Augustin Dumas : «Désarmer la police municipale, c'est envoyer un message négatif aux agents»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Tout à fait. C'est faire des risques qui sont démesurés à des policiers. Il faut savoir que la police municipale, c'est bien souvent, ce sont les primos intervenant sur de nombreuses interventions.
On ne sait pas sur quoi on peut tomber. On ne sait pas si les individus en face sont armés ou ne le sont pas. Donc, il faut être prêt à réagir.
La police, elle est là pour protéger et pour pouvoir protéger, elle a besoin de se protéger aussi elle-même. Euh le maire l'a rappelé d'ailleurs dans une de ces interventions, il y a quand même très très peu d'usage des armes et heureusement. Et l'arme, ça a aussi un côté dissuasif.
Donc ne désarmer une police municipale, c'est déjà envoyer un signal qui est extrêmement négatif sur ses agences. Pour ça que il y a des départs qui s'enclenchent. Et moi, ce qu'on aurait préféré, c'est que le maire, avant même de parler de désarmement de la police municipale, il pu nous expliquer ce qu'il attend de sa police municipale, comment il compte le faire et effectivement en dernier avec quel moyen.
On en tout cas, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu' un policier municipal qui est pas qui n'est pas armé dans un territoire compliqué, ça veut dire que et bien il y a certains quartiers où ils n'iront plus ces fameux policiers municipaux. C'est ça la réalité finalement.
Et bien vous limitez son périmètre d'action, c'est-à-dire que le policier lui est censé intervenir pour tout le monde. Retirer l'armement, c'est empêcher les policiers d'aller sur certains territoires où effectivement les situations peuvent être très rapidement sous tension. Vous pouvez faire face à un grand nombre d'individus.
Ça va les empêcher aussi d'intervenir sur les phénomènes de Rix puisque si vous êtes pas armé, il est toujours plus compliqué d'aller sur des individus qui eux le seraient. Et du coup, on prive une partie de la population aussi de sa police.