En tête à tête avec Jean-Noël Barrot, Ministre du Numérique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:40OuverteRéponse directe
Peut-on démarrer par des questions sérieuses sur les systèmes d'information de l'État et les enjeux de souveraineté numérique ?
- 2:25OuverteRéponse directe
Quand vous étiez petit, vous vouliez être pompier ou aviateur ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Votre famille a des liens avec la fonction publique, est-ce que cela a influencé votre engagement politique ?
- 3:54OuverteRéponse directe
Est-ce que l'envie de servir l'intérêt général est venue progressivement ou plus tard dans votre parcours ?
- 5:22OuverteRéponse directe
Comment avez-vous démarré en politique avec un ancrage local dans les Yvelines ?
- 6:06OuverteRéponse directe
Comment avez-vous été désigné ministre délégué chargé du numérique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 13:00Fait
« l'année dernière c'est la France qui présidait l'Union européenne et à ce titre ça dure six mois le pays qui préside l'Union européenne a le choix des sujets qui vont être abordés »
- 28:21Chiffre
« cette année les 10 ans de la création de la French tech et les résultats sont au rendez-vous on a 29 licornes »
- 34:08Chiffre
« la French tech quand on le regarde du point de vue de ce que ça représente comme investissement de l'État c'est un investissement très léger mais qui a eu un impact très considérable »
- 38:28Chiffre
« on a une initiative au niveau français qui est la deuxième génération de l'initiative tibi qui a permis de d'engager les assureurs notamment à investir dans des fonds de vissy de fond de grosse en réalité labellisés par eux avec un engagement de 6 milliards d'euros au total pour la première édition »
- 42:07Fait
« on est en train de négocier au niveau européen un règlement un texte qui va imposer en Europe l'interopérabilité c'est-à-dire le multi Cloud et la portabilité »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
bonjour à tous je suis ravi de vous recevoir pour ce premier épisode dans tête à tête de la saison alors aujourd'hui on démarre fort je vais annoncer prochainement notre invité pour rappel vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre le backpacker du coup c'est une saison évènement avec neuf épisodes qui vont introduire des thèmes liés à l'actualité de l'entrepreneuriat ça va être business marketing recrutement etc et on fait interview on fait intervenir des personnalités et des signaux de la tech mais pas que il y a aussi des en tête-à-tête c'est ce qu'on fait aujourd'hui et on interview des gens qui vont gravité autour de cet écosystème tech et numérique et aujourd'hui je suis ravi de recevoir quelqu'un voilà quand j'ai démarré mon aventure entrepreneuriale en 2018 jamais pourrait penser que j'aurais pu avoir ce moment voilà je suis vraiment honoré je suis ravi de recevoir aujourd'hui le ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications genre Noël Barrault bonjour je suis vraiment ravi de vous recevoir aujourd'hui en tant que ministre vous nous faites honneur aujourd'hui nous on accompagne au quotidien avec nos équipes prod'ct un ensemble d'acteurs dans l'écosystème des startups vraiment naissantes qui viennent de lever des fonds des skylobes comme blablacar leboncoin etc dont on a reçu les patrons ici des acteurs du fbs1 du CAC 40 on intervient également sur des formations d'intervient notamment côté Pôle emploi dans la fonction publique ou côté bref on connaît un peu tous l'écosystème et aujourd'hui avoir un représentant de cet écosystème dans notre émission c'est un honneur donc je vous remercie peut-être pour démarrer on a une émission un petit peu particulière vous êtes sur twitch est-ce que c'est votre premier twitch c'est mon premier twitch ok alors du coup on est en live on a des auditeurs je prendrai quelques questions au fil de l'eau mais le but c'est de pouvoir un petit peu ouvrir c'est à dire avant de vous poser des questions très sérieuses sur les systèmes d'information de l'état des enjeux de souveraineté numérique etc j'aimerais en savoir un petit peu plus sur vous qui vous êtes derrière le rôle de ministre comment est-ce que quand vous étiez plus petit c'est pour démarrer vous aviez envie d'être pompier ou aviateur etc comme souvent le voilà moi j'ai des enfants qui aujourd'hui me disent je vais être police pilote de Formule 1 etc ou vous saviez déjà que vous aviez envie de faire de la politique je voulais être chef d'orchestre quand j'étais petit donc j'étais un peu loin de la politique même si dans ma famille il y a eu des des personnalités qui se sont engagées et c'est à la fin de mes études que je me suis posé la question de ce que je voulais faire à ce moment là ce qui m'est apparu comme le point central c'était la poursuite de l'intérêt général et donc j'ai commencé une thèse de doctorat qui m'a amené ensuite à enseigner à faire de la recherche aux États-Unis puis puis en France et c'est en 2017 si l'on peut dire que les choses se sont un petit peu accélérées et que j'ai décidé si l'on peut dire de passer de la de la recherche à l'action publique en devenant d'abord député et puis cinq ans plus tard en étant appelé au gouvernement ok hyper hyper clair vous donc en documentant un petit peu sur votre parcours j'ai vu que votre papa et votre grand-père était justement dans dans la fonction publique est-ce que du coup c'est quelque chose qu'on a un petit peu en tête même si vous m'avez dit jusqu'au moment où vous avez commencé à enseigner etc ça s'est déclenché peut-être un peu après est-ce que du coup on se dit tiens j'ai des personnes de mon entourage très proche qui se sont engagés et du coup il y a un questionnement un peu latent qui a émergé au fur et à mesure de ces années ouais il y a un questionnement latent et quand j'ai commencé à la fin de mes études à me projeter sur la suite évidemment cette question là est revenue mais cette après une dizaine d'années de vie professionnelle consacrée à la recherche et à l'enseignement là l'envie de m'investir concrètement et est né et que ça s'est appuyé à ce moment-là sur à la fois l'envie de participer à la mise en œuvre d'un programme celui des manuels Macron à l'époque qui lui-même était inspiré de travaux de issus de la recherche universitaire donc ça avait du sens pour moi et en parallèle ma vie professionnelle m'ayant ramené dans les Yvelines de pouvoir le faire dans un dans un territoire où je où je revenais en réalité parce que j'avais étudié dans les Yvelines mais où je m'installais pour pour y installer ma famille pour y travailler etc un peu loin du du territoire où j'ai grandi ou mon père et mon grand-père c'était investi avant moi donc oui ça évidemment jouer ça m'a sans doute inspiré l'envie de devrait au service de l'intérêt général mais ensuite j'ai reconstruit les choses à partir de ma vie professionnelle et de mon implant territoriale à moi si on peut dire ok donc dans les Yvelines et d'ailleurs vous l'avez mentionné donc du coup vous avez été enseignant dans d'ailleurs dans des belles écoles à côté HEC vous êtes parti aux États-Unis au MIT vous revenez en France comment j'allais dire voilà je me pose la question moi j'allais dire c'est presque une question précédente qui se dirait tiens comment je démarre quelque chose de nouveau que je connais pas comment côté politique on se dit tiens je vais devenir député des Yvelines vous aviez un réseau vous aviez des envies vous aviez un ancrage local peut-être dans une municipalité où j'en sais rien comment on se dit tiens je vais me lancer en politique et de venir député entre guillemets j'avais gardé un lien avec François Bayrou que j'estime beaucoup et qui est le président du MoDem une formation politique qui plonge ses racines très loin dans dans l'histoire politique de notre pays et la République en marche le parti d'Emmanuel Macron sur les candidats aux élections législatives et il m'a été proposé d'être candidat dans la circonscription où ce où se trouve le campus HEC où je venais de de décider de de m'installer si l'on peut dire si on doit raconter comment ça s'est passé j'ai reçu un coup de fil de la première ministre qui m'a qui m'a dit que j'allais être désigné ministre délégué chargé numérique et des télécommunications je suis pas sûr d'ailleurs qu'elle met réellement demandé si c'était oui ou si c'était non mais j'ai pas eu besoin d'avoir la question parce que c'est une mission qui m'intéressait beaucoup et si on se demande pourquoi j'ai été nommé je crois qu'il faut voir là en tout cas je pense qu'il faut chercher là de motifs qui ont inspiré la première ministre c'est le président de la République puisque c'est la c'est sur proposition de la première ministre que le premier le président de la République nomme le gouvernement c'est à la fois mon sans doute une expertise que j'ai développée dans ma vie professionnelle d'enseignants et de chercheurs sur le notamment le financement des entreprises des entreprises innovantes etc et que j'ai affiné pendant mes cinq années au Parlement où j'ai consacré une grande partie de mes travaux parlementaires à ces questions là d'une part et puis d'autre part le fait que comme vice-président du MoDem auprès de François Bayrou je je joue un rôle politique dans la majorité et que comme tel il est il avait du sens pour la première ministre le président de la République que je puisse figurer au gouvernement donc je pense que c'est c'est deux raisons qui ont sans doute participé à leur décision OK et du coup je me permets de par rapport à ce coup de fil que vous a reçu de la première ministre on s'y attend on s'y attend pas est-ce que c'est une surprise c'est une c'est une surprise c'est toujours une surprise parce qu'il y a beaucoup d'aléas dans les la constitution des gouvernements il y a un certain nombre d'équilibres à respecter qui fait que même si vous êtes pressenti ou même si vous correspondez à un poste ou un portefeuille ministériel du fait de votre expérience ou de votre engagement politique rien n'est joué jusqu'au moment où le secrétaire général de l'Elysée prend la parole pour annoncer la composition du gouvernement donc il y a toujours une dimension d'un prévu et de surprise ensuite on quand on entre dans une phase de recomposition gouvernementale on sait qui que tout peut se passer que donc ce coup de fil peut arriver à tout moment donc c'est une c'est une surprise dans c'est une surprise c'est un moment et qui un peu imprévisible mais mais auquel d'une certaine manière on s'attend quand même un peu ok ben merci pour votre franchise en tout cas j'ai deux petites questions j'allais dire un petit peu légère avant de passer à des sujets plus sérieux est-ce que vous voyez souvent le président et quand vous le voyez qu'est-ce que vous racontez le président de la République on le voit au Conseil des ministres on le voit dans des réunions qui sont consacrés à des sujets auxquels on a comme membre du gouvernement une contribution à apporter où on l'accompagne dans des déplacements ou dans des voyages donc on finit par le le voir régulièrement le numérique est un sujet sur lequel le président de la République a beaucoup travaillé sur lequel il a il a d'abord à la fois sur les questions d'innovation mais aussi de régulation de l'espace numérique fait beaucoup avancer la France et l'Europe et donc c'est notamment sur ces sur ces sujets là qu'on échange pour pouvoir affiner la manière dont on conduit la politique de la France en matière numérique ok très clair c'est cette politique c'est sujet est-ce que c'est le président qui va porter des sujets par exemple on peut parler de cybersécurité dans jeu numérique etc ou c'est quand même un sujet qui vous revient et c'est vous qui allez lui présenter la politique liée au numérique de l'état où ça se fait en binôme la politique numérique elle se elle se traite au niveau français au niveau européen et c'est je crois que c'est important de rappeler que l'année dernière c'est la France qui présidait l'Union européenne et à ce titre ça dure six mois le pays qui préside l'Union européenne a le choix des sujets qui vont être abordés et qui vont faire l'objet de négociation entre le Conseil le Parlement européen et la Commission et aboutir à des règlements ou des directives le président de la République pendant la présidence française de l'Union il a souhaité qu'on avance sur deux sujets majeurs le premier c'est celui de la de la concurrence équitable dans l'espace numérique sur les marchés numériques et ça ça a donné lieu à un règlement qui est une petite révolution qui s'appelle le DMA et qui va qui va permettre des choses aussi concrètes que d'interdire que l'on vous vende un smartphone par exemple en vous imposant un navigateur un moteur de recherche ou un assistant personnel désormais il y aura concurrence et vous aurez comme consommateur le choix et pour des entreprises qui ne vendent pas des iPhone par exemple ça sera l'occasion de rentrer sur ces marchés et ainsi de 26 comportements qui auparavant étaient anti-concurrentiels ils sont désormais interdits puis l'autre c'est celui de la responsabilité des plateformes les réseaux sociaux les places de marché jusqu'à présent le niveau de responsabilité auquel on les tenait était très limité parce que on a considéré que c'était des hébergeurs et qu'ils avaient pas de responsabilité vis-à-vis des messages ou des ou des contenus ou des produits qui étaient déposés sur sur leur plateforme avec le DSA le l'autre règlement que le Président de la République a tenu à ce qu'on amène jusqu'au bout et bien on les fait rentrer dans l'air de la responsabilité elles vont avoir des obligations de modération elles vont avoir des obligations de d'audits de leurs algorithmes par des autorités tierces de de livraison de leur donner à des chercheurs qui vont pouvoir analyser la manière dont elle fonctionne puis des interdictions aussi comme ça de faire de la publicité sur les mineurs et là c'est la volonté du Président de la République au niveau européen qui a permis à ces deux textes d'aboutir ensuite au niveau français le président a aussi pris des engagements pendant la campagne présidentielle je voudrais inciter un parce qu'il est assez il est assez parlant c'est celui du filtre anti-arnac qu'est-ce que c'est que le filtre anti arnaque c'est ce qui va nous éviter au quotidien de nous faire berner par des SMS qui qui nous invite le plus rapidement possible à aller sur notre compte personnel de formation notre compte ameli nos impôts le colis etc qui en réalité nous envoie vers des sites conçus pour collecter nos données personnelles ou bancaires le filtre chose qui a plutôt bien marché parce que effectivement il y a une époque on en recevait beaucoup c'est et j'ai le sentiment là au moment où vous dites ça que en tout cas moi personnellement je ne reçois plus depuis quelques semaines mais c'est sans doute parce que parce que les les comment dire les auteurs de ce type de campagne d'arnaque on les les yeux et leur attention portée ailleurs mais ces phénomènes n'ont pour l'instant pas été complètement maîtrisé ce que nous allons faire dans les dans l'année qui vient se développer une version bêta de ce filtre qui viendra s'interposer entre l'internaute et le site en question pour avertir l'internaute qui s'apprête à ces données personnelles bancaires sur un site malveillant ok ben je vous remercie alors aujourd'hui ministre je pense que dans l'imaginaire collectif ça évoque beaucoup de choses et je me suis un petit peu questionné moi-même j'en ai parlé à ma femme mes collègues mes amis quel est selon vous le quotidien d'un ministre et donc du coup je me suis dit je vais vous avoir en face de moi c'est quoi le quotidien du ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications je sais pas si on peut dire ministre du numérique pour simplifier du numérique c'est quoi votre quotidien le quotidien je je pense qu'il faut peut-être le schématiser en disant qu'il y a une phase d'écoute pour essayer de bien comprendre ce que sont les problèmes ce que sont les enjeux et la manière dont on peut les résoudre en matière de numérique on est face à des problèmes complexes comment devenir une nation deep tech comment réguler sécuriser espace numérique comment réussir la fin du déploiement de la fibre pour pouvoir à terme retirer le réseau cuivre comment faire en sorte que les Français qui sont aujourd'hui éloignés du numérique puisse être autonome c'est des questions pour lesquelles les solutions tombent pas du ciel et pour lesquelles il faut écouter ceux qui au plus près du terrain connaissent les situations pour pouvoir s'en inspirer pour concevoir de bonnes politiques ensuite il y a une phase effectivement d'action de conception des politiques publiques et ça ça suppose de travailler avec les administrations qui qui travaillent sous la direction des parlements Sénat etc non les administrations ces administrations de l'État comme par exemple la direction générale des entreprises ou la direction générale du Trésor dont les ministres dirigent les travaux dans le sens qui leur paraît le plus juste et le plus efficace et puis une fois les les politiques identifiées ou conçus il convient effectivement de faire en sorte qu'avec le Parlement on puisse leur faire voir le jour et puis enfin il y a évidemment un rôle de représentation de l'État vis-à-vis de de tous les acteurs de tous les citoyens donc ça ça signifie que on va participer comme je le faisais il y a quelques minutes à des salons on a aujourd'hui le salon Go entrepreneur qui pour la 30e édition rassemble tous les acteurs qui accompagnent au quotidien les entrepreneurs de France pour pour une journée pour deux journées je crois consacrées à l'entrepreneuriat voilà un peu toutes les dimensions qui structurent en réalité le quotidien l'écoute la conception des politiques publiques le dialogue avec le Parlement et puis la représentation de ce que l'État que ce que le gouvernement font pour pour les Français et les entreprises OK et est-ce que du coup alors la question que je vais vous poser mais je la change un petit peu c'est quel est votre enfin votre quotidien est-ce que quand on est ministre du coup on est au service d'une d'une cause qui est assez forte est-ce que il y a une notion de weekend qui s'applique est-ce qu'il y a une notion de timing est-ce qu'il y a une notion de temps de travail c'est à dire que en tout cas moi dans mon propre imaginaire j'ai le sentiment qu'un ministre va pouvoir être représentation un samedi un dimanche voilà que c'est un moment engageant comment vous le percevez vous avec votre vie d'avant de parlementaire est-ce que ça a changé quelque chose la vie politique en général elle s'arrête pas le vendredi soir c'est certain ne serait-ce que parce que le samedi et le dimanche sont des des journées pendant lesquelles les gens se retrouvent pour des manifestations culturelles sportives associatives et donc dans ma vie d'élus d'avant comme dans ma vie ministérielle aujourd'hui je bah semaine ne s'arrête pas le vendredi et même si le samedi j'essaye de concentrer mon action sur mon territoire d'élection qui est celui des Yvelines ainsi que cela m'arrive le dimanche matin notamment lorsqu'il y a des des événements sportifs et des courses puisque j'ai pris l'habitude de courir avec des associations qui qui permettent à des jeunes en situation de handicap de participer eux aussi à ses courses là mais j'essaye néanmoins de préserver un petit peu de temps pour ma famille et mes enfants en particulier qui sont jeunes et qui ont quand même besoin de voir leur papa mais l'engagement politique à tous les niveaux et évidemment au niveau ministériel c'est un engagement de plein temps ok alors je vais prendre une petite question du chat même si je pense que le but c'est pas d'y répondre c'est il y a rien Duff qui nous dit écoute du vote numérique en France quand vous avez évoqué que vous écoutiez entre guillemets c'est vrai que le vote numérique c'est quelque chose qui qui est lié à votre à votre ministère non mais comme député je me suis beaucoup battu pour que le vote par internet et le vote par correspondance se développe pourquoi parce que quand au mois de mars 2020 la covid-19 est survenue on était en plein dans des élections municipales on a dû d'ailleurs reporter le second tour et à ce moment là j'ai déposé une première proposition de loi pour accélérer le mouvement et faire en sorte qu'on puisse disposer de de ces instruments là pas nécessairement pour les généraliser mais pour que à l'époque c'est ce que je disais c'est ce que pour que si on soit face on se retrouve face à des vagues successives de pandémie et bien on est cette soupape là j'ai constaté qu'en Allemagne qu'aux États-Unis à ce moment-là les le vote par correspondance le vote par Internet ont été utilisés que ça a permis même de faire progresser la participation en plein covid donc moi je suis assez favorable à ça mais je ne suis pas mais les avis ne sont pas unanimes parce que le vote c'est un moment très important dont le secret doit être préservé pour que chacun puisse voter en âme et en conscience sans pression je reste convaincu pour ma part que le vote par correspondance le vote par Internet permettent de concilier à la fois le le secret du vote et l'agilité nécessaire dont on a besoin pour permettre à ceux qui sont loin de chez eux et c'est le cas des jeunes notamment de participer à la vie démocratique ok bah merci pour cette précision moi je rebondis à titre perso sur le fait que vous disiez on est à l'écoute pour pouvoir voilà moi j'étais hyper surprise de de contacter j'allais dire votre ministère vu qu'on était en relation sur des sujets qui moi me toucher à cœur de savoir comment des PME plus petites entreprises avaient la capacité à pouvoir accompagner l'état voilà j'avais je m'étais dit que ça allait rester un petit peu l'être morte et pas du tout j'ai eu d'ailleurs une de vos conseillères qui a pris le temps de nous écouter nous rappeler de prendre en compte les problématiques etc j'ai trouvé ça hyper efficace hyper puissant je m'attendais pas à un tel retour donc voilà je le dis parce que je trouve ça important c'est vrai et on est très à l'écoute de l'écosystème la conseillère que vous évoquez elle est elle est chargée très spécifiquement de de suivre les les questions les thématique les préoccupations de l'écosystème et on travaille avec elle mais on y reviendra peut-être tout à l'heure à la mise en place d'un programme de travail pour la french tech consacré précisément à la manière dont les grands acheteurs publics et les grands donneurs d'ordre privées peuvent adopter le réflexe French tech c'est-à-dire se tourner beaucoup plus souvent qu'ils ne le font aujourd'hui pour leurs achats vers les solutions françaises ok alors bon on en parlera après mais je note une question du Chat du coup qui était intéressante mais que je voulais poser plus tard qui vient de garnira 93 dans l'intitulé de la mission il y a souviens très souveraineté numérique pardon avec 78% des achats du numérique importé des US il est temps de récupérer la balance commerciale de l'emploi de la croissance de la résilience sachant que les licornes partent trop souvent aux États-Unis on est d'accord et donc sur la commande publique que compte faire Jean-Noël Barraud je vous propose de répondre peut-être à cette question tout en englobant le sujet un petit peu plus global de comment on travaille aussi avec l'État c'est une question que llais poser en fin de en fin d'entretien mais vous me tendez une perche je vous pose la question du coup le l'ambition qui est la nôtre c'est de maîtriser ce que la France maîtrise les briques technologiques sur lesquels reposent la société et l'économie numérique sur la base desquelles sont conçues les applications développées par les licornes de la French Tech qui ont eu énormément de succès ces dernières années et quand je parle d'infrastructures numériques je pense au Cloud à l'intelligence artificielle à la cyber authentique ou encore à la 5G à la 6G pour cela le président de la République a voulu qu'on mette au cœur de de notre grand plan d'investissement d'avenir qui s'appelle France 2030 c'est 5 verticales je les répète le Cloud intelligence artificielle la cyber la 5G le quantique pour chacune de ces verticales il y a plus ou moins 1 milliard d'euros qui est consacré pour soutenir à la fois la recherche universitaire la formation donc le développement de formation dans ces domaines-là et puis le soutien direct en subvention à l'investissement des des entreprises ceci étant dit ce que beaucoup d'entreprises de écosystème nous disent et on peut pas y être insensible c'est qu'elle souhaite à pouvoir accéder plus facilement à la commande publique moi je réponds toujours la commande publique c'est bien mais ça n'est que 10% de la commande totale donc je pense qu'il faut étendre cette exigence ou cette attente à l'ensemble de la de la commande publique comme privée et donc ce que nous voulons faire avec la french tech c'est accélérer d'une part les relations entre ces acheteurs et les les entreprises de la French tech et d'autre part valoriser les acheteurs qui prennent ce réflexe là parce qu'en réalité ce que nous devons faire reculer c'est c'est l'attitude mais qu'on ne peut pas réellement reprocher à ses acheteurs qui se disent que face à deux choix celui de se tourner vers une solution éprouvée ce que personne ne pourra jamais leur reprocher ou ou le deuxième choix qui est celui de prendre un tout petit peu de risques pour faire confiance à un acteur émergent bien éviter qu'il ne choisissent la première ou qui ne prenne la première décision plutôt que la seconde je pense qu'on peut inverser cela en développant la familiarité entre ces acheteurs et les éditeurs ou les concepteurs de solutions français de la French tech et puis en valorisant les acheteurs dans la sphère publique comme privée qui adopte ce réflexe French tech ok bah super merci merci pour votre réponse on vous avait parlé la french tech plusieurs fois d'ailleurs je remercie du coup Clara chapaz qu'on a reçu ici dans le backpack l'année dernière et qui nous a mis en relation comment vous voyez justement cette french tech ce French tech 120 ce NEX 40 quelle est leur puissance dans le monde parce qu'on voit qu'on a quand même un écosystème qui rayonne et j'ai envie de coupler ça avec quid peut-être de la crise du financement qu'on connaît actuellement des valeurs qui ont été très fortes de l'émergence un petit peu de la philosophie bootstrap de pas lever des fonds mais d'être vite rentable en tant que ministre quel est qu'est-ce que tout cela vous évoque d'abord moi je constate le formidable succès qui est la french tech en fait cette année les 10 ans de la création de la French tech et les résultats sont au rendez-vous on a 29 licornes c'est à dire entreprise qu'on franchi la barre de du milliard de valorisation mais ça n'est pas excusez-moi ça c'est je pense c'est quelque chose c'est Licorne qui sont devenus licorne sont-elles toujours licornes quand on voit justement cette presque une question philosophique les valorisations je pense que l'essentiel était démontré qu'on était capable en France de voir des entreprises blanchir cette cette barre là et et ça a été le cas et c'est un motif de grande satisfaction c'est évidemment le fruit du travail des entrepreneurs des fondateurs des CIO c'est aussi le fruit de du travail accompli par toutes celles et ceux qui les entourent et qui les accompagnent je pense à BPI France bien sûr qui a participé au développement de l'écosystème de financement ou de la part ou en tout cas du volet financement de de l'écosystème c'est aussi je crois qu'il faut le dire l'impulsion donnée par le gouvernement Emmanuel Macron qui a beaucoup tenu à ce que cette cette culture parce que c'est presque un état d'esprit de la French tech sm c'est aussi grâce à nos capitales et nos communautés French tech réparties sur tout le territoire national et à l'étranger on est donc qui sont dans combien de pays qui sont dans 52 pays on a 16 capitales 99 communautés qui partout dans le monde font rayonner cette marque French tech bref c'est un effort collectif qui nous a permis d'arriver à ce résultat et ce résultat il est intéressant parce que dans la phase d'incertitude qu'on traverse je pense que l'écosystème est devenu suffisamment mature et robuste pour la traverser sans s'effondrer sur ses bases latex a connu des cycles depuis ces depuis ses débuts c'est ainsi et il faut pas espérer le changer ce cycle mais simplement espérer avoir un écosystème qui qui est en capacité de d'amortir le choc et j'espère vivement qu'on y parviendra je bon espoir qu'on y parvienne et j'ai bon espoir aussi comme ça a été le cas dans les phases baissières des précédentes qu'on voit émerger pendant cette phase baissière les futurs licornes en tout cas les futurs entreprises d'innovation et de et de fortes croissances qui demain sur tous les territoires de France créeront des emplois créons de l'innovation et front rayonner à France ensuite on des dizaines qui viennent je pense qu'on a montré qu'on a qu'on savait faire émerger des des champions des leaders mondiaux du sas notamment du logiciel je pense que notre enjeu pour les 10 années à venir c'est de montrer qu'on s'est qu'on s'est faire de la France une deeptech après avoir démontré qu'on savait qu'on a su faire de la France une start-up nation et c'est à dire accélérer la sortie de la découverte scientifique du laboratoire et d'avoir des des doctorants des chercheurs qui deviennent entrepreneurs et qui bouscule des marchés établis des industries et qui vous avez parlé du quantique vous pensez par exemple à ce genre de d'industrie là je pense qu'on a dans plein de domaines des laboratoires dont les découvertes scientifiques sont reconnues dans le monde entier évidemment que le quantique est un superbe exemple puisque on a on a ce jeune homme né en 1947 dans le Lot-et-Garonne qui a fait sa thèse en 75 à l'Institut d'Optique a fait une carrière à Polytechnique et à l'Institut d'optique et qui qui a qui a formé des doctorants tout au long de sa carrière c'est doctorants sont devenus fondateurs de fonds d'investissement fondateur d'entreprise ces dernières années et ce et ce professeur il a eu le prix Nobel en 2022 c'est Alain Aspect et l'entreprise qu'il a dont l'un de ses étudiants a été le fondateur c'est c'est Pascal qui vient de lever 100 millions d'euros et l'autre de ces étudiants qui a fondé un fonds d'investissement c'est quand on est Sean qui a un fond d'investissement très reconnu dans le cantique donc oui c'est ce type d'exemples là qui nous faut multiplier parce que sur ces sur ces domaines là la France a vraiment sa carte à jouer OK et dernière question sur la french tech effectivement je pense que ça a été un formidable outil de visibilité de la communauté d'entrepreneurs français ça a permis de mettre aussi en avant voilà un écosystème de manière sexy et qui a donné envie je pense à plein de générations jeunes de de de devenir entrepreneur ou travailler dans ces milieux là est-ce que le rôle de la French tech d'un point de vue financier avait pour but de faire venir des capitaux aussi étrangers c'est à dire faire en sorte que des investisseurs je pense notamment à des fonds d'investissement notamment américain viennent investir un peu plus en France pas directement mais c'est c'est important de souligner que la french tech quand on le regarde du point de vue de ce que ça représente comme investissement de l'État c'est un investissement très léger mais qui a eu un impact très considérable parce que ce sont des programmes à destination des startups les plus des skallops les plus prometteuses avec un accompagnement à 360 degrés pendant un an mais aussi des programmes à destination des entrepreneurs issus des territoires ruraux des des quartiers de la politique de la ville et qui sont eux-mêmes opérés par ces réseaux d'entrepreneurs que sont les capitales et les communautés donc la french tech c'est pas un instrument financier c'est un instrument d'accompagnement mais vous avez trouvé le bon mot c'est un instrument culturel qui a permis de changer le climat changer la perspective sur ce que c'est que l'entrepreneuriat est-ce que sont les start-up est-ce qu'elles peuvent apporter à la société ensuite on est très heureux de constater que grâce à un certain nombre de réformes qu'on a entreprises depuis 5-6 ans maintenant la France est devenue redevenue très attractive et elle est même le pays pour la troisième année consécutive le plus attractif en Europe pour les investissements étrangers que ce soit dans la tech ou dans d'autres domaines et ça c'est évidemment une bonne nouvelle ok top alors aujourd'hui nous dans le backpacker on a un public qui est essentiellement composé de gens de la tech probablement que une bonne moitié travaille pour les cornes les des boîtes qui ont levé des fonds etc on a beaucoup de gens qui travaillent dans le product dans on a des jeunes entrepreneurs des entrepreneurs qui ont monté leur boîte quels conseils en tant que ministre vous donneriez un futur entrepreneur à quelqu'un qui aujourd'hui vont monter son entreprise dans le numérique sachant que on arrive à un moment moi à titre personnel on investit avec mes associés dans dans des jeunes entreprises ce qu'on appelle en précis ou en Cid et on voit une génération d'entrepreneurs qui se prend un peu de plein fouet enfin de futurs entrepreneurs qui qui s'est dit pendant des années c'était facile entre guillemets d'accéder à des financements et aujourd'hui c'est beaucoup plus dur on sent que voilà par l'inflation par le fait que l'argent coûte plus cher les investisseurs préfèrent peut-être dévoyer leurs investissements dans des obligations des choses qui vont être un peu plus sûr est-ce que ça doit changer la manière dont un jeune entrepreneur aujourd'hui veut créer son entreprise en numérique en tout cas ça doit pas vous décourager je pense que le conseil c'est de foncer uber et Airbnb ont été créés en 2008-2009 la pire crise financière que le monde est connu donc il n'y a pas d'obstacle à créer aujourd'hui une entreprise qui va conquérir le monde ensuite sur la manière de procéder effectivement vous allez avoir des investisseurs même si on met tout en œuvre pour que ces financements restent disponibles pour pour les entreprises innovantes en France notamment en Europe aussi mais vous allez avoir des investisseurs qui sont un petit peu plus exigeants sur les les questions de rentabilité et vont être un tout petit peu moins regardant sur les questions de croissance donc il faut adapter sans doute un petit peu les modèles de financement après il y a une forme de souplesse aussi et il existe un certain nombre d'instruments qui permettent par exemple avec les les BSA r enfin les ou les modèles comme le safe de de trouver du financement qui n'est pas dilutif tout de suite qui est dilutif un peu plus tard bref il y a toute une palette de financement qui peuvent dans la période qu'on traverse vous permettre d'accéder aux ressources dont vous avez besoin pour commencer votre votre développement et rassurez-vous le cycle repartira à la hausse c'est évidemment difficile de savoir exactement quand mais il repartira à la hausse et on l'a vu des entreprises se sont créées dans une période très compliquée où les ou le les financements et ce sont beaucoup resserrés et pour autant c'est ces entreprises ont eu de de très très belles trajectoires par la suite ok est-ce que en tant que ministre avec vos équipes et là je pense probablement avec peut-être aussi les équipes du ministre Bruno Le Maire vous réfléchissez au quotidien à ces enjeux un petit peu de de de financement histoire que voilà ça fasse pas un soufflet et justement que cette dynamique bien sûr on a deux initiatives l'une qui qui vient de se conclure au niveau européen avec un fond de fond pas européen doté de plusieurs milliards d'euros 4 milliards d'euros qui a vocation à investir au capital de fonds de grosses pour financer des skelopes et donc des fonds de grosses d'une taille de de de d'un milliard d'euros si l'on peut dire et puis on a une initiative au niveau français qui est la deuxième génération de l'initiative tibi qui a permis de d'engager les assureurs notamment à investir dans des fonds de vissy de fond de grosse en réalité labellisés par eux avec un engagement de 6 milliards d'euros au total pour la première édition France pour la France et donc on est en train de cette initiative a très bien fonctionné et on est en train de solliciter de la part des assureurs des engagements pour la deuxième édition ce qui va permettre de rassurer si l'on peut dire les les fonds de grosses les fonds de vici aussi qui vont pouvoir se tourner vers les assureurs obtenir labellisation et puis obtenir les financements ok hyper intéressant j'ai enfin je vous la prenez c'est quelque chose qui est tout récent ou la première initiative a a été lancé en 2019 les duré 3 ans donc on est en train de boucler la deuxième génération des de l'initiative tibi top alors deuxième gros sujet où là je pense que vous pouvez avoir beaucoup de choses à dire d'ailleurs j'en profite pour dire qu'il y aura même un épisode backpacker dédié à ce sujet sur les enjeux de souveraineté numérique j'aurais le plaisir de recevoir Alain Garnier que vous connaissez je pense et on a invité aussi Octave claba qui nous a pas encore répondu mais qui sont deux acteurs je pense qui veulent un petit peu mettre un cocorico j'allais dire sur toutes les activités de souveraineté numérique quelles sont les enjeux pour la France d'avoir une souveraineté numérique aujourd'hui leur jeu c'est d'être moins dépendant des autres c'est ça la souveraineté et ça c'est important dans un monde un peu troublé que de pouvoir prendre toute décision sans être dans les mains de grandes puissances étrangères même si ce sont parfois s'agissant des États-Unis des puissances alliés et amis et puisque vous parlez d'OVH Cloud et de Jamespot qui sont des acteurs du cloud je peux vous dire en trois mots ce que c'est que notre stratégie pour pas venir à cette autonomie la première c'est de faire respecter en Europe des principes de concurrence saine et et équitable dans le marché du cloud vous avez trois acteurs américains qui dominent le marché et qui se sont octroyés des positions de quasi monopole en utilisant si l'on peut dire des des pratiques qui freinent un peu l'expression de la concurrence les trois que vous citez on est d'accord c'est Google Amazon et Microsoft et Microsoft qui sont les partenaires de très nombreuses entreprises françaises mais ce qui nous soucie nous c'est c'est que ces entreprises françaises soient dans un lien de dépendance trop importante et donc pour pour réinjecter un peu de concurrence de y compris de concurrence entre ces trois-là on est en train de négocier au niveau européen un règlement un texte qui va imposer en Europe l'interopérabilité c'est à dire le multi Cloud et la portabilité c'est à dire la fin des ygresses c'est-à-dire la fin d'une pratique qui consiste à vous facturer de manière très importante des frais au moment où vous décidez de passer d'un prestataire à l'autre donc le premier pilier de la stratégie c'est de d'appliquer des principes de concurrence qu'on applique dans plein d'autres secteurs de l'économie à celui du numérique en particulier à celui du cloud le deuxième c'est de soutenir les acteurs français comme OVH comme jaspote et comme les autres et ça c'est toujours le plan France 2030 avec sa stratégie d'accélération comme on l'appelle dédiée au Cloud avec de l'investissement enfin des de du soutien à la recherche du soutien à la formation et du soutien à des investissements par la par le biais de subventions qui sont des livrets sur la base d'appel à projets ou d'appel à manifestation d'intérêt auxquels je suis certain que OVH chez Jamespot ont répondu pour certaines d'entre elles puis le troisième c'est aussi de dire que on il y a un certain nombre de principes auxquels on est très attaché et sur lesquels on veut pas transiger c'est en particulier respect de la vie privée et des données personnelles et c'est la raison pour laquelle on a créé avec l'ancie qui est notre agence nationale de sécurité des systèmes d'information une certification qui s'appelle sec num Cloud et qui garantit qu'une offre de cloud liasse passe SAS est immunisé contre les réquisitions ou contre les législations extra-territoriales c'est à dire la capacité d'autres pays à réquisitionner ces données c'est pas une manière tellement de faire du protectionnisme c'est plutôt de dire bon le cloud public pour certaines données qui n'ont pas de sensibilité particulière pourquoi pas mais pour les données qui sont particulièrement sensibles celles de nos administrations celles nos hôpitaux celles de nos grandes entreprises qui manipule des données personnelles ou non personnelles sensibles il faut qu'elle puisse les placer dans un Cloud qui dans lequel elles ont confiance dans le fait que personne ne viendra chercher ou essayer d'aspirer ces données là voilà les trois piliers qu'on a construit par exemple pour le Cloud pour atteindre cette autonomie c'est-à-dire cette souveraineté ok là en parlant de souveraineté du coup alors je vais poser du coup pour pour ma réflexion je vais poser une question de chat de Gaëtan post qui dit on parle de souveraineté et de business quid des alertes des comités associations de l'écosystème sur les potentiels failles de la réglementation européenne en matière de liberté individuelle j'ai envie de coupler sa question en fait en tout cas de tirer le filtre de sa question est-ce qu'aujourd'hui les dérives qu'on pourrait apercevoir sur ce que vous appelez la souveraineté il faut que nos données soient sur etc c'est un enjeu de de respect de la vie privée des données ou c'est aussi un enjeu business on voit bien avec l'émergence on en parlera juste après des datas de la collecte des datas est-ce que les datas doivent appartenir à l'état français ou est-ce qu'elles doivent être hébergées chez Google ou autre est-ce qu'aujourd'hui cette souveraineté numérique il y a pas que il y a pas un aspect business aussi qui rentre en compte et les dérives potentiels peuvent arriver par cet aspect un peu business moi je pense que la qu'il faut avoir l'esprit très clair sur les objectifs qu'on cherche à atteindre une moindre dépendance et le respect de la vie privée je sais pas si c'est ce sur quoi porter la la question mais là où il y a des tensions claires c'est qui remonte et qui nous appelle à la réflexion c'est la tension entre le respect de la vie privée des données personnelles d'un côté et l'innovation de l'autre donc quand le rgpd est arrivé beaucoup ont critiqué ou se sont dit que l'Europe était en train de tuer sa propre capacité à innover d'ailleurs on je sais pas si vous avez je pense que les les auditeurs ou les twitcher on ont été mis au courant que la CNIL italienne a interdit chat GPT sur le fondement du rgpd mais mais moi je pense que on peut concilier certains grands principaux auxquels on est attaché concurrence saine équitable sur les marchés numériques respect de la vie privée avec l'innovation et si aujourd'hui tchat GPT ne répond pas tout à fait aux exigences du rgpd il faut que chat conforme et si on s'aperçoit que la bannière dont a été pensée le rgpd c'est-à-dire bien avant qui émerge les grands modèles de langage des n'est pas les plus tout à fait adapté alors il faut il faut regarder comment dans la prochaine itération sur ces questions là on peut faire évoluer le rgpd pour qu'ils permettent à la fois la protection de la vie privée et le développement de l'innovation mais je crois pas que les deux soient contradictoires OK
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alors là c'est c'est une petite question personnelle qui me vient on entendait souvent voilà le pétrole c'est l'or noir etc est-ce qu'aujourd'hui la data la donnée c'est un futur or informatique absolument et je vous parlais tout à l'heure des deux règlements que que le Président de la République a souhaité qu'on fasse aboutir pendant que la France préserve l'Union européenne il y a un autre règlement qui est en cours de discussion je l'ai abordé très rapidement tout à l'heure quand je parlais du cloud qui a un règlement sur les deux nez ou effectivement on va établir un petit peu des des grands principes qui est propriétaire des données quand j'utilise quand je j'utilise un tracteur est-ce que les données m'appartiennent à moi l'agriculteur ou est-ce qu'ils appartiennent au concepteurs du tracteur le grand principe le principe général c'est que ces données doivent appartenir à l'agriculteur puis ensuite doivent se mettre autour de l'agriculteur et du concepteur de tracteur des des espaces ou les données peuvent être échange et peuvent être utilisées effectivement évidemment que les données sont sont l'équivalent de de l'or noir puisque quand on quand on voit le potentiel permis par l'intelligence artificielle et les nouveaux modèles qui ont émergé ces derniers mois qui repose tous sur des phases d'entraînement sur des des jeux d'entraînement qui qui sont de la donnée pure on comprend bien que que la donnée va avoir une valeur très importante à l'avenir ok ça me permet de faire un lien parfait vous avez évoqué voilà on parlait d'intelligence artificielle chat GPT qui je pense à fait l'actu on va dire ce soit sur les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn ou autre mais tous les entrepreneurs à date se posent la question de comment ça va peut-être transformer optimiser tuer leur business je prends une citation de de Bill Gates qui est quand même quelqu'un enfin en tout cas moi personnellement ça c'est au moment où j'ai lu que Bill Gates disait que c'était pour lui la deuxième plus grande révolution qu'il a connu dans sa vie après l'apparition des écrans sur internet de sur un ordinateur deuxième révolution on se dit waouh ok là on est probablement face à quelque chose qui est gigantesque en tant que ministre du numérique première question comment vous documenter pour essayer de comprendre ces nouveaux phénomènes ces nouveaux champs d'application les impacts que ça peut avoir sur l'économie sur la vie des gens sur le PIB etc et comment vous voyez ça j'allais dire dans les années qui viennent vous voyez ça comme une révolution vous voyez ça comme quelque chose sur lesquels il faut faire attention votre avis de ministre comment on fait on interroge les les experts et ça tombe bien parce que pour l'intelligence artificielle des experts on en a et parmi les meilleurs au monde je pense à Yann Le 15 à François Chollet à Antoine borde au professeur ce sont des gens qui travaillent qui sont doctorants qui sont dans des entreprises Yann Le 15 c'est le dirigeant de lias et meta ok il est français ok François Chollet il est chez Google et il lui il est lui aussi responsable des des questions d'intelligence artificielle on peut aussi interroger les les dirigeants
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étrangers de ces grands acteurs de la tech je pense à demis à Sabi ce que j'ai croisé cette cette hiver le patron de Deep mind la filiale d'intelligence artificielle de Google James Manika qui dirige intelligence artificielle chez Google ou encore Sam Altman que j'ai rencontré à San Francisco en marge du CES à Malte Man qui est le patron d'openhague le l'entreprise qui a conçu donc on prend on écoute ce que les experts ont à dire ensuite on lit les papiers de recherche vous avez dans votre question vous vous soulevez la l'impact sur le marché du travail de ce type de technologie là bon là il y a un papier alors on a évidemment très peu de recherches à source à ce stade sur la manière dont les les grands modèles de langage type GPT et leurs applications tip tchat GPT vont bousculer et faire bouger les lignes mais on a déjà quelques articles de recherche il y en a un qui a été fait au Mity c'est intéressant d'ailleurs ou des étudiants ont été ont été placés dans un groupe de contrôle un groupe de traitement on a donné à certains chat société à d'autres noms et on a évalué la productivité de leur travail on s'est aperçu que la productivité augmente et là où dans le groupe qui bénéficiait de chaque GPT c'est pas une grande surprise mais au sein du groupe qui disposait de chat GPT c'est celui ce sont les élèves qui étaient les moins bons au départ qui ont vu leur productivité augmenter le plus par rapport à ceux qui étaient déjà va qu'il y avait j'ai plus exactement les métriques en tête mais qui avait des métriques un peu meilleur au départ et donc ça aussi on le lit et on essaye de se documenter comme cela bon ensuite sur mon jugement général sur les l'intelligence artificielle l'intelligence artificielle elle est déjà partout autour de nous dans notre quotidien et à vrai dire elle a déjà fait changer la vie de nos concitoyens elle a même mais elle sauve des vies au quotidien on l'utilise pour détecter des cancers qu'auparavant on ne savait détecté que beaucoup trop tard pour les soigner on l'a utilisé pour découvrir les vaccins contre la covid et pour revenir à de design que je citais tout à l'heure grâce à des modèles très proches de ce que que sur lesquels tchat j'ai pété a été conçu deepmind à synthétisé 200 millions de protéines une protéine en général il faut une thèse il faut la durée d'une thèse pour la synthétiser c'est à dire que en quelques mois deep mind a fait si l'on peut dire faire le travail par ces modèles qui qui l'aurait fallu faire à des ou qui aurait pris des des centaines de millions par des milliards d'années cumulés de de thèse de doctorat pour atteindre le même résultat donc on a déjà avec l'intelligence artificielle des progrès scientifiques extrêmement considérables ensuite s'agissant de de chat GPT plus particulièrement il y a évidemment beaucoup de promesses associées à ces technologies et de progrès humain qu'on peut en attendre mais comme toute technologie très puissante elle peut être très bien orientée où elle peut être orientée de façon malveillante et c'est la raison pour laquelle il faut à la fois maîtriser ces technologies et donc on est en train de de préparer l'adaptation de notre stratégie d'accélération pour l'intelligence artificielle à ces nouveaux modèles pour faire en sorte qu'on puisse maîtriser ces technologies là et puis on est au niveau européen en train de réfléchir à la manière dont on doit encadrer l'intelligence artificielle pour qu'elle soit utilisée au service de l'homme au service du progrès mais que mais mais pour en limiter les les conséquences néfastes et c'est pas facile à faire parce qu'il faut il faut absolument préserver la capacité d'innovation en Europe et donc la manière dont on s'y prend c'est qu'on dit bah il y a des usages la surveillance générale des populations par exemple pour lesquelles l'intelligence artificielle est totalement interdite il y a des usages comme le transport ou la santé ou s'il y a des problèmes sur les systèmes les vies humaines peuvent être en jeu ou l'utilisation de l'intelligence artificielle va être conditionnée à de la transparence à des audits pour éviter que il puisse y avoir des puis il y a des usages récréatifs pour lesquels l'intelligence artificielle va être totalement libre et puis on va veiller dans la discussion qu'on a actuellement au niveau européen sur ce sujet à ce que et puisse y avoir des dérogations pour les jeunes entreprises et puis des ce qu'on appelle des bac à sable réglementaires c'est-à-dire qu'une jeune entreprise qui se lance y compris sur des usages critiques qu'elles puissent se développer sans que les les obligations s'imposent dès le départ sous le regard bienveillant et attentif du régulateur faire en sorte que ces innovations elles se développent en Europe parce que on doit à la fois protéger nos concitoyens mais aussi maîtriser ces technologies sinon on va les subir en tout cas on va subir des technologies qui nous viendront de la Chine ou des États-Unis ok et vous en tant que politique et ministre du numérique est-ce que c'est à vous de gérer les conséquences on entend que ça ça va faire enfin forcément il y a des métiers qui vont disparaître suite à à l'évolution de d'outils comme chat ou dia plus particuliers est-ce que c'est à votre niveau que ça joue de préparer peut-être la reconversion ou en tout cas les impacts que ça peut avoir là pour le coup sur la vie des gens pas lia directement mais plutôt la perte de métier qui vont être générés par des robots des outils etc en lien avec le ministre et le ministère du Travail bien sûr d'essayer d'anticiper pour ajuster notamment notre appareil de formation l'appareil public avec les universités mais aussi les lycées professionnels donc l'enseignement professionnel et l'enseignement supérieur et puis l'appareil si l'on peut dire de formation qui qui va au-delà du de la sphère publique il y a des très belles Skell up française je pense à 360 learning ou openclassroom qui qui sont engagés dans une dans des comment dire dans une démarche de fournitures de service de formation de d'obscaling et de riskylink qui à mon avis vont permettre de faciliter la transition donc c'est pas quelque chose qu'on va faire seul mais dans la discussion avec ministère du Travail qui a la compétence sur ces sujets ministère de l'enseignement supérieur pour la partie enseignement supérieur ok très bien et ben on va clôturer du coup ce premier live twitch pour vous maintenant de m'avoir donné cette possibilité et ben écoutez merci beaucoup de déjà d'avoir de nous avoir fait l'honneur de bien vouloir être suit dans le backpacker et puis pour tout ce que vous avez pu livrer j'avais conscience que en tant que homme politique ministre etc l'enjeu du twitch était peut-être un petit peu plus difficile et je vous remercie en tout cas pour votre transparence j'ai pas du tout le sentiment que c'était un discours cadenassé voilà mais qu'on a pu échanger donc je vous remercie et puis bah pour nos auditeurs merci de nous avoir suivis on se voit la semaine prochaine pour le backpack qui revient avec un sujet avec deux entrepreneurs de génie Benoît Dubos fondateur de Scalia qui est un des acteurs sur Linkedin je suis plus au combien de milliers de de followers et qui est un des acteurs du grosse en France et Guillaume mouche qui voilà Guillaume il a monté une boîte qui s'appelle l'emlice maintenant l'homme pire qui a été valorisé en bootstrapant quasiment 150 millions d'euros il a écrit un livre c'est un formidable marketeur businessman etc et il viendront nous parler du gross et justement des synergies que ça peut créer sur le business merci à tous je vous dis à très bientôt encore merci Monsieur le Ministre merci à très bientôt au revoir
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