Emmanuel Macron "positif" sur le Mercosur : "Il faut arrêter le massacre", répond le député RN Laurent Jacobelli
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Bonjour Laurent Jacobelli, l'Assemblée nationale doit se prononcer aujourd'hui en principe sur la partie recette du budget de la Sécu. Vous allez nous dire dans quelques minutes quelle sera votre position. Avant cela, l'information de ces dernières heures, c'est le sursis que le gouvernement accorde à la plateforme Chine. Je vous propose d'écouter le ministre de l'Économie, Roland Lescure, il était notre invité ce matin sur France Info.
Une première victoire qui en appelle d'autres. Chine nous a fait notifier par huissier que les produits illicites qui étaient sur la vente sur sa plateforme avaient été retirés. Pour simplifier, il y a une semaine, il y avait à la fois des machettes, des poupées pédopornographiques, mais aussi des machines à laver, des vélos, tout ça s'est terminé.
Donc une victoire qui en appelle d'autres, nous dit Roland Lescure. Chine a donc retiré les produits illégaux qu'elle vendait, fermé pour l'instant sa marketplace là où les vendeurs tiers peuvent venir vendre leurs produits.
Est-ce que vous estimez que là le gouvernement, pour le coup, était efficace ? Oui, bien sûr, il fallait le faire, mais surtout, vous parlez de victoire, moi je parle d'un échec, l'échec d'un système, l'échec d'un système de libre mondialisation qui a fait que sans contrôle, tout peut arriver en France, alors même que nous interdisons à nos producteurs de le fabriquer.
L'échec, quand on voit des poupées pédopriminelles, quand on voit des armes, quand on voit des faux médicaments vendus sur Internet librement en France, ça montre bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas, c'est en fait l'échec d'une vision du monde assez macroniste qui est de dire, on va laisser la Chine produire les produits industriels produits en Chine, l'agriculture produite en Amérique du Sud, et j'espère qu'on parlera d'une réponse sur, on impose chaque jour des normes supplémentaires, des impôts supplémentaires à nos industriels et à nos entreprises, mais on laisse venir du bout du monde des produits qui mettent en danger nos valeurs et nos lois.
Je pense qu'il est temps de rétablir une forme de contrôle, une forme de normalisation des échanges, car il n'y a pas d'échange libre s'il n'y a pas d'échange régulé et contrôlé. Ça veut dire que demain, cette mondialisation doit être à nouveau encadrée, parce qu'on ne peut pas tolérer la désindustrialisation en France, la chute de notre agriculture, et de l'autre côté, l'arrivée de produits dangereux.
Ce que vous dites sans temps, mais n'est pas très concret, avec Chine en l'espèce, qu'est-ce qu'on fait ? On dit, voilà, vous n'opérez plus en France, vous ne pouvez plus acheter Chine en France ?
Mais évidemment, si demain, un producteur français fait des poupées gonflables à l'effigie d'enfants,
On ne parle pas de ça, je parle aussi des vêtements.
J'ai bien compris, mais demain, la police arrivera et fermera l'établissement, et c'est normal, parce que c'est contraire à nos lois. Comment peut-on accepter que, venus de Chine, des choses soient vendues en France qui contredisent nos lois ? Ça veut dire, très clairement, qu'on contrôle ce qui est vendu et importé en France. C'est quand même la moindre des choses, la moindre des protections.
Ça veut dire qu'il faudrait aller jusqu'à déferencer le site Chine en France ?
S'ils ne respectent pas la loi, et qu'ils continuent, et qu'ils s'évertuent à vouloir vendre en France des produits dangereux, parce que, là, on parle de choses très évidentes, comme ces poupées immondes, infâmes, Voilà, vous prenez d'accord là-dessus, en tout cas, je vous espérais. Mais en tout cas, il y a aussi des vêtements qui, dans leur conception, dans leur fabrication, ne correspondent pas aux normes sanitaires françaises. Eh bien, évidemment, ça ne correspond pas aux normes, ça ne peut pas être importé. Et s'il faut fermer un site, fermons un site.
C'est intéressant ce que vous dites, parce que Roland Lescure dit, en fait, à peu près la même chose. Finalement, c'est, ce qui ne correspond pas à nos lois doit être interdit. Tout cela s'entend. La question que je vous pose, c'est, est-ce que les vêtements à quelques euros, y compris s'ils respectent nos lois, il faut pouvoir continuer à les importer ?
Le problème est que si on ne le fait pas, beaucoup de Français ne pourront plus avoir accès aux vêtements. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est redonner du pouvoir d'achat aux Français, pour faire en sorte que ces produits... Vous n'êtes pas pour l'interdiction totale de Chine. Nous, nous ne sommes pas pour l'interdiction du commerce. Nous sommes pour le contrôle du commerce. Si un produit vient de l'étranger et est vendu en France, et respecte l'intégralité de nos normes et de nos règles, il peut évidemment être vendu. On ne veut pas construire des murs autour de la France, mais on veut un peu de bon sens.
Quand un produit en Amérique du Sud, quand l'élevage est fait avec des hormones qui sont interdites en France, on veut que le Mercosur ne puisse pas s'appliquer. Quand un produit en Chine est fabriqué avec des fibres toxiques, on veut qu'il ne soit pas importé en France. protéger les Français, protéger l'entreprise française et protéger les économies françaises. Ça s'appelle la souveraineté.
Quand le gouvernement veut réguler le flot de colis qui arrive aussi de ces plateformes, avec par exemple cette taxe à 2 euros par article qui arrive dans les colis, vous vous dites au Rassemblement National, c'est faire les poches aux Français. Mais on a du mal à comprendre. C'est quand même un moyen aussi de réguler ce flot de marchandises.
Le moyen de réguler... 12 millions de colis en Europe. Oui, mais c'est terrible. Un quart des colis distribués par La Poste viennent de plateformes chinoises. Mais donc, il ne faudrait pas les taxer. C'est pas ça que je vous dis. Posez-vous la question autrement. Pourquoi aujourd'hui des Français achètent leurs vêtements sur Chine, sur Témus, sur d'autres choses ? C'est simplement parce qu'ils n'ont pas de pouvoir d'achat. Ce qu'il faut, c'est voir une autre vision. Il n'y a pas un phénomène aussi de consommation. Mais c'est un problème très important.
Aujourd'hui, on est dans une société où on a désindustrialisé la France, où il y a une perte de pouvoir d'achat, où il y a du chômage massif en France et en Europe. Et on a délocalisé l'industrie, la fabrication notamment du textile. Je sais, je suis élu de Lorraine où on avait une industrie textile, notamment dans les Vosges, qui a souffert de cette mondialisation. Et on dit aux Français, vous n'avez plus de pouvoir d'achat, mais vous n'allez plus pouvoir vous habiller, alors qu'on a délocalisé en Chine.
C'est pas comme ça que ça marche. Il y avait des marques comme La Halle, comme Kiabi, qui proposent des vêtements ou qui proposaient des vêtements pas très chers. Là, il y a aussi un phénomène de société derrière. Il y a aussi un phénomène de consommateur.
Sûrement, ça c'est difficile de faire la part des choses. Je crois qu'il y a aussi un problème économique. C'est-à-dire que quand, à partir du 10 du mois, vous n'avez plus les moyens de dépenser autre chose que pour de la nourriture, alors évidemment, quand vous avez un pull à 5 euros, c'est plus facile de l'acheter qu'un pull à 50 euros qui lui respecte les normes sociales, environnementales françaises. C'est tout un système qui est à revoir. Une fois encore, la règle, elle est simple. La souveraineté, c'est-à-dire aider nos entreprises à produire et non pas les mettre en concurrence déloyale.
Et deuxièmement, le respect de nos normes pour tous les produits vendus en France, qu'ils soient industriels ou agricoles.
Un dernier mot sur ce sujet. Est-ce qu'on peut faire du protectionnisme sans que les prix augmentent ? On sait très bien que le made in France, ça a un coût.
Vous avez raison. Mais comme on fera du protectionnisme et comme le souverainisme industriel va revenir, les salaires augmenteront en France. Et donc, forcément, on ne pourra plus s'acheter en France. Mais là aussi, où vous posez une bonne question, c'est qu'il faut arrêter avec le matraquage fiscal et les normes écolo-abusives que l'on impose à nos entreprises. Nos entreprises ne peuvent pas être compétitives puisque chaque jour, vous avez soit des écolos dingos, soit des socialos accros à la taxe qui veulent matraquer nos entreprises. Et en même temps, ils veulent plus d'Europe et plus de libre-échange. C'est un sacrifice sur l'autel de la mondialisation.
Il faut arrêter avec cette logique mortifère.
Si on écoute les entreprises, et on va y revenir, certaines disent aussi que c'est en partie de la faute des députés qui votent le budget. si elles sont matraquées, pas que de normes écologiques, mais aussi d'impôts. Le budget, justement, nous y voilà. Est-ce que vous allez voter la partie recette du budget de la sécu ? Donc, en principe, le vote est aujourd'hui.
Eh bien, on verra. On verra où on en est. Parce qu'au moment où on se parle, chaque amendement qui est voté peut ramener des contributions supplémentaires, des taxes supplémentaires, ou au contraire, on peut les éviter. Nous avons passé notre journée d'hier à débusquer des taxes qui arrivaient et à les contrer. Alors, taxes sur les boissons sucrées, taxes... Bref, dès que vous respirez, que vous mangez ou que vous buvez, taxes ! Vous avez toujours un socialiste tapis dans l'ombre qui arrive avec la machine à taxes. Donc, ça a été extrêmement compliqué. C'est une lutte de tous les instants.
Alors, il y a eu une mobilisation générale dans les rangs du Rassemblement National pour protéger les Français de cette folie. Mais, une fois encore, ils sont partout à chercher de l'argent. Et avec souvent la complicité des macronistes, l'augmentation de la CSG, par exemple, sur les revenus du capital, il faut le dire, c'est 2,6 milliards qu'on va aller chercher dans la poche des Français.
Vous avez aussi voté des taxes et des impôts, Laurent Jacob, et l'impôt sur la fortune improductive, par exemple. Parlons-en. La taxe sur les GAFAM, la taxe sur les multinationales, les surtaxes sur les bénéfices. C'est quand même des milliards d'euros en plus d'impôts et de taxes que vous avez voté.
Mais je vais vous répondre. Nous, le modèle économique que nous voulons, c'est que les entreprises françaises, de toute taille, payent globalement moins d'impôts parce que l'impôt tue l'activité au point où l'on en est. Je vous explique. Mais ça veut dire que tout le monde respecte les règles. Moi, je ne peux pas tolérer qu'une grande entreprise, une multinationale, qui fait des millions, des milliards de bénéfices, renvoie tout l'argent dans un paradis fiscal et ne paye pas d'impôts en France, alors que le menuisier ou le boulanger du coin, lui, va être matraqué fiscalement. C'est donc une question d'équité fiscale.
Toute personne, toute entreprise qui travaille, qui utilise les infrastructures françaises, doit payer des impôts en France. Une fois qu'on a mis ce principe de base, c'est la fameuse taxe que vous évoquiez, qui est plutôt finalement un rattrapage d'une fraude fiscale presque légale. Eh bien, une fois qu'on a mis ces règles en place, on peut diminuer les impôts des entreprises. Par exemple, on a voté la suppression de la C3S, qui est un impôt de production complètement injuste.
5 milliards d'euros en moins dans les caisses de l'État.
Donc vous voyez qu'on est cohérent. C'est-à-dire que tout le monde doit payer l'impôt, parce que sinon, ce n'est pas la juste. C'est les gros contre les petits pour vous. Mais il faut baisser l'impôt. Ce n'est pas les gros contre les petits. C'est simplement qu'il n'est pas possible d'imaginer que les petits payent plus que les gros. Tout le monde doit payer la même chose, mais doit payer moins. C'est assez logique quand même. L'égalité devant l'impôt est un principe républicain. Or, ce principe avait été brisé. Urgent aux Pays-Bas, au Luxembourg, ou dans des paradis fiscaux au-delà de l'Atlantique. Et d'autres, parce qu'ils n'avaient pas les conseils juridiques...
Ce n'est pas toutes les multinationales qui font ça.
J'ai bien dit certaines. Mais celles qui respectent les règles et qui payent leurs impôts en France ne sont pas touchées. Donc une fois encore, c'est de l'équipement de la justice. La surtaxe sur les bénéfices des grands groupes, elle concerne tout le monde. Bien sûr, mais elle existait déjà. Et d'ailleurs, nous avons évité un certain nombre de multiplications de cette surtaxe. Une fois encore, dites la vérité. Vous avez voté pour. Non, dites la vérité. La gauche voulait doubler, tripler, parfois qu'incupler cette taxe. Et nous nous y sommes opposés.
Vous n'êtes pas les seuls en l'espèce à être opposés à ça.
Bien sûr. Mais je tiens à rassurer ceux qui nous écoutent. Il y a une espèce de légende urbaine qui voudrait que nous voulions taxer absolument. C'est l'inverse. C'est l'inverse. Moins d'impôts, moins de normes pour les entreprises et pour les Français. C'est plus d'activités, plus d'emplois et donc plus de cotisations sociales. C'est ce système vertueux qu'il faut retrouver. Par contre, personne ne doit échapper à la règle. Ce sont les principes que nous avons édictés et que nous avons respectés.
Laurent Jacobelli, la ministre de l'Action et des Comptes publics. Amélie de Montchalin était sur notre plateau hier matin. Elle porte un jugement assez sévère sur votre attitude dans l'hémicycle. Elle vous voit comme des arnaqueurs. On l'écoute. J'entends Jordan Bardella faire des discours aux entrepreneurs en leur expliquant qu'il va être là pour eux. Puis moi, je vois les députés du Rassemblement national voter des taxes à 25, 26 milliards d'euros. Taxes que je ne peux d'ailleurs pas moi-même inclure dans les chiffrages du budget. Tellement ce sont des taxes inconstitutionnelles qui ne peuvent pas s'appliquer et qui sont contraires aux droits.
Donc, on a des gens qui veulent, au fond, travailler pour les Français aujourd'hui. Et puis d'autres qui sont dans un autre calendrier. C'est la présidentielle. Qu'est-ce que vous lui répondez, Laurent Jacobelli ?
Elle est quand même gonflée. Elle est quand même gonflée parce qu'elle devrait elle-même faire amende honorable. Comment des entreprises qui font des milliards de chiffres d'affaires et de bénéfices ne payent pas l'impôt en France ? Elles devraient se remettre en question ? C'est cela que nous avons remis en place. En revanche, cette même Amélie de Montchalin défend un budget qui prévoit 19 milliards d'impôts supplémentaires. 19 milliards. Et elle prévoit un budget où il y a 30 milliards de dépenses de l'État supplémentaires. Alors, quand on veut donner des leçons, on fait soi-même. On montre l'exemple.
Vous savez que les dépenses, par exemple, de santé augmentent chaque année. C'est le besoin aussi que nous avons dans la France.
On montre Montchalin qui est d'accord pour ponctionner les petits épargnants pour payer la santé. Elle n'a pas une seconde imaginée de réduire la santé gratuite pour les migrants clandestins. Il y en a marre de demander toujours plus d'efforts aux Français.
400 milliards de dépenses de santé, voire un peu plus. Il y en a marre
de toujours demander plus d'argent aux Français et de réduire leurs coûts. Mais il faut regarder aussi les ordres de grandeur. Non, mais expliquez-moi comment on peut dire aux Français. On va vous ponctionner 2,6 milliards supplémentaires. On veut créer des taxes dans tous les sens et en même temps, on va dérembourser des soins. On va doubler la franchise des soins. Tout cela n'est pas audible. Ça veut dire que l'argent est mal géré. Et une fois encore, une fois encore, si elle veut faire des économies, je lui dis 1,2 milliard à aller trouver l'aide médicale d'État, la santé gratuite des migrants.
Sur plus de 400 milliards de dépenses.
C'est pas grand-chose. 40% de ce qu'on peut appeler le minimum retraite est donné à des étrangers. Madame de Montchalin, plutôt que d'insulter le premier parti d'opposition qui fait des remarques de bon sens, c'est le Rassemblement National. Allez voir, là où on peut faire de vraies économies, remettez-vous en cause. Si les macronistes avaient raison sur tout en économie, on le saurait. 3 400 milliards de dettes, explosion de la fiscalité. Aujourd'hui, honnêtement, ils n'ont pas dans le son.
Vous avez raison sur tout,
RN ? En tout cas, je crois qu'on a imaginé un modèle cohérent. Voilà, c'est l'inverse de ce qui se passe là. Mais vous savez, je crois que tout ce qu'on avait dit, malheureusement, parfois, est avéré. Le manque de souveraineté, c'est l'importation de produits qui ne correspondent pas aux normes. On le vit tous les jours. C'est la ruse de la fiscalité. On le vit tous les jours. Il serait temps d'essayer le Rassemblement National. Justement,
Laurent Jacobelli, on va parler d'importation de produits agricoles, en l'espèce, avec l'accord avec les pays du Mercosur.
Nous sommes toujours sur le plateau de France Info avec notre invité ce matin, Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National et député de Moselle. Alors, on a évoqué avec vous cet examen du budget, le budget de la sécurité sociale. Vous nous avez dit, d'ailleurs, que vous ne saviez pas encore quel serait le vote de votre groupe aujourd'hui ou demain sur la partie recette du budget de la Sécu. On avait quand même une question à vous poser parce que ce n'est pas très clair sur la stratégie de votre groupe à l'Assemblée. Est-ce que concrètement, vous allez voter toutes les motions de censure qui se présenteront à vous dans les jours ou semaines à venir ?
Évidemment qu'on est prêt à voter une motion de censure. Je ne sais pas à quel moment elle arrivera et ce qu'il y aura marqué dedans. Mais sur le principe, on est évidemment ouvert à cela. Pourquoi ? Parce que nous continuons à dire qu'il faut une Assemblée nationale avec une majorité dedans. Avec une majorité qui donne un objectif qui définit une stratégie, un budget n'étant finalement que la traduction en chiffre d'une volonté politique. Or, aujourd'hui, il n'y a plus de volonté politique, il n'y a plus de capitaine à bord et donc on voit un budget qui ne ressemble absolument à rien et donc qui n'a aucune stratégie puisque c'est un budget qui va creuser le déficit.
On est toujours à la censure
et à la dissolution. Bien évidemment, notre pays, sous la Ve République, ne peut fonctionner qu'avec une majorité parlementaire, un Premier ministre issu de la majorité parlementaire pour mener une politique. Donc on est très clair, nous voulons, Rassemblement national et alliés, avoir la majorité à l'Assemblée nationale avec nos amis de l'UDR, et que Jordan Bardella soit Premier ministre parce que ça veut dire qu'il y aurait effectivement un allègement fiscal, un allègement des normes, le paquet mis sur la sécurité et la lutte contre l'immigration clandestine, ce que veulent les Français. Aujourd'hui, quel est le cap du gouvernement ? Personne n'en sait rien, même pas.
On va justement évoquer un sujet brûlant d'actualité avec vous, Laurent Jacobelli. Venons-en au Mercosur. Cet accord commercial entre l'Union Européenne et donc les pays d'Amérique du Sud, Emmanuel Macron s'est dit positif sur le fait que cet accord puisse aboutir. On rappelle que le traité a été signé fin 2025, qu'il a été ratifié par la Commission Européenne il y a quelques semaines. On écoute justement le président, il s'exprimait hier soir, il est en Amérique du Sud.
Comme je le fais depuis le premier jour avec responsabilité et loin de tous les discours démagogiques, je défends les intérêts de nos producteurs, industriels comme agriculteurs, je défends aussi l'intérêt de nos consommateurs. Alors, sans surprise, le fait qu'on puisse aboutir à cet accord commercial a suscité un tollé de la part de la FNSOA, des agriculteurs. On connaît d'ailleurs, vous, au RN, votre opposition farouche à cet accord commercial, notamment pour la défense des agriculteurs français. Mais là, concrètement, qu'est-ce que vous demandez au président ?
Si on va tout droit vers la signature de cet accord, est-ce que vous lui demandez des garanties, vous lui demandez des compensations, des aides supplémentaires ? Qu'est-ce que vous lui demandez ce matin ?
Il faut arrêter le massacre, monsieur le président de la République. Arrêtez. Arrêtez de sacrifier nos agriculteurs sur l'autel d'une mondialisation qui, pour vous, est le seul modèle. Arrêtez d'obéir à Mme von der Leyen, le petit doigt sur la couture. Comment on fait, Laurent Lachaud, l'accord est signé ? Il ne faut pas le signer et il ne faut pas l'accepter. Et alors, nous sommes un pays souverain. Nous avons une volonté.
Ce n'est pas normal
et nous devons avoir un droit d'opposition. L'Assemblée nationale s'est prononcée. Nous ne voulons pas du Mercosur. Nous ne voulons pas que... Mais nous sommes minoritaires la France sur ce sujet. Mais peu importe, défendons nos agriculteurs. Deux pays seulement défendent encore ça. Aujourd'hui, nous allons devenir importateurs nets de produits agricoles. C'est-à-dire que le monde entier envahit la France de produits agricoles de moins bonne qualité que ce que nos agriculteurs sont capables de faire. Est-ce que le modèle de M. Macron, c'est de tuer l'agriculture comme il a tué l'industrie ? Moi, je viens d'une région, La Moselle, où ce type de politique, et ce n'est pas que M.
Macron, c'était Hollande avant lui et bien d'autres, ont tué notre industrie sidérurgique sur l'autel de la mondialisation. Ils veulent faire pareil de l'agriculture dans un idéal européiste. Il faut reprendre les choses en main. Là-dessus,
on peut quand même en douter puisque le président de la République lui-même dit son opposition, a longtemps dit son opposition à cet accord. Vous ne l'avez pas cru quand même. Avec... A-t-il demandé... Vous ne l'avez pas cru une seconde. S'il demandait des garanties, est-ce qu'à défaut que cet accord ne soit pas appliqué ou en tout cas on puisse en sortir, quelle garantie vous demandez ? Est-ce qu'il y a quand même des choses où vous dites ça, il faudrait au moins qu'on ait ça ?
Aucun produit ne peut être vendu en France s'il ne respecte pas les règles sociales, environnementales et les normes qui sont imposées à nos agriculteurs. Sinon, c'est de la concurrence déloyale. Il faut faire beaucoup de contrôle, de traçabilité, de normes sanitaires. A la fois contrôler et refuser l'importation de produits dont on sait très bien que les règles de production ou d'élevage ne sont pas les mêmes que nôtres. Ne croyez pas le Président de la République. Trahison et mensonge sont les deux mamelles du macronisme.
Merci Laurent Jacobelli, député Rassemblement National de la Moselle d'avoir été l'invité du 830 France Info. Merci Mathilde Siro. Restez avec nous.
Laurent Jacobelli