets au pied et on s'étonne ensuite que nos entreprises n'ont pas les moyens de se développer.

On joue dans un pays où on a les prélèvements obligatoires les plus importants du de l'Union européenne. On joue dans un pays où la dépense publique est la plus importante, où les impôts de production sont les plus élevés, où les nivea de charge fait partie des plus élevés. Et ensuite, on s'étonne, on s'étonne que nos entreprises ont du mal à se développer, que euh on a euh des défaillance qui augmente fortement et en plus on n'est pas capable de les protéger et ça c'est inentendable.

Donc oui, il y a il y a un vrai sujet sur la compétitivité aujourd'hui. Euh le sujet du budget 2026 et capital. Est-ce qu'on a un budget courageux où on permet à l'économie se développer ?

Où on fait des vraies économies dans la dépense publique ? et on permet demain aux entreprises de recruter et je rappelle aujourd'hui que notre modèle social, il tient que parce qu'il y a des entreprises qui le financent ou alors on fait encore une fois un budget qui sera un budget d'augmentation d'impôt et il faudra pas s'étonner que 2026 sera pas meilleur que 2025 qui est déjà pire que 2024 potentiellement. Merci beaucoup.

Merci monsieur le président. Je donne la parole à monsieur le Sacheter, vice-président du MEDF. Merci.

Merci monsieur le président, madame les sénatrices, messieurs les sénateur, merci de votre invitation. Le sujet que vous avez mis à l'ordre du jour n'est pas nouveau. Certes, la situation internationale le rend plus aigue, plus anxiogène, mais les forces qui travaillent le monde, s'agissant du commerce international le travaillent depuis maintenant plus d'une décennie.

Euh si on prend la bascule américaine, c'est tout ce qui nous remonte des entreprises, elle n'est pas nouvelle. Euh l'exigence de réindustrialisation ne date pas de l'administration Trump 2. Le protectionnisme américain, l'extraterritorialité américaine n'est pas nouvelle.

La fixation et la cristallisation par rapport à la Chine n'est pas nouvelle. Je vous rappelle quand même que c'est sous l'administration d'OB que les marchés publics ont été quasiment refermés lorsqu'on a souhaité qu'il soit ouvert. Sous l'administration Biden, on a eu la version de la carotte si j'ose dire avec l'IRA très puissante qui avec les effets de levier ont conduit à quasiment 1000 milliards de dollars d'aide pour les entreprises pour qu'elles s'implantent aux États-Unis. les États-Unis bénéficiant en plus d'un contexte du prix de l'énergie extrêmement peu cher au moment où la guerre en Ukraine a conduit les entreprises européennes à faire face à un prix de l'énergie très cher.

On a même vu des missions commerciales des États-Unis en 2022, en 2023 qui ventaiit tout l'intérêt de s'installer pour certaines au Texas, pour d'autres dans tel ou tel état avec des arguments tout à fait fondés. 1/3 de la consommation mondiale aux États-Unis, je le rappelle, des marchés financiers très développés qui, comme le rapport Dragy l'a souligné, aspire chaque année 300 milliards d'euros d'épargne européenne. Parce que dans ces histoires de commerce international, on oublie très souvent les services, on oublie très souvent les flux financiers, on oublie très souvent les chaînes de valeur, les prix de transfert, on oublie très souvent les investissements et on se concentre sur les biens manufacturés qui sont extrêmement importants.

Mais il y a pas que les biens manufacturés. D'ailleurs, si les États-Unis d'Amérique utilisaient des métriques un peu différents pour parler à l'Union européenne, il constaterait qu'en matière commerciale, il dégage des excédents. Ils aspirent les PAN, je l'ai dit, ils ont un excédent de plus de 100 milliards sur les services.

Sur les biens manufacturés, ils ont un déficit de 150 milliards. Euh néanmoins, ils ont beaucoup d'investissements en Europe. En Europe, ils ont quasiment, je dirais pas un monopole financier, mais ils ont en matière de capital investissement une puissance de frappe que nous n'avons pas.

Et le marché européen, l'accès au marché européen, c'est un bien extrêmement précieux et c'est un rapport de force. Il faut conditionner l'accès au marché européen aussi à des choses qui nous intéressent. Je dirais que ce mouvement américain qu'on a constaté, il date à peu près de la fin de l'Air Clinton.

À partir du moment où les organisations internationales étaient moins sous influence domination américaine, on le voit avec la Chine qui est rentré à l'OMC qui a pas joué avec tout toutes les règles du jeu. On le voit avec un certain nombre d'évolutions. À la Banque mondiale, 80 % des financements sont attribués à des entreprises chinoises qui a le don de crisper les Américains.

On sent ce retrait et cette véléité d'avoir je dirais des règles unilatérales et on le voit avec l'extraterritorialité et les amendes que nos entreprises ont eu à payer. La stratégie chinoise n'est pas non plus nouvelle. La production massive pour les exportations ne date pas du ralentissement de la consommation intérieure en Chine.

C'est une stratégie qui a été d'ailleurs extrêmement claire et publique puisqu'elle est annoncée dans le cadre des discours qui ont lieu à fréquence régulière. La montée en gamme aussi, on l'a bien vu, de la Chine, c'était explicité dans tous les plans. Quinqueno, déceno, je sais pas à combien de temps ils font des plans mais jusqu'à 2050.

Et donc c'était extrêmement clair. Les subventions notamment sur les infrastructures avec Exim Ban qu'on voit beaucoup en Afrique, un découplage sur les règles de conformité qui fait qu'effectivement on joue pas avec les mêmes règles du jeu. Des monopoles qui agissent à l'étranger.

On se souvient tous de l'affaire Alstom Siemens qui faisait face à CRRC. CRRC seul faisait quatre fois le chiffre d'affaires de Simons ou de Halstom. Et CRRC, on nous avait dit qu'ils viendraient pas en Europe, ils sont venus en République tchèque, ils sont allés après en Allemagne.

En tout cas, ils ont fait des tentatives extrêmement forte. Donc ça c'est la deuxième tendance qui n'est pas nouvelle. La troisième tendance qui n'est pas nouvelle, c'est le protectionnisme qui s'accroit.

On l'a vu depuis le Covid, plus de 3000 barrières protectionnistes. C'est des études du FMI avec cette OMC dont l'organe des règlements dysfonctionne puisqu'on peut pas nommer les juges. Et donc, il y a plus cette régulation qui peut se faire en cas de conflit puisqu'on sait que on pourra pas traiter les conflits par un outil multilatéral.

Alors, l'Europe dans tout ça euh n'est pas la victime du commerce international. Si on prend les 20 dernières années, l'Europe a eu des excédents commerciaux systématiques. La balance commerciale française qu'on voit étalé à longueur d'article de presse qui est un miroir de la désindustrialisation que notre pays a connu.

Ne doit pas faire oublier un que la France est un grand pays exportateur, plusieurs centaines de milliards d'euros chaque année, même si on a une balance déficitaire très liée aux produits énergétiques. de qu'on est excédentaire en matière de service. Tr que dans la plupart des pays du monde les stocks d'investissement français sont souvent dans les top 3, top 4, top 5.

Dans le reste de l'Union européenne, on est souvent parmi les premiers dans les investisseurs et ça il faut pas l'oublier. Donc la fermeture ne nous rendrait pas service. Et d'ailleurs, je dirais que les pays qui nous entourent, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie sont capables d'excédents commerciaux extrêmement puissants sur les biens manufacturés.

Donc c'est pas une question d'Union européenne, ils arrivent à activer les accords commerciaux, à s'en saisir. Donc c'est peut-être plus lié à au choix que la France a réalisé en matière fiscale, sociale, de formation et puis on pourrait multiplier les sujets. Très rapidement pour pas excéder mon temps de de parole sur les USA, on a déjà un désaccord sur les chiffres avec les Américains.

Il calculent pas les déficits de la même façon. On dit attention aux contemmesures. Attention aux contre-mesures.

Parce que si ça surexpose, on l'a vu avec le bourbon, si ça surexpose certains secteur comme les vins et spiritueux, si on surexpose la cosmétique, on aura rien gagné. On exporte beaucoup de choses, de la métallurgie, la Fédération des Industries, la FIM était avec nous à Washington. On exporte évidemment des produits de chimie, des produits pharmaceutiques.

Il faut faire attention que l'effort soit réparti entre tous les pays européens et en fonction des listes qu'on prend, on voit qu'il y a des effets de bord et donc il faut être extrêmement présent à Bruxelles pour que nos intérêts soient protégés qui est ce front un européen. On voit bien de temps en temps que certains pays essayent d'aller un peu plus un peu plus seul. Ce qui peut nous sauver dans cette histoire, c'est pas d'expliquer ce qu'est la TVA à nos amis américains.

Il le savent. C'est pas d'expliquer que la taxe gafam taxe gafam ne vise pas les entreprises américaines ou que l'impôt minimal n'est pas contre eux puisque il y a besoin d'un dialogue. Évidemment, ce qui peut nous sauver, c'est la corde de rappel de la situation économique aux États-Unis.

Évidemment, la hausse des taux d'intérêt à 10 ans, la chute des marchés financiers, la récession, la hausse du taux d'épargne, la baisse de la consommation, c'est pour nous les aides les plus précieuses. Et c'est sur ça, malheureusement qu'il faut compter puisque les rapports de force aux États-Unis, vous le savez très bien, ne sont pas pour le moment favorables notamment pour l'opposition au Sénat. Les initiatives au Sénat, notamment républicaines, ne sont pas encore suivies de beaucoup euh d'effets.

Sur la Chine. Euh évidemment, tout le monde parle de dérisquer. On souhaite pas se découpler, il faut qu'on continue à travailler avec la Chine.

Mais dérisquer, ça veut dire quoi ? Ça veut dire signer des accords commerciaux avec des états tiers. On voit et dans cette maison en particulier tous les débats qu'il y a eu autour du Mercosure, les initiatives qui ont été prises pour le CTA et que nous on regrette fortement.

Pourquoi ? Parce que le Canada est un partenaire très puissant, un pays francophone, un allié qui a un niveau de vie à peu près similaire et si on arrive pas évidemment à signer des accords commerciaux ou plutôt à les ratifier puisqu'il est en cours et qu'on a les résultats et qu'il est plutôt positif pour la pour la France en terme de chiffres, même si le débat peut toujours avoir lieu, les chiffres sont implacables sur le fait que le commerce a progressé si on arrive pas à signer avec le Canada avec qui on arrivera à signer des accords commerciaux. Et là, on rejoint tout à fait ce qu'a dit mon voisin, à savoir qu'on peut plus mettre 20 ans à signer des accords commerciaux.

Donc, il faudra se poser la question d'accord thématique qui peut-être exclu l'agriculture. Ça peut être le cas notamment avec l'Inde, mais il faut qu'on ait ce dialogue avec les Émirats arabes unis, avec l'Indonésie, avec tous les pays d'Asie du Sud-Est, avec l'Afrique du Sud, avec tous ceux qui veulent quand même un commerce ouvert et continuer à traiter. Il y a beaucoup d'autres points qu'on pourrait évoquer, mais je crois que les 10 minutes sont passées notamment sur l'Europe, donc on pourra y revenir.

Merci de votre attention. Merci monsieur le président. Euh maintenant, je donne la parole à Frédéric Quirier, coprésident du méti.

Merci monsieur le président. Bonjour mesdames et messieurs. Euh vous dire que les les ETI sont vraiment au cœur de du sujet du moment hein puisque nous sommes des entreprises fortement industrielles, très exportatrices.

Euh 6800 ETI hein, donc pas loin de 7000 bientôt. On était à 4500 il y a il y a une quinzaine d'années. Donc on peut dire que la France a a beaucoup progressé, même si nous sommes encore loin du compte puisque nos voisins européens en compte plus de 20000.

Et c'est là d'ailleurs son excédent hein commercial, il faut le dire. C'est essentiellement ces entreprises Middl qui aujourd'hui constituent le justement ces excédents et cette base économique allemande puissante. La France s'est donc eéisée si on peut dire.

Il y a certains rapports qui notamment Clément Bone qui montrent que notre pays a a renforcé sa base qui reste à trop malgré tout hein mais elle représente 25 % de l'emploi salarié plus d'un tiers de l'export et un export méde France pour beaucoup hein. Donc c'est ça qui est aussi important c'est que c'est de la transformation dans nos dans nos territoires. 86 % des des ETI exportent hein.

Je vous rappelle qu'elles sont présentes sur l'ensemble du territoire. 70 % des sites étant hors d'Île-de-France et pour beaucoup d'entre elles, la moitié d'entre elles, c'est plus de 50 % du chiffre d'affaires. Donc c'est un élément vital.

L'ouverture des marchés au-delà des États-Unis, plus largement l'export, c'est très important. On compte dans nos ETI plusieurs centaines de champions européens et mondiaux euh qui qui d'ailleurs soit sont présentes en tant que marque directement, mais très souvent font partie de chaînes de valeur de secteur industriel clés que vous donniez tout à l'heure monsieur le président comme l'aéronautique, comme le luxe et cetera. Ces secteursl ne vivraient pas sans avoir cette base industrielle et ces ETI qui constituent leur leur squelettes.

Euh 90 % des ETI ont des implantations à l'étranger, beaucoup d'ailleurs aux États-Unis. Ben, il faut savoir que les le le les États-Unis, c'est pour 50 % des ETI le premier ou le second marché. Donc, c'est assez vital. l'Europe restant le premier marché en tant que tel, mais en tant que marché individuel, les États-Unis sont assez vitales pour beaucoup de nos entreprises.

Voilà pour vous donner un peu le cadre général concernant nos nos entreprises. Si on regarde maintenant le la situation économique plus largement avant de rentrer dans le détail du commerce international et de des États-Unis, bon ce qu'on constate sur les dernières enquêtes, on a fait une enquête auprès de d'un 20 % des ETI il y a quelques quelques jours. on vient de sortir les résultats.

Grosso modo, vous avez à peu près la moitié des entreprises qui ont une baisse d'activité et une baisse de rentabilité. Il n'y a que 13 % des ETI aujourd'hui qui ont un carnet de commande supérieur à l'année dernière. Que 13 %.

Donc ça veut dire que 87 % ont soit une stabilité mais la plupart d'entre elles ont plutôt une baisse d'activité. Ce qui entraîne évidemment beaucoup d'attentisme en terme de choix d'investissement, en terme de recrutement. On voit que le rythme des recrutements actuellement est de moitié moins que l'année dernière.

Donc on a quand même une création d'emploi net positive mais qui est beaucoup moins importante que l'année dernière et encore beaucoup moins importante qu'en 2023. Malgré ça, on peut mesurer une vol un volontarisme élevé hein. Donc on voit que beaucoup des ETI vont continuer à investir, vont continuer à faire des acquisitions.

C'est un choix je dirais important. Donc, mais ce qu'on sent quand même, c'est que le budget 2025 a déjà fortement entamé certaines volontés de par son instabilité, de par le coût hein, c'est à peu près 1 % d'équivalent de chiffre d'affaires consommés par les surcoûts. Donc, c'est autant de rentabilité en moins.

C'est énorme, il faut quand même le savoir. Et ce qui fait craindre évidemment par rapport au budget 2026, les évolutions puisque ça viendrait encore entamer dans un moment d'activité difficile, la rentabilité de nos entreprises, donc leur capacité à investir. Donc évidemment les emplois de les emplois de demain.

Si on revient maintenant au sujet du commerce international, euh le sujet américain ne doit pas nous aveugler, je dirais ce n'est pas le sujet unique qui percute nos entreprises, mais il a effectivement beaucoup de d'impact indirect sur l'impact de l'accès au marché. C'est ce que je dis tout à l'heure, 50 % des ETI sont fortement exposés aux États-Unis. Donc ça les intéresse évidemment très directement.

Certaines dans le trelles ont augmenté leurs stocks locaux. Certaines d'entre elles vont investir aux États-Unis. Nous avons vu dans nos derniers baromètres que les intentions d'investissement qui était majoritairement tourné vers la France et un peu moins l'international se sont inversés.

Donc ça c'est quand même un sujet de long terme inquiétant et évidemment le budget sera regardé avec beaucoup de beaucoup d'intérêt. Le deuxème sujet c'est la désorganisation potentielle des chaînes de valeur des chaînes d'approvisionnement qui là est un sujet important quand vous entendez des des présidents de Airbus qui s'inquiètent énormément de leur capacité à fournir les avions parce qu'aujourd'hui la chaîne d'approvisionnement est mondialisée. Vous avez vu que Boeing le président américain est revenu en arrière sur Boeing.

Donc 80 % de la valeur de ces avions est produite ailleurs qu'aux États-Unis. C'est c'est ce qui montre effectivement le risque de désorganisation qui peut percuter nos entreprises et qui peut avoir des impacts finalement presque plus graves que le premier le premier effet. Donc il sera vraiment à surveiller et c'est bien pour ça qu'il ne faut pas se réagir hein au niveau de européen.

C'est vrai que rentrer dans la je dirais la la surenchère tarifaire et autres fragiliserait d'autant plus nos entreprises essayant de rester gérer la tête froide par rapport à ce à ce sujet. Le dernier sujet concerne évidemment la déférente asiatique. Ça nous le voyons, c'est vrai pour le commerce mais c'est vrai pour beaucoup de sujets et on voit dans beaucoup de secteurs d'activité que la fermeture du marché américain va forcément tourner notamment les Chinois vers d'autres marchés et l'accès européen est beaucoup plus facile.

Nous sommes souvent assez naïfs. Faisons très attention à ce sujet-là. Quand on regarde ces trois sujets, finalement il y a pas 36 stratégies possibles.

Il faut absolument qu'à l'échelle française et européenne, nous musclions notre appareil productif. Il n'y a pas d'autres solutions, il n'y a pas d'autres issues. C'est n pas en fermant nos frontières qu'on va améliorer les choses, même s'il faut réguler.

C'est surtout en travaillant sur nous-mêmes, en améliorant notre écosystème finalement que nous pourrons répondre à la situation et aux enjeux et surtout apporter aux acteurs économiques et industriels en particulier la visibilité nécessaire. Le premier sujet finalement, c'est stabiliser nos actionnariats. Nous avons besoin pour prendre des décisions de long terme au même titre que les l'État doit nous donner de la visibilité à long terme pour investir.

Il faut stabiliser nos actionnariats en cela, faisons très attention notamment sur le budget 2026 à sanctuariser les pactes du travail. J'insiste sur ce fait puisqu'il y a énormément d'inquiétudes aujourd'hui auprès des entrepreneurs quand nous les interrogeons sur leur capacité à pouvoir maintenir une cohésion au sein des actionnariats et des changements de l'instabilité auraient des impacts terribles. On connaît l'histoire hein, nous l'avons vécu.

La France avait le même nombre de TI que la RFA en 1982, il faut le répéter. L'Allemagne en a aujourd'hui trois fois plus que nous. Et les seuls éléments qui ont permis à nos TI de se multiplier, augmenter de 50 % en terme de population depuis une quinzaine d'années, c'est les pactes du travail.

Sans ça, nous aurions continué malheureusement à à voir nos entreprises se faire acheter ou disparaître tout simplement. Le deuxième sujet, c'est le réalignement compétitif, coût du travail, impôt de production. On entend évidemment ici les difficultés budgétaires de l'État, mais rappelons quand même que ces ces mesures ont un véritable héroï.

Elles ne coûte pas à l'État. Quand on diminue le coût du travail, on augmente le nombre d'heures travaillés, on augmente les codisations, on diminue le coût du chômage. Ça a un double effet positif.

Quand on diminue les impôts de production, on augmente les les le rendement. J'ai nous avons les chiffres, il y a un indicateur qui est tenu par Bery. Malgré la baisse des taux, le volume des impôts de production en 2024 est supérieur à avant la baisse des impôts de production.

Donc on ne peut pas dire que ces mesures ai coûté ou en tout cas est provoqué quelques déficits supplémentaires que ce soit. C'est la dépense qui a qui a augmenté le déficit. Ça n'est pas les mesures proactives pour réaligner non pas faire une politique de l'offre mais réaligner notre écosystème sur nos voisins européens.

La simplification qui est un sujet très important, aller chez les ETI, c'est 28 milliards de coûts. Si nous simplifions, nous économisons, ça ne coûte rien à l'État. Au contraire, ça vous fera gagner aussi de l'argent puisque moins de contrôle, moins d'administration.

Donc c'est gagnant gagnant pour tout le monde. Je remercie d'ailleurs le nous remercions le Sénat qui a joué un rôle très important dans tout ce qui est notamment le C le stop de clock et le report de la CRD et de la CS3D qui étaient des mesures extrêmement dangereuses pour nos entreprises vu les les coûts de mise en œuvre et de gestion. Enfin, sur la partie énergétique, rappelons quand même que la l'industrie ne consomme que 20 % l'électricité française.

Il n'est donc pas difficile à l'échelle française de trouver les moyens de garantir sur une période longue une une électricité compétitive pour les électroincentifs et les électrosensibles que sont les ETI. Donc ce sujet-là ne devrait pas crisper la stratégie française de l'énergie. Nous ne parlons pas de l'intégralité de la consommation, nous parlons de 20 % sachant que l'industrie française, faut le rappeler, ne représente que 10 %. de notre PIB quand on est à 20 % chez nos voisins européens.

Donc on parle d'un faux sujet aujourd'hui. Nous nous avons besoin surtout de redévelopper notre base industrielle. Pour finir euh quelques sujets qui qui vous intéressent.

Nous travaillons actuellement sur notamment un un Vadem, je dirais des meilleures mesures, des 15 leviers actionnés en priorité pour développer le travail et produire en France. Donc nous travaillons notamment avec Olivier Luancil Rex codes pour pouvoir proposer une stratégie en quelques mesures pour justement redévelopper de la production et de la valeur ajoutée sur notre territoire. Le deuxième sujet qui est intéressant aussi puisque c'est difficile à lire, nous travaillons aujourd'hui sur un screening finalement du positionnement des ETI dans les chaînes de valeur.

Chaînes de valeur de secteur qui nous intéresse beaucoup. On parlait notamment de l'énergie, de la mobilité, du numérique, de la santé, de la défense, peut-être même de du luxe pour montrer finalement les interactions et comment elles impactent. Puisqueaujourd'hui nous avons dans un certain nombre de secteurs, je parle même du luxe, on pense que le luxe est aujourd'hui sanctuarisé, protégé.

Nous avons aujourd'hui des ET luxe qui sont en difficulté et leurs difficultés mettent aussi en difficulté les donneurs d'ordre l'Ouréal, LVMH et cetera qui qui pourrai être impacté. Donc nous avons intérêt à avoir une bonne lecture. Nous travaillons à ce sujet pour éclairer le le débat.

Et enfin, et ça c'est très important pour pouvoir gérer les sujets à l'échelle européenne. La création de la catégorie ETI européenne est un point très important. Je remercie d'ailleurs le Sénat qui a voté hein la création de la catégorie.

C'est un sujet qui nous permettra d'adresser encore plus précisément de question efficace les politiques publiques, les concernants. Donc nous appelons de notre vœu effectivement que ce sujet avance et je vous remercie en en tout cas du soutien que vous nous avez apporté sur ce sujet. Merci de votre écoute.

Merci messieurs les présidents. Vous me tendez la perche juste pour dire que on est complètement en face puisque cette année encore le Sénat travaille notamment sur deux rapports d'information. Un sur le coût et l'accessibilité de l'énergie notamment électrique mais surtout l'énergie en général et Guillaume Gontard qui est là et et Michel Canv qui sont là tous les deux sont les rapporteurs de ce ce rapport qui nous servira notamment sur le PLF 2026 j'espère à faire des propositions et des amendements.

Et puis également sur le fabricant en France. vous en avez parlé, un un rapport qui est également en cours de en cours de réalisation euh sur je crois que d'ailleurs vous avez été auditionné le métier sur le le fabriqué en France. Voilà.

Merci. Euh je vais maintenant euh ouvrir euh les échanges et euh j'ai deux demandes de parole. On va faire deux questions par deux questions si vous permettez.

Enfin deux questions, deux intervenants par deux intervenants parce que il se pourrait que certains intervenants aient plusieurs questions. Euh même si mes chers collègues, je vous demandais d'être je vous demanderai d'être précis et concis euh et de vous présenter. Euh on va commencer par Jérôme d'Aras et Sylvie Valente Leyer.

Merci monsieur le président. Merci messieurs de messieurs les présidents de de vos éclairages finalement très complémentaires monsieur le président l'a rappeler le débat du moment et celui des des droits de douane et au-delà de du protectionnisme face au libre échange mais vous avez rappelé que s'il revit une acuité particulière aujourd'hui c'est un vieux débat finalement c'est le débat de l'économie des échanges internationaux par eux-mêmes entre la position de monsieur que Trump et ses augmentations inconsidérées et la position de madame la présidente de la Commission européenne, Van Derleyen sur les l'accord tarifaire zéro pour Z0. Moi, au-delà des réponses que vous avez esquissé face aux événements que nous rencontrons, j'aimerais connaître votre position de principe de fond sur la question du libre échange et du protectionnisme.

Êtes-vous pour le libre échange ou estimez-vous qu'il y ait des qu'il ait des circonstances particulières dans lequelles des mesures protectionnistes peuvent s'imposer ? Et en dehors de deuxème question, monsieur le président, si vous le permettez, dans la foulée de la précédente, en dehors des instruments de contrôle d'échange, est-ce que vous voyez d'autres moyens à l'échelle internationale européenne de mieux réguler le commerce international, par exemple en développant le rôle de l'euro ou en révisant la réglementation européenne en matière de concurrence ? Merci.

Merci Jean-Pierre. Sylvie Valentillir. Merci président.

Merci euh à tous ces présidents pour vos interventions avec lesquelles je suis en plein accord. Nous nous sommes déjà euh rencontrés euh lors d'une précédente audition avec la délégation aux entreprises. Je suis rapporteur concernant la PPL sur l'impact environnemental de l'industrie textile en France et notamment plus commément nommé PPL Fast Fashion ou donc actuellement cette PPL a eu quelques difficultés à venir depuis l'Assemblée jusqu'au Sénat.

Elle a peiné à pouvoir enfin avoir une date. Nous avons une date donc de la de présentation au mois de juin. Je pense que nous sommes particulièrement attendus par les filières du fabriqué en France qu'il nous reste.

Vous avez évoqué la problématique des droits de douane et c'est vrai que lorsqu'on se rend compte que actuellement il faut encore 2 ans pour prendre des décisions, la plupart des acteurs que j'ai pu rencontrer m'ont dit "Dans 2 ans, c'est trop tard, on ne sera plus là." Euh donc au Sénat, nous avons volontairement euh choisi et ciblé euh les acteurs de de cette mode éphémère que sont Chine et TMU. Et c'était un choix hein, un choix euh vraiment euh volontaire euh de cette chambre des territoires.

Euh nous sénateurs, il nous reste encore quelques quelques magasins, quelques fabriqués en France, quelques artisans sur nos territoires et nous souhaitons les préserver. Et euh et lorsqu'on voit effectivement des quelques enseignes françaises voire européennes qui ont qui sont moteurs sur nos territoires, nous ne tenons absolument pas à les impacter d'une quelconque manière. Et et c'est vrai que en cela on a on a choisi une direction complètement différente par rapport à l'assemblée.

Euh effectivement moi mon souhait c'est vraiment de cibler ces acteurs de la Fast Fashion. Donc aujourd'hui, j'ai également été sollicité et vous l'avez évoqué par la filière ameublement parce que ce que nous sommes en train de de d'essayer de de mener comme combat pour cette industrie pour sauver ce qui nous reste d'industrie textile, je pense qu'il nous reste encore quelques quelques acteurs également sur nos territoires dans l'ameublement et je pense qu'ils sont impactés de la même manière par ces entreprises asiatiques et et c'est un vrai souci parce que c'est ce sont des savoir-faire encore une fois euh qui qui vont disparaître si on narrive pas à être assez réactif et vous l'avez et vous l'avez souligné et c'est important de le rappeler. Aujourd'hui, nous savons nous laissons faire et et la question c'est jusqu'à quand ?

Voilà, donc c'était c'était important pour moi de le rappeler. On a besoin d'avoir des règles certes, mais aujourd'hui il faut pouvoir lutter à Armes égal et et c'est vrai que je l'ai constaté, nous l'avons constaté, ce n'est plus le cas. Voilà, c'était c'était un petit peu plus une constatation et le moyen de de donner à réagir là-dessus.

Merci. Merci messieurs les présidents. Dans l'ordre de tout à l'heure pour alors l'intervention de Sylvie Valentir, vous pourrez la commenter même s'il y a pas il y a pas franchement de questions mais notamment par rapport aux questions de notre collègue d'A.

Non mais la question qui est posée vous plus favorable au libre échange ou au protectionnisme, je pense que le libre échange a a montré un certain nombre de dégâts parce que le libre échange lorsque les règles de ce libre échange ne sont pas respectées par les uns ou par les autres, ça ne peut pas fonctionner. Et donc moi je pense que le libre échange, mes collègues pourront en parler beaucoup mieux que moi. C'est c'est ça a été un moteur, ça pourrait être et c'est encore un moteur de développement et de prospérité pour beaucoup de nos entreprises, mais c'est aussi en contrepartie un dégât considérable pour tout un pan de de d'activité. vous le soulignez madame la la sénatrice, la le le vêtement, tous les fabricants de de vêtements et et aussi dans l'ameublement où c'est extrêmement difficile, me semble-t-il, y compris pour des petites des entreprises de taille intermédiaire.

Et moi, je pense que faire respecter les normes, faire respecter les règles du jeu, c'est c'est impératif. Sinon, le libre échange va nous mener tous à à notre perte. Enfin, si si on n'est pas capable de de jouer avec les mêmes armes.

Et puis ce que je je voulais dire aussi, il y a des choses oui qui sont très longues. Tu l'as dit Amir tout à l'heure, des projets de quelques euros taxés, ça semble pas assez performant pour freiner. Euh mais moi, j'ai appris, alors je ne sais pas où ça en est mais que la Poste avait encore un tarif préférentiel pour acheminer des colis pour la Chine au motif que la Chine était encore euh considérée comme un pays en voie de développement.

Et donc alors outre le fait que le alors ça il me semble que ça doit pas procéder parce que je peux comprendre que contrôler des millions et des millions de colis qui arrivent à Roissie par des cargos qui jour et nuit et ça doit prendre 5 minutes pour mettre en place une organisation, je veux le comprendre mais mettre tout de suite un frein à ces tarifs préférentiels pour la Chine lorsqu'il nous envoie le leurs produits qui ne respectent pas ni nos normes. sanitaire ni nos sécurité. Je parle pas des guirlandes de Noël, moi je suis assureur.

Et on narrêtait pas de de dire à nos clients arrêter d'acheter des guirlandes pas cher là qui clignotent ou qui font je ne sais trop quoi parce que vous allez mettre le feu à votre maison. sont des produits qui sont extrêmement dangereux pour les consommateurs. Et donc voilà, libre échange ou protectionniste, la réponse elle est oui, le libre échange nous apparaît comme porteur de de prospérité pour tous pour autant qu'on fasse la compétition avec les des règles identiques.

Je laisse mes mes collègues. Oui, pour pour compléter, mais je suis euh d'accord avec ce que dit Michel, c'est que en fait le libre échange, c'est super quand on joue les mêmes règles. Euh mais quand on n pas les mêmes normes sociales, environnementales, bah là c'est plus pareil.

Donc le libre le libre échange est une chance mais pour ça il faut vraiment que on ait une vraie logique de dire voilà les normes sociales et environnementales elles doivent être les mêmes pour ceux qui importent les produits en Europe. Euh voilà les conditions sanitaires pour nos produits, voilà les conditions de sécurité pour nos produits. On peut pas importer un produit qui ne respecte pas ces règlesl.

Après, il y a le sujet du contrôle parce queen fait le pire c'est qu'on met des règles mais qu'on les contrôle pas. Alors là, c'est encore pire parce que là on se dit c'est vraiment du foutage de gueule. Voilà.

Et euh et en gros là quand je reprends l'exemple al je sais que c'est pas une une audition sur TMU et Shain mais lorsqu'on a 800 millions de colis qui arrivent 800 millions de colis et qu'on en contrôle quasiment pas et encore je pense que c'est beaucoup moins qu'1 % c'est on parle de 0,0 quelque chose en fait même si tous les colis qu'on a contrôlé ne respectent pas la loi on a eu aucun impact et donc sur ça il faut avoir une logique beaucoup plus forte et de dire Bah, on a peut-être contrôlé 30 % des colis quoi. On on a on a contrôlé 30 % des colis par exemple de TMU qui ont été contrôlés sont euh aujourd'hui des produits qui ne respectent pas nos normes. Et ben il faut condamner l'entreprise sur l'équivalent de 30 % de tous les colis qu'elle a envoyé.

Et c'est là qu'on peut avoir un vrai impact. Sinon, en fait, on est des rigolos quoi. Vraiment, je vous le dis, on est des rigolos.

En fait, ça veut dire qu' il y a il y a un tel volume de de colis qui sont envoyés que à la fin, on a aucun impact. Donc oui, le libre échanger est une chance tant que on est outillé pour. Et outill pour ça veut dire un jouer les mêmes règles et de s'assurer que tout le monde joue les mêmes règles et donc se se protéger.

Et dans ce cadre-là, le libre échange est une chance. Tout en étant sûr que on ne perd pas notre souveraineté et pas notre souveraineté, ça veut pas dire tout faire chez nous, c'est surtout pas ça. Mais de savoir qu'est-ce qu'on doit pouvoir faire chez nous.

Voilà. Et donc il y a le sujet de souveraineté qui nécessite euh une vision stratégique de l'État. Euh rapidement la question tout à l'heure sur les règles de concurrence européenne, c'était bien ça la question.

Euh ça revient un peu à ce que je disais tout à l'heure sur le fait qu'on a toujours mis le consommateur avant quoi. L'intérêt du consommateur a toujours été mis avant l'intérêt du producteur. Et sur les règles de concurrence européenne, on a eu aussi un peu ça.

C'est-à-dire qu'en gros euh on a préféré ne pas avoir de champion européens pour privilégier une sorte de concurrence toujours plus forte. Mais mais à un moment donné, cette concurrence, la limite qu'elle a, c'est que euh ne pas avoir de champion européens sur un marché mondial, bah c'est finalement ne pas avoir d'acteurs européen demain puisque les les champions mondiaux euh seront plus forts chez nous. Donc il y a quand même sur ce point-là une logique à construire des champions européens et on le voit aujourd'hu par exemple, je ne sais pas si on aurait pu avoir Airbus aujourd'hui quoi.

Si on pourrait de nouveau avoir Airbus aujourd'hui avec nos nos règles à nous. Euh et enfin merci par rapport à ce que vous avez dit pour justement ces plateformes Abakou. Je pense que la vraie question qui se pose euh en fait, on dit souvent que la responsabilité du consommateur et tu parlais tout à l'heure des guirlandes euh moi j'y crois plus à la responsabilité du consommateur parce que et à un moment donné il a il réagit par rapport à son portefeuille, par rapport à son prix et on peut le dire et il faut le dire mais ça ça ira pas plus loin que ça euh parce que tout le monde réagit à un moment donné par rapport à son euh bah à son portefeuille et et je pense que on peut pas forcer les gens à aller contre leur intérêt premier qui est l'intérêt financier.

On dit souvent, c'est le euh c'est la fin de mois qui prime avant la la la fin la fin de l'année ou la fin de tout ça quoi. Donc en gros euh le seul la seule possibilité c'est qu'en effet on a une réglementation qui qui protège notre économie, qui protège nos entreprises et pour ça il fautir la il faut avoir de la réactivité et de l'agilité et c'est ça qui manque aujourd'hui. C'est que nous dans nos entreprises quand on a une problématique bah on la règle tout de suite.

Et ce qu'on a l'impression, c'est que aujourd'hui le le ces sujets que la France et l'Union européenne doivent gérer, on a l'impression que notre système ne permet pas de les gérer puisque le processus pour trouver des solutions est tellement long qu'à la fin, en effet, vous l'avez dit, euh j'étais ce matin avec Olivier Duucation qui a été auditionné par vous il y a pas très longtemps, il me disait "Mais mais moi je serai mort en fait le jour où on aura trouvé les solutions et les solutions ne serviront plus à rien." Donc il faut vraiment se rendre compte qu'aujourd'hui euh il faut décider vite et agir vite si on veut encore sauver euh ces entreprises. Merci beaucoup.

Alors pour répondre enfin tenter de d'apporter un éclairage à la première question sur le libre échange, le piège absolu c'est de raisonner pour ou contre. Ça a pas de sens dans la mesure où 20 % des emplois français dépendent des exportations que se refermer, c'est une ligne magino. C'est totalement une vue de l'esprit.

Si vous mettez même des droits de douane, les pays qui prennent de l'avance en compétitivité, en innovation, ils vont installer des usines. On voit déjà les Chinois dans l'automobile qui proposent des deals en Espagne, en Hongrie qui implant des usines. On voit qu'on est dépendant d'eux pour les batteries.

On a leur matériel, leurs équipements qui fonctionnent plus ou moins bien dans certains cas. Et donc la seule réponse, celle de fond, c'est ce qu'a dit mon voisin, c'est la compétitivité. Et on peut le tourner sous tous les angles.

On a des sujets en France, il y a eu des efforts parce que nos organisations se sont mobilisées parce que des élus ont pris ces sujets au sérieux et on a eu quelques résultats de ce réalignement de compétitivité. Mais aujourd'hui, 70 à 80 % des réglementations qui touchent nos entreprises dans certains secteurs trouvent leur origine à Strasbourg et à Bruxelles. Donc, il faut absolument remettre un pied dans la porte à Bruxelles et à Strasbourg où on a perdu de l'influence.

On n pas suffisamment pris la mesure du basculement de l'élargissement à 27 État. On n'a pas suffisamment pris la mesure du poids désormais du Parlement européen qui propose des amendements sans étude d'impact du pouvoir normatif de la Commission. Et donc là, évidemment, la simplification amorcée sur Omnibus, nous on la trouve insuffisante.

Il faut qu'elle aille beaucoup plus loin sur la CSRD. Je parle même pas de la CS3D puisqu'on parle de libre échange. On est en train de se découpler de se découpler du reste du monde.

Les grandes banques sont sorties d'Afrique, je veux pas m'exprimer à leur place, mais en partie pour des raisons de conformité. Est-ce que vous savez que la conformité, juste les règles de conformité coûtent plus de 3 milliards d'euros banque néerlandaise, c'est une étude du patronat, le VNO, 11000 salariés de la conformité. Nos entreprises en moyenne, le coût de conformité c'est la moitié du coût de l'énergie. en moyenne, c'est une étude de business Europe.

Ça veut dire que on passe plus de temps à se préoccuper de questions administratives de conformité que de d'améliorer nos produits, nos services, aller trouver des contrats, aller trouver des débouchés commerciaux et en plus nos règles deviennent tellement différentes des autres pays qu'il y a cette désynchronisation alors qu'on doit trouver justement des voies et moyens pour travailler avec des pays tiers. Donc le débat est pas pour ou compte, c'est un discernement qui évolue dans le temps aussi en fonction de l'attitude de nos grands partenaires commerciaux parce que évidemment lorsque la Chine, on peut dire aujourd'hui on était naïf, on était naïf, enfin on a quand même fait du commerce avec la Chine et il y a quand même un certain nombre d'entreprises qui ont bénéficié de ce marché. Donc il y a eu un intérêt à un moment donné de d'arrimer la Chine dans le système international.

Il se trouve que euh sur certains secteurs et qu'aujourd'hui certaines pratiques ne répondent pas aux règles d'une concurrence équilibrée et loyal. Et donc évidemment qu'il faut se protéger. Les enquêtes antidumping, vous l'avez dit madame la sénatrice, prennent 2 ans.

Peut-être qu'on peut avoir des mécanismes de prévention, alors je crois qu'on travaille dessus pour pouvoir agir tout de suite. Est-ce qu'on peut aussi se protéger en laissant la commission être le bouclier ? Parce que lorsqu'on a des élus qui vont claironner que c'est grâce à la France qu'on a obtenu telle ou telle mesure, derrière les effets de rétorsion sont pour nos entreprises.

Parce que les autres pays européens qui sont bien contents finalement d'être passés avec nous et d'avoir les règles de protection disent "Vous devez punir la France." C'est eux qui l'ont demandé. Regardez, il y a des élus qui disent "C'est c'est nous qui avons obtenu." Donc là, peut-être faire attention sur Shine et Temu.

Faut faire attention à la sémantique. Évidemment, Shine et Temu sont les plus gros euh fournisseurs de colis, mais s'il y avait des plateformes indiennes ou d'autres pays, c'est la même chose. C'est pas anti-chine, c'est simplement que on a des plateformes qui ont qui sont sous-régulées alors qu'on nous surrégule et on n pas les contrôles doués.

Donc là, on a le vrai problème, c'est pas tant l'abaissement du seuil de minimisme que la réalité des contrôles douers. Et on va pas embaucher 10000 doigners. Donc, il faut une méthode d'échantillonnage qui permette de faire les les redressements nécessaires pour que ça soit impactant. sur la concurrence très rapidement.

Nous, on a poussé, je crois que ça a un peu évolué à l'échelle européenne pour qu'il y ait une gren d'analyse qui soit mondiale et qui soit plus simplement l'état de la concurrence au sein euh de l'Union européenne. Et donc euh c'est tous ces toutes ces questions qu'il faut prendre en compte, sachant enfin que pour les matériaux critiques, malheureusement, on a un peu besoin aussi de partenaires commerciaux et donc il faut faire attention la vue. Euh la Chine a mis en place des restrictions, c'est pas récent hein, on avait mis en place il y a quelques mois sur le euh galium et germanium, mais il faut faire attention parce que on n'est pas aujourd'hui autonome et il faut construire cette autonomie.

Alors pour compléter le le les propos de de mes collègues, bon globalement les pays les plus prospères, les plus riches sont ceux qui commercent le plus. Donc faire l'inverse serait s'appauvrir. Je pense que là-dessus, il y a pas trop trop de débat.

Après, je pense que le le sujet de la de la dir le libre échange, il y a deux sujets importants, c'est la réciprocité. réciprocité sur l'accès au marché, sur les subventions. C'est vrai qu'aujourd'hui quand on regarde un certain nombre de marchés, il y a pas de réciprocité, aucune.

Vous avez difficilement accès au marché, vos collègues sont subventionnés, le textile qui arrive de Chine aujourd'hui, les voitures qui arrivent et avant c'était les panneaux solaires. Enfin, c'est une longue série de de d'industries qui en fait ont été très largement subventionnées, qui sont arrivés sur notre territoire pas cher, qui ont tué nos industries et que nous consommons évidemment euh à tour de à tour de bras. Et et tant qu'on n' pas ce sujet de réciprocité, tant qu'on effectivement qu'on ne met pas en place le le le le respect en fait, qu'on arrive pas à mettre en place le respect des normes, on se met en en très grande difficulté.

Ceci étant, faut pas que ceci vo la nous voie le le je dirais le le le la face concernant le sujet de fond qui est euh de de nous regarder avec un un esprit critique et de se dire pourquoi est-ce qu'on a pas suffisamment de part de marché à l'international et là on en revient à la à la compétitivité. Je veux dire, vous regardez les des pays qui ne sont pas des pays à bas coup, hein, ou à bas salaire comme la Suisse et l'Allemagne ou les pays scandinaves, l'Italie du Nord, c'est des ce sont des pays qui ont des excédents commerciaux très importants, qui ont des niveaux de vie très corrects, qui ont souvent des systèmes publics et de santé de qualité mais qui se financent différemment. Le coût ne pesant pas sur le travail mais pesant sur la consommation.

Là, je rejoins tout à fait mes collègues sur ce point-là. Tant qu'on n'aura pas modifié la tuuterie fiscale et qu'on aura pas fait le travail nécessaire sur la compétitivité, nous aurons des difficultés, nous aurons des déficits naturels. C'est des droits de douane à l'envers hein que nous nous sommes créés he depuis 30 ans.

Donc on peut pas tout mettre sur le dos des autres hein. Je veux dire aujourd'hui nous avons des fragilités. Il y en a une partie qui est liée à une concurrence certainement déloyale parce que produits subventionnés, parce que marché difficile d'accès, parce que marché public fermé alors que la l'Europe et c'est à l'échelle européenne que ça va se traiter, pas l'échelle française est est de ce point de vue-là beaucoup trop naïve et beaucoup trop ouverte.

Sachant qu'elle représente quand même 25 % du marché mondial, donc elle a un poids, elle peut si elle est unie. Et peut-être aujourd'hui, avons-nous cette chance que les Allemands qui pendant longtemps refusaient de regarder les choses de la même manière que nous sont peut-être certainement plus ouvert, plus je dirais concerné, voyant que certains PS de leurs industries, notamment en automobile, sont extrêmement fragilisés par la situation de concurrence asiatique. Donc, il y a peut-être une opportunité aujourd'hui de réaligner un peu plus les les positions européennes sur ce point, mais j'is fermer les marchés ou mettre en place des des mesures trop coercitives serait certainement trop dangereuses pour notre pays et ne résoudrait pas le sujet.

C'est plutôt le sujet de la réciprocité, de la concurrence loyale qu'il faut traiter certainement avec des des rythmes et et des mesures beaucoup plus euh rapide, hein, parce qu'effectivement la la déferlante actuelle euh Shine, Temmu, Alibaba, hein, il y en a d'autres hein, il y a pas que ça euh aujourd'hui impacte énormément le petit commerce, énormément nos nos industriels avec des produits qui ne respectent absolument pas nos règles en tout cas qui sont souvent de de qualité très très moyenne. Voilà. Mais c'est vrai que on peut pas mettre sur le dos uniquement des difficultés que nous rencontrons sur de sur de l'importation de produits.

C'est aussi il faut qu'on travaille notre capacité à exporter plus, à nous projeter plus. Sachant que nos voisins proches aujourd'hui ont des situations commerciales bien plus enviables que la nôtre avec les mêmes déficits énergétiques que les nôtres, parfois même plus. Je vous rappelle que l'année dernière la France a exporté l'électricité hein.

Donc on a amélioré notre notre comment notre déficit. Nous avons diminué notre déficit en exportant de l'énergie et j'espère que ça va continuer. Mais le problème fondamental pour nous, c'est de travailler notre compétitivité coût pour être capable d'exporter plus en contrepartie d'un certain nombre de produits que nous serons de toute façon obligés d'acheter.

Et effectivement la fermeture ou le restriction commerciale serait dangereuse aussi puisque les chaînes d'approvisionnement sont mondialisées aujourd'hui, on l'a bien vu pendant le Covid. Dès lors que vous avez des problématiques de de d'approvisionnement euh ou de ou de transport, vous vous fragilisez les les nos industries françaises qui achètent de toute façon et de façon obligée des terres rares, certains composants et cetera parl monde. Donc il faut rester il faut rester ouvert mais pas naïf.

Merci. Je vais donner la parole à deux de nos collègues Michel Canevet et Michel Masset. Merci monsieur le président et merci à nos intervenants également.

Vous avez dû être entendu, monsieur le président Picon, puisque j'ai vu tout à l'heure que le gouvernement proposait de taxer de quelques euros les colis venant de de Chine vendu par des plateformes. C'està dire que si cela peut aboutir, effectivement cela permettra peut-être de régler d'ici 2028 où normalement on doit pouvoir traiter la question des colis d'une valeur de moins de 150 € pour savoir quel est le niveau de taxation qu'il faut leur leur indiquer. Vous avez évoqué monsieur le président Quarier tout à l'heure la question de l'importance de muscler effectivement l'appareil productif de notre pays.

J'étais un peu en retard à notre réunion parce que je recevais je discutais avec Nesley qui me disait qu'en France, ils avaient calculé l'empreinte économique qui montrait que pour 1 € de chiffre d'affaires, il générait 3,6 € d'activité sur le territoire et pour les 10200 emplois qu'ils ont dans l'industrie pour la partie alimentation, cela génère plus de 50000 emplois sur le pays. C'està dire effectivement que il est nécessaire de muscler l'appareil productif. Et à cet égard, je voudrais savoir quels sont un peu les l'état de discussion que vous avez avec Ber.

Est-ce que vous sentez qu'il y a une écoute à Bery sur ce qu'il faut faire pour pouvoir muscler l'appareil productif ? Et est-ce que il y a une mesure qui vous semble importante qui permettrait effectivement d'avancer sur ce sujet puisque c'est un sujet récurrent que nous examinons régulièrement avec votre concours d'ailleurs au sein de la délégation sénatorielle aux entreprises et on a un peu de mal c'est vrai à à faire avancer le gouvernement dans cette dans cette direction. Donc il faut que nous puissions joindre nos efforts pour y arriver.

Et puis il y a la question de l'exploitation. On a des dispositifs en France, notamment l'accompagnement des entreprises par Business France ou bien des dispositif d'accompagnement à l'export France. Est-ce que ces dispositifs vous semblent optimal ou mériterait-il d'être rénové, accompagné, modifié ?

Enfin, comment percevez-vous ces dispositif ? Est-ce que nous sommes suffisamment efficients pour accompagner nos entreprises à l'exportation ? Merci Michel Masset.

Oui, merci président. une question assez assez brève qui bien sûr demande des réponses assez brèves pour que tout le monde puisse euh échanger. Mais euh quelque part la situation que nous traversons aujourd'hui, qu'elle soit au niveau mondial, européenne, française, euh je crois que la clé se trouvera par la capacité ou en tout cas l'effort que l'on mettra et la volonté que l'on aura de travailler les uns avec les autres.

C'est mon sentiment. On n plus les moyens de travail de manière isolée. Moi, je tiens à remercier le président pour cette initiative de vous avoir invité aujourd'hui tous les quatre.

Euh face à vous, vous avez des sénateurs de groupes différents mais tous attachés particulièrement à l'économie et nous faisons bloc lorsqu'il y a des propositions communes transpartisanes pour le bien justement de l'économie. Bon après, on gagne pas toujours, hein. Je crois qu'on parle de la simplification depuis maintenant plusieurs mois ou années.

Ça s'est traduite dans les 10 dernières années par 30 % d'augmentation de normes supplémentaires. Toute parenthèse, il y a des initiatives heureuses, je pense, au test PME et d'autres. Donc on travaille dans cette commission énormément d'entreprise et quand je vous parle de cette capacité à œuvrer ensemble puisque je parle de phrase de ripide, je crois qu' disait que aucun de nous ne sait ce qu'on peut faire tous ensemble quelque part.

Moi je crois qu'on a les capacités pour affronter les situations. Voilà. Je pense que c'est intéressant aussi de trouver un tron commun dans vos attentes des uns et des autres.

Voilà. Et ça sera nous législateur de le traduire de la manière la plus efficiente possible pour trouver euh j'étais en partie d'accord plein de choses qui vous ont que vous avez cité. Il y a j'étais dans l'économie aussi hein, un peu moins maintenant mais ce que j'ai le frein que j'ai trouvé pour moi c'est celui de la temporalité entre le besoin de l'entreprise et le temps pour les chifférer.

C'est pas notre faute, c'est comme ça. fait d'essayer de faire au mieux mais on voit bien qu'il y a ce décalage qui est important dans un monde qui a un mouvement totalement dans un monde de consommation qui n'arrête pas de changer tous les jours et pourtant il faut les il faudrait les chiffrer dans des délais beaucoup plus contraints chose qui est difficile aujourd'hui. Ça veut dire qu'il faut anticiper des marchés et j'étais pas tout à fait d'accord avec vous.

Je pense qu'on a un rôle à jouer sur notre mode de consommation, il me semble euh sur des circuits plus courts, peut-être euh promouvoir différentes euh euh différents produits. Je je pense qu'on peut pas non plus ne pas aborder les conditions de travail, la dimension écologique également. En tout cas, je crois qu'il faut aussi s'interroger sur euh notre mode de consommation parce que on parlait de de China tout à l'heure, mais je crois qu'on est qu'au début d'une histoire.

Euh voilà, en tout cas pour moi, euh c'est vraiment la capacité que nous avons à ouvrir ensemble. Je rappelle que ce soir, on aura un texte sur les défaillances entreprises. On aura un texte ensuite sur la simplification d'allégement de la charge administrative pesant sur les entreprises.

Voilà, c'est régulier. C'est régulier mais peut-être qu'une qu'un travail commun de vous quatre sur une idée peut-être. Voilà messieurs présidents.

Alors vous pouvez le faire dans un ordre différent hein, c'est comme vous voulez. Je vais aller très vite dans mes réponses pour laisser la parole à mes à mes deux camarades. Vous posez la question qu'est-ce qu'elles ont besoin les entreprises ?

Est-ce qu'elles sont écoutées par Mercy ? Si si je voulais avoir un lieu commun, je dirais pas assez pas assez parce que les choses prenons la loi sur la simplification. Ça fait combien de temps qu'on y est dessus ?

Combien de temps qu'on en parle ? C'est pas bon et oui, monsieur le sénateur me dit et ça m'inquiète encore plus, c'est pas fini. Bon, le le le temps, vous vous avez raison, le temps entre nos attentes et la mise en œuvre alors que on est d'accord et vous avez raison, on peut faire plein de choses ensemble mais ensuite après on a l'impression que c'est une inertie extrêmement extrêmement difficile à combattre.

Les impôts de production, ça ça a été dit, le coût du travail, que ce soit une grande entreprise, une petite entreprise, c'est plus possible de financer notre modèle social majoritairement sur le travail. Je veux dire, nous nous allons faire des des propositions là-dessus et euh mettre au débat des des idées. Mais ça ça peut plus ça peut pas durer des tas de boîtes quand vous êtes vous arrivez à des 55 60 % 65 % de masse salariale chargée.

Bon la simplification c'est aussi un allègement de tous les textes. Enfin franchement l'insécurité juridique de toutes les entreprises qui n'ont pas les moyens de se payer des staffs administratifs juridiques pour leur dire attention ça tu peux attention ça tu pas tu peux pas c'est c'est c'est juste pas possible et puis il y a il y a je je BPI France pour moi c'est joker parce que les petites entreprises je pense que c'est ils ont réglé leur leur leur leur leur lunettes de tir au-dessus des petites entreprises Pays-Fance ne ne connaît pas les petites entreprises. Alors, ils ont probablement des actions positives mais que nous nous ne voyons pas vraiment dans les petites entreprises de 11 salariés.

Juste une dernière réflexion pour conclure. Vous vous dites ensemble on peut faire plein de choses. Oui, ça c'est c'est vrai et j'en suis complètement convaincu.

Moi, il y a quelque chose qui me au fond ce problème chinois, ces plateformes, l'envahissement, c'est pas d'aujourd'hui que l'on va dans des grandes surfaces de de responsables qui s'étonnent aujourd'hui de la situation, mais les supermarchés depuis des années sont remplis de produits chinois. Euh aujourd'hui, c'est les plateformes, mais il s'énervent d'ailleurs que les plateformes leur leur fassent une concurrence à ces à ces à ces grands groupes. Mais c'est quand même eux qui ont commencé à alimenter la pompe et qui ont habitué les consommateurs à acheter des produits chers en tuant le petit commerce à côté.

Donc tout ça c'est tout. Mais ce que je veux dire, c'est qu'on se pose, j'espère efficacement le sujet de la Chine parce que c'est un vrai danger, par un problème américain et au départ presque, on en parle beaucoup moins du problème américain. On on ne parle que à partir des positions du président Trump et des droits de douan qu'il nous met.

Boum ! Le débat s'est complètement déplacé sur les relations entre l'Europe, la Chine et malheureusement ces distorsions, ces agressions, elles sont pas nouvelles. Et si tout cela peut nous amener à trouver ensemble des solutions pour mieux nous protéger de ces de ces invasions, bah ça ça sera positif.

Enfin, en tout cas, je on s'y emploira avec vous. Euh alors, comme mon voisin, bien évidemment, je pense qu'on est on n'est jamais assez écouté euh mais j'ai la chance d'être d'avoir été élu il y a il y a que 3 mois, donc disons que j'ai une expérience plus courte. Alors, je veux dire que durant ces 3 mois, je je me sens écouté.

Euh maintenant, dans les prochains mois, je verrai si au-delà de l'écoute, les résultats sont là. Et il y a il y a il y a un sujet parce que vous me posez la question de s'il y avait euh un sujet majeur qu'on pourrait porter. Euh je reprends que ce que vient de dire Michel, c'est euh aujourd'hui, on a construit tout d'autres modèles social autour du fait qu'il est financé en grande partie par le travail.

à un moment donné où euh le nombre d'actifs n'était pas le même, on sortait la on sortait la guerre, il y avait euh tout un modèle qui était différent d'aujourd'hui et on a jamais osé remettre en cause euh ce système-là. Et aujourd'hui, on voit bien les limites parce que bah à chaque fois, on a dû augmenter le coût du travail pour financer les besoins euh supplémentaires et on fait reposer sur les actifs la grande majorité du coût du financement euh social au-delà de ce qui revient pour les actifs. Donc que les actifs payent par exemple la retraite, c'est normal, c'est une charge contributive, mais qui paye la santé de tous les Français ou qui paye la politique familiale, bah ce n'est pas une question de salarié ou d'actif, c'est une question de solidarité nationale et donc c'est une question d'impôts ou d'autres fiscalités.

Donc le vrai sujet, il est de dire aujourd'hui, il faut que le coût du travail, il faut que les charges au niveau du travail autant sur le salarié que sur l'entreprise baissent baissent drastiquement. Aujourd'hui, on a 500 milliards qui sont prélevés 400 milliards quand on prend nette d'allègement de charge. Donc sur les 400 milliards, ce qu'il faudrait c'est au moins 25 % donc 100 milliards qu'on transfère vers d'autres modes de fiscalité.

Il faut que l'effet soit assez massif pour que autant les salariés que les entreprises euh le ressentent vraiment. Pourquoi ? Parce que quand par exemple en 2017 euh le président de la République passe une partie fait disparaître la cotisation chômage pour les salariés augmente la CSG, finalement l'augmentation pour les salariés, elle est de 2 % je sais plus combien quoi.

Pas assez pour que finalement les salariés soient vraiment sponsor de la mesure. Par contre, la hausse de la CSG, tous les gens qui qui étaient impactés, alors là, ils ont ils ont assez fait entendre leur voix et donc finalement, il y a eu que des mécontents et donc pour que le la réforme fonctionne bien, il faut que l'effet positif soit massif et donc de dire que les salariés doivent avoir un gain sur la proie d'achat qui soit très très fort. accentuer la différence entre le travail et le non travail, revaloriser vraiment le travail justement en augmentant le le coût des charges en baissant le le le pourcentage de charge salariale, en baissant également le coût du travail pour favoriser la production en France, favoriser l'industrie et en transférence à la consommation.

Et bien évidemment, ça permettra aussi de rééquilibrer le déséquilibre, on va dire, entre les produits importés et les produits français. Donc voilà, s'il y a une mesure, moi je suis optimiste, alors j'espère pas idéaliste mais optimiste en tout cas en pensant que peut-être que là on est au bout d'un système, au bout d'un modèle et que c'est l'occasion malgré un contexte politique qui est compliqué, c'est l'occasion de passer d'une grande réforme comme ça et qui serait bénéfique pour les salariés, pour les entreprises. Je pense qu'on on a on a besoin de ça aujourd'hui et ensuite capacité à travailler ensemble.

Alors, j'ai pas compris si travailler ensemble nous ici ou nous tous là. Euh mais euh en tout cas, j'ai j'ai je sais qu'ici on est entre euh personnes avec qui on peut travailler euh et qui et qui sont euh sur les sujets économiques et entreprises euh toujours euh des grands défenseurs de euh de ces sujets qui sont capitaux mais qui sont malheureusement peu compris souvent par les par nos hommes et femmes politiques. Donc merci déjà pour tout ce que tout ce que vous faites pour pour les entreprises et pour l'économie.

Et donc moi je demande bien évidemment que au fait de travailler encore plus ensemble. J'ai le sentiment que c'est déjà ce qu'on fait. En tout cas nous ensemble c'est déjà ce qu'on ce qu'on fait un peu au quotidien et et bien évidemment l'objectif de ces moments-là aussi c'est qu'on puisse euh échanger.

Mais si vous avez des idées particulières, moi je je bien évidemment je je prends he je j'ai pas de réponse simple à ce que vous dites. Et comment est-ce que les outils pour le l'export suffisent ? Je pense qu'on on a déjà une batterie de mesure, mais bien évidemment, on pourrait développer d'autres choses.

Euh BPI est un très bon acteur pour ça. Je pense qu' il y a d'autres choses qu'on pourrait faire. Vous parlez de Business France.

Euh il y a sûrement des sujets autour de développer la la marque France que on puisse justement euh beaucoup plus pousser le fait de de de renforcer la marque France à l'étranger. Bon, il y a différentes mesures qu'on qu'on porte. Donc est-ce que c'est suffisant ?

Non. Mais est-ce qu'il y a déjà quelque chose qui qui est bien ? Bien évidemment, on a déjà une bonne base.

Merci. Je vais pas répéter ce qu'on dit brillamment mes voisins. Le président Patrick Martin s'est exprimé de nombreuses fois sur tous ces sujets.

Il est clair que le système productif supporte beaucoup trop de charges. Ça a été dit. Quatre français qui travaillent pour 10 français, ça peut pas tenir.

Et donc il faut revoir tout le financement de la protection sociale ou mettre tous les sujets sur la table. Le MDF l'a fait notamment sur la formation très récemment. l'orientation professionnelle, c'est des sujets qui sont au cœur de nos activités et donc on continuera d'être une force motrice de proposition.

Certaines mesures ont créé le trouble et notamment les entreprises ont ont perçu par exemple le versement mobilité régional comme une charge en plus. Nous, on l'associe à un impôt de de production. On comprend le besoin de financer les infrastructures mais par contre on comprend moins que ça soit les entreprises qui financent le transport de tous.

Et donc là, il y a aussi vraiment à se réinterroger sur ce qu'on souhaite faire. Où je prends un autre exemple, le transfert vers les entreprises des complémentaires santé, c'est 900 millions je crois d'euros. Bah c'est à la fin de la journée des charges.

En plus le verdissement des flottes de véhicules. Euh il y a beaucoup de chefs d'entreprise qui se sont réveillés avec une note salée. Donc ça ça contribue aussi à à l'agacement.

Sachant, et c'est ce qu'a dit mon voisin du méti que la baisse de la charge fiscale euh accroit le rendement. Il l'a très bien expliqué pour les impôts de production. Ça a été la même chose sur l'impôt sur les sociétés.

Quand on a baissé l'impôt sur les sociétés, on a réussi à avoir un volume plus fort de de rendement. Et donc c'est ça qui est important. On le sait.

Malheureusement, on a du mal à à convaincre nos compatriotes que c'est ce système qui fonctionne malgré les résultats sur la courbe du chômage et cetera et cetera. Sur l'export, oui, probablement les circuits courts, c'est une bonne idée, mais il faut quand même être extrêmement vigilant dans tout ce qu'on dit sur parce que le discours dominant, c'est quand même il faut fermer. Faut fermer parce qu'on voit ses flux, on voit la Chine va produire va faire la moitié de la production mondiale industrielle en 2030.

Donc c'est demain. Et donc sur tous les sujets, ils sont mastodontques. On produit 15 millions de tonnes d'acier, ils en produisent 1 milliard.

On produit 1 million3 de voiture, ils en produisent 30 millions. Donc on va être submergé. Donc c'est cette tentation.

Mais il faut faire attention parce que le cognac quand la Chine s'est fermée 70000 emplois la Charante, la charante maritime Airbus 20000 emplois liés aux États-Unis. Faut faire attention la Haute Garonne. Comment comment on fait ? 20 à 30 % des exportations ou des flux, c'est les États-Unis.

Pour le la cosmétique, j'ai relevé ces chiffres. Les États-Unis, c'est 60000 emplois induits ou à risque. Je les donne parce que je les ai pas forcément donné.

Et pour l'agriculture qui est toujours une question très préignante au Sénat, l'agroalimentaire exporte beaucoup et c'est 70 % de la Val agricole et il y a des filières agricoles qui bénéficient des accords commerciaux. Et aujourd'hui en Europe, on s'affaiblit vis-à-vis de nos voisins en ayant un discours peut-être qui semblait trop autarcique ou en tout cas anti-accords commerciaux. Donc bien sûr qu'il faut se protéger, bien sûr qu'il faut pas être naïf, mais il faut garder en tête que c'est des emplois extrêmement locaux qui ériguent nos territoires, l'exportation et l'ouverture.

Pour l'AFD Business France, on met pas des bons points et des mauvais points. Bien sûr qu'on pourrait faire plus pour travailler avec les entreprises. C'est toujours une frustration quand on voit que la BEI, la Banque européenne d'investissement et l'AFD financent des études pour une station d'épuration à Kigali au Rwenda et que derrière c'est des entreprises chinoises qui construisent.

Alors, on nous dit qu'avec l'aide délié, nos entreprises peuvent aller déposer ailleurs où il y a plus de financement. On nous fait des calculs très scientifiques pour nous dire qu'on y gagne peut-être, mais on pourrait quand même avoir des clauses un peu plus RSE et fléch d'une certaine façon un peu plus intelligemment. Et juste un dernier point parce que là où il y a la masse volumétrique, c'est Global Gateaway, 200 milliards européens.

Nous, on a toujours pas compris où on dépose les dossiers, sincèrement. Et là, si vous parliez d'outils, euh une façon peut-être de démultiplier l'argent, c'est de mettre en place des systèmes de garanties comme fait la Miga, comme font ces institutions internationales. Et ça, ça nous donnerait de la percussion dans les dans les pays émergents et ça permettrait de structurer des financements pour des inf des infrastructures notamment.

On a beaucoup de boîtes qui sont des leaders mondiaux dans les infras. Ça serait bien de pouvoir continuer à les à les soutenir financièrement avec des structurations de financement. Voilà.

Merci. Oui, concernant le le sujet écoute de de Bery, on a on a de des relations très très régulières. On a d'excellentes relations avec la DGE qui fait un un travail efficace.

On a d'ailleurs une stratégie nation UTI he qui existe qui fait travailler chef d'entreprise et et haute administration pour justement travailler, simplifier, débugger un certain nombre de cas de situations. Donc j'ai là-dessus très très bon très bon échange. Après ce qui est important c'est surtout d'avoir la même lecture des sujets, c'està-dire que quand on il faut pas être concentré uniquement sur le sujet du déficit et et mettre de côté les sujets de compétitivité.

Mais c'est vrai quand on regarde le budget 2025, alors il a été fait dans des conditions, on a compris, très compliqué, d'instabilité et cetera, mais je vous l'ai dit tout à l'heure, 1 % de chiffres d'affaires consommés par des mesures sur l'apprentissage, sur le le coût du travail, sur l'IS, l'augmentation des des des forfaits sur les véhicules de société qui arrivent en février alors que les budgets se font en décembre ou novembre, c'està dire que vos budget, il est déjà caduc. Enfin, si vous commencez comme ça à changer les règles en cours d'année sur un certain nombre de points et que vous rajoutez du coup du travail en parlant compétitivité, il y a un décalage complet. Et aujourd'hui, aujourd'hui, soyons clair, les entreprises ont quand même le sentiment d'un retour en arrière avec un risque sur un certain nombre de dispositifs comme je vous disais tout à l'heure sur le le le long terme, la stabilité des actionnariats notamment les du tray et cetera qui sont systématiquement remis sur la table.

Bon, on peut pas continuer comme ça. À un moment donné, il faut sanctuariser, il faut stabiliser. Les choses se mesurent sur le long terme et notpend dans l'industrie.

Quand on est dans l'industrie, on investit à 5 ans, à 10 ans, à 15 ans. Si les règles changent tous les 6 mois, si vous changez les règles en cours d'exercice, vous allez casser la confiance des gens qui prennent des risques et et qui veulent s'engager. C'est dommage parce que quand on regarde aujourd'hui la psychologie des chefs d'entreprise, ils sont prêts à y aller malgré les difficultés.

Je veux dire, on en connaît des difficultés. Ça fait 5 ans qu'on gère des crises si successives. Ça n'a pas empêché les entreprises de se projeter, d'investir et cetera.

On est d'ailleurs souvent étonné de la résilience française dans ce contexte, mais c'est parce que les chefs d'entreprise ont on l'envie. C'est il faut tout simplement créer les bonnes conditions. Il y a les conditions techniques, un pot de production, coût du travail, c'est deux fois plus de charge sur le travail qualifié en France qu'en moyenne européenne.

Il faut pas s'étonner qu'on ne puisse pas monter de gamme. Je à un moment donné, si vous ne pouvez pas embaucher des gens qualifiés, compétents et autres, neons pas que les entreprises françaises ne soient pas capables de proposer des produits de meilleure qualité, plus performants et donc d'exporter plus. Voilà, si on n'accepte pas de regarder les choses en face et d'aligner nos diagnostics et là c'est vrai pour nous quatre mais c'est vrai pour la représentation nationale et pour les la haute fonction publique qui qui construit des textes, on aura du mal à un moment donné à prendre les bonnes mesures courageuses avec des héroïes.

C'est c'est vrai queon peut se dire je baisse telle chose, je fragilise le déficit. Non, vous avez la preuve par A + B, le trésor le sait, c'est mesurer dans les indicateurs de d'un potô de production que ça marche. Donc il faut continuer et et plus c'est dur, plus il faut accélérer.

C'est comme ça qu'on réagit quand quand on est en difficulté dans entreprise. C'est là qu'on fait des choix stratégiques forts, c'est là qu'on fait des choix d'investissement parfois à risque mais avons-nous d'autres choix ? Je ne crois pas.

Donc ça c'est effectivement le souhait en tout cas que à Bercy en tout cas on retrouve sur cette diagnostic plus d'alignement et qu'on ne se laisse pas enfermer dans un un débat budgétaire finalement monoannuel alors que les enjeux sont tri quadri enfin sur plusieurs années. les mesures qui qui de prioritaire, je pense que vous n'étiez pas encore arrivé quand nous avons donné quelques éléments. En fait, on travaille actuellement sur un VDMCOM de 15 mesures prioritaires à prendre très vite et simultané parce que c'est pas ça n'est pas une mesure, c'est un cocktail en fait qu'il faut mettre en place sur des mesures de compétitivité, de simplification et d'action à l'échelle européenne parce qu'on pourra toujours vouloir faire toujours changer les choses à l'échelle française.

Il y a un certain nombre d'éléments qui sont liés à des textes européens ou à des changements aussi de de de stratégie à l'échelle européenne. Quant au changement de des comportements consommateurs, nous n'avons pas à la main sur ce que veulent décider les Français. Les Français, ils ont un portefeuille, ils ont des fins de mois, ils ont des arbitrages.

Pourquoi est-ce que les Français achètent beaucoup de produits à bas prix ? C'est parce que les salaires en France nets sont trop faibles et c'est pas la faute des salaires des c'est parce que le coût du travail qui s'empile entre ce qu'on paye et ce que touchent réellement les Français, c'est habissal. Les écarts sont très très importants.

Les nos concitoyens n'ont peut-être pas ni la volonté ni le choix de pouvoir systématiquement arbitrer sur du circuit court autre. Donc soyons réalistes là-dessus. Je pense que il faut d'abord créer les conditions du produire en France, améliorer notre compétitivité, ce qui va derrière avoir un impact sur les revenus de nos concitoyens, ce qui leur permettra d'acheter peut-être aussi des produits de meilleure qualité, donc peut-être plus européens et moins d'importation ce que nous subissons actuellement.

Merci. On a une dernière question de Guillaume Gontard. Oui, merci.

Merci monsieur le président. Merci à à vous tous pour vos pour votre présentation. J'avais une une remarque en tout cas et puis une une question sur C'est vrai que vous avez beaucoup parlé justement de de dépenses publiques.

Euh et c'est vrai que quand on quand on regarde le premier poste de dépenses publiques de l'État, c'est justement l'aide publique au aux entreprises et que cette aide publique qui représente suivant les chiffres entre 100 160 200 milliards d'euros par an. Euh on voit qu'elle a été, si on regarde dans les années 2000, on était à 50 milliards, on été multimé par 3 aujourd'hui. Euh et donc ma ma question était de savoir si justement la manière dont cette dépense pub cette cette aide aux entreprises est utilisée et de quelle manière en tout cas ça a développé la la compétitivité.

Et si vous pensez, mais ça revient à la question qui a été posée qui en tout cas sur toutes les organismes et agences qui permettent justement le soutien aux entreprises euh si tout ça fonctionne correctement et si du coup voilà si on a multiplié par 3 depuis les années 2000, alors le Covid est passé par là, mais du coup est-ce que ça a réellement porté ces fruits ? Et puis j'avais un autre un autre aspect, c'est que c'est vrai que la France reste quand même le pays le plus attractif, enfin le pays européen le plus attractif pour les pour les investisseurs. Et dans dans les dans les qualités reconnues par les investisseurs, donc il y en a plusieurs mais quand on regarde dans les premiers, c'est la qualité de la main d'œuvre, donc la question de la formation.

Donc je pense c'est des dépenses publiques, mais en tout cas la question de la de la formation, de l'éducation est particulièrement important. Euh l'autre aspect, c'est la question euh et ce qui est assez étonnant d'ailleurs, c'est l'environnement juridique et réglementaire qui est plutôt cité comme quelque chose d'intéressant en France. Et puis la question euh des services publics et de la qualité de vie.

Euh et donc c'est vrai que c'est aussi un atout euh ce qu'on a vu aussi d'ailleurs pendant la période Covid hein, la question et la force des services publics qui ont permis de d'accompagner le fonctionnement de la France. Et donc est-ce que vous pensez pas justement que c'est c'est des secteurs sur lesquels il faudrait plutôt justement avancer ? Je vous ai parlé du critiquer un petit peu la question du versement mobilité.

Je pense que il me semble qu'au contraire, moi je pense que c'est un un aspect en tout cas qui permet de l'attractivité, qui permet justement des développements des des des mobilités sur les territoires et donc du coup qui permettent aussi de l'attractivité pour les entreprises et et du coup de la compétitivité sur la question aussi de l'organisation du travail. Je pense que voilà, on sent que là-dessus, il y a des il y a des choses à faire. Et puis sur la la question environnementale et puis sur le mode de distribution, ça a été rappelé rappelé tout à l'heure.

Je pense que ce sont tous des des aspects en tout cas sur lequel et puis évidemment sur la question de la décarbonation, je crois que quelqu'un tout à l'heure parlait du du verdissement un petit peu de manière négative mais je pense que quand on fait du verdissement, quand on fait de la décarbonation, c'est aussi une manière d'être beaucoup plus compétitif pour les pour les années à venir quoi. Donc voilà comment vous appréhendez tout ça. Merci.

Merci. Merci Guillaume. Moi, je voulais faire une ou deux petites réflexions avant de vous donner la parole pour répondre à à notre collègue Guillaume Gontard.

Je m'étendrai pas sur les aides aux entreprises puisqueen ce moment même au Sénat, il y a une une commission d'enquête que je préside notamment sur les aides publiques aux entreprises. Je pense que les conclusions seront assez surprenantes. Euh enfin de mon côté, mais nous sommes un certain nombre de membres et il y a un rapporteur et un président, donc je pense que ça sera assez surprenant.

Soyez pas trop inquiet du côté des entreprises. Euh moi, il y avait il y avait je suis assez surpris par vous quatre. Voyez-y peut-être un peu de malice dans ce que je vais dire mais pas votre égard.

Aucun d'entre vous nous a dit que la solution c'était que vous arrêtiez d'investir aux États-Unis dans la guerre commerciale ? Non. Est-ce que c'est pas une solution ?

Ça n'av Voilà. Non mais c'est oui oui oui, je l'ai dit à dessin. Alors non, mais moi juste sur un sur un point puis mes collègues pourront compléter sur les aides aux entreprises parce que moi franchement euh soutenir l'apprentissage c'est pas une aide aux entreprises, c'est une aide à la formation parce que beaucoup de gamins ne trouvent plus leur place dans le système éducatif tel qu'on le connaît.

Je je vais pas me livrer à une mais moi je considère pas que c'est une aide à une entreprise que d'avoir un soutien à la formation. Ce gamin que nous accueillons dans une entreprise, dans un CFA, quel serait le coûte pour l'État s'il était dans le système scolaire traditionnel où il apprendrait pas un métier ? 80 % des gamins qui passent dans nos entreprises par un contrat d'apprentissage trouvent un emploi à la sortie. pareil sur les exonérations de charge parce que ça pèse beaucoup, c'est considéré comme des aides aux entreprises mais c'est la démonstration s'il y a des exonérations de charges, c'est la démonstration s'il en était besoin que les charges sont trop élevées. revient à ce que nous avons dit précédemment et c'est parce qu'on est dans une espèce de de mécanique infernale où on a un tel coût du travail que pour essayer de de limiter le le chômage dans les gens peu formés dans les bas salaires.

On a mis publiquement autant d'argent mais je considère pas pour ma part que ce sont des aides aux entreprises. c'est du soutien à la formation et du soutien et du soutien à l'emploi sans lequel on renourit avec un chômage un chômage de marche. Pour ceux qui est du crédit impôt recherche, du crédit innovation, tout ça, je laisserai plutôt mes mes camarades vous vous vous en parler plus précisément.

Quant au verdissement, oui, et cette politique environnementale, il faut savoir que pour les entreprises, ça a un coût de considérable, hein. Euh moi, je je vois des tas les zones dans les dans les dans les villes. C'est un préjudice considérable pour beaucoup de d'entreprises qui n'ont pas les moyens de verdir leur leurs véhicules de dépannage.

C'est des des contraintes extrêmement fortes aujourd'hui qui sont mises. Bon, il faut passer à l'électrique, faut passer à l'électrique. Est-ce qu'on est-ce qu'on est convaincu que l'électrique pour toutes nos t tous nos véhicules d'entreprise, c'est une solution irréversible demain.

En tout cas, c'est une solution pour les Chinois de nous envahir encore plus aujourd'hui. Oui, oui, ils y sont déjà mais c'est en train de tuer notre industrie automobile au passage. Voilà.

Donc le verdissement, oui, on est tous attachés à ça, mais il faut pas qu'on soit tous morts dans une planète qui respire. Alors, je je vais pas répéter ce que ce qu'il vient de dire mon voisin sur l'allègement de charge, formation professionnelle bien évidemment, je suis entièrement d'accord. En fait, ces aides aux entreprises sont une compensation d'un d'un coût qu'à un moment donné, on a considéré comme trop important et qui pénalisait les entreprises.

Alors, ça veut pas dire que il y a pas à un moment donné certaines aides qui peuvent être revues forcément et l'argent public doit être toujours bien utilisé. Donc euh je vous dis pas que 100 % des aides aux entreprises euh sont euh euh ne sont pas potentiellement euh sujet à à être vu. Mais faut faire attention parce qu'on prend quand même dans les grandes masses.

En effet, il y a 80 milliards d'allègements de charge. Donc on est déjà sur sur la grosse partie des des des aides. L'apprentissage c'est aussi une grosse aide.

Et donc tout ça c'est des c'est des aides. Alors un à chaque fois j'entends que c'est pas conditionné, je m'étouffe parce que bah c'est c'est conditionné totalement quoi. On n pas une aide à l'apprentissage, on n pas un apprenti, on n pas d'aide, on n pas d'exération de charge, on a pas des salariés.

Donc à chaque fois c'est toujours des aides qui sont euh conditionnées. Il y a jamais de subvention qui est donnée comme ça dans ces dans ces montants là. Euh ensuite les services publics, je pense que on est tous euh d'accord sur le fait que on est une société qui qui a choisi de de socialiser le coût d'un service public renforcé et que c'est une chance pour la France.

Peut-être où on diverge parfois, c'est que on considère que la qualité du service public est pas strictement proportionnelle à l'argent qu'on met dedans. Et ça c'est un point fondamental. Ça veut dire qu'en gros, on a toujours considéré que pour avoir un meilleur service public, il fallait toujours mettre plus d'argent et donc on met plus que nos voisins européens ramenés au nombre de d'habitants et pourtant il y a quand même un sentiment de dégradation du service public qui est très très important.

Donc si on a jamais mis autant d'argent et que pourtant les les Français ont quand même le sentiment que le service public s fortement dégradé, ça veut bien dire que le sujet, il est pas tellement l'argent qu'on met, mais l'organisation, l'efficience. Euh et j'ai osé parler de management euh parce que je pense qu'on a aussi un vrai sujet sur euh le management euh l'organisation du travail dans la fonction publique, dans l'administration, dans les hôpitaux, dans tout ça. Je donne un exemple hein, mais un hôpital public versus un hôpital associatif, l'hôpital public c'est je crois que c'est 20 % de salariés en plus dans les fonctions administratives.

Voilà pour les mêmes tâches. Euh je pourrais vous donner plein plein d'exemples comme ça. Donc le service public, la question elle est pas est-ce qu'on veut ou pas un service public qualitatif ?

C'est est-ce que on est d'accord sur le fait que c'est pas en mettant toujours plus d'argent que ça marchera mieux ? C'est à un moment donné en se posant vraiment la question de l'efficience, de l'organisation, du management des équipes, de comment on fait pour que ça réponde vraiment à aux missions de service public et aussi qu'est-ce que l'État doit faire et qu'est-ce que l'État doit pas faire possible. L'État doit pas tout faire.

L'État parfois son rôle c'est peut-être de fixer les règles, d'administrer mais pas de tout faire parce que l'État n'est pas forcément celui qui sait le mieux faire. Euh vous parlez d'organisation du travail, c'est par rapport à quoi quand vous avez parlé d'organisation du travail ? sujet, je parlais sur la sur la question de la compétitivité, je pense qu'effectivement sur l'organisation du travail, je pense question du temps de travail par exemple et sur tous ces aspects-là, ce qu'on voit, on est face à des vraies problématiques de de mise en relation, on va dire, entre une main d'œuvre et puis un besoin et que c'est pas souvent évident.

Et donc si on réfléchit pas à cette cette réorganisation à cette réorganisation du travail, je pense qu'on aura des vrais problèmes parce qu'on le voit dans beaucoup de dans beaucoup de secteurs. Et donc ça pour moi ça fait partie aussi justement sur la question de compétitivité sur les choses sur lesquelles il faudrait réfléchir. Ouais.

Euh alors question large mais euh avec mes deux voisins autour de moi la semaine dernière ont été auditionnés par vice-président de la Commission européenne et on parlait des quality job. Euh donc les quality job en gros cit de dire bah il y a des secteurs d'activité où euh les métiers sont pénibles et donc finalement bah c'est à cause de de de ces entreprises qu'elles ont du mal à recruter et donc elles devraient réfléchir à comment elle changent des conditions de travail. Mais il y a un moment donné euh on peut pas non plus changer les les conditions de travail de métier qui sont structurellement difficiles.

La question et à force de dire qu'il faut des quality job la QVT et tout qu'est-ce qu'on quel est le message qu'on passe ? de dire il y a des il y a des métiers qui sont euh finalement des sous-métiers. Euh et donc le message qu'on passe, c'est de dire au à tous les personnes qui cherchent des emplois, bah n'allez pas dans ces métierslà, c'est des c'est des sous-métiers, c'est des métier pénible.

Euh et en gros, on crée une sorte de de quality job où euh finalement toutes ces entreprises qui ont du mal à recruter, on on a des injections contradictoires parce qu'en fait on leur demande de faire quelque chose qui n'est pas possible parce que il y a des métiers qui sont structurellement parfois difficiles et et donc bien évidemment elles ont des efforts à faire mais elles pouront pas faire de révolution sur ces métiersl. Il y a pas de il y a pas de solution magique et surtout il y a pas euh il y a un gros risque à commencer à classifier ces métiers entre quality job métier avec une qualité de vie difficile et et donc nous ce qu'on demande c'est moi je veux bien entendre organisation de travail et tout mais avant tout il faut juste remettre le travail en avant quoi. Il faut arrêter de toujours avoir des discours qui finalement poussent parfois à ne pas travailler plutôt qu'à travailler.

Et ça c'est ça c'est plutôt ce sujet-là qui me paraît fondamental et on voit bien que avec un taux de chômage aussi important alors qu'on a besoin de recruter autant, il y a un moment donné, il y a une vraie question qui se pose. Euh bon, je reviendrai pas sur le sur le versement mobilité régionale qui Fabrice l' bien dit, c'est juste un un nouvel impôt sur les entreprises. Donc on est comment je vais pas faire mais voilà mais qui est effectivement un impôt et une contribution évidemment pour un intérêt quand même assez assez important quand même sur pour les entreprises parce que fois qu'on rencontre l'entreprise sur la question des mobilités c'est quand même un vrai sujet mais mais encore une fois encore une fois on prend encore une fois on prend sur nos entreprises encore une fois on on on concentre tout sur les entreprises et après on s'étonne qu'elle soit plus compétitive. [Musique] Alors euh pour reprendre votre point sur les aides aux entreprises, il y a une sorte d'inversion un peu accusatoire ou de culpabilisation des entreprises qui monte qui est un peu irritante parce que lorsqu'on a le taux de prélèvement le plus élevé des pays de l'OCDE, de l'Union européenne quasiment et la pression fiscale la plus forte même retraité des compensations des compensations qu'on fait euh c'est vrai que ça peut générer un petit peu d'irritation.

Nous, on est certain que notre pays a des atouts, sinon on serait pas là. C'est qu'on aime notre pays et on veut qu'il fonctionne. Donc ce qu'on propose lorsqu'on fait des propositions, c'est des réglages qui permettraient d'aller plus loin et qui permettrai d'avoir des résultats.

Ce qu'on a eu lorsqu'on est passé de 300000 à quasiment 1 million d'apprentis, c'est pas simplement parce qu'on a mis des compensations, des aides à l'emploi, des aides à la formation. C'est parce qu'on a réussi à convaincre, ça a été une révolution culturelle, on a réussi à convaincre ses jeunes et ses familles que c'était utile, que ça permettait de s'insérer dans le marché de l'emploi, que c'était un chemin de réussite et cetera. Donc c'était une réussite collective et il faudrait s'en orgueillir des réussites qui sont collectives, qui n'appartiennent pas qu'aux entreprises.

Elles appartiennent aux apprentis, aux familles, aux élus qui se sont mobilisés, au systèmes de formation. On a quand même créé des emplois dans ce pays, quasiment 2 millions d'emplois. On s'était beaucoup moqué de Pierre Gatas avec son pince d'un million d'emplois.

Je sais qu'il y a quantité d'études qui disent que le CICE soit-disant n'aurait créé que 100000 200000. Enfin curieusement, une fois que le CICE est passé, après on a eu quand même une forte création d'emploi. Sauf que ces études, elles prennent pas les aspects dynamiques en considération.

Nous, on sait bien tous les effets micros qui peut y avoir dans des entreprises. Donc je dirais que ces pensements sont très largement insuffisants. Il nous empêche pas de performer, mais on a un certain nombre d'entreprises qui ont délocalisé pour des raisons fiscales il y a quelques années.

Et donc si on a réussi à arrêter l'hémorragie industrielle, c'est pour partie. Pour partie parce qu'on est à un niveau assez bas pour partie parce qu'on a une politique un peu plus raisonnée. S'agissant de la fiscalité.

La productivité, elle est en baisse à l'échelle de l'Union européenne, hein. Si on prend l'écart avec les États-Unis, ça fait des courbes comme ça. C'est un sujet qui est majeur, la robotisation, l'intégration de l'intelligence artificielle et la formation des salariés pour déployer euh ces technologies qui va qui vont coûter cher en terme d'investissement mais aussi en terme d'élévation des expertises.

Est-ce que disait mon voisin sur les salaires plus élevés où les écarts de coût du travail sont encore énormes par rapport notamment à l'Allemagne ? sur les bas salaires, ça s'est harmonisait. Sur les salaires moyens et plus, là on est sur des écarts de 1 à 4 1 à 5 sur certaines catégories professionnelles.

Le versement mobilité régionale, je suis désolé, encore une fois, on comprend le besoin d'infrastructure. C'est pas remis en cause. Mais est-il normal queen Île-de-France, on paye la moitié des services de mobilité ?

À Paris, il y a des touristes, il payent pas le vrai coût du transport. C'est les entreprises. Est-il normal que dans certaines régions des entreprises payent le versement mobilité mais n'est pas un arrêt de bus à côté de leurs usines et c'est pas des petites usines, c'est des usines avec 1000 salariés de temps en temps.

Par charité, je vais pas donner le nom de de la ville. Puis finalement, on pénalise des entreprises qui ont beaucoup de main d'œuvre et qui payent bien puisque c'est assis. Bah oui, mais c'est complète.

C'est c'est Bah oui, mais donc c'est aussi un un un un problème. Oui, mais on le dit pas quand on parle de ça, on le dit pas. Oui, ben vous l' vous vous l'aviez pas dit dans votre intervention.

Donc moi je le moi je le dis euh sur le et puis je je termine très rapidement sur le crédit impôt recherche parce qu'on entend aussi beaucoup de choses. Euh la France a la chance d'avoir quasiment et le pays qui a le plus de de chercheurs dans le privé en Europe. Il y a peut-être un lien avec le crédit impôt recherche.

Et on dit les entreprises les grandes Pierre Fabre. Oui, c'est une grande entreprise mais c'est aussi une entreprise qui est à Castre, qui est dans le Tarn, qui est hyper importante pour tout ce département. On a quelques sujets avec la 69.

Pierre Fabre, ils ont un centre de recherche. Ils ont un centre de recherche et ils ont du crédit impôt recherche. Et donc lorsqu'on le coupe, et c'est le cas et je vais pas rentrer dans les détails parce que ça les ça les concerne, bah ça pose des questions sur la poursuite de l'activité ou la localisation de chercheurs en France.

Il y a un sujet dont on n pas parlé parce que je vais laisser mon voisin parler du du verdissement parce que les subventions c'est aussi du coinvestissement hein parce que c'est des effets de levier que fait l'état 1 € public 5 6 7 8 9 10 € privés. Il y a un sujet, c'est la Oui, bien sûr, mais il y a un sujet qui a pas du tout été évoqué, j'en termine vraiment par là, c'est le projet d'accélération euh le projet de loi d'accélération de l'économie que le MEDEF a a porté à a proposé parce qu'on a une carte de France des projets bloqués. On a une carte de France des projets bloqués.

Le DG de Safran l'a très bien dit. Le groupe LedUf, il a dû abandonner un projet, je crois que c'était à l'IFRÉ en Il vilainen. Euh euh mais c'est dingue.

C'est-à-dire qu'on a des investissements privé par 1 € public qui sont prêts à se déployer dans tous les départements en France mais tout est bloqué. Ça peut être des mines dans certains départements, ça peut être des ça peut être des usines sur les matériaux critiques, ça peut être des extensions de sites industriel, ça peut être des voies ferrées, ça peut être des aéroports. Le dernier qu'on est construit en France, ça doit être à Brive.

Bah ces infrastructures, elles sont vitales pour la Corèse. Si à Brive, il y a de l'activité économique, c'est pas en lien avec les les deux autoroutes. Donc il faut qu'on puisse construire en France.

Il faut qu'on ait une ambition pour construire en France. Bien, je je vais faire le je vais faire le programme de vos voisin. On m'a assigné le verdissement, je vais m'en occuper.

Non, déjà pour revenir sur le sujet de l'attractivité, vous avez tout à fait raison et et nous on est absolument persuadé que notre pays est plein d'atout et ça je pense que c'est une chance. Oui, mais ça n'a une chance que si on se donne si on crée les conditions favorables pour que pour qu'on en tire le meilleur parti. Là-dessus, je dirais sur les infrastructures, sur l'éducation, sur un certain nombre de points, on a des atouts et on fait trop de bashing dans ce pays.

Il faut le dire. Il y a des choses qui qui sont qui sont effectivement très positives et que beaucoup de nos voisins nous env euh sur les aides aux entreprises. Je vais pas j'is préfigurer votre votre rapport mais l'écart net d'aide hein, je pense que c'est ça qu'il faut regarder entre les entrant en les sortant c'est h points de valeur ajoutée pour une entreprise française versus une entreprise européenne.

Donc arrêtons de fantasmer ce sujet et effectivement des aides sont souvent là pour compenser ou patcher des des défauts. Ceci étant c'est du temps passé, c'est de la contrainte fiscale, de la contrainte administrative et encore une fois beaucoup de ralentissement de not de et d'insécurisation de notre notre économie. Donc nous nous tout simplement moins de charge, moins d'aide hein, on le dit. on gagnerait tous beaucoup de temps et on irait tous beaucoup plus vite.

Il y a beaucoup de nos voisins qui ont beaucoup moins d'aide mais qui sont beaucoup moins chargé qui s'emportent beaucoup mieux. Après, il y a des subventions et là si la subvention sert à à financer un fonctionnement, c'est une erreur. Si elle sert à financer des investissements, c'est là stratégiquement intéressant dans la RD, dans les investissements que font nos entreprises, dans la formation.

Ça c'est intéressant parce que c'est plus annuel, ça nourrit la performance de nos entreprises. Donc il faut pas euh je dirais sur ces sujets-là restons stratèges. Quand on regarde les États-Unis, la Chine et d'autres zones, ils y vont sur la subvention hein, je peux vous dire, mais c'est pas c'est pas sur le fonctionnement courant et cetera. dans les aides aux entreprises soi-disant, il y a aussi beaucoup de sujets qui traitent des des retraites de certains fonctionnaires.

Il y a des sujets sur des agences, enfin on mélange tout hein, des fruits des fruits et des carottes, enfin ou des légumes des légumes, ce que vous voulez, mais en tous les cas c'est pas du tout enfin ce débat là est faussé. Regardons ce qui touche réellement les entreprises entre ce qu'elles reçoivent et ce qu'elle ce qui leur est prélevé. Et là, on a un écart habissal. 8 % de valeur ajoutée, c'est considérable pour pour nos entreprises.

Sur le verdissement, euh c'est parti, hein. Euh les entreprises investissent, hein. Moi, je suis déjà à 50 % dans mon entreprise des des de production d'énergie renouvelable.

Je suis déjà aux objectifs 2050 sur ma production et je suis pas le seul. Il y a plein de boîtes qui ont lancé des verdissements par le photovoltaïque, la biomasse. Vous parliez tout à l'heure de Nesle.

Nesle aujourd'hui produit toute sa chaleur est déjà décarbonée. Donc, on a on est lancé. Je pense que ça là-dessus après ça ira peut-être un peu moins vite compte tenu des contraintes économiques parce qu'on le fera en fonction des résultats que nos entreprises peuvent dégager hein.

Il faut être réaliste. Mais ceci étant dit, le le le débat est lancé. Nos clients nous le demandent, nos salariés nous le demandent.

On recrute plus un jeune qui vous pose pas de questions aujourd'hui sur qu'est-ce que vous faites pour la planète et cetera. Je veux dire, c'est la société est déjà lancée sur le sujet. Donc je dirais c'est pas il faut pas avoir d'inquiétude sur ce sujet-là. nos entreprises ont tous engagé des plans et et cetera.

Donc je pense que là-dessus, on est on est très bien avancé. Et euh le plus court chemin à la auvertissement, c'est de produire en France, hein, parce que aujourd'hui, nous avons le mix électrique le plus décarboné d'Europe et voir presque au monde avec les Canadiens et les Scandinaves. Euh, plus on produira en France, moins on importera de carbone.

Le le le bilan carbone d'un français moyen ne s'est pas amélioré depuis 20 ans. Pourquoi ? parce que la production française a baissé et qu'on importe de plus en plus.

Quand vous importez du produit chinois, c'est 50 fois flux carboné et du produit même européen, c'est 4 à 5 fois. Donc si déjà on produisait beaucoup plus sur notre territoire, on réduirait considérablement notre empreinte carbone. Donc allons-y.

Je dirais produire plus en France, c'est vertueux. Et ça aujourd'hui, c'est peut-être pas dans la tête de de tous nos concitoyens. Quant à au sujet de blocage, l'insécurité juridique est terrible.

C'estàd que vous pouvez avoir vos autorisations, vos permis de construire. Si jamais vous avez des sujets comme les espèces protégées, comme le les zones humides, c'est dynamique. C'est-à-dire que vous pouvez avoir vos vos tous vos toutes vos autorisations et bien vous n'êtes pas garanti de pouvoir faire votre construction sans souci.

À l'étranger, une autorisation, elle est gravée dans le marbre. C'est terminé et pour 3 ou 5 ans chez nous, nous avons l'épée de la motclaise permanente au-dessus de la tête et c'est ce qui se passe dans nos projets d'autoroute et d'industrie dont parlait mon voisin. C'est que aujourd'hui globalement nous ne sommes pas sécurisés sur nos autorisations.

Donc ça c'est un vrai vrai frein et en plus ça dure beaucoup plus longtemps qu'à Rilleur. C'est un vrai vrai frein à l'investissement. Merci.

Merci messieurs les présidents. Juste à préciser, je m'étais permis cette discrétion politique parce que notre président de la République avait dit qu'une des premières mesures dans la guerre commerciale des États-Unis, c'était de ne plus investir aux États-Unis pour les entreprises. J'avais trouvé ça un peu fort de café.

Bon, vous êtes pas prononcé sur le sujet, mais je voulais quand même le relever. Merci. Merci beaucoup à vous de cette franchise et des propos directs que vous avez tenu devant mes collègues sénatrices et sénateurs.

On renouvellera bien évidemment ce genre de de format, mais pour vous le dire, ça intéresse quand même beaucoup puisque j'ai rarement vu autant de monde à une table ronde de la délégation aux entreprises. Merci beaucoup.