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interviewLCI (sur YouTube)· 9 avril 2026 75 min

Liban : Netanyahou n'écoute plus Trump ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, soyez les bienvenus sur LCI. C'est l'heure du grand dossier. Ce soir, cet enjeu, Iran une trêve le doigt sur la gâchette.

Le cesser le feu plus fragile que jamais. après de nouveaux bombardements de part et d'autres et de nouvelles déclarations, vous allez les entendre parfois fracassantes. Au Liban, Israël poursuit ses frappes contre le Esbola.

Jérusalem et Washington décorellent le pays du cèdre de l'arrêt des combats pour l'Iran et le Pakistan. Il en fait pourtant partie inséparable de cet accord, disent les Iraniens. L'avenir de l'uranium enrichi et du D3 d'Ormous font aussi débattre et rend exclus toute restriction de son programme d'enrichissement.

Quant à l'Union européenne, pas question de payer pour passer à travers ce D3. Alors justement, comment le sécuriser ? Comment s'assurer que le trafic il reprenne normalement dans des délais raisonnables ?

On vous révèle ce soir les toutes dernières pistes étudiées et ce sera normalement l'objet de négociation d'ici 48 he entre américain et iranien au Pakistan. pour tout vous faire vivre. Évidemment, nous serons avec tous nos envoyés spéciaux, tous nos correspondants au Liban, en Israël, en Iran, aux États-Unis.

Mais juste avant, écoutez, regardez. Le président a été très clair. L'accord c'est un cesser le feu.

Une négociation. C'est ce que nous offrons et c'est ce qu'ils offrent en retour. C'est la réouverture du D3.

Si nous ne voyons pas cela se produire, le président ne respectera pas nos engagements si les Iraniens ne respectent pas les leurs. Et pour tout comprendre, tout décrypter, ce soir avec nous le colonel Michel Goya. Bonjour colonel.

Je dis ce soir mais on est encore en pleine après-midi. Consultant militaire LCI, auteur du livre théorie du combattant aux éditions Périn. Et je rappelle qu'on peut aussi lire vos analyses sur un blog la voix de l'épée.

Voilà pour toutes les informations. Bonsoir Guillaume Roquette. Bonsoir.

Merci d'être avec nous. directeur de la rédaction du Figaro Magazine, Samantha de Banderne est aussi avec nous, chercheuse à la Royal Institute of International Affairs et Xavier de Jaccomie. Bonsoir Xavier jour, merci d'être avec nous.

Je n'y arrive pas, j'ai l'habitude, j'arrive un tout petit peu plus tard dans la journée. Éditorialiste international LC, on va avoir besoin de vos lumières aujourd'hui notamment concernant ce fameux D3 d'ormous. Des images, des images pour commencer, elles disent la fragilité de l'accord conclu entre Washington et Étheran.

Voici le résultat des dernières frappes du jour au Liban. Et les dégâts, vous allez les découvrir. Provoqué également par les frappes d'hier considérable en plus des dégâts.

Au moins 254 personnes tuées parmi lesquelles le neveu du chef du Esbola. Il y a aussi 1165 blessés dont de nombreux civils bilan fournis par la défense civile libanaise. Euh des chiffres fiables selon nos correspondants sur place au Liban.

Euh Marion Russell est sur place aussi avec Camille Souot. Un jour de deuil Marion décrété ce jeudi au Liban. Ça dit le choc véritablement qu' a provoqué ces attaques.

Oui, journée nationale de deuil ici au Liban. Alors voilà, on va vous montrer. On est sur les lieux d'une frappe hier et le deuil prend tout son sens ici parce qu'on est tenu à bonne distance.

Pourquoi ? Il y a un sac mort. qui sont en train des secouristes qui travaillent depuis la nuit dernière en train d'essayer de sortir quelqu'un vraisemblablement qu'ils auraient peut-être aperçus.

Alors, on voit le travail des secouristes derrière et ces scènes elles se sont répétées à plusieurs endroits du Liban. Ici, c'était un immeuble de six étages qui a été détruit par une frappe israélienne en quelques secondes. On voit il y a des il y a des vêtements, il y a des cours d'enfants, il y a des peluches, il y a il y a plein de choses de d'un appartement finalement classique qui ont été complètement soufflé par cette explosion.

Les secouristes qui sont donc à l'œuf toute la journée, ils ont continué à chercher d'éventuelles victimes parce qu'on le sait, le bilan, il est déjà lourd, 254 morts officiellement, mais il risque de s'alourdir déjà parce qu'il y a plus d'un millier de blessés et aussi parce qu'il y a sans doute encore des personnes sous ces décombes. C'est une journée très compliquée ici au Liban parce qu'il y a aussi eu une nouvelle alerte, une nouvelle appel, un nouvel appel à évacuation ici à Beyouth sur la banlieue sud, ce qui est plutôt classique, mais aussi au-delà sur une zone plus étendue et ça forcément et bien ça suscite beaucoup d'inquiétude pour les Beoutins, pour les Libanais parce qu'ils ont peur et bien que ça recommence. On est 24 heures à peine après ces frappes meurtrières.

Forcément, ça raisonne tout particulièrement aujourd'hui. On se tient au courant et il y a eu un énorme exode he de ces banlieux vers la corniche, des gens qui quittent leur domicile pour essayer de fuir parce que la peur, c'est ce qui règne aujourd'hui dans la tête des libanais. Merci Marion.

Soyez prudent. Vous êtes à Camisou avec Camisou à Beou au Liban. Ces frappes, qu'est-ce qu'elles traduisent ?

Est-ce qu'elles traduisent la volonté d'Israël de faire capoter les négociations qui s'annoncent dans 48 heures au Pakistan ou est-ce qu'Israël profite de ce délai de ces dernières 48 heures si j'ose dire avec l'aval du président américain pour faire le le plus de dégâts possible et et handicaper le plus possible son principal ennemi désormais le Esbola je pense pas du tout que que Israël soit en train de profiter de quoi que ce soit ni de l'attente des négociation ni du fait que les États-Unis vont peut-être leur demander de faire autre chose en 48 he je pense qu'Israël a s'est mis un but, c'est de détruire le esbola coûte que coûte avec des dommages collatéraux énormes et que c'est et que Israël ne considère pas que le CC de feu concerne le Liban malgré ce que dit ce que disent les Iraniens, malgré ce que disent les Libanais, malgré ce que disent certains dirigeants européens, je crois que Israël s'est vraiment mis dans la tête aujourd'hui. Ils vont s'était débarrasser du Esbola. d'avoir cette zone tampon dans le sud Liban et et que rien ne va l'arrêter.

C'est pas c'est c'est pas pour faire capoter le cesser le feu. Je crois pas que ils ne sont pas dans cet état d'esprit là. Je ne pense pas.

Pour moi, c'est vraiment ils ont ils ont leur guerre et et leur guerre est en train de se séparer de plus en plus de cette grande guerre entre les États-Unis et l'Iran. Sauf Guillaume Roquette que cette stratégie peut faire capoter les négociations. Oui.

Et il va bien sûr y avoir un rapport de force. C'est-à-dire que la question c'est est-ce que les États-Unis vont pouvoir euh avoir suffisamment d'influence sur Israël pour obtenir une forme de cesser le feu au Liban ? Parce que on le voit effectivement Israël et et les Américains sont alliés mais ils ne sont pas alignés.

Et autant Donald Trump est un peu ératique dans dans la gestion de ce conflit, autant les Israéliens, ils sont parfaitement clairs. Laniaou a beaucoup de défauts, mais il est lisible. Depuis le 7 octobre 2023, l'objectif c'est de sécuriser Israël en en éliminant tous les ennemis possibles de la région.

Euh la Syrie, c'est fait, euh le Hamas euh c'est à peu près fait de depuis le la guerre à Gaza et puis l'Iran, c'est en cours et puis le dernier volet, c'est désarmer le Esbola au Liban. Et ça, Israël n'en démor pas. Et donc le message, il est envoyé à Trump.

Peut-être que vous vous savez pas très bien où vous allez, mais nous on le sait et on a notre ligne qu'on la suit. Allié mais pas aligné Israël et les Américains. On se souvient quand même que lors de la guerre des 12 jours, Donald Trump avait tapé du point sur la table et les avions israéliens partis pour continuer leur bombardement sur Lian étaient rentré au Berkail.

Est-ce que le président des États-Unis a toujours ce poids, ce levier vis-à-vis de son allié non aligné ? Euh bah écoutez, en partie puisque effectivement l'Israélien ne bombardent plus l'Iran proprement dit, mais euh mais en partie seulement euh parce que comme disait Samantin, oui, ils continuent malgré tout leur guerre euh à eux, leur leur priorité à ce stade, c'est effectivement d'aller le plus loin possible dans la destruction du Esbola. Ça fait 40 ans hein qu'il cherchent détruire le Esbola.

Ils savent pas comment faire les Israéliens. Donc, il y a eu tout un 18 ans de présence au Liban et finalement ça pas ça a rien donné. ils ont été obligés d'évacuer.

Maintenant, ils ont une autre politique qui est celle de la pression de directe sur le Sebbola et de la pression indirecte. Euh c'est-à-dire si on tape un peu à côté sur l'environnement, et bien finalement c'est pas si grave parce que ça va peut-être obliger cet environnement, que ce soit environnement humain, à rejeter le esbola et l'État libanais peut-être à se bouger un petit peu pour essayer de le désarmer. C'est ça la la stratégie depuis depuis 2000 en fait de C'est intéressant ce que vous dites Colen.

Vous parlez de de stratégie. On souvient des frappes israéliennes en 2006 en 2024 contre ce même Espo là. Ce parti parce que c'est aussi un parti à 12 ou 13 députés je crois au Parlement libanais avec ses alliés.

Il a quasiment la majorité une soixantaine de députés Bola ou proesbola. Est-ce que ça fonctionne cette stratégie israélienne pour détruire le Espola pour le le réduire à néant ou est-ce que cette ce problème libanais doit être résolu par les Libanais ? Par les Libanais, c'est certain.

Est-ce que ça fonctionne ? On voit bien que non. Le colonel Goya l'a rappelé hein, c'est depuis 1982 l'occupation du Sud Liban jusqu'en jusqu'en 2000 hein.

Là on n pas la sensation, je rentre de Beoute jé une vingtaine de jours. On n' pas la sensation qu'il y ait une volonté affirmée d'occuper entièrement le sud Liban jusqu'au fameux fleu l'Italie. En revanche, il y a une volonté de repousser la menace la plus tangible sur les villes du nord d'Israël des requêtes qui s'abattaient de manière régulière qui d'ailleurs euh il y a pas eu de tir de requête pendant le cess le feu alors que entre la fin de 2024 et la reprise des hostilités suite à la guerre en Iran alors que Israël continuait à bombarder.

Euh on va écouter Benjamin Etago justement sur ces dernières déclarations. Ensuite nous nous rendrons en Israël retrouver Betabet Salem qui nous attend. le premier ministre israélien puis le direct à Telaviv.

Nous avons encore des objectifs à atteindre et nous les atteindrons que ce soit par la voix de la négociation ou en reprenant les combats, car nous sommes prêts à reprendre les combats à tout moment si nécessaire. Le doigt est sur la gâchette. Donc voilà pour les dernières déclarations, une chose semble certaine, les autorités israéliennes estiment que le Liban et leurs opérations militaires sur place ne font pas partie de l'accord de ce cesser le feu conclu entre les Iraniens et les Américains.

Babe Salem, le premier ministre israélien, on vient d'entendre la répété aujourd'hui concernant le esbola. Il veut aller lui jusqu'au bout. C'est évidemment cette partie de la phrase qui nous intéresse.

Ça veut dire quoi jusqu'au bout ? Ça veut dire déjà qu'il va frapper le esbola avec force et c'est ce qu'il a d'ailleurs précisé aujourd'hui. D'ailleurs, quelques heures après lui, c'est son ministre de la défense, Israël 4, qui a précisé qu'hier 200 terroristes du Esbola avaient été tués dans ces frappes très agressives de l'armée israélienne.

Ce chiffre, il est difficilement vérifiable mais on sait que selon les renseignements israéliens et bien le Bola ces dernières semaines de plus en plus se disperse et se cache dans les zones civiles. Ce qui pourrait expliquer ces frappes de grande envergure dans le centre de Beout. Et d'ailleurs cet accord finalement c'est c'est le fait en tout cas avec le Liban, avec l'Iran, pardonnez-moi, ça arrange finalement Israël puisque ça permet et bien à Israël de concentrer ses forces sur ce front libanais avec cet objectif militaire que vous avez évoqué à l'instant de nettoyer notamment le sud du Liban, mais aussi avec un objectif stratégique, c'est d'affaiblir le plus possible le esbola. c'est d'utiliser la pression militaire en fait comme le négociation afin qu'à terme qu'à moyen terme, on l'espère ici, voir à court terme et bien finalement un accord soit signé avec le Liban, qui soit un accord qui puisse être finalement respecté et que Israël et Liban puisse finalement vivre en paix côte à côte.

Merci beaucoup Betsabé pour ces toutes dernières informations. En tout cas, le premier ministre israélien semble avoir le soutien du vice-président et du président américain Donald Trump et son administration. Écoutez justement J Vens.

Je crois que les Iraniens pensaient que le cesser le feu incluait le Liban, ce qui n'était pas le cas. Nous n'avons jamais fait cette promesse. Nous n'avons jamais laissé entendre que ce serait le cas.

Nous avons simplement dit que l'essu serait axé sur l'Iran et sur les alliés des États-Unis, à savoir Israël et les États arabes du golf. Cela dit, si j'ai bien compris, et je devrais avoir un compte-rendu plus complet une fois dans l'avion, les Israéliens ont en fait proposé de se contenir un peu au Liban car ils souhaitait s'assurer que nos négociations soient couronnées de succès. Voilà, chacun comprendra ce qu'il veut.

Après c'est ces déclorations, c'est une sacrée retenue des des Israéliens ces dernières heures. Effectivement, alors Jade Events doit se rendre, vous l'avez compris, au Pakistan pour négocier avec les Iraniens samedi qui eux ont repoussé leur départ sur place. On en sait pas beaucoup plus euh pour l'instant.

Ce qui est intéressant, c'est que c'est l'un des seuls dans cette administration Trump à s'être opposé à l'idée de la guerre. Et et ça dans le cadre de ce qui arrive évidemment cette cette importance Samantha, on envoie celui qui avait été le seul à dire non ou ce n'est pas une bonne idée à Donald Trump avant le début du conflit. Oui, absolument.

C'est très important. Il y a déjà quelques semaines du Van avait été prévu d'aller au Pakistan pour parler aux Iraniens puis finalement ça ne s'est pas fait. Les Iraniens qui ont dit clairement qui ne voulaient plus parler ni à Witkov ni à Kouchner.

Et oui, Jay Van, c'est celui qui a pris la position la plus en retrait par rapport à cette guerre. Et il faut quand même savoir et nous en parlions justement avant l'émission qu'il y a une fronde enfin une toute une branche à l'intérieur des magas qui est très opposée à cette guerre qui ont des mots extrêmement violents vis-à-vis de la politique du président. JD Van essae de d'être un peu sur une crête. ne peut pas froisser le président mais il est conscient de la colère à l'intérieur des magas dans certains magas qui ont une très très grande influence et il doit être en train de se positionner aujourd'hui comme celui qui qui pourra peut-être reprendre le flambeau maga pour les éc les prochaines élections parce que dans l'optique que cette guerre continuerait à être un désastre politique pour Donald Trump et donc J s'est aussi perçu par les Iriens comme un américain avec qui serait potentiellement possible de dialoguer.

Tout ceci étant dit, est-ce que des décisions qui seront prises ou pas au Pakistan seront respecté par Trump ? Oui, ça c'est une autre question. Jens à la table des négociations.

Alors, je précise quand même, c'est important de le dire, que on ne sait pas quel format auront ces négociations. On ne sait pas si tout le monde sera assis dans la même pièce autour de la même table ou si comme lors des négociations précédentes, que ce soit dans le golf persic ou à Genève, et bien il y aura des allers-retours entre les uns et les autres pour échanger les les points de vue, c'est une bonne nouvelle Jade Evans à la table des négociations pour la paix. En tout cas, c'est un atout supplémentaire effectivement euh un élément supplémentaire qui peut rendre raisonnablement optimiste parce qu'effectivement, comme le disait Samantha V l'a dit, ça a fué d'ailleurs dans la presse américaine, il était plutôt opposé voire très opposé à cette intervention.

C'est en même temps assez habile parce que du coup il y a good cop c'estàdire le le le le méchant qui est Trump qui a beaucoup cogné et qui y a encore de jours, ça nous paraît une éternité, disait qu'il allait rayer de la carte la civilisation iranienne. Et puis maintenant il y a il y a V qui est au qui est à la manœuvre et donc c'est une sorte de maintendu aux Iraniens et en plus vis-à-vis de l'électorat républicain, c'est une façon de dire regardez c'est on écoute aussi ceux qui sont très réticents vis-à-vis de cette opération. Euh vous parlez de Good cop.

Regardez ce que dit Donald Trump. Ça c'est important. Tous les navires avions, personnel militaire, restaurant en place en place et dans le golf et dans la région évidemment autour de l'Iran jusqu'à ce que le réel accord, ça c'est écrit en lettre majuscule soit pleinement conclu donc respecté.

Voilà Sonia Dri vous êtes Drid, vous êtes notre correspondante à Washington. Donald Trump est actuellement ou va entrer dans une dans une réunion avec des responsables militaires américains. Alors, vous nous direz peut-être ce que l'on apprend de cette réunion si on en apprend quelque chose.

Une question quand même à vous poser sur l'évaluation faite dans l'administration de la guerre contre l'Iran. Est-ce que euh toute l'administration américaine est sur la même longueur d'onde ? Oui.

Alors, Donald Trump en effet devrait arriver d'ici quelques minutes dans le bureau Val où il va être briefé en personne par les services de renseignement. il est davantage briefé en personne depuis le début de cette guerre. Et en effet, il y a euh des tons différents dans cette administration depuis l'annonce du CC le feu.

C'était euh on l'a notamment remarqué lors de la conférence de presse hier au Pentagone. Il y avait le secrétaire à la défense PIDEX qui parlait de cette guerre au passé en disant notamment que l'opération fureur épique avait été historique et avait été une victoire écrasante sur le champ de bataille. Alors que le chef d'étatmajor des armées, le général Kan, et bien lui était beaucoup plus prudent.

Il a notamment déclaré que le cesser le feu était une pause dans les opérations de combat et ajouter "Nous espérons que le succès de cette opération durera. Pit également devant les journalistes répétait que désormais le D3 d'Ormous était rouvert alors que le général Ken lui et bien a notamment déclaré je le crois sur la base des négociations diplomatiques depuis le début ce général K est celui est l'un de ceux qui vraiment prévient le président américain des risques possibles d'une telle opération en Iran en évitant toutefois de donner son avis alors que Pitec et bien depuis le début suit avec un grand enthousiasme tout ce que le président veut entreprendre et le communique avec un style bombastique. Merci beaucoup Sonia.

On va vous retrouver évidemment tout au long de l'émission pour les les tout derniers développements de ce qui se passe à Washington. C'est important ce soir. On entend dire souvent que c'est le dernier qui a parlé qui a raison avec Donald Trump dans cette administration aujourd'hui qui a l'oreille du président.

Ah, ça c'est une bonne question. C'est Non, je sais pas honnêtement c'est difficile à dire. Actuellement, on est plutôt enfin comment dire, il y a eu des évolutions effectivement dans le discours euh où de Donald Trump où on est passé d'une période où c'était on s'engageait dans une opération limitée.

Euh voilà, ça devait être qu'une opération, c'est assez limité. Puis après, il a eu une une période d'escalade, y compris dans le verbe où là il a accepté le le fait qu'il s'agissait d'une guerre. Euh et puis maintenant, on est euh voilà, c'est peut-être effectivement la branche GD Events euh la branche un peu plus euh j'allais dire pas des colombes mais euh des non interventionnistes ou des réalistes euh qui euh voilà qui euh qui ont peut-être maga.

Oui. Oui. District Maga.

Oui, effectivement qui reprend un petit peu le dessus quoi ou en même temps que la les réalités en réalité. Alors regardez cette une. Moi je voulais vous montrer cette une parce qu'elle nous a interpellé.

Une de économistes Mission Accomplished référence évidemment aux déclarations de George Bush W. Bush en 2003 quelques semaines. Le conflit à l'époque avait duré 26 jours quand même hein après le début de la deuxième guerre du golf affirmant que le conflit était terminé.

Une guerre qui de fait a pris fin 8 ans plus tard causé la mort de plus de 4600 personnes et laissé une ardoise de 3000 milliards, j'ai bien dit 3000 milliards de dollars sur la une de économistes que l'on voit là. Euh la bannière aveugle Donald Trump, vous aviez, c'est à cela qu'il faut s'attendre. Là, on est dans une période de cesser le feu.

On ne sait pas ce que ça va donner ces 15 jours euh dans la région ou est-ce que la situation est différente de ce qui s'est passé en 2003 en Irak ? On a alors la situation est différente dans le sens où il y a pas de troupe au sol. Donc ça ça change quand même tout, notamment pour le président américain, il y a pas de cercueils qui vont rentrer en masse.

Il y a eu des morts américains hein, mais pas dans des combats avec les Iraniens. Ça, je pense que ça change radicalement les choses. Donc il peut à la limite laisser les peaux casser, laisser les autres s'en occuper et se retirer sur la pointe des pieds un petit peu en disant qu'il a gagné.

Les Iraniens disent eux aussi qu'ils ont gagné. Et d'ailleurs, ce qui est très intéressant dans le choix de Jedy Vent, c'est que c'est réellement le choix des Iraniens. Les Iraniens ne voulaient pas négocier avec quelqu'un d'autre que Jedy VS.

Et donc Donald Trump a déjà lâché du l'est puisque entre Jared Kushner qui est euh son gendre, Steve Wkov qui est un peu son âme d'année chargé de toutes les besognes à travers la planète, et ben eux ils les ont il les a laissé non plus tomber. D'ailleurs, on entend pas tellement parler d'eux en ce moment. Donc là vraiment il y il y a une rupture qui me paraît assez importante.

Euh les économistes hein, je petite parenthèse qui considère que Donald Trump est le grand perdant de cette guerre. Il faut lire cet article et c'est très intéressant. Je suis assez d'accord mais juste pour la petite histoire Bouge parlait sur le porte-avion Abraham Lincoln euh le la bannière que l'on voit là derrière c'est qui est en rête le même qui est non non qui est dans le golf d'an c'est le même qui a été engagé mais qui était à ce moment-là en Californie hein je le précise il ne s'était pas déplacé jusqu'à le golf sur cette annonce qui a été et puis il faut écouter les dernières déclarations de P access qui dit opération Epic Fury était une opération qui voilà Donc il en parle au passé.

Euh autre grande différence avec l'Irak, il y a pas de troupe au sol et il y a pas d'allié. L'Irak, il y avait quand même des alliés, les Britanniques, les Espagnols, certains pays euh qui ne font pas partie de l'OTAN ont aussi fait partie de des opérations en Irak. Là, Trump se plaint d'ailleurs que ses alliés le On va en parler de ça tout à l'heure parce que c'est très important.

Il y a il y a de nouvelles menaces évidemment, vous vous en doutez bien, Donald Trump qui qui remenace les pays de l'OTAN. J'aimerais qu'on qu'on voit ce que disent les Iraniens. C'est important parce que ça va déterminer évidemment ce qui se passe dans les prochains jours.

Le monde voit les massacres Liban là-bas dans le camp des États-Unis. Le monde va voir s'ils agissent conformément à leurs engagements. C'est ce que dit le ministre iranien des affaires étrangères.

Précision des Iraniens, le Liban est tout simplement inséparable de l'accord de cesser le feu. Alors évidemment, il y a le déclaratif, il y a la réalité. On est en phase de négociation.

Euh regardz ces images qui nous parviennent en direct de Teran 40 jours très précisément après la mort de Layatola. Un hommage lui est rendu aujourd'hui. Les manifestations ont débuté ce matin aux alentours de 10h me semble-t-il heure de Paris et des milliers de personnes sont descendues dans la rue les précisions de Sigazi qui est le correspondant RFI France 24 en Iran.

C'est une foule très importante qui s'est réunie dans le centre de la capitale iranienne. De nombreuses familles venues avec le long enfants dans les poussettes. Donc une foule particulièrement importante.

Je tourne la caméra pour que vous vous rendiez compte vous-même de de la de l'importance de cette foule qui est là depuis maintenant plusieurs heures. qui va rester dans les rues de la capitale jusqu'à 20h donc 20h hors local donc pour rendre mémoire hommage à la mémoire de l'ancien guide suprême iranie qui a été donc tué il y a 40 jours. Donc ces processions vont vont se poursuivre.

Beaucoup de drapeaux libanais en signe de solidarité avec le le Hzbola. beaucoup de de drapeaux du Esbola libanais et des gens qui demandent que l'Iran ne cesse pas que l'Iran intervienne pour euh euh soutenir lebola libanais et que qu'il n'y ait pas de concession et que l'Iran ne négocie pas avec les Américains à qui à les manifestants, on on fait pas confiance. Donc une position de plus en plus dure de la part de c de cette partie de la population iranienne qui s'est mobilisé.

Beaucoup de gens disent que il faut continuer le combat, que les donc cette cette partie de la population est dans la rue et qu'il ne faut pas céder alors que le discours on entend de plus en plus des menaces de frappe contre Israël de la part des responsables militaires iraniens notamment le chef de la force cross des gardiens de la révolution qui a demandé qui a affirmé que l'Iran allait frapper Israël après les états qui ont été menés contre le volanais et alors que d'autres responsables aff que il est pas certain que l'Iran aille participer aux négociations avec les Américains Islamad prévu demain ou après-demain dans la capitale pakistanaise. Oui, effectivement le le départ des Iraniens a été repoussé. On en saura plus probablement dans les heures qui viennent.

C'est intéressant ce que vient de dire Sioche. Le esbola dans le cadre des négociations qui s'annoncent évidemment. Quelle importance pour l'Iran ?

Je pose ma question parce que est-ce que l'Iran pourrait sacrifier le Espola pour obtenir la fin de la guerre sur son territoire ? Non, je crois pas. Je crois pas parce que ça ça fait des décennies que le que le que l'Iran soutient le Esbola.

Et puis on peut se poser la question de de que que va-t-il se passer en Iran quand cette guerre sera vraiment terminée avec cette population qui a quand même exprimé son mécontentement au mois de janvier, qui aujourd'hui est terré pour pour échapper au bombe, mais est-ce voilà, est-ce que je pense que l'Iran veut lever des sanctions et tout ça, mais est-ce que je je ne vois vraiment pas le régime actuel arrêter de soutenir le Esbola ? Est-ce que les gardiens de la révolution peuvent laisser tomber le Esbola pour garantir la paix chez eux ? Ils l'ont déjà fait dans le passé hein.

Rappelle que la guerre de 2006, l'Iran n'était pas intervenue, la guerre même plus récente de 2024 entre Israël et Bola, les les Iraniens ne sont pas intervenus non plus. Euh donc si c'est si c'est leur intérêt, ils n'hésiteront pas. Sachant que de toute façon le Esbola résistera.

Euh il sera toujours là après cette nouvelle guerre. Donc il peuvent faire le grou inversement. Jed qu'en juin 2025 quand le il y a une la guerre entre Israël et l'Iran directement le Esbola lui-même est resté à l'écart.

Et Xavier vous vous du Liban, le Esbola sacrifié par les Iraniens, vous y croyez ou pas ? C'est déjà très compliqué pour les Iraniens de soutenir le Esbola depuis euh le 7 octobre depuis 2023 et depuis surtout la chute de Bachar Al-Assad en Syrie. En fait, la difficulté c'est le flux logistique qui passait à travers la Syrie.

Mais euh pour eux, c'est extrêmement important d'avoir toujours un moyen de pression sur Israël et pour ça le l'esbola est l'idéal. Restez avec nous messieurs dames. Dans un instant, on vous révèle les secrets des négociations en cours pour la réouverture du D3 d'Ormous.

Il y a des surprises, vous allez le voir. Et puis alors que tous les yeux sont braqués vers le Proche Orient, cette nouvelle mise en garde chef d'état-major des armées en France, Fabien Mandon qui alerte aujourd'hui aujourd'hui même une guerre ouverte avec la Russie est un risque majeur d'ici 3 ou 4 ans. On va vous expliquer pourquoi.

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Iran. Une trêve le doigt sur la gâchette. C'est le thème du grand dossier de ce jeudi.

Dans un instant, une petite phrase qui a retenu notre attention, celle du chef d'état-major des armées, Fabien Mandon. Il alerte à nouveau le principal risque pour l'Europe, une guerre ouverte avec la Russie d'ici 3 ou 4 ans, c'est ce qu'il dit. Mais d'abord, c'est l'un des points centraux des négociations à venir entre américains et iraniens.

Comment rouvrir le D3 d'Ormous ? Quelle solution ? Quel risque aussi dans le grand dossier ?

Les dessous des discussions qui vont débuter normalement samedi au Pakistan. Juste avant l'essentiel de l'info de ce jeudi, c'est le sujet sensible en ce moment en France. le prix des carburants, les distributeurs étaient réunis à Bercis cet après-midi.

Ça devrait baisser, c'est la bonne nouvelle et très rapidement c'est la deuxième bonne nouvelle peut-être même dès demain. C'est ce qu'espère en tout cas Serge Papin, le ministre du pouvoir d'achat. Une autre bonne nouvelle pour Rimasan, la procédure ouverte contre l'Eurodéputé pour détention de stupéfiant classé sans suite aucune drogue de synthèse dans son sac et les filles dénoncent un naufrage médiatique et judiciaire.

En revanche, Rima, ça ne sera bien jugé pour apologie du terrorisme suite à un message partagé sur les réseaux sociaux. Un nouveau drame dans la manche. Quatre personnes, deux hommes, deux femmes décédés ce matin au large du pas de calé emporté par les courants. 37 autres personnes ont été prises en charge par les secours.

Voilà pour l'essentiel de l'info dans le grand dossier aujourd'hui. Cette question comment rouvrir le D3 d'Ormouche le plus vite possible de la manière la plus sécurisée possible. Quelles options ?

Quel contrôle ? Quelles conditions ? Quel risque ?

Évidemment tout ce que vous devez savoir avec le colonel Michel Goya, avec Samantha de Bandern, avec Guillaume Roquet, avec Xavier de Giacomoni, nous sommes aussi avec le vice-miral Patrick Chevalerot. Merci d'être avec nous. Amiral, vice-président de l'Institut Open Diplomatie, ancien membre du commandement stratégique de l'OTAN à Nork Folk, spécialiste des relations transatlantiques.

On va avoir besoin évidemment euh de vos lumières dans un instant avant de vous entendre. La réouverture de ce D3, c'est la clé pour passer d'un cesser le feu à la fin de la guerre. Écoutez ce que dit le vice-président des États-Unis.

Nous pensons voir des signes que le D3 d'Ormous commence à rouvrir. Vous avez probablement vu que les prix du pétrole ont baissé. Donc je pense que les marchés constatent la même chose.

Mais le président a été très clair. L'accord c'est un cesser le feu. Une négociation.

C'est ce que nous offrons et c'est ce qu'ils offrent en retour. C'est la réouverture du D3. Si nous ne voyons pas cela se produire, le président ne respectera pas nos engagements si les Iraniens ne respectent pas les leurs.

Euh ce D3, cette région, on le voit sur cette carte, vous la vous la connaissez par cœur. Vous y avez passé de très nombreuses semaines. Alors Jay V parle d'un signe de début, de réouverture.

Vous vous avez passé une partie de votre journée à regarder les cartes. Est-ce que vous l' constaté ? Signe le signe est extrêmement faible Thomas.

Ce qu'on a pu constater, c'est que effectivement une douzaine de bateaux sont entrés ou sortis du D3 aujourd'hui. Euh donc effectivement, on pourrait se dire ça commence, le trafic repart doucement. D'habitude, chaque jour, c'est 100 à 150 bateaux qui passent le D3 d'Ormouse.

Euh parmi ces bateaux, en fait, qu'est-ce qu'on constate ? Il y a des bateaux iraniens. Là, on en voit un, il y en a un autre là, j'ai vérifié tout à l'heure.

Il y a qui était qui sont qui ont pratiqué le D3 quasiment tous les jours depuis le début de la guerre. Il y a des bateaux chinois qui ont une particularité, c'est que sur leur identification à leur positionnement par satellite, il y a marqué bateau chinois armé par un armateur chinois. Donc eux se signalent de manière extrêmement claire aux Iraniens.

On peut penser aussi qu'ils versent leurs diîmes, leurs taxes de passage. Et puis après, il y a quelques autres compagnies, quelques autres pavillons qui osent passer le D3 toujours en accord avec les Iraniens, toujours certainement avec une compensation pour les Iraniens. On va rappeler quand même les distances, une cinquantaine de kilomètres d'ici à de Bandarabas à peine 40 ici.

Voilà, une quarantaine ici. Et les couloirs entre ces ces deux parties font 3,7 km. C'est Oman, la péninsule de Mustand et en dessous on a les Émirats arabes unabrauni.

Voilà. Les Iraniens affirme que des mines peuvent gêner la reprise normale du trafic. D'abord, est-ce que c'est vrai ?

Et de est-ce qu'il y a des voies de contournement ? On en parle depuis plusieurs jours. Personne ne les a pour le moment vu.

On n'a pas pu le constater sur sur place. En revanche, ce que l'on constate depuis plusieurs semaines, c'est que le trajet qu'effectue les navires qui passent avant, il passait ici au large de la péninsule de mise enam dans les deux sens hein. Le le les deux chenaux de navigation sont ici.

Les deux rails comme il y en a un à Ouessan, comme il y en a un dans la Manche. Aujourd'hui, le trafic passe au plus près de l'île de Kchem et de l'île de l'Arac, ce qui permet aux iraniens de contrôler totalement les bateaux qui passent, de contrôler totalement le D3. Donc effectivement, si jamais il y avait des mines dans cette région-là, ça permettrait aux Iraniens d'avoir vraiment une main mise très très forte.

Pour le moment, on n'a pas vu ces mines. Si jamais elles étaient mises en place, non, il n'y a pas d'autres passages possible. Ça rendrait les choses extrêmement dangereuses.

Une mine, elle peut-être accrochée au fond. Les fonds sont faibles, hein, une cinquantaine de mètres. Elle ne va pas taper directement la coque du navire. elle va se déclencher au moment où le navire passe et généralement un peu plus en arrière d'ailleurs et casser le bateau littéralement en deux par l'onde de choc qui est euh développé.

Donc les Iraniens en fait depuis le début, ils ont une stratégie très très simple. Ils essaient de faire peur. Ils font peur aux équipages, aux armateurs, aux assureurs.

Ça c'est le point essentiel. Tant que les assurances ne couvriront pas le passage, le D3 ne sera pas ouvert. Voilà.

Au début du conflit, on disait que les Iraniens avaient entre 5 et 6000 mines disponibles. On ne sait pas si c'est vrai, mais c'est le chiffre qui circulait. J'aimerais qu'on aille à Washington retrouver Sonia Dri.

Sonia, je vais vous poser une question un peu bête, pardonnez-moi, mais est-ce que Donald Trump a un plan concernant ce ce détroit d'ormous ? Alors, Donald Trump pour l'instant a surtout des idées et on sent qu'elles évoluent en fonction de la situation. Hier, il a déclaré un journaliste de ABC que l'idée d'un péage dans le D3 d'Ormous qui avait été avancé par les Iraniens serait une excellente idée.

Mais lui, parle plutôt d'une co-entreprise avec les Iraniens pour, dit-il, sécuriser la voie. son secrétaire à la défense Pitex 7 hier en conférence de presse n'a pas vraiment répondu lorsque des journalistes lui ont posé la question de savoir si des navires américains allaient escorter les navires dans le des3 d'Ormouse. Il a seulement dit que il espérait que le cesser le feu et bien soit maintenu et il a répété que les Iraniens avaient accepté de rouvrir ce trormous mais on sentait encore beaucoup du côté de confusion du côté de cette administration. euh sur comment euh faire pour vraiment sécuriser euh le D3.

En tout cas, c'est une priorité de Donald Trump. Il l'a répété il y a quelques jours parce que c'est été un problème central pour lui depuis le début de cette intervention. Le général Kan, son chef d'étatmajor des armées, l'avait prévenu que cela risquait d'être un problème, que il allait être difficile de sécuriser ceux des trois dormous en cas de conflit.

Il avait parlé d'une immense difficulté mais le premier ministre israélien et son équipe avaient convaincu Donald Trump que le régime serait si faible que il ne pourrait pas bloquer ce détroit d'ormous. Voilà, à la guerre, rien ne se passe jamais comme prévu. C'est bien connu. 800 navires toujours bloqués dans le golf persic une fois des solutions trouvées à raison de 100 ou 150 navires qui traversent ce ce détroit d'Ormous par jour et bien tout peut aller assez rapidement.

Euh amiral Patrick Chevalerot, euh le plus gros problème aujourd'hui pour pour une reprise normale du trafic, qu'est-ce que c'est selon vous ? Euh écoutez le à l'évidence le le D3 n'est pas rouvert. Bon euh ceux qui prétendent qu'il l'it euh bien évidemment sont dans un monde parallèle.

Euh donc le D3 n'est pas rouvert et il ne sera pas certainement avant avant un moment. Euh je crois que le chef d'étatmajor américain des armées américaines a raison. C'est très difficile de rouvrir un un D3 avec la configuration des lieux qui est celle du D3 d'Ormous parce qu'on est dans un en fait dans une confrontation de type asymétrique et il est relativement facile pour un pays faible ou affaibli militairement tel que tel que l' aujourd'hui l'Iran euh de continuer à à bloquer à bloquer ce D3.

Alors ça peut être des mines navales hein, votre reportage l'a l'a mentionné. On ne sait pas euh combien de mines navales ont été détruites par les frappes américaines. On ne sait pas s'il s'il reste des moyens résiduel de mouillage de ces mines.

Vraisemblablement oui parce que ce sont des engins qui sont relativement faciles à à larguer. Maintenant, d'un autre côté, il faut bien voir que il n'est pas dans l'intérêt de l'Iran que de bloquer le D3 avec des mines navales puisque il tire actuellement du passage des navires un certain nombre de bénéfices financiers. Voilà.

Donc euh les services de renseignement euh occidentaux et notamment américains ont peut-être une idée un petit peu plus précise des capacité résiduelle de l'Iran, mais euh mais il y a une forte incertitude et les et les compagnies maritimes et les compagnies d'assurance maritime ne s'y trompent pas puisqu'on a comme résultat effectivement un très faible passage aujourd'hui et encore très vraisemblablement dans les dans les jours et les semaines qui viennent. Restez avec nous Amiral s'il vous plaît colonel. Une question toute simple, quand l'Iran pose des mines, si des mines ont été posées sur différents secteurs de ce D3, est-ce que est-ce que le régime iranien sait où ces mines sont ?

Est-ce que ces mines sont est-ce qu'on peut les détruire ? Et est-ce qu'on peut rouvrir ces voies ? Euh alors, est-ce que le régime sait où elles sont ?

Non. Euh d'autant plus qu'une partie de ces mines sont flottantes. Est-ce qu'on peut les détruire ?

Oui, mais ça demande beaucoup de travail. Euh, d'abord, il faut euh il faut des engins spécifiques. Il faut il faut des chasseurs de mines.

Euh, les mêmes chasseurs de mines que les États-Unis ont mis à la ferraille juste avant le début de la guerre, hein. Ce qui ce qui montre bien aussi, voilà que onvisageait pas du tout euh d'avoir les les utiliser. Je dis beaucoup de choses sur la préparation de cette guerre aussi.

Oui. Non, mais si vous voulez alors militairement, si vous voulez ouvrir le D3 euh il y a deux solutions. Soit vous allez effectivement en force avec des escortes avec des chasseurs de mines et vous essayez de passer le le corridor sud qui serait éventuellement miné. vous le vous l'ouvrez de de ce côté-là, soit euh soit vous reprenez le contrôle directement de l'arac, de l'île de l'araque.

On voit la on voit la carte et du l'île de KM. Euh et ça c'est contrôle par la force, c'est-à-dire l'opération amphibie est reportée militaire dure, longue, dure, difficile. Et au quel cas, oui, là vous allez reprendre le contrôle du territoire, ce qui empêche pas ce qui empêchera pas aussi de nettoyer quand même aussi un peu la zone des mines.

Et ça c'est quand même c'est une option, comment dire ? C'est une option maximale, hein. Oui, l'Araque, KME, toutes les autres îles, Abououssa, grande et petites tombes et puis toute la zone qu'on voit un peu à droite de l'écran, toute la zone est du D3.

Euh c'est une expédition extrêmement compliquée, hein. Oui. Euh l'une des questions qui se pose euh qui est très intéressante parce que ça fait des jours que ça tourne, c'est celle d'un péage maritime qu'imposeraiit les Ianiens.

Euh des sommes sont évoquées jusqu'à 2 millions peut-être par euh par bateau. Écoutez ce qu'en pense le le ministre français de l'Europe et des affaires étrangères Jean-Ol Barou. Ça n'est pas acceptable parce que la liberté de navigation dans les eaux internationales est un bien commun. un bien commun de l'humanité qui ne doit être contrarié par aucune entrave et par aucun droit de passage.

Donc la France n'acceptera pas une initiative américano-iranne qui viserait à contrôler et à faire payer les navires qui passent par le DR d'ormous. Mais personne ne l'accepterait tout simplement parce que c'est illégal. Les eaux internationales sont libres à la circulation des navères.

Et puis il y a autre chose, Guillaume Rocket, si vous me permettez, les gardiens de la révolution ont été classés récemment comme organisation terroriste. Est-ce qu'on peut donner de l'argent à une organisation terroriste même dans le cadre d'une d'une transaction commerciale ? Bon ben écoutez, le le vice-président des États-Unis négocie bien avec eux parce que les gardiens de la révolution, c'est le c'est le régime iranien.

C'est intéressant. Question de transaction financière a priori. Oui, c'est une transaction financière.

Alors, je comprends la réaction de de de principe du ministre des affaires étrangères, mais pour autant, s'il faut en passer par là, surtout si Trump est d'accord, je pense que ça peut se faire. On parle de 2 millions de de dollars, c'est une somme gigantesque, mais c'est quand même à ramener à la à la la capacité d'un super tankur. Moi, j'ai sorti ma calculette.

Un super tanker, c'est entre 2 et 4 millions de barils. Comme chacun sait maintenant, parce qu'on s'y intéresse presque tous les jours, un baril de pétrole, c'est 100 dollars. Donc ça fait à peu près 200 millions de dollars ou plus.

Donc ça fait 1 % de la valeur de la cargaison. Évidemment, c'est toujours trop ce type de péage, mais quand même ce serait comme ce serait un moindre mal par rapport à ce qu'on voit aujourd'hui avec l'augmentation qui est de l'ordre de 10 20 % du prix du pétrole. Pourrait renier sur leur marche, ça ne changerait pas grand-chose gagner l'argent sur les assurances de toute façon du carburant à la mais c'est totalement inacceptable parce que si jamais on le fait ici, pourquoi on le fera pas plus tard dans le droit de Malaka ou ailleurs ? totalement économiquement ça pourrait effectivement être supportable mais d'un point de vue du droit international et de la liberté circulement quelles autres options disposeton parce qu' il faut être pragmatique hein on peut parler de tout pendant des heures sauf qu'il faut régler ce problème.

Alors tout d'abord avant de répondre à votre question il y a très peu d'eau international dans ce dans le D3 d'Ormous le le la toute petite le tout petit D3 de de 33 miles. Il y a presque les eaux amonaises, les eaux iraniennes. Pourquoi est-ce que les Iraniens font passer les navires par l'île de l'arak, enfin entre l'île de l'arc, l'île de C parce que il passe dans les eaux territoriales iraniennes.

Ça c'est une chose et puis ils peuvent mieux surveiller les navires. Euh qu'est-ce qu'il y a comme d'autres solution ? Et bien premièrement, c'est la seule qui qui semble fonctionner aujourd'hui.

Des gens qui payent, que ce soit légal ou illégal, les gens payent et puis ils sont en train d'institutionnaliser une une habitude. Et c'est ça qui risque d'arriver. C'est ça le plus grand risque, c'est que ça devienne en fait c'est pas légal où est-ce que c'est légal finalement c'est ce qui devient acceptable parce que les les Iraniens n'ont pas signé notamment le traité de monté gobé me semble-t-il sur les eaux internationales parce qu'on l'a évoqué ce tr il reste sous contrôle pr pas ratifié pardon vous avez raison il reste sous contrôle iranien actuellement le sécurisé vous l'imaginez bien ne serait pas une mince à faire écoutez ce que dit à ce sujet le généralovlef il était invité de de Darius Rochemin hier soir même avec des B2 même avec des B52, ils peuvent faire revenir tous les B29 de la 2e guerre mondiale.

Ils vont bombarder, ils vont vitrifier euh Hormouse. Il restera après des gars avec des missiles qui, s'ils en reçoivent l'ordre, tireront sur des bateaux. Point.

C'est et voilà. Donc le B2, c'est charmant, c'est très joli. D'ailleurs, personne ne voit la nuit.

Voilà. Mais ça change rien. Le problème, ils n'ont pas les moyens militairement de tenir les bateaux à l'abri des attaques iraniennes.

Amiral Patrick Chevalerot, vous venez d'entendre ce qui a été dit. J'ai lu il y a quelques semaines qu'il faudrait deux bâtiments militaires pour chaque tankur pour pouvoir avoir une sécurisation totale d'un passage à travers ce D3 si les problèmes n'étaient pas réglés entre les uns et les autres. En terme de sécurisation, vous quelle est votre analyse ?

Moi, je pense qu'il faut bien plus que deux bâtiments militaires pour chaque tank parce que comme le disait Michel Goya, il y a deux il y a deux solutions. Soit on met euh une véritable escadre autour de chaque bateau qui qui tente le passage avec des risques parce que les risques vont vont toujours exister. Euh soit effectivement on on s'empare des côtes, mais là on passe on passe à quelque chose qui est du domaine de l'offensive terrestre. euh avec des objectifs fixes qui deviendront les les troupes les troupes à terre.

Euh il y a quand même 400 à 500 km de côte de côte iranienne, hein. Le D3 est coudé. Euh il y a de multiples endroits où on peut où on peut cacher, on peut camoufler.

Voilà. Donc je crois que le général Yakovlev a a raison. C'est pas c'est pas une offensive aérienne de grande ampleur qui va empêcher euh des capacités euh camouflées mobile iranienne.

Si les Iraniens ont toujours la volonté de nuisance et je pense que en fonction des négociations dont on ne sait pas très bien où elles vont, je pense que les Iraniens gardent toujours cette carte capacité de nuisance. Donc c'est très très difficile. Voilà, les forces de guerre de mines des pays occidentaux existent.

D'ailleurs, les Américains en on en ont très peu. C'est c'est une de leurs grandes grandes faiblesses. Les pays qui sont qui sont performants en la matière sont les pays européens, la France notamment, les Pays-Bas, la Belgique, l'Allemagne, le Royaume-Uni.

Voilà. Euh c'est c'est là que se situent les capacités de de déminage. Mais des capacités de déminage que l'on déploierait sur place, il faudrait elle-même les protéger parce que les parce que les opérations déminage, c'est très complexe, c'est très lent avec des cibles navales qui seraient quasiment statiques.

Donc on voit bien que c'est extrêmement extrêmement difficile. On comprend mieux la difficulté et le temps que tout cela va prendre avec vous. Amiral, merci.

Restez avec nous parce qu'on va parler de l'OTAN dans un instant. Je vous disais que cette journée est pleine de surprise. Une information qui vient de nous parvenir à l'instant et qui pourrait changer la nature des négociations à venir au Pakistan entre les Américains et les Iraniens.

C'est une déclaration qui a été faite par le premier ministre israélien Benjamin Netaniaahu qui affirme et bien que des négociations directes vont avoir lieu entre Israël et le Liban dès que possible. négociation directe entre Israël et le Liban dès que possible. De quoi peut-être favoriser une baisse de la montée des tensions de ces de ces dernières heures.

On va y revenir évidemment dès qu'on a un peu plus de détails. On parlait on évoquait tout à l'heure le président américain, il a décidé une fois n'est pas coutume de remettre la pression sur les pays de l'OTAN. Il envisage des sanctions contre ceux qui ont traîné les pieds pensent-il pendant les 40 jours de guerre.

Voici ce qu'il dit. L'OTAN n'était pas là quand nous avions besoin d'eux et ils ne seront pas là si nous avons de nouveau besoin d'eux. Et il ajoute le président des États-Unis, vous allez le voir, rappelez-vous du grosland, ce gros morceau de glace mal géré.

Pardon, ça me fait sourire mais c'est l'expression de Donald Trump. Sonia Drid, vous êtes vous toujours à Washington ? Autant, c'est évidemment le punching ball préféré du président américain.

Marc Routeux, général, secrétaire général, est allé justement sur place pour le rencontrer à Washington pour éteindre ce début d'incendie. Est-ce que ça a fonctionné ? Alors oui, Marc Routeux a été en effet reçu hier ici à la Maison Blanche dans le bureau Val Donald Trump.

Ils ont sûrement échangé beaucoup d'amabilité mais le président américain maintient la pression. On a appris aujourd'hui par le magazine allemand Der Spegle. et bien que Donald Trump avait donné une deadline, donc une date limite aux Européens, aux alliés européens pour apporter un soutien militaire concret dans le D3 d'Ormous, notamment des navires de guerre sans quoi et bien il pourrait euh remettre en question engagement, l'engagement des États-Unis dans l'alliance. il a euh et Marc Routeux, selon toujours ce magazine allemand, a informé euh les pays européens et bien euh que euh faire des déclarations euh ce n'était plus euh suffisant et selon le Wall Street Journal et bien euh cette administration envisagerait également de redéployer des troupes américaines qui se trouvent dans des pays jugés par les États-Unis peu coopératifs vers des pays plus coopératifs.

On a aussi entendu pour montrer un petit peu l'ambiance ici à la Maisons Blanche à la porte-parole de la Maison Blanche hier tenir des propos encore très durs envers l'OTAN. Elle a notamment déclaré à propos des pays alliés de l'OTAN, ils ont été mis à l'épreuve et ils ont échoué. Elle a euh ajouté qu'il était assez triste que l'OTAN tourné le dos aux Américains au cours des six dernières semaines euh quand ce sont les Américains qui financent leurs défenses.

Merci Sonia. Donald Trump qui menace donc de fermer des bases américaines en Europe dans les pays qui n'ont pas suffisamment coopéré qui menace de transférer certaines bases d'un pays à l'autre. Alors on a besoin de vos vos lumières colonelles.

Combien de bases américaines en Europe là ? On a l'impression que c'est les États-Unis d'Europe he et combien de combien de soldats impression ils servent à quoi d'abord tous ces soldats ? un petit français qui résiste toujours et toujours au travisseur, le village Gol.

Oui. Euh ben les États-Unis en Europe, les Américains en Europe, c'est à peu près 80 actuellement 82000 soldats. Euh ce qui est assez peu, hein, c'est euh c'est 6 % du contingent américain d'active, uniquement d'active, par pas par les réservistes des gardes nationaux.

Donc ça c'est peu mais c'est à peu près une cinquantaine d'implantations euh dont on les voit les bases principales qui sont ici. Ce sont des bases de tout type. Il y a les États-majors, il y a des enfin des quartiers généraux, il y a des euh il y a des bases navales en Méditerranée en particulier, ANAP, en Crête et cetera.

Et il y a beaucoup euh surtout de bases aériennes. Euh et toutes ces bases en réalité elles servent euh leur mission historique c'est de contribuer à la défense de l'Europe. En réalité hein, c'est la mission historique de l'OTAN.

Euh maintenant, elles servent surtout actuellement aux Américains comme plateforme pour agir ailleurs, hein. Vous êtes dans sur cette carte, c'est une sorte de porte-avion géant. F.

Oui, voilà. L'Europe est une sorte de porte-avion géant. Vous avez en Allemagne, la moitié des forces américaines sont en Allemagne.

En réalité, euh j'ai oublié de de parler que parmi ces bases, il y aussi des bases avec des armements nucléaires, hein. Il y a quatre bases au moins avec des armes nucléaires. Euh en Allemagne, vous avez par exemple le le commandement central américain pour euh pour l'Afrique.

Bon, on se demande quel est le rapport avec l'OTAN, par exemple, mais il est il est en Europe et surtout partir de ces bases, notamment des bases aériennes, bah c'est une plateforme qui permet d'agir sur bah au Moyen-Orient tout simplement sans ses bases en Europe. et la guerre au actuelle serait beaucoup plus difficile à mener pour les Américains. La principale base américaine en Allemagne, j'ai vu que c'était 15 % de la superficie de Paris.

C'est énorme. Vous nous disiez Exactement, vous nous disiez plus de 80000 soldats américains, on imagine les familles et tout cela ce que ça représente sur un plan économique notamment. Est-ce que c'est facile de fermer ses bases, de les déplacer ?

On imagine pardonner ma naïveté qu'il y a des accords avec les pays. Bien sûr. Alors au passage fin de la guerre froide, il y avait 330000 soldats américains en Europe.

Donc ça la réduction elle a déjà commencé depuis depuis un certain temps. Alors comment ça marche ? Ben toutes ces bases en fait il y a un certain nombre d'accord avec les pays hautes.

On appelle ça des sofas. C'est en terme anglais qui veut dire le statut des forces présentes sur le territoire qui régitah tout le fonctionnement, la vie et cetera. Et un détail important aussi le financement euh parce que dans toutes ces bases elles sont financées en partie par les pays hautes.

Il faut quand même pas l'oublier dans dans cette affaire, notamment l'Allemagne qui paye qui paye très cher au passage. Donc vous pouvez toujours dénoncer c c ces accords hein. La France l'a fait en 1966.

Maintenant il y a plusieurs problèmes. D'abord ça prend du temps. C'est compliqué.

Ça prend du temps avant que on bouge véritablement une base où en sorte il faut un an. Ça coûte ça coûte de l'argent et Donald Trump sera sensible à cette affaire. D'autant plus que je rappelle que les pays payent sur pour pour ces bases.

Et puis il y a euh il y a un petit problème, c'est-à-dire qu'il s'agit de punir euh les j'allais dire les les pays non coopératifs en fait, les les vassau un peu réticents euh en transférant sur les ceux qui sont coopératifs. Le problème qui se pose, c'est que les pays coopératifs ben sont souvent dans l'ancien pacte Varsovi. C'est capital ce que vous dites.

On va demander à l'amiral Chevaler qui est toujours avec nous. Miral, très concrètement, soyons pragmatiques. Euh ces nouvelles menaces de Donald Trump, évidemment, il faut prendre au sérieux ce que dit Donald Trump, mais est-ce qu'elles sont réelles ?

Est-ce qu'elles sont de nature à changer ce qu'est l'OTAN aujourd'hui en Europe ? Bah, je crois que Trump fait du Trump. Il s'agit pas de ne pas le prendre au sérieux, mais quand on regarde ce qui est l'OTAN, je rappelle c'est une organisation politico militaire.

Ça n'a rien à voir avec l'Union européenne par exemple. Donc organisation politique militaire veut dire une jambe politique, une jambe militaire. La jambe militaire aujourd'hui, elle est entraînée, elle est performante, elle est elle est crédible et et effectivement elle fait peur à ses adversaires potentiels.

Bon euh il y a une jambe politique sans laquelle la jambe militaire n'est rien puisque c'est la dimension politique, c'est-à-dire les chefs d'état et de gouvernement qui actionnent la dimension la dimension militaire de l'alliance. Or, cette jambe politique, il faut il faut pas qu'on se raconte d'histoire, euh elle est très abîmée. Elle est très très abîmée.

Depuis l'arrivée de de Donald Trump à la à la Maison Blanche. On a eu les menaces sur le sur le Gorenland. On a eu des déclarations de Donald Trump qui font état d'une réticence très claire de cette administration américaine à s'engager à défendre un pays européen au cas où ce pays serait serait attaqué.

Donc finalement, les déclarations de Donald Trump hier à la Maison Blanche, c'est euh je dirais, il faudrait faut les relativiser. Euh l'OTAN est et est d'ors et déjà très très mal en point. Et puis comme ça vient d'être dit, euh la relocalisation euh des troupes américaines en Europe, 82000 hommes aurait un coût euh considérable pour les Américains.

Et puis il y a une autre dimension aussi qui font que l'entourage de Donald Trump finalement le convaincra de ne rien faire. C'est que dès lors que les Américains quittent l'OTAN ou abandonnent la la le commandement intégré de l'OTAN, on aura une perte d'influence et une perte de contrôle des Américains sur l'OTAN. Aujourd'hui, la jambe militaire de l'OTAN est commandée par un général américain.

Donc tout cela disparaîtrait. Donc dans la colonne des avantages et la colonne des inconvénients, on voit bien que les Américains ont énormément à perdre. Amirals, c'est capital ce que venez de nous dire. 32 pays membres de l'OTAN.

Jamais aucun n'a quitté l'organisation la France. Le commandement intégré, vous le savez, en 1966, retour en 2009, je crois. Euh mais à part cela, et bien c'est une organisation qui tient la route.

J'aimerais qu'on accueille Julien Farot, il est directeur général cfondateur de Percé System. Bonjour monsieur. Merci beaucoup d'être avec nous.

Alors, vous fabriquez des drones. Tout à fait. Le monde change, hein.

Qui cru ? On reçoit aujourd'hui quelqu'un qui fabrique des drones. Alors, vous allez nous expliquer pourquoi et comment vos drones fonctionnent.

On savait que cette technologie était utilisée en Ukraine. Vous nous avez amené un exemplaire. Vous allez nous montrer quand même la simplicité et la technicité de vos appareils.

On a vu aussi que ces drones de manière générale, pas cela forcément, mais étaient utilisés dans une autre guerre, celle qu'on vient de vivre. euh avec l'Iran, avant de nous montrer précisément ce que vous faites, quelle leçon vous vous tirez en matière technologique de ces deux guerres, Ukraine et Iran ? La principale leçon, c'est tout d'abord que la barrière entre le monde civil et le monde militaire, elle est clairement en train de s'effondrer.

Je dirais qu'aujourd'hui dans le genre de système qui sont employés, comme je peux vous pouvez le voir ce drone que j'ai dans mes mains, au final c'est un drone qui a essentiellement des composants civils. la technologie est entièrement accessible et on voit que si la guerre elle dure aujourd'hui, c'est parce qu'il y a une asymétrie qui a été mise au centre du débat et que en détournant des systèmes qui viennent du civil, on peut réussir à prolonger la durée du d'une guerre et du coup avoir un certain pouvoir queon pouvait pas avoir auparavant parce queon pas forcément la masse la tech. Ça change l'équilibre des forces en quelque sorte entre deux armées.

Ça c'est quoi ? C'est un FPV first person view. C'est ça le drone exactement.

Donc un drone FPV, donc first person first person view. Montrez montrez-nous comment ça fonctionne. On met donc vous mettez le la charge explosive sur vous l'attachez au aux hélices.

Alors à la structure pour ce drone typiquement. Donc c'est pas un drone qui initialement avait vocation à être drone explosif mais il peut le devenir parce que tout drone en fait auquel on a on attache de charge peut devenir un drone explosif. Ce modèle-ci donc c'est le SA450.

Donc c'est un drone qui avait été développé initialement pour le 17e régiment d'artillerie. Mais moi je vais me déplacer pour qui souhaitait hésitez pas. Je peux même vous faire circuler un un châssis régie formidable, ils savent quoi faire.

C'est un châssis qui est imprimé en 3D. Donc la réelle raison pourquoi c'est imprimé en 3D, c'est parce que bah le ratio entre un châssis imprimé en carbone et un châssis imprimé en 3D, c'est tout simplement que là on est de l'ordre du centime où on s'approche des 100 € pour la même chose en carbone. Donc un drone aujourd'hui donc il a des composant avec au total là on dépasse pas les 500 € sans l'armement évidemment. sans l'armement bien sûr, sans la munition.

Donc on met ça sur les sur les yeux comme des lunettes normales et on voit ce que le drone voit. On se sert de cette commande pour aller faire ce qu'on veut faire avec le drone, de l'observation, des frappes et cetera. C'est comme ça que ça fonctionne.

Tout à fait. En fait, on a une radio commande qui est le même principe que celle d'une PlayStation ou d'une Xbox. On a des joysticks et on oriente le drone de cette façon en mettant les gaz, en mettant de l'inclinaison et en le dirigeant.

Et grâce à les lunettes, aux lunettes, on va avoir la vue en première personne tout bêtement comme si on était à la place d'un oiseau qui se déplaçait dans le ciel. Je vois rien évidemment. Ouais, évidemment, j'ai pas mis les systèmes sur plus, on est bien d'accord, pas avoir d'autres soucis mais officiellement donc le le drone aujourd'hui, il a besoin donc de moteur, d'él forcément pour se déplacer.

Il va avoir donc une carte électronique qui est une carte de vol qui elle en fait office de cerveau et d'ailleurs sur ce drone, on peut avoir différentes déclinaisons. Ça peut il peut avoir donc un drone de reconnaissance. Asseyez-vous comme ça on micro à la mais pas vous.

Donc il y a différentes déclinaisons qu'on peut avoir donc pour que soit pour faire de la reconnaissance de l'attaque ou tout simplement du leurage aussi. C'est incroyable et surtout ce qui est qui est frappant c'est un la simplicité de le prix. Évidemment, euh 80 % aujourd'hui des euh victimes euh du conflit entre euh Russes et Ukrainien sont des victimes directement lié aux frappes de drone.

Ça donne une idée de la façon dont dont le la bataille, les batailles ont changé. Avant, c'était l'artillerie. Aujourd'hui, ce sont ce sont les drones.

Puisqu'on parle un peu d'Ukraine, moi j'aimerais vous vous faire réagir, messieurs dames, à ce qu'a dit Fabien Vandon. c'est le chef d'état-major des armées. On va l'écouter, on réagit juste après.

Quelques constantes apparaissait à l'été dernier. Le premier, c'était la permanence d'une menace russe sur notre continent avec une guerre ouverte qui reste ma préoccupation première en terme de préparation des armées. Voilà.

Et cette préparation, elle passe justement par les drones. C'eston colonel aujourd'hui en matière de drone euh quelles sont les capacités de l'armée française, des armées françaises ? Euh alors la première chose, oui, il faut faire c'est une vraie révolution et il faut la faire cette révolution.

Il y a les armées qui vont faire cette révolution, qui vont adopter des drones, les robots terrestres aussi, enfin qui vont faire Oui, ça c'est un drone aérien, il existe des des drones marins raison. Et donc il y a ces armées qui feront cette révolution et les autres et celles qui feront pas cette révolution seront hasbines, seront hors du coup incontestablement. Et dans ce cadre là, oui, au sein des des armées françaises, on réfléchit beaucoup, ça bouillonne de tous les côtés.

Euh on expérimente des tas de choses. L'armée de terre, elle est en train de créer des escadrons de chasse euh c'estàdire des unités complètes de de dronistes dans certains régiments. Donc ça se développe très vite.

On réfléchit à plein de bottes d'action. Voilà. Maintenant, le seul seul problème que l'on a, c'est euh c'est un problème industriel et financer.

C'est-à-dire qu'il faut Bah oui, mais c'est pas c'est pas très cher. Est-ce que c'est difficile à fabriquer un drone comme ça ? Il en faut il faut des pas du tout.

C'est pas c'est pas du tout difficile. Et justement, je je rebondis sur votre propos mon col le programme extrhat c'est un programme dans lequel on est intégré justement vers ces systèmes et effectivement le le réel constat c'est de se dire qu'aujourd'hui nos armées n'ont pas forcément les moyens ou les ressources ou les personnes. Expliquez-moi, pardon, je je vais être très simple.

Il faut il faut des usines, il faut monter des vous vous fabriquez ça comment ? Il y a des imprim, je veux dire des bêtises. Exement.

Tout à fait. Des imprimants de 3D, des composants et surtout du savoir-faire. Aujourd'hui, la réelle question, elle est elle est basée dans la compétence.

Vous pouvez fabriquer des drones avec des imprimantes 3D. N'importe où. Tout à fait.

Ces imprimantes techniquement, vous pouvez les amener à proximité d'une ligne de front. Exactement. Et c'est tout l'objet du premier produit qu'on a développé qui est la fabrique mobile autonome qui est en fait une cabine de chantier qui est tractable donc par un véhicule civil dans laquelle on a mis une dizaine imprimante et un poste de montage pour rapprocher en fait l'industriel du terrain.

Samantha. Alors euh j'ai passé pas mal de temps en Ukraine depuis le début de la guerre et j'ai parlé avec des des fabricants de drones ukrainiens qui qui ont qui ont expliqué comment ils ont démarré dans leur garage à faire des choses très rapidement. Et une chose qui les a aussi aidé, c'était le manque, c'était qu'il y avait pas de normatisation. c'est qu'en fait il pouvait faire ce qu'il voulait pourvu que ça marche, pourvu qu'elle puisse partir sur le front et que quand il parle aux Européens, il voit qu'il y a tout de suite des obstacles qu'avant de penser à construire quelque chose, il y a bon alors est-ce que ça rentre dans la norme X Y Z ?

Est-ce que les armées vont pouvoir l'acheter s'il y a pas le le ISO machin truc dessus ? Est-ce que c'est quelque chose que vous rencontrez ? et et quand on voit les Ukrainiens et les Russes à quel point ils ont accéléré leur production de drone en 4 ans, ces Ukrainiens qui essayent de parler de de travail avec des Français disent que s'il n'y a pas un changement de mentalité pour accélérer une fabrication en France, ça risque d'être compliqué.

Est-ce que vous avez rencontré ces soucis ? Tout à fait. La barrière administrative aujourd'hui, c'est c'est une réelle barrière.

Tout le monde la voit. Je pense que au sein des régiments, les industriels, tout le monde la voit. Et aujourd'hui nous euh pour pour tout vous dire, on a développé le drone en en 2 semaines.

En 2 semaines, il a été développé entre le moment où on a eu le cahier des charges, le moment où on l'a produit, on dort pas beaucoup mais au moins on a pu euh le le rendre opérationnel rapidement. La différence derrière, c'est le temps de qualification et de validation du système pour qu'il ait l'autorisation de volet. On parle d'autorisation d'emploi pour les militaires en France.

Et donc à ce moment-là, nous ce qu'on a fait c'est qu'on a surfé aussi sur différentes déclinaisons qu'on pouvit faire à partir de ce drone parce que ce qui est qualifié en soit c'est les composants, c'est la le cerveau moteur et la manière dont ils sont soudés. Donc là-dessus, on a pu en fait alimenter différents régiments sur la même base structurelle et derrière bien évidemment il y a des régiments qui certains ont des accès, certains ont des autorisations exceptionnelles. On essaie parfois d'en profiter mais bien évidemment la la barrière procédure c'est un réel enjeu.

Oui. Et et est-ce que l'argent est là ? parce que euh on sait il y a une loi de programmation, toujours les bonnes questions Guillaume lo programmation militaire qui est ambitieuse, ça a encore été augmenté de de 36 milliards d'euros notamment dans cette programmation militaire.

Il y a le financement des drones mais on entend beaucoup d'industriels de l'armement qui disent pour l'instant on voit pas venir les commandes, on voit pas venir l'argent. Est-ce que vous vous le voyez ? Alors je je dirais plus plus ou moins le même discours, c'est qu'aujourd'hui on peut pas le palper directement.

Après c'est c'est c'est aussi en lien au fait que nous on fait de l'innovation par le bas. C'estàd on accompagne les régiments, on monte avec les régiments en puissance. Donc on a les mêmes problématiques que les régiments.

Aujourd'hui, si je me trompe pas, ils ont émis l'hypothèse de mettre en place une plateforme d'achat dédié à chaque régiment avec une hausse budgétaire justement en lien avec la loi de programmation militaire pour les aider et les soutenir. Après, peut-être qu'un Talè, un extérieur au MBDA vous dira eux il s'ils peuvent ressentir directement ou pas parce qu'ils sont sur les premiers enfin sur les rangs numéro 1 de la BTD. Donc peut-être dans ce cadre là, ils ils pourront vous dire ne passez pas par la DGA.

Alors nous c'est assez rare qu'on passe par la DGA. On a fait quelques appels d'offre maintenant surtout au regard des des systèmes qu'on fait qui sont des systèmes qu'on catégorise dans une défense hybride ou asymétrique, c'est encore peu conventionnel. Et donc pour rentrer dans la partie pas les référentiel pour rentrer dans la partie appel d'of, je dirais que on on est plus sur du l'approvisionnement de composants en appel d'offre plutôt que de développement de grands programmes parce que certains le font déjà très bien aussi.

Ce que l'on comprend en tout cas, évidemment, c'est l'inquiétude des armées françaises et notamment du chef d'état-major des armées euh lié à ce que pourrait faire les Russes d'ici 3 ou 4 ans. Un conflit est possible. C'est ce que dit Fabien Mandon aujourd'hui.

Le créelin est à l'écoute. Écoutez ce que répond le porte-parole du Cremelin. Du point de vue du créelin, de telles inquiétudes sont absolument affondées.

La Russie ne représente de menaces pour aucun pays qui ne projette pas de devenir une base d'activité antirusse qui ne prévoit en aucune manière de porter atteinte à la sécurité de la Fédération de Russie. Voilà, rien à craindre dorm qui révèle aussi c'est intéressant quatre hélicoptères tigres ont été utilisés pendant la guerre celle de de l'Iran et des États-Unis et d'Israël comme armes antidrone. Donc même les armements plus traditionnels se mettent à la chasse antidrone.

On parle pas de chasse de de FPV mais de de drones shahed hein qui sont les les drones les drones iraniens un peu plus un peu plus grands. On voit en Ukraine des drones lanceurs de drones, des drones antirrones, des drones qui opèrent grâce à l'intelligence artificielle dans les airs, en sol, en mer, on l'a évoqué tout à l'heure. L'avenir de cette technologie aujourd'hui, qu'est-ce que c'est ?

L'avenir de cette technologie, je pense, elle va se jouer dans le la capacité à être multimission, dans la capacité à standardiser et surtout à suivre les évolutions. Aujourd'hui, si si je vous présente ce drone, je n'ai aucun doute sur le fait que peut-être dans 6 mois, il sera obsolète. On a pu le voir.

Vous parlez justement du drone Shaded. Le drun Shaed, il a été employé la première fois si je me trompe pas, par les Russes en septembre 2023. On voit que depuis ils ont fait différentes déclinaisons sous le nom du Géran.

Une fois pour mettre un capteur électronique, d'autres fois pour faire des capteurs de de ce qui ce qui était dans leur espace aérien. Donc en fait, il y aura des déclinaisons. Le plus important pour nous, c'est de suivre ces déclinaisons et surtout s'assurer d'être au niveau.

Alors, parler Russes en 2023, mais il avait déjà été utilisé notamment en Syrie par les Iraniens bien avant, les premières versions, les 129 et cetera et cetera. Est-ce qu'on est prêt nous en matière de de drone ? Pardon, je reprends l'échéance donnée par le chef d'étatmajor des armées.

Il dit "Attention, le conflit avec la Russie, tout à fait possible d'ici 3 ans." C'est pas la première fois qu'il le dit, mais le message est là est martelé. On sait que l'armée a des yeux.

Est-ce que nous on est prêt aujourd'hui quand on on nous dit que ces drones là qui sont impressionnants seront obsolètes dans dans un an ou deux ? Vous pourrait l'être en tout cas, est-ce qu'on est prêt à faire face à une à une menace russe comme celle auquelle fait face l'Ukraine ? Non.

Ah bah c'est clair n'était précis. Non non non pas encore. Non non mais non mais on y travaille en gros tout pour faire simple il faut imiter l'armée ukrainienne et on est encore très loin de ce que font les Ukrainiens.

Samantha sur sur l'avenir des données en France qu'est-ce qu'il faut pour accélérer les choses ? Bah il faut je pense qu'il faut relaxer un petit peu laation. Il faut des jeunes et il faut de l'argent.

Fa surtout un problème d'organisation je pense. Et puis il y a la technique il y a les compétences. Une balle perdue pour la DGA.

Tout à l'heure, je l'ai entendu. Oui. Non, le fait par exemple, qu'est-ce qui se passe en Ukraine ?

En Ukraine, ce sont les unités directement sur le front qui sont en contact avec des industriels qui les paye et cetera. Euh c'est ça. Ils sont en direct, ils testent tout de suite les équipements.

Donc, il y a les boucles extrêmement courtes qui sont faites de financement et d'emploi. Et puis il y a deux chantiers. Il y a effectivement construire davantage de drones en France et aussi développer les systèmes de protection contre les drones, notamment les systèmes de brouillage.

Et ça c'est des des entreprises françaises comme Tales ou CS Group qui sont qui sont sur ce chantier-là. et cè si je peux me permettre mais on développe également des systèmes d'interception dédiés au drun shade et sur le même principe du low cost parce qu'aujourd'hui bah lorsqu'on fait forcément un système d'attaque faut aussi savoir comment l'intercepter et aujourd'hui nous on a développé par exemple le système Sagita pour quelques milliers d'euros qui envoie en fait une requête guidée avec de l'intelligence artificielle dedans mais des briques technologiques simples pour pouvoir aller intercepter ce type de drone. Donc la guerre plus efficace et moins chère, je sais pas si c'est une bonne nouvelle mais c'est une réalité c'est pour ça qu'on en parle.

Michel Goya, Samantha de Bender, Guillaume Roquet, Xavier Jacomoni et vous Julien Pha.