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interviewLCI (sur YouTube)· 12 mars 2026 71 min

Le Grand Dossier du jeudi 12 mars 2026 - Édition spéciale : Guerre au Moyen-Orient, Nouvelles fra...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Voilà cette séquence spectaculaire intense tournée par Claire Cambi Charlotte Le Faétait dans le centre de Beouche. Je précise qu'elles sont maintenant en sécurité nos journaliste et nous saluons leur travail. Peut-être que nous les retrouverons dans quelques instants.

Nous leur laissons bien sûr le temps et bien de recevoir ce qu'elles ont ce qu'elles ont vécu. Arthur Saradin sera également en direct de Beout avec nous. Je salue nos invités.

Merci beaucoup d'être avec nous. Samantha Vendern. Merci Margo Hadad.

Merci Guillaume Roquet. Merci Grégory Philips également. Je vais commencer avec vous général Éric Lael.

Merci beaucoup d'être avec nous. Euh vous êtes conseillé auprès des forces armées, vous avez été conseillé auprès des forces armées libanaises de 2022 à 2025 cette séquence. Votre regard sur cette séquence ?

Alors, je vois pas très exactement où c'est, mais mon regard c'est euh ça. C'est ce qu' vécu les Libanais au sud de Beyrout et donc au nord de l'aéroport de septembre à décembre 2024. Là vos journalistes effectivement ils se retrouvent confrontés à cette frappe.

Donc c'est choquant, c'est violent mais malheureusement c'est habituel. Ce qui m'intéresserait c'est de savoir si les Israéliens ont prévenu sur cette frappe là. Alors il y a eu un ordre d'évacuation, je me permets de me tourner vers G Philips pour les faits.

Il y a eu ordre d'évacuation des Israéliens. Oui, exactement. Il y a 1 heure ou deux, l'armée israélienne a ordonné l'évacuation de au moins deux immeubles dans les quartiers Saint-Joseph et Sodéco.

Donc pour ceux qui connaissent la capitale libanaise, on est vraiment au cœur de la capitale. On n'est pas à Beou Sud, les quartiers Chites. On n'est pas très loin d'ailleurs du quartier chrétien d'Achrafier.

Et là euh la frappe euh à laquelle ont assisté euh Claire et Charlotte euh s'est déroulé dans le quartier de Bachoura. Donc on est euh à quelques rues seulement, par exemple d'Achrafier qui est un quartier très connu des francophones et et des Français. Donc on est littéralement en plein centre-ville.

Et pourquoi est-ce qu'elles filment cette séquence ? Parce qu'elles sont arrivées déjà sur une première explosion. Elles arrivent sur les lieux de la première frappe et vous avez une deuxième frappe qui vise apparemment un immeuble résidentiel.

Vous avez vu la séquence extrêmement impressionnante et vous avez raison de souligner un le sang froid de Claire et Charlotte qui ont filmer ce moment tout en le commentant en direct. Elles ont vu le missile s'abattre sur l'immeuble et vous avez raison Amélie de souligner qu'elles vont bien. Nous les avons eu au téléphone et elles se sont mises en retrait évidemment elles sont à l'abri moment je parle.

Je me permets de tendre le rayon parce que il y a les images, il y a la fumée sauf erreur de ma part. On on entend encore des sirènes. Deuxième frappe trè potentiellement d'ailleurs à venir.

Une menace de frapper un autre quartier de Beouakel Blat avec un message publié en arabe de la porte de du porte-parole arabophone qui dit qu'il faut s'éloigner de 300 m de la zone parce que d'autres frappes vont vont arriver dans quelques vous comprenez dans ce contexte. On va pas faire attendre, on ne le fait jamais mais là encore plus nos équipes sur le terrain. Arthur Saradin, merci beaucoup d'être en direct avec nous.

Vous êtes également dans le centre de Beyouth, vous êtes à quelques rues de cette frappe. On voit toujours la fumée qui s'élève dans le ciel de Beyrout. Expliquez-nous ce que ce qui s'est passé selon vos information, votre ressenti aussi.

Peut-être qu'à quelques rues, vous avez pu sentir trembler également les les murs de Beou. Oui, absolument. On est près d'une frappe.

Ici, c'est le quartier de Bachora. On est en plein centre de Beou, un quartier plutôt, j'allais dire UP presque hein. Vous avez ce qu'on appelle ici le Beou Digital District qui est un un cœur de la tech au Liban.

Vous avez toute cette partie voilà qu'on appelle SOC qui est un quartier avec voilà ces grandes tours qui sont vraiment le cœur de la capitale et cette frappe qui est survenue à peu près 1 heure après un ordre d'évacuation. À vrai dire, pour avoir été ici, on a entendu trois grandes détonations, une très chaîne d'eau, hein, une d'abord très faible et la troisième était absolument gigantesque qui a fait fuir d'ailleurs la plupart des habitants qui qui se trouvaient ici et qui filaient avec leur téléphone ce qui était en train de se passer. Euh c'est, je pense, la première frappe autant dans le cœur de Beou depuis la depuis le début de la guerre et même, j'allais dire depuis la dernière guerre de l'automne 2024 parce que celle qui s'était le plus approché du centre était un peu plus proche ici dans le basta.

Donc on est sur un fait inédit. On ne sait pas quelle était la cible exactement, mais ce qui est certain que depuis quelques jours se multiplie des frappes dans des zones résidentielles. Ça commence à créer des tensions vraiment croissantes euh entre parfois les déplacés et euh les habitants de la capitale.

Euh petit sujet de voilà petit problème de connexion et vous le comprenez parfaitement, j'en suis sûr si vous nous rejoignez. la situation particulièrement tendue en direct. On est dans le centre de Beout, il y a eu des frappes et l'une vécu en direct par nos équipes sur le terrain.

Et vous le voyez, Arthur Saradin nous fait ça à quelques rues de cet immeuble dont vous voyez les images avec les fumées qui s'élèvent. Bien sûr, général Éric de l'apprê, ancien conseiller auprès des forces armées libanaises de 2022 à 2025. La question va être de connaître les conséquences, les morts civiles ou non et qui était ciblé.

On est selon vous au regard de ce que vous voyez sur une euh frappe ciblée ? Alors, en réalité, en 2024, on a déjà vécu ça. Pas très loin de cet endroit-là, c'est-à-dire pas très loin de l'ambassade de France, mais Beou est tellement structuré par quartier et par communauté que la vraie nouveauté peut-être une frappe sur ce qu'on appelle ashrafier qui est le quartier chrétien qui est à 300 m de là, mais tout se joue à des dizaines de mètres en communauté.

Il y a deux modes d'action des Israéliens. Soit ils préviennent et c'est ce qu'ils ont fait et à ce moment-là ça veut dire qu'il tapent un immeuble où il y a de l'armement ou des stocks. C'est manifestement ce qu'ils ont fait là.

Et quand ils préviennent, malheureusement aujourd'hui beaucoup de Libanais ne s'éloignent pas assez et avec le le réseaux sociaux et cetera, beaucoup de gens filment ces ces affairesl et c'est souvent dangereux. Deuxième cas, s'ils ne préviennent pas, c'est qu'il ciblent et à ce moment-là il tape une personnalité du Esbola et ça arrive régulièrement. une voiture sur l'autoroute, euh un notage dans un immeuble, mais voilà vraiment les deux modes d'action.

Alors, on va prendre la direction du terrain à nouveau puisque cette fois nous pouvons retrouver Claire Cambi avec Charlotte Lefété. Merci beaucoup mesdames de vous être mis à nouveau replacé en direct avec nous alors qu'il y a quelques minutes on l'a vécu ensemble en direct sur LCI. [musique] Vous avez été tout près d'une d'une frappe et l'impact indéiablement était très puissant.

D'abord, comment allez-vous ? Nous allons bien. On s'est mis à l'abri, on s'est un peu reculé de quelques rues.

Merci encore une fois Claire. Est-ce que vous pouvez nous raconter précisément ce que vous avez vécu, ce qui s'est passé ? Oui, on a entendu cet ordre d'effévacuation en plein centre-ville dans le quartier de Bachoura.

Alors, comme ça a été indiqué en en plateau, cela a déjà été vu en 2024, mais c'est une première sur ce conflit. En début 2026, il y a déjà eu des attaques ciblées sans préavis, mais vraiment des frappes chirurgicales dans des appartement. Là, c'est tout un immeuble qu'on demandé d'évacuer, de s'éloigner de 300 m.

On s'est donc positionné quelques rues plus loin dans le quartier à côté et puis il y a eu cette première frappe d'avertissement suivie de la frappe sur l'immeuble. On s'est alors rapproché en restant derrière rue balise et c'est à ce moment-là qu'on a entamé un direct et qu'un missile est arrivé. Missile qu'on a vu clairement frapper le bâtiment.

Un souffle très puissant hein euh et pour le moment les on voit beaucoup de volutes de fumée he sur cet immeuble. Immeuble qui reste debout. Alors vous parliez de cache d'armement.

Euh ce que nous disent les habitants du quartier, c'est que ça reste un quartier euh un immeuble résidentiel, un immeuble d'une quinzaine d'étages avec des magasins qu'il y a euh au rez-de-chaussée. Et donc évidemment hein, toute la population ici est très surpris. Claire Cambier, est-ce que avec Charlotte Le Féta puisque vous êtes là depuis quelques jours maintenant, vous constatez clairement une intensification des frappes sur Beyouth, sur le Liban et est-ce que vous avez le sentiment d'une phase d'une étape supplémentaire qui est en train d'être passée ?

Oui, on sent he que les frappes s'intensifient. On l'a déjà senti notamment dans la banlieue sud ces dernières nuits et là on vient d'apprendre à l'instant qu'il y a un nouvel ordre d'évacuation qui a été émis pour un immeuble juste à côté de celui qui vient d'être frappé. Ces frappes, elles vont donc se continuer, se poursuivre dans le centre même de Beyrout et c'est ce qui inquiète beaucoup d'habitants ici.

Ce que certains nous disaient, c'est qu'il y a aussi maintenant des ordres d'évacuation dans des petites villes, dans des villages chrétiens et cela inquiète beaucoup aussi. Merci infiniment Claire Cambier avec Charlotte Lefé. Merci beaucoup pour votre travail.

Retournez donc vous mettre en sécurité et on verra si on peut revenir vers vous, mais on fera bien sûr en fonction de vous. Merci beaucoup. Si vous nous rejoignez encore une fois, regardez ces ces images.

C'est le centre de Beou. Il y a quelques instants, notre équipe qui était avec nous en direct a vécu en direct une frappe d'une grande puissance et on essaie maintenant de comprendre, d'analyser ce qui se joue dans ces rues de Beyrout. On est vraiment dans le centre de Beyrout et c'est vrai que je vous regarde encore une fois général de la Prêel conseiller auprès des forces armées libanaises pendant plusieurs années.

Claire le disait, il y a eu des frappes chirurgicales mais là ce sont des immeubles qu'ils ont visé. Nouvelle alerte en cours en ce moment pour un autre immeuble. Ça signifie quoi ?

Qu'on cherche pas seulement un homme, un groupe, qu'on vise beaucoup plus que ça. Moi ce qui me frappe d'abord, c'est l'horaire. Euh j'étais davantage habitué à voir des frappes plus tard.

Euh là, l'horaire m'étonne un petit peu en plein jour, il fait il est actuellement il est 17h en France, donc 18h à Beout. La nuit vient de tomber. Euh je n'ai pas souvenir d'avoir vécu beaucoup de frappes dans ces heureslà.

Ça veut dire que Israël a décidé que il fallait taper sans doute assez vite. Oui, les échos des des habitants autour, c'est c'est un immeuble d'habitation. Mais je pense que si Israël tape l'immeuble d'à côté, ils sont en général bien informés.

Les services israéliens sont euh imprégnés à peu près partout dans la population, sont très bien renseignés mais et je vais vous donner un exemple. Moi, j'ai vécu à 300 m de la maison ce genre d'événement, 22 morts. Et d'après ce que me disaient les gens de l'immeuble, il y avait ni d'arme ni personne dubola à ce moment-là.

Ce genre de séquence selon moi fait partie, vous savez que le le Esbola c'est l'Iran, c'est l'axe de la résistance qui est maintenant rentré est devenu l'axe de la survie. Ils utilisent la violence avec une radicalité. Je crains que parfois Israël utilise la force avec une forme de radicalité.

Alors ça ça fera partie du du débat. Je reste encore un peu sur les faits. Claire Cambier Grégory Philips le disait.

Pour elle c'est la première fois en 2026 parce que en 2024, on pourrait faire le parallèle mais en 2026 qu'une telle frappe a lieu dans un lieu comme celui-ci dans ce centre là. Ça signifie quoi ? de la montée en pression, de la montée en tension de la stratégie pour les prochaines heures et les prochains jours de Israël.

Oui, parce que imaginez, vous êtes à Beou centre, on n'est pas dans cette banlieu sud chit qui s'étend sur des dizaines de kilomètres. là, il frappe au cœur de de la capitale et il y a sans doute de la part euh des Israéliens une volonté d'intensifier encore euh ces frappes. On a vu ce matin une frappe sur la corniche.

Vous savez, la corniche qui longe qui longe la mer où des milliers de déplacés euh se sont euh se sont massés depuis quelques jours. C'était un autre type d'opération. C'était une voiture qui a été directement visée.

Donc là, ça ressemble plus à une élimination ciblée. Il y avait sans doute une cible dans cette voiture qui a été frappée. Il y a eu H8 morts, mais c'était, pardonnez-moi l'expression, plus précis.

Il y avait ils ont tapé la voiture et la corniche, c'est inédit. Et la corniche, c'est inédit. Maintenant, les Israéliens et notamment le gouvernement Netaniaou, je pense, veut aller jusqu'au bout contre le Esbola.

C'est l'occasion. Euh le Esbola a tiré 215 roquettes cette nuit sur le nord d'Israël. Le Esbola a tiré euh des roquettes au tout début du conflit comme pour entraîner le Liban dans cette guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran. et Nethanahu a l'air résolu à se débarrasser encore une fois pardonnez-moi l'expression de de ce mouvement esbola au sud de Liban, au sud de Beou, on le voit donc en plein cœur de la capitale libanaise.

J'insiste sur vos mots. Vous dites aller jusqu'au bout. Aller jusqu'au bout, ça peut dire invasion du sud du Liban.

Allez-y, vous levez le doigt. Maroanais. Il y a j'ai plusieurs informations qui disent que clairement la brigade Golani qui est considérée comme la première brigade qui est formée de cinq bataillons serait déjà dans le sud Liban.

C'est la brigade Golanis, c'est la brigade qui a participé à toutes les guerres qu'elle soit la guerre de Kipour ou autre et qui est donc très formé à ce terrainlà. Il y a encore un questionnement sur comment appeler cela. Est-ce qu'on appelle ça une opération terrestre ou non ?

Pour l'instant, le gouvernement israélien ne parle pas d'opération terrestre, mais envoyer déjà un premier bataillon de la brigade Golani, c'est une forme de préparation à une opération terrestre. Et quand le gouvernement israélien parle d'aller jusqu'au bout, Benjamin Netaniaou l'a dit il y a quelques jours dans son discours, il veut forcer le gouvernement libanais qui a été mise en place il y a à peine peu de temps à démantter le SVOA. Est-ce qu'ils en ont les moyens alors que la reconstruction du Lumian vient à peine de commencer ?

C une véritable question. On va continuer de se poser ces questions ensemble. Je salue l'arrivée sur ce plateau de Pierre Servant, éditorialiste géopolitique TF1 LCI.

Merci beaucoup Pierre d'avoir même avancé votre rentrée sur ce plateau, mais on voulait votre regard sur ce qui s'est passé en direct sur LCI et d'ailleurs pour vous Pierre mais surtout pour nos téléspectateurs si vous nous rejoignez. Voilà ce que nous avons vécu en direct. Que dis-je ?

Voilà ce que notre équipe sur le terrain Charlotte Le Fétaitet et Claire Cambier ont vécu en direct une frappe puissante. Regardez placé déjà à ce moment-là. Beaucoup de gens nous disaient et bien on n'est plus en sécurité nulle part si nous sommes en zone rouge ou pas.

Et vous le voyez large explosion à l'instant on a vu le missile frapper directement cet immeuble. Les frappes donc se se poursuivent à l'instant. Vous voyez ce large cette large fumée émergée du bâtiment.

Les frappes se poursuivent et il semble he que les Israélien veuille vraiment se faire effondrer tout ce [musique] bâtiment. Alors, on salue encore une fois le sang froid, vous l'avez dit Grégory Philips, la qualité du travail, le courage de Claire Cambier et Charles, le fêter parce que je pense qu'on ne mesure pas, mais je pense que Pierre va nous le confirmer dans un instant, la puissance de ce qu'on ressent à ce moment-là parce que le souffle, elles l'ont vécu, elles l'ont ressenti. Pierre, votre regard sur cette Oui, je crois que il faut vraiment saluer leur leur leur travail avec une proximité aussi importante avec une frappe.

Il y a un effet de blast. On voit d'ailleurs un moment sur une fenêtre des des des rideaux qui qui faillent. Donc c'est évidemment extrêmement impressionnant et il faut saluer leur leur courage. l'impression que tout ça dégage et vraiment vous avez dit beaucoup de choses extrêmement intéressantes et pertinentes sur le sur le plateau, c'est que Benjamin Netanahu se sent libre d'aller jusqu'au bout et que d'une certaine façon cette guerre au Liban se fait comment comment dirais-je à l'abri ou ou sous couverture de ce qui se passe du côté iranien et des pays du du golf à l'abri dans le sens où on est très focalisé là-dessus et que Benjamin Netaniaou estime qu'il a champ libre libre et j'envoie alors une preuve là dans le fait il y a une diversification des frappes y compris dans un quartier du centre de Beoute que comme un certain nombre d'entre vous je connais bien aussi depuis les années 80 mais le fait et je parle sous le contrôle du général de la Prêelle je crois que ces dernières semaines Israël a commencé à cibler des responsables politiques du Esbola notamment un représentant important au parlement et je crois que ça n'est là aussi je parle sous votre contrôle mais j'ai pas l'impression que c'était courant jusqu'à ces derniers temps.

Donc là, il y a une volonté d'aller jusqu'au bout. Le constat, c'est l'arbée libanaise ne parvient pas à faire le travail et donc moi, je vais le faire et rien ne m'arrêtera entre les tracks, des caches d'armes des des lieux de fabrication des des roquettes ou les personnages importants qui sont ciblés, vous l'avez dit, la corniche. Effectivement, la corniche dans les années 80 euh il y a il y a eu des des attentats parfois sur la corniche ou des tirs de sniper, mais euh je j'ai pas souvenir de de d'un personnage éliminé dans sa voiture de cette façon.

Alors, je me tourne vers vous dans un instant, mais on reprend la direction du terrain. La priorité bien sûr, c'est de retrouver Claire Cambier, Charlotte Le Fétait. Merci encore une fois mesdames d'être avec nous, de l'être après ce que vous avez vécu.

On l' on l'a revu il y a quelques instants en direct cette frappe. Claire Cambier, je précise pour le téléspectateur que vous êtes maintenant parfaitement en sécurité. Est-ce que vous pouvez encore une fois nous décrire ce qui s'est passé ?

Oui, on était positionné hein dans un quartier adjacent à cet immeuble que Tal avait demandé d'évacuer. Il avait demandé aux habitants de s'éloigner de 300 m he dans les environs. On a vu beaucoup d'habitants fuir, un périmètre de sécurité se mettre en place. des ambulances arrivées.

On a un peu attendu, on a entendu cette première frappe d'avertissement comme on l'appelle. Une petite frappe sur l'immeuble qui indique euh que la frappe la plus importante va arriver qui avertit les habitants qui ne sont pas encore partis hein de vraiment s'éloigner et puis la première explosion. À ce moment-là, on s'est un peu plus rapproché pour voir ce qu'il en était de cet immeuble.

On a vu une épaisse fumée et puis la suite, vous l'avez en image. On s'est mis en direct, on a commencé notre duplexe et ce missile qui arrive sur ce bâtiment juste devant nos yeux. Alors, vous parliez he de cette effet de blast.

Effectivement, c'est très impressionnant ce qu'on ressent sur place. Énorme fumée et était impossible de voir quoi que ce soit, de voir ce qui était devenu ce bâtiment. population un peu choquée mais qui est restée présente, très curieuse et c'est assez étonnant de voir ce qu'il se passer.

Euh ce qu'on a appris par la suite hein, c'est qu'un autre bâtiment qui est situé derrière à quelques centaines de mètres cette fois qui juste la route menant à l'aéroport et bien cette de ce deuxième immeuble est lui aussi visé par Tsal. Une un un avertissement à évacué, a été euh émis. Alors pour l'anecdote, on voulait également vous raconter, on on est resté un petit peu sur place après et j'ai un appel qui a été intercepté.

Ça parlait en arabe. J'ai demandé donc du coup à mon fixeur qui nous accompagne de me traduire ce qu'il se disait et tout simplement c'est l'armée israélienne qui a piraté l'appel pour émettre un avis d'avertissement en nous disant que nous étions dans une zone dangereuse, une zone où le esbola opère et qu'il fallait s'éloigner. C'est un mode opératoire qui est souvent utilisé par l'armée israélienne pour avertir les habitants de fuir.

Pierre attache des téléphones par les Israéliens pour émettre les alertes et appeler à à fuir. On reste ensemble Claire Cambier si vous le pouvez. Allez-y Grégory Philippe.

Non, c'est c'est absolument captivant ce que dit Cla et je sais pas si nos téléspectateurs connaissent effectivement ces méthodes utilisées notamment par l'armée israélienne pour rapidement demander une évacuation d'un immeuble, d'un quartier ou d'une maison pour avoir couvert la guerre de de 2006 mais aussi des conflits à Gaza. Vous avez plusieurs méthodes. Vous avez le téléphone où effectivement les habitants reçoivent un message en arabe pour leur dire attention ça va taper dans 10 minutes.

Vous imaginez la la panique que ça peut provoquer. Vous avez des prospectus au-dessus de Gaza. J'ai beaucoup vu ça.

Vous avez des avions qui largent des petits bouts de papier en arabe en indiquant les zones d'évacuation. Et puis le le troisème la troisème manière que l'armée israélienne utilise, c'est parfois une première petite frappe euh comme un leur qui tape un immeuble et ça signifie que dans les secondes ou dans les minutes qui viennent, vous allez avoir un missile. Alors Clac Cambier est toujours avec nous.

On retourne vers elle. Claircambier pour nos téléspectateurs, expliquez-nous ce ce quartier. Est-ce qu'on est dans une zone par exemple de quartier général de gouvernement ?

Est-ce qu'on est dans une zone d'habitation ? Est-ce qu'on est dans une zone industrielle ? Tout le monde ne connaît pas le centre de Beyour pour qu'on comprenne bien où frappe Israël désormais.

Non non, on est vraiment dans un quartier qui est résidentiel à quelques centaines de mètres. De ce côté, on a le quartier chrétien. C'est de l'autre côté, on a la mer, la route qui mène à l'aéroport.

Euh alors, il y a une zone heit et notamment euh du euh des membres de d'Amal en cette 2e faction qui euh est présente ici dans la ville. Mais c'est un quartier qui est plutôt calme. On est vraiment juste à côté hein d'une zone où il y a beaucoup de restaurants où on est déjà venu manger d'ailleurs dans dans le coin, un quartier sans problème.

Et les habitants nous le disaient, cet immeuble qui a été visé, c'est un immeuble résidentiel. Il y a une quinzaine d'étages, une quinzaine d'étages d'appartements avec des petits commerces au rez-de-chaussée. C'est ce qui a notamment surpris beaucoup beaucoup de monde ici.

Alors, je vous entendais parler en en plateau des méthodes d'avertissement de de Tsal. On a effectivement donc du coup ces appels. Il y a également beaucoup de monde qui suit les réseaux sociaux, qui suivent notamment le porte-parole arabophone de Tsal qui émet sur son compte X les différents avertissements, les différentes alertes à la population.

Et puis une chose qui intervient beaucoup en tout cas dans la banlieue sud et bien ce sont des avertissements par les membres du Esbola eux-mêmes et qui tirent des coups de des munitions des coups de mitrailleuses dans les airs pour alerter la population et pour leur demander de se déplacer et de fuir la zone. Merci infiniment Claircambier Charlotte Leféet. Merci d'avoir accepté de revenir avec nous en direct pour nous expliquer ce que vous avez vécu et pour ceux qui nous rejoignent, ce que nous avons vécu avec Claire et avec Charlotte Lefété, c'est une frappe est très puissante en direct alors que notre équipe faisait son travail et allait se mettre en duplexe.

Et voilà cette frappe extrêmement puissante. On n pas dans le sud de Beou, on est dans le centre de de Beou. C'est important pour l'analyse de ce qui va se passer dans les prochaines heures.

Regardez ce panage de fumée important. Claire nous l'expliquait. On n'est pas sur une frappe chirurgicale comme elle en a vu d'autres.

Là, c'est l'immeuble tout entier qui est visé. D'autres alertes seraient en cours pour des immeubles. C'était la deuxième.

Elles se sont plus ou moins succédées. Je précise que notre équipe a pu ensuite se mettre à l'abri. Un travail vraiment remarquable de sang frroid et de courage.

Encore une fois sur ces images Pierre, je reviens vers vous. Ce que l'on doit comprendre de ce qui se joue désormais, est-ce que Cap est en train d'être passé ? Qu'est-ce que ça veut dire des prochaines heures selon vous qui vont s'écrire ?

Oui, écoutez, je enfin prochaines heures, prochains jours, peut-être prochaines semaines, je je crois vraiment que Benjamin Netaniaou qui n'a pas de projet politique, il n'en avait pas non plus à Gaza, mais qui a une volonté vraiment d'éradiquer tout type de menaces qui pourrait peser sur Israël et le Esbola porte évidemment une très lourde responsabilité. Je crois que c'est l'Orient le jour qui qui traîe le suicide du Liban ou Liban suicidait. Le Esbola en en en tirant sur Israël évidemment a offert à Netaniaou le prétexte nécessaire pour conduire cette campagne.

Et maintenant que le coup est parti, Nethaniaou ne s'arrêtera pas. Et il y a peut-être un point qu'il faut expliquer pour les téléspectateurs, c'est pourquoi l'armée libanaise n'a pas rempli sa partie de contrat qui était de désarmer le esbola. donc est à la fois une force politique représentée au Parlement et en même temps une milice armée qui a été fortement détruite ces ces derniers derniers mois mais qui reste encore assez combative.

C'est qu'en fait l'armée libanaise, les unités libanaises sont interconfessionnelles h et ça ça a été fait dans les années 80. Le général Aoun qui était chef d'état-major des armées à l'époque qui a aucun lien de parenté avec le président Aoun. Euh quand il a pris son commandement, en fait les brigades étaient purement confessionnelles.

Vous avz une brigade de chrétiens, une brigade de Drus, une brigade de Chit et cetera. Et donc lui, il a fusionné les brigades dans un esprit patriotique national en disant l'armée est au-dessus. Donc c'est tout à fait remarquable.

Sauf qu'aujourd'hui le gouvernement libanais ne veut pas envoyer l'armée parce qu'il n'a pas confiance dans ces brigades dans lesquelles il y a par exemple des chit qui pourrait être solidaire du du Esbola et donc il n'a pas confiance dans véritablement l'efficacité de l'armée libanaise. Donc c'est un cercle vicieux et Israël va aller jusqu'au bout. C'està-dire tant que Israël considérera qu'il restera quelque chose du Esbola il tapera.

Alors, on va garder bien évidemment, pardonnez-moi, un œil sur cette situation avec nos reporters qui sont toujours sur le terrain, mais celui qui promet d'aller jusqu'au bout ces dernières heures, c'est le tout nouveau guide suprême Rameney. Il déclare en somme la guerre totale. Nous nous vengerons.

Voilà ces mots. Mtaba Rameney, premier prise de parole, celui que l'on disait disparu, blessé voir mort. Ceci dit, vous allez le comprendre, il a fait lire son message à la téléanienne.

Donc ni vu ni entendu, voilà qui va continuer d'alimenter les doutes et les questions et cell notamment de nos invités, je le pense. Mais donc surtout un discours très guerrier, il le dit, de nouveaux fronts seront ouverts. Lesquels ?

Quelle escalade derrière les mots ? Et il appelle à poursuivre le blocage du D3 d'Ormous. Bref, c'est la guerre du pétrole, la guerre dans la guerre qui se poursuit également.

Réécoutons ces quelques mots du tout nouveau guide suprême. J'exprime ma sincère gratitude au combattant du Front de la résistance. Nous considérons les pays membres du front de la résistance comme nos plus proches alliés et la cause de la résistance est indissociable des valeurs de la révolution islamique.

Sans aucun doute, la solidarité et la coopération entre les composantes de ce front raccourciront le chemin vers la victoire sur la sédition sioniste. Merci beaucoup Siiavo Gazi d'être en direct avec nous depuis Teran correspondant RFI et France 24. Siavo euh que faut-il retenir de ce message tout premier de l'ayatola ?

Vous disiez parce que bien sûr je vous écoute à l'antenne, vous disiez très guerrier et revanchard. Si absolument très guerrier et puis plus dur que que les discours qu'on a entendu jusqu'à maintenant et un discours très direct puisqu'il n'y a pas besoin de d'interpréter ces ces mots. Il va droite but donc c'est ça nous facilite le travail.

J'en ai eu la mauvaise expérience avec l'ancien guide il y a quelques années de cela. Et donc donc c'est c'est c'est donc un discours particulièrement ferme et plus guerrier que ce qu'on a entendu jus jusqu'à maintenant lorsqu'il dit que il y aura de nouveaux fronts qui seront ouverts, il fait très certainement directement donc on a que les Russis n'ont pas cessé donc de soutenir les Palestiniens et donc et cette phrase qu'on l'a entendu la traduction de de la phrase qui est qui est la suite de cela de de son discours et donc on peut à s'attendre à une entrée en l'action des hous aussi parce que les considèrent le guide supremania l'ancien et et le nouveau comme leur chef euh donc religieux et donc très certainement ils vont le suivre ces demandes et donc on peut s'attendre à ce qu' il entre en action comme l'a fait levola il y a une semaine ou plus d'une semaine maintenant c'est-à-dire une entrée en action des roussi pour perturber le trafic maritime dans cette région du détroit de de Babelvandev cette partie de le Indien peut-être Si par exemple un navire un navire commercial ou un navire pétrolier américain ou de d'un autre pays est touché dans cette parquet de l'océan Indien ou dans le détroit de de Babel Mandb ou dans le canal de de Suède, cela va avoir immédiatement des conséquences sur les marchés internationaux en particulier pétroliers sur le prix du baril et de l'essence bien évidemment. Et donc c'est vraiment il appelle à une mobilisation de tous les tous les groupes donc ont été systématiquement frappés par Israël et les États-Unis. euh depuis le 7 octobre euh donc lorsque donc il y a eu euh le ces événements du du 7 octobre et donc une mobilisation de toutes ses forces pour venir en aide donc à à la République islamique. que donc une une relance et une une comment dire une accélération des de des frappes aussi contre les les bases américaines dans la région mais aussi contre Israël puisque il demande expressément au pays de la région de fermer immédiatement les bases américaines de de la région qui sont dans la dans la région dans le pays de la région euh à partir desquels a-t-il affirmé euh donc des des l'Iran a été attaqué et donc provoquant la mort de nos martir.

Donc c'est vraiment des des mises en garde et des menaces très claires à peine voilé contre à la fois enfin les les molaches arabes du golf pers contre Israël mais aussi donc les les les États-Unis qui à dit doivent fermer leur leur base dans la région. Merci infiniment Siolga Gazzi, toujours précieux de vous entendre bien sûr correspondant RFI France 24 en direct de de Trancer par la forme. C'est pas du tout superficiel en l'espèce de se demander ce qui est réellement devenu cet a là parce que c'est important.

Il n'a pas été vu, il n'a pas été entendu. Le message le martel a été lu en direct à la télévision iranienne. Ça a de l'importance parce que ça fait des jours que l'on dit qu'il est blessé.

Ça a été confirmé. Certains ont dit qu'il était dans le coma, qu'il serait même mort. Est-ce qu'on peut encore douter qu'il soit en vie ?

Qui veut s'en saisir ? Grégory, vous me regardez, allez-y. Bah, ça fait 4 jours qu'on l'a pas vu, vous l'avez dit, on attendait une première prise de parole, un signe de vie.

Euh certains services de renseignement disent qu'il a été blessé lors de la frappe qui a visé son père le 28 février. Il y a aussi également des rumeurs sur sa mort et c'est pour ça qu'on attendait de le voir de visu, si je puis dire. Vous avez vu la forme que cette prise de parole a pris une journaliste à la télévision qui lit un texte rédigé par le nouveau guide suprême de la République islamique.

Il reste encore des doutes sur son état de santé ou sur le fait même qu'il soit vivant. Samant Bender et après on va aller sur le fond. Ben je je n'ai pas d'information privilégiée non plus mais il y a donc clairement des doutes sur son état de santé et sur le fait qu'il soit en vie ou pas.

Et puis je pense qu'il y a aussi un aspect sécuritaire, c'est que s'il est encore en vie, si est encore en vie avec une une perspective de rester en vie à cause de ses blessures, parce que là on a il y a quand même une confirmation qu'il a été blessé, on peut imaginer qu'il est dans un endroit extrêmement caché et que même le filmer serait considéré comme étant trop compliqué à ce moment précis. Il faut quand même rappeler que pendant la frappe qui a tué son père, son épouse, sa fille et son beau-frère ont été tué. Donc là, on a quelqu'un qui a quand même subi une lourde perte, qui était déjà connu pour être extrêmement dur et beaucoup plus dur que son père autant à l'interne que sur la question du nucléaire.

Donc, on peut pas s'attendre à un message autre que celui que nous avons entendu. Alors, restons sur sur le fond. On prendra dans quelques instants la direction de Washington parce qu'on on guettete bien sûr la réaction du président américain, vous le comprenez.

J'ai lu que même s'il était dur, peut-être plus dur, très conservateur ce nouvel Ayatola, ce nouveau guide suprême, qu'il serait un mister Nobody, qu'il serait un pentin. Au regard Pierre Servant, est-ce que il est le symbole que ce régime, non seulement il est debout, mais il est extrêmement fort ? Je vous mets juste en parallèle des informations de Reuters du renseignement américain.

Le régime n'est pas pour le moment du tout menacé d'effondrement. Il en a fait la démonstration. Oui.

Ou alors sont les gardiens de la révolution qui en font la démonstration parce que je pense qu'il y a une probabilité très élevée pour que il soit pas au aux commandes et que finalement donc Pentin finalement pardon Pentin potentiellement. Oui. Oui.

Voilà une une marionnette avec comme Ventrilo les gardiens de la révolution et la tonalité de sa communication, de sa fausse communication, elle est très très je dirais marquée au saut des gardiens de la révolution. C'est un peu une déclaration de guerre totale en disant entre guillemets même pas mal et on va aller plus loin, on va élargir les front. Donc par rapport à Donald Trump qui euh lundi dernier était sur un discours euh c'est une petite alors pas escapade, c'est une petite excursion euh et c'est bientôt fini et cetera, vous avez là quand même une un choc entre deux types de discours.

Et euh notre euh pardon le le correspondant notre correspondant à à Tranit que il y a les outils sont pas rentrés dans la dans la dans la dans la bagarre. Donc il y a des possibilités de effectivement, j'allais vous poser la question, je vais vous poser la question générale également. Euh on retrouve Sonia dans un tout petit instant.

Il parle de nouveaux front donc clairement concrètement lesquels ? Parce que c'est vrai qu'on guettete l'extension de la guerre du pétrole. On va en parler potentiellement vers la mer rouge, les outils, le Yémen, c'est ça pour vous potentiellement.

Oui, Gaza, je doute que le Hamas à Gaza et la capacité vraiment à à ressortir pour ouvrir aussi un front à ce niveau-là. Mais les outils, c'est c'est très clair parce que l'Arabie Saoudite qui se trouve menacée par la guerre qui a été frappée donc utilise euh son oléoduc pour le pétrole et le gaz qui traverse son pays pour aller vers le le la mer rouge où là des tancaires peuvent le récupérer et partir vers le l'océan Indien, l'Asie et cetera. Et là il y a une il y aura une menace.

Alors euh voilà la la carte faudrait qu'on qu'on voit plus le le comment dirais-je la continuité du du canal de Suèze et le déboucher sur la sur la mer rouge. Donc on voit l'Arabie Saoudite et vous avez un grand oléodu qui traverse toute l'Arabie Saoudite et donc c'est une voie de de détournement pour l'Arabie Saoudite pour arriver à sortir son pétrole et son et son gaz. Mais là, les outils pourraient être en embuscade et euh et et frapper, même si les outils ont quand même été là aussi affaiblis euh ces derniers ces derniers temps.

Euh on verra ce qui leur reste comme comme capacité, mais lors cas-là, on aurait une extension euh très forte de euh du du conflit, ce qui va pas du tout dans le sens de ce que Trump souhaite. Ce que Trump souche juste d'un mot c'est avant la fin mars où je vais rencontrer Xinping, je veux que cette affaire soit bouclé et que le prix du baril soit redescendu à 60 70. À mon avis, c'est pas gagné encore.

Non. Et puis on va reparler de la guerre du du pétrole. On va tout vous expliquer bien évidemment.

Voilà, vous souhaitiez une carte élargie, elle est là. C'est magique. C'est la télévision.

Pardonnez-moi parce que la télé aussi c'est d'aller retrouver les correspondants sur place. Et là, franchement, j'ai fait attendre Sonia et je m'en excuse. Sonia Drid, je viens vers vous juste après, général.

Je le promets. Sonia Drid, il a évoqué Donald Trump. Pierre Servant.

Donc je me tourne naturellement vers vous. Est-ce qu'on a déjà réagi du côté des États-Unis suite à ce premier message de M Tabar Amney ? Le guide s'exprime et assure qu'il n'y a pas d'autre solution que de continuer.

Oui. Alors pour l'instant, pas de réaction de l'administration Trump ni du président américain lui-même qui ne s'est pas précipité comme il l'avait fait parfois sur son réseau True Social pour réagir. Pourtant, depuis le message du nouveau guide suprême Raménéi, il sait il est l'a posté sur son réseau social Truce, notamment pour dire qu'il ne pensait pas que ce serait une bonne idée que l'équipe de foot iranienne participe à la Coupe du monde.

Donc il est active actif mais pour l'instant pas de réaction à ce sujet-là. Cela pourrait venir dans les prochaines heures ici à la Maison Blanche. En tout cas, on sent de plus en plus ces dernières heures une volonté de cette administration pour tenter de rassurer les Américains de dissiper les inquiétudes.

Hier soir, Donald Trump qui a notamment dit que le D3 d'Ormous se portait très bien. son secrétaire à l'énergie il y a quelques heures qui a lui dit que les États-Unis produisaient plus de pétrole qu'il n'en consomma, que donc finalement tout cela n'était pas une si mauvaise nouvelle. On sent la la colère de l'opposition monter.

L'opposition qui dénonce une incompétence de de la de cette administration qui s'est lancée dans cette guerre selon plusieurs élus démocrates sans aucun plan. Et puis euh il y a notamment des républicains qui plus en plus se font entendre, même publiquement, une sénatrice républicaine qui euh s'est exprimée il y a peu et qui a dénoncé le niveau euh d'incertitude et de confusion euh qu'il que cette administration euh reflétait par rapport à la situation en Iran. Merci infiniment Sonia Dri correspondante accrédité à la Maison Blanche.

Merci beaucoup Sonia d'avoir été avec nous. Euh général, vous qui connaissez en plus la région par cœur puisque vous avez été conseillé euh dans la région et Liban plus plus particulièrement, vous avez vu non pas vu, vous avez entendu un chef de guerre redoutable et quand il parle de nouveaux front, selon vous à quoi-il s'attendre ? Alors, j'ai surtout vu la mort de Nasrala remplacé lui-même par Naï Kassem qu'on ne voit pas beaucoup.

C'est-à-dire que il y a un parallèle aussi à faire entre la mort de Nasrala et la mort de Rameneï. C'est-à-dire que à partir du moment où la tête est tapée maintenant, il y a une grande méfiance des successeurs. Et Naï Kassem, le remplaçant de euh comment il s'appelle ?

Nasrala. On voit sa photo, on entend des textes mais on le voit pas. C'est-à-dire que maintenant il y a une grande vigilance.

Évidemment, je pense que les Iraniens on ont on tiré des enseignements qu'il soient blessé ou qu'il ne le soit plat, je pense qu'il y aura assez peu d'informations sur où il est et sa voix. Mais c'est déjà un homme mort. Pardon he pour la question un peu directe, mais on sait que le Mossade, on nous explique depuis des jours que le Mossade, c'est depuis longtemps, on connaît chaque rue de Tran et c'est euh et derrière chaque porte en en Oui, mais j'ai presque envie de vous dire que c'est pas le sujet de derrière lui, il y en aura un autre et puis il y en aura un autre et puis il y en aura un autre.

C'est-à-dire que euh on est de de façon assez permanente vers une résurgence. Ça fait un an qu'il se passait plus grand-chose au Liban. L'année 2025, elle a été globalement assez calme.

Il y a pas eu beaucoup de tirs de missile sur Israël. Il y a eu cette coordination entre le Esbola et l'Iran pour tirer sur pour tirer sur Israël. La guerre a recommencé à ce moment-là.

Euh voilà. Donc pour rebondir sur ce que disait Pierre, moi je partage complètement son analyse sur réveil possible des outils et cetera. La question c'est est-ce que ça va être séquentiel ? ou coordonné.

Est-ce que ça a été le l'Iran, puis le Liban, puis les deux hier ? Est-ce que les outils vont rentrer dans la danse ? Est-ce qu'ils vont rentrer dans la danse ensemble ?

Et puis je termine juste en disant ensuite, il y a des risques de déstabilisation partout. Vous prenez le Liban, au nord-est du Liban, vous avez des milices proiraniennes qui peuvent à tout moment passer la frontière syrienne et venir déstabiliser une partie du Liban. Donc nous n'avons pas du tout terminé avec cette régionalisation du conflit.

Certains parlent même de mondialisation. Donc on va continuer d'en parler. Guillaume Roquet, vous avez vu, vous avez entendu les mots du tout nouveau guide suprême.

Et pour vous, s'il y avait une chose à retenir ? Euh s'il y a une chose à retenir, c'est que il y a une réponse à à l'intensification verticale du conflit par des frappes de plus en plus fortes des États-Unis et d'Israël. Et cette réponse, c'est une extension horizontale de de de cette guerre.

C'est-à-dire que les Iraniens, même s'ils n'ont plus le la capacité de riposter militairement, ils ont semble-t-il une une capacité de nuisance intacte à la fois économique avec le D3 d'Ormous, qu'il n'y avoir miné mais en tout cas qu'ils ont qu'ils sont en mesure de pouvoir dont ils peuvent contrôler le ou plus exactement arrêter la circulation. Et puis on le voit au Liban, on pensait qu'Israël avait réussi à à mettre hors d'état de nuire l'essentiel de de dubala notamment après le le l'élimination de Laass Nastrala en 2024. En fait voilà que ça repart avec Grégory Philips qui parlait de de plus de 200 tirs de roquettes sur Israël la nuit dernière. effectivement, il y a les outils euh du Yémen qui peuvent étendre le conflit aussi euh à la à la mer rouge.

Donc le les Iraniens riposte mais il ripostent à leur façon qui semble être aussi efficace que les frappes militaires. À 17h31, je voudrais vous montrer une image qu'il faut bien garder en tête, c'est l'image satellite d'un site nucléaire iranien. Et en regardant cette bien cette image, posons-nous cette question.

Un boulon essentiel de la machine nucléaire iranienne a-t-il été aujourd'hui détruit ? L'armée israélienne annonce avoir frappé un site ce site en Iran utilisé selon elle pour produire des armes nucléaires. Regardez ces images mais allons plus loin avec Margoot Hadad.

Margaot, je vous emmène avec moi. Margaot, que sais-ton précisément de ce site qui a été frappé aujourd'hui ? Bien, écoutez, selon l'armée israélienne, la frappe a visé le bâtiment Talegan 2 situé dans le complexe militaire de Parchine à une trentaine de kilomètres au sud-est de Teran.

Ce site est surveillé depuis longtemps par les services occidentaux car il fait partie du programme nucléaire clandestin AADS initié il y a plus de 25 ans maintenant. Selon plusieurs analystes de renseignement, ce bâtiment aurait accueilli des tests explosifs de très haute précision destiné à simuler l'implosion nécessaire au déclenchement d'une bombe nucléaire. Et d'ailleurs, en 2015, LAAIEA, l'agence de l'énergie atomique, y a d'ailleurs trouvé des traces d'uranium d'origine humaine lors d'une inspection.

Alors, au-delà de ces frappes présentées comme cruciales par Israël et on prendra dans la direction d'Israël dans quelques instants d'ailleurs, que reste-t-il du programme nucléaire iranien ? Margaot ? Et bien vous le savez Amélie, pendant la guerre des 12 jours, trois sites majeurs ont été frappés.

Le site de Nathans, le site de Fordu et celui Disparent. À Nathans, le principal centre d'enrichissement du pays qu'on voit ici. Plusieurs installations en surface et des centrifugeuses ont été endommagées à Ispaan.

Des installations liées à la conversion de l'uranium et à la production d'uranium métallique ont été également touchés. Et à Fordau, un site d'enrichissement construit sous une montagne, on le voit ici juste au sud de Tréran, et bien les frappes auraient endommagé les accès, les entrées de tunnel et certaines infrastructures de ventilation. Mais l'état exact des installations souterraines reste pour le moment incertain et c'est là que les évaluations divergent.

Washington affirme que le programme nucléaire iranien a été retardé d'un ans tandis que laa parle de dégâts importants sans confirmer une destruction totale et surtout un problème majeur dont on parle énormément sur ces plateaux c'est ces fameux 400 kg d'uranium enrichi à 60 %. Cet uranium est stocké dans des cylindres métalliques facilement transportables, ce qui signifie qu'il peut être évacué rapidement. Mais Raphaël Grossi, le patron de la IEA, aurait dit qu'au moins la moitié de ce stockait toujours à Ispar.

Merci beaucoup Margo Adad, on est en direct d'Israël, je le promettais avec Nicolas Rouget qui est dans le nord d'Israël. Nicolas, dites-nous comment Israël parle de cette frappe. Est-ce que Israël revendique une frappe majeure ?

Avec quelle conséquence ? Oui, une frappe majeure et c'est un communiqué de l'armée qui l'a annoncé. Grosso modo, on pas beaucoup on a pas beaucoup plus parlé.

Évidemment, les priorités du public israélien ne sont pas forcément celles-ci. Le nucléaire iranien, on en avait pas beaucoup parler, c'était pas le but de cette de cette offensive militaire selon Tal. Mais évidemment, cela semble être une une cible encore importante.

C'est une cible importante et surtout parce que dans le sexe sécuritaire ici, on on se demande, on se pose des questions. Pourquoi est-ce que les Iraniens sont encore focalisés sur le programme nucléaire quand ils devraient penser à leur survie ? On voit bien qu'il y a aussi cette idée d'essayer de comprendre un peu mieux l'ennemi.

Peut-être malgré le fait que Israël évidemment ait des services de renseignement très efficaces et son concentré sur l'Iran depuis des années. On se demande encore et toujours quel quelle est la meilleure stratégie à adopter vis-à-vis du régime. Le fait qu'il voient encore le le nucléaire comme une priorité est évidemment une inquiétude pour les Israéliens.

Merci infiniment Nicolas Rouget correspondant en Israël. Merci beaucoup à vous. Tour de force de salle et quoi qu'il en soit coup très dur pour l'Iran dans quelle mesure ?

Et est-ce que vous estimez plein de questions en une Pierre Servant que c'est la première d'une longue série ? Alors il y a un peu de questions sur en est. Je n'en sais rien parce qu'en fait si vous voulez on part de Donald Trump qui expliquait que tout avait été détruit et puis en fait ça enfin on se doutait que c'était pas tout à fait vrai et on voit bien qu'il y a différentes frappes que les Israéliens provoquent qui visent notamment à frapper ce type de site mais aussi des laboratoires de recherche.

Il il y a eu dans la dans la banlieu ou la région de Teran des laboratoires chimiques qui sont spécialisés dans la transformation de l'uranium enrichi liquide en en partie comment dirais-je une partie matérielle enfin qui qui soit solide et c'est un processus qui est très compliqué je l' été fait expliquer l'année dernière donc ce type de laboratoire a été ciblé et pour Israël ça reste une une préoccupation majeure et ils veulent aller jusqu'au bout du travail comme au Liban où ils considèrent qu'ils veulent absolument détruire le esbola aller jusque jusqu'au dernier des parkings où pourrai se trouver des une unité du Esbola. là, ils vont pas lâcher le morceau et euh c'est pour ça qu'il peut y avoir un moment tension avec Donald Trump euh qui lui peut vouloir euh arrêter les frais plus tôt. Là, les Israéliens euh avancent mais en fait on découvre nous-même, enfin moi je découvre en tout cas au jour le jour tout d'un coup un nouveau site, un nouveau dispositif et cetera.

Donc je suis incapable de dire qu'est-ce qui reste, qu'est-ce que les Israéliens connaissent. Je suis sûr qu'ils connaissent beaucoup de choses et en tout cas tout ce qu'ils ont identifié, ils iront d'une façon ou d'une autre le les détruire. On est très loin du discours de Trump qui après juin nous disait que le programme nucléaire, le nucléaire iranien avait été oblitéré pour reprendre ces mots.

Allez-y. Samantha Ben. Oui, je je parlais avec une spécialiste, une des plus grandes spécialistes britanniques du nucléaire militaire qui expliquait un petit peu dans la même veine que ce que disait Pierre Servant, c'est que aujourd'hui on ne sait pas grand-chose finalement de de ce qui se passe en Iran.

Où est où est l'uranium enrichi ? Où est l'uranium enrichi liquide ou solide ? et surtout s'il y a encore des personnes qui sont en état de pouvoir vraiment le sécuriser parce que imaginez-vous un Iran qui est parti dans le chaos avec différentes différents groupes qui pourraient commencer à se se à rivaliser pour le pouvoir dans un pays où il y a aujourd'hui une quantité dont on ne connaît pas ex la la quantité d'uranium enrichi pas au degré d'avoir une arme nucléaire Mais il ne faut pas oublier que pour un terroriste, l'idée d'une arme sale, d'une bombe sale, donc c'est une bombe qui n'aura pas une explosion nucléaire mais qui peut provoquer une contamination radiologique.

Et bien ça c'est c'est un cadeau. Donc une des une des craintes de ceux qui regardent la sécurité nucléaire, c'est que mettre l'Iran en chaos et en feu est extrêmement dangereux. En Irak, il n'y a rien.

Donc finalement, le danger était bien moindre. En Iran, il y a des choses. Et c'est pour ça que cette guerre est tellement dangereuse.

Alors, on entendait Raphaël Jérusalemi, ancien du renseignement israélien sur cette antenne aujourd'hui, qui disait qu'avec la frappe sur l'Iran, euh celle-ci, enfin, le régime n'a plus les moyens de faire porter l'uranium enrichi par un missile. C'est compliqué pour nous d'y voir aussi clair que cela. Mais tournons-nous vers Siav Gazi encore une fois.

Si va Gazi depuis terra en correspondant RFI et France 24. Euh à quel point dans quelle mesure est-ce un coup très dur, un boulant essentiel de la machine nucléaire iranienne a-t-il été en effet touché ? Le site de Talerani, le site de Talerani se trouve dans la zone de Partine qui est située à une trentaine ou quarantaine de kilomètres à l'est de la capitale iranienne.

C'est un site qui a été durement touché déjà en 2025, en juin 2025 par l'aviation israélienne. Et puis depuis le début de la guerre de il y a 13 jours, de nombreux bombardements ont été entendus donc dans dans de frappes ont été entendus sur ces sites là. Il y a euh donc à Partine, dans la zone de Partine, à la fois ces installations nucléaires, mais aussi euh des installations balistiques des gardiens de la révolution qui ont été durement euh donc frappées depuis depuis 12 jours 13 jours maintenant.

Euh alors dans ce site euh on sait pas si ce ce qui ce qu'il y a actuellement, si euh comment quels sont les quel est l'état de destruction euh de de ce de ce site qui a été donc frappé en juin 2025 cuit de nouveau depuis 13 jours. Ce qu'on sait, ce qu'on se demande ici, ce qu'on sait ici du programme nucléaire iranien et les fameux 400 kg d'uranium enrichi, c'est que les extray qui surveillaient de donc toute la production d'uranium iranien euh donc ça avait donc était était sur les lieux de donc de ces différents sites nucléaires iraniens, la veille des premières frappes donc israéliennes et américaines et donc avec connaissance donc une connaissance précise de l'endroit où euh ces ces 400 kg se trouvent. Merci beaucoup Si Gazi depuis Tant correspondant RFI et France 24 général est-ce que pardon avec cette question qui obsède mais est-ce qu'encore une fois c'est synonyme de nouvelles phase ça veut dire amplification de la stratégie et de sa concrétisation sur le terrain de de Tsal et des États-Unis qui ne cessent de promettre de nouvelles phases, des changements d'échelle et cetera ?

Je sais pas si c'est une nouvelle phase. Qui est sûr, c'est que ça s'inscrit dans le cadre de la guerre de la communication. Il faut des victoires.

Hm. Il faut des victoires. La mort de Laatola était une victoire.

J'en vois pas beaucoup depuis la mort de Laatola. Là, il me semble que on a une nouvelle communication qui pourrait en tout cas nous laisser croire, je sais pas si c'est vrai ou pas, que c'est une victoire et que je pense qu'on n'est pas dans le même timing que les Iraniens. H le temps joue pour eux.

Le temps médiatique presse les Américains. L'opinion publique américaine presse pour avoir des résultats. Je pense que ce genre d'annonce qu'elle soit fondée, je pense qu'elle l' pas permet de maintenir le moral d'Israël, de maintenir le moral des Américains et de relancer une séquence pour se dire que les choses avancent.

Guerre psychologique, guerre de communication. Maintenant, on va vous parler de cette guerre du pétrole également et qui fait trembler le monde entier, il faut le dire. D'ailleurs, je vous rappelle notre grand dossier, c'est Iran Ramena déclare la guerre totale et la guerre du pétrole, il est peut-être déjà en train de la gagner.

En tout cas, vous allez me dire ce que vous allez en penser. Mais quand il a il s'est exprimé aujourd'hui, il a tenu à le dire. Il va maintenir la fermeture du D3 d'Ormous.

Regarde, il est également certain que le blocage du D3 d'Ormous doit continuer. Des études ont été menées concernant l'ouverture d'autres fronts où l'ennemi a très peu d'expérience et serait extrêmement vulnérable. L'activation de ces fronts interviendrait si la situation de guerre persistait et conformément à des considérations stratégiques plus larges.

Le long du des trois dorm priorité au terrain. Nous sommes avec Ignacio Barnassin et Stéphane Yorgolescou parmi nos nombreuses équipes et on on en est très fier qui sont déployés sur le sur le terrain. Dites-nous, on parle parfois de bataille navale dans le D3.

A-t-elle lieu concrètement ? et si oui s-elle intensifié ces dernières heures ? Oui, le D3 d'Ormous, c'est aujourd'hui le nouveau champ de bataille stratégique dans cette guerre.

Sur les dernières 48 heures, nous avons déjà eu cinq navires marchands, des pétroliers qui ont été attaqués. C'est du jamais vu cette nuit encore et bien des bateaux ont été visés aux large des côtes des Émirats arabes unis où je me trouve actuellement avec Stéphane Yorgulescu. Et conséquence de ça et bien regardez, c'est simple derrière moi il y a des navires et des centaines de conteners totalement à l'arrêt immobilisé.

Je me trouve ici au port de J Facan, c'est à l'est des Émirats Arabes Unis. C'est normalement l'un des ports les plus fréquentés du pays. Aujourd'hui, vous le voyez bien, les navires sont totalement immobilisés.

En réalité, on assiste à une guerre d'usure dans ce D3 d'Ormous parce que l'Iran a tout intérêt à maintenir cette menace pour déstabiliser le plus possible l'économie mondiale. Les États-Unis et Donald Trump eux font des promesses. Par exemple celle d'escorter les navires dans le D3 d'Ormous.

Mais on voit bien aujourd'hui bien que ça ne suffit pas car les bateaux restent immobilisés. L'ensemble des ports du pays des pays du golfe et les ports iraniens sont des cibles très stratégiques, très dangereuses. La population l'a bien compris.

Il suffit de regarder autour de nous par exemple cette plage complètement déserte. La ville de Kfhaakan est aujourd'hui une ville morte alors que normalement c'est une ville touristique très fréquentée aujourd'hui. Il n'y a personne qui est là.

L'Iran a déjà frappé ses côtes émériennes. La dernière fois c'était à 20 km d'ici seulement où c'est une réserve stratégique de pétrole qui a été touchée. Merci beaucoup Ignacio Bernassin et Stéphane le long de ce D3 d'Ormous.

On vous parlait hier du D3 potentiellement miné. Et bien les services de renseignement américain estiment que le plus grand risque ce sont en réalité les attaques directes de l'Iran contre les pétroliers. D'ailleurs, il y a eu plusieurs frappes et regardez ces images comme elles sont spectaculaires et surtout significatives de ces dernières heures.

Cette guerre du pétrole peut-elle s'étendre à d'autres des trois ? C'est aussi la question qu'on va se poser. Mais d'abord Margo Adad, nous y retournons au tableau.

Margo Hadad. Margo Hadad, ça y est, la bataille navale a commencé avec cette multiplication de frappes encore plus intense ces dernières heures sur des pétroliers dans le D3. Oui, regardez ces images.

On voit ici l'explosion d'un pétrolier lié aux États-Unis, proche du Détroit d'Ormous, proche de la frontière iraakienne. Depuis plusieurs heures, plusieurs navires commerciaux ont été touchés dans la zone. Un port conteneur, un cargo et un vraquier.

Ces attaques ont toutes été revendiquées par l'Iran. Les gardiens de la révolution cherchent clairement à perturber ce passage maritime stratégique. Etan assume cette stratégie.

Voici ce qu'a déclaré le régime iranien. Tout navire appartenant aux États-Unis, au régimes sionistes ou à leurs alliés hostiles sera considéré comme une cible légitime depuis le début du conflit. Une vingtaine de vanavir commerciaux ont été attaqués ou visés dans la zone.

C'est très clairement la stratégie des gardiens de la révolution. Mais Marga, je le disais, ce qui inquiète surtout les militaires américains ces dernières heures, ce sont les frappes directes et donc plus seulement les mines. Oui, parce que ces attaques sont beaucoup plus rapide et imprévisible que les mines navales.

Selon plusieurs analystes militaires, l'Iran utilise désormais des missiles antinavir ou des drones explosifs capables de viser directement les navires marchants. Un bateau peut-être touché en quelques minutes sans forcément avoir le temps de réagir. Les États-Unis ont bien mené ses frappes ces derniers jours contre des bateaux iraniens suspectés de poser des mines.

Mais cela n'a pas empêché les attaques prévues hier. Preuve que Terran dispose de plusieurs moyens de déstabilisation à Mé Merci Marga. Je voudrais qu'on écoute maintenant le président américain parce que Donald Trump il s'est exprimé au sujet du D3.

Que dis-je ? Tendez bien l'oreille. Il parle bien des trois Donald Trump dans sa prise de parole et c'està-dire qu'il y a maintenant plusieurs des trois qui sont dans le viseur concerné lesquels d'abord écouter le président américain.

Nous allons surveiller de très près les D3. Les D3 sont en très bon état. Nous avons détruit tous leurs bateaux.

Ils ont quelques missiles mais pas beaucoup. Je pense que nous sommes en très bonne posture. Pierre, tout ça veut dire en écoutant bien le S et le pluriel pour les D3 que ce n'est qu'un début que le chaos peut s'étendre et va s'étendre et si oui vers où on pense à la mer rouge.

Voilà la la mer rouge donc le D3 de Babel Manded. Ce qui est comment dire enfin c'est pas surprenant mais ce à quoi j'assiste, c'est ce dont on parle depuis des années, c'est-à-dire la marine mais également les autres armées, les dans des colloques stratégiques, les guerres de demain, sauf que cette guerre est maintenant, c'est aujourd'hui. Ces guerres vont se passer dans les D3 hein.

On pense à Formose aussi, un air de Chine méridonale qui est une zone majeure également où peut y avoir des tensions. Là, on a deux deux des trois qui sont stratégiques. Donc cette guerre, ces guerres se passent sur l'eau avec très peu de troupes au sol, pratiquement pas et avec des capacités de répercussion absolument considérable.

Donc effectivement si le président Trump parle de des trroits au pluriel, c'est qu'il pense au détroit de Babel Mandade Mandab, pardon. Donc c'estàdire au déboucher du canal de Suèse pour aller vers la la mer rouge puis après le l'océan Pacifique. Et là de la même façon les outils disposent de moyens.

Euh c'est pas pour rien que ces dernières années euh la France, les Européens ont lancé une mission dans la région pour protéger euh des pétroliers, pour intercepter les missiles des des des outils. Donc euh c'est les Iraniens et leurs supplétifs ont une capacité de nuisance très importante sur un mot qui est central pour Trump, pétrole. Pétrole, pétrole, pétrole.

Pétrole général, je me tourne je me tourne vers vous. Euh selon vous euh c'est écrit, d'autres des trois seront touchés, seront visés. Les Yémen, le Yémen, les outils vont entrer, pardonnez-moi l'expression, dans la danse.

Je pense qu'il y a rien, pardon, il y a rien d'écrit. Euh je pense qu'on est dans une incertitude totale, ce que je vous disais tout à l'heure, je je pense qu'on est passé d'un axe de la résistance à un axe de la survie et que cette survie, elle va se calculer au fur et à mesure de l'avancée de la guerre. et que les Iraniens prendront les décisions au fur et à mesure en terme de pouvoir de nuisance.

Je pense qu'il y a rien d'écrit. Allez-y, Guillaume Roquette. Oui, ce qui est certain, c'est que avec un nouveau front potentiel euh dans le dans le en rouge et donc avec le D3 qui va vers le golf d'Aden, il y a il y a une il y a une montée en en tension et on a l'impression que Donald Trump en a pris son parti.

C'est-à-dire que dans une déclaration récente, il dit bien sûr le le prix du pétrole va augmenter, mais euh les Américains peuvent en produire davantage et de toute façon, ce qui compte, c'est de mettre un axe du mal, un empire du mal hors d'état de nuire. Donc euh clairement c'est on est en train d'arriver dans une guerre où euh le le une guerre totale avec une dimension idéologique qui au départ n'était pas dans l'agression de Trump qui disait ou plutôt dans les frappes de Donald Trump qui disaient ce qui compte c'est supprimer leur leur leur capacité de nuisance pour qu'on puisse avoir une région pacifiée. Et aujourd'hui tout tous ces tous ces verrous y compris peut-être les forces au sol en train de disparaître les uns après les autres devant l'extension horizontale du conflit.

S'il y a guerre du pétrole, mais visiblement c'est quand même le cas, c'est l'Iran qui est en train de la gagner. Oui, s'il y a une guerre du pétrole, je pense que nous serons tous perdants parce que je voudrais vraiment insister sur le fait que ce n'est pas que le pétrole qui passe par le D3 d'Ormous, il y a 35 % de l'urée mondiale. L'urée est un ingrédient essentiel pour les pour les les les engrais agricoles.

Il y a aussi des nitrates qui qui passent par ce D3. Il y a 10 % du de l'aluminium mondial. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que les pays d'Asie seront les premiers touchés par une pénurie d'engrais et l'impact ça aura sur les sur l'agriculture. Les pays d'Afrique, l'Amérique latine est aussi extrêmement dépendante des engrais qui sont importés via ben via le Golf. L'Europe un petit peu moins parce que l'Europe continue à importer une grande partie de ces engrais de la Russie.

Donc les impacts économiques mondiaux. Euh je je j'ai pas envie de parler de gagnant dans cette guerre parce que l'Iran clairement n'est pas gagnante. L'Iran est en train d'être détruite et sa capacité de continuer cette guerre n'est pas infinie mais les la potentielle perte va beaucoup plus loin que le Golf que les États-Unis et potentiellement peut toucher le monde entier.

J'ai deux questions Pierre Savant et Grégory Philips à vous poser et j'ai peu de temps, je suis transparente mais parce qu'on doit retrouver Clac Cambier qui est sur le terrain. Je veux pas la faire attendre. Je vous repose la question. garde de pétrole, il y a l'Iran en est le gagnant aujourd'hui.

Non, mais on a quand même l'impression, même si effectivement la suite n'est pas écrite, que ils ont plusieurs cartes dans leur jeu et qu'ils les abattent les unes après les autres en 13 jours. Ils ont visé les bases militaires américaines, ils ont visé Israël, ils ont fait entrer le esbola dans la danse à un moment donné, on l'a vu de manière assez massive hier soir, maintenant peut-être bientôt les outils du Yémen, maintenant le D3 d'Ormous, vous voyez, à chaque fois ils abattent une nouvelle carte comme si tout avait été un peu séquencé et imaginé par le régime des aatola. Et pardonnez-moi Pierre, l'exercice est compliqué en quelques instants, mais les opérations terrestres selon vous, elles sont elles sont on y va tout droit aux opérations terrestres notamment sur des îles iraniennes ou le l'île de carb et cetera.

Alors, j'ai j'ai regardé de près la la la carte, c'est pas facile de faire un assaut vertical par parachutage. C'est une c'est un terminal, c'est le grand terminal pétrolier par lequel passe 90 % du pétrole iranien. C'est pas complètement simple de le prendre d'assaut et puis de maintenir sur zone des des des troupes américaines.

Mais juste d'un mot, Samantha a entièrement raison, c'est pas que le pétrole. C'est-à-dire que là le les Iraniens arrivent à toucher au commerce mondial et c'est un rapport de force entre celui qui cèdera le plus tôt par rapport à l'autre. Alors en tout cas, les États-Unis ont fait part de leur impuissance ces dernières heures.

Le secrétaire d'État à l'énergie l'a reconnu. Ils ne sont pas prêts à pouvoir exporter ne serait-ce que techniquement dans le contexte des navires pour passer le D3. Donc on continue de garder bien sûr un œil plus qu'attentif sur la situation.

Mais maintenant, je voudrais qu'on revienne sur ce qui s'est passé sur notre antenne il y a quelques minutes. Vous l'avez vécu en direct avec nous et surtout Claire Cambier, Charlotte Le Faétait l'ont vécu au plus près une frappe massive importante dans le centre de Beyouth, pas dans la banlieue sud, dans le centre de Beyrout. Revivez avec nous cette séquence, elles sont en direct et là la bombe touche un immeuble.

Regardez, nous étions ce matin sur la corniche. Il y a eu une frappe sur la corniche. Beaucoup de réfugiés s'étaient placés.

Déjà à ce moment-là, beaucoup de gens nous disaient et bien on n'est plus en sécurité nulle part si nous sommes en zone rouge ou pas. Et vous le voyez, large explosion à l'instant. On a vu le missile frapper directement cet immeuble.

Les frappes donc se poursuivent à l'instant. Vous voyez ce large cette large fumée émergée du bâtiment. les frappes se poursuivent et il semble he que les Israéliens veuillent vraiment se faire effondrer tout tout ce bâtiment.

Je le dis, je le martelle, vous êtes en sécurité désormais. Charlotte le fêtait et Claire Camblé enfin en sécurité autant qu'on puisse l'être dans une zone comme la vôtre bien évidemment. Merci pour votre travail et merci d'être resté en direct avec nous.

Claire Cambier avant de revenir sur ce qui s'est passé, il y a de nouvelles alertes en ce moment même ou pour les prochaines minutes, c'est ça ? Oui, exactement. Juste après cette frappe qui est survenue en frappe impressionnante comme vous l'avez vu en image avec un blast que nous avons vraiment ressenti euh de manière assez intense et bien il y a eu un nouvel ordre d'évacuation de la part de l'armée israélienne cette fois pour un immeuble qui se trouve à quelques centaines de mètres juste à côté de la route de l'aéroport. nouvel appel à évacuer en plein cœur de Beou et nous venons d'apprendre qu'une frappe d'avertissement avait été lancée.

Alors ces frappes d'avertissement, c'est ce que nous avons vécu aussi ici hein. C'est une petite frappe qui fait qui vise l'immeuble pour avertir à la population que dans les minutes qui suivent et bien l'explosion devrait survenir que le missile va être lancé. Donc Claire et et Charlotte sur ce que vous avez vécu un peu plus tôt, vous étiez en situation, il y avait une frappe, vous étiez sur place pour le couvrir et frappe à nouveau et là vous l'avez senti ce souffle.

Vous vous parlez du blast vous sur le terrain. Oui, on s'était mis à quelques rues de cet immeuble qui était visé. L'armée israélienne avait demandé de respecter un périmètre de de sécurité de 300 m.

Et puis on a entendu cette frappe d'avertissement, première frappe d'avertissement. On avait vu tous les habitants du quartier fuir la zone. Première explosion.

C'est à ce moment-là qu'on s'est un peu rapproché. On a vu la fumée noire émerger. On a commencé notre direct et et la suite, vous l'avez en image.

He, c'est cet énorme missile que l'on voit atterrir sur l'immeuble. On le précise he c'est un immeuble résidentiel d'une quinzaine d'étages. Un immeuble impressionnant où les habitants nous disent et bien il y a des appartements où des habitants vivent habituellement.

Il y a au rez-de-chaussée des magasins. Ça a vraiment frappé la population, hein. C'est la première fois qu'un immeuble doit évacuer en plein centre de Beyrout depuis le début de ce conflit en 2026.

C'était déjà arrivé à l'automne 2024. C'est malheureusement l'histoire qui se répète et qui est très difficile pour la population. Comme je vous le disais, il y a eu une deuxième une deuxième alerte, un deuxième appel à évacuer.

Et pour vous raconter l'histoire, on était donc encore sur zone. On a reçu un appel, une personne qui parlait en arabe. J'ai demandé à mon fixeur de m'expliquer de quoi il s'agissait.

Et bien c'était un appel de Tshal. salle qui géolocalise he les différents portables dans la la zone où il compte frapper et qui demandaient d'évacuer de partir que nous étions dans une zone où il y avait une cible du esbola qui était visée par l'armée israélienne. Merci infiniment Claire Cambier, Charlotte Lefété vraiment on vous salue, on vous remercie pour votre travail on espère que vous vous pourrez souffler.

Merci encore une fois d'avoir été avec nous. Je me tourne vers vous, général Éric de l'APREL, si vous nous rejoignez chers téléspectateurs, général Éric de l'apprel, conseiller auprès des forces armées libanaises de 2022 à 2025, vous connaissez parfaitement chaque rue que nous avons aperçu sur ces images. Vous connaissez certainement par cœur ce quartier qui a été frappé et il faut en avoir une lecture très précise.

Ce n'est pas rien que un immeuble en entier dans ce quartier soit aujourd'hui visé et avec cette intensité. Oui, vous avez raison. Je je crois me souvenir qu'en 2024, quand ça a été frappé à peu près à cet endroit-là, c'était dans les mêmes circonstances.

Influ de gens du sud qui montaient vers Beout. Les gens se mettent dans les immeubles où ils peuvent, où il y a de la place et il suffit qu'il y a un gars du Esbola qui se mette dans un immeuble au centre de Beyrouth et cet immeuble est tapé. C'est pour ça que Beout est organisé par communauté.

Il y a le quartier d'Achrafier. Tous les soirs des jeunes descendent. pour vérifier qu'aucun gars dubola rentre dans le quartier pour être sûr que le quartier soit pas frappé.

Si vous le permettez, juste un point bien sûr. Il y a beaucoup de Libanais qui regardent la télévision ce soir qui regardent ça et il y a beaucoup de Français aussi et de ressortissants qui regardent. Je pense que évidemment il y a il y a toujours de l'affolement et c'est bien normal.

Mais il est important qu'on reste assez calme, qu'on connaisse bien cette situation et les Libanais ils ont pas juste besoin de nous quand ça va pas. Il enfin quand ça va, ils ont besoin aussi quand ça va pas. Et moi je me rappelle mon épouse qui allait au bénévola le matin justement à côté de ce coinlà et les les gens du bénévolat les les gens qui venaient se nourrir lui disaient "Maellie, si vous êtes là ce matin, c'est qu'il va rien se passer.

On a confiance dans la France. Donc la diplomatie de l'intérieur elle est importante et il faut garder son sang froid à Beout, même si je comprends les moi absolus." Et il y a un site, il y a un groupe WhatsApp sur lequel sont quasiment tous les Libanais. qui publia en direct toutes les frappes, toutes les alertes, qui montent les vidéos.

Moi, des vidéos comme ça, j'en ai 50 sur mon téléphone. Et donc en fait, ce que je peux vous dire peut vous paraître peut-être absurde sur ce plateau, mais il y a une forme de sérénité parce que les gens connaissent bien les quartiers, ils savent où il y a des risques en ce moment, il y a des craintes liées à l'afflux des réfugiés. Et le vrai risque, et je termine là-dessus, c'est la déstabilisation du Liban à cause de ses réfugiés parce que les gens vont commencer tous à se méfier.

Moi, j'avais un ami au téléphone l'autre jour qui je l'entendais hurler en disant "Enlève ta voiture, enlève ta voiture." Il y a quelqu'un qui venait de se garer devant chez lui, il le connaissait pas et il est sorti en lui disant "Tu pars". Je me permets, Clac Cambier est toujours avec nous et à Non, c'était précieux de vous entendre.

Merci parce que c'est aussi une part de témoignage. Claircambier est avec nous. Claire, vous avez entendu à l'instant des avions à nouveau survoler survoler Beout.

Oui, on se demande même he si ce n'est pas un missile qui est passé au-dessus de nous. On attend la confirmation. Comme je vous le disais, c'est un deuxème immeuble qui devait être évacué sous ordre de TA.

Il y a déjà eu une première frappe d'avertissement. On attend donc la confirmation. On est à quelques centaines de mètres.

On sait nous ne sommes pas dans la zone proche de cette frappe, de cet immeuble visé qui se trouve vraiment sur la route qui mène à l'aéroport. Mais effectivement, il se pourrait que ce deuxième immeuble soit actuellement frappé. C'est infiniment clair Cambier. vraiment on salue et je le répète, je le martelle votre travail avec Charlotte Le Fété et toutes nos équipes sur le terrain.

Merci beaucoup et à l'instant on voyait encore des image de fumée qui s'élève dans le ciel de de Beou bien sûr rester avec nous pour vivre et surtout comprendre. Écoutez, pardon, je je me permets de tendre l'oreille. On va continuer de vivre en direct et d'analyser ce qui se passe dans le centre de Beou.

Je remercie infiniment mes mettez mes invités sur ce plateau bien sûr Pierre Servant, merci beaucoup d'avoir été avec nous. Merci général d'avoir été avec nous. Samanthane, merci Guillaume Roquette.