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ChroniquePublic Sénat (sur YouTube)· 13 octobre 2025 7 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & élections

Libération des otages israéliens : "Une étape cruciale pour le cessez-le-feu", dit Bernard Guetta

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Alors, on va commencer par la une de l'actualité internationale aujourd'hui et la libération des derniers otages détenus par le Hamas. Une libération qui a commencé avec sep premiers otages qui ont été remis à la Croix-Rouge et qui va se faire en présence du président américain Donald Trump. C'est une étape cruciale dans le règlement de cette gare à Gaza.

C'est une étape cruciale d'abord pour les famille israéliennes, pour les familles palestiniennes. Bientôt quand les prisonniers palestiniens échangés seront à leur tour libér une étape cruciale pour le cesser le feu. Une étape cruciale pour la paix.

Ça c'est une autre question. Ça c'est vraiment une autre question. Euh je n'y crois pas a priori.

Je n'y crois pas a priori mais car il y a un mais le mais c'est que ces libérations vont créer côté palestinien comme côté israélien de nouvelles situations et des appels d'air et des appels d'air. Un appel d'air en politique après années d'un tel drame, d'un tel drame pour les Israéliens, d'un tel drame pour les Palestiniens, et bien c'est forcément assez vite violent, violent pas une violence physique naturellement, mais la violence du souffle. Est-ce que ça peut balayer Benjamin Nathanaho ?

Oui, c'est une possibilité. Est-ce que ça peut faire apparaître de nouvelles personnalités, des trentenaires, très bien formés ? très souvent dans les universités américaines, côté palestinien, ça veut dire que ça veut dire que selon vous cette libération des otages ne va pas bénéficier politiquement à Benjamin Etanyaahou.

A priori, je ne crois pas. Peut-être dans un premier temps, il va se montrer au côté naturellement euh du président euh américain. Euh mais regardez ce qui s'est passé, c'était hier ou avant-hier, je ne sais plus. sur la place des otages, il y avait le représentant euh personnel euh pour ce dossier du président Trump et le gendre et la fille euh du président Trump.

Et à un moment donné, ils ont prononcé le nom de Benjamin Nathanahu. Et cette foule immense, absolument mais incroyable, une marée humaine l'aé longuement. L'auaé longuement alors que les mêmes venaient d'applaudir le nom de Trump.

C'est quand même une scène absolument incroyable que dans un pays le premier ministre soit hué pendant qu'un dirigeant étranger est applaudi. C'est ça aussi qui vous fait douter le du fait que le qu'on puisse aller au-delà d'un d'un échange de d'otage contre prisonnier. Il peut pas y avoir de quand vous quand vous dites que vous doutez de la possibilité de d'avoir une paix durable, c'est aussi parce que le sommet le sommet à Gaza en Égypte aujourd'hui sera sera suivi par une vingtaine de chefs d'états internationaux mais ni par les Israéliens ni par le Hamas.

Écoutez le problème c'est que les points suivants dans dans le plan Trump c'est notamment le désarmement du Hamas. Le Hamas a d'ors et déjà dit qu'il n'en était pas question. Qui n'en était pas question.

Donc c'est ça qui va tout bloquer. Écoutez moi je ne serai pas catégorique. Je ne serai pas catégorique mais je pense qu'il n'y a pas d'automaticité et c'est le moins qu'on puisse dire d'une marche vers la paix suivant la libération des otages et l'échange de prisonniers.

On entre dans quelque chose d'absolument neuf. Encore une fois euh ce qui est euh rassurant c'est qu'il va y avoir un appel d'air, une situation nouvelle et que peut-être il y aura des dynamiques positives nouvelles. Je n'en sais rien.

Je l'espère ardemment. Nous nous l'espérons tous euh ardemment. Mais ça n'est pas certain.

Ça n'est pas certain. Donc le Hamas ont encore les moyens de refuser de rendre les armes. Oui, bien sûr que oui.

Bien sûr que oui. Parce que quand monsieur Nathanahou dit que ces 2 ans de guerre et de bombardement épouvantable sur la bande de Gaza euh était nécessaire pour anéantir le Hamas, mais le Hamas n'est pas anéanti. Il lui a été porté des coups absolument gigantesques puisque véritablement la majeure partie de sa direction militaire a été tué, éliminé physiquement, mais ces rangs se sont renouvelés naturellement.

Il y a il y a des gens qui se présentent pour être enrôlés et puis vous savez des dirigeants, on le voit bien en France, ça ressort. On parlera d'ailleurs tout à l'heure de la politique française. Est-ce que vous pensez que Donald Trump a les moyens justement de faire pression à la fois sur le gouvernement israélien de Benjamin Netanahu et sur le Hamas pour enclencher les étapes suivantes de ce de ce plan de paix ?

Il a des moyens parce que les soutiens politiques du Hamas ou les protecteurs politiques du Hamas, la Turquie, le Qatar, quelques autres pays arabes moins évidemment, mais enfin la Turquie, le Canatar vont faire pression, vont exercer une pression colossale sur le Hamas. Le l'Iran et ses ces filiales ne sont plus là pour protéger le Hamas. Donc oui, il y aura des pressions sur le Hamas comme il y aura des pressions des Américains sur Nathaniaou.

Mais seront-elles suffisantes ? Je je n'en suis pas encore pleinement suffisante, je n'en suis pas encore certain. Vous croyez à cette autorité de transition qui est prévue par ce plan de paix composé de technocrates et qui pourrait être dirigé par l'ancien premier ministre britannique Tony Blair à Gaza ?

Disons que ça n'est pas fait. Ça n'est pas fait et ce sera difficile à mettre en place. Ça sera difficile à mettre en place parce que on va commencer par buter sur le désarmement parce que le Hamas va dire au bout du compte, enfin on peut le prévoir, va dire au bout du compte, je veux bien rendre mes armes, mais à des Palestiniens, à une autorité palestinienne et certainement ni aux Israéliens, ni à des Américains, des Britanniques ou je ne sais quoi.

Alors là, il va y avoir un bras de fer. Et si finalement le Hamas gagnait sur ce point, c'est-à-dire qu'on lui donnait la possibilité de rendre ses armes à des Palestiniens. Mais à ce moment-là, une autor, j'ai pas dit l'autorité palestinienne, mais une autorité palestinienne ben entrerait en scène et à ce moment-là, tout le tout ce qui est prévu aujourd'hui serait insensiblement modifié.

Peut-être qu'on garderait cette autorité internationale. Oui, en façade d'ailleurs, pourquoi pas ? C'est pas forcément une mauvaise chose, mais il y aurait réellement, comme le souhaitent les Européens et notamment les Français, notamment le président de la République, une une force politique palestinienne.

Ah. [Musique]