L'Intégrale du lundi 20 octobre 2025
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 5:52OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous pensez un compromis possible entre l'EPS et le bloc central, le gouvernement ?
- 7:08RelanceÉludée
Mais vous pourriez vous abstenir ?
- 7:45RelanceRéponse directe
Donc, le problème, il va plus venir du Bloc central que des socialistes pour trouver un compromis sur ce budget, selon vous ?
- 8:19RelanceRéponse partielle
Ce n'est pas votre avis ?
- 9:01OuverteRéponse partielle
Donc vous n'êtes pas arc-bouté sur la taxe Zuckman, même si Olivier Faure veut la réintroduire par amendement ?
- 9:31OuverteÉludée
Sur les franchises médicales dans le budget de la sécurité sociale, ça aussi c'est un autre point, lignes rouges en tout cas des socialistes.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29PrésentateurFait
« Ce ne sera ni le budget des socialistes, ni le budget de Sébastien Lecornu, prévient la porte-parole du gouvernement. »
- 6:06InvitéFait
« C'est un gouvernement de droite et c'est un budget de droite. »
- 6:37InvitéFait
« La suspension jusqu'à la présidentielle de la retraite borne qui était décriée par à peu près tout le monde, même une partie de la droite, fait que c'est une vraie avancée, une vraie victoire pour les Français. »
- 6:53InvitéFait
« il y a des mesures qui ne nous conviennent pas. »
- 8:34InvitéFait
« C'est l'idée qu'il faut que ceux qui ont, et tant mieux pour eux, ont eu des revenus augmentés très sensiblement. Et ceux qui sont tout en haut, tout en haut financièrement, j'ai envie de dire, en termes de revenus, on dit, il y a un effort, il faut que chacun contribue à la proportion de ses capacités. »
- 11:07InvitéFait
« Sébastien Lecornu a promis que cette suspension interviendrait pour les Français à partir du 1er janvier 2026 »
- 12:10InvitéFait
« il y a des mesures qui sont rejetées par la gauche. Le gel des pensions de retraite, le gel des aides sociales, notamment des allocations logements, ou encore le doublement des franchises médicales »
- 15:18InvitéFait
« S'il y avait eu censure du gouvernement, je rappelle qu'il n'y aurait pas eu cette suspension de la réforme de la bande. »
- 18:14InvitéFait
« que c'est son gouvernement depuis 2017. Quand François Hollande a quitté le pouvoir en 2017, les comptes de la Sécu étaient dans le vert. Et le budget d'État est à 3% de déficit. Qu'en est-il aujourd'hui ? »
- 19:29InvitéFait
« Il couvre un bassin de 110 000 habitants avec une démographie médicale libérale qui est en berne. »
- 20:29InvitéFait
« Le seuil de rentabilité, entre guillemets, c'est 1000. Est-ce que pour autant, on va fermer la maternité de Marmonde ? Bien sûr que non, ce n'est tout simplement pas possible. »
- 22:50PrésentateurFait
« Sébastien Lecornu promet aucune fermeture d'hôpital en 2026 »
- 24:13InvitéFait
« Nous n'avons fait aucune alliance avec qui que ce soit. Nous sommes dans l'opposition. »
- 26:06InvitéFait
« Je suis le premier parlementaire à avoir soutenu le projet. »
- 26:48InvitéFait
« le premier projet qui va sortir de terre, les saules sont lancées, c'est à Goussinville. »
- 30:15InvitéFait
« pour aussi les Gazaouis de ne plus avoir de bombes sur la tête toute la journée et les morts »
- 30:27InvitéFait
« nous sommes pour effectivement une autorité qui vient une autorité internationale qui viendrait concrètement organiser à Gaza et en Cisjordanie finalement ce qui est le futur état palestinien »
- 30:41InvitéFait
« il faut reconstruire aéroports port des moyens tout est détruit »
- 32:21PrésentateurChiffre
« la note de la France a à nouveau été dégradée »
- 32:25PrésentateurChiffre
« la dette c'est 115% du PIB »
- 40:57PrésentateurChiffre
« la dette c'est 115% du PIB »
- 41:38PrésentateurChiffre
« 5 milliards c'est trop ce sera 2 pour le Sénat »
- 43:54PrésentateurChiffre
« nous allons l'alimenter de 300 millions »
- 51:48PrésentateurFait
« l'UDI avait annoncé son soutien mais sa non-participation au gouvernement »
- 56:46InvitéChiffre
« le diadème de l'impératrice Eugénie l'épouse de Napoléon III un diadème qui compte près de 2000 diamants »
- 1:00:24InvitéChiffre
« Jean-Michel Aulas serait largement en position de l'emporter avec 47% des intentions de vote au premier tour »
- 1:00:30InvitéChiffre
« contre 23% à Grégory Doucet »
- 1:00:37InvitéChiffre
« au second tour l'écart se creuse encore avec 61% contre 39% »
- 1:02:06InvitéPromesse
« en donnant un sursis et faisant en sorte que ça soit renvoyé à 2027 »
- 1:06:33InvitéFait
« tout ce qui impacte le pouvoir d'achat des français sans s'attaquer à la dépense, à la réforme de l'état c'est non »
- 1:07:39PrésentateurFait
« que le tiers de la dépense publique en France c'est lié étroitement à notre système de retraite »
- 1:12:40InvitéFait
« On fait pas les économies qu'il faudrait faire, on se tire une balle dans le pied en suspendant ces réformes des retraites »
- 1:15:02PrésentateurFait
« une taxe du Kman sur les très hautes fortunes »
- 1:21:23PrésentateurFait
« Edouard Philippe est opposé à la réforme des retraites »
- 1:23:36PrésentateurFait
« les sénateurs de Renaissance votent la suspension de la réforme des retraites »
Temps de parole
- Présentateur62 %
- Invité16 %
- Invité 211 %
- Invité 33 %
- Invité 43 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce lundi 20 octobre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Le Parlement entame aujourd'hui l'examen du budget. Ce ne sera ni le budget des socialistes, ni le budget de Sébastien Lecornu, prévient la porte-parole du gouvernement. Alors un compromis est-il possible ? Le Premier ministre arrivera-t-il au bout du marathon budgétaire sans être censuré ? On va en parler dans une heure avec nos éditorialistes Steve Tréhard et Bérangère Bonte.
La suspension de la réforme des retraites survivra-t-elle au débat parlementaire où les socialistes se sont-ils fait piéger par Sébastien Lecornu ? Le sénateur socialiste Rachid Temal est notre invité. Dans quelques instants, on lui posera la question. À quel octobre les collectivités seront mises à contribution ? Jusqu'où ira la décentralisation promise par Sébastien Lecornu ? Et faut-il une république fédérale comme le demande Jean-Louis Borloo ? Dans une demi-heure, nous recevrons Françoise Gattel, la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.
Et puis à la une de nos régions, nous vous emmènerons dans la plus petite station de ski de Savoie, Notre-Dame-du-Pré, qui se réinvente complètement pour faire face au réchauffement climatique. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre Poussard. Bonjour Ariane. Et à la une de ce lundi 20 octobre, ce spectaculaire cambriolage au musée du Louvre.
Oui, un scénario digne d'un film hollywoodien. Quatre malfaiteurs ont braqué hier matin le musée le plus visité au monde. Équipés d'une échelle de déménagement et de scie circulaire, ils ont dérobé des bijoux du 19e siècle d'une valeur inestimable, dont le diadème de l'impératrice Eugénie, l'épouse de Napoléon III, un diadème qui compte près de 2000 diamants. Ce braquage pose la question de la sécurité des musées. On écoute Rachida Dati, la ministre de la Culture.
Le sujet des musées et la vulnérabilité des musées est un sujet ancien, comme vous le savez. Pendant 40 ans, ce n'est pas intéressé à la sécurisation de ces grands musées. Et d'ailleurs, la présidente du musée du Louvre, il y a deux ans, avait saisi le préfet de police pour un audit de sécurité. Pourquoi ? Parce qu'il faut adapter ces musées aux nouvelles formes de criminalité. Aujourd'hui, c'est devenu une criminalité organisée. C'est aujourd'hui que débute donc la bataille parlementaire sur le budget.
L'examen du projet de loi de finances 2026 commence aujourd'hui en commission des finances de l'Assemblée nationale. Plus de 1700 amendements ont été déposés pour modifier ce texte. Les débats s'annoncent rugueux et ouverts, alors qu'on le rappelle, Sébastien Lecornu a promis qu'il n'utiliserait pas le 49-3 pour passer en force sur ce texte.
L'accord de cessez-le-feu à Gaza est-il toujours en vigueur ?
C'est en tout cas ce qu'affirme le président américain Donald Trump alors que des frappes israéliennes ont tué hier au moins 45 personnes dans la bande de Gaza. Une réponse, selon Israël, à des attaques du Hamas. Ce sont les premiers affrontements depuis le cessez-le-feu du 10 octobre dernier.
Et puis Nathalie Delattre a été élue à la tête du Parti Radical.
Oui, la sénatrice de Gironde et ancienne ministre du Tourisme de François Bayrou a été élue avec 65% des voix présidente du Parti Radical, le plus vieux parti de France à l'heure actuelle. Il a été fondé en 1901. Nathalie Delattre assurait déjà la présidence par intérim du Parti Radical.
Merci Alexandre. Bonjour Achille Thémal. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes sénateur socialiste du Val-d'Oise, vice-président de la Commission des affaires étrangères du Sénat. On va commencer, comme d'habitude, en regardant trois unes de presse régionale. On les a sélectionnés. On recommence par la une du Dauphiné. Sept minutes, l'incroyable case du Louvre. Huit bijoux d'une valeur inestimable ont été dérobés hier. Les voleurs sont passés par la fenêtre. La deuxième une, c'est celle de la Marseillaise. Santé mentale, le péril jeune. Un tiers des 11-24 ans vont mal. Les moyens dédiés au bien-être mental de la jeunesse font défaut. C'est ce que dit le professeur Marcel Ruffaut.
Et puis la dernière une, c'est celle de Nice Matin. Un cure-thermal, la fin du 100% remboursé. C'est la question à la une du journal. La Cour des comptes qui veut supprimer le remboursement intégral des patients. Le secteur dénonce une mesure injuste. Quelle une avez-vous envie de commenter ?
La Marseillaise. Ça vous fera plaisir. Et sur un sujet, effectivement, au combien important la santé mentale des plus jeunes. D'abord parce que la santé mentale, en tout cas, c'est le parent pauvre de l'hôpital qui lui, déjà, va très mal. Donc on imagine l'état de la santé mentale. Et c'est vrai que je pense qu'on ne mesure pas encore les effets, notamment du Covid et de ce que tout cela a entraîné. Et donc c'est vrai que le manque de moyens, c'est une forme de bombarde entardement. Et puis c'est vrai que l'arrivée massive, en tout cas maintenant, dans ces générations-là, où ils n'ont connu qu'eux aussi la question du numérique, etc.
Tout ça crée des bulles, les réseaux sociaux, les numériques, etc. Ça fait que le rapport à l'autre, le rapport à soi m'a forcément impacté. Et c'est vrai que là, c'est un sujet majeur. Alors il y avait eu la question qu'il y ait une prise en charge minime à une époque, pour la jeunesse, mais je pense qu'il faut revoir d'autres dispositifs. Et surtout dire que ce n'est pas grave d'aller voir, d'être soigné, d'être accompagné. Je veux dire, c'est comme ça qu'on grandit quand on en a besoin. Et donc c'est important qu'on en ait les moyens, qu'il y ait une appréhension qui soit dépassée.
Donc je pense que ça veut dire qu'il faut que la société, dans son ensemble, s'en donne les moyens et prenne conscience de la réalité de notre jeunesse.
On passe à l'actualité du Parlement. Et l'Assemblée nationale entame donc aujourd'hui l'examen du budget. Ce ne sera ni le budget des socialistes, ni le budget de Sébastien Lecornu. C'est ce qu'a dit hier la porte-parole du gouvernement Maude Bréjon dans Le Parisien. Est-ce que vous pensez un compromis possible entre l'EPS et le bloc central, le gouvernement ?
Mais en fait, ce n'est pas du tout le budget des socialistes, bien évidemment. C'est un gouvernement de droite et c'est un budget de droite. Ce que nous avons fait, nous, les socialistes, nous avons fait le choix de ne pas être les agents du chaos. Je note que ces dernières semaines, les agents du chaos, les vecteurs du chaos, c'était ce qu'on appelle le socle commun. Donc quand vous entendez Édouard Philippe, quand vous entendez M. Bruno Retailleau, quand vous entendez Gabriel Attal. Donc toute la question, c'était est-ce qu'on mettait du chaos dans le chaos ou est-ce qu'on essayait de faire avancer des choses pour les Français ?
Nous avons fait ce choix-là, d'abord en proposant, nous, un budget et en avançant. Avant même l'examen du budget qui démarre aujourd'hui à l'Assemblée, nous avons fait une première victoire pour les Français, pas pour les socialistes, pour les Français. La suspension jusqu'à la présidentielle de la retraite borne qui était décriée par à peu près tout le monde, même une partie de la droite, fait que c'est une vraie avancée, une vraie victoire pour les Français. Ça, c'est le premier point. Ensuite, dans ce budget-là, qui n'est pas notre budget, je le rappelle encore une fois, il y a des mesures qui ne nous conviennent pas.
Et donc, ce qui est le boulot d'un parlementaire, qu'on soit député ou sénateur ou sénatrice, c'est justement de faire le travail que nous allons faire maintenant. Les socialistes à l'Assemblée, nous allons le faire ensuite au Sénat, déposer des amendements, combattre, voter, obtenir des victoires pour les Français. – Donc, vous pensez obtenir un budget de compromis ? – Et puis à la fin, on verra ce que nous ferons en finale. Nous ne voterons pas le budget, mais en tout cas, nous verrons ce que nous ferons sur les autres mesures. – Mais vous pourriez vous abstenir ? – Comment ?
– Vous pourriez vous abstenir ?
– Oui, mais vous savez bien que le compromis est d'ailleurs même compliqué, parce qu'un des problèmes que nous avons dans ce jeu de déstabilisation, c'est l'État des Républicains, puisque nous avons bien compris que les Républicains, il y avait, comme dirait l'autre, les Républicains du Sénat, les Républicains de l'Assemblée, et qu'entre eux, c'est un peu des oppositions. Donc, il serait bon, d'abord, que ce qu'ils appellent le socle commun arrête de constamment déstabiliser, de rajouter du bordel au bordel.
– Donc, le problème, il va plus venir du Bloc central que des socialistes pour trouver un compromis sur ce budget, selon vous ?
– Je vous donne un exemple concret. Tout le monde est d'accord pour la suspension des retraites. Et puis, hier, j'ai écouté le président du Sénat, Gérard Larcher, en tant que chef des Républicains, évidemment, nous a dit qu'il serait opposé à cette suspension de la réforme des retraites. Ça nous interroge, puisque je rappelle que, de l'autre côté, les députés n'ont pas voté la censure contre le gouvernement de M. Lecornu, qui a annoncé cette suspension. Vous voyez bien que c'est de là que vient le problème.
– Gérard Larcher, il a dit autre chose hier, il a redit plutôt autre chose, que la taxe Zuckman, selon lui, est inconstitutionnelle. Ce n'est pas votre avis ?
– Alors, je n'ai pas noté que Gérard Larcher était passé dans la nuit près de la présidence du Sénat, la présidence du Conseil constitutionnel. Ce qu'on a déjà dit sur cela, c'est quoi la taxe Zuckman ? C'est l'idée qu'il faut que ceux qui ont, et tant mieux pour eux, ont eu des revenus augmentés très sensiblement. Et ceux qui sont tout en haut, tout en haut financièrement, j'ai envie de dire, en termes de revenus, on dit, il y a un effort, il faut que chacun contribue à la proportion de ses capacités. Ils ont augmenté leur capacité, on leur demande d'augmenter leur participation, leur effort. Bon, et si le Premier ministre trouve d'autres outils, nous parlerons de ce que ça veut dire.
– Donc vous n'êtes pas arc-bouté sur la taxe Zuckman, même si Olivier Faure veut la réintroduire par amendement ?
– Personne n'est arc-bouté sur rien. – Pourquoi la réintroduire par amendement alors ? – Mais parce que pourquoi on ne l'introduirait pas ? Pourquoi on n'aurait pas le droit de mettre des amendements ? C'est le principe de base. Ce qu'on vous dit simplement, c'est que nous allons mettre des amendements, il y aura des débats, et s'il y a d'autres mesures, ce qu'on appelle un rendement suffisant pour pouvoir alléger la charge des Français, on verra à ce moment-là, mais commençons le débat, permettez le débat, je veux dire, pourquoi interdire aux socialistes de déposer tel ou tel amendement ?
Je crois que dans la peine, encore une fois, ceux qui ont été les plus responsables, ce sont les socialistes.
– Sur les franchises médicales dans le budget de la sécurité sociale, ça aussi c'est un autre point, lignes rouges en tout cas des socialistes.
– Je ne parle pas de lignes rouges, on ne fait pas le budget avec des lignes rouges, on fait des propositions, des oppositions.
– Donc là-dessus aussi, justement, parce que Maude Bréjeon, la porte-parole du gouvernement, il ouvre la porte à un élargissement du public qui serait exonéré de ses franchises médicales. Un compromis est possible autour de ça ?
– Mais attendez, vous me parlez d'une porte-parole qui dit, je ne sais quoi, vous savez, moi je suis très simple comme garçon, comme les socialistes, il y aura des amendements du gouvernement et de l'ensemble des groupes, et c'est amendement parlement, on regardera concrètement ce que ça a comme impact pour les Français. Notre boussole, notre juge de paix, c'est que les Français vivent mieux. C'est assez simple comme explication, nous. Nous ne sommes pas là pour faire des coups, nous ne sommes pas là pour déstabiliser qui que ce soit, nous ne sommes pas dans une fracture, contrairement à d'autres partis. Nous voulons améliorer la vie des Français.
Donc à chaque fois qu'il y aura des propositions, nous les étudierons, nous ferons nous-mêmes nos propositions, et nous regarderons ce qui se met, ce qui est aussi dans le débat politique.
– On va revenir sur la suspension de la réforme des retraites qui a donc été annoncée par Sébastien Lecornu, mais sera-t-elle vraiment mise en œuvre à l'issue des débats parlementaires où le PS s'est-il fait piéger ? C'est votre éclairage, Alexandre. Le gouvernement qui a donc promis aux socialistes une suspension de la réforme des retraites en échange d'une non-censure, mais l'adoption finale de cette mesure au Parlement est très incertaine, expliquez-nous pourquoi.
– Eh bien cela dépend du véhicule législatif, c'est-à-dire le moyen par lequel on change la loi. Alors pour suspendre la réforme des retraites, il y a plusieurs scénarios possibles. D'abord un texte de loi simple, alors visiblement ce n'est pas le scénario qui est choisi par le gouvernement. Pour une question de délai, Sébastien Lecornu a promis que cette suspension interviendrait pour les Français à partir du 1er janvier 2026 et d'ici là, une grande partie du calendrier au Parlement est occupée par l'examen du budget et donc il n'y a pas de place, il n'y a pas de temps pour examiner un texte de loi sur les retraites.
– La deuxième option, c'est intégrer la suspension de la réforme des retraites dans le budget.
– Oui, c'est l'option qui a été privilégiée la semaine dernière par le gouvernement. Sébastien Lecornu avait annoncé qu'il déposerait un amendement pour modifier le budget de la Sécurité sociale 2026 lors du débat au Parlement. Cet amendement doit être ensuite voté par une majorité de parlementaires, notamment à l'Assemblée nationale. Il semble y avoir une majorité pour cette suspension, que ce soit à gauche ou du côté du Rassemblement national, même par certains élus du Bloc central. Mais pour que cet amendement soit adopté définitivement, il faudra que le budget de la Sécurité sociale soit adopté dans son ensemble par une majorité de députés.
Et c'est là où est le problème, notamment pour le Parti socialiste, car, vous en avez parlé, dans ce budget de la Sécurité sociale déposé par le gouvernement, il y a des mesures qui sont rejetées par la gauche. Le gel des pensions de retraite, le gel des aides sociales, notamment des allocations logements, ou encore le doublement des franchises médicales, c'est-à-dire la hausse du prix du médicament pour les Français. Alors, même si les socialistes espèrent remanier ce budget durant les débats, eh bien, il pourrait être au final bien difficile à voter pour la gauche. Et puis, il y a la question du délai, le délai d'examen de 50 jours maximum pour examiner ce budget de la Sécurité sociale.
Si ce délai est dépassé, le budget n'est pas adopté et le gouvernement pourrait se retrouver obligé de le faire passer, soit par ordonnance, soit par une loi spéciale.
Et alors, il y a une troisième option qui est apparue ce week-end.
Oui, cette option, elle est proposée par le constitutionnaliste Benjamin Morel, qui d'ailleurs vient souvent dans cette émission. Selon lui, concernant la suspension de la réforme des retraites, le gouvernement devrait faire, je cite, une lettre rectificative permettant de compléter un projet de loi déjà déposé devant le Parlement, mais avant son examen par la première Assemblée saisie. Alors, si le budget de la Sécurité sociale originelle était au final appliqué par ordonnance par le gouvernement, faute d'adoption au Parlement, eh bien, ce texte originel comprendrait bien alors la suspension de la réforme des retraites grâce à cette lettre rectificative.
Une lettre rectificative qui d'ailleurs, depuis, est demandée par les oppositions au gouvernement. Jean-Luc Mélenchon en tête, je le cite, « Il apparaît qu'il existe un moyen d'obliger le gouvernement à tenir parole. » Merci à Benjamin Morel qui le fait connaître. C'est le procédé de la lettre rectificative. Marine Le Pen, également, demande à Sébastien Lecornu de déposer en urgence une lettre rectificative sur son projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour garantir la viabilité juridique d'une suspension de la réforme des retraites avant son vote par l'Assemblée.
Mais le problème, c'est que cette lettre rectificative pourrait obliger le Parlement à raccourcir les délais d'examen du budget cet automne. Et ça, pour le Sénat, c'est hors de question. On va écouter le président du Sénat, Gérard Larcher. Il était hier dans l'émission Grand Jury RTL Public Sénat. Nous avons 70 jours pour examiner le budget. On a des réalités calendaires. Bien sûr, la pureté serait de faire une lettre rectificative soumise au Conseil d'État. Alors, pour nos auditeurs et nos téléspectateurs, c'est un peu de la technicité parlementaire. Mais ça retarde d'autant l'éventuelle transmission au Sénat dix jours. Et là, il n'est pas certain que nous tenions les délais.
Donc, vous n'êtes pas favorables à la lettre. Le Sénat ne s'amputera pas des quinze jours auxquels il a droit pour examiner le projet de loi. Voilà, on n'a donc pas fini de cette histoire de véhicule législatif de la suspension de la réforme des retraites. Rachid Temal, on voit que la suspension de la réforme des retraites que vous avez négociée avec le gouvernement en échange de la non-censure, finalement, pour des questions parlementaires, elle est très incertaine. Est-ce que vous vous êtes fait avoir ? Très franchement, quand j'entends, je veux revenir sur les mots, d'abord, ça concerne près de 3,5 millions de Français. Je pense qu'on peut d'abord se saluer cela.
Parce que c'est extraordinaire, c'est comme si tout ça n'existait pas. Vous savez, parce que j'entends Mme Le Pen et M. Mélenchon. Ils sont extraordinaires. Je pourrais même dire cocasse ou ridicule. Voilà des gens qui ne voulaient pas du tout de cette réforme-là, qui voulaient même censurer le gouvernement. S'il y avait eu censure du gouvernement, je rappelle qu'il n'y aurait pas eu cette suspension de la réforme de la bande. C'est quand même eux qui étaient à deux doigts de l'empêcher et qui viennent maintenant faire les chevaliers blancs n'ont pas besoin de leur conseil. Donc, ce que nous disons, les choses sont assez simples. Le Premier ministre a pris un engagement.
Nous demandons de le tenir. Et donc, quelle que soit la mesure, il faut le tenir. Donc, après, que d'autres oppositions, alors on ne sait plus vraiment d'ailleurs, que les LR, pour lesquelles, veulent jouer un jeu de pouvoir à la fin faire la suspension, nous nous battrons. Donc, nous allons maintenant, c'est au Premier ministre de nous dire ce qu'il souhaite faire, comment il le souhaite faire. Et à ce moment-là, nous nous positionnerons. Mais, rassurez-vous, à la fin, il y aura une suspension de la réforme des retraites. Vous êtes certain ? Il y aura une réforme. La réforme sera suspendue.
Même s'il faut passer par des ordonnances pour faire passer le budget avec cette suspension à l'intérieur, vous êtes prêts à accepter ces ordonnances ? Mais, encore une fois, il y a un processus législatif laissait là jusqu'au bout. Laissait là jusqu'au bout. C'est marrant, tous ces gens qui étaient persuadés que nous n'obtenirons rien. Je vous rappelle, quelques jours avant, les socialistes ne l'auront pas, c'est impossible. Ils se sont fait avoir. Et à la fin, nous l'avons. Et maintenant, depuis que nous l'avons, maintenant, c'est... Ah oui, on en est de vous dire, mais ces gens-là, je vous rappelle encore une fois, je vous le dis, tous ces gens-là, M. Larcher, Mme Le Pen, M.
Mélenchon et d'autres, étaient contre la suspension de la réforme des retraites. Donc, ils n'ont pas gagné. Qu'ils laissent ceux qui ont obtenu cette victoire pour les Français ?
Quand vous entendez Gérard Larcher hier dire que la majorité sénatorielle ne votera pas à cette suspension qu'elle restera fidèle à ses convictions ? Est-ce que vous vous dites que c'est mal parti ?
Mais vous savez que la majorité sénatorielle actuelle n'a pas le droit de droit et de vie sur l'ensemble du Parlement. C'est une composante du Parlement. Donc moi, quand j'ai entendu M. le Président Marseille à la tribune du Sénat, ce n'est pas ce qu'il disait. Donc, je ne suis pas certain que la majorité parle d'une seule voix. Mais en tout cas, si la suspension de la réforme des retraites, en tout cas, cet amendement est voté par une majorité de députés. Mais qu'au final, il y a un budget avec des mesures qui sont irritantes pour la gauche. Vous n'allez pas le voter, ce budget. Donc, au final, il n'y aura pas de suspension. Mais encore une fois, attendez, soyez patients.
Mais on se projette un peu. C'est normal. Approjetez-vous. Moi, je vous le dis qu'à la fin, elle sera dedans.
Très bien.
Vous êtes certain. Et tous ceux qui, encore une fois, pendant une semaine, nous ont expliqué que nous n'obtenons rien, en sont pour leur argent, comme on dit. Alors, je leur dis, taisez-vous de grâce. Et laissez ceux qui travaillent pour les Français agir. Parce que c'est ce qui se passe. Pendant qu'eux glossaient et voulaient renverser un gouvernement, nous avons obtenu une mesure concrète, précise et majeure pour les Français.
Avec Sébastien Lecornu qui demande des économies pour compenser le coût de sa suspension. Et hier, la nouvelle ministre de la Santé était dans un hôpital à Créteil. Elle a alerté sur le déficit de la sécurité sociale. Il va falloir le diminuer. Si on ne le diminue pas, on a un risque de ne plus avoir de sécurité sociale à terme. Elle a raison ?
Non. Je veux dire, cette dame-là... Je rappelle que c'est son gouvernement depuis 2017. Quand François Hollande a quitté le pouvoir en 2017, les comptes de la Sécu étaient dans le vert. Et le budget d'État est à 3% de déficit. Qu'en est-il aujourd'hui ? Là aussi, tous ces gens qui depuis quasiment 10 ans, de 2017 à aujourd'hui, ont quand même fait le talent, avec le talent qu'on sait, de tels déficits partout, viennent ensuite donner des leçons. Si elle ne sait pas faire la Sécu, qu'elle laisse sa place. Et d'autres feront des choses pour y arriver.
On va continuer à parler de la question de l'hôpital. On va dans le Lot-et-Garonne. Bonjour Joël Auclé. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire PS de Marmande et vous êtes médecin retraité. Joël Auclé, un hôpital est menacé de fermeture dans votre ville. D'abord, expliquez-nous pourquoi.
Oui, menacé de fermeture financièrement, je dirais, c'est dû à ce que tous les hôpitaux de notre dimension, de la France dite périphérique, supportent, c'est-à-dire un déficit chronique depuis la sortie
de la crise Covid. Donc effectivement, lorsqu'on a des déficits chroniques, on a des tensions de trésorerie et c'est la tension de trésorerie qui fait poser cette question-là. Mais l'hôpital de Marmande, il ne peut pas fermer. Il couvre un bassin de 110 000 habitants avec une démographie médicale libérale qui est en berne. Donc vous imaginez bien que l'hôpital ne va pas fermer.
Qu'est-ce que vous attendez du gouvernement des pouvoirs publics ?
J'attends d'abord que, en premier, l'ARS permette de financer la trésorerie, bien sûr, de l'hôpital. Donc ils ont déjà fait une avance, il va falloir en refaire une. Mais plus profondément, il faut vraiment que les pouvoirs publics comprennent que la manière de rémunérer,
je dirais, l'activité des hôpitaux ne correspond plus à la réalité d'aujourd'hui, au moins pour les hôpitaux dits périphériques. On ne peut plus continuer avec cette rémunération à la T2A. Aujourd'hui, l'hôpital, je prends l'hôpital de Marmonde, celui que je connais mieux, il assure une offre de soins de proximité aux habitants. On prend notre maternité, on doit faire 650 ou 700 accouchements par an. Le seuil de rentabilité, entre guillemets, c'est 1000. Est-ce que pour autant, on va fermer la maternité de Marmonde ? Bien sûr que non, ce n'est tout simplement pas possible.
Donc, à travers cet exemple, je vais vous montrer que les services rendus par ces hôpitaux-là ne peuvent pas mener en l'état actuel de la T2A, de la technique de rémunération des hôpitaux, un équilibre financier.
Et alors ça, c'est évidemment des dispositions nationales,
mais ça devient très urgent.
Rachid Thalade.
D'abord, je partage totalement ce qu'évoque M. le maire, parce que c'est vrai qu'encore une fois, ceux qui voient la France avec un tableur Excel, c'est très simple. On dit c'est 1000, on est à 950, on dit on s'arrête, mais on ne peut pas s'arrêter. Puisque derrière ça, comme me dit M. le maire, c'est un bassin de 120 000 habitants. Moi, j'ai la même chose dans le Val d'Oise. Il y a un sujet, par exemple, sur Magnin-Vexin, la question des urgences la nuit. On dit il n'y a pas suffisamment, mais d'accord, mais il y a quand même des gens qui doivent venir, il y a quand même des urgences, il y a quand même des gens pour qui peuvent mourir, etc.
Et donc moi, je suis effectivement pour qu'on ait cette vraie réforme, encore une fois, il faut changer cette façon de rémunérer. On sait très bien qu'elle a beaucoup de défauts. Il y a la question de la trésorerie, il faut en donner les moyens. Et c'est ce qu'on évoquait tout à l'heure. Soit on considère que l'hôpital, c'est un service public, auquel cas, c'est d'abord permettre à tout Français d'avoir un service à sa disposition, de se soigner. Quand j'entends le Premier ministre dire il faut les maisons France Santé à 30 minutes, jeudi commençons déjà par sauver les hôpitaux. Puisque dans l'exemple qu'on crée ici, ce serait quoi ?
Ce serait retirer des services pour ensuite créer autre chose ailleurs. Mais alors que nous avons ici des professionnels, des femmes et des hommes qui au quotidien sauvent des vies, soignent des gens. Donc c'est pour ça que quand on vous dit qu'il faut augmenter les recettes des différents budgets, parce que certains ne nous parlent que de réduire les dépenses, on vous dit il y a aussi des recettes à faire complémentaires. C'est en est l'incarnation donc plein soutien. Effectivement, c'est pour ça que nous nous battons. Pour aussi maintenir des hôpitaux de qualité, de proximité.
Parce que sinon, on ne peut pas s'étonner ensuite que les gens se disent finalement je paye l'impôt et je n'ai plus rien à proximité. On a fermé tous les services et c'est une France abandonnée. Et on s'étonne ensuite d'un certain nombre de votes. Bah oui, pour cela, il faut revenir sur les territoires, remettre du service public. Et ça, c'est un choix de société. Ou alors on dit finalement les Français auront moins de choses et c'est le désert français qui va repartir.
Mais quand Sébastien Lecornu promet aucune fermeture d'hôpital en 2026, ça vous rassure ?
Bah ça me rassurera quand en fin de 2026 je le constaterai. Mais ça veut dire que là concrètement, les ARS, bon moi j'ai un débat sur les ARS.
Les agences régionales
de santé. Oui, les agences régionales de santé. Moi je pense qu'il faut arrêter d'avoir fait en sorte que les ministres n'aient plus de politique publique. Parce qu'à force de mettre des agences au milieu, il n'y a plus rien. Donc moi je pense que là concrètement, il faut faire la trésorerie comme le dit M. Le Maire et il a raison, il faut passer l'État plus une après l'autre. Et puis c'est comme ça que le Premier ministre tiendra son engagement.
Un dernier mot M. Le Maire, ça vous rassure vous que le Premier ministre dise pas de fermeture d'hôpital en 2026 ?
Oui bien sûr, ça me rassure concrètement à Marmande, l'offre de soins si l'hôpital n'existe plus. Mais je ne peux même pas l'imaginer. Enfin c'est un vrai cataclysme. Juste un exemple, le service des urgences qui a réussi à reconstituer une équipe entière assure les soins post-urgence pour les gens qui n'ont pas de médecins traitants parce qu'on pallie à la difficulté de l'offre de soins en libéral. Donc oui, c'est plutôt rassurant mais je serai d'accord avec M. le Sénateur, j'attends de voir.
Merci beaucoup M. le Maire. Merci d'avoir été avec nous depuis Marmande. Un dernier mot de politique sur ces budgets. Mathilde Panot hier affiant que les socialistes ont fait un choix très clair celui d'une alliance avec les macronistes. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
C'est tellement grotesque que je pense qu'il n'y a pas de réponse à faire. Nous n'avons fait aucune alliance avec qui que ce soit. Nous sommes dans l'opposition. Alors Mme Panot est habituée des fake news. C'est vrai que quand vous êtes un parti qui dit que la Chine est une démocratie, on peut ensuite s'étonner de son rapport au monde. Donc nous, les choses sont très simples. Nous sommes dans un parti d'opposition, nous sommes dans l'opposition auprès de la République et de son gouvernement. Mais par contre, comme dans toutes les oppositions, dans une mairie, etc., vous essayez d'obtenir les choses pour les Français. Parce que sinon, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que finalement une opposition, pendant cinq ans, elle ne fait rien, elle ne dira rien, elle ne sert à rien. Mais non. Vous essayez d'améliorer à chaque fois les choses pour les Françaises et les Français. On a peut-être deux conceptions de la démocratie. C'est vrai que nous, nous sommes pour le vote, la démocratie, quand eux sont pour le Caudillot ou en tout cas le Grand Timonier.
On passe à l'actualité dans votre département. On retrouve Jacques Paquet. Bonjour Jacques. Merci d'être avec nous, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Jacques, vous allez nous parler d'un projet à Goralim qui serait le futur second Angis ? Qui va être ? Oui, absolument. C'est un projet très important qui s'implanterait notamment là où un autre projet qui n'a jamais vu le jour aurait dû s'implanter dans le triangle de Gonesse, vers Aulnay-Sous-Bois. On passe devant quand on est sur la 1. C'est un projet assez protéiforme, monsieur le sénateur. J'aurais voulu savoir comment vous regardiez. Est-ce qu'il vous semblait que…
Alors j'ai entendu que vous n'aviez pas de ligne rouge en matière budgétaire mais est-ce que vous avez des garde-fous là par rapport à un projet qui se veut donc une extension de Rungis qui bientôt ne suffirait plus mais aussi un site à la fois de production agricole, de distribution, de transformation. On parle d'un investissement d'1,4 milliard d'euros, c'est tout à fait considérable et la création de 4 à 5 000 emplois. Donc tout ça est énorme. Qu'en pensez-vous, monsieur Thémal, vous qui êtes élu de cette région ?
Alors pour aller dans vos fiches, je suis le premier parlementaire à avoir soutenu le projet. Donc je soutiens entièrement ce projet depuis le début et je continue à le soutenir. D'abord pour que les gens comprennent bien, c'est de se dire que c'est un territoire le Val-Oise oublié. Donc ce projet-là qui est un élément à Goralim, c'est effectivement un sentiment de fierté pour ce département. C'est une activité qui ne sera pas délocalisable. C'est une activité qui aura une dimension citoyenne, bien apprendre à manger, mais également un lieu effectivement de production, de transformation et de vente.
Et donc comme vous le dites, ce sera en partie dans le Trenque-de-Gonès, donc très bien, mais également dans d'autres villes parce qu'à ce jour, et donc j'ai beaucoup échangé avec le président Asse-Maris qui gère le Rungis, à ce jour, le premier projet qui va sortir de terre, les saules sont lancées, c'est à Goussinville. Donc on n'est pas dans le Trenque-de-Gonès exactement. Donc c'est bien un projet du Valois sur plusieurs communes dont le premier projet est à Goussinville et donc les choses avancent.
Et donc concrètement, ça veut dire que dans le Valois, dorénavant, il y aura un projet à dimension nationale et je pense c'est un élément de fierté de dire, et bien là, dans le Valois, vous pouvez à la fois produire de l'alimentation, les transformer et les vendre et donc je crois que c'est un outil de rayonnement et puis après, vous savez, ça permet aussi de diffuser notamment dans le nord de la France et dans le nord de l'Europe.
Donc moi, j'y suis totalement favorable et il y a un travail qui est fait que je salue à la fois par la Sémaris, les élus, le préfet qui est aussi impliqué, moi, je vous le dis et d'autres élus mais je suis le premier à avoir soutenu ce projet-là parce que je crois que c'est une bonne chose et pour le département du Valois et j'ai envie de dire pour son agriculture et pour ses citoyens.
Vous avez une deuxième question, Jacques ? Oui, je vais savoir parce que vous soutenez aussi M. Théma la ligne 19 qui serait une nouvelle ligne du Grand Paris Express qui desservirait le nord en reliant la défense à Roissy. Il y a la ligne 17 du Grand Paris Express qui est toujours en gestation mais on vient d'annoncer un retard pour la ligne 15 Sud qui ne sera pas ouverte en 2026 si les informations du Parisien sont exactes. Ma question est la suivante N'avez-vous pas peur qu'Agoralim finalement voit le jour avant que la desserte du Val d'Oise soit améliorée ?
Alors, pour être totalement précis pour vos téléspectateurs la ligne 17 elle n'est pas en gestation elle va se faire puisque aujourd'hui je rappelle le tunnelier est là la gare qui est dans le Val d'Oise à Goucin-Agonès maintenant va sortir de terre elle est construite concrètement et donc on va pouvoir relier Roissy Sur la ligne 19 il faut savoir que j'ai déposé un amendement auprès des uns et des autres pour qu'il y ait dans l'étude parce que nous sommes en phase d'étude il y ait deux branches c'est le fait de partir de la défense donc un pôle majeur de relier le centre du Val d'Oise d'aller se repiquer pour une part sur la ligne 17 et l'autre part sur l'autre branche d'aller jusqu'à Agoralim parce que l'idée c'est qu'encore une fois c'est un projet qui prendra du temps mais il faut y penser maintenant et moi je ne veux pas que dans 5-10 ans on se dise tiens c'est ballot on n'a pas pensé Agoralim alors que c'est un fait majeur aujourd'hui regarder Rungiste avec le métro ça marche beaucoup mieux donc voilà donc moi la demande que nous faisons avec mes amis socialistes du département de la région que j'ai porté en tant que parlementaire c'est que dans l'étude que doit être lancée aujourd'hui par la région par IDF Mobilité etc il y ait cette ligne 19 avec ses deux branches une branche qui se repique sur la ligne 17 pour la Roissy et une branche qui va vers Agoralim parce que encore une fois il faut penser la globalité et les transports dès à présent
Merci beaucoup Jacques Paquet la une du journal du Grand Paris commerce parisien entre rideaux de fer baissé et nouveaux usages merci beaucoup Jacques d'avoir été avec nous un petit mot de l'actualité internationale Rachid Emal puisque vous êtes vice-président de la commission des affaires étrangères et sur l'accord de cesser le feu à Gaza la journée était difficile hier Israël accuse le Hamas de violer le cesser le feu il a bombardé en réponse le sud de Gaza Donald Trump maintient que l'accord de cesser le feu est en vigueur est-ce que c'est un peu un accord en trompe-l'œil ?
D'abord il faut quand même dire que c'est quand même cet accord-là a permis pour 20 otages qui vivaient depuis deux ans dans des conditions effroyables de retrouver j'ai envie de dire la vie, leur famille et puis les corps de ceux qui ont disparu ça c'est une bonne chose et deuxième chose pour aussi les Gazaouis de ne plus avoir de bombes sur la tête toute la journée et les morts donc déjà ne serait-ce que pour ça c'est un bon accord la question que vous posez c'est la poursuite nous les socialistes du Sénat nous sommes pour effectivement une autorité qui vient une autorité internationale qui viendrait concrètement organiser à Gaza et en Cisjordanie finalement ce qui est le futur état palestinien c'est-à-dire il faut des pays qui ont des capacités économiques parce qu'il faut reconstruire aéroports port des moyens tout est détruit il faut également des capacités militaires de défense et de sécurité parce qu'il faut permettre aussi aux deux parties de vivre totalement en sécurité donc c'est un travail qui est devant nous la France a beaucoup oeuvré avec le Premier ministre qu'il faut le saluer et donc il faut poursuivre donc oui comme tout accord de paix il est fragile donc il faut constamment le pousser dans le bon sens
merci Rachid Temal merci à vous merci beaucoup d'avoir été notre invité Alexandre on se retrouve dans 20 minutes
oui on verra que le casse du siècle au musée du Louvre intéresse beaucoup la presse quotidienne en journal
évidemment et c'est à suivre et d'abord on accueille notre prochaine invitée c'est la ministre Françoise Gattel qui nous rejoint je vous en prie madame Gattel installez-vous merci beaucoup d'être notre invitée Françoise Gattel ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale presse que vous connaissez bien c'est la vôtre Stéphane Vernet de Ouest de France bonjour Stéphane bonjour Henrianne Françoise Gattel bonjour bonjour entre bretons on commence par l'examen du budget au parlement qui débute encore aujourd'hui en commission à l'Assemblée nationale est-ce que vous pensez vraiment Françoise Gattel arriver au bout de l'examen de ce texte sans être censuré je pense que chacun doit aujourd'hui prendre conscience de l'exigence de responsabilité on a une situation budgétaire et financière qui s'impose à nous tous la situation est très préoccupante la note de la France a à nouveau été dégradée je pense qu'il y a une volonté en tout cas d'entendre d'écouter mais une responsabilité parce qu'on ne peut pas à la fois vouloir rajouter des dépenses sans jouer sur à la fois les recettes et ce n'est pas simplement comment dire une affaire de je rajoute des dépenses et je rajoute des recettes je pense qu'il faut qu'on dépense mieux et qu'on soit extrêmement exigeant parce qu'il en va de notre système social et de tous nos services et on a derrière nous des exemples de pays européens qui ont connu des situations aussi dégradées et où les conséquences ont été dramatiques je pense que nous nous pouvons l'éviter c'est un peu comme un avion qui depuis 50 ans ne cesse de piquer du nez il faut le redresser se relever et donc c'est aujourd'hui une responsabilité parlementaire
alors la responsabilité parlementaire que vous évoquez est-elle partagée par tous autrement dit est-ce que vous attendez est-ce que le rassemblement national ou les insoumis par exemple qui veulent tout bloquer pour obtenir de nouvelles élections se prêtent au jeu de l'obstruction parlementaire
je pense qu'il ne faut pas être naïve j'ai cru voir aujourd'hui qu'il y avait un engagement de la part des groupes à l'assemblée à limiter la production d'amendements on va voir si les choses tiennent aussi dans le temps parce qu'on a un calendrier très serré je pense qu'il faut qu'on se rappelle ce qui s'est passé l'année dernière quand le gouvernement de Michel Barnier a été en quelque sorte remercié qu'on n'a pas eu de budget ça a coûté une joyeuse fortune à la France et ça nous a mis en difficulté dans tous les services dans les collectivités donc je pense qu'il peut y avoir des effets de manche parce qu'il y a des enjeux électoraux à venir mais soyons sérieux les français nous attendent vraiment Stéphane Parmi les choses qui peuvent être discutées dès ce matin on sait que Philippe Juvin le rapporteur général du budget devrait déposer un amendement de suppression contre l'augmentation de 50 centimes du litre 2,85 qui est prévu dans le PLF le gouvernement déposera un avis de sagesse est-ce qu'il faut écarter cette mesure rapidement pour éviter notamment un nouvel épisode des gilets jaunes Il faut à la fois agir sur ce qui est important et essentiel pour les français et en même temps si je puis dire il faut avoir une vision d'ensemble parce que si on additionne les dispositions en plus et en moins on perd de vue la vision globale du budget donc il faut avoir une vision à un projet et que les mesures que l'on prend en plus ou en moins aient vraiment du sens Il y a une question sur le budget notamment de la sécurité sociale et la suspension de la réforme d'ertraite hier le président du Sénat Gérard Larcher a dit que la majorité sénatoriale restera fidèle à ses convictions et ne votera pas la suspension de la réforme des retraites Vous en faisiez partie jusqu'à peu de cette majorité sénatoriale Vous comprenez la position du président du Sénat ?
Moi j'ai voté la réforme des retraites puisque le Sénat avait depuis plusieurs années mis en avant la nécessité de réformer les retraites Mais vous voteriez la suspension ? On a un problème que personne ne peut n'y ait c'est un problème factuel puisqu'on a un déficit colossal et on va avoir de moins en moins d'actifs par rapport au nombre de retraités Ce qu'a dit le Premier ministre c'est la chose est sur la table et qu'il appartient de trouver une sortie de ce sujet qui permette de maintenir la capacité de financer les retraites Vous la voteriez ou pas la suspension de la réforme ? Moi je ne vais pas vous dire oui je voterai ou non de quoi va-t-elle être faite ?
Est-ce qu'on va aussi revoir la pénibilité la question de la retraite des femmes ? Donc il faut voir comment... Ça ça a été proposé par Sébastien Lecornu dans le cadre de la conférence retraite-travail Moi je pense que ce sont des sujets importants cette réforme des retraites elle peut être perfectible mais elle est passée Mais il a eu raison de la suspendre ? C'était le prix du compromis ?
Écoutez vous aviez le choix ou il avait le choix entre une situation qu'on ne maîtrisait plus du tout soit une sorte d'accord un peu à l'allemande c'est-à-dire on essaie de se mettre d'accord sur des lignes et on trouve un chemin qui fait qu'il y a un compromis entre des partis politiques qui ont des visions différentes la parole qu'il a eue c'est en quelque sorte une parole qui était nécessaire pour éviter que nous continuions sur cette pente qui est une pente qui va vers le naufrage donc maintenant il faut que chacun assume ses responsabilités sur la suspension de la réforme des retraites je ne sais pas si vous avez vu mais Marine Le Pen a demandé à Sébastien Lecornu d'introduire cette suspension par une lettre rectificative au PLS
avant le début de l'examen du PLFSS en commission ce jeudi parce qu'en fait le risque c'est que
si la suspension n'est pas dans le texte initial et qu'au bout du bout au bout des 50 jours pour le PLFSS et les 70 jours pour l'ensemble des textes budgétaires il n'y a pas d'accord entre les deux chambres et il n'y a pas de budget le gouvernement pourrait procéder par ordonnance c'est l'article 47 de la constitution et s'il procède par ordonnance on reviendrait au texte initial or la suspension de la réforme des retraites n'est pas dans le texte qui a été déposé la semaine dernière sur le bureau du conseil des ministres mais le premier ministre a été très clair et très précis il a entendu la demande de suspension de la réforme des retraites et il a proposé une méthode de travail qui donne au Parlement la responsabilité de permettre deux choses c'est un que le budget soit voté dans le temps puisque ça c'est une obligation personne ne peut s'y soustraire et que à l'intérieur de ce budget des dispositions soient prises au Parlement pour atteindre les objectifs qu'on s'est fixés donc aujourd'hui il faut que chacun accepte la règle du jeu qui a été fixée très clairement est-ce que vous pensez vraiment que l'Assemblée et le Sénat pourraient s'entendre alors que les compositions politiques des deux chambres sont très différentes est-ce qu'elles peuvent s'entendre sur la suspension de la réforme des retraites il y a des avis très différents le sujet de la taxation des plus riches par exemple le PS veut réintroduire la taxe Zuckman par amendement comment est-ce qu'à l'arrivée on peut vraiment avoir une synthèse un compromis un vote commun entre les deux chambres
pour avoir une adoption du budget dans les temps
et bien c'est ce qu'il va falloir suivre dans les jours qui viennent on sait bien qu'il y a des points de vue très différents et qu'ensuite encore une fois chacun est devant sa responsabilité si on n'a pas de budget au mois de décembre la situation sera gravissime j'ai tendance à dire que c'est aussi simple que ça et qu'ensuite chacun avance selon ses positions mais il faut à un moment faire la pratique de l'entonnoir et trouver ce qu'on appelle des consensus et des compromis et des compromis ça n'est pas se renier c'est très pragmatique et donner à la France et aux Français le budget dont on a besoin Françoise Gattel les collectivités territoriales seront aussi mises à contribution et les élus locaux sont inquiets des économies qui leur sont demandées on va écouter la présidente de France Urbaine l'association des métropoles et des grandes villes c'est Johanna Roland elle était au micro Jérôme Rabier l'addition elle est surtout salée pour les habitantes et les habitants parce que ce qui compte in fine c'est en termes de services publics d'éducation de petites enfances de sécurité de logement de transition écologique comment on continue à amener des solutions concrètes et puis l'addition elle n'est pas seulement 4,7 milliards en réalité elle est 6 milliards c'est donc 3 fois plus que l'année dernière c'est tout simplement pas soutenable et pas juste est-ce qu'on est prêt à participer à l'effort de redressement du pays oui évidemment mais qu'est-ce qui justifie dans un pays où il n'y aura pas de stabilité sans justice que nos grandes villes nos intercommunalités nos métropoles soient ponctionnées trois fois plus que le reste du pays absolument rien qu'est-ce que vous lui répondez ?
j'ai répondu ou j'ai écouté France urbaine puisque j'étais à leur congrès à leur journée nationale au Creusot la semaine dernière donc je suis allée les saluer je suis allée les entendre et les écouter et la présidente a clairement exposé la position de France urbaine elle est trop salée l'addition ?
en tout cas il est important encore une fois de se rappeler d'où nous partons nous partons d'une situation budgétaire où la dette c'est 115% du PIB et qu'il nous faut redresser nos finances l'année dernière nous avons proposé ou demandé ou en quelque sorte le budget a fait que les collectivités ont participé au redressement en tout cas à la diminution de l'endettement vous n'avez pas entendu un seul ministre de ce gouvernement et des gouvernements précédents dire que les collectivités étaient très dépensières et qu'elles devaient vraiment faire des efforts plus qu'elles n'en faisaient aujourd'hui la situation est simple nous devons tous contribuer et que le budget qui est proposé aujourd'hui aux collectivités est un budget de contribution que toutes les collectivités trouvent trop élevées qui est moins élevée que ce que François Bayrou avait proposé mais que le Sénat aussi trouve trop élevé Gérard Larcher il a dit hier 5 milliards c'est trop ce sera 2 pour le Sénat est-ce que vous êtes prêts à dire ok ce sera 2 ?
non mais attendez le budget on va pas le faire tous les 3 aujourd'hui je vais pas vous dire aujourd'hui non alors finalement on annonce ça mais alors vous comprenez c'est une plaisanterie et voilà on va arriver on fait ça ce matin c'est terminé non mais si le Sénat vote 2 ça semble être le cas vous laisserez passer ?
non mais attendez il y a aujourd'hui une discussion qui démarre le Sénat comme l'Assemblée feront des propositions et nous discuterons aujourd'hui la règle elle est claire c'est nous devons réduire notre endettement et nous devons arriver en 2029 à un déficit de 3% donc nous allons voir comment les choses vont se passer on va discuter encore une fois si on trouve des équilibres et que le Premier ministre l'a dit il met sur la table une copie celle qui sortira ce sera pas sa copie puisque c'est la discussion parlementaire nous allons voir nous allons discuter trouver des équilibres comme on l'a fait l'année dernière
il y a quand même un sujet on voit parmi les associations de collectivité locale qui montent au créneau sur ce sujet chacun en faisant ses calculs
en disant ce sera tant c'est trop c'est surtout des associations qui concernent le bloc communal France Urbaine l'association des petites villes de France ville de France et donc ce qu'on sent
c'est qu'il y a la crainte qu'en fait ce soit le bloc communal qui soit le plus mis à contribution dans l'effort 2026 ce sera le cas bien plus que les départements sont les régions
les départements sont les collectivités les plus en difficulté nous le savons puisque les départements ont des dépenses sociales obligatoires
donc il n'y aura pas il y aura
auxquelles ils ne peuvent pas se soustraire donc nous allons avoir aussi une contribution des départements vous savez par le fameux dispositif qui s'appelle DILICO qui a été créé l'année dernière cette contribution qui concernera certains départements qui a été mise en place l'année dernière sera partiellement remboursé comme l'état s'y était engagé et il y aura un DILICO 2 cette année mais nous allons créer un fonds de sauvegarde pour les départements il a été créé en 2024 en 2025 il n'a pas été alimenté mais nous allons l'alimenter de 300 millions parce que nous savons que ce sont les départements qui sont vraiment en très grande difficulté compte tenu de l'augmentation des dépenses sociales
donc si l'effort il y a sur les collectivités ce sera plutôt sur le bloc communal non
l'effort vous l'avez noté dans le budget nous devons tous contribuer il y a d'abord la contribution de l'état qui est extrêmement importante et puis il y a des contributions dans le projet de budget qui sont envisagées pour les régions pour les collectivités pour ce qu'on appelle le bloc local c'est à dire les communes et les intercommunalités Françoise Gattel vous êtes la ministre de la décentralisation et le premier ministre a promis un acte un grand acte de décentralisation vous présenterez quand une loi décentralisation ?
alors le premier ministre a annoncé au Sénat mercredi dernier qu'un projet de loi décentralisation sera proposé avant les élections municipales il n'y a pas plus de précision que ça ? écoutez juste Oriane on est arrivé mardi vous avez remarqué qu'il y a du renouvellement mais en tout cas ce que l'on sait de manière très sérieuse mais ce que j'ai dit était sérieux aussi c'est que nous avons des contributions très nombreuses
qui ont déjà démarré
mais Eric alors nous avons déjà des rapports je pense à Eric Wehr je pense à Boris Ravignon je pense à tout le travail vous pensez à vous aussi parce que le Sénat le Sénat a fait un gros travail que vous avez piloté avec Mathieu Darnot est-ce que c'est ça qui servira de base à la loi décentralisation ?
mais dans les propositions qui ont été faites entre autres par le Sénat il y a des choses que je trouve essentielles et très justes non seulement parce que ce sont les vôtres non non mais c'est parce que c'est l'expression de tous les territoires il a été demandé aux associations d'élus aux exécutifs des grandes collectivités de faire des propositions pour le 31 octobre donc nous y sommes nous avons commencé donc c'est pas les travaux du Sénat qui serviront de base mais est-ce que j'ai dit que ça n'était pas les travaux du Sénat non non mais ça ne sera pas uniquement ça je pense que toutes les contributions le Premier ministre a demandé des contributions pour le 31 octobre donc vous comprendrez que nous nous intéressons à tout le monde cher Oréane Jean-Louis Borloo pardon Stéphane Jean-Louis Borloo il propose de passer à une république fédérale qu'est-ce que vous dites de ça ?
alors moi il faut qu'on me définit ce qu'est le fédéralisme je pense qu'en France on a une histoire qui date même de la monarchie où la France elle s'est construite par l'unification et l'idée d'un État un et indivisible je crois qu'aujourd'hui c'est notre histoire et qu'on ne peut pas nous comparer à ce qui s'est passé en Italie ou en Allemagne où la nation et l'unification s'est fait tardivement maintenant moi je crois et peut-être qu'on prend des mots différents pour dire les choses je crois beaucoup à ce qu'on appelle la différenciation il est évident pardonnez-moi de parler de la Bretagne mais la Bretagne elle est péninsulaire et périphérique vous prenez la région Grand Est qui est un carrefour donc c'est évident qu'on ne traite pas les choses de la même manière on ne traite pas les choses de la même manière en Ardèche ou à Lille il y a un principe d'égalité de droit et de promesse républicaine pour tous les territoires mais il faut qu'on s'adapte moi je crois qu'il faut qu'on cultive ce que j'appelle soit l'impressionnisme soit le jardin à l'anglaise alors que toutes les lois territoriales elles ont été faites d'une manière enfin à la française c'est-à-dire que tout le monde se ressemblait et tout le monde faisait la même chose au même moment et il faut remettre de la souplesse de l'agilité parce qu'encore une fois si on fait confiance aux élus locaux et Dieu sait s'ils sont capables d'être responsables ils le montrent tous les jours ils œuvrent pour trouver des solutions l'État doit se recentrer sur ses fonctions régaliennes et permettre enfin ce qu'on appelle les territoires de trouver les solutions
en fait ça
c'est une autre façon de dire qu'on a un problème dans le millefeuille territorial avec les agences d'État notamment est-ce qu'elles seront effectivement fusionnées supprimées est-ce que vous avez à peu près une idée de quelles sont les agences qui sont sur la sellette aujourd'hui dans le projet alors ce qui est un problème c'est le déficit d'efficacité de l'action publique jusqu'au dernier kilomètre on l'a dit quand il y a eu les lois 3D c'est-à-dire si tout marchait bien ça serait aujourd'hui on voit qu'il y a des circuits qui sont trop longs je pense que l'État s'occupe de beaucoup de choses qui seraient mieux gérées à un autre échelon parce qu'il faut de la proximité de l'agilité et on n'a pas besoin d'uniformité ensuite l'État à un moment a décidé enfin les parlementaires aussi que pour être léger et agile il fallait créer des agences or je pense aujourd'hui on voit bien que les agences qui peuvent rendre des services et moi je ne jetterai pas le bébé avec l'eau du bain sans doute qu'il faut revoir les choses et ce qu'a dit clairement le Premier ministre et il a raison c'est qu'il faut un responsable pour tout et on a déjà acté je pense des capacités de progrès quand François Bayrou il a décidé de deux choses et il l'a fait d'abord un décret qui indique que les préfets de département sont la voie unique de l'État c'est-à-dire les agences et les services de l'État doivent être harmonisés par le préfet et donner au préfet de département un pouvoir de dérogation alors ça ne se voit pas mais mine de rien c'est révolutionnaire et c'est essentiel parce que ça va nous permettre de retrouver l'agilité Sébastien Lecornu a également dit dans son discours de politique générale que l'État ne devait pas renier sa parole sur la Corse est-ce que c'est un texte le texte sur l'autonomie de la Corse que vous allez soutenir et est-ce que vous avez prévu de vous rendre sur l'île prochainement ?
Alors d'abord je voudrais revenir aux priorités du Premier ministre aux priorités législatives il y a le texte sur la Nouvelle-Calédonie la Vichère Outre-mer il a indiqué ce texte sur l'accord il y a eu deux ans de discussion donc il entend avancer sur ce sujet à ce stade moi je n'ai pas de calendrier mais les choses vont se faire encore une fois moi je ne me dérame pas mais nous savons que nous allons rester simplement depuis jeudi donc depuis jeudi personne ne chaume nous travaillons le Premier ministre a des idées très précises vous savez que c'est un élu local extrêmement attaché mais pas de calendrier vous allez vous rendre en compte à ce stade là je ne sais pas quelle heure il est 8h30 nous sommes lundi matin si avant rien n'hésitez pas à me réinviter alors ça je n'hésiterai pas un dernier mot Stéphane peut-être juste
un point un point un point politique il y a eu des tensions autour de la formation du gouvernement le corps nu il y a 6 ministres les républicains qui sont allés au gouvernement malgré les consignes qui étaient données il y a la procédure
d'exclusion Gérard Larcher dit qu'il faut attendre le budget pour se prononcer mais il y avait aussi des tensions du côté de l'UDI et vous vous êtes rentré au gouvernement avec l'agrément d'Hervé Marseille est-ce qu'il est toujours fâché est-ce que ça a créé des tensions entre vous comment ça se passe ?
alors merci merci de votre question les choses sont très claires entre Hervé Marseille et moi j'ai beaucoup de respect pour Hervé Marseille c'est un ami et je trouve qu'Hervé Marseille est dans cet univers politique quelqu'un qui fait preuve d'une grande responsabilité et d'une capacité à discuter écouter en même temps affirmer des choses donc effectivement l'UDI avait annoncé son soutien mais sa non-participation au gouvernement et moi j'ai pris un chemin un peu différent vous me le faites remarquer j'en ai beaucoup parlé avec Hervé Marseille c'est un choix qui est un choix personnel l'UDI n'a pas pour habitude d'expulser si je puis dire et qu'en même temps moi si j'ai fait le choix de répondre favorablement à la demande du premier ministre c'est parce que je pense qu'il y a aujourd'hui une occasion avec ce premier ministre d'avancer sur des sujets qui sont éminemment sénatoriaux et qui donneront plus d'efficacité et d'ailleurs vous avez remarqué que dès demain nous allons démarrer enfin nous allons poursuivre l'examen du texte statut de l'élu et comme j'ai toujours dit qu'il était temps de conclure j'ai cru qu'il ne fallait pas que je me dérobe sur cet épisode merci beaucoup merci Françoise Gattel d'avoir été notre invité Stéphane à l'une de Ouest France ces métaux lourds présents dans notre alimentation merci beaucoup à tous les deux on regarde tout de suite ce qu'il y a à l'une de nos régions dans notre reportage en région Notre-Dame-du-Pré la plus petite station de ski de Savoie définitivement dit stop au ski niché à 1200 mètres d'altitude dans les hauteurs de la vallée de la Tarentais ce village avait vu ces dernières années son enneigement se réduire de manière drastique la fermeture des dernières remontées mécaniques encore existantes est une conséquence directe du dérèglement climatique et pour les habitants du Hameau c'est une véritable page qui se tourne on regarde ce reportage de nos partenaires de Huit-Mont-Blanc il est signé Chloé Lemeur elle ne fonctionnera plus jamais annoncée il y a quelques mois la fermeture de la station Savoyard de Notre-Dame-du-Pré a officiellement pris forme ces derniers jours démontage oblige pylônes et gare de départ disparaissent petit à petit du paysage
quelques stations sont venues récupérer des pièces et nous là le reste du téleski est ferraillé donc c'est pour ça qu'on utilise des chalumeaux disqueuses on couche les pylônes puis ensuite on va faire tomber la gare on la découpe et un ferrailleur va passer la récupérer et puis ensuite il y aura une demi-journée d'héliportage parce que la ligne est assez raide et c'est pas très accessible
25 charges à débarrasser au total un travail réparti sur 4 jours mais surtout un démontage scruté de près par les habitants ici pour tout le monde c'est un petit pincement au coeur encore plus pour celui qui a contribué à donner vie à la station il y a 50 ans ça fait quand même un petit choc parce qu'on a quand même
fait des choses on a même fait
une course qui était inscrite au calendrier à l'époque
puis on avait développé aussi un peu le ski de front je me rappelle qu'une fois on avait fait une course dans le petit plateau là-bas avec les chandelles le soir tout ça il y avait une certaine animation une disparition nostalgique sans aucun doute mais pourtant bien nécessaire manque de neige répétée recette en déficit pas d'autre choix que de fermer la remontée pour autant pas d'inquiétude pour la commune quant à l'avenir de la station on est une station très familiale donc on a quand même on a beaucoup d'hébergeurs en fait qui louent pendant l'hiver et puis même l'été en fait donc on a une vie quand même au niveau de la commune qui continue et puis on a cette chance inouïe d'être à proximité de Montalbert notamment et donc les personnes qui veulent vraiment faire du ski sur la plagne ou autre et bien ils viennent mais souvent ils vont faire du ski sur la plagne et ils viennent héberger ici à Notre-Dame-du-Pré parce que c'est un village c'est typique et ils aiment bien la vie de village une page se tourne donc pour la plus petite station de Tarentaise mais celle-ci se tourne déjà vers l'avenir avec l'envie de développer les activités de randonnée et pourquoi pas si neige il y a la mise en place d'une luge d'hiver Allez on regarde ce qui est à la une de nos quotidiens régionaux avec vous Alexandre et évidemment ce qui fait la une ce matin c'est ce casse du siècle
Et oui et cette question qui a braqué les bijoux du Louvre se demande la dépêche du midi 7 minutes pour faire l'incroyable casse du musée du Louvre à la une du journal Le Dauphiné Libéré alors la presse régionale revient largement sur le cambriolage spectaculaire qui a eu lieu hier matin à Paris dans le musée le plus visité au monde 4 malfaiteurs se sont emparés de bijoux datant du 19ème siècle d'une valeur inestimable avant de prendre la fuite en scooter parmi les bijoux volés le diadème de l'impératrice Eugénie l'épouse de Napoléon III un diadème qui compte près de 2000 diamants
à la une du courrier Picard à l'incroyable histoire du faux espion
et oui le courrier Picard raconte l'histoire de Pierre B un militaire arrêté un matin par la police dans une voiture alors qu'il était en planque juste avant de commettre un assassinat Pierre B explique qu'il était en mission pour la DGSE les services secrets français et qu'il attendait une femme de 54 ans qu'elle sorte de chez elle car c'était en réalité une agente du Mossad les services israéliens mais en garde à vue Pierre B se rend compte qu'il s'est fait avoir que ce n'est pas la DGSE qui lui a commandité cet assassinat et que cette femme n'était pas une agente du Mossad l'enquête a montré que cet assassinat était organisé par un réseau criminel un réseau issu d'une ancienne loge franc-maçonne la loge Atanor et la femme de 54 ans était juste une chef d'entreprise une concurrente du commanditaire de cet assassinat le faux espion sera jugé l'an prochain pour tentative d'assassinat en borde organisée aux côtés de 21 personnes qu'il ne connaît pas
la prise en charge du handicap à l'école c'est la une de midi libre
une mission qui n'est pas correctement réalisée nous révèle le journal l'inclusion vacille titre le midi libre le journal explique que le nombre d'élèves en situation de handicap dans l'académie de Montpellier est en hausse constante 7% cette année c'est le nombre par rapport au nombre total d'élèves mais les moyens humains ne suivent pas pour accueillir ces enfants dans de bonnes conditions un système qui fragilise les enfants les parents et les enseignants et les grèves multiples des AESH les accompagnants des élèves en situation de handicap témoignent de ce système en surchauffe
allez on finit par une note sucrée
et oui c'est une année dorée pour le miel titre le journal l'union les apiculteurs du nord de la France ont été témoins d'une récolte exceptionnelle de miel cette année leurs ruches sont devenues plus grandes qu'eux à force d'y ajouter des étages en France les abeilles auraient produit en 2025 entre 23 000 et 25 000 tonnes de miel c'est une production environ 30% supérieure à la moyenne et qui arrive après l'année 2024 qui était calamiteuse alors pourquoi une récolte exceptionnelle en 2025 et bien tout simplement grâce à la météo favorable du printemps et de l'été une météo qui a permis de belles floraisons et ça les abeilles elles aiment bien
merci Alex merci pour cette belle histoire on continue le tour de nos régions on revient à la politique on va parler des municipales et pour ça on prend la direction de Lyon bonjour Philippe Lapierre merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef du groupe Radio Scoop Philippe on va faire un point avec vous sur la campagne des municipales à Lyon Jean-Michel Aulas l'emblématique ancien patron de l'Olympique lyonnais est donc entré officiellement dans la course fin septembre est-ce qu'on peut dire qu'on est entré dans le dur de cette campagne Philippe ?
Exactement Rian à Lyon la campagne des municipales a déjà viré au duel frontal entre Jean-Michel Aulas l'ancien patron de l'OL et puis donc le maire écologiste sortant Grigory Doucet et ça chauffe d'une manière assez inhabituelle pour une ville comme la nôtre c'est Jean-Michel Aulas qui a tiré le premier en parlant de décadence absolue de Lyon sous l'ère écologiste alors Grigory Doucet a pris la peine de répliquer en disant que c'était une insulte faite aux lyonnaises et aux lyonnais il a défendu son bilan avec notamment le rayonnement culturel international de la ville on vient vous le savez d'avoir le prix Lumière remis à Michael Mann dans le cadre du festival Lumière la présence de stars comme Nathalie Portman ou encore Sean Penn mais pour le camp Aulas Lyon reste une ville embouteillée polluée et fracturée avec des plaintes notamment liées à la circulation et pour eux l'affront c'est d'avoir abîmé Lyon
Et alors Philippe que disent les premières enquêtes d'opinion ?
Alors dans ce climat électrique c'est un premier sondage qui est venu jeter de l'huile sur le feu la semaine dernière sondage veriant pour Mac de Lyon Jean-Michel Aulas serait largement en position de l'emporter avec 47% des intentions de vote au premier tour contre 23% à Grégory Doucet et au second tour l'écart se creuse encore avec 61% contre 39% Alors attention parce qu'à l'échelle de la métropole de Lyon là c'est un peu différent le match est beaucoup plus serré puisque le président écologiste Bruno Bernard allié de Grégory Doucet est susceptible de se maintenir dans un certain nombre de scénarios surtout en cas d'union de la gauche résultat on pourrait se retrouver avec une mairie de Lyon plutôt à droite et une métropole à gauche une cohabitation qui serait inédite chez nous qui poserait forcément des questions sur la gouvernance des grands projets vous voyez à Lyon le duel entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet dépasse largement les murs de l'hôtel de ville c'est tout l'équilibre politique de la métropole qui est en jeu
et on suivra évidemment cette passionnante campagne des municipales à Lyon avec vous Philippe Lapierre merci beaucoup merci d'avoir été avec nous ce matin depuis Lyon et on va poursuivre l'actualité politique retour au Parlement puisque la bataille budgétaire débute aujourd'hui à l'Assemblée nationale les discussions s'annoncent tendues d'autant que Sébastien Lecornu a renoncé au 49.3 alors un compromis est-il possible entre le gouvernement le Bloc central et les socialistes on va ça avec Aurélien Romano
pour que l'Assemblée nationale finisse par voter le budget le 12 novembre il faudra du compromis le gouvernement devra composer avec les exigences du parti socialiste qui compte bien rester au centre du jeu c'est nous qui posons les conditions c'est nous qui avançons des propositions pour les français c'est nous qui permettons de régler y compris la question la plus sensible de ces dernières années la réforme des retraites en donnant un sursis et faisant en sorte que ça soit renvoyé à 2027 c'est nous qui fixons le jeu une posture d'arbitre qui ne garantit pas un vote final si aucun texte n'est voté le gouvernement pourra faire passer le budget par ordonnance mais c'est une hypothèse pour le moment écartée
pourquoi voudriez-vous qu'on utilise des ordonnances elles n'ont jamais été utilisées depuis 1958 on ira au vote
le président du Sénat n'est lui aussi pas favorable à cette éventualité mais prévient pour l'écarter il faudra être mesuré naturellement l'ordonnance c'est la négation du Parlement donc voilà pourquoi le Parlement doit être raisonnable doit discuter doit débattre doit voter mais prendre en compte les intérêts du pays le plus optimiste pour le moment est le ministre de l'économie nous sommes entrés dans une phase inédite avec une méthode inédite il faut maintenant parvenir à un résultat inédit je salue tous ceux qui sont prêts à y travailler la commission des finances étudie aujourd'hui la partie recette du budget
et on va y venir avec nos éditorialistes bonjour Yves Tréard merci d'être avec nous directeur adjoint de la rédaction du Figaro et Bérangère Bonte bonjour Bérangère merci d'être là Bérangère vous sortez ce livre Gabriel Attal l'ange exterminateur c'est aux éditions de l'archipel on le montre et on va parler évidemment de Gabriel Attal mais d'abord il est concerné Gabriel Attal l'examen du budget démarre donc aujourd'hui au Parlement un examen qui s'annonce tendu dans un contexte particulier Yves le contexte oui il est assez particulier on le connait une absence de majorité une division même à l'intérieur des formations politiques tout a explosé on va dire depuis la fin de l'été ça c'est la première des choses et puis la deuxième chose c'est qu'il va y avoir comme ça va être c'est quand même une première une coproduction comme on dit du budget c'est à dire l'exécutif et puis des formations politiques à l'intérieur du Parlement qui ne sont pas en harmonie je dirais avec l'exécutif qui vont aussi eh bien voir l'initiative l'initiative de ce budget alors quelle forme va prendre ce budget est-ce que ça va être un budget qui sera une succession d'amendements est-ce que ça sera un texte plus pour le moment il y a encore beaucoup d'interrogations sur la forme y compris sur son adoption comment il va être adopté s'il est adopté en tous les cas c'est pas un budget qui va correspondre complètement et pas du tout même à l'esprit et à la philosophie du président de la République depuis 2017 puisque une des promesses qu'il avait faites et c'est là où il y a une remise en question complète de ses engagements c'est l'augmentation de la fiscalité qui sera au rendez-vous d'une part et puis deuxièmement la réforme qu'il avait faite sur les retraites elle va être suspendue si elle est suspendue ça veut dire qu'elle sera oubliée il ne faut pas se faire d'illusions c'est-à-dire que personne n'y reviendra en 2027 évidemment que non qui est-ce qui va se présenter en 2027 en disant bon ben je vous propose d'allonger de reporter l'âge du départ à la retraite personne Édouard Philippe maintient que c'est une nécessité c'est une nécessité de mon point de vue c'est une nécessité mais il faudra qu'il trouve un argument et des artifices pour faire passer la pilule les deux sont intimement liés et évidemment techniquement liés le budget l'adoption d'un budget et cette suspension de la réforme des retraites et c'est bien l'un des casse-têtes notamment de la gauche c'est-à-dire s'il ne vote pas d'une façon ou d'une autre un budget il n'y a pas de suspension des retraites puisqu'elle sera rappelons-le adossé au PLFSS sous la forme d'un amendement a priori donc ça rend encore plus complexe une situation qui l'est par le fait que Sébastien Lecornu a annoncé qu'il n'utiliserait pas de 49.3 moi je pense qu'il faut même continuer à envisager l'hypothèse qu'il puisse en dernier recours à un moment face à un blocage dire écoutez vu la situation je vais quand même l'activer je ne donne pas cher de sa peau pour la suite mais je veux dire c'est aussi une hypothèse très franchement aujourd'hui lundi premier jour d'examen de commission la voie de passage est quand même comme on dit est quand même très très étroite d'autant qu'il est sous pression des oppositions on va écouter le vice-président du rassemblement national Sébastien Chenu qui était l'invité ce matin de RTL
je vais vous dire c'est assez simple tout ce qui impacte le pouvoir d'achat des français sans s'attaquer à la dépense à la réforme de l'état c'est non on ne peut pas demander aux français de faire des efforts en priorité quand l'état lui-même continue d'engranger des dépenses enfin de continuer à laisser filer pardon des dépenses et ne se réforme pas n'attaque pas les dépenses toxiques n'ouvre pas le dossier du coup de l'immigration c'est aussi commode d'opposition ce que vous faites là l'idée c'est d'avoir une dissolution pour que les français puissent donner une majorité à ce pays un cap à ce pays on est totalement à l'aveugle
avec des oppositions et notamment le rassemblement national qui pousse un échec du budget pour avoir une dissolution oui alors eux ils ont leur propre agenda tout le monde a son agenda dans ces histoires alors il y a le fond et la forme sur le fond il y a un truc que je trouve complètement incroyable au rassemblement national et qu'on ne pointe pas assez c'est à dire qu'ils disent on ne veut pas d'augmentation de la fiscalité mais qu'est-ce qu'ils font d'autre que de s'opposer à la réforme des retraites qui est d'une certaine façon une machine à dépenses fabuleuse rendez-vous compte que le tiers de la dépense publique en France c'est lié étroitement à notre système de retraite donc ils sont incohérents il faut le dire ils sont incohérents c'est économiquement incohérent leur discours ça c'est la première des choses la deuxième des choses je parlais d'agenda c'est que eux ils sont pour une dissolution il y a le problème évidemment de je dirais du dossier judiciaire de madame de madame le pen ils sont qui l'empêcherait de se représenter en cas de dissolution oui mais alors elle pourrait si jamais il gagnait les élections législatives même avec une majorité relative elle pourrait peut-être devenir première ministre parce que là rien ne l'empêche c'est peut-être ça qu'elle vise elle n'a pas l'air de vouloir elle répète c'est Jordan Bardella on verra ah bon vous avez un doute
non mais moi vous savez je n'ai que des doutes
un mot sur le rassemblement national Bérengère on prête au RN l'intention en cas de dissolution d'activer de solliciter le conseil constitutionnel avec ce qu'on appelle une question prioritaire de constitutionnalité eu égard au fait que le fait de faire appel devrait suspendre sa peine et la question est de savoir si cette inéligibilité qui a été encore confirmée il y a quelques jours par le conseil d'état est réellement constitutionnelle ou pas et il y a une espèce d'habileté qui est enfin c'est pas exclu que tout ça puisse effectivement fonctionner en tout cas c'est une menace qu'on entend un peu partout dans les groupes au socle commun et autour parce que le fait est que la force de frappe du RN la force électorale du RN aujourd'hui fait que c'est quand même un acteur central malgré les incohérences que pointait Yves Tréard voilà quoi qu'on en pense c'est le cas ils existent et puis de l'autre côté il y a la gauche et particulièrement les socialistes est-ce que là vous pensez Yves un compromis possible est-ce que politiquement les deux camps ont intérêt à un compromis entre les socialistes et le gouvernement et le bloc central bah si vous voulez les socialistes ils sont c'est ça qui est extraordinaire c'est qu'ils sont pas nombreux ils sont à peine 70 et c'est eux qui font la pluie et le beau temps pour le moment sans les socialistes le gouvernement peut pas tenir donc je pense que si vous voulez ils vont essayer d'aller jusqu'au bout avec les socialistes je pense qu'ils vont pas jouer la rupture je ne crois pas sauf si ça va vraiment trop loin on va voir jusqu'où vont aller les socialistes moi je peux pas répondre à votre question j'en sais rien l'avenir est plus qu'incertain là on va voir simplement s'ils s'allient avec les socialistes enfin s'ils arrivent à faire un bout de chemin ensemble je vois pas comment ils peuvent faire sans renier les engagements du président de la république et finalement donner les clés de la maison à Olivier Faure ce qui serait quand même incroyable moi je ne comprends toujours pas pourquoi les socialistes n'ont pas voté cette censure stratégiquement pour eux ils se sont mis tout seuls je dis pas que la situation est simple mais dans une situation intenable ils peuvent pas cette victoire qui a été saluée par les syndicats par une partie de la gauche une partie seulement de la suppression de la réforme des retraites elle est comme je le disais tellement dépendante de l'adoption d'un budget ce budget comportant des mesures socialement totalement inacceptables pour eux je ne vois pas comment c'est tenable la question de savoir ce sera pas le budget le cornu est-ce que le gouvernement va pas faire d'autres concessions socialistes durant l'examen alors c'est une des clés effectivement bien sûr mais on arrivera dans ce cas à un budget qui sera complètement je sais pas comment le décrire et puis un problème majeur c'est que si jamais tout ça se casse la figure d'une part ou alors même si ça ne se casse pas la figure l'avenir électoral des socialistes il est plus qu'incertain parce qu'à ce moment-là ils seront le reste de la gauche va leur tourner le dos ça c'est clair c'est très clair la France insoumise évidemment mais les écologistes les communistes vont leur tourner le dos donc ils pourront pas faire cause commune avec les autres et pour autant ils n'auront pas non plus le soutien des macronistes pour ce qu'il en reste parce qu'il va pas en rester grand chose donc ils vont être un peu seuls si vous voulez sur le front électoral et c'est ça qui est étonnant c'est qu'ils ont un avenir électoral qui est quand même à mon avis très compliqué sauf à ce qu'il y ait une renaissance de la social-démocratie telle qu'ils la souhaiteraient mais on n'en est pas là Alors il y a les pressions évidemment au Parlement où chacun joue son jeu et puis il y a aussi ce que disent les partenaires sociaux vous l'avez dit les syndicats ils ont salué la suspension de la réforme des retraites mais c'est pas le cas du patronat on va écouter le patron des patrons Patrick Martin qui était l'invité ce matin de TF1
On fait pas les économies qu'il faudrait faire on se tire une balle dans le pied en suspendant ces réformes des retraites donc on est en train de creuser notre tombe donc à un moment donné il faut le dire mais par ailleurs nous on a des messages d'espoir et d'ambition j'évoquais les jeunes à l'instant donc on veut dire la colère qui est la nôtre mais on veut aussi dresser des perspectives pour ce pays il n'y en a pas beaucoup actuellement du côté des politiques
On est en train de creuser notre tombe dit le patron des patrons
Oui c'est sûr
qu'économiquement on est dans une situation très compliquée l'affaire des retraites je vous le disais elle est capitale l'affaire des retraites vous prenez les retraites et les dépenses de santé c'est presque la moitié de la dépense publique en France c'est énorme et donc si on n'arrive pas à résoudre ce problème là et bien on va avoir beaucoup de difficultés quand vous voyez que tous nos voisins partent à la retraite beaucoup plus tard que nous et en plus on a d'autres problèmes la productivité on travaille moins en France qu'ailleurs dans le monde et surtout en Europe alors longtemps le discours a consisté à dire oui mais on a une productivité qui est supérieure faux archi faux depuis 5 ans on a une productivité qui est en baisse en baisse en forte baisse on a un état qui est complètement désorganisé il faut complètement et là-dessus Jean-Louis Borloo d'ailleurs qui est sorti du bois a raison il faut revoir complètement notre schéma de modèle social qui ne fonctionne plus comme il faut il y a beaucoup de choses à faire je dirais que la France est un pays qui doit se reprendre en main et d'autant que ce débat budgétaire il s'engage après une nouvelle dégradation de la note de la France ce matin Yves à la une du Figaro vous dites la bataille budgétaire s'engage sous pression des marchés oui c'est vrai bon pour le moment les marchés ont été assez calmes c'est le moins qu'on puisse dire mais à très long terme ça ne sera pas le cas je pense que les marchés vont nous sanctionner et ça ça sera difficile ce qui est intéressant et paradoxal c'est que on retrouve avec cette situation un débat droite-gauche et des positionnements politiques fondamentaux la gauche veut ou plutôt le gouvernement est d'accord pour instaurer c'est l'article 3 de ce budget une taxe annuelle sur le patrimoine financier des holdings la gauche veut rétablir son projet je dis rétablir il n'a jamais été institué mais enfin son projet de départ qui est une taxe du Kman sur les très hautes fortunes et là je dis c'est paradoxal parce qu'en fait on a un face-à-face droite-gauche dans une assemblée qui est répartite et donc en fait c'est à la fois on s'est dit tiens on va revenir à une véritable opposition politique c'est ce qui est intéressant mais il va bien falloir que des deux côtés quelqu'un par tous d'ailleurs lâche un peu c'est-à-dire c'est le principe de ces fameux compromis cette rupture qu'appelle Sébastien Lecornu ça va être intéressant mais il va falloir que les uns et les autres apprennent à lâcher c'est-à-dire un budget de compromis fondamentalement c'est chercher un dénominateur commun un plus petit dénominateur commun c'est pas faire voter ce pour quoi on a été élu en France et ça s'applique également au bloc central au socle commun alors il y a le cœur du macronisme on va en parler dans quelques instants mais il y a aussi les républicains et on va voir justement quelle est la position des républicains on va écouter le secrétaire général du parti Ottman Nassrou qui était sur Sud Radio
il faut qu'on soit clair et on ne peut pas être et dedans et dehors
et on ne peut pas donner l'impression qu'on est ambigu parce que la politique la vie politique de notre pays meurt de l'ambiguïté il faut du courage et le courage se veut dire très clairement que la direction qui est prise n'est pas la bonne on pensait qu'il fallait assurer d'abord la stabilité pour qu'il y ait un débat budgétaire
donc c'est maintenant dans le débat budgétaire que l'on va se battre et croyez-moi la droite ne laissera pas passer toutes ces mesures démagogiques réclamées par le parti socialiste parce que qu'il y a un budget
oui c'est important mais ça ne peut pas être non plus n'importe quel budget et aujourd'hui on est en train de ruiner le pays vous avez vu qu'on était à nouveau
dégradé en matière de notation par une deuxième agence il y en aura une troisième qui va s'exprimer dans quelques jours l'étranglement financier continue de nous guetter
Sébastien Lecornu va devoir faire face à l'opposition claire des Républicains on va voir parce que les Républicains ils ne sont pas dans un bon état non plus pour le moins tout le monde enfin ils sont très divisés je ne sais pas il y a deux lignes qui se dégagent il y a une ligne qui semble vouloir plutôt alors il y a beaucoup d'opportunisme là-dedans aussi c'est-à-dire que chez les députés ils savent très bien que si jamais il y a une dissolution ils vont avoir beaucoup de difficultés à se faire réélire ils ne sont pas nombreux ils sont 50 49 en revanche 50 maintenant pardon 50 50 oui oui 50 maintenant c'est vrai ils risquent d'être d'ailleurs un petit peu plus nombreux peut-être s'il y a des ministres qui reviennent je ne sais plus et les sénateurs qui sont sur une ligne qui est celle de Bruno Rotaillot qui est justement de ne pas participer à cet exécutif et de soutenir du bout des lèvres quand il le faut donc on va voir mais là c'est pareil eux ils jouent leur avenir sur le plan sur le plan électoral c'est ça qui est d'autant plus intéressant c'est que Bérangère a raison on sent que là il y a un retour de l'opposition gauche-droite alors soit cette opposition gauche-droite va s'exprimer de façon très radicale avec les extrêmes c'est ce qui est un peu le cas quand même soit il s'exprime on revient à ce qui existait par le passé avec une gauche de gouvernement une droite de gouvernement et un retour mais ces deux pans-là de cette droite et cette gauche de gouvernement sont en train de jouer leur avenir finalement leur avenir est plus qu'incertain Bérangère je souscris évidemment la bataille interne au sein d'un parti qui avait semblé retrouver un peu de vigueur depuis que Bruno Retailleau était au gouvernement puis a du coup pris la présidence du parti de façon assez massive tout ça donnait je pense un grand espoir aux républicains aux militants aux élus c'était sans compter leur capacité d'autodestruction et qui à nouveau fait merveille si je puis dire donc au milieu de tout ça mais ça va être pareil dans l'ensemble du socle commun il y a sans doute des positions côté parlement côté assemblée côté sénateur qui ne vont pas être tout à fait identiques et qui vont être intéressantes à observer Oui parce que Gérard Larcher il a répété hier la majorité sénatorielle particulièrement les LR ils ne voteront pas la suspension de la réforme des retraites
Ah ben non eux ils sont
vendemous contre ça ils ont raison d'ailleurs enfin ils sont cohérents plutôt avec eux-mêmes ils ont raison parce que moi je suis un peu évidemment de cet avis-là mais ça va poser des problèmes ça va poser des problèmes parce que comme je vous le dis d'une part il y a ceux qui veulent rester fidèles à une ligne et puis d'autres qui disent bon ben tout à l'heure on est embarqué dans un bateau et si on pose pied à terre on est mort quoi littoralement D'autant que les LR ont six ministres au sein du gouvernement alors on pensait que ces ministres allaient être exclus du parti finalement il n'en est peut-être rien on va écouter ce qu'en disait Gérard Larcher hier
la logique c'est ne plus appartenir à notre famille politique quand on a fait ce choix-là mais je sens que cela divise députés sénateurs les responsables de notre mouvement alors nous aurons cette semaine nous aurons cette semaine un bureau politique et sans doute je proposerai que si dans deux mois la politique budgétaire et j'en reviens à la première partie de notre échange ne s'inscrit pas j'allais dire dans l'essentiel de nos valeurs alors se posera pour eux la question quitter le gouvernement ou ne plus appartenir à notre mouvement
finalement il y a temporisation
pas vraiment parce que
là pour le coup je ne vois pas très bien si vous voulez deux mois soit ils démissionnent tout de suite soit ils démissionnent alors je pense que ils sont démis surtout Gérard Larcher se pose se met dans la situation où éventuellement d'ici à deux mois le budget sera expurgé de toutes les demandes socialistes et qu'il sera davantage en conformité avec ce que veulent les républicains mais je ne vois pas très bien là je ne vois pas très bien si vous voulez soit ils s'en vont soit ils restent et à ce moment-là les LR s'ils sont majoritairement contre leur présence au gouvernement ils coupent le cordon et puis alors au sein du bloc central il y a les LR qui font autant de l'envoi mais pas seulement Edouard Philippe est opposé à la réforme des retraites et Gabriel Attal on va en parler Bérangère puisque je le rappelle vous sortez un livre Gabriel Attal l'ange exterminateur qu'est-ce qu'il va faire Gabriel Attal ?
Vous avez raison de dire qu'Edouard Philippe on sait exactement où il est Gabriel Attal franchement même pour avoir passé un an et demi à explorer le sujet je ne suis pas dans sa tête et moi il y a quelque chose qui m'a beaucoup marquée durant cette enquête c'est on a beaucoup observé Gabriel Attal ministre ce qui a été vraiment son ascension certains ont dit depuis qu'il est sorti du gouvernement et qu'il a changé complètement de costume qu'il est devenu patron de parti patron de groupe parlementaire on ne sait plus trop où il est et en fait Sylvain Maillard par exemple qui était le président du groupe avant lui qui lui avait un positionnement beaucoup plus à droite qu'on identifie bien raconte de façon je pense assez juste le fonctionnement de Gabriel Attal qu'on ne connaît pas trop au sein du groupe et qui est très représentatif de ce qu'il est lui c'est à dire on n'a pas des réunions de groupe où vous avez un président qui donne une ligne relativement claire on a un président de groupe qui laisse parler tout le monde et qui se fait qui donne l'impression et ce n'est pas une impression de se faire son propre avis en écoutant les autres alors on pourrait dire ça c'est un vrai patron après tout il tient compte de l'avis de tout le monde mais c'est quand même assez singulier et à un moment il faut quand même comprendre où le chef il n'y a pas de corpus il n'y a pas de corpus clairement c'est une des raisons pour lesquelles le personnage m'intéressait parce qu'il me semble représentatif aussi d'une nouvelle génération politique sans charpente idéologique claire mais ce fonctionnement-là dans le groupe vraiment les réunions de groupe c'est très particulier vous n'avez pas un chef vous n'avez pas oui un patron qui donne une ligne et donc là ce qu'on comprend c'est que les députés sur la suspension de la réforme des retraites sont assez divisées notamment vous avez une aile maillard si on peut dire qui ne digère pas la suspension de la réforme des retraites et une aile un peu plus à gauche qui pourrait l'envisager stratégiquement pour obtenir le reste du vote du budget les sénateurs sont manifestement prêts si on écoute François Patria à tant pis pour l'instant faire une croix sur la réforme des retraites donc ok suspendre cette grande œuvre quand même du socle commun pour essayer de faire adopter un budget et pour essayer d'avancer pour la suite mais vous vous rendez compte si les sénateurs de renaissance votent la suspension de la réforme des retraites et que les députés ne le votent pas ce socle commun et même ce parti renaissance est déjà très chahuté fébrile fissuré tout ce que vous voulez ça va être intéressant d'observer ce qu'il y a c'est vrai qu'après le discours politique général de Sébastien Lecornu Gabriel Attal a pris la parole en tant que chef du groupe et on a l'impression qu'il a un peu évité de parler du cœur du sujet alors il a dit voilà nous pendant qu'on donne un spectacle déplorable voilà ce qui se passe dans le pays mais il n'a pas vraiment répondu sur le fond à Sébastien Lecornu c'est du pur Gabriel Attal et vous noterez il y a une différence de stratégie entre Edouard Philippe qui cogne violemment depuis 15 jours sur le président sur la Macronie sur le bilan de la Macronie et un Gabriel Attal qui a certes donné un coup de poignard dans le dos du patron de celui qui l'a fait tout comme Edouard Philippe mais qui ensuite effectivement évite soigneusement ce sujet de la réforme des retraites qui le gêne évidemment beaucoup et donc son discours suite à la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu était assez lunaire effectivement avec un état des lieux des questions du harcèlement scolaire de toutes ces marottes à lui mais une éviction du sujet retraite assez magistrale en disant de toute façon nos voix vont pas compter les opposants la réforme sont majoritaires dans les ministres c'est aussi une habileté de leur part et c'est visiblement la voix qui porte lui c'est à dire les oppositions n'ont pas besoin de notre vote donc abstenons-nous de nous compromettre trop dans ce vote ça sera suspendu mais ce ne sera pas nous qui allons monter Il est dans une situation compliquée Gabriel Attal aujourd'hui Oui oui il est dans une situation compliquée surtout qu'Edouard Philippe c'est vrai après une position très alors après on peut approuver ou désapprouver mais il a pris une position très ferme d'opposition de rupture avec le président de la République une rupture ferme sur les retraites sur il doit partir enfin bon alors que Gabriel Attal le président de la République lui a fait de très mauvaises manières enfin bon il n'a quand même pas facilité la tâche il l'a même parfois presque ridiculisé enfin je veux dire dans des situations humiliées plutôt et c'est vrai qu'il a du mal c'est un groupe c'est un groupe c'est pas un parti politique attention c'est le président de la République qui avait dit c'est une espèce de formation incertaine avec des gens qui arrivent de droite de gauche pourquoi Sylvain Maillard il représente un courant qui est plutôt hostile au retour sur les retraites c'est parce qu'il vient de la droite Sylvain Maillard par ailleurs vous avez d'autres personnes personnalités qui viennent de la gauche donc c'est un groupe qui est très lui Attal vient de la gauche donc c'est compliqué c'est très compliqué je crois que c'est la fin du macronisme la fin du macronisme bah oui merci à tous les deux merci Yvon on revoit la une du Figaro c'est le budget l'examen du budget donc qui commence aujourd'hui sous pression des marchés c'est à la une de votre journal et Bérangère Gabriel Attal l'ange exterminateur c'est aux éditions de l'archipel merci beaucoup on va terminer par l'histoire du jour et l'histoire du jour elle est à la une de presse au séance et l'histoire d'un fameux trois maf comme un oiseau et c'est le Bélème de retour dans son port d'attache à Nantes une escale de 15 jours avant son hivernage dans le port de Saint-Nazaire le retour à Nantes c'est un petit événement sur place c'est là qu'il a été construit dans les anciens chantés du Bigeon c'était il y a 130 ans le Bélème fait figure de survivant de la marine à voile le dernier grand voilier français du 19ème siècle le plus ancien bateau naviguant au monde il embarque chaque année près de 2000 personnes pour un voyage évidemment particulier le Bélème c'est aussi le bateau qui a transporté la flamme olympique vous en souvenez c'était entre Athènes et Marseille c'est ce qui a lancé les JO de Paris et la lanterne d'ailleurs qui a servi au transport de la flamme est restée à bord dès demain vous pourrez vous aussi monter sur le Bélème c'est qu'à de la fosse à Nantes des visites très prisées où seront présents les matelots du Bélème voilà si vous voulez y aller merci à tous les deux merci beaucoup merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain on vous souhaite une très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous 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