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InterviewC à vous (sur YouTube)· 7 décembre 2021 5 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & élections

De Le Pen à Zemmour : le « média-bashing » en bandoulière - C à vous - 07/12/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Patrick, vous revenez sur son début de campagne, marqué par la violence, particulièrement contre les journalistes.

  • 0:59OuverteRéponse directe

    Pourquoi d'ailleurs le vivre-ensemble ?

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a des précédents en France ?

  • 2:36ComplaisanteRéponse directe

    Les charognards seront déçus.

  • 4:31RelanceRéponse partielle

    C'est-à-dire que les médias ont autant parti fabriquer le monstre qui se retourne contre lui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24PrésentateurFait
    « au point que la direction de l'AFP, l'agence France Presse, envisage d'appointer des vigiles pour protéger ses reporteurs »
  • 0:40Locuteur non identifiéFait
    « Inlassablement, inlassablement, nous allons nous débarrasser de cette idéologie hors sol »
  • 0:47Locuteur non identifiéFait
    « qui ne vive que d'argent public et de journalistes militants. »
  • 0:50PrésentateurChiffre
    « Les journalistes et médias dénoncés à 12 reprises dans son discours »
  • 0:54PrésentateurFait
    « parce qu'ils promeuvent le mondialisme, le vivre-ensemble et l'immigration de masse. »
  • 1:30PrésentateurFait
    « il faut remonter au Front National de Jean-Marie Le Pen »
  • 1:34PrésentateurFait
    « Les chambres à gaz, points de détail de l'histoire, énorme tollé. »
  • 1:59Locuteur non identifiéFait
    « Quand un pouvoir sans contrôle, sans limite, sans morale, »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « On ne fera pas dire à Jean-Marie Le Pen ce qu'il n'a pas dit. »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « On a même utilisé une putain pseudo-journaliste réputée pour tapiner dans le monde des médias. »
  • 3:48PrésentateurChiffre
    « Sur BFM TV, c'est Éric Dupond-Moretti qu'on a le plus entendu. 4h25, suivez Éric Zemmour, 3h34, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. »
  • 4:07PrésentateurChiffre
    « Sur CNews, Jean Castex en numéro 1, 11h08, mais avec des diffusions de nuit. Puis Éric Zemmour, 9h11, Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer, vous êtes 5e là, 4h23. »
  • 4:13Invité politiqueFait
    « À chaque fois, vous vous en mettez pas assez pour que j'apparaisse. »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Locuteur non identifié7 %
  • Présentateur 27 %
  • Jean-Marie Le Pen6 %
  • Locuteur non identifié 24 %

4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Face à la probable candidature du président sortant, il y a également Éric Zemmour. Patrick, vous revenez sur son début de campagne, marqué par la violence, particulièrement contre les journalistes. Oui, violence contre des militants de SOS Racisme, on en a parlé hier. Violence contre le candidat lui-même, agrippé par un spectateur dont on ne connaît pas la motivation. Il plaide l'accident, on sait seulement que c'est un adhérent LR.

Et violence contre les journalistes, insultés, menacés, bousculés, parfois à frapper, au point que la direction de l'AFP, l'agence France Presse, envisage d'appointer des vigiles pour protéger ses reporteurs dans les futurs meetings du candidat Éric Zemmour, qui pendant ce temps joignait la parole au geste en faisant huer les journalistes et en promettant à son public de les en débarrasser.

0:40
Locuteur non identifié

Inlassablement, inlassablement, nous allons nous débarrasser de cette idéologie hors sol qui ne vive que d'argent public et de journalistes militants.

0:50
Présentateur

Les journalistes et médias dénoncés à 12 reprises dans son discours parce qu'ils promeuvent le mondialisme, le vivre-ensemble et l'immigration de masse. Tiens, pourquoi d'ailleurs le vivre-ensemble ? Qu'ils inventent des polémiques sur des livres écrits il y a 15 ans, le traitent de tous les noms, le classent à l'extrême droite, fouillent dans sa vie privée et veulent sa mort sociale. Il y a beaucoup de Trump dans ce discours-là. Est-ce qu'il y a des précédents en France ? Les journalistes qui suivaient les derniers meetings de François Fillon il y a 5 ans ont passé les mauvais quarts d'heure quand le candidat accusait la presse de l'avoir torpillé.

Il est arrivé à Jean-Luc Mélenchon et même à François Bayrou en 2007 de faire huer les médias. Mais pour retrouver ce degré d'agressivité à la tribune et dans la salle, il faut remonter au Front National de Jean-Marie Le Pen et à une phrase qui a coûté cher en 87 au leader d'extrême droite. Les chambres à gaz, points de détail de l'histoire, énorme tollé. Et au lieu de se corriger ou de s'en prendre à lui-même, Le Pen dénonçait alors une machination médiatique.

Il accuse la presse d'avoir déformé ses propos, ce qui était stupide parce que tout le monde avait entendu ses propres mots, c'est comme ça qu'une semaine après l'émission de RTL, en clôturant sa fête des Bleus Blancs Rouges au Bourget, Le Pen appelle le peuple à se dresser contre les journalistes et leur quatrième pouvoir.

1:59
Locuteur non identifié

Quand un pouvoir sans contrôle, sans limite, sans morale, quand il peut les idées et les hommes, il est temps que le peuple se lève pour mettre de l'ordre chez lui.

2:20
Présentateur

Même effet que chez Zemmour, ce jour-là, des journalistes ont été insultés, molestés, dans la foulée déjà du discours précédent, celui du numéro 2 du FN, Jean-Pierre Stirbois. J'étais dans la salle comme reporter et j'ai retrouvé l'enregistrement.

2:36
Jean-Marie Le Pen

Les charognards seront déçus. On ne fera pas dire à Jean-Marie Le Pen ce qu'il n'a pas dit. On a même utilisé une putain pseudo-journaliste réputée pour tapiner dans le monde des médias.

2:53
Présentateur

Vous voyez le climat. Alors je dois dire qu'après ces insultes, plusieurs journalistes ont décidé de se lever et de quitter la salle. Mais comme nous étions dans les premiers rangs de la grande salle du parc des expositions du Bourget, il y avait à peu près 15 000 personnes. Ça a été une très longue remontée sous les injures et les crachats des militants. Alors avec ce souvenir, je laisse cette interrogation. Pour la suite et pour la profession, est-ce qu'il faut à tout prix couvrir et subir les discours de haine qui mettent la sécurité des journalistes en danger ? Éric Zemmour marche sur les traces de Jean-Marie Le Pen.

Oui, mais d'abord Zemmour fédère encore plus largement que Le Pen dans les jeunesses nationalistes et les groupuscules d'ultra-droite, d'où d'ailleurs les violences de dimanche. Et puis, grande différence, alors que Le Pen se plaignait de sa sous-exposition médiatique, Éric Zemmour, lui-même issu des médias, était très largement exposé et même surexposé. J'ai consulté les tableaux de temps de parole de personnalité relevés par le CSA sur le mois d'octobre pour les deux premières chaînes d'info en continu. Sur BFM TV, c'est Éric Dupond-Moretti qu'on a le plus entendu. 4h25, suivez Éric Zemmour, 3h34, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Gabriel Attal, vous êtes 7e, je vous le signale, avec 1h26.

Sur CNews, Jean Castex en numéro 1, 11h08, mais avec des diffusions de nuit. Puis Éric Zemmour, 9h11, Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer, vous êtes 5e là, 4h23.

4:13
Jean-Marie Le Pen

À chaque fois, vous vous en mettez pas assez pour que j'apparaisse.

4:15
Présentateur

Ben non, là, 5e, c'est tombé juste avant qu'on n'avait plus la place. 4h23. En tout cas, Éric Zemmour est de très loin la première personnalité d'opposition et le premier futur candidat vu et entendu en septembre et en octobre. Merci. Qui ? C'est-à-dire que les médias ont autant parti fabriquer le monstre qui se retourne contre lui ? Je n'irai pas jusque-là. En tout cas, ils ont contribué à faire émerger et à rendre possible la candidature d'Éric Zemmour, c'est évident.