Venezuela, Crans-Montana, Trump, Groenland : la ministre Éléonore Caroit est notre invitée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le grand matin [musique] Sud Radio 7h10h, Patrick Roger. Il est 7h40 Sud Radio vous explique avec ce matin un coup de projecteur sur la France. Comment elle gère deux dossiers des Français notamment à l'étranger avec la ministre en charge de ces dossiers Éléonor Carois qui est ministre délégué en charge de la francophonie et des partenariats internationaux et des Français de l'étranger.
Bonjour. Bonjour. Euh deux dossiers particulièrement importants qui font la une de l'actualité, le Venezuela et puis également le drame de Cran Montana en Suisse, d'autant que vous avez la double nationalité triple même euh je crois que vous avez la nationalité française, la nationalité suisse et dominicaine et dominicaine et également sur commençons d'un mot quand même aussi sur justement le drame de Grand Montana puisqu'il y a des victimes françaises bien sûr et puis le couple qui gérait le bar de nuit et français aussi.
Est-ce qu'on peut expliquer pourquoi la justice française, le parquet de Paris, a ouvert une enquête déjà sur le le drame de Cran Montana qui nous a tous bouleversé, choqué en ce en ce début d'année. Je peux dire que pour la communauté française, c'est d'ailleurs la plus grande communauté de français à l'étranger en Suisse-Romande, ça a été un véritable choc. On se sent évidemment concerné.
Il y a eu des victimes françaises et j'aimerais redire ma solidarité pour les familles de ces victimes, pour leurs proches. Neuf victimes françaises, 23 Français blessés également. Et donc évidemment que cela nous touche tous et évidemment que cela va se traduire aussi par une recherche de de réponse et par des procédures notamment de la part de ces familles de victimes.
Oui, c'est ça. Un avec un hommage aussi qui va être rendu là qui est prévu. Absolument.
Il y a un hommage qui est prévu demain. Le président de la République va s'y rendre avec le ministre en charge de l'Europe Benjamin Hadad. Moi, je me rendrai prochainement aussi en Suisse.
J'y étais d'ailleurs il y a peu de temps. Comme je vous le disais, c'est vraiment c'est la plus grande communauté de français de l'étranger. C'est une communauté qui est très intégrée.
Pour la plupart, ce sont des binationaux. Moi, j'ai ma belle famille qui était envallée pas très loin de Cran Montana. Évidemment, tout le monde connaît quelqu'un.
C'est un petit pays, la Suisse, donc tout le monde de près ou de loin se sent affecté par cette tragédie. Oui, si le parquet de Paris a ouvert aussi une enquête, ce n'est pas dans le but d'aboutir à un procès en France en l'État, c'est de travailler pour les famille française, de coopérer quoi, coopérer de coopérer. Et ce que je voudrais dire, c'est que la coopération qui s'est que l'on a vu, que ce soit sur le plan médical avec la mobilisation des équipes médicales françaises de spécialistes parce qu'on parle quand même de grands blessés, de d'une situation extrêmement difficile à gérer, a été absolument remarquable.
Et là encore, j'aimerais remercier toutes ces équipes qui se sont mobilisées, les équipes aussi du consulat de l'ambassade de France et et dire que on voit à quel point lorsque l'on se mobilise rapidement, on peut apporter des réponses face à une tragédie. Oui. Ééonore Carrois sur le dossier du Venezuela.
Alors, quelle est la position française ? pas toujours été simple à suivre parce que le Premier ministre l'a redit hier, Sébastien Lecnu, il dénonce une opération militaire américaine illégal mais ce weekend Emmanuel Macron s'était félicité de la chute de Malurau, qualifié de dictateur. Alors dictateur, pas dictateur d'ailleurs aussi, vous avez vu Mathilde Panot a refusé de qualifier Madurau de dictateur.
Quelle est la position donc de la France ? La position de la France, elle a été très clairement dite par le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barreot, dès les premières heures qui ont suivi cette intervention américaine. Cette intervention s'est faite en totale contravention du droit international, de la charte des Nations-Unies.
Il y avait 1000 façons d'intervenir de manière concertée. On peut utiliser la force dans le cadre du droit international. C'est d'ailleurs ce qu'a fait la France avec le Royaume-Uni pour la Syrie.
Ça existe exactement. Donc ce n'est pas une opposition du droit qui serait faible versus la force euh qui serait finalement toujours euh une abstraction du droit. Il faut justement rester dans ce cadre multilatéral parce que ce n'est que comme cela que l'on peut euh agir de manière concertée, agir de manière euh démocratique.
Et mais après de dire que Nicolas Mao doit être un dictateur, ça me semble être une évidence et c'est important de le rappeler. C'était un régime dans lequel panneau Mathilde Pan hier, elle a dit redit euh non bah alors euh ce n'est pas vraiment un dictateur. Et puis elle dit avec Poutine et Netaniaahou, on a d'autres formes peut-être de dictateur et Trump détruit le droit international.
Trump lui aussi, dit-elle, est un dictateur. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Vous savez, elle la France insoumise a quand même une indignation à géométrie variable.
On peut parfaitement dire que l'intervention américaine était illégale et que rien ne justifie que l'on que l'on fasse abstraction du droit international. Et en même temps euh regarder la réalité de la situation au Venezuela, regarder la situation des 8 millions de Vénézu qui ont dû fuir leur vénézuéliur pays euh du fait justement de cette de cette dictature, de cette privation des libertés les plus fondamentales, de cette situation économique désastreuse, de de toutes ces atteintes et de toutes ces violations. Et rappelons quand même que Nicolas Maduro s'est maintenu au pouvoir en depuis le 28 juillet 2024 alors qu'il avait perdu les élections.
Il a refusé de publier les résultats. Il est resté sur place. La France avait déjà dénoncé à ce moment-là cette cette confiscation du pouvoir par Nicolas Maduro et donc la France aujourd'hui constate que cette personne n'avait pas agi directement.
Est-ce qu'on aurait réussi à trouver un consensus pour qu'il y ait une intervention internationale ? Eh bien, c'est ce qui aurait été souhaitable en réalité. qu'il aurait fallu probablement faire et et la raison pour laquelle il faut regarder vers continue aujourd'hui du rapport de force en fait à l'ONU des Nations Unies, c'est beaucoup plus compliqué que ça.
Vous avez raison, c'est très compliqué et c'est pour ça qu'il faut quand même défendre le multilatéralisme et s'attacher au droit international. Et lorsque l'on dit ça, on peut aussi dire que maintenant il faut regarder vers l'avenir et qu'il n'y a aucune garantie que la transition sera démocratique et qu'il faut justement demander, si on est attaché au droits et au droits internationals, à ce que le pouvoir revienne aux Vénézueliens de déterminer leur avenir et de pouvoir avoir à leur tête quelqu'un qui a été démocratiquement évé. Est-ce qu'il y a beaucoup de de Français au Venezuela aujourd'hui ?
Il y a 2 Est-ce que vous êtes en charge des Français à l'étranger ? Absolument. Et d'ailleurs, je suis allé les voir lorsque j'étais député des Français de l'étranger.
Il y a 2052 Français précisément qui sont inscrits au registre aujourd'hui. Mais il y a probablement des Français qui sont partis. Il y a beaucoup de binationaux et comme je vous le dis, la situation aujourd'hui au Venezuela, elle n'épargne personne.
Les Français font preuve de beaucoup de résilience mais ils sont aussi très inquiets. Aujourd'hui, le il y a un lycée français, une collègue franco Venezolano qui est aujourd'hui fermé jusqu'au 12 janvier et tous ces français, toute cette communauté dans l'attente de voir ce qui va se passer. Encore une ou deux questions Éléonor Carrois, puisque vous êtes ministre en charge notamment des Français de l'étranger, de la francophonie aussi, qu'est-ce que l'on fait face à à Trump là ? qui veut aller au Groenland, ça a été redit.
Il est toujours menaçant. On a besoin pour notre sécurité nationale pour c'est vital. C'est ce qu'a dit la porte-parole de de la de la Maison Blanche.
Que faire face à face à Trump ? Il a une réponse européenne et le le ministre des affaires étrangères l'a rappelé. Le le Groenland n'est ni à vendre ni à prendre.
Et ce que l'on a vu en revanche de très concret hier, c'était une réunion de la coalition des volontaires à laquelle ont participé les États-Unis. réunion sur l'Ukraine certes, mais qui montre qu'il y a quand même une volonté des États-Unis qui sont venus en France euh pour justement s'aligner sur les demandes européennes de garantie de sécurité de l'Ukraine, une volonté de travailler ensemble. Donc je pense qu'il faut regarder ce qui se passe aujourd'hui un peu au jour le jour.
Il faut vivre comme cela et aussi affirmer très for une stratégie au jour le jour notamment face à Trump. Ce n'est pas toujours facile mais lui il dit mais c'est lui qui est toujours le jour à nous. On a une stratégie très claire de respect du droit international mais il vous voyez il fait des Oui de droit international qui est un peu chamboulé évidemment Poutine qui était intervenu déjà et qui est en Ukraine et et Trump qui dit oui mais attention parce que les Chinois et les Russes sont partout autour du Groenland.
C'est pour ça aussi que j'ai besoin de sécuriser. Qu'est-ce qu'on peut lui répondre ? Parce que l'on encore une fois, on parle des Russes, on parle de la position de des États-Unis par rapport à la Russie.
Aujourd'hui, pour la première fois, je pense que c'est important de le dire, les États-Unis reconnaissent qu'il y a un besoin de véritable garantie de sécurité pour l'Ukraine et qu'on ne peut pas tout simplement se contenter de la parole de Vladimir Poutine. Donc, vous voyez, ça c'est quand même assez différent de ce que disait l'administration américaine il y a quelques temps. Aujourd'hui, c'est important de d'aller dans ce sens-là. prend la route de du Groenland avec ses troupes.
Saint-Pierre et Miclon, c'est sur la route, hein. Non, mais encore une fois, il y a pas de ça a été c'est ça a été rappelé par le chef de l'État, ça a été dit par le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le Groenland et et d'ailleurs, on a entendu les déclarations de de la première ministre danoise sur le Groenland. La position est claire.
Les États européens ont signé cette déclaration hier. Évidemment que le Groenland doit rester au Danemark. Bon et et Saint-Pierre et Mclon à la France parce que c'est sur sur la route et la Guyane également qui est tout près aussi du Venezuela justement et du Brésil et absolument mais on va pas commencer à faire de la politique fiction sur tous les sur tous les territoires.
Et vous voyez en en ce moment il n'y a pas de de crainte à avoir et je pense qu'il ne faut pas inquiéter. Sauf que Trump il est pas facile, il s'est payé une nouvelle fois la tête d'Emmanuel Macron. Vous l'avez vu ça sur donc de nouveau le prix des médicaments et cetera.
Non, j'ai pas Vous savez si il fallait suivre tous les tweets et commenter tous les tweets de Ah ben c'est pas que des tweets là, c'est une petite déclaration. Merci Éonor Carois, ministre en charge de la francophonie et des partenariats internationaux des Français de l'étranger. Merci à vous. [musique]
Éléonore Caroit