Pierre Jouvet : « Il n’y a pas de négociations avec Donald Trump, il y a un rapport de force »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Les droits de douane de 20% imposés par Trump à l'UE peuvent-ils être contournés ?
- 2:00RelanceRéponse directe
L'Europe est-elle prête à répondre à Trump par un rapport de force économique ?
- 4:00FerméeRéponse partielle
Les taxes sur les oligarques du numérique suffisent-elles comme réponse ?
- 6:00OuverteRéponse directe
La préférence européenne sur les marchés publics est-elle réalisable rapidement ?
- 8:00FerméeRéponse directe
L'arme anticoercition doit-elle être utilisée comme le propose Gabriel Attal ?
- 10:00RelanceRéponse directe
La montée des tensions avec Trump risque-t-elle d'engrenage dangereux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Pierre JouvéFait
« Je vois une Europe qui est tétanisée. Je vois une Europe qui est naïve et je crains même que les dirigeants européens soient un teint du syndrome de Stockholm en vérité. »
- 3:00Pierre JouvéFait
« Donald Trump dit "Je vais mettre le monde à genoux." Et bien moi je dis "Il faut mettre l'économie américaine à genoux." »
- 4:00Pierre JouvéFait
« On a des règles en Europe, le DSA Digital Services Act et le DMA qui ne sont pas mis en œuvre. »
- 5:00Pierre JouvéChiffre
« 15 % de notre PIB, c'est-à-dire 2000 à 2500 milliards chaque année, est généré par les marchés publics. »
- 6:00Pierre JouvéPromesse
« Sur ces marchés publics, nous n'avons pas de préférence européenne. Et bien, je le dis aujourd'hui, nous devons mettre en place la préférence européenne. »
- 8:00Pierre JouvéFait
« L'arme anticoercition qui est aussi une arme à disposition de l'Union européenne. »
- 11:00Pierre JouvéFait
« Donald Trump dit les droits de douane aujourd'hui c'est 20, demain si vous n'êtes pas content ce sera 100 et puis après c'est 200. »
- 14:00Pierre JouvéFait
« Le Hamas est une organisation terroriste avec laquelle il n'est pas possible ni de construire, ni de reconstruire, ni même de négocier. »
- 21:00Pierre JouvéFait
« La droite avec l'aide du RN a pris le pouvoir à l'Assemblée nationale aujourd'hui. »
- 23:00Pierre JouvéChiffre
« Nous avons doublé notre nombre de députés. Nous avons augmenté notre nombre de sénateurs, nous avons doublé notre nombre de députés européens. »
- 25:00Pierre JouvéPromesse
« Il n'y a pas d'alliance avec la France insoumise dans les conditions dans lesquelles nous sommes aujourd'hui. »
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Bonjour Pierre Jouvé, merci d'être notre invité politique. Vous êtes député européen, secrétaire général du PS. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Christel Bertrand du groupe la dépêche.
Bonjour Christelle. Bonjour Orian. Bonjour Pierre Jouvé.
Bonjour. On va commencer en parlant des droits droites puisque ça y est aujourd'hui que sont entrés en vigueur les droits de douanes de 20 % imposés par Donald Trump à l'Union européenne Emmanuel Macron qui appelle le président américain à revenir sur sa décision. Ça peut marcher ?
Non, je n'y crois pas un instant. Je pense que ce qui marchera avec Donald Trump, c'est un rapport de force, un rapport de force économique réel et un rapport de force qui doit se faire à l'échelle de l'Union européenne. Et je dois vous dire que j'étais encore hier à Bruxelles dans des auditions et dans des commissions notamment sur celle du marché intérieur qui est la commission dans laquelle je siège et je vois l'Europe absolument pas prête.
Je vois une Europe qui est tétanisée. Je vois une Europe qui est naïve et je crains même que les dirigeants européens soient un teint du syndrome de Stockholm en vérité. incapable d'appliquer euh des mesures euh économiques en réponse aux attaques de Donald Trump.
Comment vous l'expliquez ? Écoutez, je le pense euh d'abord parce que nous avons peur et parce que nous ne sommes pas habitués à avoir un monde géopolitique qui est totalement bouleversé. On a face à nous Donald Trump, un homme qui a fait des choix extrêmement violents, extrêmement durs, que personne en tant que responsable politique normalement constitué, excusez-moi cette expression, imagine faire.
Vous avez un président des États-Unis qui est élu sur une crise du pouvoir d'achat et qui va entraîner son pays dans une très grande inflation, dans un profond désarrois économique. Et donc finalement, quand on a face à nous quelqu'un qui est irrationnel, comme c'est le cas de Donald Trump et de son entourage, je pense qu'on s'interroge sur la réplique et pourtant on a des réponses. On a des réponses qu'on doit mettre en œuvre de manière très rapide et moi je souhaite que l'Union européenne mette en place ses réponses de l'Union européenne a quand même décider hier l'augmentation de certaines taxes sur les produits américains.
Ça suffit pas à votre à votre avis ? Non parce que en fait je vais vous dire il faut reprendre là où Donald Trump s'arrête. Donald Trump dit "Je vais mettre le monde à genoux." Et bien moi je dis "Il faut mettre l'économie américaine à genoux." Je le dis de manière très claire.
Comment est-ce qu'on peut faire ? On a deux leviers immédiats qu'on peut activer. Le premier, c'est de taper au portefeuille les oligarques du numérique qui entourent Donald Trump.
Vous savez, on a aujourd'hui les revenus qui sont générés par la publicité sur les réseaux sociaux, que ce soit sur X, que ce soit sur MTA, qui doivent être fortement taxé. On a des règles en Europe, le DSA Digital Services Act et le DMA qui ne sont pas mis en œuvre. Si on applique ces mesures avec des taxations sur les chiffres d'affaires de ces grands groupes, je peux vous dire que ça va déjà un peu calmer le jeu.
Ça c'est la première chose, c'est il faut le savoir hein, c'est le volume d'activité financier sur les activités du numérique compose aujourd'hui le volant principal des oligarques qui entourent trop. Et le deuxième élément moi sur lequel je pousse, j'ai interrogé hier Stéphane séjourné sur le sujet et je suis d'ailleurs en train de faire un rapport au niveau du Parlement européen sur la question, c'est la question de nos marchés publics. Vous savez que en Europe 15 % de notre PIB, c'est-à-dire 2000 à 2500 milliards chaque année, est généré par les marchés publics.
C'est-à-dire ce que la commande publique, les gouvernements, les collectivités locales achètent et commandent directement. Sur ces marchés publics, nous n'avons pas de préférence européenne. Et bien, je le dis aujourd'hui, nous devons mettre en place la préférence européenne et dire une chose simple à Donald Trump et à ses entreprises, vous n'aurez plus accès au marché européen.
Et oui, ça va nous demander des choix qui vont être des choix difficiles. On va devoir réindustrialiser ce qu'on n pas fait depuis des décennies. On va devoir pousser des nouvelles filières de production qu'on a laissé de côté, qu'on a abandonné.
On parlera tout à l'heure de l'automobile, par exemple. On pourrait parler de la question de la transition écologique qui n'est pas suffisamment faite. Si nous ne le faisons pas, nous serons totalement écartés.
Et le troisème élément, c'est de régler des questions de droits de douane en réciprocité que nous ne faisons pas suffisamment. On laisse notre continent européen ouvert aux quatre vents de la mondialisation sans aucune protection et avec un marché qui est en train de se faire effondrer. Il y a une autre arme, c'est qui est une arme massive, c'est l'arme anticoercition qui est aussi une arme à disposition de l'Union européenne.
Est-ce que comme Gabriel Atal vous dites qu'il faut la dégainer ? Oui, je crois qu'il faut la dégager parce que je pense que on ne peut pas se laisser marcher dessus. Donald Trump est un dirigeant politique violent mais qui, contrairement à toute la psychologie que je vois autour de tout ça, ne fait pas ça simplement parce que ce serait un homme qui serait fou.
Ce serait trop simple de dire les choses comme ça. Il le fait par choix politique qu'il a décidé, qui va faire beaucoup de mal à son pays. Tout le monde le sait.
Tous les économistes le disent. Les bourses dégringolent. L'inflation va exploser, tout le monde le voit.
Et aujourd'hui, en fait, il faut aller taper le système de l'intérieur. Donald Trump, il est entouré par des oligarques, il est entouré par des milliardaires, il est entouré par des gens que nous devons taper au portefeuille. Est-ce qu'il est pas dangereux de faire monter la pression comme ça face à un dirigeant américain qui prend décision, vous l'avez dit, extrêmement violentes ?
C'est pour ça est-ce qu'on risque pas un engrenage, une forme d'engrenage ? Et c'est pour ça que je vous dis que je pense que on ne doit pas simplement faire de la réciprocité droit de douane. Donald Trump dit les droits de douane aujourd'hui c'est 20, demain si vous n'êtes pas content ce sera 100 et puis après c'est 200.
Chour' et puis voilà ce qui se passe avec la Chine. Et là tout le monde monte monte. Mais l'univers économique c'est pas ça.
Moi je dis les choses de manière très simple. On a le plus grand marché intérieur du monde, l'Union européenne des 27. C'est la plus grande puissance de marché intérieur.
Sauf que ça fait 40 ans que la puissance européenne est une puissance de consommateur. On a laissé notre industrie partir, on a laissé nos territoires se vider d'outils industriels parce qu'on s'est dit la mondialisation est heureuse et on va aller consommer partout à l'extérieur du monde. Et bien il est temps aujourd'hui par cette crise majeure que nous traversons.
Mais est-ce que le problème c'est pas que les 27 ils arrivent pas à se mettre d'accord ? Vous serez suivi au Parlement européen sur ces propositions saz j'espère. Je vois que pour l'instant il y a des hésitations mais l'Europe elle a toujours bougé comme ça.
Elle bouge quand il y a des crises. Et là nous sommes dans un moment de crise. Nous sommes dans un moment de re finalement de reprise en main de notre économie européenne et nous devons le faire.
Est-ce que vous savez ce que je vous dis sur les marchés publics ? C'est très rapide heation sur la taxation des oligarques comme vous les appelez par exemple. Est-ce que vous êtes suivi là-dessus ?
Pas encore. Mais pas encore. Pourquoi ?
Parce que on a la droite européenne, on a les libéraux européens et les amis du président de la République Emmanuel Macron avec qui sont hésitants parce qu'ils sont encore toutes et tous dans une forme de béatitude vis-à-vis de cette forme de mondialisation heuse qui a fait pourtant tant de dégâts dans notre pays, qui a fait tant de dégâts en Europe qui pourant dans le discours Emmanuel Macron Gabriel Atal, ils ont pas l'air très hésitants, ils sont plutôt pour une rose ferme. Oui, mais vous savez, on est habitué malheureusement depuis toutes ces années à voir que le discours est une chose et la réalité en est une autre. Moi, je dis simplement, on peut mettre en application dans les jours qui viennent des mesures qui sont simples qui seront une réponse immédiate à Donald Trump.
Et ça veut dire que Valérie la chef de file de renaissance au Parlement européen, est pas d'accord avec vous ? J'attends de voir. Vous savez, moi je je ne veux que des actes.
Je vous le dis. Je suis en train de travailler. J'ai déposé hier par exemple des amendements sur un rapport sur la question des marchés publics où j'explicite ça.
Le vote aura lieu dans quelques jours. Moi, je jugerai sur pièce. Voilà, c'est très simple.
Tous les chefs d'entreprise français le demandent, tous les grands patrons français le demandent. Tous les syndicats le demandent. Aujourd'hui, on a cette capacité là.
Faisons-la. Mettons mettonsla en œuvre parce que sinon nous allons avoir des dégâts économiques majeurs des industries qui vont s'écrouler et beaucoup de grandes difficultés. Et en parlant des divisions de l'Europe, on va parler de Georgia Meloni Crestal.
Oui, elle se va se rendre à Washington. Est-ce que vous pensez que ça peut être une médiation utile euh face avec Donald Trump ? Est-ce que finalement c'est une meilleure ambassadrice qu'Emmanuel Macron ?
George Jamelis. Écoutez, pour l'instant euh Emmanuel Macron n'a pas donné la preuve de sa capacité mais vous savez, moi je ne suis pas dupe. Je pense que Donald Trump il y a pas de négociation avec Donald Trump.
Il y a un rapport de force et il faut poser un rapport de force avec Donald Trump. Mais est-ce que Georgia Melloni qui était à l'investiture de Donald Trump, elle va poser un rapport de force avec Donald Trump ? Vous savez le nombre de chefs d'entreprise, y compris français, qui était à la cérémonie d'investiture de Donald Trump et là qui vont se prendre de plein fouet les droits de douane.
Tout ça n'a pas de sens. Donald Trump, il a une stratégie pour son industrie américaine. Il pense que sa théorie va fonctionner et en fait en vérité, si en face de ça, il n'a pas une réponse forte et une réponse ferme et une réponse unie des Européens, alors il continuera et il déroulera tel un rouleau compresseur.
Autre sujet toujours à l'international, Cristal. Oui, on parle à nouveau d'Emmanuel Macron. Il était en Égypte hier, il s'est rendu près de la bande de Gaza.
Est-ce qu'il a eu raison de faire cette démarche là ? Oui, bien sûr, il a eu raison. Et il est temps que le processus de paix reprenne.
Enfin, que voyons-nous depuis maintenant des années ? Malheureusement, ce sont c'est une guerre sans fin. Des populations civiles qui sont écrasées, des enfants qui sont tués, des bombardements aveugles, des bombardements sauvages.
Un président premier ministre israélien qui ne respecte plus rien, qui a un mandat d'arrêt contre lui de la cour internationale, qu'il bâfou chaque jour un processus de paix qui a été mis de côté. Oui, il est temps que la paix revienne au Prochrient et que la France prenne toute sa place comme elle l'a toujours eu. Parce que c'était aussi une manière de s'opposer au projet de Donald Trump dans la bande de Gaza et de soutenir plutôt le projet des des pays arabes.
Il a dit quelque chose. Il a dit "Le Hamas devrait être entièrement exclu de la gouvernance de l'enclave." Vous partagez ça aussi ?
Oui, totalement. Le le Hamas est une organisation terroriste avec laquelle il n'est pas possible ni de construire, ni de reconstruire, ni même de négocier. Et donc, il est évident que le Hamas doit être exclu de ce processus.
Autre sujet, c'est cette déclaration hier soir de Laurent Voquier. Laurent Voquier, candidat à la présidence des LR, patron des députés LR, qui veut enfermer les EQTF dangereux à Saint-Pierre et Miclon. Comment vous réagir ?
Écoutez, je ne sais pas si c'est de la bêtise, si c'est un naufrage, si c'est une perdition. Ce que je vois, c'est que ce sinistre Laurent Voquier n'est pas à ses début sur ce genre de propos. Je trouve ces propos extrêmement graves et extrêmement dangereux.
Il mélange en réalité tous les sujets et il est surtout dans un jeu de campagne interne de son parti qu'il voit bien qu'il va perdre. Et donc c'est toujours plus à droite et plus à droite que moi tu meurs et en faisant des propositions un peu trumpistes. Tout ça est ridicule.
C'est un dérapage de votre point de vue ou c'est assum c'est un dérapage vous pensez ? Je pense que c'est totalement assumé dans une stratégie. Je pense que Laurent Veoquier est un petit homme politique, un sinistre monsieur.
Je vais vous dire un sinistre monsieur qui en vérité va se retrouver là dans les poubelles de l'histoire parce qu'en fait il va activer des leviers qui sont extrêmement graves. Qu'est-ce que ça veut dire en fait ce qu'il a annoncé hier ? On dit on va à Saint-Pierre et Miclon, on va envoyer les OQTF et on va faire quoi ?
On va faire un Guantanamo à Saint-Pierre et Micon. Lui il dit "On fait un on fait un centre de rétention à Saint-Pierre et Micelon. Il y a un centre de rétention en Guadaloupe, ça pose pas de problème.
Il y a un centre de rétention en Saint et Marne, ça pose pas de problème. Je reprends ses propos. Comme il fait froid, donc du coup, il voit pas où est le problème un centre de rétention.
Comme il fait froid à Saint-Pierre et Miclon, ils iront pas, ils auront plus envie de partir. Mais mais la question de l'immigration, c'est pas ça la question. Ou il dit que Saint-Pierre Miclon, c'est pas dans l'espace Schengen, donc ce sera plus facile de contrôler les OQTF.
J'ai entendu sa propagande sur le média d'extrême droite, c'est news. Tout ça n'a pas de sens et tout ça ne régèlera pas le sujet. Voilà, les OQTF, elles doivent être réglées.
Ceux qui doivent quitter le territoire national doivent retourner dans leur pays. Les conventions doivent être retrouvées avec mais oui, mais c'est pas fait. Ben qu'ils s'en prennent aujourd'hui.
C'est pas possible de les contrôler en métropole alors que ce sera plus facile de les contrôler à avec quel moyen Saint-Pierre et Micomb connaissez le l'état des outremères dans notre pays l'état de ces territoires et enfin et on va contrôler quoi ? On va envoyer des fonctionnaires supplémentaires à Saint-Pierre Micon. Tout ça n'a aucun sens.
Aucun sens. C'està-dire que on est juste sur une posture. Monsieur Vokier est content.
On vient de parler de lui là pendant 3 minutes depuis ce matin d'infant de lancer de telles propositions dans le débat public. Est-ce que ça peut séduire ? Est-ce que ça peut être entendu ?
Oui, vous savez c'est le principe de la fenêtre d'Overton, hein. C'est-à-dire qu'en fait, on met un sujet, on ouvre une polémique et puis après ce qui paraît dingue devient quelque chose d'acceptable et puis ensuite ça rentre dans le débat politique. Mais monsieur Vquier et coutumer du fait, voilà, il l'a déjà fait à plusieurs reprises, là il le fait, il le fait parce qu'en fait mais personne n'est dupe.
Personne n'est dupe. Monsieur Voky, il a commencé sa carrière politique, il se déclarait de la droite sociale. Enfin, la droite sociale.
Excusez-moi, mais Jacques Chirac, quand vous reprenez les visites de Jacques Chirac à Saint-Pierre et Micon, justement Jacques Chirac, le pauvre Jacques Chirac, doit se retourner dans sa tombe. Laurent Vquier n'est pas digne de la droite républicaine de ce pays, mais que la droite républicaine se réveille, qu'elle arrête d'aller courir sur les thèmes de l'extrême droite. Même Marine Le Pen a dû faire un tweet pour amoindrir les propos de Laurent Voquier.
B tout ça n'a pas de sens. Tout ça n'est pas sérieux. Moi, je vais vous dire qui suis celui qui était élu dans la région dans laquelle monsieur Veoquier était président de région.
J'ai honte. J'ai honte de ces déclarations. J'ai honte de ces sorties.
Tout ça est une polémique qui abaisse le débat politique d'un point de vue général et qui est en fait faite par quelqu'un qui n'a pas d'idée, qui ne sait pas comment se sortir. Il a également repris l'expression de grand remplacement pour des raisons démographiques. Quel grand remplacement ?
Voilà. Enfin le grand remplacement de des idées d'extrême droite dans la droite républicaine de ce pays. Mais vous savez ce que font monsieur Vaquier et monsieur Rotaou en vérité, c'est qu'ils sont en train d'effacer la droite républicaine.
M sur le même plan pour vous ? Oui, ils sont sur le même plan parce que d'ailleurs on voit bien qu'à chaque fois monsieur Rota est sans doute plus habile parce que là il a un peu plus le vent dans le dos, fait des sorties polémiques, va chercher et va chercher à jouer avec une forme de racisme permanent. Vous savez, c'est un espèce de nom dit mais mais comme Saint-Pierre et MClon hier hein quand j'entends monsieur Vquier sur ses news dire mais là-bas il fait froid et il pleut.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Et donc il fait froid et il pleut. Vous pensez que quand vous faites le choix de quitter un pays que vous êtes une personne immigrée, que vous venez en France, tout ça est par choix de confort pour venir récupérer.
Vous savez, c'est des espèces de vieilles lunes. On vient se mettre au chaud en France, récupérer les alogues et profiter d'un système et cetera. Le seul qui profite de système le seul qui a profité du système ces dernières années de manière bien considérable, c'est par exemple monsieur Vokier hein avec les frais du contribuable de la région Auverging Ronalpe quand il a fait des grands dîners qui ont quitté qui ont coûté plusieurs dizaines de milliers d'euros qu'il n'a jamais voulu rembourser et dont il n'a jamais été capable de donner la liste.
Bon mais monsieur Voky avait un timing présidentiel, il est en train de s'apercevoir que tout ça va finir dans un mur. Et bien c'est ainsi et s'il perd cette élection, j'en serai ravi et j'espère que la droite républicaine et je vois des hommes tels Xabier Bertron se relèvera et pourra on pourrait soit Bruno Ro mais non mais l'un ou l'autre c'est pareil je vous dis Bruno Rotaillot comme Laurent Boquier sont en vérité sur la même ligne et je pense que ça va tuer la droite française mais ça c'est leur affaire moi je m'occupe de la gauche Laurent Voquier est président du groupe Alert à l'Assemblée nationale. Ce groupe est en train de détricoter notamment certains amendements de la loi simplification notamment sur les zones à fémission les ZFE Leanne.
Est-ce que vous diriez que la droite avec l'aide du RN a pris le pouvoir à l'Assemblée nationale aujourd'hui ? Ils ont pas pris le pouvoir mais en tout cas ils essayent de pousser dans cette course permanente vers plus de populisme vers plus d'extrême droitisation du débat politique vers ce là ils ont réussi à détricoter certains amendements majeurs qui étaient soutenus par mais oui mais parce qu'en fait on a face à nous des gens qui dans la ce qu'on appelait la majorité présidentielle je mets beaucoup de guillemets là-dessus manque de courage politique sur la question desfe comme du zéro artificialisation net c'est le cas bien sûr Vous savez quoi ? Ce serait très facile pour moi sur le plateau ce matin de Public Sénat, moi qui suis un élu rural de la Drome, de dire "Les ZFE c'est pourri, il faut tout arrêter." Mais tout ça c'est de la démagogie.
Ben ce que je dis de manière très simple, c'est que quel est le problème à Paris et à Lyon notamment où les EDFE sont appliqué là de manière immédiate, c'est que vous avez rien que cette année 50000 personnes qui sont mortes de la pollution, que quand vous habitez à Lyon ou à Paris ou dans les grandes métropoles françaises, vous avez 9 mois d'espérance de vie de moins. Donc on fait rien. Et ben c'est pas ça le sujet.
Le sujet c'est pas la mesure. Le sujet c'est pas la ZFE. Le sujet c'est comment les 6500 personnes qui aujourd'hui roulent parce qu'elles n'ont pas le choix dans des voitures de critère 3, qu'elles n'ont pas les moyens de changer leur voiture, qu'elles vont bosser tous les jours et qu'elles ont besoin de leur voiture pour aller travailler, sont accompagnées pour changer leur voiture.
C'est ça qu'on doit faire. C'est ça qui doit être mise en œuvre. Et moi, j'appelle par exemple le gouvernement à lancer un grand plan de renouvellement automobile.
Ça reviendra sur le premier point qu'on évoquait tout à l'heure. On a des filières européennes, on a des filières françaises de construction de voiture. Et bien, mettons de l'argent sur la table pour dire à tous ces gens qui n'ont pas les Il y a trop d'immobilisme aujourd'hui de la part du gouvernement.
Il y a de l'immobilisme surtout. On a un pays qui est à l'arrêt depuis la dissolution décidée par Emmanuel Macron avec un premier ministre qui patoge de manière quotidienne et on a rien qui sort de concret pour les Français. Donc sur les ZFE, prenons le taureau par les cornes.
Le sujet c'est pas la ZFE, le sujet c'est comment on accompagne les classes populaires et les classes moyennes qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, qui n'ont pas les moyens de la changer parce qu'une voiture c'est 30, 35 ou 40000 € et que c'est trop facile de dire sur un plateau télé roulez tous à l'électrique si on accompagne pas les gens et si on finance pas. Un mot un mot juste parce que le tempsfil, il faut qu'on qu'on parle du congrès. Le PS n'est pas allé à la mobilisation de la gauche dimanche dernier.
Est-ce que vous irez à celle de samedi à l'appel de la session ? Présence samedi et il y a une vous avez lancé une pétition pour défendre l'état de droit. Elle a recueilli combien de signatures ?
J'ai pas les chiffres en tête mais je crois qu'elle est très fortement soutenue et j'appelle toutes celles et tous ceux qui veulent défendre à la fois l'état de droit et à la fois la République à nous rejoindre et à soutenir cette On parle du congrès du PSEL. Six contributions ont été déposées samedi, euh est-ce que vous craignez qu'elles salie les unes et avec les autres contre la candidature de Olivier Fort ? Non, moi je ne crains pas ça parce que je pense que l'entifort puisque c'est comme ça qu'il a été défini n'est pas une politique.
Vous savez, moi j'ai la chance d'être au côté d'Olivier Fort depuis 7 ans, d'être dans cette direction et d'avoir reconstruit un Parti socialiste que beaucoup voulaient voir mort et disparu. En 7 ans, nous avons remis le Parti socialiste au cœur de la gauche. C'est d'ailleurs le titre de notre contribution, le cœur de la gauche.
Voilà, c'est ce que nous sommes redevenus. Nous avons doublé notre nombre de députés. Nous avons augmenté notre nombre de sénateurs, nous avons doublé notre nombre de députés européens.
Nous avons reconstruit un logiciel idéologique et intellectuel qui a replacé clairement le Parti socialiste au cœur de la gauche française. Et ce que je dis aujourd'hui au militante et aux militants et c'est ce que je vais dire pendant les mois qui viennent, c'est qu'autour de la nouvelle génération qui a su faire émerger Olivier Fort qui est une génération politique qui était inconnue il y a quelques années. Arthur de la Porte, Sarah Kich, Chloé Ridel, Emmafovic, Sébastien Vincini, Réy Cardon.
Je pourrais continuer cette liste de manière incroyable sur cette génération que nous représentons aujourd'hui au Parti socialiste. Bien, je leur dis, n'arrêtons pas le chemin si près du but. Nous sommes à 2 ans de l'élection présidentielle.
Nous avons passé des épreuves absolument incroyables. Nous avons dû être celles et ceux qui nous sommes battus et mobilisés pour sauver un Parti socialiste après avoir fait 1,7 % à l'élection présidentielle. Nous sommes aujourd'hui l'une des principales forces politiques de la gauche dans ce pays.
Mais Olivier Fort, il dit s'il y avait pas eu l'alliance avec LFI, il y aurait pas de congrès aujourd'hui. Est-ce que ça veut dire que vous allez poursuivre l'alliance avec la France insoumise ? Non, mais je crois que tout le monde est très clair sur le sujet et aujourd'hui.
Il n'y a pas d'alliance avec la France. Si il a été très clair et moi je vais l'être encore ce matin. Il n'y a pas d'alliance avec la France insoumise dans les conditions dans lesquelles nous sommes aujourd'hui.
Et moi je pense que tant que Jean-Luc Mélenchon est là, il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise. Nous nous appelons si demain il y a des législatifs, il y aura pas d'alliance avec la France. Nous nous appelons à une plateforme Nous nous appelons à une plateforme pour préparer l'élection présidentielle qui va de François Ruffin à Raphaël Gluxman.
Nous voulons rassembler celles et ceux qui dans ce pays est la gauche non mélanchonniste et veut gagner l'élection présentation. pas au mois de juin. Si Emmanuel Macron décidait à nouveau de dissoudre l'Assemblée nationale, est-ce que il aurait une alliance ?
Non. Non. Parce que aujourd'hui, vous voyez bien que la polarisation qui est faite par la France insoumise dans le débat politique, les provocations, les ruptures sur le fond qui ont pu être faites et qui ont été difficiles, elles amènent aujourd'hui à faire que il y a une divergence d'approche qui est très profonde, les alliances électorales avec AFI, c'est terminé.
Et donc moi ce que je souhaite c'est que nous retrouvions les électeurs. Vous savez une chose simple, la gauche, elle est dans un état de faiblesse, on le voit dans les sondages, qui est absolument catastrophique. Quand vous avez une gauche cumulée qui est en dessous de 30 %, ça ne peut pas fonctionner.
Et bien moi, je veux élargir la gauche. Je veux qu'on arrive à aller chercher ce spectre. et on nélargit jamais la gauche si on passe son temps à se taper dessus les uns les autres et à taper sur les familles.
Donc nous nous disons clairement autour d'Olivier Fort gauche et les écologistes pour l'élection présidentielle avec un projet politique qui est un projet politique fort avec un Parti socialiste qui est un parti socialiste fort qui est rassemblé qui est mobilisé qui travaille sur le fond qui fait des propositions qui arrête de regarder en permanence ce qui se passe à sa gauche mais qui veut proposer une alternation les écologistes aujourd'hui sont pas plus proches des insoumis que de vous. Je sais pas, nous verrons et vous savez ça c'est quelque part aussi beaucoup de discussions et beaucoup de liens d'appareil ils sont manifestés ensemble samedi par exemple dimanche c'est pas grave et moi je n'ai pas de point de divergence d'approche avec les écologistes avec Marine Tondelier euh c'est comme ça c'est la vie de la gauche et la gauche elle a toujours été diverse. Moi ce que je veux c'est qu'on parle à tous les électeurs et à toutes les électrices de ce pays à gauche et en leur disant une chose simple au Parti socialistes nous sommes clairs.
Nous sommes clairement de gauche. Nous voulons gagner la prochaine élection présidentielle. Nous voulons rassembler la gauche non mélanchonniste dans ce pays pour apaiser et pour avec qui vous pouvez la gagner.
Est-ce qu'aujourd'hui votre meilleure candidat c'est pas Raphael Guxman ? Nous verrons. L'incarnation elle viendra et il y aura beaucoup de personnalités sur la ligne de départ.
Nous verrons ce qu'il faut c'est construire cette plateforme commune qui permet justement d'avoir un projet de ce qui va se passer par exemple pour les municipales ça veut dire que vous appelez vos candidats au municipal à ne pas s'allier à la France insoumise ? Vous savez, les candidats, ils sont libres. Je pense qu'il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise pour les élections municipales.
Il n'y en aura pas d'alliance au niveau national, ça c'est certain, je vous le dis. Peut-être qu'il y aura sur certains points spécifiques quelques accords locaux, mais nous nous privilégions là à ce stade des accords avec le Parti communiste, avec Europe, avec place publique, avec le parti radical. Je laisse, je fais pas d'interdit.
Vous savez, la grande culture du Parti socialiste, c'est un parti qui est un parti décentralisateur, qui a créé la décentralisation d'ailleurs et qui est un parti qui a cette autonomie locale, qui fait la force de nos territoires grâce à nos élus sur le terrain partout en France et donc je leur fais pleinement confiance. Merci beaucoup Pierre Jouvé, merci d'avoir été notre invité. Merci beaucoup Christelle.
Bah pas la semaine prochaine du coup. Bonnes vacances Christelle. On passite au club des territoires. [Applaudissements]
Pierre Jouvet