RÉFORME DES RETRAITES, LOI TRAVAIL : COMMENT MACRON ORGANISE LA PRÉCARITÉ DES SENIORS
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« L'espérance de vie à 60 ans ces 10 dernières années, elle n'a quasiment pas bougé. »
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Il y a un moment, on en a et c'est très bien. Et un moment, on en a trop et on ne veut plus de vous. On nous a dit qu'il fallait reculer l'âge de départ à la retraite parce qu'il y avait une espérance de vie.
Mais l'espérance de vie à 60 ans ces 10 dernières années, elle n'a quasiment pas bougé. Les entreprises ne veulent pas des seniors. Bonjour à toutes et à tous.
Merci de nous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porschet pour un décryptage de l'actualité économique. Et c'est primordial car avec tous les discours qu'on entend autour de nous, notre meilleure arme est encore de comprendre ce qui se joue. L'extrême droite, aidée par des médias financés par les milliardaires, cherche à imposer sa vision en muselant la diversité des voix et en bafouant le pluralisme.
Pour y poster, le média a lancé une campagne citoyenne appelée repost, cruciale pour bâtir une chaîne d'information indépendante et populaire. Sur les réseaux sociaux et la TNT francilienne avisé National on nous a fermé la porte. On entrera par la fenêtre pour porter les voix qui dérangent celle qu'on ne veut pas entendre ailleurs.
Cette bataille pour la démocratie nous concerne tous. Rejoignez-nous et soutenez la répost sur campagne.v.fr. [Musique] Bonjour Thomas.
Salut Mina. Aujourd'hui, on va parler justement du paradoxe de travailler plus longtemps. On nous parle sans cesse de travailler plus longtemps, 64 ans, 66 ans, 67 ans, peu importe.
C'est devenu une sorte de totem pour les gouvernements successifs. Pourtant, personne ne pose la question de fond qui va réellement embaucher les plus de 55 ans dans ce pays. On a aujourd'hui des politiques publiques qui déconnectent totalement l'âge légal de départ à la retraite de la réalité du marché du travail. en France près d'un seigneor sur deux et sans emplo au moment où il atteint l'âge de la retraite.
Il y a un décalage profond entre les incantations politiques et le fonctionnement réel des entreprises. Ces dernières multiplient les biais contre les seniors. Elles les perçoivent comme rigide, fatiguée, trop cher et se cache même derrière des algorithmes de recrutement programmés pour les écarter.
Et dans le même temps, ces mêmes entreprises applaudissent le recul de l'âge de départ. Pourquoi ? parce qu'elles allègent mécaniquement la facture des retraites, mais elles n'ont aucune obligation de garder ou de réembaucher les salariés de plus de 55 ans.
Résultat, on fabrique une zone grise, une trappe à précarité pour des milliers de travailleurs qui sont trop jeunes pour la retraite, trop vieux pour le travail. Du coup, que deviennent justement les personnes de plus de 55 ans qui perdent leur emploi avant d'avoir atteint l'âge de la retraite à Tauplin ? Et c'est ça le le vrai scandale qu'il y a derrière le recul de l'âge de la retraite.
Quand on quand on voit par exemple tous les candidats qui vous disent les uns après les autres, Édouard Philippe qui dit qu'il faut travailler jusqu'à 67 ans, d'autres qui vous disent comme le corps que l'âge d'équilibre c'est 66 ans d'xit. Bon bah 64 on est encore on est encore loin du compte. On se rend compte qu'on a pas résolu un problème qui est et tu l'as très bien expliqué le taux de chômage des seiors qui est très élevé.
Donc qu'est-ce qui se passe en fait ? quelqu'un va perdre son emploi. Il y a eu des réformes sur l'assurance chômage qui fait qu'il va toucher probablement des périodes de chômage beaucoup plus faibles.
Et après, il doit attendre l'âge de 64 ans pour commencer à toucher sa retraite. Ce qui fait qu'on a créé un s de précarité entre le moment où il va être licencié et le moment où il va toucher sa retraite. Et là, c'est un vrai problème.
Et si on recule, ce s de précarité sera d'autant plus d'autant plus élevé. Et pourquoi justement les entreprises françaises, elles sont réticentes à embaucher les seigneurs ? C'est une question purement et simplement une question de coût hein.
C'est c'est c'est du coût parce que plus vous vieillissez enfin on dit souvent que les jeunes n'ont pas assez d'expérience. D'ailleurs, on a un taux de chômage des jeunes assez élevés. Ils ont pas assez d'expérience et puis à un moment vous avez trop d'expérience et quand vous avez de l'expérience, vous vous coûtez cher.
Et donc les entreprises sont tentées de se dire "Bon ben, je me sépare de lui pour réemployer un jeune qui va être moins cher et qui pourra faire quasiment le même travail." Donc c'est une question juste de coût juste de de coût, c'est tout. Et est-ce qu'il y a pas aussi une forme d'inadapté ? inadaptabilité pardon numérique, c'est aussi souvent ce que les entreprises peuvent dire.
Il y a un certain nombre de clichés qui ont la vie dure mais qui ne se voit pas sur le terrain. En fait, il y a il y a en réalité la la seule explication euh pour dire qu'il y a ce chômage que que ces entreprises ne veulent pas de ces seiors et puis les seniors, faut voir ce qu'on dit. Euh techniquement, on va dire que c'est selon une c'est plus de 55 ans.
Pour les entreprises, parfois à partir de 45 ans, vous êtes déjà considéré comme un comme un comme un seior. Mais mais la vérité, c'est quoi ? que quelqu'un qui a commencé dans une entreprise, allez à 25 ans et qui a 45 ans aujourd'hui, il a eu une évolution salariale et il a un coût qui est beaucoup plus élevé.
Et on se dit à un moment, bon si on continue, le coût va augmenter. L'expérience fait que peut-être peut-être, mais c'est pas bah vous avez des nouvelles technologies qui font vous avez l'impression qu'un nouveau arrivant va être mieux formé. Mais mais dans les faits dans les faits, à part dans certains métiers où on les a on a demandé à des gens de se spécialiser, il n'y a pas eu suivi de formation, euh le chômage technique n'est pas n'est n'est pas n'est pas tout le temps la première raison.
Et on le voit bien pour des gens parfois qui ont eu des belles carrières, qui essayent de rechercher un emploi, ils ont beaucoup plus de mal à à retrouver un emploi et souvent qu'est-ce qu'ils font ? Bah c'est lubérisation de l'économie. Ils se mettent en indépendant et il créent une toute autre activité où ils vont gagner beaucoup moins mais ils sont obligés de le faire.
Donc ils vont sortir des chiffres du chômage qui arrangent tout le monde. Ils vont être obligés de le faire pour pour subvenir à leurs besoins. C'est ça l'ubérisation de l'économie.
Et justement quoi les réformes du travail donc qui a eu Alcomerie et aussi les ordonnances Macron, elles ont facilité justement les licenciements des salariés les plus âgés ? Aujourd'hui, on peut licencier quelqu'un en sachant quel est le coût que l'on aura à payer si la personne voit au prudom. Ce qui était pas le cas avant. euh les indemnités prudes au mal, elles sont elles sont plafonnées aujourd'hui, elles sont très claires pour les entrepreneurs.
Et donc, on peut faire des calculs. C'est ce que nous avions dit au début, les économiste atterré. C'est-à-dire que dans des périodes où ça va mal, on peut faire un ensemble de calculs de ce que l'on devra payer pour par exemple fermer une usine et la délocaliser.
Bah, ces calculs aujourd'hui sont d'autant plus simples que les indemnités prédomales sont très encadrées que l'on sait ce que l'on payera au maximum. Vous voyez ? Donc ça, ça c'est déjà un élément qui qui peut jouer dans ce calcul de coût entre se séparer d'un seignior, même le licencier.
Voilà. et puis après embaucher embaucher un jeune. Et puis après disons-le très clairement les lois travail ont permis et sont partis même du principe théorique que c'était en en pouvant en facilitant les licenciements qu'on pourrait embaucher plus facilement.
Donc elle facilite très clairement les licenciements surtout en période de croissance molle comme nous les connaissons en ce moment. Donc là, on est vraiment dans la période idéale d'incertitude géopolitique, internationale, euh de de de prévision de croissance à la baisse. On est dans la période idéale pour faire des licenciements et les lois travail aujourd'hui permettent de licencier plus rapidement.
Et d'ailleurs, on le voit très clairement dans les fils du chômage, dans les dans des usines qui ferment qui appartiennent à des grands groupes qui sont qui font des bénéfices énormes et qui se chiffrent parfois en milliards à l'échelle mondiale. Ce qui n'était pas permis avant, aujourd'hui est permis. et en les rendant aussi précaires parce que avec aussi là l'évolution par exemple avec les ruptures conventionnelles qui sont de enfin plus difficiles en tout cas à acquérir aussi euh pour les pour les employés.
Tout à fait. On a en fait une facilité de licenciement, on a une assurance chômage qui qui est qui couvre beaucoup moins euh les personnes qui sont qui sont au chômage. Et on a un âge de décalage de la retraite qui qui a été fait assez brutalement.
On le rappelle souvent dans cette émission, mais il faut le rappeler. C'est-à-dire que on nous a on nous a dit qu'il fallait reculer l'âge de départ à la retraite parce qu'il y avait une espérance de vie. Mais l'espérance de vie à 60 ans euh ces 10 dernières années, elle n'a quasiment pas bougé.
Pour les femmes, elle est de zéro. Pour les hommes, c'est quelques mois. Donc les gens qui partent à la retraite plus tardivement aujourd'hui sont des gens qui perdent des années très claires face à la mort.
Vous voyez ? Et et là, en fait, en augmentant ça, on a créé au milieu ce sas de précarité, cette trappe à pauvreté que que tu que tu as que tu as appelé de la sorte qui qui est très bien choisie. pour pour des seniors, ils ont plus de mal à retrouver des emplois, ils ont moins d' donc ils sont dans ben soit ils sortent des chiffres, soit ils se mettent en indépendant quoi.
D'ailleurs la plupart beaucoup se mettent en indépendant. Et justement, quel rôle ont joué les algorithmes de recrutement dans la discrimination par l'âge ? Je pense qu'il y a rien de plus simple que de voir dans un CV quelqu'un même si on anomise le le le CV, on retire la date de naissance, on arrive en fonction d'une expérience à à comprendre quel est à peu près les l'état de enfin l'âge, la tranche d'âge en tous les cas de de la personne et avec cette cette expérience, le coût que cette personne va demander. quelqu'un qui a été, je sais pas moi, à un poste de très haut niveau dans une entreprise de manager, on sait très bien que le jour où il va chercher un travail, il a un coût, même si le coût est au rabet par rapport à ce qu'il a gagné, il va demander quelque chose.
Et pour l'entreprise, ça peut ça enfin on est dans un pays où finalement il y a une courbe en U inversée sur l'expérience. Au début, on en a pas, on veut pas de vous. Il y a un moment on en a et c'est très bien.
Et un moment, on en a trop et on ne veut plus on veut plus de vous. et et cette courbe en U de l'expérience, elle est dit et tu l'as très bien, elle est elle est alimentée par un certain nombre de préjugés qui ne se vérifient pas parce que je suis sûr qu'il y a plein d'avantage à avoir quelqu'un qui a de l'expérience hein. Moi, je le vois dans mon métier d'économiste, on a des jeunes qui arrivent qui ont une maîtrise très forte par exemple de l'utilisation de logiciel économ qui ont des visions beaucoup moins larges de la science économique et des sciences sociales que des anciens.
Donc il y a toujours quand même quelque chose de positif dans le fait d'avoir des anciens. Mais force de constater aujourd'hui que quand on ne fait rien, ben les entreprises ne veulent pas des des seniors. C'est ça, il faut le dire.
Est-ce qu'il faut envisager des quotas ou euh des obligations justement spécifiques pour l'emploi des plus de 55 ans. Est-ce qu'il faut en arriver là ? La la première chose qu'il aurait fallu faire déjà, c'est c'est de de de rendre le licenciement de manière générale beaucoup moins facile.
Après, c'est vrai que si l'activité repart, en général, ça se passe beaucoup mieux pour toutes les les les tranches d'âge sur le chômage. Après, pourquoi pas explorer des questions enfin à un moment, il y a eu des baisses de charge qui ont été mises en place, ça n'a pas fonctionné. Pourquoi pas exp aller sur la la question effectivement des quotas et puis après aussi de la surveillance d'entreprise qui feraiit justement des calculs un petit peu maavellique sur le le fait de licencier des seniors par rapport à ce que ça coûterait de de d'embaucher des des jeunes.
Mais effectivement, il va falloir créer une des formes d'incitation et et et observer qui ait pas d'abus parce qu'on on ne peut pas avoir une société qui vieillit. L'âge médian, c'est 42 ans. Donc la moitié des gens ont plus de 40 ans, un tiers plus de 60 ans.
Elle va vieillir progressivement et se comporter aussi mal avec une partie de la population qui est des seniors. Est-ce la fin de la télévision ? On entend partout que la télévision est morte ringardisée par YouTube, TikTok et les réseaux sociaux.
Mais dans les faits, la télévision reste puissante dans les foyers modestes, dans les campagnes, dans les habitudes culturelles et surtout elle reste un instrument majeur de fabrication de l'opinion publique. Ce n'est pas un hasard si tous les candidats, tous les ministres veulent leur matinal sur BFM, leur 20h sur TF1, leurs séquences sur France 2. Alors, est-ce vraiment la fin de la télévision ou bien est-on en train de la sous-estimer alors qu'elle structure encore notre imaginaire collectif et surtout notre rapport à l'information ?
Alors, est-ce que justement c'est la fin de la télévision Thomas ? Non, c'est pas la fin de la télévision. Il y a beaucoup de gens qui ont prophétisé la fin de la télévision.
Moi, je je suis je suis assez vieux. Donc j'ai vu par exemple l'arrivée des magnétoscopes. Alors à l'époque tout le monde disait c'est la fin de la la télé la télévision linéaire, c'est-à-dire le film du 20h parce qu'on pourra enregistrer et revoir.
Il y a même Bill Gates en 93 qui a dit qu'il y aurait plus de télé en 2000, qu'elle qu'elle allait être remplacée par des ordinateurs. La télé a survécu. Puis il y a eu l'arrivée du câble avec plein de chaînes.
On a dit c'est fini la télévision comme avant. Maintenant, les gens vont choisir leur programme, elle s'est poursuivie, hein. Les chaînes traditionnelles comme TF1 existent toujours.
Il y a eu Internet qui est arrivé, on a dit ça va être fini, ben ça se poursuit. Il y a les plateformes comme Netflix qui sont arrivées. Finalement, on voit qu'il y a un accord entre Netflix et TF1.
Ça ça se poursuit. Il y a eu la aussi la déprofessionnalisation du métier de journaliste avec des youtubeurs et cetera. Finalement, ça continue.
Donc la télé reste encore euh dans tout dans toutes les études, hein, la première source d'information, même si il faut le dire, elle est très concurrencée par les moteurs de recherche notamment chez les plus jeunes. Et justement, est-ce qu'on peut dire, on assiste aussi à une sorte de recomposition en fait de son rôle dans l'espace médiatique. Ouais.
Ouais, tout à fait. Il y a il y a une forme de de allez de de fusion entre entre la télé et et internet très clairement. C'estàdire, il y a la source de enfin la première source d'information vient souvent euh de la télévision par l'actualité, les les événements, l'événementiel, les compétitions sportives.
Ça part souvent de de là et puis après, il y a des c'est traité différemment parfois sur sur les réseaux sociaux notamment. Mais quand on regarde les indicateurs, par exemple le temps d'heure passé devant la télé, en moyenne, il est toujours autour de 4 heures par jour. il est quasiment fixe, il perd quelques minutes mais il est quasiment fixe ces 10 dernières années malgré le développement encore une fois des des YouTube des des réseaux sociaux et cetera.
Par contre chez les plus jeunes, il a chuté d' 1h30 ce qui veut dire que les alors les gens sont toujours informés mais ils regardent un autre écran. Ils regardent un autre écran et ils vont pas directement regarder la télé. Donc là, là-dessus, il y a il y a un décrochage qui peut peut-être à terme faire un danger, mais l'histoire montre que la télé a quand même toujours survécu.
Quand Netflix est arrivé, on a dit la télé est finie et aujourd'hui bah Netflix s'associe avec une chaîne de télé parce qu'elle y voit des elle y voit aussi elle y voit aussi un intérêt. Donc la télé n n'est pas complètement morte. Et justement selon par exemple là, tu viens de dire que les jeunes regardent en moyenne 1 heure et demi de moins télévision, qu'est-ce qui distingue encore la télévision des réseaux sociaux ou des journaux en matière de fabrication d'information ?
La première chose déjà qui qu'il faut dire c'est qu'aujourd'hui il y a eu un vrai changement dans dans la recherche d'information. Bon, il y a 94 % des des des gens qui sont sondés par par cette grande étude de l'ARCOM disent que pour eux l'information est important. Euh mais après on voit qu' ils vont la chercher sur plusieurs sources différentes.
Alors la première source quand on regarde reste la télévision, la deuxème euh c'est la radio et les podcasts de radio et la troisième c'est les moteurs de recherche euh Google. Ça ça c'est ce que c'est ce que disent les choses. Mais quand on regarde quand on pondère un peu plus quand on regarde la part d'attention donc ce qui a le plus d'importance le poids de la source on se rend compte que le le la première chaîne qui ressort c TF hein toujours impressionnant et et la deuxème c'est Facebook.
Facebook ouais tout à fait et quand on regarde les groupes le premier groupe c'est France Télévision et Radio France le service public mais le deuxième c'est MTA. Donc on voit bien qu'il y a quand même une compétition sur l'information entre les deux. Euh moi je pense que en réalité pour un certain nombre de débats euh vous avez euh et et c'est le but aussi de la création de du média une volonté d'avoir un peu plus de pluralisme.
Par exemple l'économie dans cette enquête et c'est assez marrant l'économie c'est là où où les gens estiment qu'ils se sentent le moins informés sur sur les les chaînes traditionnelles. C'est marrant moins informé de tout hein. Alors que c'est une question qui est assez importante pour plus de 50 % pour plus de 50 % des gens parce que c'est souvent des chaînes spécialisées aussi, c'est pas Oui.
Mais je pense aussi qu'ils ont ils ont un sentiment qu'il peut y avoir une forme parfois de pensée unique. Et c'est ça en fait c'est le but normalement de la de la chaîne de de télévision traditionnelle, c'est de respecter ce que veulent aussi les téléspectateurs. C'est la pluralité des débats des débats et des et des faits, on va dire sourcés.
Voilà, une une la recherche d'une vérité. Mais s'ils sentent que il y a pas cette pluralité, il y a pas ces débats qui sont organisés, ils vont aller chercher ailleurs sur les réseaux sociaux une information complémentaire. Et là, il y a de tout.
Il y a de tout. Il peut y avoir des informations de qualité comme c'est le cas des des des nôtres he de du média ou d'autres d'autres sites indépendants. Et il peut y avoir après toutes sortes de théories où on passe dans ce qu'a dit mon confrère Michael Léné dans un très bon livre qui s'appelle l'air de la post vérité. vous avez euh bah justement tout un tas de de choses qui qui qui n'ont plus rien à voir avec le réel.
Et justement, est-ce qu'on peut dire qu'Internet offre une plus grande pluralité euh d'opinion que la télévision ? Bah ouais, en fait quand on regarde sur le papier, on pourrait se dire oui parce qu'on peut trouver tout sur internet, y compris sur les plateformes comme Netflix. On peut trouver tout, des films venant de partout et cetera.
Sauf qu'après il y a les algorithmes et les algorithmes vous présentent des choses que vous appréciez ou dans les thèmes que vous appréciez. Donc en fait, vous avez une plus enfin une offre d'information immense mais très concentrée sur vos propres goûts qui vous enferment dans ces fameuses euh bulles de filtre. Donc je suis pas sûr qu'on ait une diversité forcément importante d'information.
En fait le c'est ça moi que je dis à mes étudiants, quand on regarde la télé, on est passif. Alors effectivement, on est dépendant des programmes, donc on peut parfois changer de chaîne et trouver quelque chose qui peut nous plaire. Voilà, c'est possible.
Quand on regarde Internet, on est également passif, mais l'algorithme à 70 % vous propose des choses que vous allez soi-disant aimer ou vous êtes rester plus longtemps, enfin parfois à regarder. Donc il vous propose des des des compléments qui vous enferment après dans dans dans la même chose. La lecture par exemple d'un journal, là où il y a une différence, c'est que vous êtes actif, vous lisez.
Alors, c'est beaucoup plus fatiguant, mais vous pouvez tomber sur un article du journal qui ne concerne pas ce qui vous intéresse et cetera et le lire et trouver ça intéressant et ouvrir une porte supplémentaire. Et donc parfois en fait les les lacture d'anciennes choses peut parfois être beaucoup plus que vous vous ouvrir sur plus d'horizon qu'Internet. Alors qu'Internet, on a accès à tout, mais en réalité, on est enfermé par les algorithmes dans peu de choses.
Justement, quel est le rôle de la télévision dans le façonnement des imaginaires collectifs du débat public, notamment en période électoral électorale, pardon ? Enfin, on l'a vu à plusieurs reprises. Il y a eu plusieurs travaux qui ont été faits, notamment par Serge Alimi du monde diplomatique euh dans un livre qui s'appelait les les nouveaux chiens de garde.
En fait, on on voit on voit quand même que parfois il peut y avoir des thèmes où il y a des formes de consensus qu'on ne retrouve pas dans la science. Un exemple pour l'économie qui est mon domaine, vous regardez les grandes réformes qui ont été faites par Macron, la loi travail dont on a parlé, la réforme de l'ISF, le CICE, la baisse des impôts de production, le recul de l'âge de départ à la retraite. Là, on est vraiment sur des B, il y avait un vrai consensus de la plupart des économistes de grandes chaînes de télé, qu'elle soit publique ou privée.
Je parle vraiment de ceux qui assurent des éditau matinaliers ou des il y avait un vrai consensus et là dans la science économique, il y avait pas ce consensus là. Il y avait des débats entre économiste voyez et là il y a eu un problème pour moi, c'està-dire qu'on peut pas avoir une seule pensée et qui qui est complètement décalé avec la science économique où il y a effectivement des débats et donc ça ça ça peut être problématique. Et et l'autre problème c'est que aujourd'hui des chaînes le disent clairement, elles sont des chaînes d'opinion, elles sont plus des chaînes d'info, elles font de l'opinion.
Voilà, comme le le faisait traditionnellement certains journaux, euh là, elles font des chaînes vraiment d'opinion et et donc on est on passe dans un bah là, c'est là que les les deux se rejoignent, c'est-à-dire que la télé dans certains cas rejoint de plus en plus ce qui peut se passer sur les réseaux sociaux. C'est-à-dire qu'on allume une télé pour entendre ce qu'on a envie d'entendre. Euh comme on va sur des groupes ou comme les les algorithmes vous disent ce que vous avez envie d'entendre et ça crée ces ces ces espèces d'opposition et de bulles de fil dont on a parlé avant.
Justement, tu as parlé tout à l'heure de Netflix et TF1. Qu'est-ce que ça dit justement ? cette collaboration que TF1 arrive sur Netflix, une plateforme de streaming, je pense que c'est la la une forme de chacun il cherche une forme de complémentarité, c'est-à-dire que Netflix qui devait et encore même le patron de Netflix a dit qu'il que la télé allait mourir petit à petit, mais il se rend compte que voilà sur des événements sportifs, sur des documentaires, bon ben lui il est il est pas capable de faire la même chose complètement et et même sur de l'actu pure.
Donc il dit pourquoi pas, c'est une première pourquoi pas mettre avec TF1 et TF1 cherche de un Audimat pour ses plateformes parce qu'elle est déjà elle a déjà une plateforme mais un audimat supplémentaire chez les gens qui allument directement Netflix pour regarder Netflix sans passer par la télé traditionnelle. Mais mais forcé de constater qu'aujourd'hui les grands moments qui vont être discutés par exemple sur Twitter, sur X, sur Facebook sont des grands moments de télé comme on l'a vu très récemment avec des clashes entre Rachelati et et Cohen ou la démission de Nicolas Hullot à la radio en direct. Voilà, il y a des moments comme ça qui sont des et qui sont rediscutés sur les réseaux sociaux.
Donc pour avoir de l'info événementielle directe, c'est souvent si on veut voir ce qui se passe par exemple, je sais pas, dans un endroit, on va mettre la télé tout de suite, on a l'info, ce que n'offre pas encore complètement internet, les réseaux sociaux et les plateformes. Et est-ce que c'est pas aussi un facteur financier peut-être parce que les chaînes aujourd'hui ne gagnent pas autant d'argent ? Alors oui, alors c'est vrai que Netflix c'est mondial donc quand on regarde ce que ça pèse, ça pèse beaucoup plus que TF1.
Après, TF1 gagne gagne bien. TF1 est une chaîne qui gagne encore bien. Après, le danger en fait aujourd'hui de de tout ça, c'est la forte concentration des médias entre les mains de de milliardaires qui les utilisent comme des outils d'influence.
Et ça c'est ça c'est sans que ça gagne énormément d'argent parce que quand on regarde parfois certaines chaînes, elles gagnent pas beaucoup d'argent et elles sont utilisées très clairement comme outil d'influence. Et l'autre chose, c'est que euh à partir du moment où c'est une c'est une chaîne privée euh bah c'est la publicité qui vous rémunère, c'est du temps de cerveau disponible et donc là vous êtes tenté de faire bah des émissions qui vont faire du buzz et cetera et qui qui force n'élèvent pas forcément le niveau culturel ou intellectuel d'un certain nombre de gens. D'où l'intérêt de garder quand même un pôle public et d'où l'obligation que ce pôle public respecte une forme de pluralité des débats scientifiques.
Voilà. Justement pour finir, est-ce qu'on peut dire que cette défiance aussi envers les médias traditionnels, elle profite réellement à la démocratie ? Mais moi je pense que non.
Et en fait effectivement, il y a une très c'est pour ça qu' il y a il y a il y a quand même une discussion à voir sur aussi le fonctionnement des médias. C'est qu'il y a une défiance quasiment d'un français sur deux sur les médias. et s'il y a une défiance, ils vont chercher l'information ailleurs.
Et c'est pas sûr et d'ailleurs eux-mêmes le reconnaissent que l'information soit plus vraie ailleurs. Mais comme vous êtes dans votre bulle de filtre, vous avez des informations qui qui vous parviennent et puis au bout d'un moment, vous arrivez à avoir une espèce d'opinion. Euh et vraiment je je rappelle le livre de Michael Léné là-dessus euh est extrêmement intéressant parce qu' il vous explique comment il y a une fabrique de la postérité avec des exemples extrêmement concret et je pense que c'est là c'est tant que vous n'assurez pas ce débat, cette pluralité dont vous avez parlé euh que que vous que vous ne vérifiez pas que vous ne vérifiez pas suffisamment bien les informations et cetera, les gens vont aller les chercher ailleurs et là il y a un risque que l'information qui soit trouvée ailleurs ne soit pas forcément meilleure que celle dans le média de base.
Donc la vraie question de fond, c'est faire en sorte voilà que les médias ne soient pas des outils politiques comme c'est le cas aujourd'hui, on le voit bien avec des des chaînes qui sont rachetées par Boloré et et et l'autre côté c'est bah que les que la pluralité, la société soit représentée dans ces médias là. Et pendant très longtemps, un certain nombre de médias même traditionnels ne représentaient pas la société française, que ce soit dans les dans dans les gens qui présentaient leur origine sociale, le leur origine tout court et cetera. La societé française n'est pas suffisamment représentée et c'est pour ça que les gens ne s'y retrouvaient pas et quand ils ne s'y retrouvent pas, ils vont chercher ailleurs.
Il faut faire attention à ce qu'ils vont trouver quand ils vont chercher ailleurs parce que ailleurs, il y a de tout et vraiment n'importe quoi avec des du n'importe quoi qui va beaucoup plus loin parfois que ce que l'on peut trouver dans des médias traditionnels. Merci à vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porscher. Vous le savez, la situation politique est inédite, historique.
Nous vivons une submersion des idéologies d'extrême droit diffusé partout. Face à cela, le média lance poste, une contreoffensive vitale et citoyenne. C'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'infos populaire et indépendantes capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne à visée nationale pour donner enfin la parole à celles et ceux qu'on ignore.
Bâtir un contrediscours, une analyse plus fine, humaniste et réelle de notre société. Ensemble, reprenons le terrain et protégeons notre démocratie. C'est essentiel.
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