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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 1 octobre 2026 36 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉducation & rechercheAgriculture & alimentationJustice

La campagne peut-elle dégénérer ?

Source d'origine 6 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 13 %Attaque 61 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:24OuverteRéponse directe

    La campagne peut-elle dégénérer ?

  • 13:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que tout ça peut faire dégénérer la campagne ou pas ?

  • 16:01RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'avec ses propos, on n'est pas dans la traduction concrète de la stratégie de Jean-Luc Mélenchon ?

  • 20:25OuverteRéponse directe

    Comment réagit le gouvernement ?

  • 22:39OuverteRéponse directe

    La campagne qui peut dégénérer suite aux affaires et notamment à celles qui concernent Jordan Bardella ?

  • 25:55OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il est dans son rôle là-dessus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32PrésentateurChiffre
    « 119 élèves et personnes blessées, recensées par le ministère de l'Éducation. »
  • 0:36PrésentateurChiffre
    « 625 interpellations, hier, nous dit le ministère de l'Intérieur. »
  • 2:59InvitéFait
    « Il parle aussi d'une crise existentielle, le résultat d'un été caniculaire, de pertes qui sont parmi les plus importantes de ces dernières années et des récoltes qui ne sont pas à la hauteur des attentes. »
  • 4:06PrésentateurFait
    « Le bilan de tout cela, on voit qu'il y a un endettement qui est accru. »
  • 11:41PrésentateurFait
    « « La violence est légitime, dans certains cas, même s'il faut l'éviter. » »
  • 18:06PrésentateurChiffre
    « il y a un peu plus de 4 millions de primo inscrits pour la présidentielle de 2027 »
  • 20:35InvitéFait
    « Rien n'est satisfaisant dans cette histoire. »
  • 20:52InvitéFait
    « un peu instrumentalisé, il faut bien le reconnaître par la France insoumise, un certain nombre de lycéens interdisent aux autres de suivre leurs cours, abîment des établissements publics, vont faire payer aux contribuables des réparations »
  • 24:50PrésentateurFait
    « il fait une Cahuzac »
  • 31:05InvitéFait
    « C'était l'expression de Jordan Mardin. »
  • 31:27InvitéFait
    « Il y a aussi l'ancien député Bocarelli aussi qui tenait une librairie avec des écrits antisémites. »
  • 31:46InvitéFait
    « Ce qui va être effectivement très délicat pour Marine Le Pen. »
  • 33:36InvitéFait
    « En trois mois, Jordan Bardella a perdu son statut de présidentiable. »
  • 33:40InvitéFait
    « Là, je pense qu'il a peut-être perdu son statut de premier ministrable. »
  • 34:02InvitéFait
    « Redresser les finances publiques sans s'aliéner les oppositions politiques. »
  • 34:14InvitéFait
    « Il avait eu ce problème l'année dernière. »
  • 34:29InvitéFait
    « Cette année, bon, il n'a pas de... À part revenir par proposer une taxe Zuckman ou le SMIC à 1 700 euros. »

Temps de parole

  • Présentateur34 %
  • Présentateur 222 %
  • Invité17 %
  • Invité 214 %
  • Locuteur 93 %
  • Invité 32 %
  • ?2 %

≈ 13,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Stéphane, on va faire le point, le tour de nos quotidiens régionaux avec vous et le climat de tension qui règne autour des lycées mobilisés, elle est une de beaucoup de nos quotidiens. Et oui, la mobilisation traverse la France. On vous a sélectionné six, une de quotidiens régionaux consacrés à cette mobilisation lycéenne.

0:28
Locuteur

Elle

0:28
Présentateur

souligne la tension, le climat inflammable de ces blocages d'établissements. 119 élèves et personnes blessées, recensées par le ministère de l'Éducation. 625 interpellations, hier, nous dit le ministère de l'Intérieur. À Tours, c'est à la lune de la Nouvelle République, un lycéen a été blessé à l'œil possiblement par un policier qui aurait utilisé son lanceur de balle de défense, son LBD. Paris-Normandie et Ouest-France nous parlent ce matin de ces blocages qui pourraient s'intensifier alors que les étudiants pourraient rejoindre la mobilisation aujourd'hui. L'Union, dans ses pages, se penche sur les raisons de la colère. Les lycéens racontent pourquoi ils se mobilisent.

Un contexte, déjà, l'essence trop chère que paient leurs parents.

1:07
Locuteur

Et

1:07
Présentateur

puis, leur quotidien se levait à 6h pour espérer être rentrés chez eux le soir à 19h au mieux. C'est ce que dit Axel, lycéen interrogé par l'Union. Il pointe aussi le manque de professeurs et demande de revenir sur l'interdiction du téléphone portable depuis la rentrée 2026. Dans le sud de la France, il est tombé des trompes d'eau hier. Trompes d'eau sur l'héros, trompes d'eau sur le Gard. Des titres simples mais très clairs de midi libre dans ses éditions de Montpellier et de Nîmes. Des rues complètement inondées. Le bœuf avait de l'eau jusqu'à la tête. Voilà ce que dit Clément, qui travaille dans une ferme pédagogique de l'héros.

Jacqueline, qui habite à Saint-Gélie-du-Fesc, au nord de Montpellier, a vu l'eau rentrer dans son garage, puis dans sa véranda, puis monter les marches vers sa maison. J'ai eu extrêmement peur. Confitel, une peur qui a été partagée par beaucoup, car beaucoup de communes ont vu l'eau monter, sans faire de blessés ni de disparus, sûrement grâce au système d'alerte sur les téléphones portables et les mesures de précaution prises par les autorités dont nous parle midi libre. Et on va continuer à parler de ces inondations, des conséquences en tout cas des aléas climatiques pour nos agriculteurs, inondations mais aussi sécheresses.

2:09
Locuteur

On

2:09
Présentateur

va au cerf. Bonjour Franck Morales, merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef de Lyon Républicaine. On est dans un contexte de crise climatique, Franck, qui a un fort impact sur le quotidien de nos agriculteurs. Bonjour Rian. Oui, effectivement, nous c'est dans Lyon, qui est une terre agricole, avec beaucoup de polyculture, beaucoup d'élevage. Depuis la rentrée, on ne cesse d'avoir les témoignages d'un monde agricole qui est sous tension, avec des mots qu'on entendait ici et là, mais aujourd'hui sont prononcés de façon plus forte. Je discutais avec le président de la Chambre d'agriculture de Lyon récemment. Lui évoque une situation de détresse dans notre département.

Il parle aussi d'une crise existentielle, le résultat d'un été caniculaire, de pertes qui sont parmi les plus importantes de ces dernières années et des récoltes qui ne sont pas à la hauteur des attentes et qui font peser plus encore d'inquiétude sur des exploitations dont les trésoristes sont déjà exsangues. Donc tout cela fait qu'on a une colère qui est de plus en plus sourde et qui laisse présager sur les prochains mois des retours de nos agriculteurs dans la rue, dans nos centres-villes parce qu'il y

3:31
Locuteur

a

3:31
Présentateur

une exaspération et une dimension humaine qui prend de plus en plus de place dans les échanges.

3:37
Locuteur

– Et

3:39
Présentateur

Franck, tout ça aussi a un impact sur la santé mentale des agriculteurs

3:42
Locuteur

?

3:43
Présentateur

– Ça devient une vraie préoccupation. Aujourd'hui, quand on se rend dans nos exploitations, on parle maintenant de burn-out, on parle de personnes qui pensent mettre fin à leur vie. Il y

3:57
Locuteur

a

3:57
Présentateur

une étude qui est en train d'être réalisée pour mesurer l'ampleur et l'impact social de ces crises à succession. Le bilan de tout cela, on voit qu'il

4:07
Locuteur

y a

4:07
Présentateur

un endettement qui est accru. On a des agriculteurs qui sont de plus en plus isolés. Aujourd'hui, il

4:14
Locuteur

n

4:14
Présentateur

'est pas rare de croiser des chefs d'exploitation qui sont au RSA. Donc là, il y a une profession qui

4:21
Locuteur

est

4:21
Présentateur

en quête de sens, qui s'interroge énormément, qui attend beaucoup des pouvoirs publics et qui réclame que des arbitrages soient faits entre la nécessité de nous alimenter, la nécessité de protéger notre environnement et puis de faire en sorte que nos exploitsants soient toujours présents dans les décennies à venir parce que c'est un enjeu économique important. L'agriculture dans Lyon, c'est une partie du PIB qui pèse dans l'économie locale. Et ça, c'est des choses qui reviennent vraiment de façon récurrente dans le débat.

4:59
Locuteur

Merci

5:00
Présentateur

beaucoup, merci Franck Morales. La une de Lyon Républicaine, c'est le président de la JOCR, Baptiste Malherbe. A mot choisi à la une de votre journal. Stéphane, on continue la revue de presse. On va parler du maire de Béziers, Robert Ménard, qui est passé devant la justicière. Oui, pour avoir refusé de marier un homme algérien qui faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en 2023, le parquet de Montpellier a requis une peine de 7 500 euros d'amende, mais pas d'inéligibilité. Cette action était revendiquée, a dit le procureur. Le maire ne peut pas faire ce qu'il veut. Voilà ce qu'il a dit dans son réquisitoire.

5:31
Locuteur

L

5:31
Présentateur

'ambiance était électrique, nous raconte dans ses pages l'édition de midi libre de Béziers, avec une salle composée notamment de soutien, mais surtout de Bruno Rotaio et David Lissnard. Devant le tribunal, des opposants au maire de Béziers ont fait aussi entendre leur voix. Robert Ménard connaîtra sa peine définitive le 1er décembre. Elle est un peu plus à l'ouest du territoire. C'est l'heure de vérité pour l'affaire Jubilard. Oui, c'est à la une de la dépêche ce matin parce qu'une reconstitution est organisée demain pour confronter les aveux de Cédric Jubilard au fait. Après, 5 ans de déni, il a finalement avoué avoir tué sa femme, Delphine Jubilard, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Il a indiqué aussi où avait caché son corps. Pour les partis civils, à part de dire qu'il a tué sa femme et où il l'a mise, le reste est faux. Voilà ce que nous dit la dépêche. Les avocats de la famille de Delphine sont bien décidés à confronter la version de Cédric Jubilard avec l'enquête qui avait été menée et qui avait mené surtout à sa condamnation à 30 ans de réclusion criminelle. Condamnation dont il a fait appel.

6:22
Locuteur

Et

6:23
Présentateur

on termine cette revue de presse à Marseille où la rafle des 23 et 24 janvier 1943 était reconnue crime contre l'humanité. Oui, c'est la deuxième plus grande rafle après celle du Veldiv à Paris commisant en France pendant la Seconde Guerre mondiale. La rafle du quartier Saint-Jean où 20 000 personnes, juives sans papier, ont été arrêtées, expulsées lors de l'opération baptisée Sultan. Opération planifiée par les autorités françaises de Vichy avec les nazis. 2 200 Marseillais finiront par être déportés dans des camps de concentration et des camps d'extermination. Une centaine à peine en reviendront. 1 500 immeubles aussi du quartier Saint-Jean avaient été détruits.

Après 7 ans d'enquête pénale, la justice reconnaît un crime contre l'humanité, c'est-à-dire dans la Provence et dans la Marseillaise ce matin. Merci beaucoup Stéphane. Merci pour cette semaine. On va passer à notre reportage en région. On

7:10
Locuteur

va

7:10
Présentateur

à Saint-Etienne. Le stade Geoffroy Guichard s'offre une nouvelle pelouse. Après 12 ans de service, l'ancien terrain a été entièrement retiré pour laisser place à une nouvelle surface. Deux mois de travaux étaient nécessaires pour un coût de 2,3 millions d'euros financé par la métropole. Avec cette nouvelle pelouse, l'objectif est notamment de réduire la consommation d'eau et d'améliorer la résistance du terrain. Sujet signé Brigitte Maestrachi pour TL7.

7:37
Locuteur 9

Après 12 ans de bons et loyaux services, la pelouse de Geoffroy Guichard fait peau neuve pour transformer le gazon du chaudron et surtout pour le rendre plus économe en eau.

7:46
Locuteur 1

On est en train de refaire la pelouse et on a installé une technologie qui s'appelle Aquaflow qui est un système d'irrigation pour pelouse de sport qui fonctionne en circuit fermé et qui repose sur ce qu'on appelle la subirrigation, c'est-à-dire l'irrigation par le sol. En fait, il

7:59
Locuteur

y a

7:59
Locuteur 1

une nappe d'eau qui est située sous la pelouse dont on peut faire varier le niveau, donc on peut faire monter cette nappe d'eau ou la faire descendre. Et en fonction des besoins de la pelouse, on ajuste le niveau d'eau et la pelouse va aller se nourrir par capillarité, c'est-à-dire que les racines, quand on va faire monter la nappe d'eau jusqu'au niveau des racines, les racines vont aller creuser en profondeur pour aller se nourrir d'eau directement dans l'eau qui est contenue dans le terrain.

8:22
Locuteur 9

Un système en circuit fermé qui permettrait de réduire la consommation d'eau du réseau selon les besoins. Mais l'économie d'eau n'est pas le seul avantage. En arrosant directement les racines, la surface du gazon reste moins longtemps humide. Un point important, période de forte chaleur puisque l'humidité favorise le développement de certaines maladies.

8:40
Locuteur 4

Le fait d'arroser quand on a des fortes canicules par le dessus, avec des températures nocturnes très fortes, on va venir mouiller la feuille et c'est ce temps d'humidation avec la chaleur qui va créer des maladies. Aujourd'hui, on va arroser plus par le bas, on va apporter de l'eau aux besoins de la racine. Et puis, par la partie aérienne, on réduit énormément le risque. L'idée, c'est de réduire le risque phytosanitaire en cassant un peu, entre guillemets, tout ce qui favorise.

9:09
Locuteur 9

Et pour suivre au plus près les besoins du terrain, des capteurs analysent en temps réel les données agronomiques. Les responsables peuvent ainsi ajuster l'irrigation zone par zone. Une technologie encore rare en France puisque Geoffroy Guichard devient seulement le deuxième stade français à utiliser ce système après le stade Jambouin à Paris. Saint-Etienne Métropole a pour ambition d'accueillir un match de la Coupe du monde de football en 2038.

9:34
Locuteur

Allez,

9:34
Présentateur

place à notre débat. La campagne peut-elle dégénérer ? Rentrée sociale agitée, manifestation des fonctionnaires, des pompiers, mobilisation dans les lycées qui dégénèrent par endroits et qui fait ce matin, vous allez voir, la une de vos quotidiens régionaux. Rentrée politique agitée également. Budget, affaire Bardella, Emmanuel Macron qui, depuis l'Espagne, dit craindre une escalade. La campagne présidentielle peut-elle dégénérer ? On va en parler avec nos éditorialistes. Bonjour Elisabeth Martichoux. Bonjour Ariane. Merci d'être avec nous, comme tous les jeudis, avec Mickaël Darman également. Bonjour Mickaël. Merci d'être là. Et on accueille Simon Barbary. Bonjour Simon.

Merci d'être avec nous, journaliste à la rédaction de Public Sénat. On va commencer en parlant de ses colères et notamment la colère dans les lycées. Emmanuel Macron s'est exprimé sur ce sujet hier depuis l'Espagne.

10:33
Locuteur

On

10:33
Présentateur

l'écoute.

10:34
Invité

Je ne

10:34
Locuteur

vais

10:34
Invité

pas ici laisser penser qu'au fond, notre jeunesse n'aurait pas de légitimes débats à avoir, de légitimes craintes et puis des adhésions. Tout ça fait partie de la vie démocratique et

10:46
Locuteur

c

10:47
Invité

'est une bonne chose.

10:48
Locuteur

Par

10:48
Invité

contre, aucun de ces débats, aucune de ces craintes ne légitime la violence.

10:54
Locuteur

et

10:54
Invité

en aucun cas des responsables politiques, le terme, un espèce est mal choisi, ne saurait légitimer une violence au carré. On a vu beaucoup de responsables aller devant les lycées pour exciter

11:04
Locuteur

les

11:05
Invité

élèves. Je pense que c'est grave.

11:07
Locuteur

Voilà,

11:07
Présentateur

effectivement, il y a cette colère lycéenne qui s'exprime avec des revendications, mais cette mobilisation, elle prend une tournure politique, notamment du fait de l'implication de certains responsables politiques. C'est ce qu'a pointé Emmanuel Macron. Il a raison, Elisabeth.

11:21
Locuteur

La

11:22
Présentateur

charge contre LFI est directe. Il les traite d'irresponsables, en somme. Ce qui, effectivement, j'allais dire comme, il est à peu près, il est le seul publiquement, Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis, à avoir dit cette phrase, la violence est légitime même s'il faut l'éviter. La violence est légitime, dans certains cas, même s'il faut l'éviter. C'est une phrase qui est assez lourde parce que quand on dit la violence est légitime, ça veut dire qu'on autorise la violence.

11:48
Locuteur

Et

11:49
Présentateur

hier, il ne vous a pas échappé que le patron de la France insoumise candidat, Jean-Luc Mélenchon, dans un tweet, a dit surtout, surtout arrêtez les violences. Enfin, il ne

11:59
Locuteur

l'a

11:59
Présentateur

pas dit surtout, je traduis, mais il y avait une volonté de décélérer. Entre guillemets, du point de vue du président, le mal était fait et évidemment, il impute à LFI la responsabilité du désordre. C'est grave ce qui se passe parce que, alors ce sont des jeunes, vous savez, on pensait que les troubles sociaux viendraient, décarburants, non, ça vient plutôt de cette jeunesse qui, il

12:24
Locuteur

y a

12:24
Présentateur

quelques semaines, après quelques semaines seulement de la rentrée, évidemment, se révolte avec des mots d'ordre comme souvent avec les lycéens totalement hétéroclites. ça part un peu dans tous les sens, mais c'est toujours un peu le cas chez les lycéens. Je me souviens moi-même d'avoir participé quand j'étais lycéenne à des mouvements, je ne me rappelle pas avoir vraiment compris à l'époque. Il

12:47
Locuteur

y a un effet d'entraînement.

12:48
Présentateur

Il y

12:49
Locuteur

a

12:49
Présentateur

un effet d'entraînement, il y a des violences. Il y a des violences et il y en a une qui est un point de bascule, je trouve, c'est celle contre les enseignants. Quand on voit un enseignant qui est traîné par des lycéens, qui est bousculé, qui est molesté, là, il y a quelque chose, se dit, voilà, ça n'est plus le mouvement lycéen traditionnel avec ses feux de poubelle et à quelques mois la présidentielle, pour finir, c'est hyper politisé, Valérie Pécresse s'emmêle, remboursé, Aldia LFI, Emmanuel Macron d'Espagne, fustige aussi LFI qui

13:23
Locuteur

a

13:24
Présentateur

un savoir-faire auprès des lycéens qu'aucun autre parti n'a puisqu'ils sont directement impliqués dans les organisations de lycéens. Et on va voir le chiffre

13:34
Locuteur

effectivement

13:34
Présentateur

des violences, ce qui est nouveau, le chiffre des violences envers la communauté enseignante. Simon, puisqu'on parle de la campagne peut-elle dégénérer ? Elisabeth a parlé de Jean-Luc Mélenchon, de ses appels à manifester et puis de ses appels au calme. Est-ce que tout ça, le fait qu'un candidat à la présidentielle parle en tout cas de ce mouvement, ça peut faire dégénérer la campagne ou pas

13:57
Locuteur

?

13:58
Invité

Alors, déjà chacun un petit peu dans son rôle. Il est normal que le président de la République rappelle que la violence légitime appartient aux forces de l'ordre et à l'État. Bah, il y

14:05
Locuteur

a

14:05
Invité

cette fameuse phrase que vous avez rappelée, la violence peut-être légitime mais c'est mieux quand on peut l'éviter. Il a l'habitude de jouer un petit peu avec la ligne rouge.

14:11
Locuteur

Il

14:11
Invité

faut se rappeler qu'après son élection à la mairie de Saint-Saint-Denis, il avait fait un podcast, il avait dit si le Rassemblement National arrive au pouvoir et qu

14:19
Locuteur

'il

14:19
Invité

y

14:19
Locuteur

aura

14:19
Invité

une insurrection populaire, ce sera normal que le peuple se mette dans la rue. Donc, on joue un petit peu avec les mots. Après, pour ce qui est une manifestation lycéenne, vous l'avez rappelée aussi, il est vrai que les filles ne peuvent pas passer à côté parce que ça répond à plusieurs items qui sont exactement dans leur programme. Vous avez la Nouvelle France, donc la jeunesse, vous avez l'histoire des violences policières qui est aussi un de leurs combats, vous avez la fracture territoriale, ça c

14:42
Locuteur

'est

14:42
Invité

aussi un grand truc de Baï-Bagayoko, donc c'est difficile pour eux de se mettre à l'écart et ça avait déjà été le cas en 2023 lors de la réforme des retraites. Il y

14:52
Locuteur

a

14:52
Invité

eu des problèmes avec la CGT puisqu'on leur reprochait de s'accaparer le rôle des syndicats. Donc ça, c'est un truc de la France insoumise,

14:58
Locuteur

c

14:58
Invité

'est de toujours aller dans la rue et puis aussi au Parlement de lutter par ce qu'on appelle l'obstruction parlementaire en déposant beaucoup d'amendements. Donc je pense que chacun est dans son rôle. Évidemment, le risque, c'est une bavure, que ça dégénère et à ce moment-là, la France insoumise sera dans une position beaucoup plus délicate pour justifier sa présence dans la rue aux côtés des lycéens et là, ce sera beaucoup plus simple pour leurs opposants de dire qu'ils ont attisé la violence.

15:20
Présentateur

On va l'écouter, le maire de Saint-Denis, vous en parlez Simon, le maire de Saint-Denis, maire LF de Saint-Denis, Balibagayoko.

15:26
Locuteur 5

On maintient ses propos parce que c'est d'abord les propos justes d'un maire

15:31
Locuteur

d

15:32
Locuteur 5

'une ville importante et qui ne souhaite pas que l'on rentre dans une logique d'escalade en fin de compte de la violence.

15:39
Locuteur

Dire

15:40
Invité

que la violence peut parfois être légitime, ce sont les propos justes d'un élu de la République ? Bien

15:43
Locuteur 5

sûr, juste dans la situation dans laquelle en fait nous sommes parce que je rappelle que contrairement à ceux qui commentent, moi j'étais au cœur. Je n'avais pas de gilet pare-balle,

15:52
Locuteur

je

15:52
Locuteur 5

n'avais pas de cas, je n'avais rien. Vous avez assisté à des violences ? J'ai précisément assisté, c'est ce qui m

15:56
Locuteur

'a

15:56
Locuteur 5

le plus inquiété.

15:58
Présentateur

Voilà, Balibagayoko qui maintient ses propos sur la violence légitime. Est-ce qu'avec ses propos, avec ce qui se passe devant les lycées, on n'est pas, Mickaël, dans la traduction concrète de la stratégie de Jean-Luc Mélenchon de vouloir tout conflictualiser ?

16:12
Invité

On est au cœur. Il n

16:14
Locuteur

'est

16:14
Invité

pas question effectivement pour LFI d'être à côté du conflit puisqu'ils en sont à l'origine. Le conflit n'est pas en train de se politiser. Il est politisé depuis le départ. On est bien évidemment à l'orée et en levée de rideau de l'élection présidentielle. On ne

16:27
Locuteur

va

16:27
Invité

pas être naïf. On sait très bien qu'aujourd'hui, la France insoumise fait ce que le Parti socialiste a su faire pendant des années, c'est-à-dire organiser le mouvement social en particulier dans les enceintes donc étudiantines et lycéennes.

16:41
Locuteur

De

16:42
Invité

ce point de vue-là, à l'époque, il y avait d'autres barons, si je puis dire, qui s'occupaient de ce genre de choses et certains en sont connus. de ce point de vue-là, c'est un travail politique, je dirais, effectivement classique et sans aucune naïveté.

17:00
Locuteur

C

17:00
Invité

'est exactement ce qui s

17:01
Locuteur

'est

17:01
Invité

passé.

17:01
Locuteur

D

17:01
Invité

'ailleurs, cette fois-ci, il ne se cache pas puisqu'en fait, ils viennent même le dire et l'encourager. Après, ce qui est intéressant avec le maire de Saint-Denis, c'est qu'en fait, ça raconte aussi le projet politique. L'école, c'est une école de militants et de soldats politiques.

17:15
Locuteur

Quand

17:15
Invité

on vient dire, et de propagande, quand on vient dire « la violence est légitime

17:18
Locuteur

», même

17:19
Invité

avec la phrase après pour adoucir, mais le propos est celui-là, il faudrait quand même plutôt dire que c'est une phrase d'un certain philosophe politique, Max Weber, qui parle de la violence légitime accordée à l'État. C'est-à-dire que la violence légitime,

17:34
Locuteur

c

17:34
Invité

'est la police

17:35
Locuteur

et

17:35
Invité

non pas le fait de manifestants de pouvoir faire de l'insurrection. Donc, bien évidemment, on est, avec une tentative de l'FI, d'allumer la conflictualité au cours d'une campagne présidentielle qui ne fait que commencer et en même temps laisse entrevoir le projet politique de la France insoumise pour l'ensemble de la France.

17:59
Présentateur

Avec une volonté électorale aussi, Elisabeth,

18:02
Locuteur

il

18:02
Présentateur

y aura, alors, il y a ces lycéens, ils ont 17-18 ans, il y a un peu plus de 4 millions de primo inscrits pour la présidentielle de 2027,

18:10
Locuteur

c

18:10
Présentateur

'est-à

18:10
Locuteur

-dire

18:10
Présentateur

des gens qui seront en âge de voter pour la première fois. ils

18:13
Locuteur

n'ont

18:13
Présentateur

pas forcément des primo votants parce qu'il y

18:14
Locuteur

aura

18:14
Présentateur

peut-être de l'abstention, mais est-ce qu'il y

18:16
Locuteur

a

18:16
Présentateur

une volonté d'aller séduire ces primo inscrits de la part de la France insoumise ? C'est très clair, c'est dans la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, vous savez, il a regardé quels étaient les segments entre guillemets des lecteurs qui pouvaient alimenter son capital et effectivement, dans ce capital, il y a les jeunes, ils votent très peu les jeunes et le plus souvent quand ils votent,

18:35
Locuteur

c

18:35
Présentateur

'est plutôt pour le Rassemblement national. Donc, effectivement, ils cherchent à mobiliser les jeunes et je me posais la question, effectivement, à qui ça profite dans le fond, ces images ? Spontanément, on se dit évidemment au tenant de l'ordre parce que ces images font peur. Ce sont des jeunes, parfois des très jeunes. Il y en a qui vont être blessés, parfois ils vont être blessés à vie. C'est quand même assez dramatique ce qui se passe pour certains. ce sont des jeunes qui sont à peine à l'âge adulte. Donc, c'est vraiment très délicat à manipuler. Si, comme vous le disiez, il peut y avoir un drame, ce sera tragique.

On a des précédents dans la Ve République qui ont fait basculer évidemment l'opinion. Donc, tout ça, c'est de la nitroglycérine. À qui ça profite ? Je dirais à personne dans le fond. Pour l'instant, on verra comment ça évolue. mais il y

19:32
Locuteur

a

19:32
Présentateur

les vacances de Toussaint qui vont arriver dans une dizaine de jours. On se dit que ça va amortir et que ça va peut-être digérer cette colère. Mais politiquement, on serait bien en mal de dire qui en tirera les marrons du feu sur le papier, Jean-Luc Mélenchon. Oui, il essaye de mobiliser la jeunesse à son profit. Michael, à prendre d'écouter Edouard Philippe.

19:53
Invité

Oui, on voit d'ailleurs que le gouvernement, cette fois-ci, à la différence du passé, réagit très très vite en proposant la plateforme. N'aucun diront gadget politique, pourquoi pas. En tout cas, c'est une démarche qui a été proposée parce que c'est le cauchemar de tous les gouvernants. Les mouvements de jeunesse, les mouvements de jeunes dans la rue, c'est le cauchemar de tous les gouvernants. Il y a cette fameuse formule du dentifrice qui est sorti et qui est impossible à rentrer dans le tube. C'était la formule de Jean-Pierre Raffarin. C'est exactement le cauchemar de tous les dirigeants.

20:24
Présentateur

Et justement, comment réagit le gouvernement ? Comment réagit le bloc central ? Et les candidats à la présidentielle du bloc central ? On va écouter ce matin Edouard Philippe, il était sur TF1.

20:34
Invité

Rien n'est satisfaisant dans cette histoire. Que des lycéens et des revendications, ça peut s'entendre. Mais on peut formuler ces revendications sans bloquer un lycée.

20:42
Locuteur

On

20:42
Invité

peut formuler des revendications sans interdire aux autres lycéens de suivre des cours. On peut le faire sans violence,

20:48
Locuteur

on

20:48
Invité

peut le faire sans dégradation. Ce que je constate aujourd'hui, c'est que, un peu instrumentalisé, il faut bien le reconnaître par la France insoumise, un certain nombre de lycéens interdisent aux autres de suivre leurs cours, abîment des établissements publics, vont faire payer aux contribuables des réparations, ce qui est scandaleux.

21:04
Présentateur

On le disait, la France insoumise joue sa partition, mais la droite, le bloc central, joue aussi leur partition, c'est-à-dire l'ordre, l'autorité, faire payer les casseurs, ça permet aussi à ce bloc-là de développer ces thèmes de campagne.

21:16
Locuteur

Et

21:16
Invité

puis ça permet aussi d'oublier peut-être les revendications originelles de ce mouvement, c'est-à-dire le manque de moyens, le manque de professeurs, des conditions dégradées, des bâtiments aussi insalubres parfois. Après, la difficulté, c'est que là, on parle de violence physique, ce qu'on voit sur les images. C'est beaucoup plus acceptable pour un homme politique d'instrumentaliser ou de récupérer ou d'accompagner un mouvement quand il s'agit de violences plutôt symboliques. On se souvient de manifestations de policiers auxquelles participaient des élus de droite où on entendait des slogans le problème de la police et de la justice. Ce n

21:45
Locuteur

'est

21:45
Invité

pas de la violence physique, mais ça reste quand même une violence symbolique. On s'en prend contre un pouvoir de la Ve République. Il y a aussi, on a vu des sénateurs, des parlementaires accompagner des agriculteurs pour des manifestations, d'aller récemment devant le Parlement européen à Strasbourg pour manifester contre Mercosur. Alors là, évidemment, c'est beaucoup plus facile pour un élu d'accompagner des agriculteurs parce que ce sont des mouvements avec une violence, on va dire, ritualisée. On va dire, il y a un accord tacite avec les forces de l'ordre, l'un d'un côté on ne va pas trop loin.

22:14
Locuteur

Les

22:15
Invité

mouvements étudiants, c'est autre chose et les mouvements lycéens encore plus parce que c'est beaucoup moins structuré et ça peut partir dans tous les sens et en plus, ça peut aussi être infiltré par des casseurs et ce qui peut mettre le mouvement complètement incontrôlable, c

22:27
Locuteur

'est

22:27
Invité

ça le risque pour les défis.

22:29
Présentateur

La campagne qui peut dégénérer suite à ces mouvements sociaux et aux réactions, la campagne qui peut aussi dégénérer suite aux affaires et notamment à celles qui concernent Gendarme Bardella, Emmanuel Macron qui hier a pointé un risque justement d'escalade suite aux propos de Marine Le Pen, le chef de l'État qui s'est également exprimé sur les révélations de Mediapart sur des propos antisémiques qu'aurait tenu Jordan Bardella lorsqu'il était plus jeune. On va l'écouter, le chef de l'État.

23:00
Locuteur

Les

23:00
Invité

propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables et

23:04
Locuteur

ils

23:06
Invité

ne souffrent pas quelque commentaire que ce soit. Ils appellent à la condamnation la plus extrême. Ce n'est pas la République.

23:11
Locuteur

Et

23:12
Invité

la deuxième chose, ils impliquent

23:14
Locuteur

que

23:14
Invité

les responsables clarifient.

23:17
Locuteur

Voilà.

23:17
Invité

C'est le rôle des responsables politiques.

23:20
Locuteur

qu

23:20
Invité

'ils clarifient.

23:21
Locuteur

La

23:22
Invité

ligne, les mots

23:23
Locuteur

et

23:24
Invité

les gens qui sont dans leur parti peuvent prononcer telle chose.

23:29
Présentateur

La déclaration de Marine Le Pen. Alors

23:30
Locuteur

qu'il ne

23:30
Présentateur

s'exprime pas sur la politique intérieure quand il est à l'étranger, là hier, il l

23:34
Locuteur

'a

23:34
Présentateur

quand même pas mal fait. Les vannes sont un peu ouvertes à quelques mois de son départ. D'une part, d'autre part, il répondait à une question. Il n'est pas spontanément allé commenter mais il a profité de l'occasion pour dire des choses assez convenues que ces déclarations de qui que ce soit qu'elles émanent sont absolument ignobles. Ça, d'accord. Et ensuite, il en profite effectivement pour demander à Jordan Bardella

24:00
Locuteur

en

24:01
Présentateur

fait de clarifier sa position. Jordan Bardella qui est immédiatement répondu mais extrêmement rapidement en renvoyant Emmanuel Macron à son absence au défilé de la

24:13
Locuteur

manifestation

24:13
Présentateur

après le saut octobre sur l'anti-sémitisme. Et ensuite, il a publié, Jordan Bardella un très très long poste sur X pour à nouveau tenter de s'exonérer de ses accusations. Il entre dans un tunnel, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, le tunnel que lui a préparé Mediapart qui n'a pas encore apporté les preuves des accusations. Pour l'instant, le président du RN nie en bloc. en bloc, il dément en bloc, si vous me permettez,

24:49
Locuteur

il

24:49
Présentateur

fait une Cahuzac. C'est-à-dire que je ne dis pas du tout qu'il est coupable comme Cahuzac, je dis que sa ligne de défense est pour l'instant la même, c'est-à-dire je n'ai jamais tenu ses propos. et donc il se défend de cela en attendant que Mediapart fournisse ses preuves.

25:09
Locuteur

Comment

25:10
Présentateur

ça va se terminer ? On n'en sait rien. Est-ce qu'il y

25:12
Locuteur

a

25:12
Présentateur

vraiment des preuves ? Ou est-ce que ça va rester comme ça ?

25:15
Locuteur

C

25:15
Présentateur

'est-à-dire déclaration contre déclaration, affirmation contre démenti et dans le fond, contrairement à Cahuzac, il n

25:23
Locuteur

'y

25:23
Présentateur

aura pas des audios, des vidéos qui auront été le coup fatal aux dénégations du ministre du budget de l'époque.

25:31
Locuteur

On

25:31
Présentateur

verra. En tout cas, Emmanuel Macron, il est aussi un peu dans son rôle. Compte tenu de l'antisémitisme qui imprègne la société française depuis plusieurs années,

25:45
Locuteur

il

25:46
Présentateur

a raison de rappeler qu'un parti politique doit clarifier sa position sur ces questions.

25:52
Locuteur

C

25:52
Présentateur

'est fondamental dans le contexte dans lequel on est. Est-ce qu'il est dans son rôle là-dessus ? Simon ? Et est-ce que de pointer le risque d'escalade, puisque c'est ce qu'il a fait, c'est aussi dans son rôle d'alerter là-dessus ?

26:06
Locuteur

Alors,

26:06
Invité

ce qu'on n'a pas entendu dans l'extrait, c'est qu'aussi Emmanuel Macron reproche à Jordan Bardella ou au Rassemblement national de s'attaquer aux médias, à Mediapart,

26:16
Locuteur

ce

26:16
Invité

qui peut aussi faire sourire avec un peu de recul parce que Emmanuel Macron n'a pas toujours été un grand défenseur de la liberté de la presse. On se souvient de l'affaire Benalla et de sa phrase « Qu'ils viennent me chercher ? » et ils disaient « Le pouvoir journalistique ne doit pas se remplacer de pouvoir judiciaire. » On tombe une journée après une enquête qui vient d'être ouverte après une plainte de Sébastien Lecornu pour des fuites qui sont sorties dans la presse sur le budget. Donc, là, sur les attaques sur Mediapart, Emmanuel Macron aurait peut-être se rappelé.

Enfin, moi, j'aurais été Jordan Bardella, j'aurais plutôt rappelé ça plutôt que de faire une erreur factuelle dans le long poste dont vous avez parlé. Il a dit « Il n

26:51
Locuteur

'a

26:51
Invité

jamais été en Israël

26:52
Locuteur

»

26:52
Invité

alors que

26:52
Locuteur

c

26:52
Invité

'est faux. Pour le coup, il a été deux semaines après les attentats du 7 octobre. Donc, très mauvaise défense de Jordan Bardella. Ok. Oui,

27:00
Locuteur

on

27:00
Invité

a… Ce qui est intéressant, c'est effectivement, bon, les propos, on a compris, on les qualifie, on sait à quoi ils renvoient. Ça renvoie également à toute l'histoire de ce parti, à l'influence parce qu'il est très souvent

27:16
Locuteur

cité. Vous parlez des accusations portées contre… Oui, bien sûr,

27:18
Invité

des accusations et des propos antisémites tenus supposément par Jordan Bardella jusqu'à preuve. Mais, bien évidemment, une fois qu'on a dit ça, c'est comment l'affaire est-elle gérée dans la période politique et que va-t-il se passer ? D'abord, le système de défense, effectivement, de Jordan Bardella est extrêmement risqué

27:37
Locuteur

parce

27:38
Invité

qu'on connaît maintenant Mediapart, on connaît le talent de Mediapart d'imprimer et de faire l'agenda de débuts de campagne voire de membres de la vie politique française quelles que soient les appartenances politiques et là, on y est. Ça veut dire que, bien évidemment, lorsqu'on entend les protagonistes et les journalistes de Mediapart qui disent nous produirons la démonstration, ils n

28:03
Locuteur

'ont

28:03
Invité

pas dit la démonstration de ce que nous avançons, il va se passer encore évidemment de nouveaux épisodes et là, ce sera l'épreuve de vérité parce qu'effectivement, est-ce qu'on va se retrouver dans la configuration comme le disait Elisabeth de l'affaire Cahuzac avec quelqu'un pris dans le pot de confiture d'un mensonge et là, ça reviendra à Marine Le Pen

28:22
Locuteur

c

28:22
Invité

'est-à-dire qu'elle devra prendre une décision

28:25
Locuteur

parce

28:25
Invité

que selon la formule qu'on a entendue dans la presse, si des brebis galeuses du RN ont été chassées, est-ce que Mediapart n'a pas trouvé le berger

28:33
Locuteur

?

28:34
Invité

Ça, c'est une formule qui est utilisée et de ce point de vue-là, ce sera la question politique des prochaines semaines et qui, une fois de plus, montre à quel point cette campagne présidentielle va être hors normes.

28:44
Présentateur

Mais est-ce que, puisqu'on parle de la campagne présidentielle, est-ce que dans l'électorat RN, ça peut coûter cette affaire ou pas ? Il y

28:51
Locuteur

a

28:51
Présentateur

un sondage IFOP qui a été publié hier soir pour Le Figaro et LCI qui a été fait entre vendredi et mardi, donc en partie 24 heures après les révélations de Mediapart. pour l'instant, ça ne touche pas Marine Le Pen. Si ça la touche, ça sera assez progressif quand même et on le verra au fil des semaines. Là, c'est un peu tôt pour que ça ait infusé dans l'opinion. Par ailleurs, est-ce que ça touchera directement Marine Le Pen

29:19
Locuteur

?

29:20
Présentateur

Oui, si c'est avéré, encore une fois, si, si, si, c'est quand même une salle à faire pour le Rassemblement national qui peut coûter à Jordan Bardella sa carrière politique. Si.

29:31
Locuteur

Mais qui peut coûter

29:32
Présentateur

le second tour à Marine Le Pen

29:33
Locuteur

? Alors, on dit

29:34
Présentateur

beaucoup que le premier tour, effectivement, ça l'épargnerait. Le second tour, il y

29:38
Locuteur

a

29:38
Présentateur

une partie de l'électorat de droite LR qui peut effectivement être effrayée par ses résurgences, même si c'est elle qui a fait le tri et qui a viré son père pour des propos antisémites. Il y a un fond, il y

29:54
Locuteur

a

29:54
Présentateur

un fond de sauce FN qui demeure dans l'URN. Donc, ça peut lui coûter dans quelle mesure ? Vous savez, la colère est-elle

30:01
Locuteur

? La

30:03
Présentateur

colère des Français est-elle qu'on a envie de dire

30:05
Locuteur

que

30:06
Présentateur

quoi qu'ils aient fait et quoi qu'ils proposent, ils seront le réceptacle de cette colère. Tout ce qui est rationnel, pour l'instant, ne prend pas dans la campagne à cause de ce climat qui imprègne fortement quand même l'opinion.

30:23
Locuteur

L

30:23
Invité

'enjeu, c'est quand même pour Marine Le Pen de ne pas retourner dans le champ de la diabolisation. Jordan Mardin, pour le coup, était le présentoir de la dédiabolisation depuis de nombreuses années. Comme vous dites,

30:35
Locuteur

je

30:35
Invité

pense que sur le cœur de l'électorat, possiblement, ça peut rester sans impact, mais le problème sera l'électorat périphérique.

30:42
Locuteur

Et

30:42
Invité

ça va être ça tout. On peut dire qu'au Sénat, dans quelques semaines, on va examiner un projet de loi de lutte contre l'antisémitisme et le racisme. Le nouveau groupe RN pourrait aussi être en difficulté quand on va aborder ces questions. Il y a aussi un agenda qui va aussi arriver.

30:59
Locuteur

Vous

30:59
Invité

l'avez rappelé,

31:00
Locuteur

il

31:00
Invité

y

31:00
Locuteur

a

31:00
Invité

beaucoup d'actes antisémites en France. Ça sera difficile maintenant pour le Rassemblement National de se présenter comme le parti qui défend les défenseurs des Juifs. C'était l'expression de Jordan Mardin. Déjà, c'est une complication qui peut forcément rejérir sans Marine Le Pen. Donc Marine Le Pen, elle a eu comme attachée de presse une députée qui... Vous

31:19
Locuteur

voyez, Caroline

31:20
Invité

Parmentier,

31:21
Locuteur

c'est pour ne pas la cité. On

31:22
Invité

peut aussi

31:22
Locuteur

regarder... C'est une journaliste

31:23
Invité

de présent. Oui, il

31:25
Locuteur

y

31:25
Invité

a aussi l'ancien député Bocarelli aussi qui tenait une librairie avec des écrits antisémites. Donc on peut aussi regarder tout l'entourage. Il y

31:32
Locuteur

en

31:32
Invité

a dans les cabinets. On se souvenait en 2024. On en a trouvé dans les cabinets.

31:35
Locuteur

On

31:35
Invité

a trouvé parmi les candidats. Donc, il y a Jordan Bardella mais ça peut aussi s'étendre à d'autres soit collaborateurs, soit élue. Ça

31:43
Présentateur

peut mettre à mal la stratégie de dédiabolisation ?

31:46
Invité

Ce qui va être effectivement très délicat pour Marine Le Pen,

31:49
Locuteur

c

31:49
Invité

'est, comme on vient de le dire à l'instant très justement, c'est de comment préserver l'électorat de conquête.

31:54
Locuteur

Et

31:55
Invité

le fait qu'aujourd'hui la structure de popularité de Marine Le Pen soit interclassiste, comme on dit, et se traverse toutes les classes sociales, implique forcément qu'il y en a des nouvelles qui ont été récemment convaincus, à minima séduites, en tout cas, voulant peut-être accorder une confiance. Ce sujet-là peut être effectivement indéterminant dans le cas de populations qui, bien évidemment, auront à choisir parce qu'elles ne sont pas, elles ne

32:23
Locuteur

font

32:23
Invité

pas partie du noyau dur, elles ne sont pas des militants ou des électeurs qui se sont structurés année après année, élection après élection, dans la solitude je dirais des électeurs RN, dans le fait d'être opposés à une société de manière générale, à être opposés à des fronts républicains. Là, ce sont des nouvelles populations qui tendent l'oreille face au projet de Marine Le Pen et ce sont ces populations-là, ces électeurs-là qui seront les plus peut-être fragiles et fragilisés et auxquels il faudra faire attention.

32:53
Présentateur

Déjà, quand même, la campagne du RN est impactée parce que pour Jandar de Bardella, faire campagne aujourd'hui comme si de rien n'était, c'est compliqué.

33:00
Locuteur

Et

33:01
Présentateur

à chaque fois, il va se retrouver face à des adversaires, notamment, on l

33:05
Locuteur

'a

33:05
Présentateur

bien vu déjà, et les filles qui font cette

33:08
Locuteur

liste

33:09
Présentateur

de personnalités qui ont été mises en cause pour des propos antisémites récemment, moins récemment. Donc à chaque fois, il y aura ce rappel et pour lui, c'est déjà un boulet au pied avant le Congrès qui devrait l'introniser comme président du

33:24
Locuteur

RN. Voilà, justement, c

33:25
Invité

'est ce que je voulais rajouter. Il devrait normalement être entre guillemets la star d'octobre puisque c'est le Congrès qui le renouvelle. C'est peut-être là que ce sera le moment de ces difficultés. En trois mois, Jordan Bardella a perdu son statut de présidentiable. Là, je pense qu'il a peut-être perdu son statut de premier ministrable. Et dans un mois, peut-être qu'il va aussi perdre la présidence du parti.

33:44
Locuteur

Donc c'est une séquence un peu

33:46
Présentateur

compliquée. au moment où Sébastien Lecornu doit faire passer un budget.

34:02
Invité

Redresser les finances publiques sans s'aliéner les oppositions politiques, c'est un peu la dernière mission du moine soldat, j'allais dire,

34:10
Locuteur

Sébastien

34:10
Invité

Lecornu. Ce n'est pas la première fois qu'il est confronté à ça.

34:14
Locuteur

Il

34:14
Invité

avait eu ce problème l'année dernière. Mais il avait quand même quelque chose dans sa musette.

34:18
Locuteur

C

34:18
Invité

'était la suspension de la réforme des retraites

34:20
Locuteur

qui

34:21
Invité

pouvait jouer avec le... qui pouvait négocier avec le parti socialiste. Mais il avait... Oui, c'était aussi un petit peu lié les mains en refusant... Enfin, en s'engageant, il n

34:29
Locuteur

'a

34:29
Invité

pas utilisé le 49-3. Cette année, bon, il n'a pas de... À part revenir par proposer une taxe Zuckman ou le SMIC à 1 700 euros, il ne pourra pas négocier avec le parti socialiste. Donc il va falloir trouver d'autres alliés.

34:40
Locuteur

Est-ce qu'il n'a pas

34:40
Présentateur

aussi un problème d'interlocuteur, du coup, maintenant ?

34:43
Invité

Ils sont en pleine primaire. Donc c'est difficile de trouver un interlocuteur au parti socialiste. Mais il va falloir aussi peut-être regarder du côté du rassemblement national qui, en ce moment, n'est pas à la fête non plus, comme on vient de le dire. Donc ça va être un petit peu compliqué. Ça va

34:54
Locuteur

être

34:54
Invité

du coup, jumain pour Sébastien Lecornu d'essayer de trouver des mesures qui conviennent plus ou moins à tout le monde pour qu

34:59
Locuteur

'il

34:59
Invité

s'abstienne peut-être sur un 49-3. Ce qui est plus facile pour une opposition de s'abstenir sur un 49-3 que de s'abstenir sur un budget qui n'est pas le vôtre. Donc ça va être tout le défi de...

35:08
Présentateur

À suivre. Allez, à suivre, évidemment, cette campagne passionnante et puis cette rentrée parlementaire. Merci à tous les trois. Merci beaucoup d'avoir été avec nous à partir de 14h30. Ne manquez pas notre édition spéciale rentrée parlementaire et édition... Élections, pardon, évidemment, du président du Sénat. C'est à suivre en direct sur notre antenne. Très bonne journée sur le public Sénat.

35:30
Locuteur

Public

35:31
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour chez vous. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.