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interviewBFMTV· 4 mai 2025 54 min

Gouvernement, islamophobie: Éric Zemmour était invité face à Alain Duhamel

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et ils sont en train d'arriver avec nous sur ce plateau. Bonsoir Alain Duamel, merci d'être avec nous. Éric Zémour, président de Reconquête, merci d'être avec nous.

Je vous laisse prendre place. On va évoquer les différents sujets effectivement qui marquent l'actualité. On va revenir sur ce qu'évoque François Baou, les 100 jours évidemment de Donald Trump, ce débat sémantique qui a y compris au sein du gouvernement sur la question par exemple de l'islamophobie ou non.

On va commencer effectivement Alain Duamel par cette proposition qui est faite ce matin par le Premier ministre François Bairou qui travaille à un grand plan de réforme. On sait que l'objectif c'est trouver 40 milliards d'euros d'économie pour l'an prochain. Il dit pourquoi pas un référendum.

Alors Alain Duamel, est-ce que c'est une idée de génie ou un gadget politique ? Dans mon esprit, ni l'un ni l'autre. C'est un diagnostic très bien expliqué et que je trouve très justifié et c'est une thérapeutique absurde.

Ce qu'il dans la première partie de son interview, il il dresse un état de la situation économique de la France et je trouve que c'est à la fois véridique ce qu'il dit globalement. Ensuite, on peut discuter les détails mais véridique qu'en plus ça correspond à ce qu'il disait déjà comme au commissaire au plan. Il disait la même chose et à ce qu'il a toujours pensé sur ces sujets-là.

En revanche, dire la réponse c'est un référendum. Non, d'abord un comme tout le monde le sait, c'est pas le premier ministre qui décide du référendum, c'est le président de la République. Bon, ça c'est la Constitution.

On on peut faire un référendum sur un sujet comme la politique économique, hein, mais c'est c'est au président de le de le dire à ce moment-là, de le dire, de le décider. Ensuite, il faut pas être il faut pas être hypocrite. Euh depuis queon est en pleine crise économique, à chaque fois qu'on propose de faire des économies, ceux à qui on propose de faire des économies poussent des hurlements en disant "Ah non, pas moi." Alors, les collectivités locales disent "Ah bah non, pas nous." Et puis les hôpitaux disent, "C'est quand même pas aux hôpitaux de faire ça." Les fonctionnaires disent "Et et alors nous, pourquoi est-ce que ce serait nous plus que les autres Je veux dire, c'est absolument méthodique.

Donc ce référendum, il n'aurait aucune chance de passer. C'est évident que ça serait ça serait une catastrophe. Et alors, et c'est là que je je termine par ça pour ne pas être trop long.

Euh quelle serait la conséquence de ça ? Et ben ça serait que aux yeux du aux yeux du monde entier en particulier dans au sein du monde du marché pour simplifier les choses euh on verrait qu'il y a un rejet des Français d'accepter parce que il faut bien dire que la logique de François Baou c'est comme on augmente pas les impôts. Ça veut dire que on demande des sacrifices.

Il précise pas comment on les répartit mais on les demande. des gens à qui on demande de faire des sacrifices et qui votent oui, allez-y. Je sais pas combien il y aura en pourcentage.

Ça m'étonnerait qu'il a beaucoup plus que 10 % quand même pour dire oui. Er Zemour, ben écoutez-moi, je ne suis pas d'accord avec vous Alain Diamel. Moi je pense que c'est même le c'est même le contraire.

Je suis d'accord évidemment sur un point, c'est que c'est le président de la République qui décide et pas le premier ministre. Ça c'est une évidence. Mais à part ça, je pense au contraire que ce que vous venez de décrire euh comme des Français incapable d'accepter des sacrifices et cetera, n'ayant pas envie de Attendez, attendez, moi j'ai compris.

Moi, je pense que c'est surtout la classe politique qui a montré depuis des années qu'elle était incapable de décider des réductions de dépenses et qu'à chaque fois euh il y a toujours un groupe qui dit "Bah non, moi je veux pas telle telle économie, je veux pas telle économie" et d'autres qui disent "Bah moi, je veux la hausse d'impôt, la hausse d'impôt un tel et il faut frapper les riches et cetera." Donc je pense qu'il n'y a il n'y aura pas de solution avec cette classe politique, qu'elle est discréditée et que finalement peut-être que faut faut-il en venir devant le peuple et lui expliquer qu'on a un vrai débat là-dessus. Mais je reconnais que ce n'est pas simple, que c'est un exercice démocratique audacieux et et dangereux, mais que je crois que c'est finalement euh le seul possible après tout.

On pourrait l'avoir pour la présidentielle aussi. Alors euh ma réponse à ça euh c'est que en réalité je vous dis pas que les groupes parlementaires sont peuplés de héros et que tous ceux qui sont élus immédiatement deviennent tellement soucieux de l'intérêt national que leur préférence s'efface. bien entendu que ils sont tous réticents pour une manière pour une raison ou une autre et d'ailleurs pour des raisons contradictoires parce que quand on est d'accord bon d'accord alors donc là-dessus je laisse de côté mais ils reflètent ce que pensent leurs électeurs et c'est d'ailleurs leur grand objectif il ét pas seulement leur complè l'occurrence de refléter leur point de vue parce que j'ai bien vu par exemple ce qui s'était passé après tout ça pourrait me concerner directement sur les retraites les 10 %.

Non, alors ah bah si en tout cas si si fiscalement, il y a aucun doute. Bon euh immédiatement alors sur ce que vous connaissez par cœur, les marchés le weekend, ils reviennent dans leur circonscription, ils se sont tous entendus dire "Ah bah non, pas ça évidemment." Et quand on a évoqué d'autres hypothèses que ça, euh la seule chose sur lequelle les Français sont vraiment prêts à accepter des sacrifices, c'est sur le sacrificent pas.

C'est-à-dire en gros s'il s'agit des très grandes entreprises, s'il s'agit des très grandes fortunes, alors là, on est d'accord. On va on va pas on va pas on va pas discuter sans fin d'un sujet qui n'aura sans doute pas lieu. En l'occurrence le référendum.

Une seule phrase, les Français ont raison sur un point quand ils ne veulent plus d'augmentation des impôts pour qui que ce soit, pour un petit comme un gros, comme une petite entreprise, une grande entreprise si les 10 % c'est ça ça veut dire une augmentation d'impôts. Ça c'est Non. Voilà.

Et là ils ont raison parce que on est le pays le plus imposé d'Europe et du tout. Je veux pas vous dire le contraire, d'ailleurs tout le monde le sait très bien. En revanche, les Français sont d'accord pour qu'il y ait des prélèvements supplémentaires sur les grandes fortunes et et non ben vous voyez sur les grandes fortunes et sur les grandes entreprises.

Oui oui ben pas moi. Vous qui connaissez bien François Baou pourquoi cette idée Alain Diumel ? Alors, je pense d'abord, c'est ce dont il est persuadé le fait que personne n'ose s'attaquer à la vraie question qui est n'augmentons pas les impôts, ayons le courage de baisser les dépenses.

On peut pas dire qu'il l' inventé depuis 3 mois, hein. Ça, il l'a en tête depuis toujours. Ensuite quand il est arrivé, il était totalement conscient d'ailleurs comment pourrait une palette mais enfin il l'a dit en l'argent en travers que ce qu'il avait devant lui et c'était évidemment pour commencer la question budgétaire que ce qu'il avait devant lui n'ont pas été infaisable mais demander une énergie particulière.

C'est pour ça que déjà il avait pris des initiatives comme de dire "J'aurai des contacts avec les différents groupes parlementaires dès maintenant sur le prochain budget." Je dis bien le prochain budget alors que normalement ça se passe 6 mois après hein pour qu'on ait vraiment la possibilité de discuter de fond et je présenterai mes propositions le avant le 14 juillet ce qu'aucun premier ministre n'a jamais fait puisque ils sont censés présenter ça fin septembre tout début octobre. Bon euh c'est il est, je veux dire, il est cohérent avec lui-même dans le diagnostic et dans l'approche globale.

Mais c'est la réponse moi qui je veux pas dire que ça m'affolle parce que je pense que ça ne se fera pas. Mais euh je suis sûr du résultat si la question est posée. Si si la question est acceptez-vous que des sacrifices soient faits sur les dépenses qui toucheront forcément les gens hein, on peut pas raconter l'histoire.

Euh la réponse sera non. Éc Zemour, est-ce que c'est pas un manque de courage du Premier ministre de ne pas vouloir assumer des choix qui seront impopulaires ? Vous savez, je pense que nous verrons bien.

Je pense franchement que ce sujet va tourner en are boudin. Moi, je vous ai dit ce que j'en pensais. Je pense que je suis pour pour les raisons que j'ai dit tout à l'heure table cette idée français. met sur la table parce qu'il sent bien que il n' il n'osera pas et qu'il n'aura pas la majorité pour réduire les dépenses de même de 40 milliards alors qu'il faudrait en vérité réduire beaucoup plus.

Moi vous savez à Reconquête, nous faisons ce travail tous les jours avec Sarcinfo. Nous faisons ce travail de de chercher les gaspillages et cetera. il y en a énormément et vraiment euh nous pourrions faire une réduction de dépenses massives.

Il faut toucher sur tous les sujets et et taper sur tous les sujets et simplement la classe politique s'y refuse, elle n'ose pas, elle est plusilanime et hésitante. Donc le résultat est là. Mais euh voilà euh vous savez euh on va continuer comme ça à à naviguer au bord de l'eau et la dette continue d'augmenter.

Vous savez le Sepena Macron quand même ça fait 7 ans, il a augmenté de 1000 milliards la dette. Il faut quand même ne cesser de le rappeler. C'est du jamais vu dans l'histoire de France.

An duamel, la décision de convoquer un référendum, c'est une décision du président de la République. Est-ce que franchement Emmanuel Macron pourrait accepter de faire un référendum sur un plan d'économie ? Écoutez, ça m'étonnerait un petit peu.

Alors, il a dit lui-même qu'il envisageait des référendums, mais quand il dit qu'il envisage référendum, d'abord il s'engage pas le faire parce qu'il a parlé également de comme il l'a déjà fait à deux reprises de convoquer une convention citoyenne et cetera. Donc là, c'est sur les rythmes scolaires désormais. C'est ça.

Et et il ne il n'a jamais dit je ferai. Il a dit je pourrais le faire. Mais il est évident que si il le faisait, il le ferait sur ses sujets à lui, pas sur les sujets de son premier ministre. même s'ils ont des sujets communs, c'est ça ça va de soi.

Alors, il y a un autre débat sémantique au sein même du gouvernement. On l'a vu après l'assassinat terrible la semaine dernière d'Abou Bakar Sissé dans une mosquée, un débat sémantique au sein du gouvernement sur le terme d'islamophobie. D'un côté, il y a François Bairou qui assume oui d'utiliser le terme d'islamophobie et qui explique encore ce matin qu'il faut, je cite, avoir le courage de dire les choses telles qu'elles sont.

Mais de l'autre côté, il y a Bruno Rotaillot qui juge selon lui que c'est un terme forgé par les frères musulmans et je cite que c'est un terme piégé. Alain Duamel, qui dit vrai ? Écoutez, je vais vous dire euh alors point de vue tout personnel hein, je pense que la question de dire si c'est islamophobie ou si c'est euh détestation des musulmans ou si c'est peur des musulmans et cetera, je pense que les questions de terminologie n'ont pas d'importance.

Moi ce qui me frappe et d'ailleurs je suis pas le seul à être frappé, c'est que on est en France à un moment extrêmement pénible où il y a une montée de l'antisémitisme qui est considérable et dont on mesure les effets et dont on mesure les effets parce qu'on a toutes les statistiques continues sur les soit les agressions soit les injures et où il y a simultanément une montée de l'islamophobie, c'est-à-dire de l'hostilité à une religion essayant de s'étendre. Bon, les deux existent et entre ça, il y a une invocation qui est extrêmement sympathique à dire. Revenons à nos racines.

Alors, d'abord pour moi, nos racines, elles sont multiples, hein. Nos racines, elles sont romaines, nos racines, elles sont grecques. Enfin, d'ailleurs, c'est dans l'autre sens.

Enfin, peu importe, tout le monde aura compris. Nos racines, elles viennent effectivement de de du christianisme, mais nos racines, elles viennent aussi au départ de la Germanie, hein, puisque la plupart des Français sont de de ce qui est devenu les les gaulois, les Français les Français, bon venaient de de tribus successifs qui venaient largement de Germanie. on on euh mais c'est aussi euh bien entendu euh euh les la philosophie française du 18e siècle qui euh qui nous a quand même forgé.

Tout ça existe, tout ça coexiste et et ce qui est pénible, c'est que en en plus il y a une une grande tentation de dire on on veut on en veut au christianisme spécifiquement en plus de ceux qui disent antisémitisme à juste titre, de ceux qui disent islamophobie à juste titre qui d'ailleurs n'est pas sont ne sont pas les sentiments de tout le monde pour tout le monde. à chaque fois le sentiment d'une partie de la population contre une autre partie de la population. Mais quand on dit et dans tout ça le christianisme christianisme, moi j'ai une idée qui était peut-être basique mais quand j'étais jeune adolescent il y avait un peu plus de 30 % des Français qui allaient à la messe donc catholique qui allaient à la messe catholique pratiquant.

Aujourd'hui il y en a 3 %. Si le christianisme est attaqué, il l'est par ceux qui ont été baptisés et qui ne sont pas pratiquants. Eric Zemour.

Alors moi je pense au contraire que les débats sémantiques sont essentiels parce que je pense que quand on impose ses mots, on impose sa vision des choses. Cela dit, je pense donc que on n' pas à être qualifié d'islamophobe. Je veux dire par là que on a le droit dans un pays laïque, il faudrait le rappeler à monsieur Bairou et à d'autres, on a le droit de critiquer des religions.

Oui. On a le droit de ne pas aimer des religions. On a le droit de ne pas aimer l'islam.

On a le droit de ne pas aimer le christianisme. On a le droit de critiquer le judaïsme. Je veux dire, dans le pays de Voltaire, ça serait quand même malheureux qu'on ne puisse plus critiquer une religion.

Ça c'est une première chose. 2e chose, puisque tout a démarré avec cette histoire euh tragique de euh ce pauvre garçon qui a été euh c'est plus qu'une histoire tragique, c'est un meurtre. Bien sûr, ce meurtre affreux, bah c'est tragique un meurtre euh de ce garçon qui a été assassiné.

Je voudrais dire que d'abord euh les deux personnes en cause ne devrait pas n'auraient pas dû être en France. La victime malienne était un clandestin sous OQTF qui si le ministère de l'intérieur faisait bien son travail aurait dû être envoyé depuis longtemps. Et ce bosnien puisqu'on appelle cela comme ça, venu de Bosnie qui lui était un des membres d'une famille de 11 le rapport.

Je vais vous dire, je vais vous dire le rapport ou dont le père aurait dû être expulsé il y a longtemps si les juges ne trouvaient pas toutes les excuses du monde pour ne pas expulser. Mais le fils était né en France. Donc il était français.

Non à à sa majorité. Vous savez bien. Oui depuis mais il aurait dû être expulsé bien avant avec sa famille.

Attendez, ce que Attendez, ce que je veux dire, c'est que ces gens-là n'auraient pas dû se croiser. Ils n'auraient pas dû se voir. Le malien serait encore en vie s'il avait été expulsé.

Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas un sujet français. Pourquoi je dis cela ? parce que j'ai entendu comme vous les torrents de lamentation et d'imprécisophobie française, sur l'islamophobie d'État même qui sont absolument délirantes.

Pour vous, l'islamophobie n'existe pas ou c'est un terme connecté comme le dit Bruno Rotaillou à vos yeux, c'est je je vais vous dire, je vous répète, on a le droit dans un pays laïque de critiquer une religion. Moi, en l'occurrence, je ne critique même pas l'islam. Je moi je combats l'islamisation du pays, ce qui n'est pas la même chose.

Le problème de l'islam, c'est que ce n'est pas une religion comme une autre. Je m'explique. En France, dans les pays chrétiens, nous avons l'habitude avec le christianisme que la religion soit confiné au privé, que le spirituel soit séparé du temporel en Franceance en France, mais même dans les autres pays en vérité et que et que et que euh la religion soit une question de foi et de conscience, ça n'a jamais été ainsi en islam.

L'islam n'a jamais séparé le spirituel du temporel. et ne connaît pas en vérité la limitation à la foi et à la conscience. C'est pour cela donc que quand on dit que comme madame Le Pen, comme monsieur Rota comme monsieur Bairou, comme euh monsieur Macron, que euh l'islam est différent de l'Islams, on trompe les gens, on trompe les non musulmans parce que on leur dit en gros selon la belle expression de ce spécialiste de l'islam Kery Brag que le l'islam est un christianisme des Arabes.

C'est faux. Ce n'est pas le christianisme des Arabes. Et par ailleurs, on trompe même les musulmans et c'est encore plus important parce qu'on leur fait croire que ils peuvent pratiquer leur religion comme en terre d'Islam.

Or c'est faux. La plupart des musulmans, des français de confession musulmanes respectent les lois de la République. Mais ça n'a rien à voir avec les lois de la République chers monsieur.

Non puis je répondrai attendez parce que c'est pas fini. Quand vous avez quand vous avez ça va on fait croire Attendez on fait croire que c'est un problème veut vous répondre. Mais il va me répondre bien sûr.

On fait croire que c'est un problème de frères musulmans. On fait croire que c'est un problème d'entrisme, d'idéologie politique. Quand vous avez 75 % des musulmans qui sont sondés et qui sont contre le voile, l'interdiction du voile à l'école, c'est pas seulement les frères musulmans.

Quand vous avez plus de la moitié des jeunes qui pensent que la charia est au-dessus des lois de la République, je n'ai pas les frères musulmans. Donc moi, je dis aux musulmans, je n'ai rien contre votre religion. Mais simplement votre religion n'est pas compatible avec la France.

Je ne parle même pas des lois de la République, c'est l'esprit de la France où on confine la religion au privé. Donc soit les musulmans peuvent faire évoluer leur religion et ils sont les bienvenus en France, soit ils ne veulent pas, ce que je peux tout à fait comprendre mais là ils ont 50 pays musulmans pour aller pratiquer leur religion comme il l' Alain Duamel vous répondez. Alors euh il y a un point sur lequel Éric Zemour dit quelque chose d'exact à mes yeux.

Bon qui est que effectivement dans les pays musulmans, les rapports entre la religion et l'État sont extrêmement différents de ce que nous connaissons en France. C'est la vérité, ça va de soi. Il y a des pays où c'est poussé à l'extrême comme l'Iran et puis il y a d'autres pays qui sont des pays théoriquement laïque mais dans lequel la place de la religion, son influence non seulement sur les mœurs mais même directement sur la législation est dominante voire dans certains hégémoniques.

Pas dans tous mais dans certains. Bon ça ça existe. Non non plus non il y a des degrés il y a des il y a des hégémonique.

C'est pas totalitaire. Non non mais non mais il y a des degrés. Il y a des pays dans lesquels le l'empreinte sur la législation est massive, d'autres sur lequels il y a des des compromis.

Bon enfin de toute façon si j'ose dire ça n'est pas notre problème parce que ça n'est pas notre Je suis tout à fait d'accord avec vous. Bon ensuite en France euh on on a connu la période pendant lesquelles au nom de la religion auquel on assimilait l'État et les lois les uns étaient supportables et les autres ne l'étaient pas. hein, c'est ce qu'on appelle les guerres de religion qui aurait été une abomination à tout point de vue et dont on a eu beaucoup de mal à se sortir et on s'en est mal sorti.

On a la chance d'avoir un pays qui est vraiment un pays laïque, vraiment laïque par rapport aux États-Unis. On est un pays beaucoup plus laïque. D'ailleurs, la preuve de ce que je dis, c'est que beaucoup de commentateurs anglo-saxons ont toujours du mal à comprendre comment nous fonctionnons.

Bon, nous on n pas deu sur nos billets de banque. Bon, c'est et cetera et on ne jure pas sur la Bible quand on est quand on prend ses fonctions de président de la République. Donc, on est un pays laïque. dans ce pays, toutes les religions qui ne qui ont leur conviction, je ne dirais pas toujours sont bienvenus parce que c'est un peu hypocrite, mais ont le droit d'être là, ont le droit d'avoir des des fidèles qui entrent en France et qui évidemment quand c'est dans la légalité à ce moment-là ont le droit de pratiquer leur religion.

Est-ce que euh c'est qu'est-ce qu'on entend par religion à l'indu ? Alors, attendez. Attendez, attendez, attendez, je vous ai laissé, je vous ai que c'est est-ce que c'est persécuter les homosexuels ?

Est-ce que c'est interdire aux jeunes femmes d'avoir des mini jupes ? Est-ce que c'est de sortir le tapis de prière dans les entreprises ? Ça c'est la religion islamique.

C'est la religion islamique. Alors il y a donc un certain nombre de religions qui cohabitent en France et il faut quand même relever au passage que pour la plupart des Français, quelle que soit leur religion, le la cohabitation ou la coexistence se passe correctement. Non, elle se passe très mal.

C'est faux. Mais pas pour J'ai dit pour beaucoup de français. Non, elle se passe très mal. de plus en plus mal.

Et bien je continue quand même. Bah oui, bah il faut le dire. Laissez terminer à il faut le dire.

Il faut que vous le disiez parce que vous le pensez et moi il ne faut pas que je dise parce que je le pense pas. Alors demandez au français savent que ça se passe bien. J'aimerais bien vous êtes intelligent et vous êtes habitué au débat.

J'aimerais bien que vous vous contentiez de dire ce que vous pensez que vous ne me disiez pas ce que moi je dois penser. Ah je me permettrai pas. Ben si.

Ben vous c'est ce que vous avez fait là. Bon, alors je reviens à ce que je voulais dire. Il y a bien entendu beaucoup de cas dans lesquels les choses se ne se passent pas de façon satisfaisante.

C'est il faut pas être hypocrite, c'est la réalité. Il y a bien entendu des animosités qui existent qui ne sont pas globales, qui se vivent de façon très différente selon le en gros selon la composition de la population dans chaque partie du territoire. Il y a des endroits où ça se passe bien, il y a des endroits où ça se passe moins bien.

Bon euh le la religion musulmane a, c'est vrai, je ne dirai pas le contraire, l'aspiration de vouloir effectivement se refléter dans la législation. En France, elle n'en a pas les moyens. Et d'ailleurs, je trouve que c'est très bien comme ça.

On ne fait pas la législation de l'islam en France. Bon et je trouve que c'est non seulement souhaitable mais que c'est absolument nécessaire pour qu'il y ait une cohabitation qui soit viable. Alors maintenant qu'il y ait des tentations qui est d'abord parce que sur ce point je vais pas vous dire le contraire puisque c'est la réalité.

Quand c'est la réalité je ne la ni pas que les sondages montrent que vous avez une proportion de jeunes musulmans par exemple qui voudrait que la charia soit appliquée et cetera. C'est vrai qu'on trouve ça dans les sondages. Bon, si vous interrogez des Français sur d'autres sujets, quelquefois vous serez très étonné de voir aussi ce qu'ils disent croire en règle générale.

Très étonné. Et s'agissant des jeunes musulmans, ceux qui croient ça, la question n'est pas de savoir s'ils le croient quand ils sont adolescents et cetera. c'est de savoir si ils acceptent néanmoins, même s'ils n'en ont pas envie, même s'ils trouvent que pour eux ça serait mieux que ce soit la charia qui s'applique, mais à partir du moment où ils lois, s'ils en sortent, c'est une autre affaire.

Et il y a des quartiers, on le sait bien, où on en sort facilement. Amel mais à partir du moment où il respecte la loi, même si vous considérez qu'il pense mal, du moment que moi j'observe qu'il se comporte comme tout le monde, à ce moment-là, c'est le raf. Alain Duamel, vous vivez dans un monde qui n'existe plus.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est possible en règle générale. Oui, mais oui, mais oui, mais oui, mais je vous le dis ça avec avec amitié. Euh aujourd'hui, il y a d'innombrables quartiers en France où la loi républicaine, comme vous dites avec en phase ne s'applique plus.

Et où non, mais je parlais à votre présentateur euh et où en vérité c'est la loi de l'islam qui s'applique tout simplement parce que la majorité de la population est musulmane et qu'elle impose cela. Donc les gens qui ne sont pas musulmans ou les musulmans qui ne veulent pas appliquer la charia quittent les quartiers ou alors se couche et cède. 2è chose pour revenir à cette histoire tragique de ce crime euh commis euh contre ce malien.

Il y a 10 ans, Alain Duamel, j'avais débattu avec vous et je vous avais dit que nous arriverions dans une situation à force d'immigration, en particulier venue des pays arabos-musulmans, à exactement ce qui arrive aujourd'hui, c'est-à-dire des communautés qui s'affrontent, qui se détestent, qui se séparent et qui parfois se tuent. Et vous m'aviez dit que j'avais un ton apocalyptique. J'avais Ça vous arrive ?

Mais bien sûr, j'avais essayé de faire une plaisanterie en disant que Apocalypse avait une racine grecque qui voulait dire dévoilement de la vérité, mais vous ne m'aviez pas écouter. Et ben vous voyez aujourd'hui une pourant j'avais fait du grec. Absolument.

Et dernière chose, j'ai écouté votre débat avec monsieur Duamel entre monsieur Duamel et Alain et Alain Duamel et Jean-Luc Mélenchon cette semaine. Absolument. Débat très intéressant où j'ai entendu monsieur Mélenchon dire que il avait changé d'avis sur l'interdiction du voile et sur la laïcité en général et il disait que une jeune femme musulmane lui avait expliqué que c'était Dieu qui le voulait ainsi et que Mélenchon a répondu et ben alors dans ce cas-là je ne peux rien faire.

C'est assez extraordinaire d'entendre ça. J'étais très étonné que vous ne répliquez pas parce que même les rois de France ont toujours refusé que les papes leur disent ça. Donc vous imaginez venu d'un laïcar qui cite Robespierre à tout les les phrases qui lui se soumet et qui nous ramène la théocratie en France.

C'est ça le produit de l'immigration musulmane de masse qui arrive parce qu'évidemment monsieur Mélenchon, on va sans doute en parler, euh fait cela pour des raison électorale. Moi, je voudrais dire simplement parce que j'ai beaucoup entendu quand même de choses. J'ai entendu monsieur Roussell dire que j'avais du sang sur les mains et que j'étais à l'origine euh de ce crime.

Je voudrais dire à monsieur Roussell que quand on est secrétaire général du parti communiste, on parle pas comme cela parce que lui du sang sur les mains, il en a de 100 millions d'hommes qui ont été tués par Stalin, Paul Pot Maetong et Consortor. Deuxièmement, quand j'ai vu monsieur Mélenchon, puisqu'on parlait avec monsieur Mélenchon, qui pleurait en consolant musulmane qui disait que les musulmans avaient peur, moi je vais vous dire euh pleuré aussi mais sur la mort de la petite Lola massacrée par une Algérienne sous Oqutf. J'ai pleuré quand j'ai vu le petit Thomas exécuter à Créol.

J'ai pleuré pour la mort de la petite Philippine et pour le petit Elias et pour tant d'autres. Tous tués par des musulmans. Je voudrais dire que euh on n' pas les mêmes larmes avec monsieur Mélenchon, on n' pas les mêmes pleurs.

On a peut-être plus le même peuple. Euh je dirais que à l'époque quand j'ai voulu manifester pour Lola, toute la classe politique, y compris le Rassemblement national a refusé de manifester avec moi, a refusé de dénoncer comme moi cette francophobie et m'a insulté en disant que je faisais de la récupération. Je voulais simplement dire cela parce que j'ai de la mémoire et quand j'ai vu le délire de récupération de cette semaine, je tenais à le rappeler.

Bien entendu, ce n'est pas Alain Duamel que je vise là-dedans. Alain Duamel, après on passera à un autre thé. D'accord.

Euh alors pour moi, les choses sont différentes. Je ne pas qu'entre un débat qu'on pouvait faire il y a 10 ans et un débat qu'on fait aujourd'hui, la même société fonctionne de la même manière. J'essaie d'être de bonne fois.

Absolument. Je vois qu'il y a des évolutions et les évolutions ne se font pas toujours dans le sens que moi je souhaiterais mais je reconnais qu'il y a des évolutions. Ensuite, je dirais que il faut éviter tout ce qui donne le sentiment de globaliser aujourd'hui.

C'est c'est pas une France contre une autre France, une France contre une France différente. Aujourd'hui, c'est malheureusement une France qui est non seulement divisée globalement mais dans tous les domaine en même temps. C'est vrai dans le domaine économique, c'est vrai dans le domaine politique, c'est vrai à propos de l'éducation, c'est vrai à propos de la religion, c'est vrai à propos des murres, c'est vrai à propos de tout.

On on est une société qui est une société aujourd'hui qui a la tentation de se déconstruire. Donc je ne pas que ce soit une situation difficile, mais pour moi d'abord et là je le dis parce que c'est vraiment ce que je pense, non seulement tout assassinat mais toute toute tout coup porté, toute forme de pression brutale, tout ce qui touche à la liberté individuelle est mauvais d'où qu'elles viennent et pour qui que ce soit. Autrement dit, quand je lis et quand je vois comme vous tel horrible meurtre de celui-ci, de celle-là ou ou telle pression ou telle façon de de prendre en main un endroit et d'imposer sa loi aux autres et cetera.

Par par principe, je suis évidemment contre ça. Par principe. Mais mais je veux dire, je ne globalise pas.

On est une société divisée. On est une société dans lesquelles les ruptures ont tendance à s'accroître. On est c'est vrai dans le domaine dont on parlait la religion mais c'est vrai dans beaucoup d'autres.

C'est vrai en matière économique aussi et les conséquences également très graves et le problème est que aujourd'hui ce dont on aurait besoin c'est d'un peu de rassemblement et d'unité et que malheureusement nous sommes en train de prendre la direction opposée. Alain duel Zemour, je vous propose qu'on évoque des images que vous avez vu tous les deux comme beaucoup de Français le jour du 1er mai. Des militants socialistes qui ont été pris pour cible dans la manifestation parisienne de ce 1er mai.

Des débordements en marche de cette mobilisation. Il y a plusieurs militants qui ont été même lychés d'après plusieurs élus qui étaient sur notre plateau le le premier ma disons attaqué attaqué une élu même dit à des même lych et Jérôme Gedge le député socialiste a une nouvelle fois été ciblé il a dû être exfiltré il y a 8 jours. Ils avaient voulu se rendre à une manifestation justement contre l'islamophobie en hommage à Abouakar Sissé.

Là aussi il avait dû être exfiltré. Alors pourquoi est-ce qu'il est ciblé ? J'ai posé la question il y a quelques instants à Olivier Fort qui était à votre place à l'induamel.

Écoutez ce que nous disait le premier secrétaire du PS été pris pour cible pour ces prises d'opposition parce que parfois il est assimilé à tort à la politique que la politique que mène le gouvernement de Benjamin Netaniaahu alors que Jérôme Gage ne s'est jamais prononcé en faveur de Benjamin Netanou. Pourquoi quand vous avez vu ces images Alain Duamel, qu'est-ce que vous vous êtes dit ? Est-ce que c'est une forme d'antisémitisme de l'extrême gauche ?

Quand alors quand j'ai su que Jérôme Guad attaqué, bousculé, je me suis dit évidemment que c'était une forme d'antisémitisme. Bien entendu, quand j'ai vu que c'était aussi le l'organisation locale du Parti socialiste qui se trouvait brusquement envahi par une, je sais pas combien ils étaient, quelques dizaines, j'imagine, euh de gens avec des foulards sur la figure et arnachés comme les black que probablement ils étaient. D'ailleurs, je me suis dit que c'était le contraire même de la démocratie et que non seulement il y avait des imbéciles partout et que ça en était le cas, mais que ça m'a rappelé très exactement ce qui quand j'étais beaucoup plus jeune, on appelait les autonomes.

Il y a toujours eu dans des enf pas toujours heureusement, mais il y a trop souvent eu dans des manifestations effectivement des intrusions de gens qui pratiquaient la violence et voulaient provoquer des fractures, des fractures au sens politique. Bon, évidemment, c'est toujours été une aberration et ça s'est produit. Là, il y a eu, si j'ose dire, une double agression.

Il y a eu une agression personnelle de Jérôme Gedge qui relève évidemment de l'antisémitisme et de la bêtise la plus obtuse. Et puis il y avait aussi une volonté de s'en prendre au socialistes en tant que socialiste de la part de gens qui considéraient que ce qu'il proposait était un pâ réformisme alors qu'il faudrait imaginer un autre univers autre univers dont soit ditit en passant quand on voit comment ils veulent le l'illustrer et le symboliser ça ne doit pas donner envie à beaucoup de gens de le connaître mais il n'empêche et malheureusement il y a toujours eu des gens comme ça mais je pense qu'il y en a plus aujourd'hui que je n'en ai connu auparavant. Ça varie selon les périodes d'ailleurs, mais là on est dans une période où il y a certainement en France quelques milliers de black box qui sont prêts à des formes de violence qui peuvent tourner très mal.

Éc moi je vous ai vu sourire quand on entendait l'extrait d'Olivier Fort. Pourquoi ? Et pourquoi j'ai souris ?

Pourquoi ? Parce que c'est quand même un bel hypocrite. Pourquoi ?

Euh parce que évidemment que euh la politique de monsieur Nathanahu comme il dit euh n'est qu'un paravant. Vous savez, je vais vous faire un petit point d'histoire en deux phrases. En 1845, un homme qui s'appelle Alphon Tousnel, qui était fourrier socialiste de gauche, écrit un livre qui s'appelle Les Juifs rois de l'époque.

C'est pour la plupart des historiens la naissance de l'antisémitisme moderne. Il n gauche un siècle, que dis-je, un siècle et demi plus tard. L'antisémitisme revient sur ces terres d'origine à gauche et c'est l'islam qui les ramène.

Comme la gauche, monsieur Mélenchon, mais aussi monsieur Olivier Fort après les électeurs musulmans, car ils sont très nombreux puisque depuis 40 ans, on a cessé d'en laisser rentrer. évidemment que ils prennent avec eux et ils acceptent tous les stigmates du monde musulman et cet anti-judaïsme qui existe depuis l'origine de l'islam. C'est cela la véritable histoire qui se vit devant nous aujourd'hui.

Alors Alain Duamel va dire encore je globalisme laissez-moi le dire. Oui. Oui.

Mais que non mais parce que je voulais vous répondre tout à l'heure et j'ai pas pu. Vous savez duamel, c'est bien de ne pas vouloir globaliser car vous prenez en compte les individus, les nuances de chaque individu. C'est bien les nuances, c'est mais je suis tout à fait d'accord avec vous et même c'est humain, c'est notre humanisme qui tient compte de chaque individu.

Vous avez tout à fait raison. Notre humanisme est notre humanité. Absolument d'accord.

Mais il n'empêche que intellectuellement, c'est peut-être parce que vous avez refusé de globaliser, que vous n'avez pas compris ce qui allait se passer il y a 10 ans et que vous ne comprenez toujours pas ce qui est en train de se passer. Alors, je suis tout à fait d'accord que j'ai de grandes limites et que je ne comprends pas toujours et que je ne comprends pas toujours tout. Mais pour en revenir non pas à ce que vous venez de dire dans les médias que à ce dont vous parliez immédiatement avant, c'est-à-dire sur l'origine de gauche de l'antisémitisme.

Bon, d'abord l'antisémitisme, vous le savez comme moi, en France, hein, on va pas faire l'histoire du monde, mais l'antisémitisme en France, il date du Moyen-Âge. On pourrait remonter à l'Empire romain, s'il vous plaît. Oui.

Non, mais spécialement. Non, non, mais spécialement parce que il date, si j'ose dire, du catholicisme à partir du moment. Attendez, attendez. moderne.

Attendez, laissez-moi m'expliquer. Je ne vous dis pas que vous ne me l'avez pas dit. Je vous dis ce que moi j'ai envie de vous dire.

D'accord. chacun. Bon, donc l'antisémitisme, il existait déjà pour et déjà pour de mauvaises raisons parce que les juifs étaient le seul à pouvoir faire le commerce de l'argent et que ceux qui leur emprunté, qui étaient bien contents de les trouver étaient ceux qui ensuite étaient antisémites.

Bon, il y a eu des variations, il y a jamais eu de disparition en France de l'antisémitisme, mais il y a eu en revanche, c'est vrai, des vagues d'antisémitisme et des périodes dans lequelles il y avait une recrudescence de l'antisémitisme. pour prendre le cas le plus connu mais que qui moi m'a toujours fasciné. Au moment de l'affaire Drefus, il y avait une très forte majorité de gens qui prenaient le parti opposé à Drefus au nom d'un antisémitisme.

Et à l'époque des journaux qui aujourd'hui sont devenus des journaux de très bonne qualité que j'aime beaucoup comme la croix à cette époque c'était hyper puissant. Il y avait des croix partout hein. Il y avait des croix départementales.

Rivier fort est hypocrite comme dit. Mais attendez, attendez, je je veux répondre parce qu'on parle de choses sérieuses. Je suis pas sûr que Olfor soit le le l'aspect le plus sérieux des choses.

Je je finalement, il est pire que moi en fait. Je je reconnais tout à fait qu'il y a eu des phases dans lesquelles il y avait un antisémitisme de gauche qui s'exprimait. Je veux pas vous dire le contraire.

D'ailleurs, même au moment de l'infirus, au départ à gauche, il y avait de l'antisémitisme. Bon et donc qui est qui est de l'antisémitisme à gauche ? Oui, mais enfin, il faut pas inverser les choses.

Euh au moment de l'affaire de Refus, l'immense majorité de l'antisémitisme, il était pas de gauche, il était très très de droite. Bon et et c'est pas le sujet Alain Duamel, pardonnez-moi, c'est pas le sujet. Non, mais c'est mon sujet si vous voulez, mais c'est pas le sujet.

Et que il y a eu de l'antisémitisme par exemple dans les régimes communistes, par exemple en Union soviétique qui en est encore d'ailleurs. C'est une réalité. Donc je ne vous dis je ne vous dis pas quelqu'un de est de quelqu'un qui est de gauche n'est donc pas antisémite.

Si il y a des gens de gauche qui le sont mais moi je pense même pas qu'ils soient antisémite. C'est la c'est politique, c'est tout. Mais mais mais on ne pense pas la même chose.

Ça ne m'étonne pas tout à fait. Euh mais il y a des antisémites qui sont des antisémites, si j'ose dire, qui théorisent leur antisémitisme et puis vous avez des antisémites qui sont antisémites de comportement. Bon, en l'occurrence euh il y a euh à l'extrême gauche en France une forme d'antisémitisme qui est évidente et puis il y a ce qui est différent à gauche plus globalement à cause de ce qui se passe en ce moment et à Gaza et dans les territoires occupés et en Israël, il y a euh aujourd'hui euh un transfert non pas général mais extrêmement fréquent de ce qui se passe là-bas. par rapport à ce qui se passe ici qui est une chose que personnellement je trouve lamentable mais dont je sais très bien qu'elle est extraordinairement difficile à éviter.

Eric Zimo, réponse courte. J'aimerais qu'on parle ensuite des 100 jours de Donald Trump. Très bien.

Alors très court 1. Je vous répète que pour moi euh la la situation en Israël n'est qu'un prétexte. Et deuxièmement, pas pour moi.

D'accord, j'ai compris. Deuxièmement, je voudrais dire que on a parlé longuement de l'antisémitisme et cetera et qu'il y a effectivement beaucoup de juifs qui sont molestés, attaqués et même parfois tués. Mais je tiens à dire que aujourd'hui, il y a encore plus de violence contre les chrétiens, contre les gens, les Français de culture chrétienne, pas forcément qui vont à l'église et eux non seulement ils sont agressés, volés, violés parfois pour les femmes, insultés, mais en plus euh ils ont bien compris que euh on est en train de leur voler leur pays.

La vraie bataille politique, je tiens à le dire parce que le sujet de Mélenchon est fondamental et j'ai fini. La vraie bataille politique, c'est entre ceux comme Mélenchon qui veulent une nouvelle France, un nouveau peuple, qu'ils appellent de leur vœux, qu'ils reconnaissent le grand remplacement, qu'ils poussent à ce grand remplacement et ceux qui défendent la France que j'appelle la France éternelle, c'est-à-dire la France du peuple français avec l'identité française. C'est tout ce que j'avais à dire.

É Zemour, vous étiez à Washington au moment de l'investiture de Donald Trump. Regardez avec Alain Duamel cette photo que Oui, mais j'ai pas répondu à ce qu'il vient de dire là. Non, non, mais on a plus le temps Alain Diamel.

Moi parfois je ne réponds pas non plus. Réponse, on va évoquer la la Je suis peut-être moins patient que vous. Alain Duamel, réponse courte.

Et comme ça après on passe à à Donald Trump. Oui, moi je crois que les choses ne se passent pas comme ça euh et que là encore vous globalisez trop. Il y a des mots, ça permet de comprendre ce qui se passe.

Ah mais vous comprenez très bien, c'est connu et mais disons que vous comprenez à votre manière et qu'il y a d'autres manières de comprendre. Vous avez même vous-même reconnu que j'avais eu raison. J'ai reconnu que vous aviez raison dans la mesure où vous disiez que les choses allaient s'aggraver et elles se sont aggravées.

Ça signifie pas que vous ayez raison sur les causes, sur les conséquences et surtout que vous ayez raison en globalisant en permanence. La France évolue, elle a toujours évolué. Elle évolue dans sa composition, elle évolue dans ses mœurs.

Elle évolue dans ses convictions mais pas dans son identité que vous avez décrite tout à l'heure et chrétienne grec romain et d'origine germanique et oui origine germanique et les lumières on est d'accord et ben oui mais la la France se renouvelle depuis qu'elle existe. Non si la France se renouvelle ça veut pas dire mais c'est ça que vous vous voyez pas. Enfin, à mon avis, ce n'est pas parce que la France se renouvelle que d'abord forcément elle se défigure.

Ce n'est pas parce que la France évolue que la France n'est plus la France. La France, elle a cessé d'évoluer dans tous les domaines tout le temps et en particulier dans sa composition. Évidemment, Alain Duamel, Eric Zemo, regardez cette photo que Donald Trump a donc publié sur son réseau social Trci social qui a été retweetée par le compte même de la Maison Blanche Donald Trump qui grâce à l'intelligence artificielle apparaît en souverain pontif Alain Duamel au-delà de ce que ça peut parfois faire sourire.

Qu'est-ce que ça dit profondément quand même de ce président américain qui a passé cette semaine le cap des 100 jours de son retour à la Maison Blanche ? Ben ça veut dire que Donald Trump est un homme multiple. C'est-à-dire que c'est à la fois quelqu'un qui est en train de devenir ce qui est différent de ses prédécesseurs des présidents américains précédents.

Un autocrate, c'est-à-dire qui rassemble dans ses mains plus de pouvoir que aucun autre. Donc ça s'appelle un autocrate, celui qui rassemble les pouvoirs. Non mais mais voilà, c'est gentil.

Donc c'est un autocrate. Ensuite c'est un homme d'affaires et qui a des réactions d'homme d'affaires, qui a des intérêts d'homme d'affaires et qui a des objectifs d'homme d'affaires. Et c'est on voit très bien que chez lui euh la part privée la part publique ont tendance à s'enchevrer.

Ensuite c'est quelqu'un qui a pris un nombre d'initiatives hallucinantes initiative qu'il avait annoncé. Donc euh je ne dis pas qu'il les a improvisé, il les avait annoncé, il les met en œuvre, je je serais très content qu'on en parle, avec des conséquences qui ont été des conséquences extrêmement négatives sur lesquelles il est revenu en partie parce qu'il a été obligé de le faire par les marchés qui ont été à mon avis nettement plus intelligents que lui. Mais je dirais que c'est un autocrate qui change déjà énormément de choses, qui prend des qui prend des mesures dont certaines sont épouvantables, notamment en matière d'écologie, de santé et de pays en voie de développement.

Ces premières décisions sont mortelles au sens propre, c'est-à-dire qu'elles créent de la disette et des morts. Pour le reste, il a d'autres phases puisque c'est ça dont on était censé partir qui est que il a un côté clounesque ouistrion dont il n'arrive pas à se défaire. Il y a probablement des gens qui trouvent ça très drôle.

Alors moi franchement euh je suis plus protestant que catholique donc je dis pas ça par cléricalisme. Quand je vois un président américain qui se prend plaisir à à sa photo de lui-même en pape, je dis que comme d'ailleurs la façon dont il s'est comporté avec Zelinski quand Zelinski lui avait rendu visite, c'est possible d'être original, c'est possible de vouloir être différent des autres chefs d'état, c'est possible de vouloir trancher sur ses prédécesseurs mais que il y a tout de même des limites entre jouer les maort et puis brusquement tomber dans un burlesque mais un burlesque qui est inquiétant comme celui qui tombe dans le burlesque est l'homme aujourd'hui le plus puissant du monde. Éric Zemour.

Moi, vous savez, j'ai connu Alain Duamel et c'est ça que j'admirais chez lui quand les journalistes étaient manquéin et injustement maniquéin à l'égard d'un président de la République française, il les recadrait et il remettait de la mesure et de la nuance dans leur jugement. J'espère continuer et je constate que à l'égard de Donald Trump, il imite les pires de ceux qu'il critique. Je n'imite personne.

Cher Alain Duamel, un autocrate, pardonnez-moi. Est-ce que vous considérez que le président de la République française est un autocrate ? Je ne crois pas.

Je je ne crois pas que Donald Trump est davantage Non, parce que moi je vous ai laissé parler longuement. Donald Trump, je ne crois pas qu'il ait davantage de pouvoir aujourd'hui qu'un président de la République française. Deuxièmement, on dit les pouvoirs qui l'appliquent, hein.

Oui. Oui, absolument. Absolument.

Deuxièmement, vous l'avez dit vous-même, Donald Trump applique ce qu'il avait annoncé pendant sa campagne présidentielle. Au moins, il a averti et il n'a pas trompé les électeurs. Je comprends que toute la classe politique le déteste parce qu'il donne vraiment le mauvais exemple.

Deuxièmement, non seulement il fait ce qu'il a dit, ça ne vous concerne pas. Non seulement il fait ce qu'il a dit, mais en plus il fait. Là aussi, on n plus l'habitude en France.

Qu'est-ce qu'il fait ? Et au-delà de la caricature et du côté histonesque qui existe ? Mais oui, qui existe mais moi je trouve ça amusant.

Mais bon, passons. L'humour personnel sélectif. Tout à fait d'accord.

Qu'est-ce qu'il fait ? Il faut bien comprendre l'ampleur de ce qui est en train d'être fait. En vérité, Donald Trump met un terme à 30 ans ou 40 ans de mondialisation et même si on je voulais aller plus loin et plus profondément, en vérité, il ferme le 20e siècle. le 20e siècle qui s'était ouvert avec on parle toujours de président américain d'ailleurs, les grands discours de Wilson, le président américain pendant la Première Guerre mondiale et qui avait imposé si vous voulez dans ce 20e siècle la domination et l'hégémonie et la supériorité des individus sur les peuples et sur les familles, la supériorité des juges sur les États, la supériorité du libre échange sur le protectionnisme, la supériorité des minorités sur la majorité, des organisations internationales sur les gouvernements et cetera et cetera.

Ce 25 là est en train effectivement de s'achever sous les clous de Donald Trump. Donc c'est vous dire que c'est historique ce qui est en train de se passer. il veut ramener euh un monde où ce serait les États, les gouvernements, les peuples, les nations qui dirigent et non pas les juges, les individus, les organisations internationales et cetera.

Maintenant, rentrons maintenant qu'on a compris l'ampleur, rentrons essayons de rencontrer vite dans le détail. Je vais aller très vite, beaucoup plus vite mais bilan économique, première mauvaise nouvelle. Éric Zemour, premier trimestre, baisse de 0,3 % du PIB américain.

Ne soyez ne soyez pas ne soyez pas journalistes, ne soyez pas sur l'immédiateté. Essayez de voir dans une ampleur historique. Je vous assure que vous allez comprendre mieux un mot mais je je non mais je continue.

Il m'a interrompu, c'est pas de ma faute. Allez, on va Je continue maintenant dans le détail. Un, il s'attaque au wisme et avec virulence.

Vous êtes contreel, vous êtes pour les discriminations, pour les minorités, vous êtes pour Non mais parce que c'est important vous êtes Est-ce que vous êtes pour le climat antisémite Harvard ? Est-ce que vous êtes pour les le climat dès les terre ? Ne répondez pas à ma première.

Vous pouvez finir votre développement parce que malheureusement il nous reste plus que 4 minutes. On va laisser la parole à je veux continuer al parce que j'ai pas fini. Je vais aller tr deuxièmement il donc le wisme il a des premières réussites.

Ou je sais ça vous embête parce que là vous êtes d'accord. Deuxièmement l'immigration il combat l'immigration comme une colonisation et une invasion et il a raison. Et il emploie des méthodes de guerre pour la combattre et il a raison.

Il y avait 4 millions de clandestins qui passaient par la la frontière mexicaine. Il n'y en a quasiment plus. Troisièmement, les tarifs.

Je vais en parler. Les tarifs doués. Les tarifs doigniers.

Qu'est-ce qui se passe ? Allez, on sait très bien. Il faut faut que vous laissiez les répondre à quand même un moment.

Répondez. Je par Non, non, mais les tarifs doués, vous jugez que c'est une bonne stratégie. Alors, les tarifs doigers, pourquoi fait-il cela ?

Non, mais il faut laisser au Allez Alain, allez-y Allain, allez-y. Alors, moi je je vois évidemment pas du tout les choses comme ça. C'est pas grave.

Je reconnais tout à fait que ce qu'il fait euh c'est ce qu'il avait dit. Je reconnais tout à fait que le fait qu'il le fasse, ça change les règles du jeu global. Je Mais non, mais quand les choses sont évidentes, je les discute pas. euh il le fait et son ressort principal c'est un ressort nationaliste que d'ailleurs il assume et c'est pour ça que je laisser et on passe donc d'une phase d'un siècle dans lequel on essayait de trouver un concert international plus ou moins bien et avec plus ou moins de résultat mais on essayait on peut pas dire qu'on essayait pas avec maintenant lui qui n'essait pas lui il essae de casser la logique qui existait de la remplacer par une autre ce qui est son droit d'essayer Je ne vous dis pas le contraire, mais ce qui implique aussi queon puisse lui répliquer de la même façon avec le même souci de nos intérêts.

Mais pour le reste, il moi il me fait penser, puisque vous aimez bien l'histoire et que vous la connaissez bien, même si vous l'interprétez beaucoup, il me fait penser au attendez et sans finir vous savez pas ce que je veux dire. Il me fait il me fait il me fait penser au président Houve qui a précédé Franklin Roosevelt et qui a pris des mesures qui étaient des mesures du type Trump, c'est-à-dire qu'il voulait casser une logique. Pas du tout.

Et grâce à son extrême intelligence, il a il a déclenché la crise de 1929 qui a fait souffrir le monde entier. Trump Trump Trump la fin Trump aujourd'hui lance des choses de façon caricaturale revient dessus parce que il y a aussi une logique il y a une logique on refera débat allez-y je dis je le dis d'une phrase oui il est à mes yeux un grand déstabilisateur et la seule limite que je mets à ça c'est que Dieu merci Quand il s'aperçoit que c'est une énormité, il est capable de revenir en arrière. Donc, j'ai le temps de répondre.

Alors, vous avez 20 secondes. Ah non non non non non, pardonnez-moi, c'est pas possible. Non, non, c'est pas sérieux.

On vient de faire près d'une heure de débat. Non, mais c'est pas sérieux. Laissez-moi un minimum de temps pour répondre.

Les tarifs, c'est très important parce que c'est le cœur de la bataille. On sait, il est en train de rompre avec le libre échange mondialisé. On savait les avantages du libre échange, ça veut dire des baisses de prix pour les consommateurs et le fait que les asiatiques en gros soi sortis de la ruine et de la misère.

Mais on connaît aussi les inconvénients. Les inconvénients, c'est la désindustrialisation, c'est la prolétarisation des classes populaires américaines et françaises. C'est aussi une pollution énorme avec les super tankeres.

Est-ce que vous savez que les produits pour être fabriqués passent plusieurs fois à la frontière ? aussi l'hégémonies américaines, les hégémonies chinoises. Donc si vous voulez, il faut ce n'est pas négatif de rompre avec ça.

On peut vivre avec un système protection et moi je pense que les Européens devrai faire la même chose. Promet qu'on reprendra ce débat avant 10 ans. Vous avez débattu tous les deux pendant près d'une heure le mot de la fin en quelques secondes.

Allain dans 10 ans, je serais mort. Non non mais non. Yeah.