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Podcast / conversationLegend (sur YouTube)· 17 juin 2026 127 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sport

PRIS EN OTAGE PENDANT UNE ÉMISSION, JEAN-LUC REICHMANN RACONTE TOUT POUR LA PREMIÈRE FOIS

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44non_speechFait
    « Notre invité aujourd'hui c'est Jean-Luc Rchman qu'on connaît tous en tant qu'animateur ou acteur comédien sur TF1 dans toutes les émissions qu'il a pu animer. »
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    « Tu as eu un accident de moto ? Il y a voilà une personne âgée qui a un malaise cardiaque et qui me rentre en face et je fais un vol plané avant de retomber à 39 m75. »
  • 3:33non_speechFait
    « Bah parce que déjà, je te suis depuis des années et tu as un parcours hyper riche. »
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    « Je me suis jamais senti animateur. »
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    « J'ai une enfance euh assez euh heureuse, assez différente de par ma différence avec la tâche sur le nez bien évidemment. »
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    « Ma petite sœur où j'ai 9 ans, 9 ans et demi et que ma petite sœur est handicapée, comme tu le sais, sourde, profonde. »
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    « La première petite amie que j'ai euh me regarde et dit "Mais tu te rends compte, je vais pas sortir avec un garçon comme toi avec ce que tu as sur le nez, j'ai 15 ans, quoi." »
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    « C'est un angiume. C'est le vrai nom un angium. C'est c'est du sang sous la peau en fait. »
  • 14:06non_speechFait
    « On m'a fait maquiller ma tâche. »
  • 22:55non_speechFait
    « J'ai risqué de montrer avec ma tâe. »
  • 30:03non_speechFait
    « Il y avait pas les trains, les avions, j'avais pas d'argent. »
  • 35:18non_speechChiffre
    « J'ai un mémoire où j'ai 14/ 20, c'était super. »
  • 40:53non_speechFait
    « C'est Daradir la dadain. C'est vraiment ça c'est les bronzés. »
  • 45:17non_speechFait
    « On commence dans 15 jours. Est-ce que tu es prêt à venir avec nous ? »
  • 48:11non_speechFait
    « Je fais un vol plané avant de retomber à 39,75. »
  • 48:51non_speechFait
    « J'entends suite à l'accident le gendarme que je vois bizarrement dire il est mort et il parle de moi. »
  • 51:47non_speechFait
    « Je fais un ding dong chez le mec. »
  • 53:13non_speechFait
    « Vous rouliez trop vite. Vous voyez ça avec mon avocat. »
  • 53:57non_speechFait
    « Il y avait des assurances motovernes, j'avais pas d'argent. »
  • 54:41non_speechChiffre
    « 18 fracture 30 points de souture le truc. »
  • 55:59non_speechFait
    « je me sens partir et ouais le coup du du tunnel [raclement de gorge] et de la lumière blanche au bout je le vois quoi. »
  • 56:44non_speechFait
    « j'ai la moitié de la gueule arrachée parce que j'ai un casque jet au lieu d'avoir un casque intégral. »
  • 57:27non_speechFait
    « mon frère est sur place à Toulouse [grognement] chez l'hôpital Rueil et toi tu es tu es celui du milieu he tu as une petite sœur »
  • 58:09non_speechFait
    « il y avait pas les portables hein. Oh là là, il y a les fix »
  • 1:00:18non_speechFait
    « un accident, une méprise, une inattention, tu vois, c'est ça en fait, ça m'a fait prendre conscience que faisons tout pour être heureux »
  • 1:01:42non_speechFait
    « je pense qu'au bout d'un moment les gens se disent "Moi, j'ai jamais rien caché hein. J'ai jamais rien caché." »
  • 1:04:02non_speechChiffre
    « j'étais à ce moment-là sur fun. Alors, j'avais appris comme je t'avais dit à bosser 20h par jour au club Med et là je fais 6h 9h à la radio. »
  • 1:05:26non_speechFait
    « j'ai créé mon premier jeu radiophonique où il fallait associer une danse avec un légume. »
  • 1:06:53non_speechFait
    « j'arrive en dernier pour mon interview avec mon agra nagra c'est pour enregistrer ouais bonjour monsieur Ginsbourg ça oui oui ça »
  • 1:07:37non_speechFait
    « la peinture. La peinture petit gar la peinture. »
  • 1:08:20non_speechFait
    « il me balance sur la peinture 5 minutes 10 minutes, je sens le mec derrière comme ça et tu laisses. »
  • 1:09:48non_speechFait
    « je passe le lendemain faire toutes les poubelles. Il y avait plus les bandes. »
  • 1:10:33non_speechFait
    « tu savais pas où est-ce que tu étais et tu étais sur un plateau et on te filait une fiche et tu savais pas qui arrivait. »
  • 1:52:24non_speechFait
    « l'année dernière, j'en pouvais plus. Donc ça c'est assez 23 août, tu tournes de Noël parfois. »
  • 1:53:07non_speechChiffre
    « Bah, ça dépend quand je pars un peu longtemps, on fait 80 émissions les unes derrière les autres. »
  • 2:04:02non_speechFait
    « Si tu m'aurais posé peut-être si tu avais pas fait ça, qu'est-ce que tu aurais fait toi ? »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Locuteur

Notre invité aujourd'hui c'est Jean-Luc Rchman qu'on connaît tous en tant qu'animateur ou acteur comédien sur TF1 dans toutes les émissions qu'il a pu animer. Tu as eu un accident de moto ? Il y a voilà une personne âgée qui a un malaise cardiaque et qui me rentre en face et je fais un vol plané avant de retomber à 39 m75. [musique] J'entends le gendarme dire il est mort. Je ressors 11 mois 12 [musique] mois plus tard. Je vais le voir quoi. Il me hurle du fond de l'allée. Ce n'est pas de ma faute. Vous rouliez trop vite. Vous voyez ça avec mon avocat. Il referme la porte. Je reste, je sais pas 2 3 minutes comme ça et je dis on y va. On est reparti.

[musique] Bonjour tout le monde et bienvenue sur les gens. Notre invité aujourd'hui, c'est Jean-Luc Rchman qu'on connaît tous en tant qu'animateur ou acteur comédien sur TF1 dans toutes les émissions qu'il a pu animer. Il va nous raconter les candidats qu'il a vu, ce qui n'a jamais été diffusé d'ailleurs à l'antenne. Vous allez apprendre beaucoup de choses sur beaucoup de candidats aujourd'hui et d'anecdotes de sa carrière. Il va nous parler aussi de sa tâche qu'il a l'angiume sur le nez et la rencontre avec Gabin, un enfant qui l'a aidé un jour lors d'une visite dans le sud. Il reviendra dessus. Vous allez voir, il va nous raconter beaucoup de choses.

Jean-Luc qui me fait le plaisir d'être là aujourd'hui. [grognement] Euh, on va aborder tout plein de sujets, notamment comment Alain Delon s'est mis entre lui et sa femme pour lui dire et le scanner pour essayer d'être sûr de voir que c'était le bon pour elle. Il va nous raconter tout ça juste avant de commencer d'écouter toutes les anecdotes incroyables. On a on va apprendre aussi qu'il a eu j'ai appris en tout cas en préparant l'émission Jean-Luc a un énorme accident où il était vraiment il est passé très très proche de la mort où même les policiers pensaient qu'il était décédé.

va nous raconter ça, euh comment ça s'est passé, tout son parcours, les choix qu'il a fait qui ont permis aujourd'hui d'avoir ces belles émissions et cette carrière là et que cette famille épanouie va nous raconter tout ça. Juste avant, je voulais remercier le partenaire sur cette vidéo, c'est Saley. C'est une application qui permet d'installer une iSIM sur votre téléphone. En fait, avec ça, vous allez pouvoir avoir internet à l'étranger sans devoir acheter une carte SIM sur place ou payer des hors forfaits énormes. Si vous voyagez souvent, c'est le genre d'applifier la vie. En fait, vous choisissez votre destination directement dans l'application.

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Merci de faire de légendes, le premier podcast de France. C'est parti maintenant avec Jean-Luc Reschman sur les gendes. On y va. Euh, bonjour. Prénom Jean-Luc ? Non Resman, pour la première fois dans légende et peut-être pas la dernière. Et ben, bienvenue Jean-Luc. Je reprends le clap. Bienvenue à toi. Je suis très content de te recevoir. C'est un vrai dis-moi pourquoi. C'est un vrai plaisir. Bah parce que déjà, je te suis depuis des années et tu as un parcours hyper riche. que en préparant l'émission déjà je savais que tu avais un parcours riche, tu as fait plein de métiers qui sont parallèles au mien, tu as fait de la voix, de la radio, de la télé.

Là, tu es comédien, tu fais plein de choses. Donc je suis très content qu'on puisse discuter. C'est cool. Et puis tu représentes Ouais, je crois que tu es l'animateur dans le classement, l'animateur télé préféré des Français. Enfin, tu regardes ce genre de truc ou avec les années, on regarde un peu moins ? Euh alors maintenant, c'est des des classements où il faut être dans la liste. Tu comprends ce que je veux dire ? Parce que si tu es pas dans la liste, évidemment tu regardes pas, ça t'intéresse pas. Mais effectivement, on est obligatoirement sensible. C'est sur les les messages qu'on veut faire passer par rapport aux répercussions qu'il y a sur les sur le téléspectateur. C'est ça le but.

Après, être sur un classement au début, c'est intéressant. Les premiers classements, je crois que c'était stratégie où il m'avait mis en premier euh dans ce dans ce bouquin stratégie et là j'avais pris une claque parce que personne disait mais ils se sont trompés quoi, personne m'avait vu venir et tout et tout. Et en fait le phénomène, c'est ce que me disait à l'époque ma responsable qui s'appelait Béatrice Esposito m'a dit "Mais toi tu es tous les jours là, tu es tous les jours, tous les jours, tous les jours là, 365 jours par an." Et et ça m'avait fait vraiment un choc émotionnel. Donc effectivement la première fois ça fait waouh.

Maintenant le fait est que c'est en fonction des vescend ça dépend des si tu es dans la liste, comment tu es placé dans la liste, si tu as eu des des émissions ou des flash juste avant les sondages ou les enquêtes. La différence entre un sondage et une enquête, c'est quoi la différence ? Non mais ça c'était intéressant aussi. Les sondages c'est intramura. Oui. Donc voilà, on met celui-là, celui-là. Une enquête, c'est vraiment dans la rue. Donc effectivement les enquêtes sont assez favorables sur le le ressenti que les les gens ont sur moi. Tu aimes pas trop le terme animateur. J'ai vu que tu disais dans une interview c'est alors je me suis jamais senti animateur.

Tu vas me dire c'est bizarre hein. Donc voilà sur mes réseaux sociaux, j'ai mis animur pour essayer. Tu fais les deux. Ouais ouais parce que je fais les deux. Mais c'est c'est plus un accompagnement. Ce que j'aime bien c'est mais toi aussi enfin voilà on fait le même métier, c'est le côté rassembleur. Je veux dire quand toi tu as des des centaines de milliers ou des millions de vues, tu es hyper heureux parce que tu te dis voilà j'ai touché les gens au plus profond de même et à aujourd'hui où chacun a son petit réseau social, sa plateforme et cetera. Être autant rassembleur pour moi c'est c'est hyper touchant.

Donc c'est plus rassembleur qu'animateur parce que ça a servi à quelque chose aussi. Je suis content quand ça fait quand une émission fonctionne et qu'elle vous a plu parce que je je me dis tiens, il y a eu des messages qui sont passés dans une émission. Il y a il y a quelque chose, ça a servi à quelque chose comme toi. Il y a tu sais qu'il y a des gens qui te regardent quand ils sont à l'hôpital, tu sais qu'il y a des gens qui vont pas bien parfois qui se connaît, ils se mettent sur TF1, ils te voient, tu sais que ça a une utilité. Non non mais c'esté en fait ce que ce dont à quoi je pense très souvent, c'est les personnes qui sont seules. Ça l'air de rien.

Mais il y a il y a il y a énormément de gens qui sont seuls dans les vie. Euh il y a des gens euh voilà qui sont handicapés, qui sont accidentés, euh qui sont malades. Ces gens-là, ils sont seuls et je pense beaucoup à eux et je me dis qu'on est là pour leur faire du bien. Mais comme toi, quand tu dis euh on est le premier podcast de France, tu l'as pas dit encore d'ailleurs, il [rires] va falloir le dire. On se retrouve sur toutes les plateformes et cetera. Tu ne l'as pas encore dit mais quoi qu'il en soit, tu connais, tu connais, tu connais bien. Ouais, ça va. Mais mais tu fais du bien aux gens. Preuve en est.

était pas arrivé là par hasard, c'est parce que tu te mets à la place du téléspectateur, de l'auditeur et tu te dis mais qu'est-ce qui va les toucher et tu te voilà tu es un spectateur ou on est on fait ensemble le podcast. Moi j'ai vraiment j'ai ce sentiment là à la veille au soir avant une émission même si tard je vais finir de bien l'apprendre de la réapprendre pour donner le meilleur quoi. Bien sûr ben on est là pour donner le meilleur de toute manière. Est-ce que tu as manqué d'argent quand tu étais petit ? Est-ce que tu es tu étais dans une famille middle class ? Tu as eu quoi comme enfance ?

Ah, j'ai une enfance euh assez euh heureuse, assez différente de par ma différence avec la tâche sur le nez bien évidemment, mais le cocon familial, il était là, papa maman les valeurs, le bonjour, le merci le plus important. Bonjour, merci. L'éducation euh toute simple. Non non, j'étais Non non, j'étais heureux. Donc alors après dans la cours d'école, tu t'imagines avec la tâche que j'ai sur le nez, il y a eu euh voilà quelques petits fights à l'époque avec moi-même également, mais à l'arrivée de ma petite sœur où j'ai 9 ans, 9 ans et demi et que ma petite sœur est handicapée, comme tu le sais, sourde, profonde, à partir de ce moment-là, ma tâche n'a plus aucune importance.

Il y a toujours pire que nous, il y a il y a toujours plus malaisant que nous. Euh et tu relativises quoi. Ah, tu relativises B évidemment. Mais même mais tu sais quand tu as 9 ans euh les gamins dans la cour de récréation c'est tiens ta mère elle avait envie de fraise, on m'appelait la tâche, on m'appelait nez râpé euh enfin et cetera et cetera. Donc c'est assez violent. Ouais. Ça t'a renforcé à l'époque parce qu'en fait il y a deux manières de le prendre. Est-ce que ça t'a au contraire écrasé ou ça t'a rendu plus dur et donc plus fort en ayant envie ?

Souvent les gens de ce métier quand même ont eu un un problème un besoin de reconnaissance pour parce que c'est dur ce métier, faut avoir une flamme l'intérieur et parfois ça peut venir de moquerie ou tu as envie qu'on t'aime plus que aujourd'hui. Est-ce que ça t'a renforcé ça ? Ça va renforcer un petit peu plus tard. Euh j'ai écrit les mots pour guérir les mots, pour cacher les mots, les mots m o t s, pour guérir les mots m a u x. Euh parce que je me suis aperçu qu'avec la parole, on pouvait faire passer beaucoup de choses. Avec le rire euh comme on le disait, le côté rassembleur.

Plus les gens je les faisais rire, je faisais des imitations à l'époque euh juste sur des des trucs de dingue et et je m'apercevais que les gens étaient bien quand ils rient. Une fois que ma petite sœur est arrivée euh par rapport à la voix et qu'on s'est aperçu que ma petite sœur était sourde, à partir de ce moment-là, j'ai pris conscience de tout ça. Et tu as raison. C'est là plus dans l'adolescence que je me suis dit il y a un truc qui va pas parce que ma tâche était pas importante. Euh je je prenais le maquillage de ma maman et avec le doigt quand on me disait "Tu as une tâche, la tâche et cetera, je mettais euh dans la caché." Ouais, je me rappelle encore c'était c'était rigolo.

C'était je sais pas si tu as la référence c'était une une miroîterie à Liber les les armoires de toilettes et tout ça. Et puis je regardais tu sais, il y avait des truc. Du coup, tu te vois de côté en regardant. Ouais. Et je regardais et je mettais le maquillage de ma maman. J'ai 7 8 ans. D'accord. H Et là, je maquille ma tâche et je regarde d'un côté et de l'autre. Je me revois faire ça. Tu te rends compte ? C'est un truc de fou. Quand à 14 ans, mon prof de français devant 32 élèves à l'école Saint-Joseph à Toulouse me dit la tâche au tableau. Si tu veux, c'est c'est des choses qui sont assez violentes.

C'est pour ça que voilà, je me suis lancé dans ces combats comme tu le sais sur l'enfance, sur la différence. La première petite amie que j'ai euh me regarde et dit "Mais tu te rends compte, je vais pas sortir avec un garçon comme toi avec ce que tu as sur le nez, j'ai 15 ans, quoi." À partir de là, pour répondre à ta question, c'est là que que je prends conscience pour de vrai. Au début, c'est des galjades, des ceci, c'est ta différence, c'est c'est des sournoiseries entre enfants. Mais bon, voilà quoi. quand je maquille la tâche et cetera et cetera.

En revanche, quand ça revient à la télé, on en parlera plus tard bien sûr où il faut être le gendre idéal et que moi je suis pas du tout le genre idéal avec ce que j'ai sur le nez. Là, ça fait encore plus mal. C'est c'est un angiume. C'est le vrai nom un angium. C'est c'est du sang sous la peau en fait. Oui. Oui. C'est un truc comme ça. Ouais. Et c'est tes parents ont essayé de le faire enlever quand tu étais petit. H euh ça si si par ça te faisait très mal. tu disais euh psychologiquement, c'est assez euh c'est assez délicat parce que euh maman voyant que je suis différent dit mais euh qu'est-ce qu'on peut faire ?

Donc c'était vraiment, j'ai 6 7 ans à cette époque-là et donc on essae ce qu'on appelle la neige carbonique. C'est une horreur. La neige carbonique. Froid, c'est du froid froid. Mais c'est qui fait de la fumée. Exactement. Tu le on me le mettait sur le nez et euh il y a une séance, deux séances, trois séances, c'était pour m'enlever cette tâche. Le problème, si tu veux, Guillaume, c'est que euh quand on me met la neige harmonique, ça brûle, ça brûle, ça fait une croûte, c'est une horreur. Quand je reviens à l'école à l'âge de 6 7 ans, c'est pire.

On le fait une fois, deux fois et au bout de la troisième fois, je dis "Maman, je veux plus." Ah oui, tu te rends compte ce que je reprends à chaque fois dans les cours de récréation à l'école, le phénomène du et cetera. Donc vers Ouais. Ouais. 7 ans 8 ans, je dis "Maman, j'ai trop mal, je voudrais que ça s'arrête." tu as 7 8 ans là et euh et c'est là où tu commences à comprendre la différence et cetera. Je dis et c'est moi qui dit à maman mais c'est c'est pas grave, ça me fait pas mal. En revanche, j'ai beaucoup plus mal. La neige carbonique, c'est dingue. Et après, on voudra me la faire enlever au laser et tout. Et je dis, j'assume totalement ma différence.

Mais quand des années plus tard, mais vraiment des années plus tard, des des des jeunes, des gens que je reçois sur sur mon plateau euh euh à l'époque, euh Sliman, Gims, mais mais tous ces gens-là dit "Mais tu nous as envoyé un signal ?" Et là, je leur dis euh "Ah ouais, mais dit mais tu peux pas t'imaginer, tu avais une différence nous aussi quoi. Euh on était black, on était blanc, on était be, on était en forme, on avait une surcharge pondérale, on avait tous nos différences et cetera et cetera." Mais je lu tu nous envoyé un signal. Quand je présentais les amours au tout début, comme tu le sais, on m'a fait maquiller ma tâche. On t'a demandé de la cacher en gros ?

Ouais, parce que voilà, j'ai un copain à l'époque qui s'appelait Jean-Luc de la rue et c'était le gendre idéal. Il fallait ressembler au gendre idéal. Tu vois ce que je veux dire ? Et moi, j'étais tout sauf le gendre idéal avec cette tâche sur le nez. Donc c'était Yve Bigo à l'époque. Euh c'était assez rigolo. Tu te rappelles, j'avais des pompes jaunes, tu te souviens de ça ? Ouiou euh voilà sur les amours j'avais les cheveux là les reflaquettes.

Je jouais je vous mets une photo à l'image vous connaissiez pas Jean-Luc plus jeune comme ça je jouais dans une comédie musicale rock et pour le joke, je dis à Yve, il a ressorti l'anecdote euh me dit "Tu sais les pompes jaunes ça va quoi." Je dis "Bah ouais mais moi c'est un petit clin d'œil à Coluche. Voilà, il avait des pompes jaunes et moi Coluche bon je voulais faire Coluche mais c'était déjà pris et donc on commence à rigoler tout ça. Ouais et je lui dis "Ouais ouais, tu as raison, les les pompes jaunes, ça fait tâche quoi." Donc je te propose quelque chose. C'est soit les chaussures de couleur, soit c'est ma tâche parce que ça ferait trop charger, tu comprends ?

[grognement] Et là il m'a regardé, il me dit "Tu te sens comment ?" Je dis "Ben, je me sens pas bien. C'était 6 mois, un an après avoir commencé he les amours." Toi, tu voulais pas cacher ta tâche. Et lui, il le voulait. Ouais, enfin les patrons. Progressivement quand je commence à présenter les amants Guillaume, on dit moteur comme là les gende moteur et tout. Et juste avant de commencer, je me retourne avant de commencer personne ne voit rien. Je fais ça et je fais ça. Ah sans demander, tu veux dire ? Sans demander à personne. Juste moteur, ça tourne 10 9 et j'avais 10 secondes pour m'enlever la poudre et le phare sur le nez. J'ai 35 ans là. Tu t'imagines ?

Et là, je me dis mais progressivement la tâche apparaît et progressivement d'émission en émission, tu veux dire d'mission en émission et je dis à Yve on va être sincère, c'est pas moi avec le maquillage. Et d'un seul coup, tout s'est ouvert. J'ai eu plein de messages, tout le monde était différent et c'est cette différence qui va faire notre différence. Et quand je vois des gamins qui maintenant ont 30 40 et quelques années et qui m'ont vu comme toi, comme tu me disais euh quand tu étais gamin et qui disait "Mais tu as envoyé un signal de la différence ?

Wou quel bonheur quoi." Tu Je crois que tu as rencontré dans un restaurant une serveuse un jour euh qui va te parler de son fils qui a un gium aussi, Gabin et cetera. Et donc tu vas pas le voir le soir même si je dis pas de bêtises, tu vas dîner, elle va te parler à la fin du dîner, va te dire "Jean-luc merci" et cetera. Ça va plus loin que ça en fait. Euh je me permets de te couper parce qu'en fait l'histoire c'est que euh je suis avec Nathalie. Euh Nathalie ? Ben oui ben Nathalie bon je pas bah oui on va pas parlé encore. Mais non mais c'est pas grave tout va bien. C'est Nathalie et on elle est sur un tournage avec Olivier Marchall.

Enfin bon bref, elle elle est styliste tout ça et je lui fais une surprise, je vais la voir sur le tournage et on arrive à Sanarie sur Mer parce que elle veut me faire découvrir sa nar ce joli petit port que je connaissais pas et tout et je dis bah écoute je je t'invite ce soir donc je fais le grand tralala il paraît que là on mange une bonne bouille à baisse patin coupfin et cetera [grognement] mais on réserve pas et on arrive à l'entrée et je dis bonjour madame excusez-moi on a pas réservé est-ce que vous auriez de places pour dîner. Et là, la personne en face, une dame très élégante, blonde, je vois qu'il y a un problème quoi. [grognement] Je dis bon bah c'est je dis c'est complet.

Elle dit non. Et je vois ses yeux qui commencent à se gorger de larme. Et euh pas une réaction habituelle quand te voit normalement plus un sourire. Je dis mais euh euh voilà, c'est juste pour dîner. Mais si c'est pas possible non, vous inquiétez pas, je je je vais trouver une une place de de deux places et là je sens vraiment qu'il y a un truc qui qui est chaud.

Oui, tu vois que c'est pas juste parce qu'il y a des fans où tu as reconnu tout, on s'assoit tranquillement et je vois qu'il y a un truc donc en plus donc petit rendez-vous en amoureux premier tu vois on était au début de notre relation dîner machin tout ça voilà la surprise tu arrives de Paris à Sanar sur tu imagines on va passer un weekend il y a là tout ça tu vois et là on commence à commander machin tout ça et la dame fait je je je je pourrais vous parler bien sûr bien sûr [raclement de gorge] Et là, elle me dit "Je vous ai écrit une fois, deux fois, 5 fois, 10 fois et je vous ai jamais envoyé de lettre." Je dis "Bah, c'est idiot.

Alors, j'essaie de décompresser un peu parce que toi tu es un amoureux tout ça, c'est idiot. Vous auriez dû comme ça, ça aurait été classé." Et là, elle me dit "Ben, j'ai mon mon fils, il a la même chose que vous en trois quatre fois plus grand. Il s'appelle Gabin. Euh, il a 7 ans et euh et il va pas bien. Et là, d'un seul coup, c'est plus du tout le dîner romantique, rien et tout. Et là, tu dis waouh ! Et donc ça remant le dîner, tout ça. La dame, je dis "Ben venez boire un verre et tout." Elle me raconte sa vie que Gabin va pas très bien à l'école, que avec les copains c'est une catata que tout ce que j'ai vécu moi. Ouais. Ouais. Complètement.

Et je dis "Mais il est là Gabin ?" Elle me dit "Non, non, il est pas là." Mais euh je dis mais quand je je peux essayer de le voir peut-être ? Bon là je suis en dîner. Oui, je veux pas vous importuner. Et tu t'aperçois euh que Gabin il va pas bien du tout et là on devait repartir sur le tournage avec Marchall, Olivier Marchal et cetera et euh je dis mais quand est-ce qu'il sera là ? et elle me dit "Bah demain midi alors c'était compliqué et donc j'ai reculé tous les rendez-vous, les retours, les trains, les tout ça et je dis je serai là demain midi." La mère donc commence à à pleurer mais je dis "Non, je serai là demain midi." J'ai j'étais là le lendemain midi.

Gabin s'est assis, on s'est regardé, il a pas osé me parler. Je dis "Ouais, je sais ce que tu vis, hein." Bah ouais, on a la même chose. Et quand tu vois la photo de Gabin tu vas montrer là, bien sûr euh parce que je la mets sur mes réseaux sociaux, c'est vrai que ça a été hyper délicat et depuis on a gardé ce lien et depuis à partir du moment où on s'est vu, il a commencé à progresser à l'école.

il était de plus en plus tranquille et on et on a parlé vraiment pas beaucoup pas beaucoup mais des petits mots tu sais des petits mots de gamin en me disant moi pareil tu croyais que tu étais tout seul ben non tu es pas tout seul maman elle m'a écrit et puis elle m'a jamais envoyé les tu sais ça et là il me fait non j'ai dit bah voilà mam elle voudrait peut-être que tu sois un peu comme moi et puis que tu vives ta vie alors aujourd'hui je l'ai vu sur une plage il y a il y a 3 mois il est beau comme un dieu. Il a une petite amie, il a je sais plus v et quelques années. Euh il est serveur, il va travailler avec sa mère à son mari et il est totalement épanoui.

Tu vois là où on se on se sent utile, c'est euh voilà, c'est c'est pour ça que je vis au quotidien. Ouais. Et donc tu as toujours des nouvelles de Gabin ? Ouais, on l'embrasse. Ah ben évidemment, on dirait Michel Drucker. On l'embrasse. [rires] Fais attention, tu te druquerises. On l'embrasse Gabin, si tu nous regarde, Géraldine, sa mère, son frère, son père. J'ai gardé ça de la radio mais le lien, on est on est on est il y a juste une caméra mais on est juste derrière. Voilà, si vous nous entendez juste en podcast audio, il vient de lever la main. Voilà, [rires] c'est clair, net exprès. C'est Guillaume Drucker. C'est exactement. J'embrasse Michel aussi, je sais.

Ouais, ben évidemment, embrasse tout le monde. [rires] Tu me fais rire. Tu me fais vraiment rire. C'est bien cette discussion parce que en fait voilà, il y a pas de caméra, c'est bien [rires] tu vois. Et et donc non et c'est là c'est là où où tu te sens utile. C'est c'est très intéressant. Je te remercie de raconter ce genre d'anecdote comme ça. Non mais je crois que ça ça peut servir. On est tous différents Guillaume. On est tous différents et cette différence voilà qu'elle soit physique, morale enfin tu tu suis tout ce qui s'est passé sur les 12 coups de midi, les Pauls, les les Xavier, les Émiliens, les Cypriens, ils sont tous différents. On est tous différents.

C'est les grands gagnants ou les grands joueurs ? Ouais. Ouais, c'est ça. C'est-à-dire qu'il faut savoir sa chance à un moment donné, pousser euh aussi ce risque. J'ai j'ai risqué de montrer avec ma tâe. J'ai risqué euh comme tu le sais pour les malentendants, pour les sours, avec ma frangine, j'y suis allé quoi. Si je peux revenir juste 2 de secondes là-dessus parce qu'on a pas bien expliqué. Euh ta sœur est est malentendante, elle est sourde complètement. Ouais. Ouais ouais. 97 %. Comment tu l'as découvert ? Je crois que c'est toi qui t'en a rendu compte premier.

Ouais, je m'en suis rendu compte que j'étais j'étais tout gamin parce que je voyais j'étais très très proche de ma je le suis toujours d'ailleurs très proche et et je je m'en suis rendu compte par son comportement, elle parlait très très fort, elle criait beaucoup et j'avais dit à l'époque, il y avait pas tout tous les appareillages, j'avais il y avait pas tout ça et et je me suis dit qu'il y avait des des choses qui allaient pas bien. Donc effectivement, j'ai découvert euh mais bon, mon frère et je voilà aussi était dans dans dans la boucle. Et à partir du moment où il y a eu cette différence forte, voilà, Mata, c'était plus du tout important dans la vie.

[grognement] Et ce qu'il y avait d'important, c'était les enfants justement qui étaient différents et de se dire qu'est-ce qu'on allait pouvoir leur apporter pour qu'il soi totalement inséré dans la société. Pour moi, c'était le plus important. Ça tu tu disais que tu avais travaillé ta voix avec ta sœur parce que tu tu as une voix qui était qui est assez reconnaissable qui qui est magnifique et et tu l'utilises pour ton métier. Tu vas l'utiliser de plus en plus avec les voix off au départ et cetera mais tu sais que c'est vraiment c'est le départ c'est ta sœur parce que tu dois tu dois parler d'une certaine façon. Je sais pas comment tu as aprèsutilisé.

Disons que ce que ce que je dis c'est que c'est la voix qui m'a ouvert la voix tu vois voie. à chaque fois je joue sur les mots comme tu le sais avec l'orthographe mais quand tu as quelqu'un de sour en face pour attirer ton attention je vais articuler un peu plus et je vais timbrer par exemple donc obligatoirement il fallait le ton juste pour savoir si c'était grave ou si c'était pas grave quand je disais Marieore d'un seul coup tu timbres et il se passe un truc avec les enfants. Voilà, j'ai jamais levé la main sur mes enfants, mais quand je disais aux enfants avec leur prénom un peu plus élevé, il fallait trouver le ton juste et le mot juste.

Euh bah pour rappeler ton enfant quand tu es un peu énervé, tu dis le prénom et le nom. Terminé. Tu fais pareil avec ta femme, je te raconte [rires] pas. C'est une catastrophe. Dis donc Nathalie, tu vois ? Et dans ce coup, c'est Ah oh, ça va pas nous, on est où ? Tu comprends ? Et ça, c'est hyper avant. En revanche, ma petite sœur, ça ça c'est c'est ça c'est la voix qui m'a ouvert cette voix parce que tu peux parler tiens, ça va ? Ouais les quatre heur oui tout va bien. Ouais ouais dis donc tu as une belle tu t'es coupé la tu t'es coupé la barbe ou pas ? Et là d'un coup h c'est totalement différent.

Donc voilà, cet accident de la vie m'a permis d'apprendre et d'aller toujours plus loin dans cette réflexion et dans l'écoute et c'est ce que je dis, ma sœur l'air de rien euh pour moi euh m'a ouvert l'écoute Louis, l'écoute. Si toutefois tu m'écoutes pas, tu peux pas rebondir sur ce que je dis. à la télé, c'est la même chose. Sur tes invités, c'est la même chose. Au théâtre, si tu n'écoutes pas la personne en face, si toi tu joues faux, elle joue juste, finalement elle va finir par jouer faux. Alors que si elle joue juste, que moi elle joue faux, que finalement elle est très juste, que je l'écoute, finalement je suis je suis juste. Donc il faut juste écouter. Il faut juste écouter.

Mais et et c'est dur d'écouter, de se concentrer longtemps sur les émissions, sur tout ça. Ouais. Alors à partir du moment, je me suis rendu compte sur certains de tes invités, de temps en temps, tu décrochais là, ça fait rire les cadreurs parce qu'ils te connaissent par cœur. Et c'est vrai que de temps en temps quand ça raconte un petit peu trop long et que tu n'es pas happé par par le discours, donc le timbre est important. Ça arrive rarement. Non non, je t'ai vu plusieurs fois, je donne pas de nom, tu comprends ? On est de ce métier, on a envie d'y rester.

Mais si toutefois je ne te hâ pas avec mon regard et le timbre et ma voix et si tu racontes une anecdote platitude attitude, tu vas une manière de raconter. Oui, ma sœur avec son handicap euh m'a appris à ça. Ouais. Et et ouais, ça va plus loin parce que je je vais te dire juste une petite anecdote, mais je pense que tu la connais le jour où je passe pour la première fois à la télé. Il y avait pas les trains, les avions, j'avais pas d'argent. Donc tu vois, je suis à la télé, tout ça et je reviens le premier Noël chez chez nous à la maison euh avec les cadeaux tout ça et je dis à ma sœur euh sur les amours, "Alors, ça t'a plu ?" Ah ouai, c'est super les lumières.

Toi, tu es rigolo, mais ça mais je comprends pas hein. Elle a pas compris ce qui se passait en fait. Comment ça tu comprends pas ? Mais mais mais c'est pas parce que je vais mais mais je sais pas ce qui me dit ma sœur ma sœur ne comprend pas ce que je dis [grognement] sur les amants parce que il y avait pas de sous-titre mais ça existait pas les sous-titres. Il y a qu'une seule chose qui existait, c'était les boîtiersopes qui décodaient uniquement les informations et les actualité où les personnes malentendantes, âgé au disipl, il y avait c'était un bloc antiope et on pouvait lire ça.

Et là je me suis dit c'est pas possible, ma petite sœur elle elle entend pas, elle comprend pas ce que je dis. Et là progressivement, je fais mon petit bonhomme de chemin et je dis voilà, je voulais juste vous dire que ma sœur elle comprend pas ce que je dis. vu que vous sous-titrez les infos, on peut pas sous-titrer les les émissions de divertissement de jeu, c'est pas c'est pas oh là là non, attendez Jean-Luc, on va pas commencer à euh Et là, je me dis bah c'est pas qu'on va commencer mais c'est du service public à l'époque. C'était France 2 là tu par ou bien évid sur Franceir sur c'est du service public.

Est-ce qu'on peut pas essayer de faire quelque chose pour les gens qui sont un peu différents ? Je dis juste parce que ma petite sœur, elle est sourde quoi et elle comprend pas ce que je dis. Elle voit que c'est drôle, elle voit que c'est beau, que ça brille et cetera, que les gens ils se donnent des coups de carton. Tu te rappelles ? Ouais, ouais, ouais. Ouais, ouais. C'est ça. Les pancartes et mais euh mais et là, j'ai ma sœur et elle m'a dit euh moment j'ai pas j'arrive pas à dire. Ouais. Et là, progressivement, ça a fait son bout de chemin et euh voilà, j'ai réussi. Voilà. Mais on a réussi acé Ils ont accepté.

Mais c'était c'était pas évident parce qu'au début il y avait pas cette intelligence artificielle qui voilà et cetera et cetera. C'est qu'il va falloir détecter ce qu'il y a sur les lèvres. Les gens tapaient à la main au fur et à mesure que les émissions sur leur clavier les émissions été enregistrées. Exactement. Exactement. C en quelle année par en 97 j'ai commencé en 95 96 et ça a commencé à être sous-titré en 97. Il y avait même pas internet quoi. Et là progressivement on est la première émission de divertissement variété jeux quoi.

C'était un jeu les amours à être sous-titré et progressivement je vois une émission, deux émissions, trois émissions qui sont sous-titrées et ma sœur quand je reviens après à l'époque on prenait le Capitol pour aller à Toulouse, c'était un train me dit euh euh merci. Oh ta petite sœur, j'ai qu'une petite sœur, j'ai un grand frère, une petite sœur qui te dit merci. Elle dit mais c'est extraordinaire quoi. Parce que son mari à l'époque qui était sourd également suivait tous les programmes uniquement ceux qui étaient sous-titrés. Guillaume, tu te rends compte ? Donc il suivait effectivement les infos et ça s'est désacralisé. Aujourd'hui, toutes les émissions sont sous-titrées.

Donc je suis Oui, c'est un choix aujourd'hui sur la télé. Tu peux choisir sous-titrer ou pas. Bien sûr, bien sûr. Compris sur les séries et les films maintenant sur Netflix, les plateformes, ça fait automatiquement même sur les vidéos YouTube, vous pouvez sous-titrer et cetera et ça ça existait pas avant. J'ai pas demandé quel métier faisait tes parents, ils étaient pas du tout dans le même milieu que Ah non, papa il a été directeur de supermarché. Euh c'est lui qui a monté le mammouth à Toulouse. Tu te rappelles les mammouts, les Sumas ? Les super t suur monsieur c'est c'est terminé. Ça existe plus hein. Suma et mamouth. C'est pour ça que j'en parle autrement.

Tu t'imagines, il y avait un logo de mammouth d'ailleurs. Oui oui oui oui. Bah oui. Mammouth écrase les prix. C'était c'était ça le mammouth qui écrasait les prix. Et maman a arrêté de travailler euh par rapport au handicap de ma sœur parce que c'était un petit peu compliqué. Ils sont connus dans la restauration, dans le monde de la restauration. Ils avaient fait à l'école hôtelière de Tonon les bains avant. C'était une école super chic. Donc on a toujours très très bien mangé. Mais maman a arrêté de de travailler par rapport au handicap de ma sœur. Ouais bien sûr. On a ce point commun. Mon père directeur de supermarché. Enfin, il était directeur de supermarché aussi. C'est marrant.

Dis donc, on a plein de s'est [grognement] rendu compte que au-delà de s'habiller pareil avec Jean-Luc, j'en [rires] tu le fais exprès, arrête, tu me vois arriver, tu prends ton J'ai vu ton portant. Et ben, c'est pas moi qui l'ai préparé. Tu as vu ? Ils avaient mis cette tenue là et il se trouve qu'elle est pas loin de la tienneur, tu vois comme quoi c'est du mimétisme. Et tu étais bon élève avant de parler de de du parcours pro. Vraiment, on va on va rentrer dans chronologiquement. Mais tu étais comment ? Tu disais que tu étais attaqué à l'école, mais est-ce que tu travaillais ? Est-ce que c'était difficile ?

Est-ce que tu avais du mal à te mettre dans ce tron commun que propose l'éducation nationale parfois quand on a une personnalité un peu, tu vois, différente, extravagante ou autre, on a parfois du mal à se mettre dedans. Au début, au début, comme je te le disais, quand quand tu es gosse, c'est c'est pas évident. J'étais j'étais déjà très timide, euh très possessif avec ma maman, très fusionnel avec ma mère, même jusqu'à la fin.

Euh et puis euh et puis plus tard j'ai j'ai lâché une fois de plus comme je te disais par rapport à la voix, je me suis aperçu que je pouvais faire des imitations et puis il y avait à l'époque des gens qui s'appelaient Thierry le Luron on a peut-être entendu parler Coluche et cetera et moi j'étais hypnotisé par ces gens-là parce qu'il faisaient rire et il rassemblaient les gens dans une espèce de de cure de jouvance de la baissé souris. Euh c'est-à-dire c'était une espèce de avre de paix, de bonheur.

Et quand j'entendais Coluche qui disait "Bah c'est l'histoire d'un mec qui regarde dans l'eau, le mec, je n'écoutais que cette voix quand j'entendais euh les les les Thierry Luron euh à l'époque euh qui disaient euh "L'emmerdant c'est la rose, l'emmerdant c'est la rose, l'emmerd" et que tout le monde riait, je me demandais pourquoi il riait et je trouvais ça hyper drôle. Donc moi, j'étais imitateur de Thierry Leburon, imitateur de l'imitateur et je faisais rien les gens. Et à partir de là, à l'adolescence, comme on le disait, euh j'ai commencé euh à lâcher prise et euh et à rire tout seul et à faire rire la galerie.

Et c'est là où tu peux envoyer les plus beaux messages, je pense, de comme on le dit toi et avec l'humour et puis avec l'autodérision euh avec voilà et quand j'ai vu ton imitateur par exemple qui est extra voilà cou euh d'un seul coup tu te disais wou où on va ? [rires] Non mais si je t'ai vu alors je t'ai vu garçon qui m'a imité adorable David sur Rau dans un premier temps ça t'a fait bizarre quand même. Moi j'ai Mais oui moi j'ai mais ça me fait marrer hein. Oui oui oui mais après j'adorais les guignoles à l'époque. Bah oui bah je me rappelle les gu bah attends évidemment les guignoles mais là quand je t'ai vu après lâcher prise tu as eu cette autoérision là.

Mais ça peut aller très très loin quoi d'être interviewé par soi-même. Non c'est très bizarre hein. Ah bah oui mais toi tu on va parler des guignoles après. Attends on va y arriver. Juste donc tu tu pars en tu commences une école de commerce si je dis pas de bêtises hein. C'est com Toulouse. Ouais. Tu tu vas aller jusqu'au bout, tu vas t'arrêter avant la fin ? Non, je m'arrêter après. Je fais un institution un l'Institut de promotion commerciale l'IPC. Je fais euh club maintenant tu vas tu vas tu vas partir faire mono aussi de voile je crois. Ouais. Alors tu fais c'est c'est c'était génial à préparer cette cette interview parce que c'est vraiment c'est ça va dans tous les sens, c'est génial.

Il y en a pour tout tout le monde quoi. Ouais. Ouais, c'est c'est intéressant parce que là, je leurais dit, j'ai un mémoire où j'ai 14/ 20, c'était super. C'était sur des caisses enregistreuses reliées à des systèmes informatiques. Papa était à Mammouth, toi le tien il était où ? Au champ. Au champ. Voilà, tu vois ce que je veux te dire. Et donc je trouve un stage machin et tout et j'ai 14 à l'écrit sur le mémoire. C'est génial. Et là, je dois aller le soutenir ce mémoire, tu sais, à l'oral pour dire voilà, il y avait l'écrit et l'oral et tout et j'y vais pas. Ah bon ? Parce que j'ai une opportunité de partir au club m au père très rapidement fin Ouais. Ouais.

C'est-à-dire que tu comme une fille au père son père. Tu es pas payé. Tu es pas payé mais tu es nourri le blanchir en gros. Voilà. [grognement] Et je pars, je prends mon billet d'avion pour la Tunisie et j'arrive à Corba et je ne vais jamais soutenir mon mémoire. Et là euh il y a un chef d'antenne qui s'appelle Alian qui dit "Qu'est-ce que tu sais faire ? Je dis bah non je sais pas mais je voilà il dit bah il manque un mec à la voile tu vas aller au club de voile d'accord voilà c'estat ouais ouais tu as la passion ouais tu as la rêve quoi. J'adore. C'est ma passion dans la vie moi la voile. D'accord les petits obicat tout. Ouais, ouais, ouais. C'est ça. Lève sur le côté.

C'est c'est pour ceux qui aiment bien. Oui, c'est exactement ça. Il y avait des caraveles à l'époque, il y avait des gros bateaux, enfin et cetera. Et donc et j'arrive, c'était c'était assez surprenant. Et puis bon, je fais moniteur de voile et puis au bout d'un moment, bon le matin à 6h30, tu es obligé de descendre les bateaux. Après, tu es obligé de faire les les jeux àéro à la piscine. Le soir, tu es obligé de rester en discothèque donc jusqu'à 2h du matin. Mais tu apprends à bosser 20h par jour. Mais c'est c'est le plaisir et tout. Fin de c'est des belles années quand même. Ah ouais, c'est beau souvenir en tout cas.

Ah mais ouais parce que tu te mettais de l'huile d'olive sur le corps pour bronzer plus fort quoi. Et tes parents t'engueulent pas pardon quand quand tu finis pas l'école de commerce. Il dit pas "Jean qu'est-ce qui t'arrive ?" Ah ouais ouais. Ah ouais. Non mais c'est une c'est une cata côté. Ça y est. Mon fils il a villé, il est parti bronzer et puis il a arrêté de ça pour un père ou une mère d'ailleurs. Mais là ma revanche c'est que j'invite mes parents euh on dis on avait le droit d'inviter deux personnes en Tunisie. J'ai dit et j'ai invité ma petite sœur avec et donc je les invite, c'est assez mignon et il dit waouh, il a l'air de vraiment s'éclater.

Tu sais quand un père enfin tu verras ce que c'est euh dit tiens, mon fils ou ma fille a trouvé sa voix là là tu es quand même assez heureux. Oui, bien sûr. Et fin de la saison, je termine parce que j'en avais assez de la voile et tout, je termine guide accompagnateur en Tunisie et le le chef de village arrive euh et et dit "Mais excusez-moi de ici, il y a quelqu'un qui est pas payé là, vous pouvez m'expliquer ?" Et tout le monde se retourne comme ça. Et moi, j'avais rien dit à personne. Lui savait euh avait entendu parler. Euh, il y a quelqu'un qui pas payé et je dis rien et là il me dit "Jec, tu passeras dans mon bureau." Là, on est mois de septembre, fin saison.

Et là, tout le monde se retourne donc ils s'aperçoivent, personne n'était au courant que j'étais pas payé mais je bossais 20h par jour.

Ali me convoque dans son bureau et me dit voilà, je voulais dire que c'est toi qu'on le voit le plus le matin au jeu à on était obligé de manger avec les gens le midi et ou c'est le principe du club m comment on dit les les g goo et les GM gentiment moi je organisateur ils doivent manger pour que tout le monde se mélange en gros exactement et personne se retrouve seul et là quand le patron il te dit tu passeras dans mon bureau j'arrive dans son bureau il dit voilà je vais juste dire que ça c'est pour toi et cet homme Alors que j'avais pas d'argent du tout pendant les 4 mois m'a payé depuis le premier jour jusqu'au dernier jour. J'oublierai jamais ça de ma vie. Jamais ça de ma vie.

C'estàd que moi je me suis défoncé mais c'était parce que c'était le le plaisir. J'avais pu inviter mes parents. Tu t'imagines ? Tu vois c'était un truc de fou. Et je suis reparti avec lui pendant 10 mois à Marbella où où on s'est régalé. Et là j'étais guide accompagnateur dans les bus. C'était assez rigolo d'ailleurs puisque tu parlais des études. J'apprenais la nuit ce que j'allais faire découvrir le lendemain aux gens. Wouh ! Ouais. Bah ouais. Bah parce que tu vois, il y avait Ronda, les plus vieilles arènes d'Europe, Séville, Grenade. Je connaissais toute l'Andalousie parce que Marbella est en Andalousie. C'est c'est au sud de l'Espagne. Ouais. Ouais. Malaga et cetera.

Et j'apprenais la nuit ce que j'allais réciter le lendemain et en fait je disais n'importe quoi. Je prenais le micro dans le bus et je commençais à rigoler comme un fou. Et tu vas repartir 10 mois plus tard pour Toulouse, c'est ça ? Tu retournes à Toulouse. Ouais. Euh c'est ça va être là la première passage radio. Il y avait des radios libres à l'époque dans on est là dans les années 80 si j'ai pas de bé, je crois même en 80. Ouais. Ouais. 81. Ouais, c'est ça. Euh libération des fréquences. À l'époque, il y avait que des radios publics, donc géré par l'État. François Mitteran, le président à l'époque va ouvrir les fréquences le FM. François Mitteran qui libère la FM.

C'est ça la FM qui s'était spécialisé funké et et c'est exactement ça ce que tu dis à tes auditeurs et à téléspectateurs. Parce que je reviens du Clemède et là je me dis est-ce qu'il faut que j'y retourne ? Soleil, cocotier, plage doré payé. Ouais ouais ouais. Évidemment, tu rentres par le métro à Paris, tu sais plus comment prendre le métro, tu sais plus tes impôts, tu sais plus comment prendre un bus. C'est un monde à part le pour pour y être aller en vacances déjà, c'est c'est génialissime. Mais c'est vrai que les ceux qui travaillent, ils sont nourris le je blanchi. Donc ils sont entre eux en plus souvent.

Donc siils sont plutôt jeunes euh ça peut un peu faire la fête et c'est une période mais je suis toujours mesuré dans mes propos. C'est un bonheur c'est Daradir la dadain. C'est vraiment ça c'est les bronzés. Ah mais c'est exactement ça. C'est un troupe du splendide. C'est rigolo. C'est c'est c'est un truc de fou. Et quand je reviens, je me dis est-ce que il faut que je continue ? Et là l'ouverture des radios libres 81 comme on le dit. Et il y a quelqu'un qui me dit "Ouais, on recherche un animateur machin." Il dit "Ah ouais, mais toi tu racontes bien les histoires, viens la raconter un dimanche matin" machin et tout. C'était à l'époque sur Radio des cotado, ça émettait d'une caravane.

Ouais, c'était l'époque comme ça. Mais oui et un émetteur, c'était pas gros. Il y en a qui l'émettait dans leur baignoir. Énergie a commencé comme ça. Si je dis pas de évidemment et là je raconte une histoire, deux histoires le dimanche matin, tout le monde est mort de rire. Je dis bah voilà et puis ça commence comme ça et puis j'ai un coup de fil d'une autre radio radio Cambos Patricia Simar tu te rappelles de tous les noms ouais tout Ah ouais mais tu sais c'est des moments qui sont tellement fortnière pour toi Ah ouais ouais ouais en disant bah c'est pivot de ta vie quoi. Ouais ouais ouais. On te propose non pas de d'animer que le dimanche matin mais tu viens chez nous.

C'était le concurrent, tu vois, juste à côté quoi. On était à la beige et tout et on te propose de faire 8h30 midi et j'accepte, j'avais pas de boulot. Euh et là, je suis je pense, sans dire de bêtises, le premier animateur de radio libre à être payé sur Toulouse. Avoir une rémunération. Je prends juste une petite parenthèse. D'accord. D'accord. Je suis à Radio Cambos, j'anime mais je fais effectivement le standard en même temps. Tu as pas connu ça et donc je suis derrière faire le standard. Bien sûr, j'ai j'ai connu. Bien sûr. Non mais standard, tu parles, tu mets les disques, tu mixes, tu réponds. Non non non.

Moi j'avais pas de disque, j'avais les CD mais ouisou non mais c'était le disque viny [rires] et d'un coup il y a un machin. Ouais. Allô ? Oui, bonjour, je suis dodo du Forest, je voudrais parler à l'interc moi mais là il faut que je passe des disques. Je suis désolé. Euh tu es dodo du Forest. Moi je suis les Beatles et je suis justement John Lenon. Je suis en train de chanter. Excuse-moi. Salut. CL. C'était qui ? Dominique du Forest. Ici la voix des Secret Story. Secret Story ou et Dodo du Forest était un animateur hyper connu sur energie. À l'époque, c'était pas Ruballo, c'était euh Avenue des Yana ou quelque chose comme ça et tout le monde connaissait euh la voix.

C'est animateur star quoi. Ouais. Et moi je suis animateur de radio local quoi. [grognement] Je continue machin, je vois le standard. Ouais. Allô ? Euh ouais. Euh ouais. Je voudrais parler à l'animateur Bogichou. Je m'appelais Bogichou. Bogichou ? Ouais. Boogichou. Pourquoi ? Je t'explique. Et là et là je dis euh mais ouais les surnoms là. Non non, ça va pas être possible. Je suis désolé. Je Et je raccroche, je continue. Ouais, salut, c'est Bogichou. Je t'expliquerai pourquoi. Et là, je vois que ça ressonne. Allô ? Bon, c'est Dodo du Forest de Énergie Paris. Tu me crois ou non ? C'est quoi ton bistro favori ? Et je dis ouais, ça va. À l'époque, c'était le café de la paix en haut des Georges.

Je à quelle heure tu termines ? Je dis "Bah je termine à midi. Enfin comme je dis à l'antenne, tu devrais écouter quoi." Et je commence à le rembarrer quoi. Et il me dit "écoute je t'attends à partir de 12h demi dans ton café favori café de la paix en haut des allé jour. Je sais pas où c'est mais je le trouverai." Mais il est à Paris lui ? Non. Et lui il est à Toulouse. Ah il est à Toulouse. Je raccroche et là tu tu es là. Ouais. Salut radio Cambos 93,6 MHz, je me rappelle encore. Et euh et euh et là il me prend la tête quoi. [grognement] Je termine à midi, je vais dans mon bistro favori en haut des allégenes à Toulouse et là mon pote qui écoute à l'époque Radio Cambo, ça fond.

Ouais, c'est bogichou machin tout ça. Euh, il dit il y a un mec qui t'attend qui s'appelle euh apparemment il m'a dit que c'était dodo forest. C'est et là je me tourne à l'époque, on savait pas euh pas réseaux. Il y avait pas de réseaux sociaux, on savait pas la tête qu'il avait. fait "Salut, c'est Dodo." Et là, elle me dit euh "Je suis là en mission, j'ai balayé toute la bande FM et c'est toi que je veux pour le 6h 9h d'énergie Toulouse. On commence dans 15 jours.

Est-ce que tu es prêt à venir avec nous ?" Et là, tu dis "Mais la dame Patricia Simar qui m'a fait confiance et cetera." Euh dit euh et donc je vais voir ma directrice en disant voilà, il se passe un truc, je sais pas quoi mais euh et le mec m'explique que c'est moi qui veut quoi pour ouvrir énergie Toulouse 6h 9h comme tu sais c'est le prime time c'est la radio. C'est le matin la radio le matin. Et euh et je vais voir Patricia et elle me dit "Bah évidemment qu'il faut que tu y ailles." Elle avait les yeux comme ça et elle me dit "Sympa, je t'avais dit que tu avais une voix." Non. Waouh ! Et c'est commencé énergie Toulouse et puis après sission d'énergie transformé en fun radio.

Certaines local en gros certaines ou ça ça commencé à Montpellier à Toulouse parce qu'il s'était frité avec l'attesse péchadre et Blanchemain à l'époque. Ils étaient de Montpellier et Toulouse et Montpellier ont commencé en même temps à émettre pour la première fois au monde. C'est mignon hein ? Incroyable cette histoire aussi. Ouais c'est dingue hein. Tu tu avais moins de 23 ans là je crois. Non. Euh, j'avais Ouais, ouais, j'étais euh Oui, c'est ça. 22 23. Ouais. Tu te toi tu avais une moto pour te déplacer. C'est un truc charnière de ta vie aussi. Un mouvement charnière. Euh tu tu as eu un accident de moto. Moi je savais pas ça.

Bon, pour le coup, j'ai regardé des choses sur toi, je l'avais jamais entendu. Euh, c'était ton moyen de locomotion ? Tu fais encore de la moto aujourd'hui ? Ou bien sûr. Toujours. Ouais. Ah ou ouais. Oui. Oui. Je me régale. Voilà. Je vais aux États-Unis, je fais des raides de 2000, 3000, 4000, 5000 bornes parce que parce que c'est un bonheur pour moi si tu veux. La la moto c'est liberté malgré cet accident. Ouais, c'est un synonyme de de liberté extraordinaire. Et euh voilà et je suis voilà je suis en en scooter dans Paris parce que je supporte pas d'être enfermé. Enfin voilà quoi. Ouais. Ouais. Tu as eu un incident où ? C'était à Toulouse. Ouais, c'était à Toulouse. Ouais.

Justement à Radio Cambos. Étonnant d'ailleurs. Étonnant parce que je voir mon pote Eric Rz sur la route de Castel Gines. Tu avais quoi comme moto par un 600 XT ? Je vous mets la photo si ça c'était quoi 600 XOT ? C'était alors tu avais les 500 XOT, tu avais les tu as peut-être connu les Ténéré, les super Ténéré, c'est Yam. Enfin bon voilà, j'avais un 600 XT. C'est c'est les motos toutterrain. Enfin c'est Ouais ouais ouais. C'est des espèces d'endurau mais avec à l'époque c'était grosse cylindré he 600. Maintenant, il y a des beaucoup plus grosses mais euh là 600 XT euh voilà, je voir mon pote et tout et tout, petit casque enfin à l'ancienne quoi.

Et puis Branu, évidemment, c'est l'été, on est le 10 juillet, c'est la joie, la gaieté. Et là, d'un seul coup, il y a voilà une personne âgé qui arrive, je dis une personne âgée qui était plus âgée que moi que j'ai aujourd'hui, mais bon voilà. Et qui a un malaise cardiaque et qui me rentre en face et je traverse son moteur et euh et je fais un vol plané avant de retomber à 39,75. Oh là là ! C'est les flics he qui l'ont dit après 40 m de c'est quasiment la moitié d'un terrain de foot. Ouais tu roulais avant de retomber.

Et ce que me disaient les les flics, si à l'époque je volais à 110 et que la R6 à l'époque où j'ai traverser le moteur hein, puisque le pare-choc touchait le par-brise donc j'ai défoncé tout le moteur et dit mais si voilà le monsieur roulait à 90 et vous à 110, ça fait un choc frontal de 200 km/h. Oui. Et là euh, j'entends suite à l'accident le gendarme que je vois bizarrement dire il est mort et il parle de moi. Ouioui. Oui. Euh et là poum coma machin et cetera et cetera. Et donc je vais pas rentrer dans les détails parce que ça Ouais. Ouais. parce que ça voilà c'est très très émouvant. Et là tu vois tout passer quoi. À 23 ans, tu vois tout tout passer.

Euh la radio, les gens et tu restes 1 mois, 2 mois et 6 mois 1 an [grognement] allongé en béquille, en fauteuil roulant. Tu as fait un mois de de J'ai fait un an où j'étais carrément Ouais. Ouais. Ouais. J'étais quasiment un potent. Ouais. et à l'ostuo pour me en fait là j'ai trouvé que c la vie était très injuste. Pourquoi ? Bah parce que j'avais eu une personne âgée. Alors je je me disais à l'époque moi si je suis grand-père si je renverse un gamin de 23 ans, je vais le voir quoi. Mais j'avais 23 balets quoi. Et je trouvais ça tellement injuste, je souffrais tellement. J'avais je pouvais pas dormir les nuits tellement c'est c'était très très très compliqué.

La personne est pas décédée en face. Tu disais qu'elle et je trouvais ça hyper injuste parce qu'il était jamais venu me voir, jamais il avait téléphoné. Je dis mais pourquoi il vient pas ? C'était plus une souffrance psychologique, humaine intellectuelle que je je ressassais sans cesse quoi. Et cette injustice je la supportais pas. Je disais mais moi grand-père et donc il devait avoir 75 78 ans je sais plus. Euh je fracasse un gosse mais même si c'est de ma faute quoi, tu vois, j'y vais, je fais tout. Tu vois l'humain avant toutur je fais tout pour lui demander les je me mets à la place des parents.

Ma mère qui m'a porté des tupperware je dis la marque parce que ça doiv exister enf je m' porté les tperware les concombres à la crème parce que je mangeais pas bien et je pouvais pas dormir. Euh ma mère c'était assez violent parce que bon mes parents ont vécu la guerre et ça leur rappelait des souvenirs. J'avais je je pesais 45 kg. Ah alors que je faisais du sport. de haut niveau de combat. J'ai dû tout arrêter, le karaté et tout et tout et je crois que c'est d'ailleurs le sport et le karaté qui m'avait vraiment euh voilà endurci et tout et tout. Ma mère me voyant comme ça, elle était totalement paniquée.

Et cette injustice dont je te parle, je ressors donc un 11 mois, 12 mois plus tard, mais on est au printemps de de l'année d'après et j'arrive avec les béquill encore, tu t'imagines, tu vois, j'étais quand même mal en point. Je fais un ding dong chez le mec. Ah, tu vas toi ? J'y vais. pas je peux pas vivre avec ça ou tu as besoin de comprendre de voir. Je peux pas vivre avec ça c'est un trauma de dingue. Et là j'ai dit euh j'y vais. Ma petite amie de l'époque je me rappelle très très bien qui s'appelait Florence dit non non je dis si je je lui donne les clés d'une voiture dit non non non mais non t'inquiète pas voilà je lui dis tu m'amènes devant et je fais ding dong.

Et je vois un monsieur, je me rappellerai toujours, c'était au fond d'un d'un jardin et il vient qu'est-ce que c'est ? Et là, je vois un couple sortir au fond et je dis "Bonjour, je m'appelle Jean-Luc et je voudrais juste vous voir quoi, juste 2 minutes. Je voulais voir qui c'était, tu comprends ? Je voulais regarder comme je te regardais dans les comprendre. Ouais. Ouais. Et je voulais juste vous vous parler 2 minutes, mais qui êtes-vous ? Je dis je suis je suis Jean-Luc Rman en fait. Je sais pas si vous me connaissez parce que il y a quasiment 1 an, on s'est rencontré déjà [grognement] et là il me hurle du fond de l'allée. Il compr ce n'est pas de ma faute. Vous rouliez trop vite.

Vous voyez ça avec mon avocat. Tuentends ? Oui, c'est pas ce que tu espérais avoir comme rencontre. Ça fait 1 an que je suis en en souffrance avec moi-même psychologique. Vous rouliez trop vite, ce n'est pas de ma faute. Vous voyez ça avec mon avocat, il referme la porte. Je suis sur mes béquill comme ça et donc Florence est derrière et je reste je sais pas de 3 minutes comme ça et je dis on y va on est reparti mais tu as jamais eu une nouvelle jamais pas tu te rends compte alors en plus à l'époque excuse-moi j'ai un peu ému mais bon euh à l'époque en plus je suis assuré comme une burne excuse-moi pour l'expression euh il y avait des assurances motovernes, j'avais pas d'argent, tu sais.

Assurance motoverne, ouais, tu sais le truc pas cher et tout et tout. Et là les problèmes commencent quoi. Ouais en fait la moto, la fourche était pliée et qui plusait sectionné en quatre endroits. Mon pote Éric Capelan qui s'occupait des motos et tout en disant "Mais j'ai jamais vu ça quoi. Une fourche de moto ça se plie mais là elle était sectionnée en quatre endroits. J'avais traversé le moteur, le réservoir m'est rentré dans le ventre. Explosion de la ratte, 18 fracture 30 points de souture le truc. Ouais ouais ouais. Enfin bon, à la suite de ça, ouais. Les voilà les herniscales, les machins qui vont pas.

Là, tu marches complètement normalement, j'en Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. Je je marche un petit peu les pieds en dedans, mais voilà. Maintenant, tu sais pourquoi ? C'est parce que il y a pas tout qui est, tu vois, il y a pas tout qui est droit. Est-ce que tu as fait tu tu disais que tu t'étais senti à la surface de ton propre corps ? On va parler bientôt dans une émission de des EMI, des tu sais des expériences de mort imminentes et des et des sorties de corporelles. Il y en a il y a des militaires qu'on a reçu ici qui quand ils ont été touchés, ils se sont vu du dessus et et d'autres qui ont carrément vu au-dessus des meubles et dans la pièce d'à côté.

C'est c'est alors on y croit, on y croit pas mais ils décrivent vraiment. C'est pas des berlu hein, c'est les gens qui ont vraiment vécu ça. Non non mais je sais. Ouais mais moi lorsque le gendarme de l'Union à l'époque route nationale 88 me dit me enfin dit à ses collègues il est mort je l'entends raisonner dans ma tête et là d'un seul coup je me sens partir et ouais le coup du du tunnel [raclement de gorge] et de la lumière blanche au bout je le vois quoi. Ah oui tu as ce ce truc Ah mais je le vois je le vois complètement.

Euh c'est un truc de dingue quand voilà et quand je me réveille après euh je revois euh bien plus tard quand je me réveille du commun, je revois mon frère où je dis "Bonjour Reno" et je vois mon frère qui me regarde et qui tombe dans les pommes quoi. Non. Et là, je me dis il y a un truc qui va pas quoi. Et j'ai des copains qui viennent me voir à l'époque et tout et tout. Et je vois un copain face à moi, je me rappelle très très bien de qui il s'agissait, qui fait "Oh, bonjour" qui ouvre la porte. "Ça va, je je" et qui referme la porte et qui tombe derrière et j'entends je plumch. C'estàd que tu t'imagines ? Parce que le signal que tu envoies ?

Je suis dans un état je suis en charpie, j'ai la moitié de la gueule arrachée parce que j'ai un casque jet au lieu d'avoir un casque intégral. Enfin, tu vois, tu as 20 ans, il fait beau. C'est le 10 juillet, tout va bien. Ouais. Ouais. Petite chemisette sympa la cool. Combien de temps tu as fait de com ? Euh, pas mal de temps. J'en avais fait pas mal de temps. Ouais. J'ai pas la référence. C'est une franche de la voilà que je veux voilà, c'est comme le choc, je veux pas l'entendre mais je sais qu'il est quelque part le Comment tes parents la prennent ? Comment ils sont au courant ? À l'époque, c'est c'est pire que tout.

C'est c'est pire que tout parce que mon frère est sur place à Toulouse [grognement] chez l'hôpital Rueil et toi tu es tu es celui du milieu he tu as une petite sœur Ouais ouais ouais et j'ai un grand frère et euh et mes parents sont haut de Savoie chez mon chez mon grand-père à Passie au plateau d'Assis là-bas et c'est c'est l'enfer parce que il y a les flics qui appellent un peu partout. Il y avait pas les portables hein. Oh là là, il y a les fix et tout. Et ben non, tu es fou quoi. [rires] Mais c'est Ben évidemment écoute années 80 tu étais pas né donc tu vois ce que je veux te dire. Ou oui enfin ouais enfin tu avais quand même le téléphone à fil et tout et tout. Ben bien sûr.

Et là, ils appellent mes parents et et mais voilà, ça me fait encore la peine parce que ils sont en haut de Savoie et ils doivent revenir de haute Savoie à Toulouse. Et là, mon frère dit, "On sait pas si euh euh s'il va vivre." Ah oui, il parle de son petit frère. Ouais. "À ma mère, à notre mère et à notre père, quoi." Ah, tu sais ce que ça leur fait comme sensation ? Mais attends, mais quand je revois dans ma tête le trajet de papa et maman de la haute Savoie à Toulouse, tu t'imagines ce qui se passe dans la bagnole ? [grognement] Tu as pas parlé beaucoup hein. Waouh ! Donc voilà, il reviennent en urgence, ils la prennent comme ça.

Mais mais voilà et après c'est un c'est avec leur culte, c'est c'est un combat et ça fait partie des épreuves de la vie. Mais euh tous les gens, c'est pour ça quand je disais tout à l'heure, les les gens qui sont dans les hôpitaux, les gens qui sont accidentés, les gens qui sont malades, euh voilà, j'ai envie de les accompagner, j'ai envie de leur dire "Vous êtes pas tout seul." Et puis euh ce que je te dis à toi, je quasiment dit à personne. C'est ça qui est intéressant parce que parce que ça peut donner la force aux gens. Ça peut leur donner de la force.

Ça peut leur dire "Mais on n'est pas tout seul." C'est c'est c'est ça qui qui pour moi ce sentiment d'être utile euh est est réellement le plus important. Ça a changé quoi chez toi cet accident ? Est-ce que ça a changé ton rapport à la mort ? Est-ce que tu as moins peur aujourd'hui ? Est-ce que tu as plus peur ? Le rapport à la mort Non, pas trop. En revanche, dans l'instantané, dans le la réalisation de ce monde éphémère, pourquoi on se tape sur la gueule ? Je veux dire, on est tous de passage quoi. Alors, c'est plus ou moins long. Mon grand-père m'avait dit, tu sais, tu avais une chance sur c de t'en sortir, tu l'as prise. Mais tu t'aperçois que tout peut s'arrêter d'un coup.

Tu sais exactement ce dont je parle puisque euh nos carrières, tu peux les mettre, tu peux mettre, je sais pas, tu peux mettre 10 ans à faire une carrière, tu vois, être quand même toi, ça fait quoi ? Ça fait 3 ans que vous faites ce genre de podcast, tu vois. Je te je te suis, je regarde et tout. Tu peux mettre 10 ans à faire une carrière, tu peux mettre 10 minutes à la détruire. On a combien d'exemples ? On va pas en parler, mais qui se sont évaporés en 10 minutes, en 10 secondes, en un clic. Mais la carrière c'est une chose, mais c'est surtout la la santé parce que la carrière et puis après si ça s'arrête, bah il y a plein de choses à faire dans la vie.

Non mais ce que je veux te dire, c'est juste par rapport au côté éphémère. Ça m'a fait prendre conscience. accident, ben voilà, [raclement de gorge] tout peut s'arrêter en une fraction de secondes, un accident, une méprise, une inattention, tu vois, c'est ça en fait, ça m'a fait prendre conscience que faisons tout pour être heureux, tu vois, c'est Balou qui le dit quand même. Balou, philosophe du livre de la jungle, Rudar Kipling, il en faut peu pour être mais c'est ça en fait la vie, c'est que tout peut s'arrêter et ça tout le monde l'oublie. C'est-à-dire, on va se basser quand ça va bien. Mais évidemment, on l'oublie quand ça va bien.

Alors que quand tu as cartonné, voilà, un peu fort dans la vie, tu dis bon ben ouais, c'est ça peut s'arrêter d'un instant à l'autre. Voilà ce que c'est c'est surtout ça m'a renforcé dans cette idée-là et de la vivre à plein temps quoi. Oui, mais est-ce que tu le fais vraiment ? Est-ce que c'est pas un truc que tu te dis quand tu perds quelqu'un de cher, quand tu as un accident et puis finalement 6 mois plus tard, tu es encore en train de te prendre la tête avec ta femme sur des trucs qui sont pas très importants ? Tu vois ? Oui, mais c'est le quotidien évidemment. Après, tu as le le le devant de la vitrine.

Tu as puisque toi tu es du monde évidemment des hypermarchés, tu as la tête de gondole. Bonjour tête de gondole et puis tu as l'intérieur ce qui se passe vraiment. Donc moi ce qui m'intéresse, ce que les gens voient, est-ce que le signal que j'ai envie d'envoyer, c'est ce positivisme pas exacerbé, pas irréel, pas naïf, tu veux dire ? Ouais. Pas ouais, pas naïf. Mais je crois que ce que j'ai toujours prené comme tu vois avec ma tâche, avec l'assurdité, avec la différence, c'est la sincérité. Je pense qu'au bout d'un moment les gens se disent "Moi, j'ai jamais rien caché hein.

J'ai jamais rien caché." La preuve, tu vois, famille recomposée aujourd'hui, les enfants qui s'en vont, qui reviennent, c'est la joie. Ma tâche le J'ai jamais en caché ma petite sœur. Combien d'enfants ? Alors, famille recomposée 6. Pas mal quand même. 6 non ? Une demi-dzaine dans une boîte d'œuf. [rires] Tu vois ce que je veux dire ? C'est beaucoup aussi ça. Ah ou là là ou là là de 17 à 37, ça va ou pas ça ? De 17 à 37. Voilà. Il y a un des enfants qui t'a fait des des reproches qui t'a dit "Papa, tu as pas été là mon spectacle de fin d'année. J'en sais rien de je dis n'importe quoi là.

Mais tu as raté mon annivers et et oùù tu as vu ton enfant triste et où tu t'es dit je raterai plus jamais ce moment-là, tu vois. Est-ce que tu es arrivé ? Non, je l'ai pas vu. Ils me l'ont fait sentir euh parce que je viens de Toulouse. Voilà, mon grand a fini sa scolarité à Toulouse et une fois qu'il a eu son bac, il a dit "Papa, je viens vivre avec toi." Il avait 17 ans donc et moi il a vu mon rythme. Voilà, j'étais à la radio 6h 9h, j'étais un petit peu sur les plateaux partout et il a compris mon rythme. Mais il a compris que j'étais passionné aussi, tu vois. Et c'est bien de donner un modèle passionné aussi. Ouais, bien sûr.

Alors, je sais pas si je pense qu'ils m'ont excuser parce que maintenant ils sont aussi passionnés. Il y en a un qui est archi, il y en a qui est voilà, ils sont dans dans des diverses réseaux, diverses métiers. Mais euh ce qu'il y a de bien, c'est qu'ils sont passionnés et ça ça me fait c'est c'est dur hein de les intéresser maintenant les gamins. Je sais que tu as un regret à l'époque d'énergie. Euh tu as fait une interview qui n'a jamais été diffusée. Euh je te parle d'énergie Toulouse là vraiment au tout début et c'est un vrai regret pour toi. Tu en parles par de Gbourg. Oui. Dingue. C'est dingue.

C'était la session avec Energie et Fun comme je te disais donc là j'étais à ce moment-là sur fun. Alors, j'avais appris comme je t'avais dit à bosser 20h par jour au club Med et là je fais 6h 9h à la radio. Salut, c'est Energie. Alors, j'essaie de prendre la voix de dodo du Forest parce que tu vois, j'étais plutôt voilà, je m'appelais Attends, pourquoi tu t'appelais Bogichou ? On a zappé là juste la petite anecdote en 2 secondes si tu veux. Non, mais parce qu'ils avaient tous des surnoms quoi. Il y avait Dodo, il y avait Mitsu. Tu te rappelles de Mitsu sur énergie, enfin et cetera et cetera. Et moi je m'appelais Jean-Luc Rman quoi. Reschman Jean-Luc.

Alors les mecs il m'appelaient Ah Kreshman. Bah oui parce que mon prénom c'est JeanLuc. Jeanlu Creschman. J'essayais tu vois et tout mais ça marchait pas du tout. Jean-Luc sur les jingles. Jean-Luc Creshman c'était Creschman. Bonjour monsieur Creschman. Et là je dis ouais non non ça le fait pas on va la faire différent. Et alors j'ai créé mon premier jeu radiophonique où il fallait associer une danse avec un légume. Alors et là tu dis mais qu'est-ce qu'il raconte ? Et alors on va essayer de trouver un surnom.

parce que j'ai un nom bon ça me plaît pas tout ça et puis c'est pas dans le dans la vibe et tout et donc il y avait un grand jeu concours à la radio sur radio Cambus et donc les mecs ont dit ouais ce sera salsifi salsa danse légume légume salcifi danse salsa et en fait on est tombé sur boogichou ça a fait rire tout le monde et donc la personne qui a trouvé bogichou a gagné un 45 tour [grognement] c'est important mais c'était mon premier jeu à la radio et c'est pour ça que après j'ai repris mon nom et que je me suis appelé Jean de Cresman et effectivement euh j'arrive je fais 6h 9h sur fun et pendant toute la journée, je fais toutes les pubs.

J'ai un studio de production et je fais toutes les pubs du sud-ouest sur Fun et pour pour Fun Toulouse, Montpellier, toute la région sud-ouest, Bordeaux machin et je monte le studio et donc c'est Fun qui m'emploie et voilà et je fais 20h par jour et parce que je suis comme un fou, je fais faire les voix, je les enregistre, je les monte, je fais tout tout seul quoi. Et le soir, je vais faire les interviews, tu vois, en disant "Vous écoutez fun. Salut, c'est Serge Grasbourg. Vous écouter fun ? Salut les petits gars." Et il balance, je rentre, on est au parc des expositions, au palais des sports pardon. On est au palais des sport de de de Toulouse.

Et j'arrive, je vois tous ces mecs devant moi et je dis "Quelle question tu vas pouvoir poser à Serge Ginsbourg qu'on ne lui a pas posé ? Love on the beats sort et là il est quand même assez limite Ginsbourg à chaque fois il prend une clope il rallume sur une autre clope qui lui sert allumer une clope et il est là et le palais des sports derrière qui commence à gronder et moi j'arrive en dernier pour mon interview avec mon agra nagra c'est pour enregistrer ouais bonjour monsieur Ginsbourg ça oui oui ça [grognement] qu'est-ce que je Euh non, je je [raclement de gorge] sais je parlais vraiment comme ça c'est et d'un seul coup c'est différent et c'est quoi ta question ?

Et je lui dis bonjour monsieur Gasbourg votre album il a il a l'air vraiment super mais est-ce que vous avez d'autres passions que la musique ? Et là couiller [grognement] la peinture. La peinture petit gar la peinture. Et là je le regarde tout le monde a parlé de love on the beat. C'est un petit peu bizarre c la fille tu vois Charlotte et tout c'était un peu compliqué. Tu te rappelles de lemon cest enfin ceste de citron. Enfin bon, tu as pas la ref mais mais c'était hyper touchy quoi. Et le le mec de la sécurité m'a fait 2 minutes comme ça, 2 minutes. Et là, il dit la peinture. Il me balance sur la peinture 5 minutes 10 minutes, je sens le mec derrière comme ça et tu laisses.

C'est mon petit peu qui parle de peinture. En fait, c'est pas moi qui parlait de peinture, c'était lui. C'était extraordinaire. Et là, ça a duré pendant une demi-heure. J'entendais le palais des sports derrière et le mec il était comme un fou quoi. Le prod commence à J'ai pas terminé. Il [grognement] est intéressant un petit gars. [rires] Je te promets, ça passe comme ça et et ça passe à une allure folle et je l'écoute, je bois ses paroles, je repars avec mon agrain. Le mec balaise me regarde et fait "Ouais, allez, ça y est, c'était le bordel." il avait du retard et tout, c'était extraordinaire.

J'arrive à la radio après le concert, je bois les paroles du mec, je réécoute, tout est bien enregistré et tout et moi comme un fou, je suis hyper content, j'arrive à la radio donc 4h37, je me lève pour faire le 6h 9h et là je suis tellement heureux. et et mon pote qui était devenu mon pote, bon mon chef d'antenne qui s'appelait Loï Gref euh voilà puis à son âme et et voilà, il est plus parmi nous qui habitait Montpellier à Fun, je dis écoute ça écoute ça il arrive je fais 6h 6h 9h et lui arrive à 8h30 au bureau. Tu vois, je dis écoute ça, écoute ça. Et il écoute pendant une demi-heure, donc de 8h30 à 9h. Et moi je finis à 9h.

Je fais alors alors il dit mais tu as pas parlé de musique et on est une radio musicale, on est fun. Tu as pas pensé à faire un jingle en disant bonjour, je suis Serge Ginsbourg. Bonjour, je suis Serge Ginsbourg et et et j'écoute Fun Radio. Tuas tu as pas pensé à ça. Tu as fait du fond en fait. Et là le mec prend les bandes, les emmène chez lui et tout, revient le lendemain et il les fou à la poubelle. c'est con ça. Et je dis non ben non. Bah regardez, de toute manière, on est une radio musicale. Qu'est-ce que tu veux que Et là je rentends la voix écoute petit gars mais j'entends que ça. Je suis allé visiter la maison Ginsbourg là ici à Paris.

J'avais toutes les images, la voix, les cigarettes les unes sur les autres. C'était des gitanes, machin et cetera. Je me rappellerai toute ma vie. Je passe le lendemain faire toutes les poubelles. Il y avait plus les bandes. Aïe aïe aïe. Tu as même plus de Ouais, tu avais pas de sauvegarde comme aujourd'hui. Tu peux t'envoyer ou quoi ? C'est les bandes ou c'était sur bande. Ouais, voilà. Mais non, mais la vie quoi. La vie, tu vois. La vie. Et donc Serge Ginsbourg pour moi après je vais faire une interview dans une émission qui s'appelle le grand tralala et tu arrivais tu savais pas où est-ce que tu étais et tu étais sur un plateau et on te filait une fiche et tu savais pas qui arrivait.

[grognement] B je pensais pas pour l'improvisation tu vois. Imagine toi toi qui a des feuilles comme ça et des tu vois moi c'est des pens bêtes surtout avec des des Ouais c'est ça et et là et là tu vois Jane Birkin et donc Gazbourg nous avait quitté depuis très très longtemps et tout. Scou Birkin pou Gazbourg Gazbourg peinture peinture l'f lef bande bande poubelle plus rien dans la poubelle le lendemain tout ça tu es sur le plateau en direct quoi. Et là je dis "Bonjour, ça devait être dur à animer ça.

ou et là je lui dis bah je voulais juste vous dire j'ai rencontré votre non c'est pas votre je savais plus ce que je disait je te jure je sa plus que et j'entendais un petit [rires] ici parce que il est bien un petit et je pars sur Bkin et elle me dit il était comme ça c'est un on savait jamais et dit quels sont les les derniers mots qui vous a dit c'était l'interview hein. Les derniers mots qu'il m'a dit, il m'a regardé dans les yeux, il m'a fait "Tu rien quand tu veux." [grognement] C'était beau quoi. C'était beau. Donc voilà, c'est pour la petite anecdote au 15 jours. Tu vois, tu l'as jamais recroisé de son vivant du coup ? Ah non non non non.

En revanche, il les les les fra à l'époque les billets de 500 francs qui brûlaient. C'est qui ? C'est Whney Houston. Fuck you. Tu te rappelles ? Il a fait des c'était une autre [rires] pou je dis mais qu'est-ce qui se passe ?

Drère qui fait non, il a voulu dire mais tu vois Michel [rires] euh et ben c'est un truc de dingue parce que là à un moment donné je pense qu'il était en direct il une autre époque tu t'imagines aujourd'hui 2026 ou c'est des bons souvenirs tout ça c'est des bons souvenirs c'est ce que c'est ça fait mal au début hein c'est les opportunités que permettent ton métier non mais ton métier c'est tu aurais pas pu rentrer rencontrer passer une demi avec Gb tu fait un autre métier c'est les avantages il y a des avantages d'inconvenir à chaque métier c'est partie des des des avantages quand même. Tu tu viens à quel âge ? Là où tu as raison, excuse-moi, tu garde ton idée.

Euh mais là où tuas tuas tu as raison, c'est en fonction tu rebondis sur des événements de la vie, ça te ça te renforce. Tu vois ce que je veux dire ? Quand on disait le mot éphémère, le mec il me laisse pendant une demi-heure à Gazbourg seul avec lui. Je me dis que je vis un moment suspendu mais je sais pas quoi. J'ai 23 24 ans quoi. Oui. Tu te rends comptes après dans les yeux des autres nos métiers le tien comme le mien c'est c'est quoi ? Ce sont les rencontres. Toi, tu vis et je te vois vivre. Tu t'inspires, tu te transpires, tu t'imbibes de l'autre. Complètement. Souvent je partage des trucs ça me nourrit complètement. Tu te nourris de l'autre et et c'est ça.

Si tu fais un monologue, tu es mort dans la vie. Si je suis là pour balancer mon C non, je réponds à tes questions tout simplement. Quand tu me dis "Ah mais tu veux pas te faire, je m'en fous de la promo, je veux être avec toi et vivre cet instanté là." Et maintenant, tu comprends un peu pourquoi. Ouais. Tu vois, profiter de ce moment-là, de se regarder dans les yeux qui brillent et et même si tu en temps, voilà, ça déborde d'émotions, euh j'ai toujours été toujours essayé du moins d'être sincère le plus possible.

Tu en tu es pas sincère quand tu tu as les gosses qui vont pas bien, il y a eu un souci à l'école, il y a machin et quand tu dis "Bonjour, il est midi." Euh, [gémissement] tu as eu un moment comme ça où [grognement] tu avais vraiment une énorme merde juste avant et tu dois arriver et et mettre le feu sur le plateau. Allô ? Il y a il y a le petit qui est à l'hôpital, pardon. Il veut Comment ça il est à l'hôpital ? Non mais il va partir à l'hôpital, pardon. Mon fils est né, quoi. Qu'est-ce qui Qu'est-ce qui s'est passé ? Et toi, tu vas aller à l'antenne ? Oh ! Il a avalé une pièce de 20 centimes qui est resté bloquée. Il peut plus respirer et elle est euh passée pas dans le bon canal.

Ton fils, hein. Et et là, tu es euh [soupir] Mon dieu ! Et et là tu tu vas pens plus du tout à ce que tu es en train de dire dans l'émission. Donc quand je te dis j'essaie d'être sincère, de te entendre, tu es pas super sincère parce que tu penses à autre chose. Toi tu vois un père de famille d'un seul coup tu dis ton fils il a un problème, il peut plus respirer un quoi ? Et là, tu dis waouh ! Je me rappelle quand papa nous a quitté, mon mon père quoi, il nous quitte euh une des premières de Léoomati et c'était c'était c'est ta série Ouais, la série et il y a c'était il y a une dizaine d'années. Oui, maintenant oui, ça va faire 10 ans.

Et j'apprends la mort de mon père à 9h-5 et le prête à tourner est à 9h. Tu t'y attendais ou pas du tout ? Enfin, tu sais qu' il était pas en soin palatif tout, il était euh voilà euh comme une personne qui a passé les 80 ans. Enfin bon, voilà quoi. H mais euh et là sur Luc euh il y a un problème. Euh toute la force qu'il m'a donné, toute l'éducation que papa maman que mes parents m'ont donné là tu la donnes quoi. Je dis pour lui j'y vais. Tu vois ? Et là quand on dit moteur ça tourne là tu respires plusieurs fois.

Donc effectivement de temps en temps c'est rare de pas être sincère mais là quoi que les les émotions c'étaient sur ma t était étaient hyper fortes parce que quand tu dois aller interroger un gamin qui [grognement] a été violenté enfin tu connais mes combats par cœur euh là tu tu penses voilà de manière tu peux pas penser à autre chose. Tu tu tu vas quitter Toulouse pour venir à Paris à quel âge ? Euh 26 ans je crois. Ouais, quelque chose comme ça. C'est c'est tu tu vas commencer, je sais que tu vas faire pas mal de pas mal de choses. Je vais la faire cte sinon l'émission va durer 5 he en réalité. J'ai tellement de de d'anecdotes sur ta vie. C'est assenir.

Tu vois, je t'avais dit c'est la première fois dans les gens et peut-être pas la dernière. Tu as vu ce que j'ai dit sur les clapes ? Ouais, c'est vrai. C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai. Tu vois comme quoi on s'attendait pas à tout ça. C'est vrai, c'est vrai. Et je te remercie pour la dédicace que tu as fait dans les 12 coups de midi. Il y a quelques quelques mois peut-être maintenant, on me l'a envoyé. Tu as dit on se rencontrera un jour. J'aime beaucoup ce que tu fais. Tu as été adorable et merci beaucoup. Tu te drueris fais attention parce que tu me remercies. Mais c'est moi qui dois te remercier de m'accueillir. Il faut être dans la gratitude. Faut dire merci. Oui, c'est vrai.

Il faut dire merci. Tu as totalement raison. Euh ton premier passage àé les amours en 95 où tu deviens animateur, c'est France 2 qui va te confier l'émission. Rappelle aux téléspectateurs, c'est 95 avant Jésus-Christ. C'est important. [rires] Euh c'est c'est c'est un format euh les amours, c'est un format américain, je crois, au départ, hein. C'est ça. C'est un format game, Newlyw game aux États-Unis euh repris à l'époque, mais si tu te'en rappelles, ah non, tu étais pas né euh par Patrice Lafond, les mariés de la Bien sûr. Les Patrice Lafon, les pyramides. Pyramides. Ouais. Ouais.

Alors là, c'était le concept des mariés de la qu'on a revisité à l'époque avec Dominique Ambiel et qui est devenu les Amours. Tu avais un truc à l'époque, je me rappelle, je pas si vous rappelle de de de ça si vous suiviez, il y avait la question coquine et elle y était pas encore. Attends, mais moi je me rappelle de ça. Non, c'est pas les amours. Non, c'est quelques années après. Si c'est toi qui l'a rajouté ou c'est en format original ? Non, non, tu rigoles ou quoi ? Non, non, c'est parce que ça part d'une anecdote. Comment tu as rajouté ça ? Parce que c'est non mais j'ai pas rajouté ça.

Je je je la crée la question coquine sur attention à la marche mais ça là où tu as raison, ça vient d'une anecdote de dingue. Oreille chaste, je peux je vais essayer de le faire élégant. D'accord, tu te rappelles les amours ? On donne une réponse. Bonjour Guillaume. Alors on a posé une question à votre femme, on va savoir si vous connaissez bien et on va répondre la même chose. Hop, on lève le carton pour savoir si la réponse correspond bien. Exactement. Donc la question que je pose euh c'est euh est-ce que vous vous rappelez de l'endroit le plus chaud où vous ayez fait l'amour ? Et donc voilà.

Bon alors le mec tu vois [rires] l'endroit le plus chaud vous yz fait avant quoi tu hein c'est et le gars il fait [grognement] [raclement de gorge] sur la table de la cuisine et là moi je fais ah ouais sur la table de la cuisine tu connais tu vois tu t'adaptes à la personne en face tu sais tu as les animatri oh non oh oh oh quoi oh c'est pas vrai oh tu sais les animateurs qui animent en franc tu envoies les animateurs qui animent en franc aujourd'hui tu les Tous ceux qui sont là, ils font non wou racontez-moi. Il paraît que Ah et là tu es avec le mec sur la table de la cuisine. Donc fait ouf.

Ah [raclement de gorge] oh oh oh c'était au début tu vois et la dame revient pour comparer la réponse avec monsieur donc animateur. Euh j'ai posé la question à votre marine. Quel est l'endroit le plus chaud où vous ayez fait l'amour ? public euh à l'époque c'était assez rigolo le chauffeur de salle [rires] c'était assez rigolo. favore tout ça. Et là la dame se retourne vers le monsieur en disant mais je je peux le dire ou euh et là moi qu'est-ce que ve dire ? Je sens bien qu' y a un truc qui va sortir, c'est pas la même réponse qu'elle va donner. Et je et elle se retour ben oui, c'est un jeu, on a dit qu'on se disait tout. On va voir si tu si on se connaît bien quoi.

Tu vois, je répète juste la question madame parce qu'on n pas le dents. Quel est l'endroit le plus chaud ? Vous ayez fait l'amour làà tout simplement. Et et la dame fait dans l'anus. [rires] Et là euh comment te dire ? L'animateur se décompose. On est au siècle dernier. [rires] Là il y a un vent pendant 5 secondes où il y a plus un bruit. Il y a il y a plus rien sur le gâteau. C'estàdire que les gens font "Est-ce que tu as entendu ce que j'ai entendu ?" Les cadreurs et je vois la caméra qui commence à bouger comme ça. Tu sais ta caméra fixe sur toi et tout et le mec et et d'un seul coup dans le public en disant "Mais c'est pas possible !

Et la question coquine, la question co, la question in parce que je suis aperçu que les les gens à chaque fois que j'ai côtoyé dans les émissions, ils me disaient tout, ils pouvaient me dire tout sur toute leur vie mais des trucs un peu bizarres quoi. Ah tu as eu Ah c'est vrai. Ah mais attends des trucs tu as coupé pardon le cette réponse là. C'est resté dans les anales. C'est pas bien ce que je dis mais c'est resté effectivement B non. Ah non non. On a fait Ouiou parce que c'est quand même grande c'est c'est familial comme Oui. Bah familial ça c'est vraiment l'endroit d'un familial. Je t'assure que c'était un petit peu compliqué quoi. D'accord. C'est c'est regardé par les tuas tout.

Oui, les petits, les grands toutes les générations. Donc voilà, on va dire c'est pas un autre endroit où tu vois tu vois et là elle avait sorti si si oui, tu vois, j'avais pas eu tu vois tu me fais dire n'importe quoi et donc ils se sont engueulés enfin c'est donc elle avait dit euh sur la machine à laver, elle avait dit vitesse essorage séchage en plus elle avait rajouté, tu t'imagines ? Donc voilà, c'était pour les petites anecdotes, tu vois, qui é un peu croquette et la question coquine euh est venue de là parce que sur attention à la marge, voilà, puisque c'était le concept l'émission d'après, enfin tu as changé ensuite.

Ouais, ouais, j'ai changé de de de concept et ça tu pouvais le le tu as dû le proposer la question. Oui, à la chaîne, tu as dû faire valider là c'était pas la même chose parce qu'on avait créé, j'avais créé ça, ce ce concept euh donc parce que ça paraît limite incompatible avec un programme de télé à mini. Ouais, surtout sur TF1. Ouais. Ouais. C'était c'était très rigolo. Alors, j'avais repéré que sur la courbe d'audience, je la posais à la 4e question parce que ça faisait 8 minutes qu'on était là et là ce coup, il y avait un pic à la question coquine. Tout le monde Ouais, je te promets que c'est vrai.

Et euh et vu que j'étais producteur euh artistique avec Hervé Hubert, Marie Schneeder, on a créé les Ouais. Ouais. On a créé vraiment cette émission ensemble. On pouvait faire ce qu'on veut. On proposait mais du moment où tu restes élégant. Oui, c'est ça. C'est tout dans la manière de de de dire tu peux tout dire mais dans la dans une manière. Est-ce que tu as dû en couper souvent des questions coquines ? Tu t' retrouvé avec des trucs à chaque fois parce que tout le monde ne sait pas doser le le la réponse. Non non mais c'est c'est intéressant.

Alors coupé ou ou des gens qui décalent par exemple c'était un rituel la caisse au coquine comme tu le sais et donc on jouait pour des associations d'un seul coup on joue pour messenage chirurgie cardiaque il y a Claire Chazal il y a il y a Thierry l'ermite et je dis bon bah bah voilà bon bah il y a une question vous vous rappelez de votre première fois quoi tu te rappelles de ta première fois et là d'un ce coup tu me parles Guillaume je non et là toutes les attachées de presse et surtout on parle pas de ça à Tier l'ermite. Ouais question coquille machin on oublie.

[grognement] Bon Thierry alors bon je vous pose pas la question coquine he je vais pas vous demander où était votre première fois on est d'accord je vous le demande pas [rires] [raclement de gorge] et Thier l'armit non vous me le demandez pas non [rires] ben voilà comme quoi je vous l'aurais pas demandé vous me l'avez pas demandé mais je vais vous le dire et là derrière une fois de plus blanc euh alors attention allez-y redemandles-moi et là petit euh Ah ben évidemment il est à non là j'en ai pas il est à j'ai un prompteur mais je dis jamais ça les énerve et ça les énerve je dis bon alors je vous le demande pas ça y est ça y est je vous l'i demandé alors cette question c in cette première fois et là il me regardan c'était avec une chèvre de quoi elle était sur une échelle et j'étais sous l'échelle et là on commence et cette chèvre mais mais évidemment cette chèvre s'appelait Marguerite et il part sur une improvisation libre et il s'amuse comme un fou.

Mais c'est ça les questions coquines. Ouais, on en a coupé, on s'en est amusé. Un gars qui vient un gars qui vient avec sa maîtresse à la télé. Mais non, un gars qui vient avec sa maîtresse à la télé, il est là là c'est Non, il est pas con. [rires] Il il peut pas se séparer de sa maîtresse, il l'aime. Donc il dit "Je vais te prouver que je t'aime." Euh mais totalement, elle est dans le public. Donc question coquine. Alors racontez-moi bon là le plaisir, l'endroit le machin. Alors une fois il faut que je vous raconte Jeanluc la femme est là. Je dis "Ah bon ? Madame est là ? Oui. Elle adore comment quand je lui fais le coup de l'armoire normande l'armoire normande !

Je monte sur l'armoire, je saute sur le lit, je me dévéêtis et là ça rit, ça explose de rire et la dame fait comme ça la vraie femme ? Non, la maîtresse. La maîtresse est à la télé ou Mais c'est ça, c'est elle qui a l'image. On est d'accord. Elle est pas dans le public. Ouais. Non. Et là, le lendemain, Allô, bonjour, la direction m'appelle. Jean-Luc, on est désolé, il s'est passé quelque chose. Le monsieur a rappelé derrière en disant "Excusez-moi, c'est pas ma femme, ma maîtresse. Donc j'ai dit ça parce que je peux pas me séparer de ma maîtresse.

Donc vous ne passez pas euh l'émission, je vous interdis, je vous envoie les coordonnées de mon avocat machin et là tu dis "Ah ben non, on peut pas couper." Ben non, parce que dans le cours du jeu, le machin, il a donné sa réponse et tout et tout. On peut pas. Et puis en plus, il y avait 300 personnes dans le public qui ont vu ça. Si tu le coupes, les gens, ils vont dire "Mais attendez, c'est truqué [souffle coupé] une catastrophe." Attends, et vous avez choisi quoi ? Et là, d'un seul coup, le gars, tu t'aperçois qu'il a deux enfants, que ceci, que cela, mais pas avec sa maîtresse, avec sa femme, quoi. Donc, on a raccordé les choses tant bien que mal.

Ça fait partie des petites anecdotes de ce métier. La [rires] question, "J'ai pire, hein." Tu as eu pire ? J'ai pire sur les amours et après euh je vais essayer de faire cours aussi si j'y arrive sur les amour. La direction de France 2 m'appelle jamais hein. J'étais pas producteur, j'étais juste animateur en disant "Allô aujourd' qu'est-ce que vous pouvez venir à France Télévision ?" Moi France Télévision, il m'avait embauché. Bref, Béatrice exposit tout ça. Il faut qu'on vous parle. Je dis pardon il faut bah ouais voilà j'arrive à France télévision peu parce que je me suis dit je vais m'en prendre une. Enfin tu vois tu sais pas quoi. Voilà il s'est passé quelque chose.

Euh hier vous avez diffusé une émission il y avait un monsieur une dame un couple. Bah oui, c'est les amours. Le problème c'est que le monsieur on a reçu un coup de fil de sa femme. Sa femme ? C'était pas la Non, c'était pas la dame. En fait, la dame nous a dit, "Le monsieur est parti acheter un paquet de cigarettes il y a 3 ans, il est jamais revenu." [souffle coupé] Recherché par toutes les polices du monde. Et alors ? Et alors, ce sont les enfants qui ont dit à leur maman qui était dans la cuisine en train de préparer le déjeuner "Maman, viens voir, il y a papa à la télé avec une dame." Ah ouais, tu entends ça ? Et il avait disparu des radars.

Il était parti il était parti all chercher une baguette de pain. Donc voilà. Mais des choses comme ça. Sale de faire ça. Ah non, non, mais c'est extraordinaire. Donc, et vous avez diffusé ça ? Bah oui, c'était diffusé. Attends, attends, c'était diffusé la veille. Et du coup, il demande des coordonnées. Tu as la police ou tu as la femme qui appelle. Ah ouais ouais ouais. Mais là, tu es pas producteur. Et d'un coup, tu dis "Bon ben, tu vois, tu es pas producteur donc euh et tu peux pas savoir ça. Tu peux pas savoir." Tu te rappelles de l'anecdote aussi ? Euh oui, de mon gendre. Tu te rappelles de cette Oui, tu me Moi, tu me l'as on en a reparlé tout à l'heure.

Mais attends, je veux bien que tu la racontes celle, c'est fou. Voilà, il y a un briefing à l'époque, je je m'occupe des candidats et tout. avant je m' dire et là il y a une dame qui dit euh euh mon joindre a tué ma fille, est-ce que je dois en parler ? Ah oui, c'est cette histoire. Euh voilà, [grognement] c'était avant les amours. Voilà, c'était juste avant de d'enregistrer l'émission. Bah donc du coup tu lui dis non, tu dis c'est pas le je pense pas que ce soit le concept, vous comprenez mais si je peux faire quelque chose par ailleurs en parallèle euh mon genre tu ma fille est-ce que je dois en parler ? Tu vois ce genre d'anecdote ?

Mais qu' qu'on vit, on peut pas le dire au téléspectateurs, on peut pas le dire. Je te le dis à toi parce que voilà, on est voilà tu es mon nouveau meilleur ami d'enfance, ton père était dans les hypermarchés. [raclement de gorge] Tu as connu tout cela. [rires] Tu tu vas tu vas quitter les amours de de ton propre chef, toi qui va quitter à un moment donné euh les amours. Pourquoi tu vas partir de là-bas ? Alors que ça se passait très bien, l'émission fonctionnait. Tu vas partir sur une autre émission, on va en parler. Mais pourquoi tu pars ? C'est c'est un peu hyper compliqué.

Je pars parce que il y avait un slogan à l'époque qui disait "En France on n pas de pétrole mais on a des idées." C'était à l'époque dans les années 80 70 je sais quelque chose comme ça. Et j'ai eu une idée un jour de voilà de de créer une émission donc qui est devenue Attention à la marche et j'avais dit euh voilà, j'ai un concept et tout et j'avais fait un petit peu le tour de Paris en disant tiens, il y avait ça, il y avait ça. Et ce concept était venu euh d'une plage au Gros du roi avec des copains euh avec des additions de restaurants, c'est ça non ?

Alors ça ouais ça ça c'est la finalité mais au début en disant on était au gros du roi donc j'étais de Toulouse donc on avait voilà là-bas et en disant à ton avis je dis il y a combien de kilomètres entre ici et la Tunisie une fois de plus il y avait pas les portables les ordinateur les machins et tout pas GPT quoi ouais et je sais pas 200 300 500 km et là on était 5 6 je me rappelle très très bien des prénoms de tous Pierre Guy Gill enfin il y avait tout le monde Pierro il y avait François et tout Et je dis "Attendez, on va aller voir. Vas-y, donne. Hop, donne. Fais voir ta réponse. Euh et le plus proche de la réponse, les autres lui paye le resto. Il y a un petit enjeu.

Ouais, enfin il y a un enjeu, tu vois. Il y a un enjeu. Ouais. Et donc j'ai jamais payé le resto parce que j'étais et d'un seul coup, attention à la marche, c'était ça le concept. C'était le plus proche de la gagne, tu vois les pourcentages sur 100 français. Donc tu avais cette idée en tête déjà pendant les amours. Ouais ouais c'est ça. Et donc les amours à l'époque tu sais ce qui s'est passé avec la commission d'enquête il y a pas si longtemps que ça. Charloncle enfin et cetera et cetera sur l'audiovisuel public. Les problèmes des animateurs producteurs existaient déjà les à l'époque les les de la rue. Ça veut dire quoi les problèmes des animateurs produiteurs les Nag et les Arthur ?

Bah il produisaient les émissions qu'il présentaient.

Donc il y avait des conflits d'intérêt déjà à l'époque en disant "Ah bah oui mais c'est l'argent public et cetera." et ils étaient un peu acculés à la direction en disant "Ben là, on est désolé, on peut pas vous laisser produire." Je dis "Mais c'est mon idée et et en fait qu' un cas, j'ai dit "Bon bah écoutez, si vous l'acceptez pas, c'est pas grave, je partirai à la fin de l'année." Et donc je me rappelle très très bien de la boîte de po, il disait "Mais il partira jamais, il a des gosses, il a des gosses, ça marche à fond et puis il a rien derrière donc il partira jamais." Et puis je suis parti [rires] et puis je suis parti mais j'avais rien derrière.

La seule fois où je me fâche vraiment avec mon père, c'est là. À cause de ça. Attends, parce que tu quittes les amour Ouais. Ben attends, tu es le seisur de service public, euh tu es utile, euh tu as des tu es responsable et tout et là tu as plus rien. D'un coup, tu pars. Je dis mais si papa, je veux faire du théâtre et tout. Mais le théâtre, tu rigoles ou quoi ? Tu vas gagner 100 francs ou 100 € ou 50 € et et voilà, j'étais en comédie musicale rock avec les précieuses ridicules, Molière, Jean-Baptiste Poclin et tout. J'étais gaillard et là je me fâche avec mon père et puis je dis écoute papa, on va pas se fâcher.

C'était l'été, je suis arrêté en en juin 2000 et je dis on se donne rendez-vous dans un an si ça a marché bah écoute et là je prends un risque énorme, j'ai plus rien derrière mais là je reste chez moi une semaine, 2 semaines, 3 semaines en disant mais et [grognement] il y a plus rien. Le téléphone sonne plus he dans ces cas-là. Le téléphone, il y a plus rien. Tu le vois ça ? Ah bah oui, c'était les répondeurs, tu vois à Bobine. Bip bip bip. Tu te souviens de ça ? Ça revenait une petite cassette mais dans les répondeurs et là ça sonne plus. Et ça t'a appris quelque chose ? Tu as appris quelque chose de ça ? Ouais.

Pendant un an je monte à TF1 et Etienne Moujot est extraordinaire et vraiment extraordinaire. Un an entre les deux. Il y a Ouais. Il y a j'arrête en juin 2000 et Étienne Mousotte me met à l'antenne avec évidemment sous laette de Herv Hubert et avec Marie Schneeder. Il me va l'antenne le 10 mars 2001 pour les weekends. Samedi, dimanche, dimanche matin 9h. Allô Jean-Luc et Étienne euh oui Étienne, on [grognement] a fait 40,7 sur la ménagère. On a fait 36 % de part de marché sur les 4 plus. Je sais pas de quoi trop il parle. [grognement] À partir d'aujourd'hui, tu me tues toi. [rires] C'est vrai, [raclement de gorge] elle est génial cette réplique. On dit ça s'invente pas ça.

Je ne peux pas te l'avancer à partir d'aujourd'hui, je n'ai jamais pu tutoyer un de mes présidents. Étienne Moujotte, à partir d'aujourd'hui, tu me tutoies. Je réfléchis, je [raclement de gorge] pense les weekends machin tout ça. On est le le le 10 mars tout ça et au mois de juin, un an plus tard où je quitte les Amours, je monte à TF1 et là j'ai 7/ 7 depuis euh le mois de juin juillet 2001 comme j'avais 7/ 7 sur les amours et je vais voir mon père, je me rappelle toute ma vie c'était à Kibron, on était retour à dame, j'ai dit papa ça a été dur cette année. Mais mon père il parlait pas, c'est un enfant de la guerre, il parlait pas. Il enosaki compliqué c'était dur hein.

Je veux juste dire que à partir du 30 août, je serai 7/ 7 à l'antenne sur TF1. Pas un mot, [grognement] rien. Et là quelques quelques années plus tard, je vais voir Étienne Moujotte. Je lui dis excusez-moi Étienne, je pas raconter ça tout euh je te dis parce que et parce que c'est assez beau. Je dis mais il y avait un mastodonde qui s'appelait le juste prix à l'époque. Vous avez fait tomber le juste prix 13 années de juste prix à l'antenne. Euh pourquoi vous m'avez pris moi ?

Il me dit "Parque tu as une idée, parce que tu as privilégié la musique, parce que tu as demandé que toutes les émissions soient sous-titrées pour ta petite sœur qui est malentendante et moi ma mère elle est malentendante." Et je lui dis c'est pour toutes ces raisons-là. Non, tu m'as jamais demandé d'argent. [grognement] Tu as voulu faire des pilotes. D'accord. Et et Jean-Luc, tu es poli. [grognement] Pardon, tu es poli. Ça a raisonné en disant à partir d'aujourd'hui, tu me tues toi. Tu vois ce que je veux dire ? Et et c'est c'est c'est fantastique.

C'est c'est c'est merveilleux de se dire mais voilà si tu veux les les signaux que tu envoyé à papa, maman, l'éducation et cetera, bah tout était résumé. Servir. Ouais. Exactement. Tu vois ? Et là et ton père tu l'as reparlé après ? Bah évidemment, évidemment évidemment. Le chemin, tu t'imagines le chemin quoi ? C'est c'est voilà la fierté de de mon père, je le revois encore dans les dans les dans le public de mes émissions. De temps en temps, il était là, tu sais, derrière et je le sentais plutôt. [souffle coupé] Ah, il venait ? Ouais, il venait avec ma mère. Ils étaient, tu vois, à Toulouse et tout en temps.

J'ai dit "Bah, venez à Paris, venez sur un plateau." Et ma mère qui avait peur, machin, les gros prime time, les machins, je dis "Mais venez, c'est une fête et tout." Ils s'était transit pour moi. Donc comme un idiot, j'avais peur qu'ils avaient peur qu'ils prennent une attaque tellement machin tout ça, tu vois. Donc je pensais qu'il y a mes parents alors que tu es là, bonjour, comment allez-vous ? Tu vois, il y a des émissions spéciales avec des gros invités qui adoraient. Tu vois, tu as fait un autre métier dont on a parlé un petit peu t avec la radio. Tu as fait des voix off. Ah ouais ? Bah ouais. Et tu as fait les voix des jeux FIFA. C'est c'est joué à FIFA. Tout le monde le sait pas ça.

FIFA 98. FIFA 98. Tu faisais quoi comme voix ? Ah ben, j'étais la voix du commentateur. Aujourd'hui, nous recevons les équipes du Brésil qui sont composées de et je laisse la place à Thierry Gilardi. À l'époque, c'était Thierry Gilardi et donc c'était moi le présentateur, le premier présentateur de FIFA 98 et euh c'est ça. Mais bon, euh il il y avait il y avait plein de voix. Il y avait il y avait Poroso. Le premier Miazaki qui arrive en France, c'est Porco Corosso. Qu'est-ce que c'est Miazaki ? Miyazaki tu connais ce japonais qui fait des dessins animés de de dingue ? Et Disney n'en veut pas en disant bah oui, c'est un truc japonais machin tout ça. Et c'est Canal qui reprend les droits.

Et j'ai un pote qui s'appelle Jean-Marc Panier. Je fais des voix, il sait que je je suis au cours Florent avec Raymond Aquaviva. Il disent "Ah bah ouais, c'est un pote et cetera, vas-y essaye-le et tout." Et d'un seul coup, on dit "Ah ben vous allez faire la voix euh de Donald Curtis qui est le principal rival de Porco Rosso. C'est sur des hydravions. C'est alors Minasaki, personne sait qui c'est quoi." Et j'arrive en doublage et là je vois monsieur, il fait "Bonjour, c'était Jean Renault. C'était Jean Renault à mes côtés et on a doublé le premier Miyazaki. On était ensemble l'un à côté de l'autre.

Disney n'en voulait pas, Canaal a acheté ça pour pas cher et c'est devenu Miazaki dans le monde entier. Et donc effectivement, j'étais le le premier doubleur de Miaki. Donc c'est vrai que enfin le premier par rapport à Donald Curtis sur le le le premier film pour que je m'exprime bien le le film d'animation avec Jean Renou mais j'étais son principal rival mais c'est vrai que ça ça a marqué quoi. Tu as fait d'autres ? Non, tu as fait les guignoles aussi. Non, tu fait des personnes ou j'étais le deuxè Patrick Poard. Mesdames et messieurs, bonsoir.

Nous reçons Guillaume Play et il y avait Yleco en un partout ou et quand il y avait plusieurs Sylvester Stalone, j'étais dans la World Company, il y avait toujours le cock qui était là mais d'un seul coup la World Company c'était plusieurs. Et il y avait euh il y a Jean-Pierre, enfin voilà, quand il y avait plusieurs ou quand il y avait des gens euh et oui, Jean-Pierre et euh il y avait Michel, enfin voilà, je faisais euh et puis je faisais surtout la voix off, quoi. Raymond Bar en jeans, Raymond Bar Paris ou les infos par téléphone au 365 24h/ 24. Découvrez toute l'actualité. C'était ma voix. Ouais. Partout. Tu as fait des pubs aussi ? Ouais.

La la la jolie pub qui peut te parler, c'est euh le chat méga perle, il respecte tout, sauf les tâches. Nutz noisette, tout est dans la noisette. Enfin, tu vois, tout ça c'était moi. Et euh Renault, les voitures à vivre. Renault, les voitures à vivre. Et et en fait des slogans de l'époque euh tu vois Orangina Rouge, il est méchant un parce que c'était voilà, c'était tout. Voilà. Ben voilà, c'était c'était ma voix et et il y en a une qui m'a bien qui m'a bien plu et qui peut servir à tout le monde, c'est Renault. À vous d'inventer la vie qui va avec. Ça ça m'a toujours marqué. À vous d'inventer la vie qui va avec.

Quand je viens te voir, je sais pas où je vais mais j'invente la vie qui va avec l'instant présent. Oui, exactement. avec euh l'environnement, avec la société, avec les personnes que je reçois. À nous d'inventer la vie qui va avec. Donc j'étais la voix de Renault, j'étais la voix de Peugeot, j'étais la voix de Ouais. de de de plein de choses. Quand tu as fait attention à la marche, tu tu vas basculer sur les 12 coups de midi. Je je sais plus en quelle année j'avais. Oui, c'est 2009. Oui, ça fait 16 ans. Ouais. Ou c'est ça 2010. Pourquoi est-ce que tu changes de de concept ? Est-ce que tu es arrivé au bout d'un truc ? Tu te dis tiens au bout d'un truc et puis s'exciter aussi.

Nagi est en face quoi. Et Nagi arrive tout le monde veut prendre sa place. Alors depuis, il y a eu effectivement Nagi, Laurence, Bocolini, Jarry Cyril Ferrot donc mais il y avait Nagi en face quoi. C'était mon pote. N'oubliez pas votre brosse à danse à dent avec l'irrésistible Nagi. [rires] J'étais derrière lui. Tuas la brosse à danse ou c'était une émission qui faisait où les gens partaient à la fin de l'émission, ils préparaient leur valises, pas et ils partaient à la fin. Maintenant, tout le public s'en va et les gens il disaient "Comment ça, on s'en va ? Mais les enfants qu'est-ce qui va se faire ?" Et donc, j'étais sa sa sa sa voix off.

J'étais son chauffeur de salle avec Patrick Basta et je faisais des voix et des sociétés en face de ton pote et mais en et en face voilà, ils aim nous confronter comme Borg Villander, Borg Mckenro si vous avez la référence tennistique tu vois Nadal avec tous ces gens qui sont là et là c'était Nagi Resman et puis Nagi, il prend du il prend du poids sur tout le monde veut prendre sa place et les les les études les audiences sfrites et là je suis convoqué par N Paulini au 14e étage en disant "Vous savez bon les Ouais les Ouais les études ouais oui je les suis hein les chiffres je vois et là on est au mois de mai et il y a Jean-François Lenseier qui propose de de faire quelque chose quelque chose une espèce de remix d'une émission qui s'appelle Yelgado en Améqu Amérique du Sud qui avait repris Vincent, la gaffe aussi avec le squelette et tout ça.

Il dit "Mais si Jean-Luc il le fait, ça peut peut-être être bien et on est au mois de mai." Il dit "Bon bah écoutez, on va essayer de voir ça pour la entrée." Et là, je regarde, non, c'est pasier, je dis non, excusez-moi, il y avait Virginie Calmels qui était là, président de de hand de Mol et je dis euh Virginie Calmels, bon, c'est pas attention à la marche hein, c'est attention à la marge. C'était ma présidente, hein, et l'annonce pas dit "Je pourrais euh reprendre votre expression" [rires] et je attention à la marge. Non mais je vous citerai à chaque fois, je l'ai eu bien bien. Alors, je dis excusez-moi, on va pas le faire en septembre, on va le faire fin juin.

On est au mois de mai, le décor, le concept, la mécanique, le machin et on a tout fait. Cette émission est montée en 5 6 semaines sur les 12 coups de midi. Tu t'imagines ? Pourquoi tu l'appelles comme ça ? [grognement] Ah ben parce que c'est toi qui a choisi Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. les 12 coups de midi parce que voilà, je suis un malade de coucou, d'horloge, la ponctualité radiophonique, la pendule de ma grand-mère, le coucou de mon grand-père qui a qui raisonnait. Ouais. Les Ouais, les 12 coups. Ouais. Donc c'était coucou coucou.

Et euh mon fils qui était petit à un moment donné qui me dit "Oh, c'est bien les 12 couscous de midi, papa les 12 couscousses de midi" et là ça a fait rire tout le monde. Donc c'est pour ça que c'était les 12 coups euh pour la ponctualité quoi. C'est tu as des tu as des trucs pareil qui se passent en inattendu pendant les tournages. Est-ce qu' t'arrive parce que c'est des formats télé comme on dit qui sont très cadrés. Est-ce qu'à un moment donné il s'est passé vraiment quelque chose d'improbable ? J'ai pas une dame qui va accoucher dans le public ? Est-ce qu'il t arrivé des trucs ? demande souvent aux humorises. Tu vois ce qui arrive ? Spectacle vivant.

Est-ce qu'il t arrivé quelque chose d'assez notable ? Ouais, il y a plein de choses en fonction des candidat avec Paul. Il s'est passé des choses. Paul qui était autiste Asperger, qui est un garçon extraordinaire, génialissime et qui était tout seul dans sa chambre. À un moment donné, il fallait rien toucher, même pas une mouche. Alors qu'il y avait une mouche dans le studio, c'est devenu une affaire d'état. Il y a il y a eu il y a eu pas mal de choses Ouais. qui était assez somnel euh sur le public d'attention à la marche. Euh à un moment bon là j'étais producteur avec Hervé et euh il y a un mec qui a enou Ouais, c'est truqué votre jeu dans le public. Et puis là j'en j'envoie Ouais.

Et là j'envoie un autre. Ouais, il a raison. C'était des potes. Il y a une dame mais oui de toute manière c'est pas ça la réponse et tout. Waouh ! Et là, il y a tous les mecs de Scus qui sont là et qui font ding ding ding ding. Je vois le mec de Scus qui monte, il arrive pas, il peut [raclement de gorge] pas calmer le mec. Euh, il y en a un autre qui va voir l'autre. Ouais. Et la dame qui dit "Non, vous n'approchez pas." Elle hurle dans le public alors que tu as un rendez-vous jovial et cetera. Ouais, bizarre. Et là, impossible de les calmer. Et j'appuie sur le bouton et le réalisateur à l'époque s'appelait Didier Fres. Didier, tu filmes ? Non.

filme s'il se passe quoi que ce soit, tu filmes. Je prends cette responsabilité là et là toute la sécur fait Jean Qu'est-ce que vous faites ? Euh je vais aller voir le monsieur et là il y a toutes les caméras et je monte dans le public 300 personnes. He c'est compliqué hein, tu vois. Si comme toi au zénit, il y a tu vois pas encore parlé du légend tour, je vais en parler après. Tu me rappelles le premier postcade de France pourant tu l'as pas dit encore hein. Tuas vu je t' je le dirai pas dans cette émission. Je vais et là je monte dans le public et là j'entends qu'est-ce qu'il fait Hervé ? Non non il faut pas qu'il y a il y va pas surtout il y va pas et je vois que ça ça ça ça ça grouille.

Il y a pas d'oreillette, il y a rien. Et là je vois les prompteurs qui s'allument. Tu sais je je les dis pas tu vois. Et là, je vois Jean-Luc tu n'y vas pas et je dois [rires] je te promets Jean-Luc arrête Jean-Luc tu ne montes pas. Je me souviens très très bien. Et il tapait ce qu'on lui disait le le prompteur. Jean-Luc arrête tes conneries. Il y avait marqué arrête tes conneries sur le prompteur. Et je m'assois à côté du mec et là je vois tous les mecs de SQU en disant c'est pas possible. Ils y arrivaient pas. Je suis bon mais il y a il y a quoi en fait ? C'est quoi le souci ? Ouais c'est truqué. De toute manière nous on peut pas jouer. On a passé les sélections les machins. C'est truqué.

C'est scandaleux, c'est machin et tout. Je dis écoutez, attendez, on va repasser les sections. Ça a duré 25 minutes, j'étais seul à côté et ça a tourné. Le public était terrifié. Ah oui, mais attends, c'était comme si tu vois en disant "Mais attendez Jean-Luc, c'est une prise d'otage du plateau quoi. Tu bloques le tournage là." Et la dame qui hurlait le machin et tout ça. [soupir] Ouais. Voilà. C'est des Et vous avez pas diffusé ça ? Non. Ah bah tu peux pas, tu peux pas. Tu t'imagines, tu es une émission de bonne humeur, les gens savent pas tout ce qu'on vit.

Euh et tuas une émission qui envoie un signal de joie rassembleur et c'est e et là et en plus si tu veux les mecs de la sécu n'y arrivent pas psychologiquement, ils sont voilà, ils sont blindés pour ça. Et quand je monte, j'y vais tout seul. Là, je me rappelle très bien Deruber, il me dit "Mais je vais te défoncer, c'est la dernière fois que tu fais ça, c'est pas possible." Si j'y vais pas, il se passe quoi ? Si je n'y vais pas, il se passe tournage est bloqué quoi. Non mais tu comprends mais il peut y avoir un accident grave. Il y a des gamins dans le public, tu sais pas. Tu sais pas. Donc ouais, il s'est passé plein plein de trucs.

Ça ça on peut en raconter des Attends, mais jeis jamais entendu cette histoire. Non, non, mais je l'ai pas raconté. Je te dis des choses que j'ai jamais dit. C'est merci. Émilien, ça a été le plus grand joueur. Je crois qu'il a fait 600 émissions. Et quel c'est c'est monstrueux. C'est l'équivalent d' calculé de 20 jours d'affilé d'émission diffusées. Ouais, ouais. Ouais. monstrueux. Ah ouais, c'est Quizman hein. C'est et tout est sujet à interrogation, tout est sujet à réponse. Est-ce qu'il y a un doute quand il y a un grand joueur comme ça sur le fait qu'il triche au début ? Est-ce que vous vous regardez avec la prodiz, il est trop fort pour être vrai. Est-ce queil y a ce moment ?

Non, mais moi j'aime bien me laisser surprendre mais tout manière je le vois tout de suite hein. Je vois tout de suite quand le mec il regarde dans le public ou tu vois, il faut pas nous prendre que pour ce qu'on est pas, tu vois. Et euh et donc non mais tu le vois et puis à force euh tu suspectes aussi le mec qui est sincère ou pas sincère. Mais ce qui fait plaisir c'est qu'à aujourd'hui quand ils viennent sur mon plateau, [grognement] non seulement les gens sont généreux, tu t'imagines, ils font 10 euh 20 km 100000 des milliers de kilomètres pour venir me voir.

[souffle coupé] Al aujourd'hui, je me sens toujours si tu veux proche du public parce que je suis plus un artisan qu'un industriel. Il faut faire attention à ça pour pas lasser pour aussi pas la même mais pour pas faire milliards de choses en même temps quand je vois toutes ces personnes qui veulent être partout mais le l'instant suspendu qu'on vit là il il faut le sacraliser et je ne peux pas me permettre moi j'ai toujours fait cinq émissions par jour il y en a qui font 6 7 8 9 10 ouais j'en fais 5 par jour mais c'est la vie tu vois là où j'en suis tout va bien là je fais un tournage de 80 émission j'ai breaké pour toi parce que ça me fait plaisir. Merci.

Mais non, c'est pas c'est pas grave mais c'est que je je veux pas être dans l'automatisme. Je veux respecter les gens qui viennent. Je veux pas que ce soit un travail industriel. Je suis producteur uniquement artistique. Je veux pas m'occuper d'argent. Je veux plus m'occuper de contrat. Je n'ai plus d'employés, j'en veux plus pour justement déguster les gens et les respecter à leur juste valeur. Parce que la fatigue, c'est ton pire ennemi. La fatigue t'empêche de prendre des risques, t'empêche d'aller plus loin parce que tu t'automatises et et mais qui tu es toi au bout d'un moment, toi vraiment ?

Et euh voilà, donc je fais cinq émissions mais je prends vraiment le temps avec les gens parce que le mec a fait 10000 bornes qui est venu de l'autre côté de la planète. Tu es venu de l'île Maurice, je crois. Mais ouais de Madagascar, de l'île Maurice, de la Guadeloupe, de la Réunion, de de partout, ils viennent, tu peux pas les bâcher comme ça. Un minimum de respect quoi. Sois honnête avec toi-même. Imagine-toi toi à sa place. Bien sûr, tu vois. Et alors les gens qui veulent être partout en même temps pour être sur tous les génériques, sur tous les cecis en disant "Ouais, moi le plus ceci, le plus cela, c'est bien ce que tu fais." Bien sûr. Enfin, moi je voilà, je suis fabriqué comme ça.

J'ai une petite question technique pour terminer là. Tu tu viens de parler de tu dis "O on enregistre cinq émissions en en une seule journée, donc tu tournes l'année en très peu de temps." Quand tu tournes une émission, par exemple pour Noël, je vois ce que tu veux dire. Si tu es pas du tout à Noël, ouais. Comment tu trouves un sapin ? J'ai un pote qui me dit "Ah non, je e le 23 août, je fais pas le père Noël, il fait trop chaud, il y a pas la crime. [rires] Tu vois ce que je veux dire ? Avec la hote et la houpelande et la barbe." Non non, l'année dernière, j'en pouvais plus. Donc ça c'est assez 23 août, tu tournes de Noël parfois.

Euh ouais, enfin la période parce que on part de mi-septembre jusqu'à début décembre parce que je veux pas revenir à Paris. Je m'imbibe Marseille, je vis Marseille, je vais euh au vélodrome, je suis à l'OM, je mange des crustacés, je ne veux pas revenir à Paris pour être dans le personnage et pour essayer de retransmettre au mieux. Donc effectivement, de temps en temps, oh, on trouve où les sapins de Noël le 23 août ? Jean-Luc, tu me fous les boules. Ça me fait rire mais ça fait partie du système. Mais c'est comme Arthur qui qui je crois qu'il fait le 31 décembre l'émission mais je crois qu'il l'a fait des mois avant. Non, il tourne 3 31 décembre. les uns derrière les autres.

[rires] Là, il y en est à 2034, tu vois ce que je veux dire ? Donc, mais c'est c'est bien aussi, tu vois. Toi, tu as combien d'avance sur les émissions ? Je Bah, ça dépend quand je pars un peu longtemps, on fait 80 émissions les unes derrière les autres. Bah oui, il y a l'inertie, tu comprends bien. Euh voilà, quand tu tournes, tu es plus proche de la dif et quand tu finis de tourner, tu es beaucoup plus loin de la dif. Tu vois ce que je veux dire ? C'est exponentiel. Est-ce qu'on peut terminer par on n pas du tout abordé le sujet de ta femme Nathalie, il y a une histoire avec Alain Delon ?

Ah bah il a plus d'une histoire mais Deon Ouais parce que elle est elle est costumière et scénariste c'est ça ? Non, elle est elle était styliste maintenant. Elle est réalisatrice. Réalisatrice depuis l'époque elle était pas assis depuis début. C'est ça quand tu l'as rencontré justice. Elle était stiste. Et elle était sur un film où il y avait Alain Delon, une pièce de théâtre en 2000 près. Ouais. et euh c'était assez rigolo, il jouait avec sa fille et donc il était euh je pense au des bouffes parisien et donc c'était au début où on était ensemble et il s'appelle Nathalie, je dis "Tu es où ? Tu es au petit Colbert ?

Voilà, c'est le resto qui est à côté tout ça." Je dis "Ah bon ben je vais te venir te rejoindre et tout." OK. C'était la pause déjeuner. C'était le début de votre relation ? Ouais, ouais, ouais. Ouais. OK. On se on s'assoit à table, ça va, ça se passe bien. Puis ouais bon alors connaissons pas du tout personne à l'in de l'ombre machin tout ça. Sa fille à Nouka et tout et là le téléphone sonne Nathalie et excuse-moi, il faut que je réponde. Bah oui, vas-y. Oui Ain. Oui. D'accord. OK. Ouais. Ouais. Je suis au petit colbert. Ouais. D'accord. Ouais. OK. Bon très bien.

Elle raccroche, on continue à parler amoureusement sympa et tout et d'un seul coup ding ding ding dans le resto rentre Alain de Long le resto et d'un seul coup plus un bruit. Nat était face à moi de long derrière je qu'est-ce qu'il y a ? Et là je la vois comme ça de long rentre. Allain [grognement] de bonjour comme ça. Bonjour vous êtes Jean-Luc Alain Delan [grognement] par comme ça vraiment ou là donc elle était comme ça machin il pousse ma chaise un peu plus loin et il s'assoit à côté de Natalie [grognement][rires] le protecteur quoi. Je te jure c'est vrai. Alors [grognement] ça va ? Et là il m'a scanné du haut en bas. J'ai pas mangé.

J'avais un [rires] œuf mollet qui s'est qu'à foiré progressivement. J'avais un œuf mollet lentille. Il est resté là tranquille. J'avais coupé le premier truc et d'un sur le coup il est resté là. Je n'ai pas pu manger. Il s'est posé à côté. Il m'a posé toutes les questions sur moi pour savoir si j'étais le bon pour elle. Ils étaient proches. Non non mais elle travaillait avec lui. Mais ouais ils étaient proches. Tu sais quand tu es styliste, tu l'habilles, tu le déshabilles. Tu sais comment ça se passe quoi. C'est du stylisme en disant ça va pas. Et elle avait le courage de l'affronter et ça faisait des années qu'elle bossait avec lui.

Et il voulait savoir parce que il savait où elle en était dans sa vie. Il voulait savoir si c'était vrai, sincère ou si c'était pas vrai. C'était Alain Delon. Incroyable et incroyable. Et après, j'ai joué [raclement de gorge] avec sa fille au théâtre. Ça fait 25 ans que vous êtes ensemble plus que ça. Oui, ça fait des années. Bref, c'est quoi le secret pour qu'un couple dur ? Alors moi j'aime bien parce queelle a voilà au début était styliste comme je l'ai rencontré puis après on a créé cette série Léomat ensemble. Donc voilà, on est producteur de cette histoire mais c'est un bébé à part entière. Jeappelle la coloriste de ma vie parce que elle sait tellement associé les couleurs.

Euh c'est voilà les enfants quand même sur les 6, on en a élevé quatre ensemble quoi. Tu vois c'est W c'est chaud hein quand même hein. On a adopté des animaux w tu vois et un chien à trois pattes je crois. Ouais ouais ouais. Qui nous a quitté depuis donc on a adopté un. adopté un ch enf tu as plein d'animaux ouais le le secret non il faut laisser un peu de de liberté je pense. Et puis je crois que euh quelque part ouais c'est le le respect de l'autre et puis être là pour l'autre c'est c'est important parce que comment tu vas te sentir le mieux le plus heureux ? Tu vois euh c'est vrai qu' aujourd'hui c'est une grande réalisatrice.

Elle est elle est sur des films, des téléfilms, des longsmétrages en tant que réalisatrice quoi. Mais c'est ça qui est bien aussi de te mettre Ouais. de te mettre au service de l'autre. Imagine-toi la première chose que mon patron ATF1 dit en disant euh ce serait peut-être sympa que on est on est on laisse une chance à Nathalie pour réaliser. Je me rappelle toujours et je me rappellerai toujours de la tête de mon responsable Fabrice Fabrice B avec qui on est vraiment hyper droit machin mais ça cogne ça f entre lui et moi.

Et là, il dit "Ah ouais, OK, c'est ta responsabilité et depuis elle est réalisative reconnue." Donc voilà, c'est ça aussi, c'est d'être là pour l'autre et pas être égoïste sans arrêt à penser qu'à soi. Alors effectivement au quotidien, je veux t'avouer que ça fight parce que c'est un peu la comédia desart avec les enfants, les animaux et et la vie tu vois le le timing il est dingue là. Elle est en ce moment, elle réalise un film à Ansy. Enfin bon, c'est mais mais c'est ça aussi, c'est de se laisser de l'air un peu. Ouais. Ouais. Ouais. Ouais. Les espaces aussi. Les espaces et le respect de l'autre c'est simple en fait. pas être trop pressant en couple. Ouais, ça sert à rien.

Ben non, parce que quand je te vois heureux comme ça ici, ta femme, elle t'a pas dit à quelle heure tu rentres, quoi. Non, tu comprends ? Ah bon ? Qu'est-ce que tu fais ? Je t'attends pour manger. Ouh ben comment te dire ? Voilà, on a réouvert un zénite [rires] tu comprends ? C'est c'est c'est ça qui est et qui qui est chouette quoi. Tu [grognement] tu as ta maman est partie en en en 2022 Josette s'appelait [grognement] toi qui étais très tuusé que tu étais très fusionnel avec elle. Euh est-ce que tu as pu tout lui dire ? Tu es quelqu'un tu partages tu es tu disais que tu disais tout à tes enfants. Est-ce que tu as eu le temps de tout dire ? Oui. Oui. Oui. C'est moi qui l'a freiné.

Ma mère qui l'a freiné ? Ouais. Dans quel sens ? Euh toujours un truc, les petits enfants sans arrêt, les enfants sans arrêt. Je dis mais maman voilà, calme-toi. Et avant qu'elle parte, elle s'est excusée de partir. Tu imagines ça pour moi c'est euh le comble le comble du don de soi quoi. Excuse-moi mais il faut que j'y aille. Et cette transmission par rapport à ma à ma sœur, par rapport aux petits enfants et cetera, en sachant qu'évidemment je serai toujours là, mais quand ta maman dit "Excuse-moi, il faut que il faut que je parle, j'en peux plus, quoi." Dialyse, machin, bordel, insupportable.

Et euh quand tu vois la beauté de la personne ou qui était euh voilà, j'avais de ma mère parce qu'elle était rassembleuse surtout, c'était la vie, la joie, les apéos, les chants sans arrêt, la chanson sans arrêt, ça chantait dans la bagnole. Elle s'est excusé, elle est partie et et là c'est euh là, elle me répond plus. Faut pas oublier ça quand je te dis que la vie est éphémère. C'est que tout peut s'arrêter d'un instant à l'autre et là j'ai plus les réponses Guillaume. Mais tu tu te rappelles de l'attente ? Tu te rappelles de c'était quoi ? Et là, il y a plus rien. Là, il y a plus rien.

Donc ça c'est [grognement] c'est cette non réponse et ce vide intersidéral où tu l'entends encore sur ton répondeur. Ah, tu écoutes encore, tu gardes la voix. Ouais, ouais, bien sûr. Ouais. Ben, tu l'importance de la voix et de l'intonation, on en a parlé mou fois. Donc c'est ça qui est le plus douloureux et et en même temps euh ben voilà, tu regardes sur mon fond d'écran là, ben il y a il y a ma maman. Je te la montrerai. Voilà. Mais je vais te la montrer maintenant. Les gens ils vont voir évidemment l'heure qu'il est quand on enregistre. T'embête pas. D'accord. Donc maman, elle est là. Tu vois ? Et maman, elle sera toujours là. Tu lui parles ? Non non, mais elle est là.

Regarde quand elle me sourit. Allez, c'est pas grave. Donc euh c'est ça quoi. C'est c'est pour ces ces valeursl faut lutter pour ce phénomène de joie, de partage, de de se rendre utile comme on le disait. Cette transmission quoi, tout ce dont on a parlé là. Et et qu'est-ce que tu as pu lui faire vivre avec ton métier ? Est-ce que un jour pour terminer, est-ce que tu as pu lui faire vivre un moment grâce à ton métier un peu hors norme ? Évidemment, hors norme. Je l'ai emmené partout avec moi. Euh je tiens, on va essayer de faire ça, les vacances, les euh tout ça. Non non mais non euh Jean-Luc, non c'est non c'est pas possible. C'est trop cher, c'est trop loin.

C'est maman tu me fais confiance, on y va ou mon père ? Non. Ben non, sur les plateaux, sur tout ça, ils avaient peur pour moi. C'est je les ai emmené partout en vacances. C'est ce ce ce ce ce partage la la Corse, le la beauté du site. Je dis "Mais si viens Ouais, mais ça va être compliqué." Non, non, je m'arrange t'inquiète pas. Oui, mais je peux pas avec le fauteuil roulant. Maman, je m'arrange. [grognement] Ça fait partie du du parcours et ça fait partie du voyage. Tu poses des questions depuis des années à tout le monde à la télé. Est-ce qu'il y a une question que tu aurais qu'on te pose où tu t'es dit tiens m'as jamais demandé ça ?

Non, je pense que tu sais comme je te l'ai dit, j'aime me laisser surprendre par la vie. au coin d'une rue, tu as un mec, tu le croises, tu as une femme, tu as tu as tu as des enfants qui te sourient. Et je crois que c'est ça le plus important pour moi. Tu vois, si euh ouais cette question, si tu m'aurais posé peut-être si tu avais pas fait ça, qu'est-ce que tu aurais fait toi ? Toi Guillaume, tu aurais fait quoi comme métier ? Ouais, voilà. Je te laisse réfléchir. [rires] Moi, je me serais occupé des enfants parce que c'est ça la vérité, elle est dans leurs yeux. On a tous été un enfant, on a pas demandé à être là. Donc on les accompagne au mieux, tu vois.

Père de famille, tu sais ce que c'est à un moment prof de théâtre, prof, tu es là, tu as le bafa, tu vas les accompagner et surtout tu leur lâches pas la main, bordel. Donc voilà pourquoi les mailli, voilà pour la brigade des mineurs, voilà pour tout ça quoi. Vivre sa vie avec le sérieux d'un enfant qui joue. Je sais plus qui disait ça. J'aime bien cette citation. Ouais ouais ouais. Mais c'est euh c'est ça toujours merveillé de tout et et n'oublions pas que on est de passage. C'était un plaisir de te recevoir mon cher Bogifou. Oui c un [rires] plaisir. Merci Jean-Luc d'être venu. C'était cool de t'avoir. Ouais c'est chouette. Ouais par l'émission. On a passé un bon moment.

Ouis, on a passé 12h45 ensemble et c'est un bonheur. La [rires] deuxième partie bientôt dans les aénites. Bah, on pourrait presque faire un épisode en deux parties à ce niveau-là. Merci de nous avoir raconté plein de choses. Merci beaucoup. Ah ouais ou ouais. Mais voilà, ce n'est qu'une petite partie de tout ce que j'ai vécu mais c'était très agréable. C'est moi qui a Ouais. Non parce que c'est toi qui a fait la démarche de venir me voir et et je trouvais ça très touchant et c'est pour ça que j'ai accepté non pas par erreur ton invitation, j'ai dû me gourer dans Non non non, je suis très très heureux et et bravo, tu peux tu peux être fier de tes équipes aussi.

Ah ouais, je suis je suis ou parce qu'ils sont tous derrière là et je remercie à la fin à chaque fois tout Ouais, il y a une grosse machine derrière comme ça c'est fait. Tu es pas obligé de les remercier. Tu es pas obligé de dire que c'est le premier podcast et de dire que tu es Non, non, non, mais t'inquiète pas, ils le savent, [rires] ils le savent. Tu t'es saigné pour louer, tout va bien. Ils le savent et ils seront là. Merci les amis de nous suivre. Merci. Ah, tu as failli hein. Merci pour tout. Mercredi, vendredi, dimanche, on se retrouve sur les gens et puis avec plaisir, on aura j'espère l'occasion de se refaire une émission un jour ensemble.

Je vous embrasse et à bientôt tout le monde. Salut. Merci à toi.

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