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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 10 janvier 2023 83 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprises

L'interview de Philippe Martinez sur BFMTV après l'annonce de la réforme des retraites

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 63 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    La réforme des retraites est-elle une déclaration de guerre sociale ?

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Les syndicats ont-ils été entendus par le gouvernement ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    La réforme ne risque-t-elle pas d'être oubliée face aux problèmes de pouvoir d'achat ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qui sont les gagnants et les perdants de cette réforme ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Les syndicats sont-ils en perte de vitesse ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    La prise en compte de la pénibilité est-elle suffisante ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Philippe MartinezFait
    « le gouvernement n'a pris en compte aucune des propositions et des remarques des organisations syndicales »
  • 3:00Philippe MartinezChiffre
    « quatre Français sur 10 pourront partir en fait de façon anticipée »
  • 14:30Philippe MartinezFait
    « il y a eu des mobilisations en 2019-2020 sinon la réforme serait passée avant la covid »
  • 1:00Philippe MartinezPromesse
    « il faut qu'on fasse des efforts en tout cas on se balade à la CGT pour être encore plus présent dans les entreprises »
  • 2:15Philippe MartinezPromesse
    « les droits des syndicats ne soient pas en régression »
  • 4:15Philippe MartinezFait
    « les grandes entreprises qui captent beaucoup beaucoup d'argent et y compris qui dégagent les bénéfices du travail des petites entreprises »
  • 5:00Philippe MartinezFait
    « les infirmières les personnels soignants se mettent en grève pas avec un brassard arrête le boulot c'est que c'est dramatique »
  • 6:15Philippe MartinezFait
    « il y a un problème de rapport au travail un problème de sens du travail »
  • 9:30Philippe MartinezChiffre
    « c'est 12 milliards c'est à dire au 10 et 12 milliards c'est 3% du volume global »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir à toutes et à tous soyez les bienvenus pour la suite de cette émission spéciale ce soir sur BFM TV après l'annonce détaillée de la réforme des retraites on a tout ce soir tous les détails tout sauf un élément déterminant comment les Français vont-ils réagir face à cette réforme les syndicats vont-ils réussir à mobiliser bonsoir Philippe Martinez bonsoir merci beaucoup d'être avec nous ce soir secrétaire général de la CGT votre parole est particulièrement attendu face à vous ce soir Nora Hamadi Antonin André l’économiste Olivier babo que je salue je vous salue tous les trois pour vous interroger et surtout face à vous ce soir la première ministre Elisabeth borne il était 17h36 à compter du 1er septembre l'âge légal de départ à la retraite sera relevé progressivement de trois mois par an pour atteindre 64 ans en 2030 quelques mots historiques âge porté âge de départ à la retraite portée à 64 ans passage accéléré aux 43 allées de cotisations est-ce que ce que vous venez d'entendre et pour vous une déclaration de guerre sociale attention avec les termes en tout cas c'est une déclaration qui est inacceptable inacceptable pas que pour nous vous l'avez noté pour l'ensemble des syndicats de ce pays et c'est des choses qu'on avait déjà dit à la première ministre lors des différentes concertations enfin ils appellent ça comme ça donc je reprends les termes pour tout le monde comprenne et au ministre du Travail qui vient de quitter de ce plateau je parle de déclaration de guerre sociale c'est une expression qui est employée ce soir par une partie de la France insoumise par exemple oui mais nous on a la CGT on fait attention avec les propos belliqueux surtout dans le contexte qu'on connaît en Europe et dans le monde donc tout cas c'est une mesure qui est inacceptable nous l'avons répété à plusieurs reprises à la première ministre au ministre du Travail au ministre de l'Économie je pense que le Président de la République qui a dit qu'il écoutait plus maintenant dans son deuxième calcul l'entendre donc c'est en fait le constat que la position d'arriver du gouvernement est la même que la position de départ malgré les discussions malgré les avertissements et les alertes de la CGT et de l'ensemble des syndicats on va parler dans une seconde de la première journée de mobilisation que vous appelez de vos vœux le 19 janvier simplement je repense que vous parliez de ces de ces négociations de ces discussions avec le gouvernement sur le cœur de la de la réforme âge de départ du raid cotisation le gouvernement n'a pas du tout entendu les syndicats pas du tout c'est d'ailleurs ce qu'on déclare dans dans le propos qu'on a fait tout à l'heure avec mes collègues des autres organisations syndicales dans notre déclaration nous précisons bien que le gouvernement n'a pris en compte aucune des propositions et des remarques des organisations syndicales ce qui pose problème les syndicats se sont réunis tout à l'heure dans la foulée des annonces d'Elisabeth borne tout de suite après les annonces décisions prises à l'unanimité première journée de mobilisation son chômage partiel et quand on est au chômage partiel on touche moins donc c'est c'est tout ça qui était déjà dans le paysage social et cette réforme vient en rajouter est-ce que vous justement vous espérez une coagulation de toutes ces revendications est-ce que vous appelez de vos vœux quelque chose qui soit plus large encore que la réforme des retraites et qui permettent de coaliser tout ce que vous venez de dire autour du pouvoir d'achat des salaires ou est-ce que véritablement les journées d'action auxquelles vous appelez les Français à participer c'est spécifiquement sur les salaires cette journée d'action elle est spécifiquement sur les retraites avec l'actualité mais il est évident que il y a des mobilisations en ce moment sur les questions salariales en plus il y a des négociations anielles obligatoires qui vont s'ouvrir sur la question salariale donc il s'agit pas de dire aux salariés qui vont se mobiliser sur les salaires laissez tomber c'est les retraites c'est les salariés qui décident de leur priorités par contre on fait des formations on va faire des débats publics le lien entre salaire et retraite il faut continuer à expliquer mais il est évident plus de salaire c'est plus de cotisations c'est plus de sous pour la caisse de retraite et puis c'est des meilleures pensions donc on voit bien cet articulation qui est importante ceux qui se battent pour garder leur emploi on va pas leur dire arrêtez tout on sait que l'emploi c'est essentiel y compris pour avoir une bonne pension et pas une carrière arrachée donc mais le pilier le pilier de cette mobilisation c'est la question des retraites parce que ça ça touche tout le monde mais le 19 janvier première journée c'est la France à l'arrêt que vous voulez si c'est si les salariés le décident ça sera la France à l'arrêt bien sûr justement mais c'est vous comprenez que il y a ça fait un petit moment qu'on en discute on a fait des formations parce que faut expliquer certains veulent nous faire croire que c'est un débat d'expert il faut être un expert des retraites pour comprendre c'est facile de comprendre que tout le monde va travailler plus longtemps ça c'est facile de comprendre et donc oui mais les salariés en tout cas il faut notre appel il est clair manifestation grève et puis s'il y a des grèves reconductibles et ben il y aura des grèves reconductibles dans dans les secteurs qu'ils l'ont décidé en tout cas nous nous nous sommes pour les sondages disent que 64% des Français sont effectivement contre cette réforme sur le principe pour autant ça ne veut pas dire que ils suivront l'appel des syndicats à se mobiliser dans la dire que vous aussi vous jouez assez gros en fait sur cette sur ce mot d'ordre parce que d'une certaine façon depuis quelques années on voit bien que les syndicats sont un peu en perte de vitesse la CGT notamment dans les différentes élections professionnelles que parfois même vous êtes à la ramasse d'autres mouvements qui naissent de façon comme ça épisodique dans les entreprises aujourd'hui vous jouez gros sur ce rendez-vous parce que si jamais les Français ne suivent pas ce sera pour vous un des aveux cinglant qui qui vous coûtera cher enfin il y a plusieurs choses dans vos propos moi je veux bien qu'on dise qu'on est en perte de vitesse mais dès qu'il y a une grève quelque part j'entends des propos alors forcément ici mais en général sur la CGT preneur d'otages enfin des trucs classiques donc faut être mesuré dans ces appréciations on peut pas être responsable de tout parfois et à côté de la plaque autrefois ça c'est la première chose la deuxième chose c'est que c'est pas nous qui joue en gros nous on est là non non c'est les c'est les citoyens de ce pays les retraités ceux qui sont au boulot et surtout la génération qui arrive parce que vous ceux qui vont se prendre de Plein Pot cette réforme c'est ceux qui sont nés en 68 et après 68 et eux c'est 43 ans de de cotisations et c'est 64 ans pour ceux qui auront les années de cotisation suffisante donc l'enjeu il est là après les syndicats ils sont là pour expliquer pour proposer des alternatives c'est ce qu'on a fait on a fait on a proposé des alternatives et puis de dire nous on pense c'est ce qu'on a fait aujourd'hui que si vous voulez pas de cette réforme et bien il faut vous mobiliser on a on met sur la table tous les tous les ingrédients pour que les Français comme on dit en tout cas ceux qui bossent ceux qui sont chômage ceux qui sont à la retraite les jeunes puissent se déterminer dans un en connaissance de cause mais c'est pas les syndicats qui sont c'est nous on veut travailler plus longtemps soit on veut pas bah si on veut pas faut se mobiliser Olivier oui j'ai Martinet j'avais envie d'abord de vous demander si vous ne craignez pas que de la même façon que la fin du monde est un peu passe un peu aux oubliettes à cause de la fin du mois que la fin du mois justement fasse oublier la fin de carrière et quelque part empêche cette mobilisation ou au contraire permet de permettre la coagulation effectivement cette expression qui peut tout à fait utiliser c'est une première question mais pardon j'en ai une deuxième en réalité la CGT était le syndicat qui était le plus loin d'un accord puisque il est celui qui souligne depuis longtemps que lui est en faveur des 60 ans bon on connaît les projections du Conseil d'orientation des retraites on connaît des équipes démographiques on sait parmi les solutions il y a continué à payer sur la dette publique c'est-à-dire financer publiquement la chose travailler plus c'est la solution évidemment du gouvernement et puis la dernière évidemment celle je pense que vous défendez qui est une forme en réalité de de hausse du coût du travail puisqu'il faut que d'une façon ou d'une autre les cotisations sociales qu'on peut appeler aussi social mais les cotisations sociales c'est un débat intéressant mais les gens comprennent difficilement effectivement sur le fait c'est leur différé en grande partie c'est tout à fait exact mais donc cette augmentation du coût du travail ça revient quand même à un moment où avec l'inflation vous avez des entretiens d'entreprise qui ont besoin d'être aidés qui sont étranglées par des coûts qui explosent par ailleurs notamment de l'énergie et des prix qui peuvent pas augmenter est-ce que dire que la solution donc c'est une augmentation massive et importante donc des augmentations de salaires mais qui ne se décrète pas est-ce que c'est pas une façon qui peut facile de régler le problème parce qu'en pratique les choses sont quand même un peu plus difficiles dans sur le terrain Philippe Martinez alors on va répondre à la deuxième vous m'aurez on pourra parler de la première vous me rappellerez la première après parce que la deuxième la première était bien mais la deuxième est en forme il y a on est conscient des problématiques des salariés et donc de leurs employeurs oui notamment des petits et donc faut faire la différence on peut pas avoir des boulangers des petits artisans qui ont du mal à payer leur facture d'énergie et aussi parce que genre quand je vais voir les salariés forcément je croise leur patron entendre que il va y avoir 82 milliards de verser aux actionnaires cette année record du monde enfin record historique de l'histoire des grandes entreprises vous voyez or ces grandes entreprises elles ont touché des sous beaucoup de sous pendant la covid et avant la covid les salariés disent d'ailleurs ils peuvent se dire mais il y a un problème avec 10 12 milliards qui représentent que 3% du budget global c'est pas grand chose vous qui êtes brillante économiste savait que la parlait de ça la majorité des entreprises privées ont des déficits beaucoup plus importants on parle beaucoup de la dette publique on parle rarement de la vie privée je ferme cette parenthèse donc la question qui est posée c'est quel partage des richesses on fait et dans les propositions de la CGT on ne parle pas que d'augmentation des salaires on en parle on parle pas de on parle par exemple de l'égalité salariale entre les femmes et les hommes il y a eu 8 9 10 lois successives et malgré tout ça il y a toujours un écart très important rien que cette mesure rien que cette mesure c'est entre 5,5 à 6 milliards de plus de rentrée de cotisations sociales vous voyez des solutions il y en a on parle de l'emploi des seniors nous avons fait des propositions à la première ministre dans le détail si vous voulez bien pour les femmes pour les seniors aussi on va vraiment rentrer dans le détail et on répondra tout à l'heure à la première question parce qu'on va revenir évidemment sur cette journée de mobilisation je pense il faut aller jusqu'au bout parce que il y a les salaires évidemment nous on pense que les salaires c'est important et il y a des possibilités de mieux répartir les bénéfices engrangés par les grandes entreprises sur l'ensemble de ce qu'on appelle la chaîne de valeur c'est à dire sur les sous-traitants parce que quelqu'un qui travaille dans une petite boîte pour un grand groupe lui touche rien des bénéfices qui que font les grands groupes donc vous voyez il y a réfléchir c'est des propositions qu'on fait j'ai avez compris qu'à gauche tout le monde voulait intervenir Nora j'ai bien vu que vous vouliez intervenir mais d'abord il faut qu'on rentre dans le détail quand même de ce qui a été annoncé cet après-midi qu'on fait un peu de pédagogie évidemment équilibre justice et Progrès ce sont les trois mots pour résumer les travaux d'Elizabeth pour résumer cette réforme vous avez trois mots pour résumer cette réforme inégalité et puis régression sociale injustice inégalité régression on va en parler mais c'est quand même fort de café puisqu'elle a démarré par ça la première ministre d'expliquer que on va travailler deux ans de plus et que c'est du progrès social alors ça faut être balèze pour dire des trucs comme ça peut-être y a-t-il des progrès tout de même dans cette réforme on est là pour en parler ce soir d'abord on va voir ben justement on va voir avec vous Pauline Simonet très concrètement qui sont les gagnants et les perdants de cette réforme annoncé aujourd'hui et ben tout d'abord une grande partie et des actifs qui rentrent pas dans les critères de pénibilité de carrière longue sont en quelque sorte perdants puisqu'ils devront travailler plus plus longtemps pour obtenir une pension à taux plein c'est le cas de Didier par exemple qui est né en 1964 il a commencé à travailler à 23 ans et bien il touchait deux fois le SMIC il pouvait partir à 62 ans avant la réforme et bien il devra attendre au moins 63 ans voire 64 ans pour partir à la retraite à taux plein et puis un autre exemple de perdant de cette réforme la plupart des régimes spéciaux existants à la RATP les industries électriques et gazières ou à la Banque de France et bien c'est régime sociaux vont prendre fin donc si on prend l'exemple de Bernard né en 1980 qui va postuler à la RATP dans le courant de cette année bien avant la réforme il bénéficierait il aurait bénéficié d'un régime spécial après la réforme ce ne sera plus le cas il devra partir après 64 ans et puis du côté des gagnants maintenant enfin si on peut dire gagnant il s'agit des toutes petites retraites les petites pensions des futurs retraités qui justifient d'une carrière complète et bien elle ne pourra pas être inférieure à 85% du SMIC donc 1200 euros environ c'est le cas d'Hélène qui est né en 1961 elle a fait sa carrière complète au SMIC elle a commencé à travailler représentants et bien avant la réforme elle devait partir à 62 ans et toucher 1118 euros par mois ensuite après la réforme elle partira à 62 ans et 3 mois mais il touchera 1193 euros donc plus ou moins 1200 euros par mois et puis autre gagnant affiché en tous les cas par le gouvernement ce sont les femmes aux carrières hachées les périodes de congés parental seront à l'avenir prise en compte on va regarder le cas de Myriam qui est né en 1972 elle est hôtesse de caisse elle travaille depuis ses 19 ans et les maires de trois enfants elle a au total eu un an de congé parental avant la réforme elle ne pouvait pas disposer de carrière longue mais après la réforme elle pourra partir à 62 ans et puis enfin il y a une partie des actifs pour qui en fait ça n'a pas absolument rien changé ni gagnant ni perdant il s'agit notamment de cadre qui ne sont pas concernés par la pénibilité ou les carrières longues il devait de toute façon partir après 64 ans pour toucher une retraite à taux plein c'est le cas de Clarisse né en 93 cadre dans une entreprise elle a commencé sa carrière à 24 ans et bien avant la réforme elle devait attendre ce temps pour partir à taux plein et après la réforme ce sera toujours 67 ans pour partir à la retraite à taux plein Merci à VOUS Pauline Simonet à quel âge allez-vous partir à la retraite vous qui nous regardez vous avez un QR code pour répondre à cette question on vous a préparé ça avec ce simulateur vous scannez vous flashez avec votre téléphone portable ça vous renvoie vers notre simulateur pour savoir à quel âge vous allez pouvoir partir est-ce que tout est acheté dans cette réforme Philippe Martinez tout [Musique] presque tout presque qu'est-ce que vous sauvez qu'est-ce que vous serez non évidemment il y a ceux qui ceux qui ont commencé plutôt pour en partir plus tôt la pénibilité la pénibilité quand même mieux prise en compte il y a des sérieux qui sont abaissés pour prendre en compte cette pénibilité quatre Français sur 10 d'après cette réforme en tout cas quatre Français sur 10 pourront partir en fait de façon anticipée c'est une réforme globale quand même c'est à dire que il y a pas juste vous vous êtes sur le totem de l'âge mais il y a quand même tout un tas de mesure j'ai pas de totem il y a tout un ange à côté ce que vous reconnaissez qu'il y a la prise en compte notamment de ce que demandait certains syndicats la CFDT d'une ça sur la pénibilité la présence de la pénible et sur le fait que ceux qui travaillent très tôt pourront partir plus tôt justement c'est pour ça qu'il faut bien regarder on a eu peu mais comme on nous on a eu une préformation si je puis dire avant l'Alsace d'aujourd'hui je peux vous expliquer si vous voulez préformation accélérées par Elisabeth le seul point positif c'est votre tes spectateurs que j'ai entendu avant c'était une revendication de la CGT c'est qu'on va prendre en compte les tucs ça c'est une on a beaucoup assisté parce que ce sont des petits boulots qu'on appelait de l'époque et qui n'était pas pris en compte pour le calcul des cotisations et des et des trimestres validés il y a aussi le congé parental mais attendez vous me posez une question merci donc ça c'est bien le reste non vous faites une erreur vous dites on va partir plus tôt mais vous avez remarqué que la ligne d'arrivée elle est reculée avant avant je vous dis quand vous reculez la ligne d'arrivée on part plutôt que la ligne d'arrivée mais on va partir plus tard que et oui non mais faut être tout à l'heure et bien sûr donc tout le monde tout le monde va travailler plus longtemps et les carrières longues vous avez noté ça a été confirmé par le ministre tout à l'heure que pour les moins de 20 ans il va falloir utiliser 44 ans c'est à dire que ceux qui ont commencé le plus tôt vont avoir le plus de trimestres à cotiser si je sais bien compter car si on a commencé à 17 ans plus 44 on va partir à 61 ans et 18 ans 6 ans donc vous voyez même pour les carrières longues on va partir plus tard les petits oursons Philippe Martinez c'est en petite pension vous avez failli dire c'est un progrès vous avez failli dire oui bien sûr je peux le vous le dire si vous voulez je pense que vous vous rappelez ils avaient prévu de dire de le faire à 1100 €, puis il y a dû avoir un conseiller qui a tiré la veste de Madame borne ou celle de Monsieur Dussac il lui a dit 1100 € c'est en dessous le seuil le pauvreté essayez de faire un effort donc ils sont passés à 1200 la question qui est posée c'est il y a quelques inconnus n'a pas de réponse c'est est-ce que c'est 1200 euros c'est régime général tout seul ou régime général plus une complémentaire c'est pas encore très clair vous n'avez pas la réponse c'est pas encore très clair y compris dans le projet de loi et puis voilà 1200 euros on peut vivre avec 200 euros évidemment évidemment que c'est compliqué mais par rapport à la situation d'aujourd'hui c'est ce que vous dites par rapport à la situation d'aujourd'hui il y a un effort autour de 100 euros par mois je sais compter comme vous c'est je sais que c'est plus qu'avant mais ça pose deux questions je vous ai posé une question et puis est-ce qu'on peut vivre avec 1200 euros on peut me dire il y a une logique de dire c'est moins pire qui est une logique de dire il faut quand même pouvoir vivre dignement quand on est à la retraite point bah c'est aussi ce qui nous oppose avec le gouvernement entre ces mois pires et puis surtout en ce moment 1200 euros pour vivre c'est plus que limite c'est plus que limite on parle des femmes de Ramadan oui alors vous avez évoqué tout à l'heure la situation spécifique des femmes et les écarts de salaire alors on estime qu'ils sont encore aujourd'hui autour de 20 à 22 % alors les femmes c'est plus de carrière hachées c'est aussi plus d'arrêt en évoquait le congé parental le congé parental qui sera désormais pris en compte toutefois on voit encore des écarts qui seraient de l'ordre de 40% entre les retraites des femmes et les retraites des hommes ça c'est quoi c'est un angle mort de cette de cette réforme plus vous avez des problèmes de salaire durant votre carrière plus l'écart ils s'amplifient au moment des pensions qu'il va falloir reprendre dans ce cas là 45 ans de carrière il faut appliquer la loi sur lesquelles les lois sur l'égalité salariale entre les femmes et les hommes c'est indispensable ça c'est automatiquement ça permettra aux femmes d'avoir une meilleure pension la deuxième chose c'est qu'il faut faire le ménage permettez l'expression dans les temps partiels imposées on sait que quatre les temps partiel c'est beaucoup les femmes et que 80% c'est du temps partiel imposé et ben il faut qu'il y ait des négociations dans les entreprises pour que c'est temps partiel puisse travailler à temps complet 32 heures par exemple par semaine vous voyez comme on le propose ça fait des salaires plus hauts et ça joue sur les retraites vous voyez quand je vous disais que le lien entre retraite et salaire il est important et donc plus on est pénalisé durant ça son activité en matière salariale plus ça a un phénomène d'amplification au moment de la retraite donc oui il faut congé parental dont on parlait Nora m'a dit ce sera pris en compte jusqu'à 4 trimestres là aussi c'est un progrès IG j'ai pas tout étudié parce qu'on a eu il y a des choses nouvelles dans ce qui a été présenté il faut savoir si c'est validé et cotisé ouais c'est des questions importantes parce que il y a on peut avoir cette trimestre de valider et puis pas avoir le les cotisations suffisantes ça devrait être validé et cotisé mais on va voir et à quel taux c'est cotisé sur quelle base c'est des questions qui méritent des explications ça a dû vous faire rebondir cet après-midi mais dans la présentation d'Élisabeth borne au chapitre justice de cette réforme et diabète borne a notamment parlé des régimes spéciaux un certain nombre de régions spéciaux vont disparaître c'est en tout cas la volonté du gouvernement Pauline en parle à l'instant pour ce qui est de la RATP les électriciens les gaziers des régimes spéciaux qui coûtent à tout le monde 6 milliards d'euros par an par rapport au régime classique payé par tout le monde évidemment est-ce que ça jusqu'à maintenant est-ce que ça c'était juste bien sûr pourquoi pour les raccords premièrement il faut faire un peu d'histoire c'est régime dissociaux ils ont été créés avant le régime général c'est d'ailleurs sur la base de ces régimes spéciaux qui a été construit par Ambroise Croizat la sécurité sociale et le régime général c'est la première chose donc il y avait une il y avait une prise en compte d'un certain nombre de choses l'intériorité vaut pas légitimité pardon mais les temps changent non c'est possible d'égalité c'est juste un principe qu'on peut retenir c'est juste pour faire un peu les salariés c'est juste pour faire un peu d'histoire parce qu'on a l'impression non mais l'antériorité vaut pas légitimité on peut changer je continue c'est juste pour faire un peu d'histoire parce que on donne trop l'impression qu'il y avait le régime général et puis on a fait pour certains des avantages c'est ça a été construit avant c'est tout ce que je dis bon donc venons-en les régimes particuliers c'est pour prendre en compte des problèmes de pénibilité par exemple et donc plutôt que de d'aligner tout le monde vers le bas c'est à dire de remettre en cause des régimes particuliers pourquoi amitié mais on va en parler de la pénibilité un métier comparable et bien on donne pas les mêmes droits de pénibilité prenons un exemple qui est très courant commun un chauffeur de bus pourquoi on mettrait pas au même régime qu'à de le dire un chauffeur de bus d'une boîte privée avec à quelqu'un de la RATP voilà parce que tu as évolué aussi la pénibilité pas la même mais un conducteur de TGV aujourd'hui c'est pas tout à fait pareil je veux dire ces métiers là ont évolué aussi mais dans le sens d'un meilleur confort de tous et voilà tous les métiers ont évolué c'est pas pour ça qu'ils sont pas pénibles vous savez on dit que c'est des privilégiés bravo évidemment mais c'est ce qu'on entend privilégiant encore en grève ils sont tellement privilégiés que il y a des problèmes de recrutement et à la SNCF et à RATP vous le savez qu'il y a des problèmes de recrutement il y en a dans beaucoup de filières c'est des privilégiés c'est ce qu'on entend à chaque fois qu'il y a des grèves pourquoi un métier où il y a des privilégiés enfin considéré comme des privilégiés ont des tels problèmes de recrutement ça doit poser question oui c'est dur c'est dur ces métiers là et donc c'est normal que ils puissent partir avant et en même temps vous le savez où vous ne le savez pas ça fait partie du contrat que si les salariés ils sont moins bien payés bien souvent qu'ailleurs dans le privé notamment mais ils ont en contrepartie la possibilité de partir avant donc il y a ces deux aspects donc c'est pas privilèges c'est pas des régimes spéciaux c'est l'inégalité alors beaucoup de Français c'est perçu comme si on leur explique bien et c'est ce qu'on essaye de faire et je compte sur vous pour continuer aussi les soirs prochains si on leur explique bien les Français sont intelligents ils comprennent et on comprend bien pour vous il y a un point d'alerte particulier au lieu beau il y a quand même un indice que cette réforme est relativement généreuse entre guillemets puisque à côté de l'amertume de l'allongement effectivement la durée du travail et de la de la durée sur le sur la carrière et de et de l'âge il y a quand même beaucoup de sucré effectivement on en a parlé évidemment aussi sur les carrières arrachées et ce sucre en fait il coûte relativement cher il coûte tellement cher que le gouvernement a dû glisser quelque chose qui est quand même qui est assez inattendu qui est que ils ont avoué qu'il va falloir augmenter les cotisations retraite que c'est son retraite c'est quand même les gens ne savent peu parce que on dit par patronale par salariale mais en fait c'est un jeu d'écriture en fait c'est ce qui est pris sur votre salaire total c'est 30% environ pour les retraites aujourd'hui donc on va augmenter un peu mais pour que ça n'augmente pas le coût du travail on va baisser un petit peu les cotisations notamment je crois que pour les accidents euh du travail alors justement je voulais avoir votre réaction là-dessus sur la baisse des cotisations pour quand même ce qui paraît des cotisations qui sont importantes aujourd'hui c'est excédentaire mais est-ce que à terme ça peut pas poser problème comment comment vous voyez ça premièrement vous avez raison c'est surprenant mais c'est une grosse tromperie c'est-à-dire qu'on va j'ai cru comprendre mais là aussi faudra relire enfin augmenter donc on dit voyons on fait payer les employeurs on va augmenter la part patronale des cotisations que la part patronale on dit ouais tout le monde va contribuer mais tout de suite derrière on dit on va baisser d'autres cotisations qui sont aussi sur les feuilles de paie dans la partie patronale des accidents professionnels parce que le gouvernement ne veut pas plomber le coup du travail en France non attendez c'était pas une question initiale oui il y a un excédent pourquoi c'est parce que les accidents du travail ne sont pas bien ou pas du tout déclarés dans les entreprises parce qu'ils sont en baisse mais si vous me démontrer le contraire mais démontrez-moi je suis ouvert à la discussion mais démontre moi le contraire moi je vous dis et je peux vous donner des tas d'exemples ou quelqu'un qui a un accident du travail par exemple on lui dit bon on dit rien tu restes à la maison si tu dois venir travailler on te paiera le taxi pour aller revenir ça c'est ça c'est du concret monsieur il y a l'inspection du travail qui est derrière vérifie ce genre de choses et pas non plus ce soir cet excédent parce que il y a pas suffisamment de déclaration c'est aussi pour faire de la prévention c'est important de faire et donc bah on dit en fait c'est un vaste c'est des vases communicants donc on prend des amis Paul pour habiller exactement mais pour le patronat c'est zéro la pénibilité Philippe Martinez le gouvernement dit elle sera mieux prise en compte avec cette avec cette réforme parce qu'il y aura un suivi médical renforcé parce qu'il y aura la possibilité de départ anticipé pour se précisément qui ont un travail pénible meilleure prise en compte vous dit le gouvernement qu'est-ce que vous répondez ce soir sur ce sujet là on le sait il est capital aussi pour les syndicats très important on a fait des propositions premièrement il réintègre des critères qu'ils avaient supprimés absolument on était passé de 10 critères à six critères absolument d'accord donc pourquoi pas 4 mais oui mais oui charge lourde en fait un stage dans une entreprise de BTP mais pas dans un bureau porté vous savez combien il y a pratiquement un mort par jour dans le un mort par jour c'est pas drôle c'est un métier très pénible donc oui pourquoi pas les quatre et puis il y a d'autres critères de pénibilité à prendre les ingénieurs et cadres le barn-out il y en a de plus en plus pourquoi on étudie pas des possibilités de prendre en compte ces pénibilités là c'est pas que les blouses bleues c'est aussi l'école blanche et puis le problème majeur un des problèmes majeurs c'est l'individualisation ce cette pénibilité c'est-à-dire qu'on traite à l'individu nous on proposait qu'il traite au métier parce que on peut pas avoir un traitement différent oui mais en faisant le même métier prenons l'exemple du bâtiment vous êtes sur des filières ou effectivement si vous êtes sur le terrain à porter des charges lourdes et à faire des chantiers par 0 degré c'est pas la même chose que ceux qui sont des chefs de chantier et qui n'ont peut-être pas la même pénibilité donc est-ce que là il faudrait pas faire un petit peu plus de cas par cas et vous posez la question voilà et que ça c'est que du travail et donc est-ce que justement il faudrait pas aussi sur la question de la psychologie évoqué les burn-out aussi à l'instant là est-ce que ça doit être pris en compte dans la pénibilité on est plutôt dans quelque chose qui serait de l'ordre de d'une amélioration des conditions de travail finalement il faut faire de la prévention évidemment qu'il faut faire de la prévention mais il faut aussi faire entrer dans la réforme des retraites là en l'occurrence on est plutôt sur tout ce qui est avant le départ à la retraite les critères de pénibilité et tout ce qui concerne la pénibilité c'est de la réparation c'est à dire tu as une carrière difficile et donc on ne fait partir avant mais vous avez raison il faut aussi faire de la prévention je vais revenir mais par contre là individualiser sur un chantier par exemple individualiser à la personne et pas aux métiers ça veut dire que vous travaillez dans deux conventions collectives différentes vous faites le même métier vous allez d'un côté vous allez pouvoir partir plus tôt parce que des critères vont être pris et pas de l'autre côté c'est pour ça qu'il faut raisonner par métier ça c'est la première chose donc je pense que l'individualisation c'est c'est pas bon après il faut faire de la prévention j'ai entendu on va faire des visites médicales à la fin de la carrière c'est un peu tard pour savoir si on est pas en forme il faut premièrement il y a un problème dans la médecine en général mais alors la médecine du travail c'est grave il faut rapidement qui est plus de médecins du travail donc il faut excusez-moi monsieur il faut aussi que les métiers soient plus attractif il faut les payer vous voyez donc et puis des visites médicales plus régulières les gouvernements successifs ont de plus en plus espacé les visites médicales entreprises or les visites médicales entreprises c'est de la prévention parce que des fois on peut pas aller chez son toubib on n'a pas de rendez-vous là c'est des visites obligatoires à l'entreprise ou vous savez il y a un buste parfois qui vient devant l'entreprise c'est plus facile d'accès et ça permet d'anticiper donc vous avez raison il y a la partie réparation et la partie prévention de ce point de vue là on nous dit on va faire plein de choses c'est pas très concret et pas très efficace de notre point de vue on revient dans une seconde Philippe Martinez à cette date du 19 janvier que tout le monde va désormais avoir en tête vouliez m'en parler mais exactement index par entreprise en clair le gouvernement dit on va améliorer l'emploi des seniors qui est une par une catastrophe en France on va l'améliorer en demandant aux entreprises de dire clairement quel Seigneur a les emploie la proportion de seniors etc qui elles emploient comment les emploie etc chaque entreprise grandes entreprises devra tenir un index et ceux qui ne font pas bien leur boulot on pourra les dénoncer entre guillemets il y aura du Naaman chaîne on dira tel entreprise ne fait pas son boulot en terme d'emploi des seniors est-ce que ça pour vous c'est un progrès ce soir de de faire un index si c'est juste pour dire vous n'êtes pas gentil ça va pas changer grand chose c'est il y a un index pour l'égalité salariale entre les femmes et les hommes mais il y a un index aussi fous à la porte à la retraite à la porte des salariés 10 seniors tous les ans plusieurs centaines plusieurs milliers et on leur dit prenez un peu de sous il y aura le chômage qui compensera derrière et en gros et même on leur dit vous inquiétez pas vous aurez pas besoin on serait exempté de retour à l'emploi c'est connu de tout le monde et j'ai montré particulièrement je l'ai déjà dit sur ce plateau un accord que je connais bien c'est celui de ma boîte et en plus je suis concerné donc j'ai dit à la première mise frérot dans votre boîte c'est exactement j'ai dit on les connaît on les connaît le problème donc maintenant on va voir les entreprises on dit il faut garder ses salariés on les connaît il y a des noms etc et donc gardez-les jusqu'à l'âge légal ça fait des cotisations en plus ça fait des chômeurs en moins par contre vous devriez contrôler parce que assez salarié pour qu'ils puissent partir plus vite on leur donne des sous d'où ils viennent ces sous d'où ils viennent ces sous est-ce que c'est les actionnaires qui partagent leurs dividendes ou est-ce qu'elle se notre argent avec nos impôts vous savez les aides publiques qu'on a beaucoup donné aux entreprises les milliards qui ont coulé à flot j'ai demandé à faisons une étude sur ces cas là avant de faire autre chose elle a dit ah oui c'est pas normal la redit d'ailleurs le ministre de l'économie était outré je l'ai vu tout à l'heure par exemple ces aides une forme de bonus par exemple mais évidemment si moi je veux moi je nous on est pour les aides publiques mais à condition ça sert à l'investissement en créant pas pour virer des gens mais Philippe Martinez pour essayer de sonder votre état d'esprit ce soir ce que vous nous dites sur la pénibilité sur le travail des seniors etc est-ce que vous considérez que dans les semaines à venir les manifestations dont on va reparler dans une seconde sont destinés aussi à faire pression sur ces sujets là où sont destinés uniquement à faire retirer le projet en totalité pour que vous n'ayez pas et que nous n'ayons pas les 64 ans et les 43 années vous l'avez bien compris je pense les la journée d'action la première journée de mobilisation c'est pour dire on ne veut pas travailler jusqu'à 64 ans et on ne veut pas les 43 ans de cotisation pour le reste on a discuté on veut être entendu aussi vous avez vu que on connaît bien le sujet on a fait des propositions on peut être d'accord ou pas d'accord mais par exemple sur l'emploi c'est Seigneur ça devrait pas ça devrait pas de sujet à polémique longtemps que c'est 643 unités de toute façon ça sert à rien de négocier le reste puisque toute façon pour 8 syndicats en France qui est quand même assez exceptionnel reconnaissez-le et pour un président de la République qui a dit au lendemain de son élection la deuxième j'ai changé je vais écouter et je veux prendre en compte votre avis quand les 8 syndicats disent niet ça devrait déboucher un peu les oreilles alors ça veut dire qu'il va y avoir des actions dans la rue il va y avoir des journées de mobilisation mais est-ce que au moment où on va rentrer dans le travail parlementaire vous allez pousser aussi auprès de vos partenaires je sais pas la FIA la nuit parce que vous allez pousser des amendements de telle sorte à ce que toute cette partie de enfin voilà tout ce que vous portez aussi puisse avancer attendez pardon mais quand vous dites partenaire pour la nups ça vous fait rire parce que ça vous fait rire puisque c'est pas des partenaires mais bon vous êtes plutôt du même bord je dirais qui reprenait beaucoup de propositions de la CGT qui nous écoutent c'est plutôt bien et j'ai même entendu qu'il serait le 19 dans la rue derrière nous ce qui est plutôt une bonne chose aussi vous avez déjà dit vous avez bien dit derrière vous et on va en parler oui mais je sais ce que je dis hein j'essaie de souligner j'essaie je suis je suis ça s'oppose pas on a déjà rencontré des parlementaires et pas que de nos partenaires comme vous dites très sénateurs de droite on explique il y a que le rassemblement international avec qui on discute pas pour les autres on discute et on leur et il y en a qui nous écoutent qui nous entendent et qui reprennent et qui nous demande des explications sur l'emploi des seniors ce qui découvre des choses on est là pour ça mais le débat parlementaire et la bataille parlementaire entre guillemets c'est ça rien à voir avec ce qui va se passer dans la rue si jamais si jamais la loi est votée à l'Assemblée nationale par une majorité de députés et par une majorité la loi aura légitimité politique qui devrait notamment pouvoir s'appliquer c'est toujours le l'éternel refrain sur la légitimité de ceux qui sont élus et qui disent maintenant que je suis élu pendant 5 ans je fais ce que je veux par exemple par vos électeurs c'est les mêmes que vous appelez à manifester c'est les Français qui les ont élu si une majorités on est dans une démocratie représentative je sais ce que c'est qu'une démocratie représentative nous aussi on est élu dans les entreprises vous savez ça nous aussi on est élu dans les entreprises de plus en plus mal élus mais vous êtes élu beaucoup mieux que certains députés cher Monsieur mais je vous donnerai les chiffres la prochaine fois là aussi ça mériterait un peu plus de détails que ce que vous dites beaucoup mieux regardez le taux de participation dans les élections partielles donc je ferme cette parenthèse mais je vérifiais les taux de participation dans les partiels de d'élections législatives et on en reparle la prochaine fois qu'on se voit donc ce que je veux dire c'est que c'est un éternel débat monsieur Macron est légitime il a été élu par les Français mais dire que tous les Français qui ont voté pour lui ont voté pour lui parce qu'il proposait de reculer l'âge de la retraite je trouve que c'est un raccourci un peu facile alors je vais préciser qui ont voté pour lui mais surtout pour éviter que des racistes arrivent au pouvoir Philippe Martinez je vais préciser pour le pas faire de raccourcis il y a les Français qui ont voté pour Emmanuel Macron il y a les Français souvent les mêmes qui ont voté pour les députés Renaissance en marche etc il y a éventuellement les Français qui ont voté pour des députés les républicains qui eux qui est transparent là-dessus aussi eux aussi vous les repoussez l'âge de départ à la retraite si on a cette mission là qui se monte à l'Assemblée c'est une coalition qui arrive avec une certaine légitimité un vrai poids issu des élections je ne compris que je ne conteste pas leur légitimité j'ai dit attention aux raccourci qui consiste à dire vous avez posté pour moi donc vous êtes d'accord sur tout ce que je propose oui la nuance elle est importante mais nous on croise aussi beaucoup enfin pas en Martinez tout seul il y a 600 000 adhérents à la CGT et si on additionne mais les adhérents des autres syndicats ça fait beaucoup de monde beaucoup plus que les adhérents des partis politiques qui eux seraient légitimes et pas nous je ferme aussi cette parenthèse il nous disent des choses il nous disent des choses et sur le report de l'âge légal même se convoquait Macron ou pour la droite ils disent non ça c'est pas possible c'est tout bon ils ont aussi une légitimité c'est citoyens d'ailleurs il y a beaucoup de démarres et les gilets jaunes aussi en ont parlé sur le la légitimité des élus sur des prises de décision on peut pas dire vous avez voté pour moi maintenant je fais ce que je veux il y a aussi besoin de consulter les citoyens de temps en temps on a bien compris que la date à retenir c'était pour l'instant la première date le 19 janvier il y a uneanimité chez les syndicats pour dire que ce cette journée-là je dis de la semaine prochaine dans 10 jours donc il y aura cette grande journée de mobilisation que vous appelez de vos vœux et les abattement vous a répondu ce soir grâce au premier appel à la mobilisation alors je suis pas sûr qu'elle vienne à la valise c'était pas tout à fait l'esprit de ce qu'elle disait ce soir notamment chez nos amis de France 2 regarder la réponse de la première ministre moi je souhaite convaincre ce projet nous y travaillons depuis des semaines depuis le mois d'octobre nous y avons travaillé naturellement avant mais il a fait l'objet de beaucoup de concertation je suis convaincu que nous proposons un projet qui certes est un projet d'équilibre et donc demande de travailler progressivement plus longtemps mais que il y a vraiment des avancées aussi on tient compte des situations de ceux qui ont commencé à travailler tôt de ceux qui ont des métiers difficiles et on améliore la prise en compte de ces métiers difficiles et on fait beaucoup de prévention de l'usure professionnelle on a des avancées sur le niveau des pensions pour les futurs retraités pour les retraités actuels donc moi je souhaite convaincre elle souhaite convaincre vous convaincre c'est pas gagné on l'a compris je vais vous montrer des images Philippe Martinez vous vous souvenez de 1995 forcément la réforme [Musique] Juppé jusqu'à 2 millions de personnes dans la rue réforme abandonnée au bout de au bout de quelques semaines sur la pression de la rue est-ce que pour vous ces images là c'est la référence ultime c'est exactement ce qui doit se passer pour vous dans les jours qui viennent c'est en tout cas une bonne référence on peut faire mieux même vous pouvez faire mieux vous pouvez faire mieux aujourd'hui que deux millions de personnes dans la rue bien sûr je pense que parce que il y a du ras-le-bol on est dans une autre situation le contexte est différent oui je pense que il faut du monde mais tu es là-bas où il faut et moi je pense qu'on peut encore faire dans la rue ensuite en 2003 quelques années plus tard aussi avec une la réforme Fillon ensuite il y a eu la réforme Touraine enfin on a vu beaucoup de gens descendants dans la rue pour autant la dernière fois c'était juste avant le covid le grand mouvement de 2019 fin 2019 qui s'est arrêté donc là cette fois-ci qui a plutôt été percuté par le covid c'est pas forcément l'action syndicale qui a conduit à l'arrêt est-ce que vous n'avez pas ce sentiment que les Français sont aussi usés fatigués par ces actions qui finalement n'aboutissent pas toujours premièrement un petit bémol à ce que vous avez dit heureusement qu'il y a eu des mobilisations en 2019-2020 sinon la réforme serait passée avant la covid vous parliez du débat parlementaire oui les mobilisations c'est aussi ça permet aussi que des barres parlementaires il dure un peu plus en tout cas il y avait beaucoup de monde je sais pas si on était à 2 millions mais on a franchi plusieurs fois le million on sait que on est on n'est pas en 95 on n'est pas en 68 le monde du travail il a changé on en est conscient parce qu'on le côtoie tous les jours les grandes dans les même encore en 95 il y avait des très grandes entreprises où tout le monde avait le même statut aujourd'hui dans une dans un même établissement ce côtoie des sous-traitants des prestataires des intérimaires des CDD il y a jamais eu autant de diversité va c'est difficile oui parce que faire grève quand on est précaire c'est très dur c'est pas uniquement parce qu'on perd du salaire c'est parce qu'on risque sa place ça n'existait pas les livreurs à vélo uber en 95 ça n'existait pas et bah il faut prendre en compte et oui on sait que c'est plus dur c'est plus dur est-ce que pour ça il faut renoncer à tout on est conscient parce que les salariés nous le disent et puis quand on est mal payé quand on est mal payé même une heure de moins sur sa paye ça fait mal mais ce que vous dites que cette lutte sociale vous appelez à dire que cette social elle est fondamentale parce que si on n'y arrive pas ce coup-ci c'est à dire si les syndicats ici les salariés ne se mobilisent pas pour le coup ça risque d'être un précédent et un coup de boutoir dans le dialogue social ce que je veux dire c'est que c'est un enjeu important parce que je vous le répète ça touche tout le monde c'est quelque chose de extrêmement grave ce qui se passe et oui il y a besoin de d'inverser un certain nombre de choses on gagne beaucoup plus dans les entreprises beaucoup de grève sont victorieuses dans les entreprises pas toujours à la hauteur des revendications mais elles sont victorieuses sur l'inflation et sur les hausses de salaire il y a beaucoup de graisses sur les salaires il y a des entreprises qui avaient décidé de donner zéro et qui ont été obligés de de donner quelque chose 5 6% pas suffisamment mais voilà par contre on a besoin non seulement d'empêcher les reculs mais nous pensons qu'il y a besoin maintenant d'inverser il faut regagner des choses oui mais regardez il y a eu la réforme du chômage qui a été entérinée là vous avez perdu aussi donc est-ce que vous n'êtes pas dans un moment où on est plutôt dans même si c'est très grave ce qui s'est passé sur le ceci dit c'est pour le français moyen ou le travailleur ou la travailleuse moyenne c'est pas pareil on rêve plutôt de pas être au chômage donc on se dit ouh là là ça ça me concerne pas c'est là où c'est difficile c'est qu'il y a plus facile à mobiliser pour vous sur les retraites là-dessus normalement tout le monde est concerné par la retraite pour le chômage c'est un peu différent mais et puis il y a aussi tous des bas malsain sur les chômeurs sont des aciers on oppose la retraite ça concerne tout le monde il y a besoin de discuter avec les nouvelles génération mais ça concerne aussi tout le monde mais vous ceux qui vont passer le cap des 64 ans sans être au cimetière avant avec les conditions de travail mais sinon la retraite ça concerne tout le monde c'est la différence avec le chômage mais vous avez raison on aurait dû faire plus fort sur le chômage en tout cas on a dit ce qu'il fallait mais c'est plus difficile sur le chômage oui mais ça pose la question de votre capacité collective au niveau des syndicats à réitérer ce qui s'est passé en 95 ou à d'autres moments vous vous sentez ce doute qui flotte sur ce photos et ailleurs quand vous entendez par exemple celui que l'on cite systématiquement ces dernières semaines c'est-à-dire le politologue Jérôme Fourquet qui parle d'une espèce d'empathie politique qui aurait gagné la France et qui ferait que une partie des Français éventuellement contre cette réforme ce soit résignée malgré tout à cette réforme et ne vous rejoignent pas dans la rue je pense avoir été clair sur les problématiques qui sont différentes dans le monde d'aujourd'hui par rapport 95 c'est pas si loin que ça et pourtant le monde du travail a été complètement chamboulé mais il y a aussi des choses qui ont changé dans pour les syndicats les ordonnances Macron ont diminué de près de 40% 40% les délégués de proximité c'est sûr que c'est plus dur quand il y a moins de proximité d'être auprès des salariés ce qui parfois des représentants des salariés délégués du personnel pour préciser des choses délivier du personnel c'est ceux qui bossent à l'atelier au bureau parce que Macron qui ne connaît rien au syndicaliste veut faire de nous des experts comme les siens et qu'on discute entre experts et qu'on explique à la majorité ce qui est bien ou pas bien pour eux je ferme cette parenthèse là aussi et donc ça ça pèse aussi et c'est pour ça qu'il y a des mouvements y compris dans une entreprise où on est organisé qui peuvent pas nous échapper mais où les salariés peuvent dire mais on vous a pas vu on veut faire des choses on en met tout à fait conscient on en est tout à fait conscient mais là aussi il y a des explications on fait certainement pas suffisamment bien notre boulot parce que on n'est pas parfait mais les ordonnances patrons par exemple qui ont diminué drastiquement les représentants de proximité ça pèse aussi et et les gens en général ils le disent pour leurs élus politiques mais précise aussi pour les syndicalistes on veut vous voir on veut vous toucher la main et ça ça des conséquences importantes sur l'écoute des salariés on verra d'ailleurs juste vous voyez le président de la République il y avait mis en place sur un commission de suivi de ces ordonnances c'est bien parce que quand on fait des réformes c'est bien de voir les commissions de suivi a fait son rapport c'était pas assez GT qui pilotait c'était un ancien du melef et un ancien de la CFDT ils ont rendu un rapport très critique justement sur ces problématiques la Commission est supprimée on verra dans une seconde ce que disent des renseignements territoriaux de la mobilisation à venir comment il voit comment il voit les choses on verra ça avec Pauline Simonet dans une seconde mais simplement vous dites que les choses ont changé depuis 95 dans la manière dont nous travaillons aujourd'hui en France à la manière dont la société est organisée est-ce que ça implique pour vous un changement de méthode est-ce que la mobilisation qui vient dans les semaines qui viennent implique forcément comme en 95 de tenter de mettre la France à l'arrêt je pense qu'il faut pas présenter les choses comme ça c'est comme ça que vous avez gagné en 95 aussi mais vous avez compris que en 95 la cite le monde du travail l'organisation du travail la structuration des entreprises n'était pas la même donc ça c'est la première chose donc il faut quand on discute dans un établissement il faut discuter avec ceux qui ont le statut de l'établissement puis avec ceux du nettoyage qui font le ménage ils ont pas le même statut 95 moi dans mon établissement ils avaient le même statut aujourd'hui c'était filialisé tout ça donc vous avez explosé le monde du travail vous avez des gens qui travaillent au même endroit et qui n'ont pas les mêmes règles pas les mêmes statuts donc pour initier tout ça ça demande plus de salive d'user plus de salive comme on dit avec moindre représentants vous voulez noter mais il faut oui il faut dans l'histoire de notre pays à chaque fois qu'il y a eu des conquêtes sociales c'est par qui ont donné lieu à des négociations et on a avancé et qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que effectivement quand on regarde nos voisins européens nous sommes ceux qui partont le plus tôt alors que on a des problèmes effectivement de de démographie et que à terme se système de répartition il sera potentiellement déséquilibré le fait que nos voisins partent plus tard 65 67 qu'est-ce que vous pouvez répondre à ça quand on parle de nos voisins nous on parle avec les syndicats de nos voisins et ils sont plutôt pour réduire l'âge de la retraite et réduire le temps de travail dans la Confédération européenne des syndicats qui regroupe tous les syndicats européens on est plutôt d'accord en phase après il se mobilise aussi les syndicats de nos voisins nos envies nous c'est bien sûr et j'allais dire même les syndicats du monde entier quand vous discutez avec des alors vous voyez que la situation soit passé des années c'est pour ça qu'il faut pas la dégrader c'est pour ça écoute moi quand on discuter avec nos collègues africains nos collègues d'Asie ils disent vos droits baisseront moins nos droits augmenteront vous entendez ça ça doit nous faire réfléchir quand on parle de dumping social de mise en concurrence des salariés plus ils le disent plus vos droits baisseront moins les nôtres augmenteront parce que oui quand on a des références meilleures et bien on peut se dire oui si ça existe là-bas comment vous faites comment ça marche et ben on veut comme vous et on a des exemples comme ça de je pense au syndicat indien les Reaper vous savez ce qui en ramasse c'est en leur expliquant notre système de sécurité sociale que ils ont obtenu des choses qui leur permettent que quand ils tombaient du du camion dans les virages etc ils avaient droit aucune indemnité et leur veuve ne touchent rien bah on a discuté avec eux et sur la base de notre sécurité sociale et ben ils ont pu revendiquer et avoir des choses mais si on n'a plus rien personne n'aura plus rien donc oui il faut non seulement regarder toujours vers le haut et jamais vers le bas moi je suis contre les formules c'est moins pire faut qu'on reste mieux pour que tout le monde gagne des droits nouveaux parce que nous on n'est pas des pas non plus sur une île c'est-à-dire que si toute l'Europe passe 65 ou 67 ans il y a aussi des conditions de vie qui s'améliorent qu'on vit plus longtemps et que donc on peut travailler plus longtemps qu'on discute de quelque chose de de porter le débat ailleurs donc si vous voulez qu'on discute de l'espérance de vie je veux bien mais j'étais en train de répondre à une question donc on peut parler de l'espérance de vie en bonne santé parce que si on a les chiffres si vous voulez vous voulez pas les mettre donnez-les en bonne santé en bonne santé bien sûr bien sûr ça stagne on va les mettre on va les mettre alors on a fait la différence homme ça parce qu'il y en a c'est important et notamment hommes pauvre et homme riche vous voyez 5% des plus pauvres il y aura en moyenne 71,7 ans et contre 5% des plus riches 84,4 ans il y a 13 ans d'écart l'espérance de vie en bonne santé en bonne santé que vous soyez plus riche ou plus pauvre ça c'est en bonne santé j'ai pas les mêmes chiffres que vous alors vous n'avez pas les mêmes c'est l'espérance de vie tout court c'est pour ça que vous avez pas mis espérance de vie en bonne santé des hommes et alors effectivement c'est pas les chiffres que c'est pas léché les chiffres que j'ai on est d'accord vous avez raison vous avez raison ce ne sont pas les gens que j'ai faux donc parler de l'espérance de vie en bonne santé parce que si quand on parle à la retraite on est allongé dans un lit jusqu'à sa mort faut pas l'intérêt de la retraite donc c'est c'est c'est comme ça qu'il faut le poser c'est comme ça qu'il faut la retraite c'est une c'est une troisième vie où on peut faire d'autres choses et d'ailleurs on n'est pas des boulets pour la société les retraités ils ont une vie associative très importante ils encadrent des jeunes dans les clubs sportifs ils font plein de choses et puis dépensent de s'ils ont une bonne pension ils dépensent de l'argent ils vont pas les planquer au Bahamas ou je ne sais pas les bonnes pensions en France il y a il y a c'est vrai que grâce à notre système solaire il y a moins attendez il y a moins de retraités pauvres en France comme dans les autres pays où on travaille jusqu'à 65 66 67 ans donc là il est pas mal mais il y a encore trop de pauvres il y a encore trop il y en a de plus en plus notamment chez la retraités je reviens à Philippe Martinez au 19 janvier et à la suite vous le savez les services de renseignement territoriaux c'est le scruter ce qui se passe en région notamment et c'est d'anticiper un peu ce qui pourrait se passer en cas de mobilisation il y a une autre qui a été rendue par ses services de renseignement territoriaux bFM TV a pu avoir accès à cette note Pauline Simonnet que dit cette note sur ce qui pourrait se passer sur la manière dont le les Français et les syndicats pour être mobiliser contre cette réforme des retraites et bien selon cette note les services de renseignement sont inquiets très inquiets sur le climat social très tendu en France les policiers craignent je cite la colère du corps social qui pourrait se mobiliser dans le prolongement des annonces du gouvernement la crainte principale c'est l'addition des différents mécontentements selon cette note toujours la poursuite de la dégradation des pouvoir à des réformes mal perçues pourraient conduire à une nouvelle mobilisation citoyenne d'ampleur les inquiétudes se concentrent autour de trois points principaux tout d'abord des grèves longue durée au-delà des traditionnelles cortège je vois public 17 notes le mouvement pourrait se traduire par des grèves dans plusieurs secteurs clés de l'économie à l'image des actions engagées par la CGT à l'automne dernier dans les raffineries d'autant plus ajoute les policiers que des corporations de petits artisans comme les boulangers qui ne se mobilisent pas d'ordinaire ont laissé éclater leur mécontentement puis le deuxième la deuxième source d'inquiétude c'est le fait que les syndicats soient dépassés plusieurs mouvements ont été initiés par des collectifs de travailleurs en dehors de tout cadre social et cette note ajoute et bien que c'est de plus en plus plébiscité par les salariés au détriment des syndicats et ce qui inquiète toujours son cette note des renseignements c'est que ces modes de mobilisation sont moins structurés suscitent une certaine inquiétude tant dans les entreprises que dans le monde syndical et induisent des modes d'action disruptifs imprévisibles avec parfois des planifiée en quelques heures à peine enfin il y a la crainte affichée d'un retour des gilets jaunes la hausse des prix de l'énergie leur revendication initiale et l'inflation semble remotiver les irréductibles gilet jaune toujours selon cette note qui entend multipliée les actions de visibilité les chèques de mobilisation significative ces derniers temps ne doit pas occulter la montée d'une grogne au sein des territoires liés à une dégradation du pouvoir d'achat merci Pauline vous avez écouté le compte rendu de police avec beaucoup d'attention le fait que les syndicats soient puissent être dépassés est-ce que c'est une crainte pour vous quand on est à l'aube d'une mobilisation comme celle du 19 janvier et de ce qui suivra partout où il y a pas de syndicats et c'est quand même une majorité d'entreprise on est dépassé forcément forcément alors les contrôleurs qui ont fait une grève surprise à Noël enfin c'est un peu globalement à la SNCF vous êtes plutôt présent c'est un peu plus compliqué donc c'est pas la même chose les gilets jaunes les entreprises on n'est pas présent et les contrôleurs donc là on n'est pas présent on est sûr d'être dépassé c'est pour ça que il faut qu'on fasse des efforts en tout cas on se balade à la CGT pour être encore plus présent dans les entreprises à condition évidemment que les droits des syndicats ne soient pas en régression vous évoquez les contrôleurs c'est typiquement la problématique de ce que je vous disais plus on éloigne les syndicats de la réalité du terrain plus on a de chance de passer à côté de choses et à la SNCF est un très bon exemple je crois que c'est l'entreprise où les droits de proximité ont été le plus supprimés donc forcément le syndicalisme enfin être syndicaliste c'est pas un métier c'est un engagement et il faut des syndicats et des syndicalistes de proximité si on passe notre temps dans des bureaux à discuter avec des experts qui nous plaisent qui nous présentent des PowerPoint pour nous expliquer la stratégie d'entreprise et ben les salariés pendant qu'on est dans le bureau il s'organise et ils disent bah ils sont pas là on va revendiquer sans eux c'est une réalité donc vous voyez c'est la conjugaison oui il faut qu'on fasse des efforts pour être des syndicats et avoir des militants encore plus sur le terrain mais en même temps il faut des droits mais là qu'est-ce que vous dites ça monsieur Macron il sait pas ce que c'est que le syndicalisme donc lui pour lui on est des boulets on est un coût et donc on supprime des droits et puis après les partenaires sociaux pendant ces deux quinquennat je crois que je suis pas le seul je suis pas le seul dans le paysage syndical comme vous dites à considérer ça mais vous dites ce soir Philippe Martinez vous l'avez dit tout à l'heure pour les partis politiques vous dites en gros il faut que les syndicats soient comment dire au premier rang des manifs au premier rang des grèves et que tout le monde se mette derrière nous pour faire bloc que gilet jaune pas gilet jaune mouvement un peu disparate comme les boulangers etc il faut que tout le monde se mette derrière les syndicats pas la prétention de représenter tout le monde et je fais la différence entre les syndicats et ceux qui bossent les partis politiques pardon ça vous arrive aussi des amis et ça passera dans le zapping donc il faut nous on considère que sur les questions sociales c'est le mouvement social et donc les syndicats ils doivent proposer des choses après on fait pas comment dire le tri dans le dans les participants ni aux manifestations ni par contre on veut pas que les c'est pour ça qu'on évoquait les partis politiques il faut pas que il y ait de la récupération ou une volonté d'être le premier sur la photo chacun son boulot et je crois qu'on a développé le rôle des uns et des autres et dans les entreprises et à l'Assemblée nationale dans la note des renseignements ce qui était craint visiblement par les renseignements par les renseignements territoriaux c'était qu'on est quelque chose de qui dépasse la simple mobilisation des simples manifs mais qu'on est des grèves longues il y a une photo et un tweet que je voulais vous montrer ce soir message posté ce soir par le ministre des Transports Clément bonne qui était dès ce soir avec le patron de la SNCF monsieur farandoux pour dit-il engager les discussions expliqué et accompagner la réforme des retraites au sein du groupe SNCF est-ce que pour vous il y a dans cette photo là et le fait que cette réunion ait lieu dès ce soir une petite alerte du côté du gouvernement une petite crainte du côté du gouvernement pour dire tiens la SNCF ça pourrait être et on l'a vu au mois de décembre ça pourrait être un des comment dire un des un des mots un des lieux voilà une des entreprises en point dans la mobilisation je vais y arriver je trouve cette photo très intéressante pourquoi pour un ministre un gouverne qui vous inquiétez pas ça va bien se passer il y aura pas de problème à Noël il y a eu des problèmes à Noël mon train était supprimé par exemple et ben voilà on est deux comme quoi et journaliste et on est traité de la même façon ce qui est ce que je veux dire c'est que oui ils ont ils ont tout intérêt à son préoccuper parce que ah la SNCF il y a déjà un préavis qui est déposé depuis à la RATP aussi des cas on parlait de nous quatre de quatre des quatre syndicats et donc l'alerte elle est lancée l'alerte elle est lancée et ils ont dit on attend que les confédérations plantent le décor et nous on va s'inscrire dans ce que propose les confédérations mais avec aussi notre propre autonomie c'est normal de gestion de la grève des mobilisations mais c'est bien que ça soit les principaux intéressés qui gèrent leur confiance et qu'on parle dans une seconde de la répartition des rôles entre syndicats et politique on en a dit un mot mais il va falloir détailler les choses parce qu'il y a pas mal de choses intéressantes ce soir mais d'abord OL vos questions pour Philippe party ma première question tout à l'heure on l'avait oublié c'est la vraie question on vient on a mis avec le covid de 150 milliards pour les aides puis on a mis en quoi qu'il en coûte en 2022 quelque chose comme 48 milliards on s'apprête en 2023 à mettre quelque chose comme ça quand tu es milliards donc c'est quand même une action de l'étage je crois que les gens reconnaissent même si c'est jamais assez parce que la fin du mois elle reste difficile et aucune des vraies questions du 19 ça sera est-ce que la fin du mois fait oublier la fin des carrières est-ce que ça effectivement pose problème parce que faire grève bah c'est perdre des jours de travail à un moment donné ou c'est quand même particulièrement difficile est-ce que aussi les gens sont dans l'état d'esprit ils comprennent qu'une partie du problème est extérieure liée au coup l'énergie il y a la guerre en Ukraine ou est-ce qu'au contraire vous vous attendez à ce qu'il y ait une sorte de coagulation des inquiétudes et des des des volontés de changer les choses ce qui pourrait donc mettre le feu aux poudres est-ce qu'il serait plutôt ce que vous demandez j'ai commencé à aborder la question en disant qu'on allait pas mettre de côté les questions salariales les questions d'emploi après vous avez raison les gens ils disent alors l'argent a pas toujours dans les bonnes poches ou dans les bons tuyaux mais on va pas je suis sûr je suis sûr qu'on sera pas d'accord on va pas commencer le débat là-dessus avec ça j'ai remarqué mais c'est pour ça nous empêche pas d'échanger pour le débat je suis pour le débat par contre oui vous avez raison par exemple les gens se disent mais on a déversé des des milliards à l'époque que pendant la covid vous avez oublié de parler des exonérations de cotisation de la remise en cause de l'impôt sur la fortune etc ils nous disent ils nous embête pour 10 milliards c'est rien 10 milliards avec tout l'argent qui a été dépensé pendant la covid et avant la covid parce que des aides aux entreprises il y en a beaucoup et notamment aux grandes notamment aux grandes c'est pour ça qu'il faut y compris revoir dans les aides aux entreprises le lien entre ce que je vais essayer de vous expliquer tout à l'heure le rapport entre grandes et petits entreprises c'est les grandes entreprises qui captent beaucoup beaucoup d'argent et y compris qui dégagent les bénéfices du travail des petites entreprises et donc des salariés aussi des petites entreprises qui bien souvent d'ailleurs quand elles font plus à faire on ferme et puis on va fabriquer ailleurs donc oui de l'argent il y en a et on est de l'argent il y en a il faut que ça soit mieux réparti c'est d'ailleurs un sujet de négociation avec le patronat qui dit on peut parler de tout sauf d'augmentation de salaire vous voyez eux aussi sont constants comme nous il y en a eu des augmentations de salaires elles ont plutôt ils ont plutôt pu augmenter en France que dans les autres pays européens depuis le début de l'inflation en France que dans les autres pays même si je salue les mobilisations au Royaume-Uni qui sont très importantes mais la situation est assez dramatique pour que les par exemple pour que les infirmières les personnels soignants se mettent en grève pas avec un brassard arrête le boulot c'est que c'est dramatique mais en France on est pas terrible non plus et les annonces du président Macron de vendredi non vous assure non rien réglé bien au contraire mobilisation à venir ici en France à partir du 19 janvier quelle place pour les politiques ce soir il y avait notamment un meeting à gauche meeting de la nupes un premier meeting ce soir contre cette réforme des retraites il y a un certain nombre de voix ce soir à gauche qui disent nous on sera là le 19 écoutez François Ruffin le député la France insoumise on a les gens ils sont d'accord avec nous et ils sont contre Macron mais aujourd'hui il faut passer du CE contrôla qui peut être un contre de résignation aussi à un chemin d'espérance et venir dire bah il y a un moyen de faire mieux de faire mieux aujourd'hui de dire non à cette réforme qui est profondément injuste et on peut gagner voilà et donc ça pour ça et ben il faut que on encourage tous les gens qui vont venir là à aller distribuer des tracts pour réveiller les soignants dans les hôpitaux et leur dire c'est maintenant c'est le moment aller chercher les enseignants dans les lycées leur dire c'est maintenant c'est le moment aller chercher les ouvriers dans les ateliers et leur dire c'est maintenant c'est le moment et ce moment c'est jeudi prochain jeudi 19 dans la rue derrière les syndicats je complète ce que vient de dire François Ruffin instant par le tweet de Jean-Luc Mélenchon regardez première réaction de l'ancien candidat à la présidentielle pour la France insoumise et pour la nuit pêche report de l'âge de départ augmentation des annuités suppression des régimes spéciaux avantageux la réforme Macron borne c'est une grave régression sociale voilà ce que dit Jean-Luc Mélenchon qu'il est évidemment pas candidat de la nuit passe à la présidentielle je retire ce que j'ai dit candidat de la France insoumise c'était une bêtise simplement vous avez tout le monde vous exactement ça arrive à tout le monde je vous remercie Philippe Martinez vous avez dit tout à l'heure les politiques derrière c'est ce qui a dit Ruffin c'est leur place c'est les syndicats d'abord non mais si vous êtes d'accord très bien ce qui a dit oui derrière c'est ce qu'a dit ce qui a dit marine tondeuillier je l'ai entendu je crois c'est bien c'est bien euh Mélenchon appelle pas la manif encore qu'il faut être dans la rue le 19 oui c'est normal c'est ça fait partie des choses on est on a besoin de travailler ensemble on l'a évoqué tout à l'heure mais nous sommes très attachés à notre indépendance on revient dans le bon ordre puisqu'il y a eu aussi des tentatives de prendre le lead de la part de certains de vos partenaires pour reprendre le terme je pense qu'aujourd'hui la situation est claire la première mobilisation contre la réforme des retraites dans ce pays c'est une mobilisation sociale et syndicale est-ce que tout le monde est le bienvenu dans votre cortège du 19 non pas pas les députés ou les représentants du rassemblement national occasion de le dire à plusieurs reprises je suis pas le seul c'est que Laurent Berger eux ne seront pas d’alors et parce qu'il considère que c'est premièrement les rapports avec les syndicats je pense que eux aussi considèrent que les syndicats c'est pas ça sert à rien et c'est plutôt les rester poli de ceux qui prennent en otages parce que c'est leur terme aussi et puis nous n'avons pas les mêmes valeurs c'est important les valeurs en tout cas pour la CGT c'est important les valeurs internationalistes humanistes antiraciste c'est très important c'est même essentiel Nora moi j'avais une question un petit peu à côté au-delà du rassemblement national et de cette dimension politique mais vous allez voir on parle beaucoup donc de la réforme des retraites de cet âge de la nécessité justement de réinventer peut-être aussi notre rapport au travail est-ce que justement c'est pas plutôt cette question là qui va falloir à terme poser quelle est collectivement notre rapport au travail quand on voit que depuis le covid on peut entendre aussi que on est face à une jeunesse qui peut parfois être un peu plus distant dans son rapport qui n'a plus les mêmes envies plus les mêmes aspirations est-ce que finalement on ne se trompe pas de débat c'est vrai que ça fait 10 ans qu'on parle de ça ah bah non mais je vous le dis au moins 10 ans et on a beaucoup insisté depuis ses dernières années avec là aussi Laurent Berger pour dire il y a un problème de rapport au travail un problème de sens du travail et tous les politiques qu'on croise ministre je me rappelle d'Emmanuel Macron ministre qui j'avais expliqué ça m'a dit super intéressant vous savez comment ils font ils appellent le Conseil tu notes il faut vraiment qu'on se revoit sur le sujet bon depuis on s'est pas revu oui c'est un problème de plus en plus de et pas que les jeunes et pas que depuis la comide de plus en plus de travailleurs et de travailleuses se disent pourquoi je vais au boulot à quoi ça sert ce que je fais il y a pourquoi on me dit de faire du boulot comme ça alors que moi je sais que pour bien faire mon boulot il faut que je fasse comme ça c'est vous savez c'est le débat entre le travail prescrit vous savez la note de service qui vous par je sais pas qui écrit par je sais pas qui qui a jamais bossé et qui vous explique comment vous devez bosser les process c'est un vrai sujet et et il faut s'occuper ça comment redonne plus de la parole aux salariés au travailleur aux travailleurs pour qu'ils puissent eux mais mieux maîtriser leur travail c'est un vrai sujet ça fait 10 ans qu'on pense 10 ans on a fait des expériences on l'a dit on l'a écrit oui ça c'est un sujet et d'ailleurs c'est un sujet qui touche les retraites aussi parce que évidemment quand on arrive à 57 58 ans qu'on se dit je sais plus à quoi sert dans cette boîte j'ai envie de me barrer vous savez je cite souvent moi des parents qui évidemment ont envie de leurs enfants bossent et tout mais qui souvent surtout pas dans ma boîte je pense que alors qu'avant par les comme un vieux que je suis les parents étaient fiers de faire embaucher l'orgasme dans leur boîte c'est ils étaient fiers mais les anciens qui partent de l'entreprise il y a même plus de départ d'ailleurs et qui partent ils se disent je laisse même pas de trajet j'ai même pas pu former un mot bien sûr il a des diplômes mais moi mon expérience sur la donc ils partent en laissant l'impression de laisser du vide derrière eux leur passage 40 ans dans la boîte il y a plus rien oui vous avez raison c'est un vrai sujet qu'on porte depuis des années et des années mais parfois j'ai l'impression vous savez quand vous parlez mais pas tous dans le même sac sinon je vais encore me faire quand vous parlez à certains politiques vouloir parler de travail on s'en occupe regardez le chômage regardez l'emploi non le travail c'est pas l'emploi et pas le chômage le travail c'est le travail si vous pouvez m'aider à leur expliquer mais vous êtes des syndicats vous nous disiez tout à l'heure que vous aviez 600 000 adhérents à la CGT à vous d'organiser ce grand débat aussi au plus près de vos adhérents des journalistes vous pouvez nous aider à faire en sorte que ce débat sur la question du travail soit plus portée terrepellé les politiques vous en recevez beaucoup parce que c'est un vrai débat il y a beaucoup de syndicalistes mais il y a des sociologues qui s'intéressent à ça des chercheurs qui s'intéressent à ça nous travaillons avec des chercheurs mais il y a un problème de de vision du travail et et vous savez des parfois et je pense que le Président de la République fait partie de cela eux leur perspectives c'est c'est 5 ans la prochaine élection l'évolution du travail tout ça on parlera d'Emmanuel Macron dans une seconde simplement est-ce que vous êtes est-ce que vous êtes certain de la solidité du front syndical je m'explique il a pu arriver par le passé lors de réforme des retraites qu'à partir du moment où la loi la réforme était votée à l'Assemblée vos amis de la CFDT disent écoutez c'est voter et soit un peu moins enclin à les manifester et à se mobiliser voire plus du tout est-ce que là vous vous voyez poindre le même danger avec cette réforme là et avec cette mobilisation qui s'annonce le 19 on est le 10 janvier on vient de faire conférence de presse à 8 avec un texte qui me paraît très important et on a une première journée de mobilisation de 19 et dans le texte qu'on a écrit aujourd'hui on dit il y en aura d'autres voilà ce que je peux vous dire aujourd'hui ne vous dites pas à Roberge attention là il faut qu'on arrive à tenir dans la durée et qu'il y a pas de perte ça se passe très bien avec Laurent Berger avec les autres il faut tout le monde parle de Laurent Berger d'ailleurs le gouvernement parle beaucoup de Laurent Berger c'est le premier syndicat en France qu'ils en parlent pas de cul en ces termes-là mais bon là il avait l'air très énervé tout à l'heure en tout cas quand il a fait cette déclaration il avait l'air extrêmement ferme extrêmement résolu c'est moi le 10 janvier ça fait un moment qu'on travaille ensemble sur ce sujet le 10 janvier il y a un appel unitaire à se mobiliser le 19 un appel qui dit il y en aura d'autres voilà et ben on m'a invité dans 15 jours dans trois semaines et puis on fera le point ça peut durer des semaines ou des mois ça dépend du gouvernement ça dépend du gouverne toujours de la responsabilité des salariés des syndicats il y a aucune honte à le dire on s'est trompé les Français sont pas d'accord on arrête tout parce qu'on a besoin de parler d'autre chose et de s'occuper d'autres choses que d'avoir des gens dans la rue mobilisés voilà c'est pas toujours eux aussi ils ont le droit de dire que ils sont trompés et que finalement bon bah faut calmer le jeu eux aussi ils ont le droit de dire vous savez l'humilité c'est valable aussi pour un président de la République pour vous il y a de l'entêtement chez Emmanuel Macron oh il y a plus que ça il y a quoi c'est c'est je pense quelqu'un qui qui se considère considère qu'il a lui à la connaît le chemin et que lui c'est donc il va expliquer aux autres ce qui est bien ou pas bien c'est le c'est une caricature de de ce que je considère comme un expert c'est à ceux qui vous explique à vous quel est votre vie alors que c'est vous qui la vivez c'est vous qui la connaissez la mieux donc et ça c'est et qui quand on est sûr quand on est convaincu d'avoir raison tout seul forcément on a des problèmes réformer coûte que coûte c'est la deuxième réforme des retraites qu'il tente le président de la République il y a eu celle amorteur dans la part de tout à l'heure vous avez noté que c'est et celle qui arrive là on a un petit débat mais c'est la c'est la sixième ou 7e depuis 1993 où on nous dit à chaque fois ce sera la dernière ce sera la dernière c'est mais c'est toujours la même recette faut travailler plus longtemps donc ça fait beaucoup de dernière de dernière qui n'ont rien réglé peut-être qu'il faut essayer autre chose que toujours nous dire faut travailler plus longtemps ça aussi mais est-ce que vous y voyez dans ce qui est en train de se passer cette récente qui a été présenté quelque chose de très personnel de la part d'Emmanuel Macron qui a toujours voulu se présenter comme un réformateur et qu'il a dit je tiens quelque chose de symbolique à savoir ma réforme des retraites c'est pas personnel d'autres l'ont fait avant lui lui veut lui détendez-vous puis il veut démontrer que mais c'est ce qu'il a toujours dit que c'est moi je fais ce que je dis c'est donc c'est presque de il met un sens personnel c'est à dire que on a bien compris général je me sens que jamais été président de la République mais il me semble que l'intérêt général ça devrait être une des préoccupations majeures du président de la République et c'est bien au titre de l'intérêt général qu'il porte cette réforme c'est pas perçu comme ça là vous avez raison c'est que c'est peut-être un argument sur lequel d'ailleurs on vous a pas tellement entendu sur cet argument là c'est le côté il y a pas d'urgence c'est à dire que les Français ont le sentiment que effectivement il y a pas une urgence immédiate à réformer aujourd'hui à plusieurs reprises y compris ce soir mais je veux bien vous le répéter il y a pas d'urgence c'est 12 milliards c'est à dire au 10 et 12 milliards c'est 3% du volume global je vous l'ai déjà dit ça et les gens vont dire ils radotes Martinez c'est 3% du volume global donné aux retraites qui c'est 330 milliards je regarde l'économiste 330 milliards 345 voilà donc c'est 3 % je vous ai même dit on parle beaucoup de ce genre de problème mais la dette privée c'est à dire la dette des entreprises et bien plus importante que les 3% des retraites et ça personne n'en parle je vous sauf que le gouvernement vous a dit aujourd'hui notamment Bruno Lebert nous a dit il faut s'attaquer à toutes les niches de déficit à toutes les sources de déficit et y compris celui-là on parlait du côté personnel pour Emmanuel Macron est-ce qu'il y a pour vous aussi Philippe Martinez quelque chose de personnel lorsqu'il va se passer dans les semaines qui viennent pourquoi parce qu'au mois de mars vous allez quitter votre poste à la CGT vous ne serez plus le secrétaire général de la de la CGT est-ce que c'est une sorte de baroud d'honneur pour vous écoutez j'aurais réussi à vous faire rire à plusieurs reprises ce soir je suis quelqu'un de très souriant on veut me faire non ça me fait rire parce que premièrement je vais vous faire un scoop si il y a encore des mobilisations au mois d'avril je serai dans la rue vous voyez et pourtant je serai plus secrétaire général donc c'est pas c'est pas une affaire personnelle je vous ai dit que ça concernait tous les Français tous les travailleurs et toutes les travailleuses quand on est syndicaliste on essaye mieux qu'on peut de défendre l'intérêt général bah voilà un vrai sujet d'intérêt général qui mérite et c'est pas que Martinez c'est toute la CGT qui va être partir sur une victoire je suis pas fou de beau enfin j'ai été footballeur mais je le suis pas c'est on raisonne pas comme ça on raisonne pas comme ça c'est pas une affaire personnelle c'est pas je suis pas en train de travailler mon CV pour un futur poste vous voyez ce que je veux dire et après j'ai encore une question moi j'ai compris que les actionnaires selon vous ce gars probablement sans risque et sans effort donc probablement la CGT est en faveur de l'augmentation de la place de la capitalisation dans nos systèmes capitalisation dont jouissent déjà aujourd'hui les fonctionnaires donc là vous êtes contre Emmanuel Macron qui n'évoque pas et vous lui dites mais allez il faut y aller non mais voilà vous vous mélangez un peu tout Oui capitalisationnaires vont se gaver cette année vous vous êtes économiste vous pouvez pas nier que on va battre tous les records de dividendes versés aux actionnaires cette année pourquoi les escaliers et dans une année où on nous a dit c'est difficile etc et après la covid la guerre enfin il y en a qui totale sanofie il licencie d'ailleurs quatre qui veulent licencier 4 délégués CGT en ce moment parce qu'ils ont été dans les grèves pour les salaires il y a quelques semaines vous voyez là c'est pas facile d'être syndicaliste c'est pas facile parce que le coupera il tombe rapidement donc oui oui eux ils se gavent oui eux ils se gavent et ils spéculent et se gave sur le dos de la majorité des citoyens donc ça c'est un problème après oui les salariés je comprends que ils veulent comme ils ont des problèmes de fin de mois bah il y a des systèmes d'intéressement etc mais vous avez noté cher monsieur qui est attentif que toutes les grèves depuis le début de l'année 2022 et notamment dans le dernier ce enfin dans le deuxième semestre malgré l'annonce de prime les salariés se disent on veut des augmentations générales de salaire et vous avez passé beaucoup de témoignages qui disent et on l'a dit c'est bien la prime mais c'est one shot nous on en veut tous les mois ce qui prouve que les débats les tracts les les choses qu'on dit qu'on discute avec les salariés ça ça prend du temps mais ça commence à rentrer dans les têtes que oui le salaire c'est important qui a augmenté et avec cette réforme des retraites les cotisations sociales par les charges c'est important aussi pour pour la santé mais aussi pour son avenir de retraité avec une bonne française pour résumer ce qui a été dit ce soir on l'a compris il y a cette réforme des retraites on a cette première journée mobilisation que vous appelez pour le 19 janvier pour résumer tout ce que vous avez dit ce soir qu'est-ce que vous promettez ce soir à Emmanuel Macron et Isabelle borne je comprends pas le sens de votre question moi ce que nous ce qu'on dit avec les autres organisations syndicales on va résumer la soirée il faut du monde dans la rue le 19 c'était le sens de ma question vous leur promettez ça mais pas Emmanuel Macron et Elisabeth c'est aux salariés c'est le message plus on est nombreux plus on a une chance de gagner quel que soit les différences ça c'est ça c'est la première chose et puis il faut il faut non seulement faire reculer ce projet mais qu'on commence et qu'on réfléchir sur oui il faut améliorer le système de retraite parce qu'on n'est pas pour le statu quo et donc oui il faut discuter sur comment on fait rentrer plus d'argent parce que vous savez que la sécurité sociale c'est les retraites c'est aussi la santé on arrive au bout et donc je c'est aussi un message pour les soignants si on veut une améliorer la santé il faut payer des cotisations tout le monde même les milliardaires devaient payer beaucoup plus de cotisations sociales merci Philippe Martinez votre rester avec nous ce soir en plateau très tard je suis pour la réduction du temps de travail merci à mes camarades de m'avoir accompagné ce soir merci à vous d'avoir été fidèle on revient évidemment ce soir dans une seconde sur cette réforme des retraites annonce aujourd'hui par les abeilles borne à tout de suite