La droite fait-elle tout pour favoriser un duel Le Pen-Mélenchon au second tour ?
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et merci de rester avec nous tout de suite le fait du jour avec un invité exceptionnel, le sénateur LR Étienne Blanc avec une thématique assez particulière puisqueaujourd'hui il va nous expliquer comment est-ce que la droite nulle nous impos un deuxième tour Jean Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. J'ai failli inverser les prénoms Pico. Voilà c'est monsieur Étienne Blanc.
Oui bonjour Pogas. Comment allez-vous ? Écoutez très bien.
L'été s'est bien passé sous cette canicule mais on s'en est protégé. Monsieur le sénateur, on fait appel à vous parce que nous connaissons votre franc parler hein. Vous êtes un homme libre.
Vous dites ce que vous avez envie de dire de en assumant et en assumant vos propos. Euh lorsqu'on a préparé cette émission et que je vous ai contacté, on était effectivement vous et moi, assez étonné de du spectacle que nous découvrions à la fois à la REF quand le MEDEF a reçu les candidats à la présidentielle. Et puis là récemment également à sens euh monsieur le sénateur, est-ce que la droite est en train de faire en sorte bon gré malgré que finalement nous nous retrouons vi avec un deuxième tour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ?
Bien sûr parce que je crois que la droite n'est plus à droite et elle a peur et elle n'avance plus un véritable projet de rupture. Il y en a qu'un qui avance ce projet et c'est David Lissenard. Il a d'ailleurs eu ce weekend un très très beau succès à Cann.
Mais enfin ce ce spectacle du MDEF, c'était effrayant. Nous avions d'un côté ceux qui ont aplati la France et qui l'ont écrasé et qui l'ont mis en difficulté et de l'autre ceux qui avec toute certitude la mettront aussi en difficulté parce qu'ils n'ont pas les remèdes qu'il faut dans le monde contemporain. Ce débat a laissé une véritable impression de malaise.
Et puis on a eu ce weekend ce ce spectacle enf je veux dire comme vous prétendez à la présidence de la République c'est pas très judicieux de se présenter en train de de préparer des frites. La France est au bord du gouffre et on a vraiment le sentiment qu'un monde ancien se cramponne à des mandats qu'il détiennent depuis des années et que malheureusement ils ne veulent pas lâcher alors qu'ils ne sont plus à la hauteur des enjeux. plus plus le retour de le retour sur scène de François Hollande face à Édouard Philippe à à sens au congrès de Jean-Michel Blanquer.
Tout ça donne une image. sentez j'ai senti cet été les l'exaspiration de des Françaises et des Français qui nous disaient mais c'est ça qu'on nous propose pour 2027 c'est-à-dire des gens qui vont nous confirmer que ce qui a été fait était bien mais parce que c'est eux qui vont le faire ça sera mieux ou alors évidemment Caribila Le Pen est est m Comment fait-il Étienne Blanc vous qui connaissez les appareils politiques depuis si longtemps que la droite le centre droit même la Macronie avec les Républicains face au danger de l'hypothèse du duel Le Pen Mélenchon qui ait pas eu un moment donné avant en coulisse le moyen de se mettre d'accord pour trouver un candidat unique parce que chaque écurie de course a ces petites structures qu'elles veulent maintenir et moi je vais parler des républicains, je connais bien sûr. Et ils ont un siège à Paris.
Dans ce siège, il y a des collaborateurs, ils ont une organisation qui permet de faire de la promotion, de contacter les adhérents, de faire de la communication. Ils ont un groupe, un groupe au Sénat, un groupe à l'Assemblée nationale. Moi, j'ai été membre du groupe du Sénat qui fait un bon travail sous l'autorité de Retaillour, on a fait des choses qui avaient du sens.
Mais quand on approche de l'élection, l'objectif c'est de maintenir ces structures. On veut pas se fondre, on veut pas disparaître, on veut pas changer. Voilà.
Et le problème de la droite aujourd'hui, c'est que il est quasiment impossible de fusionner ces structures. Vous avez un très bel exemple. Le Parti radical.
Parti radical, il a fait la 3e République jusqu'en 1940. C'est le parti dominant. Il s'écrase en 1940.
Ensuite, sous la 4e et sous la 5e République, il disparaît mais il existe toujours hein. Il existe toujours, il a ses moyens de financement, il a ses élus locaux. Voilà.
Donc ces avantages acquis comme on dit en matière de droit social il semblent primé dans l'esprit des responsable politique sur l'intérêt de la nation et ça ça devient très très désagréable et les Français le ressentent profondément. Et Étienne Blanc, vous qui avez de l'expérience, qui connaissez le le système politique français, vous pensez sincèrement ou sérieusement qu'à un moment donné, pour éviter le chaos euh que suppose un deuxième tour évidemment catastrophique, il y aura une synthèse entre le centre droit, la Macronie, les républicains euh pour éviter que ce PIN soit confronté à la tragédie ou vous pensez que chacun continuera bien en tête à foncer pour à rouler pour sa gueule ? Passez-moi l'expression.
Je pense qu'ils iront le plus loin possible pour pour essayer de l'emporter. Vous savez ce qui compte c'est pas tellement ces ententes d'appareil. Moi je n'y crois pas.
Je vous les mettrez dans une pièce et puis il sortira une fumée blanche avec un un candidat unique. J'ai assisté pour maintenir le système qui a qui a précipité la France dans la situation dramatique dans laquelle elle se trouve. Ça ne [raclement de gorge] marchera pas.
Il faut changer de de système. La France est est un, on le dit souvent avec humour ce dernier pays communiste après Cuba et cetera. C'est un système social étatiste qui ne peut plus fonctionner.
La France ne produit plus assez. La France ne travaille plus assez. La France est placée sous des contraintes qui qui n'arrêtent pas d'empêcher ceux qui ont des initiatives et qui veulent la développer.
C'est autour d'un projet de cette nature qu'on pourrait arriver à se rassembler. Ouais. Mais se rassembler sur un espèce de catalogue de mesurette chacun y allien bon tout vois j'ai j'écoutais moi je augmente les enseignants de 100 € puis l'autre qui dit bah non finalement moi ça sera 200 € et cetera tout cela ça a été essayé ça a été développé ça n'a pas marché donc je pense la première des choses c'est au sein des partis politiques d'éveiller un courant nouveau qui est sur une véritable rupture de la politique classique qui a précipité la France dans le gouffre et je crois que c'est ça.
À partir de ce moment-là, on peut espérer que finalement les responsables politiques des BR euh c'est ça ou le chaos. Voilà. Mais il y en a un certain nombre qui joue le chaos.
Est-ce que vous pensez que les rivalités historiques qui ont porté un préjudice terrible à la droite, c'était la haine Giscar contre Chirac. Ici là aujourd'hui nous sommes confrontés à une rivalité entre monsieur Retaillot et monsieur Vauquier. David Lisnard essayé de tirer ses les marrons du feu.
Monsieur Darmanin qui était ancien LR est allé du côté d'Édouard Philippe. On a de Vilpa, monsieur Villepa, l'ancien prémistre de de Jacques Chirc qui fait surface. Vous pensez qu'à un moment donné ces hommes sont capables de se réunir autour d'une table et de dire voilà c'est où on trouve une solution pour avoir une voie cohérente puisqu'on a à peu près une même vision de la France ou sans ça on va au chaos.
Vous pensez pas que les les électeurs leur entiendront extrêmement rigueur si cette union de Bien sûr, bien sûr. Mais moi ce que je redoute, c'est qu'on cherche un consensus mou, un consensus d'appareils sur le maintien de politiques qui n'ont pas fonctionné. Il faut une rupture avec le socialtatisme.
S'il n'y a pas cette rupture, la France continuera. C'est enfin écoutez il faut pas sortir de SainR et cette année on va avoir un budget qui sera déficit de l'ordre 250 milliards peut-être beaucoup plus on regarde l'évolution des taux d'intérêt cette année nous allons avoir une dette qui va continuer à augmenter il y a pas d'autres solution il faut emprunter pour faire nos dépenses courantes. Donc si nous n'avons pas une vision claire de politiques nouvelles qui sont, je le redis, des politiques de rupture, moi je trouve que David Lissar les porte très très bien.
C'est c'est mon avis. Mais évidemment, on peut le changer avec entre toutes les formations politiques. Ce que je crains c'est que il se passe ce qui s'est passé avec l'UMP.
Je sais pas si vous souvenez de c'est Jacques Craak. C'est c'est c'est Jacques Cirac qui avait décidé ça. Il avait failli être éliminé auprès de toi.
Il faut absolument se rassembler pour être sûr d'être présent au second tour. Mais on s'est rassemblé sur quoi ? On s'est rassemblé sur des politiques molles, sur des politiques insipides, sur des politiques qui n'avaient pas de sens.
On a perdu le sens de la politique donc on a cherché ces consensus de personnes, ces protections de postes, protection de situations acquises. Donc moi, je ne le souhaite pas. J'entends bien ce que vous me dites.
Il y a un risque. Mais si pour lutter contre ce risque, il faut continuer sur des politiques qui depuis un demi siècle euh n'ont pas fait de la France une véritable puissance à la dimension de ce qui est en train de se passer dans le monde. Ça n'a aucun sens.
Étienne blanc. Je pense que et Étienne Blanc, un moment venu, le moment venu, on aura l'occasion d'en discuter d'ici là. Si on a un deuxième tour Jean-Marie Jean-Luc Mélenchon contre Marine Le Pen, il faudra bien que cette droite se positionne et elle sera obligée de le faire dans des conditions douloureuses.
Je suppose, on va pas donner de pronostic tout de suite, mais vous imaginez la situation, ça sera évidemment déchirant. Bien sûr. Alors, ce qui peut se produire, c'est que soit élu un président de la République, une présidente de la République du rassemblement national et qu'ensuite elle n'est pas de majorité à l'Assemblée nationale, qu'à ce moment-là les partis de droite puissent avoir le choix de participer à une politique nouvelle qui serait bien sûr placé sous l'auteuil qui parle de la République, mais mais ça sera extrêmement compliqué.
Donc moi je ne le souhaite pas. Je souhaite ma famille politique au second tour. C'est le scénario que nous redoutons tous.
Étienne Blanc, nous voulions aussi avec vous évoquer également ce sujet qui a interpellé les Français et les consciences évidemment la classe politique lorsque le Conseil constitutionnel a censuré la loi qui prévoyait que les les adolescents ne pouvaient pas accéder aux réseaux sociaux. Quelle a était votre réaction ? Je crois que vous étiez très en colère.
Non, j'étais pas très en colère parce que finalement à la réflexion, je me suis dit que ce texte inspiré par le président de la République constituait lui aussi une véritable rupture sur une liberté qui est une liberté absolument essentielle qui est la liberté de communication. Ce texte a été mal préparé. Il n'était ni fait ni à faire.
Bien sûr qu'il faut lutter Bien sûr qu'il faut lutter contre l'addiction des jeunes, des mineurs aux réseaux sociaux. C'est quelque chose qui est épouvantable, qui détruit le cerveau, on le sait, mais l'interdiction, les pays qui ont essayé, ça n'a pas fonctionné. Donc la République là sur cette affaire là voulu faire de la com.
Le Conseil constitutionnel a protégé la liberté de communication. Il a dit c'est excessif, c'est pas suffisamment encadré. Moi, je pense qu'il faut remettre un texte sur le métier mais le travailler beaucoup plus sérieusement que celui-ci.
Mais on va rappeler les faits. On va rappeler les faits. Effectivement, c'était l'une desf.
Oui, vous vous a préparé un petit focus pour pour faire le point sur cette disposition. L'idée évidemment étant de se rappeler de quoi on parle précisément puisque c'était l'une des mesures phares de cette rentrée, protéger les enfants des réseaux sociaux en les interdisant au moins de 15 ans. Rappelez-vous he l'été battait son plein, les jittistes soufflaient.
Certains se prélaassaient en bord de plage, d'autres faisaient de leur mieux pour occuper les enfants. Mais le gouvernement lui- n'a pas lâché sa copie. Et le 21 juillet dernier, le Parlement adoptait définitivement une loi visant à protéger les mineurs des dangers des réseaux sociaux.
Son article 1er est radical. À partir du 1er septembre, l'accès aux réseaux sociaux doit être interdit à tous les moins de 15 ans. Sauf que pour faire respecter cette interdiction, et bien il fallait évidemment être capable de savoir qui avait moins de 15 ans et c'est là que les choses se compliquent.
Le 14 août dernier, le Conseil constitutionnel censure entièrement cet article 1er. Le premier problème évoqué périco, la liberté d'expression et de communication des mineurs. Les sages reconnaissent qu'il est parfaitement légitime de vouloir protéger les enfants, mais interdire indistinctement tous les réseaux sociaux à tous les moins de 15 ans constitue une atteinte qui n'est ni adaptée, ni nécessaire et d'ailleurs ni proportionnée.
Le deuxième problème et je finirai là-dessus qui est celui de tous, de vous tous qui nous écoutez, de moi, de vous Pécot, de vous Étienne Blanc et que pour savoir si on a moins de 15 ans ou pas, ben il va falloir vérifier en partageant des données personnelles et cela pose un énorme problème. Étienne Blanc, vous parliez des pays où cela n'a pas marché. Effectivement, jusqu'ici c'était l'Australie et a pri a priori en Australie, on fait face à un échec.
Étienne Blanc, il faut pourtant prendre une mesure. Vous êtes d'accord ? Bien sûr qu'il faut prendre des mesures, il faut s'inspirer de ce qui s'est passé à l'étranger.
L'échec australien, il est très très révélateur. La reconnaissance facial, hein. Vous prenez votre téléphone, vous mettez votre visage et ça peut-être une solution, mais on sait qu'à partir de ce moment-là et bien vous donner, tout ce que l'on sait sur vous va circuler, c'est extrêmement dangereux.
Donc le conseil constitutionnel qui protège des libertés fondamentales n'a pas eu tort. Je pense que c'est le législateur, en tout cas c'est le président de la République a eu tort de présenter un texte qui était une véritable censure. Vous savez dans le monde actuel la liberté d'expression, la liberté de communication, ce sont de véritables trésors.
Quand vous regardez la planète, partout où ils sont mis en cause. L'Europe, la France ont la chance d'en bénéficier. Quand on travaille sur ces sujets-là, il faut travailler avec une main tremblante, hein.
Pas d'excès et et et attention de ne pas tomber dans le dans le une censure excessive. Le président de la République a demandé à Sébastien le Cornu de revoir ce copie. Vous pensez qu'on peut revoir une copie conforme à la Constitution qui permet quand même d'avoir quelque chose d'efficace ?
Je pense que c'est possible. c'est très complexe mais techniquement on a des moyens qui qui peuvent protéger les mineurs. En revanche allons à partir de la semaine prochaine rentrer dans une séquence extrêmement complexe qui est celle du budget [raclement de gorge] et le premier ministre va se concentrer là-dessus plus que sur ce texte-elà.
Je ne crois pas que rapidement on a une nouvelle législation sur cette question épineuse. Les portables sont déjà interdits à partir d'aujourd'hui dans les lycées pour les écoliers. Est-ce que vous pensez que c'est une mesure qui était nécessaire également ?
Ah oui, bien sûr que pendant le temps scolaire les jeunes se concentrent, les écoliers comme les lycéens se concentrent sur la transmission du savoir. À mon avis, c'est absolument essentiel. Oui, c'est une très très bonne mesure.
Là aussi, ça sera extrêmement difficile de la faire appliquer, hein. Comment les choses vont-elles se passer lorsque dans le coin d'une cours de récarration, dans une salle qui n'est pas surveillée et le téléphone vont être utilisé, la question va se poser du filtrage à l'entrée de ces établissements. Non, ce sont des sujets lourds et je le redis, des sujets qu'il faut manier avec beaucoup de prudence parce qu'il y a un risque d'atteinte excessive à nos libertés.
Merci. Merci Étienne Blanc d'avoir été avec nous sur Sud Radio. Je n'hésiterai pas à vous rappeler parce que nous sommes toujours très très sensibles à votre franc parler, à votre franchise.
À très bientôt sur Sud Radio. Vous restez avec nous. Restez avec nous.
Effectivement, appelé réagissez composer le 026 300300 avec dans quelques instants un sujet annoncé en fanfare par le président de la République, un parc à plusieurs milliards d'euros mais qui jette les froids dans le cœur des riverins. Ah.
Étienne Blanc