L'édito de Thomas Bonnet : «Mariage OQTF : le texte bloqué par la gauche»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui, il y a des journées qui nous donnent à désespérer de la vie parlementaire. Le spectacle offert hier était déplorable à bien des égards. Les députés du groupe d'Éricti avait mis à l'ordre du jour une proposition de loi pour donner plus de moyens au maire de lutter contre les mariages blancs.
Un texte qui répond aux aberrations qui touchent en ce moment certaines communes de Chessie à Béier où ce sont les élus qui sont condamnés par la justice parce qu'ils s'opposent à des mariages qui impliquent des OQTF. Mais comme l'an dernier, la gauche, elle est fille en tête, a tout fait pour empêcher le texte d'aller jusqu'au bout en déposant des centaines de sous-amendements. Ils ont pratiqué ce qu'on appelle l'obstruction parlementaire.
Le but, ralentir les débats et ils sont parvenus à leur fin parce que le texte n'a pas pu être examiné avant la fin de la séance qui avait lieu à minuit. Je voulais également vous donner un aperçu des arguments employés hier par LI, en l'occurrence Clémence Gueté. Vous avez perdu la bataille idéologique raciste.
Aujourd'hui, un français sur 3 est déjà lié à l'immigration. Donc, remballez vos vos dernières propositions de loi de survie pour essayer de préserver des Français dit de souche, en réalité des Français blancs puisque voilà là où est votre problème. Vous ne supportez pas les personnes qui viennent de l'immigration.
Alors, du côté de l'UDR, on accuse le gouvernement d'être resté passif alors qu'il aurait pu permettre l'examen du texte. Oui, avec un article de la Constitution, l'article 442, le gouvernement aurait pu accélérer les débats et en fait retirer tous les amendements qui avaient pas été examinés en commission, mais aucun des ministres présents au banc hier n'a activé ce dispositif. Alors, comment l'expliquer ? que même le président de la République s'était dit favorable à une évolution de la loi face à situation ces situations qu'il avait qualifié du BESQ, c'est quand il était interrogé par Robert Ménard.
Alors pour tout vous dire, j'ai mené mon enquête et je constate un certain embarras. D'abord faut rappeler que Gérald Darmanin qui était présent hier à l'Assemblée est favorable au texte. Il avait même apporté son soutien à Robert Ménard.
Mais la décision d'activer ce dispositif, d'accélérer l'examen du test du texte, elle revient à Matignon. Et de ce côté-là, une source proche de l'exécutif m'expliquait ces dernières heures que Sébastien Lecnu était certes désireux d'avancer sur le sujet, mais qu'il considérait que le texte était plus intract qu'un vrai texte de loi. De son côté, l'UDR estime que le Premier ministre n'a pas voulu braquer les socialistes opposés au textes et dont Sébastien Lecornu craint qu'il vote une motion de censure à l'automne.
En fait, j'allais vous dire peu importe la raison, la journée d'hier ne grandit pas la politique des heures de blocage parlementaire qui finissent par accoucher sur rien et sur une situation incompréhensible qui permet encore aux OCUTF de se marier. Ça va continuer d'être la norme. Il faudra donc attendre 2027 l'élection présidentielle pour que ça change.