BAYROU ET "LA SUBMERSION MIGRATOIRE" : LE CENTRISTE MOU DEVIENT ZEMMOUR
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pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche bonsoir à tous si vous nous rejoignez et merci d'être avec nous pour cette seconde partie de toujours debout et comme tous les mardis tous les mardis soirs nous passons à la chronique de bellire votre programme hebdomadaire avec bellir Nabli professeur des universités en droit public et cofondateur de chronique un collectif engagé dans le débat public également auteur de multiples ouvrages dont l'état droit et politique aux éditions Armand colollin et relation national aux éditions pédon bire Nabli nous livre donc son expertise une fois par semaine sur la politique nationale et internationale dans cette émission qui analyse sans détour de faits majeurs de [Musique] l'actualité allez on passe donc à notre premier sujet et au sommaire de ce rendez-vous hebdomadaire pourquoi François Baayou se met-il à parler comme Marine Le Pen et comme comme Éric Zemour pardon le Premier ministre a donné un entretien fleuve de 2h à LCI lundi soir et parmi les sujets évoqués il a pris position pour le moins populiste de manière pour le moins populiste sur la question de l'immigration en parlant d'un sentiment de submersion un terme que l'on entendait surtout à l'extrême droite et qui fait écho à la théorie du Grand remplacement on parlera aussi de Gaza que Donald Trump souhaite nettoyé en envoyant les Palestiniens qui s'y trouvent en Égypte ou en Jordanie alors est-ce que il s'agit là d'une nouvelle proposition farfelue du président américain ou d'une véritable intention de nettoyage ethnique on en parle avec bire Nabli bonsoir bire bonsoir alors je le disais le Premier ministre Baayou a donc choqué énormément de monde avec cette déclaration aux accents racistes mieux être métissé que de ne pas l'être je pense que les apports étrangers sont positifs pour un peuple à condition qu'il ne dépasse pas une proportion je pense que la rencontre des cultures est positive mais dès l'instant que vous avez le sentiment d'une submersion de ne plus reconnaître votre pays de ne plus reconnaître les modes instantz on y est en France selon vous est-ce qu'on y est en France oui ou non on on approche en tout cas c'est c'est dans cette zone qu'on se trouve et la classe politique n'a pas tardé à réagir depuis hier regardez ces réaction à gauche notamment il y a deux options soit François Baayou veut cyniquement courir après le rassemblement national et il insulte les millions de Français qui sont la majorité dans ce pays qui ont fait barrage au mois de juillet soit monsieur Baou a dans le cerveau la même bouillie que Monsieur humour et c'est encore plus grave ça veut dire que depuis 30 ans il nous invente une espèce de vernis humaniste qui vient de craquler mais la question des valeurs la question des principes la question de la lutte antiraciste la question du refus du discours de l'extrême-doite elle est prioritaire on peut pas sortir d'une séquence qui a été le barrage républicain qui a été le sursaut civique des Français pour dire on veut pas de l'extrême droite au pouvoir et avoir un premier ministre un ministre de l'Intérieur qui reprenne les thèmes les termes les slogans du rassemblement national d'éc Zemmour donc moi ça me déterminera effectivement à vouloir censurer ce gouvernement parce que il ne faut pas se compromettre avec l'extrême droite et avec ses propositions politiques la vérité c'est un homme politique de premier plan a décidé de reprendre les mots de l'extrême droite la vérité c'est qu'il forme l'opinion et non qu'il l'a subi parce que peut-être qu'au fond de lui lui-même est terrorisé peu m'importe c'est un premier ministre c'est un Premier ministre qui est élu d'un front et d'un barrage à l'extrême droite et qui reprend ses mots c'est insupportable et la vérité c'est que toutes les études les études de recherche pas les sondages à 1000 personnes sur BFM ou taper sur Twitter les recherches scientifiques Démont que la tolérance ne fait qu'augmenter en France et ça il refuse de le voir parce que politiquement ça ne sert pas nous ne sommes pas à la hauteur du débat maintenant pour revenir sur le sujet de l'immigration est-ce que on peut et on a le droit de parler d'immigration oui est-ce qu'on doit faire attention au mot qu'on emploie bien évidemment mais je pense que depuis un certain nombre d'années maintenant quand nous parlons d'immigration nous sommes pris en tenaille entre des postures et des fantasmes ici plus que jamais nous devons pouvoir nuancer notre propos pour mieux l'adresser rappelez qu'il y a une immigration illégale qu'il n'est pas question de contrôler mais bien de combattre et une immigration légale qu'il faut pouvoir contrôler et encadrer et d'ailleurs c'est dans ce cadre là que nous au cadre dans le cadre d'ensemble pour la République nous avons mis en place des groupes de travail trois sujets les institutions les retraite et l'immigration nous voulons sortir des postures pour enfin adresser ce sujet comme nous devons le faire en tant que responsable politique j'ai été à à vos micros il y a quelques semaines pour saluer la démarche du Parti socialiste qui est en train de se défaire de la main mise de la LFI donc je suis très CLA et je dis attention de ne pas potentiellement se servir de cela comme prétexte s'ils ont besoin d'avoir une échange un échange et une discussion avec le Premier ministre ils peuvent toujours le faire je suis sûr que la porte de Matignon leheure est ouverte pour celaate malheureusement qu'il a une dérive d'extrême droitisation de la droite française mais je pensais pas que ça viendrait à ce que le premier ministre fasse le porte-parole de Monsieur Zemour parce que c'est l'équivalent du Grand remplacement c'est quand même able d'agiter des fantasmes et des peurs comme ça alors que c'est contredit par tous les chiffres qui montre que la France est loin aujourd'hui d'être le grand pays d'immigration qu'elle a été par rapport à d'autres pays européens tout ça répond à absolument rien et laisser croire au français qu' un risque de submersion qui laisserait supposer une submersion quand on parle de submersion c'est qu' a un ennemi supposera donc qu' a un ennemi qui est en train de nous envahir ennemi de l'intérieur je suis très étonné que monsieur berou qui a quand même même été nous a habitué à un peu plus de de j'allais dire de de modération prennent comme ça des propos de l'extrême droite et de la pire extrême droite ça fait longtemps que je pense que vous avez une dérive d'extrême droite et que si jamais le gouvernement n'était pas censuré là la suite de l'histoire S créit avec Monsieur rotillot en ministre de pointe et sur des mesures toujours plus identitaire discriminatoire raciste voilà que je pense que la la dérive du du macronisme tout comme on a vu une dérive de dirigeants néolibéraux dans le monde je pense à Orban je pense à Monsieur même à Monsieur Trump à l'origine donc tout ça c'est tout ça c'est malheureusement une évolution mondiale et là je suis je suis quand même frappé que ça passe aussi par Monsieur Baou alors voilà un éventail donc de réaction recueilli par André manivit à l'Assemblée nationale alors bire même si François Baayou ne prononce pas clairement l'expression le voit de manière sous-jacente qu'il évoque quelque part le grand remplaacement oui alors moi je comprends bien sûr la la surprise et l'expression euh des uns et des autres en particulier des responsables politiques de gauche mais la vérité c'est que ces sorties ces déclarations elles s'inscrivitent dans un mouvement de fond hein derrière encore une fois et j'aime à dire et à le redire derrière la reconfiguration de notre paysage politique autour de grosso modo TR trois grands pôles en vérité il y a au moins deux pôles qui idéologiquement sur un certain nombre de thématique l'immigration et la sécurité en particulier peuvent se confondre à travers notamment l'adhésion à un certain nombre ça a été dit de mots d'imaginaire et cetera donc à partir de là ces déclaration du Premier ministre Baayou s'inscriv dans une histoire s'inscrivve dans un mouvement dynamique qui ne fait que prendre de plus en plus d'ampleur qui s'institutionnalise qui se formalise et si je devais illustrer notamment cette ce mouvement là ce serait notamment de revenir à des déclaration également qu'a pu tenir un ministre de l'Intérieur de gauche officiellement à l'époque sous François Hollande faut-il rappeler les déclarations d'un manuel Vals à l'égard des Romes ou à l'égard des blancos c'est autres sorties même si pour ce qui est des blancos il n'était pas encore ministre de l'intérieur mais il était quand même ministre maire socialiste bref du point de vue de la bataille culturelle et idéologique c'est-à-dire la mobilisation d'un certain nombre de références la mobilisation la culture d'un certain nombre de de de d'ImaginAir incontestablement on est toujours dans la même séquence ça s'accélère ça s'intensifie et ça s'institutionnalise c'est peut-être ça qui est plus nouveau c'estàd que l'entrée en force du du RN à l'Assemblée en à l'Assemblée nationale le fait qu'on négocie officiellement entre Matignon et le rassemblement national le fait que des ministres entretiennent des relations quasi Premier ministre lui-même entretiennent des relations quasi régulièr avec des représentants du RN et cetera et cetera c'est cette formalisation cette de la normalisation du RN qui qui qui qui saisis pas le discours le discours franchement le seuil où le Rubicon a été franchi il y a il y a bien longtemps de mon point de vue c'est simplement le fait que bon presque par principe on note à gauche telle ou telle sortie mais bon si on était ou si certains étaient si choqués il n'auraiit pas ils auraient voté la censure du gouvernement baayrou exactement mais quand même c'est c'est un naufrage idéologique que un centriste supposé supposément centriste comme Baou se mett à Ratis sur les terres du du rassemblement national de l'extrême droite en général et et que représente encore le le centre dans dans notre pays on a l'impression que ce ce courant s'est fondu dans la droite et voire dans la droite extrême oui parce que spontanément instinctivement on associe le centre à la modération or c'est pas vrai l'équation elle ne vaut Pasin historiquement vous avez des figures centristes françaises qui appartenait à par exemple à l'UDF ce qu'on appelait l'UDF le pôle centriste traditionnel sous la 5e République qui a été dirigé notamment par les régises cardestin l'UDF ben vous aviez des personnalités issues de l'extrême droite qui était membre de l'UDF qui était issu du mouvement dit Occident hein euh et qu'on retrouve encore aujourd'hui comme des responsable enfin au titre de responsable politique bien établi alors qu'ils ont une histoire pour le moins houleuse je pense notamment à monsieur Longuet qui est sénateur hein qui vient de d'Occident euh et donc vous avez cette tradition là des personnalités d centriste mais qui en réalité ne sont pas modéré pour autant et euh monsieur bairou effectivement d'une certaine manière il a construit sa carrière sur cette capacité à à incarner un centre c'est-à-dire un équilibre entre des les pôles les deux pôles de notre vie politique euh d'entend j'allais dire il y a quelques quelques mois ou quelques années qui était qui opposait la gauche gauche à la droite et vous aviez effectivement un baayrou qui avait réussi à entretenir une personnalité et un discours particulier fondé et incarné notamment par l'attachement à l'Europe l'attachement également à la moralisation de la vie politique et une volonté aussi de ne pas de ne pas céder à une forme de populisme oratoire verbal formel on voit bien que tout cela s'écroule que voilà lui-même est animé par une forme de cynisme qui fait que il va là où son intérêt le pousse à aller et ce qui est très intéressant c'est que il est entré à Matignon en apportant des gages normalement parlant en tous les cas tendant enfin consistant à dire qu'il essaierait de de de d'incarner un arc allant des socialistes OLR sans fermer la porte au Ren et on voit bien que dans sa manière de discourir puisqu'on peut pas encore dire qu'il agit donc en en s'entenant simplement à ces discours on voit bien que les clin d'œil particulièrement appuyés vers le RN illustre un déséquilibre dans sa volonté d'équilibre et puis c'est une épée de damoclesè au-dessus de lui puisque en en cas de motion de de censure un vote rassemblement national et euh euh avec la gauche le ferait tomber donc c'est une façon de donner des gages mais aussi quand même le refleet d'une désérance totale en terme de conviction politique je pense qu'il a des convictions politiques mais dès lors que ses intérêts le commandent il est capable de changer de discours d'ailleurs je note un élément extrêmement significatif hier soir il a parlé d'un sentiment de submersion aujourd'hui il parle de réalité de submersion tu vois et ça c'est tout à fait significatif parce que ça renvoie au bouli bougla de son discours par c'était assez confus et ça a été rappelé même par des responsables politiques à savoir que finalement c'est un discours qui ne s'appuie pas sur des faits avérés sur des études scientifiques sur des données hein on a quand même le Premier ministre là en l'occurrence effectivement on peut imaginez qu'un premier ministre tienne un discours rationnel fondé sur les données que lui que que son administration l'administration d'État met à son service je pense notamment à l'INC et ben non on a là un Premier ministre qui balance des approximations sur la en mobilisant des référents qui ont été construits par des penseurs de l'extrême droite et il sait très bien ce qu'il fait puisque en plus je rappelle que lorsque il a été nommé un certain nombre de commentateurs ont se sont allés à souligner qu'il s'agissait d'une figure plutôt intellectuelle enen enseignant un agrégé de lettres bon on voit bien qu'il y a soit une non maîtrise des des mots des termes et du discours soit une volonté cynique de s'aligner sur un discours bien bien identifié moi je pense que c'est la deuxième option il sait très bien ce qu'il fait et d'ailleurs il avait donné le temps lors de son discours de politique générale je vous propose d'écouter un extrait l'immigration est devenue une question brûlante sur toute la planète elle l' pour ceux qui supportent les des vagues migratoires et ceux qui craignent d'être menacés par de prochaines vagues et les réseaux sociaux attise cette crainte tous les jours la conviction profonde c'est que cette immigration qui se développe aujourd'hui sous toutes les latitudes de la planète est d'abord une question de proportion l'installation d'une famille étrangère dans un village pyrénéen ou sevenol c'est un mouvement de générosité qui est suscité et qui se déploie des enfants fêtés et entourés à l'école des parents qui reçoivent tous les signes de l'entraide mais que 30 familles s'installent et le village se sent menacés et des vagues de rejet se déploient alors bire dans cette espèce de de dérive identitaire là pas totalement assumé parfois dans les termes la la droite enfin il me fait penser François Baayou à la droite d'un certain Briis sortefeu euh qui sur l'immigration disait quand il y en a un ça va mais c'est quand il y en a plusieurs que que ça pose problème la la comparaison te semble valable oui en tout cas par rapport à ce qu'il a dit hier en terme lorsqu'il a parlé de proportion que céit un problème de proportion bon tout est relatif et en particulier la notion même de proportion est relative donc ça veut pas dire grand-chose tu vois si tu fixes c'est un seuil nous allons pas avoir les mêmes seuils à l'esprit donc il y a là une forme de déresponsabilisation et un renvoi encore une fois au sensible ou au sentiment à la au ressenti donc à du subjectif et la no de submersion ça joue aussi sur les peurs la submersion c'est c'est la vague c'est une horde ce qui ne représente évidemment aucune réalité oui non seulement ouais tu as ce c'est un vocabulaire qui tend à déshumaniser les immigrés en question mais qui en plus effectivement n'est pas confirmé par les dernières données statistiques produites par l'État lui-même matigon c'est c'est c'est le cœur névralgique de l'appareil d'État et c'est haut fonctionnaires qui sont à son service devrai devrai mieux ou plus le conseiller en lui diffusant les données qui sont à sa disposition les demandes d'asile et les les demandes d'asile baissent en France l'attribution des titres de séjour baisse h également ce qui est de nature en fait à souligner que la France est de moins en moins attractive et aussi pas seulement pour les investisseurs là ça va un peu mieux mais du point de vue même des migrants et aussi peut-être qu'elle a aussi une politique plus répressive plus euh dans dans la radicalité on on a eu des témoignages de préfet notamment qui disaient qu'ils avaient des instructions pour limiter le plus possible ou rendre le plus difficile possible l'obtention des tytres de séjour c'est aussi parce que on maintient la portion d'immigrés déjà présent parfois qui travaillent sur le territoire national dans une certaine clandestinité alors que le fait de travailler devrait leur permetre d'avoir des droits oui tu as raison de compléter la dimension un peu quantitative par la dimension qualitative non seulement il y a baisse de l'attractivité mais qu'effectivement peut-être que cette baisse s'explique aussi par la manière dont on accueille et dont on traite les dossiers les demandes en général et là pour le coup effectivement nos administrations nos préfecture en particulier maltraite ces demandeurs qu'il soi des demandeurs d'asile ou des demandeurs de titre de séjour en qui et qui se conformment par là des procédures régulières pour le coup mais qui se retrouvent effectivement confronté souvent à des murs des murs bureaucratiques et tout cela effectivement lorsqu'on écoute les témoignages on sent bien qu'il y a un système voire une volonté de décourager ce type de demande et finalement laisser un certain nombre des demandeurs basculer dans l'illégalité du fait de de de cet enfer bureaucratique mais ce que je voudrais souligner également à travers le discours du premier ministre baayrou c'est que derrière en fait l'obsession de l'immigration dans le dans la vie publique et démocratique française tu en plus concrètement formellement euh une inflation des textes des textes de loi en particulier sur l'immigration sur l'asile et on en est à pratiquement une vingtaine en en une vingtaine ou 20 25 ans euh c'està-dire que comme si à chaque nouveau gouvernement il fallait euh montrer pte blanche c'est-à-dire montrer sa volonté de durcir les conditions de régul chaque fois il y a une loi imigration exa ouai mais comme si c un exercice imposé voilà lorsqu'on entre dans l'arène de l'exercice du pouvoir de la fonction gouvernementale le premier réflexe pratiquement du discours du nouveau Premier ministre et en particulier du nouveau ministre zone intérieur consiste à définir sa sa politique migratoire toujours dans la même dans la même veine suivant la même logique c'est sécuritaire finalement restrictive euh rigide et voilà c'est un presque une condition synequanon à à l'exercice du pouvoir en général et à la politique migratoire en particulier tel qu'elle est mené place Bovo et ce qui est remarquable ici alors il y a une petite spécificité dans le gouvernement baayrou c'est que il y a pas que le ministre de l'Intérieur retaillot qui incarne cette politique c'est qui forme maintenant en plus un binôme à avecah son son quasi prédécesseur Géral darin Gérald d'Anin l'inénérable qui lui est à la justice et qui dans une forme de prolongement garanti ou essaie de d'apporter des gages en matière de durcissement de la politique pénale et et voilà et donc on a toujours la même tonalité la même volonté de montrer pas de blanche d'une certaine manière mais à qui à qui est-ce que vraiment c'est la priorité euh de la population française et si c'est un s'il y a une demande des besoins en la matière ça c'est incontestable on a besoin de clarification on a besoin aussi de revoir peut-être les choix qu'on a qui ont été fait parce qu'on voit bien que le tour répressif n'est pas forcément la solution loin sen faut et bien malgré tout cela on ne voit pas de on ne voit pas de de d'autres perspectives en la matière et ça c'est assez c'est assez incroyable parce que juste un exemple quand tu prêtes attention au discours de retaillot tu dis qu'il intervient ou qu'il va commencer une page enfin qu'il va commencer à rédiger une page blanche comme s'il y avait aucun prédécesseur comme si rien n'avait été fait avant lui Pierre encore il adresse souvent enfin à travers son discours il y a une critique lancinante une critique entre les lignes de ce qui a été fait sauf ce qui sauf que ce qui a été fait c'est à peu près ce faitè son collègue et son camp politique qui a été au pouvoir au manettes et qui a n'était pas forcément sous le premier mandat de de Macron mais il y a celui qui celui qui incarne en particulier le ministère de l'intérieur sous Emmanuel Macron c'est Jard daranin oui donc il a à minima une responsabilité politique de ce dernier dans la critique que décline retillou par rapport à ce qui a été fait donc il y a là vraiment un jeu de dupe et et une course une course folle dont on peut se demander où est la part de rationalité quelle est la vraie finalité et ça nous rappelle d'autres d'autres questions mais qui n'ont rien à voir pour autant alors j'aimerais qu'on écoute quand même une macroniste qui se désolidarise en quelque sorte de de ses propos c'estel Bron Pivet la présidente de l'Assemblée nationale qui peine à partager le point de vue de baayrou je n'aurais jamais tenu ses propos il me il me gêne euh on parle d'homme et de femme on parle de notre pays la France qui de par son histoire de par sa géographie de par sa culture a toujours accueillie et c'est construite avec cette cette tradition là et donc moi je ne parler je ne parle pas comme cela de vous j'ai l'impression que vous voulez même pas redire le mot en fait vous vous vous bloquez vous voulez pas mais parce que c'est c'est un mot qui ne fait pas partie de mon vocabulaire et certainement pas pour parler d'hommees et de femmes qui parfois fuit les combats qui parfois sont persécutés qui parfois viennent en France parce que pour eux la France c'est la patrie des Droits de l'Homme ça représente quelque chose et nous devrions être fier que la France représente cela dans le monde et donc évidemment qu'il ne faut pas être naïf évidemment qu'il faut réguler l'immigration évidemment qu'il faut être très ferme sur nos valeurs sur les les les conditions et nos exigences d'intégration de d'adaptation à notre pays à sa culture à son histoire justement mais je n'utilise pas ces mots et je ne les utiliserai jamais parce que je crois que c'est voilà contraire à ce que nous sommes profondément bire il y a une espèce de mise en scène parfois dans la macronie pour en quelque sorte continuer d'entretenir le en même temps euh mais on le voit bien que quand François baayrou tient ses propos il y a pas de réaction par exemple de son chef c'est-à-dire d'Emmanuel Macron pour au moins poser la réalité des choses qui serait que le camp macroniste ne défend pas cette notion de de grand remplacement alors vu le sujet et vu la gravité des propos tu as raison de souligner que le Président de la République aurait pu intervenir puisqu'il est garant de l'unité nationale et qu'il est en surplomb sans entrer dans la polémique mais quand même rappeler des fondamentaux de la République notamment l'égalité mais on aurait pu aussi s'attendre à une intervention encore plus légitime celle du chef parl de chef le vrai chef des macronistes c'est quand même formellement officiellement Gabriel Atal à lui il a gardé le silence et pour cause je pense qu'il pense exactement la même chose que François Baayou en tous les cas sur cette question et s en cela que je ne suis pas vraiment convaincu par les propos de Madame Brom pivé en ce sens où encore une fois le discours du premier ministre Baou s'inscrit dans la pleine continuité de l'action et des discours qui ont été menés sous les gouvernements macronistes j'allais dire pur en ce sens où ils étaient seuls au gouvern donc je ne vois pas de rupture en fait dans le discours de François Baayou je vois une continuité qui s'est notamment qui qui s'est traduite par un texte sur la loi d'immigration un texte récent je crois qu'il a à peine un an et qui avait été en partie inspiré avec la volonté de geréral dermanin par quelques idées phar issu du RN donc moi encore une fois je je ne suis pas pour s'en tenir à ce type de de posture et il faut rechercher au contraire les lignes de de rupture et de continuité et moi je vois de la continuité et je m'explique notamment ce type de prise de position tout simplement par l'espèce de guerre interne qui nous intéresse tout relativement au sein même effectivement là pour le coup de la macronie parce que effectivement il y a euh une logique carriériste une logique de de de de perspective personn V la présidentielle de l'après Macron pour avoir le leadership au sein du bloc macroniste mais et plus précisément pour l'élection présidentielle et qui dit élection présidentielle dit chez les macronistes précisément bien une confrontation entre Gabriel Atal et Madame Bron PIB donc il faut bien trouver quelques quelques points de de différenciation et je pense qu'à la saisir opportunément cette polémique pour essayer de se distinguer alors François a tenu aussi des propos assez étonnants très religieux pendant cette interview sur LCI assez conservateur on sait on ne sait pas très bien ce qu'il a voulu dire mais on va l'écouter j'ai souvent dit que pour moi la mort n'existait pas que je je pardon de cette confidence elle est elle est trop intime moi je ne crois pas que les morts soient morts voyez la présence des mort je crois à la vie je crois que pardon parce que là je livre des convictions très trop trop franches je crois que la vie ne s'interrompt pas tout au long de tout au long de son cours et je crois que ceux qui sont de l'autre côté continue à avoir avec nous euh quelque chose comme comme une relation je veux même vous dire je crois qu'ils influencent autant qu'ils peuvent notre vie alors peut-être vous me prendrez pour un fou nombreux me prendront pour un fou mais enfin en tout cas il y a des siècles et des siècles de spiritualité qui pense ça bire euh je je pense qu'en en tant que Premier ministre on peut avoir des convictions religieuses c'est c'est une évidence mais est-ce qu'un premier ministre devrait les affirmer de cette façon alors pour être tout à fait honnête là c'est plus des une vision spirituelle du rapport à à la vie et à la mort qu'il a essayé de décliner euh plus que des convictions religieuses euh il a pas affirmé euh euh son adhésion à telle ou telle religion en particulier il a vraiment invoqué la dimension spirituelle de sa perception de la vie et de la mort donc ça peut être intéressant euh mais par contre il faut bien reconnaître que ici comme sur d'autres aspect on sent cette espèce de Houli Boula qui le suit depuis le début de son entrée en fonction moi j'ai été marqué notamment par son sa déclaration de politique générale qui était peut-être l'une des plus confuses de l'histoire de la 5e République c'était incroyable comme moment je passe sur le moment où il perd le le fil où il sait même plus à quel page il est bon c'est anecdotique sauf que c'est tout à fait euh symbolique du moment il partait dans tous les sens c'était pas clair et au-delà de la déclaration de politique générale c'est quelque chose qui le suit il a une expression et l'expression de ses idées plus largement qui n'est pas tout à fait claire et lorsque c'est clair c'est nosé à bon donc ça commence à être vraiment problématique au-delà donc de sa vision de sa perception de la vie et de la mort alors même que alors là où ça me gêne c'est que le fait qu'il exprime des convictions une vision spirituel des choses ne me gêne pas en soi par contre en tant que Premier ministre on attend de lui précisément une politique publique une action et notamment une initiative ou une orientation législative sur un dossier qui intéresse beaucoup de gens c'est la question de la fin de vie tout simplement et là on n'est pas obligé de de de se plier à un exercice un peu de contorion en essayant de se faire passer pour un pour un esprit particulièrement sensible au spirituel à l'au-delà pour ne pas pour éviter de répondre clairement clairement avec les terme d'un législateur en arbitrant notamment des questions sensibles certes mais en arbitrant clairement et apporter finalement une réponse à une question ou à des questions que se posent beaucoup de français et qui qui qui est toujours l'ancinante et c'est ça qui me gêne plus il fait il se pl de rhtorique qui est en décalage à l'espèce de de d'attente et l'urgence humaine et et morale de beaucoup alors on passe à notre second sujet du jour Gaza et le nettoyage ethnique que voulu par Donald [Musique] Trump mais quel mouche a donc piquer Donald Trump alors certes on pourrait commenter la plupart de ses sorties en disant cela mais voilà que le président américain propose sans aucune vergogne de déplacer les Palestiniens de Gaza vers d'autres pays arabes je m'entretiendrai avec le général Aliss demain dans la journée j'aimerais que l'Égypte prenne des gens et j'aimerais que la Jordanie prenne aussi des gens il s'agit d'un million et demi de personnes et nous allons tout nettoyer vous savez au fil des siècles il y a eu de très nombreux conflits et je ne sais pas il faut que quelque chose se passe c'est littéralement un site de démolition presque tout est démoli et des gens ils meurent donc je préféreris m'impliquer auprès de certains pays arabes et construire des logements dans un autre endroit où ils pourront peut-être vivre en paix pour une fois bire on est plus surpris par les déclarations de de Donald Trump mais celle-ci est quand même une grande abjection elle est Abe et et en plus tu nous le diras c'est quand même un peu une atteinte au au droit international un peu beaucoup un peu beaucoup pour pour dire les choses alors juste une transition ce qui est remarquable dans le moment d'histoire qu'on vit dans nos démocraties c'est vraiment la manière dont on a basculé dans une part d'irrationalité hein d'ailleurs parler de Baayou des macronistes n'oublie pas qu' il invoquer systématiquement le cercle de la raison on a vu ce que ça donne concrètement bon fait d'invoquer des des idées des images complètement infondées là c'est un autre registre et c'est ça paraît encore plus surréaliste dans la bouche ce qu'exprime Trump mais on a on a finalement cette même pente vertigineuse de chef d'État de chef de gouvernement bref de dirigeants de démocratie dont on a de plus en plus de mal à comprendre la rationalité tu vois alors et malgré tout il y a de la rationalité mais laquelle quand tu l'écoutes quand tu tu essayes de le prendre au sérieux c'est celle de l'efficacité hein apporter une une solution mais en fait une solution simple simpliste à souet à un problème qu'il constate voilà en gros c'est ça Trump et pour le coup il ne ce n'est pas une posture et une déclaration isolée dans son discours c'est sa manière aussi d'aborder les problèmes politiques en dépit de leur complexité lui voit une solution une solution dont la simplicité est inversement proportionnelle à la complexité du problème tu vois et donc le fait que précisément ce que tu ce qu'on peut appeler factuellement une opération de nettoyage ethnique tu vois qui que suppose finalement sa solution euh constitue un crime de guerre c'est ce qu'on appelle le déplacement forcé de population civile c'est un crime de guerre tu peux pas forcer des civils à quitter leur maison quitter leur villages leurs villes et les déplacer sous la contrainte vers d'autres pays vers d'autres pays plus arabes c'est c'est en quelque sorte vos vos voisins arabes peuvent gérer la situation allez-y je le dis de manière caricaturale mais une dimension culturalistme mais un deuxième aspect aussi de par rapport au droit international que tu as évoqué c'est qu'il ame son ses solutions euh sans prendre en considérationant soit peu la souveraineté des États en question voilà l'Égypte va accepter la Jordanie également et d'une certaine manière on comprend que s'il n'accepte pas dans un premier temps il serura euh leur imposer cette solution donc attention parce que il y a eu une réaction assez univoque clair ferme à la fois du président lcci et du côté de la cour royale monarchique en Jordanie consistant à rejeter le discours et la solution trumpiste mais attention c'est pas terminé pour deux raisons premièrement parce qu'il est il est il est animé par ces cette volonté d'apporter des solutions pour démontrer son efficacité en matière politique intérieure et internationale rappelle-toi sa phrase sur la solution à la guerre en Ukraine qu'il aurait en 24 he il avait prévu la solutionné justement en 24 Hees euh que deuxièmement il n'invoque jamais les contraintes comme le droit international dans son esprit ce type d'obstacle n'existe pas seul compte le rapport de force et donc sa capacité à imposer ses ses solutions même s'il échoue en vérité ça c'est ça l'importe moins et là je te renvoie à une autre séquence rappelle-toi lorsqu'il avait s'était rapproché dans lors de son premier mandat du du chef d'État nord-coréen Kim jongun suivant un processus qui avait surpris beaucoup on s'est dit tiens c'est c'est surprenant c'est baroque c'est singulier mais à la fin ça aboutit à rien du tout hein sa poignée de main spectaculaire ses photos ses postures ses discours ça n'a abouti à rien il y a même eu une régression Nord-Coréens sont plus belliqueux que jamais des soldat Nord-Coréens sont en Ukraine pour combattre l'allié des États-Unis bref euh donc donc il y a cet tout cet aspect puis enfin 3oisème élément à rappeler c'est pas une solution et c'est pas un discours qui concerne n'importe quel peuple on parle des Palestiniens or dans l'histoire des Palestiniens il y a déjà eu des épisodes de nettoyage ethnique lors de la première guerre celle de 47 49 première guerre israëlo arabe à l'époque comme on disait 47 49 il y a eu des opérations une une opération massive de nettoyage ethnique qui a consisté pour l'armée israélienne à imposer par la force sous la contrainte le déplacement des civils palestiniens alors ailleurs en Palestine ou chez les voisins arabes déjà et ça a créé donc les réfugiés palestiniens les fameux réfugés Palestiniens Sud au Liban pardon en Jordanie en Syrie en Syrie également bien sûr et puis en 67 on en parle moins parce que tu as eu la Nakba que tout enfin que beaucoup connaissent maintenant de 48 en gros et en 67 lors pendant et après la guerre des 6 jours comme on dit les Israéliens ont procédé à un une deuxième opération de nettoyage ethnique qui a nourri à nouveau le flot de le le flot de de réfugiés palestiniens chez les pays voisins notamment la Jordanie mais aussi mais aussi dans les deux cas pour la Nakba en 47 49 et pour la naxa comme on dit pour 67 à Gaza beaucoup beaucoup des Palestiniens ou nombre des Palestiniens certain nombre de Palestiniens de Gaza sont en réalité des réfugiés palestiniens de sjordanie donc voilà il y a il y a cette réalité historique que vient rappeler involontairement le président Trump et même les adeptes du soutien inconditionnel sont choqués par ces propos je te propose d'écouter le député macroniste Mathieu Lefèvre ce sont des mots qui sont choquants le mot de nettoyage rappelle évidemment des moments très sombres de notre histoire et si on pense qu'on est capable de résoudre ce conflit par des mouvements massifs de population on se trompe très lourdement c'est un conflit qui est à la fois un conflit religieux un conflit territorial et un conflit politique qui doit se résoudre avec des forces raisonnable en présence et je crains que le président Trump ne soit pas une force raisonnable encore une fois j'ai l'impression que le monde entier les alliés des États-Unis même vont être complètement dépassés euh par la gestion en fait de de ce conflit euh la gestion que va en faire Donald Trump est-ce que tu tu penses la même chose HM il y a un épisode qui est intéressant c'est le refus euh de la Colombie d'accepter la les avions qu'on envoyés par les États-Unis pour euh euh finalement euh déposer des migrants colombiens illégaux en fait la plupart des États qui vont être dans une forme de rapport de force avec les États-Unis seront confrontés à la même question jusqu'où ils pourront aller dans ce rapport de force est-ce qu'ils auront les moyens de ne pas céder et je pense à la Jordanie et à la et en l'occurrence à l'Égypte qui dans un premier temps donc on ont opposé une fin de non recevoir par rapport à la solution préconisée par Trump mais la deuxè étape ça va être pour être un peu familier un coup de pression ça peut se traduire par un coup de pression euh non négligeable pour deux régimes fragiles hein le régime d'alciss est fragile euh parce que c'est un régime dont la sis est autoritaire d'abord et que la situation économique et sociale n'est pas bonne du tout or le pays tient en partie grâce à des subventions financières substantielles des États-Unis qui font partie des rares subventions que les Américains que l'administration Trump maintient exactement donc c'est un levier à ne pas négliger dans un hypothétique rapport de force dans ce dossier-l et puis la Jordanie même chose he ce sont les alliés stratégiques des États-Unis et dont la survie du régime ro Abdallah dépend en partie également de ce soutien donc la question moi que je pose c'est Don acte quant au refus et à la fin de recevoir d'une telle solution mais quelle sera leur réaction en cas d'un en cas de bras de fer que que déciderait de de d'initier le président Trump on on en revient toujours à une forme alors pas d'arbitrage mais vraiment un acteur pivot c'est l'Arabie Saoudite l'Arabie Saoudite c'est à peu près le seul acteur je mets naturellement Israël de de côté qui est susceptible de négocier dans un rapport moins déséquilibre avec les les États-Unis parce que Trump perçoit des intérêts économiques et financiers substantiels pour les États-Unis dans les relations avec l'Arabie Saoudite mais pour lui-même aussi donc il est susceptible d'être plus à l'écoute et de ne pas basculer mécaniquement rapidement dans un rapport de force frontal d'autant plus que les relations bilatérales entre MBS Mohamed Ben Salman et Trump sont de bonnes relations donc la question c'est de savoir quel rôle va vouloir jouer l'Arabie Saoudite qui d'un côté c'est s abstenu de faire preuve d'un quelconque activisme dans ou contre l'opération israélienne à Gaza mais et qui en même temps du point de vue diplomatique et formelle et officielle a rappelé sa position sur la nécessité d'un État palestinien et la conditionnalité d'un rapprochement d'une normalisation AC Israël précisément à travers la notamment une solution à la question palestinienne alors la position du député qu'on vient d'entendre Mathieu Lefèvre je la trouve quand même d'une certaine façon et un peu comme toutes les autres déclarations qui vont dans le sens des palestinien je la trouve un peu incomplète parce qu'elle oublie aussi de rappeler que les Palestiniens subissent cette politique coloniale en six Jordanie que c'est inacceptable de de clairement dénoncer aussi Israël ce que a ce qu'a réussi à faire assez clairement le ministre espagnol des Affaires étrangères je te propose d'écouter alors on a avait un petit souci de retour en plateau mais le ministre espagnol explique que il est absolument opposé à à ce que préconise Trump et qu'il faut commencer par résoudre ce problème colonial que pose Israël il faut pointer clairement du du doigt la responsabilité d'Israël nos élites européennes alors l'Espagne bien sûr en fait parti mais nos élites européennes on les bien divisé dans cette dénonciation active oui la déclaration que tu as rappelé de du député Lefèvre personnellement je la prends pas très au sérieux notamment pour les raisons que tu as invoqué à savoir que elle n'est pas consistante elle n'est pas cohérente avec une posture d'emblé qui ne qui consiste à ne pas rappeler ou n' pas à ne pas fonder sa position la position macroniste en général sur la base de de la réalité du conflit israëlo-palestinien à savoir effectivement une réalité coloniale d'abord et avant tout euh et et que d'une certaine manière les sorties les déclarations intempestives et brutales de Trump à servir à à un certain nombre de responsables politiques euh tels que les macronistes pour essayer de montrer que ils sont eux dans une position de quête de de solution équilibré modéré et cetera euh et en ce sens Trump est est là à travers son discours pour servir ce type de de normalisation d'une situation qui anormal parce que tu l'as rappelé effectivement ce qui est plus spectaculaire c'est euh c'est finalement les euphémisme ou l'euphémisation de la situation et pour te donner un exemple de d'un rapprochement que n'a pas osé faire euh le député macroniste que dont on a écouté les paroles lui il a essayé de montrer son le fait qu'il était choqué mais en vérité ses positions depuis la guerre euh sont euh sont taxées ou traduisent lui brun pivé et d'autres he traduisent une même même déshumanisation des Palestiniens or l'expression utilisée par Trump celle de nettoyer pour reprendre vraiment le mot qu'il a utilisé ben en fait elle elle puise dans cette même déshumanisation tu vois donc donc moi encore une fois je m'en tiens pas aux postures et aux discours opportuniste pour le coup qui consiste notamment à fustiger Trump pour mieux justifier l'inconsistance de sa propre position notamment au regard du droit international ou d'une certaine idée de la justice international les propos de Trump tu l'évoquais déjà un petit peu c'est un nouveau coup porté au droit international parce que revendiquer comme ça le fait de mettre en place un crime de guerre ce qui serait un crime de guerre c'est c'est quand même inédit et pourtant aujourd'hui il ne sera pas interpellé par enfin du moins jusqu'à l' ant on a eu vend aucune interpellation de la part de des institutions internationales oui mais écoute on retrouve là aussi un un champ de de rapprochement et de euh d'alliance d'autant plus ferme d'autant plus solide entre Trump et netanahou les dirigeants israéliens plus largement ont employé des termes qui étaient de nature à violer manifestement droit international parler de raser Gaza notamment de d'affamer la population et cetera constitue en soit la volonté ou traduisent la volonté de perpétrer des crimes internationaux crimes de guerre voire CRIM contre l'humanité voire génocide tu vois donc il y a là en fait l'application dans le cadre de ce conflit d'une grille de lecture où précisément la rationalité juridique le droit international n'a pas son mot à dire c'est ça qui est remarquable en fait c'est vraiment la loi de la jungle c'est le c'est le rapport de force c'est la loi du plus fort qui impose les règles les règles du jeu et ce qui a été construit depuis en particulier la fin de la Seconde Guerre mondiale grand principe du système onusien consacré par la Charte des des Nations Unies hein le non recours à la force euh un encadrement de la légitime défense la reconnaissance de droits humains la reconnaissance de la distinction entre combattants et civils en cas de conflit et cetera et cetera tout cela s'estffondré sous nos yeux en étant assumé par des responsables de régime dit démocratique et c'est en cela qu'on retrouve quand même le caractère exceptionnel de cette séquence et bien merci beaucoup bellire pour cette nouvelle chronique et merci à vous d'avoir regardé toujours debout n'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé en commentaire si vous nous regardez sur Youtube ou via email si vous nous regardez à la télévision continuez à nous soutenir à soutenir votre média un média qui vous garantit une information libre alors abonnez-vous à partir de 5 € par mois ou devenez même sociétaire de notre coopérative rejoignez-nous dès maintenant sur le site internet soutenez.lemediatv.fr très belle soirée sur le méia [Musique]
Éric Zemmour