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Podcast / conversationFrance 2 — Les 4 Vérités (sur Podcast)· 12 avril 2024 9 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & international

Crises des agriculteurs : et maintenant ? - Marc Fesneau est l'invité des 4V du 12 avril 2024

Au micro : Thomas SotoSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 10 %Défensif 45 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Quel dispositif vous allez déployer en matière de sécurité sanitaire pour éviter qu'il y ait des problèmes d'intoxication et autres ?

  • 1:03RelanceRéponse directe

    Spécifiquement ?

  • 1:36OuverteRéponse partielle

    Combien de contrôles vous comptez faire pendant cette période des Jeux Olympiques ?

  • 2:25RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous avez déjà des résultats sur ces 1 500 premiers contrôles ? Le moindre problème, vous fermez le restaurant ?

  • 2:57RelanceRéponse partielle

    Ça n'a toujours pas eu lieu. Ça ne l'intéresse plus, les agriculteurs, Emmanuel Macron ?

  • 3:12RelanceRéponse partielle

    Pourquoi il ne les a toujours pas reçus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:12InvitéChiffre
    « 31 personnes consacrées au contrôle pendant la période des Jeux Olympiques. »
  • 1:21InvitéChiffre
    « C'est près de 6 000 agents, 1,5 milliard d'euros chaque année qui sont consacrés à la sécurité sanitaire. »
  • 1:43InvitéChiffre
    « On a déjà fait 1 500 contrôles en amont, là, sur les sites olympiques ou pré-olympiques, autour des Jeux Olympiques. »
  • 2:01InvitéChiffre
    « Cette année, on va doubler le nombre de contrôles au global. »
  • 2:10InvitéFait
    « C'était l'objectif de la fusion. C'était de faire en sorte qu'on puisse avoir plus de contrôles dans les établissements de commerce, dans les établissements de la grande distribution ou du commerce en général, évidemment chez les restaurateurs. »
  • 3:27InvitéFait
    « On a présenté le projet de loi, donc on continue à travailler pour le monde agricole. »
  • 3:48PrésentateurPromesse
    « Il y aura un prix minimum, un prix planché, en dessous duquel le transformateur ne peut pas l'acheter, et donc en dessous duquel, après derrière, le distributeur ne peut pas vendre. »
  • 4:13InvitéFait
    « La volonté du gouvernement et celle du président de la République est intacte. »
  • 5:00InvitéFait
    « C'est ce qui s'est construit dans EGALIM. »
  • 5:30InvitéChiffre
    « Les mesures qui ont été annoncées pendant la crise, c'est 500 millions d'euros supplémentaires. »
  • 5:34InvitéChiffre
    « Le budget du ministère de l'Agriculture cette année, c'est 1 milliard d'euros supplémentaires. »
  • 5:43InvitéChiffre
    « On a gagné 25% de notre budget cette année sur la planification écologique en particulier. »
  • 5:55InvitéChiffre
    « En net, le budget de l'agriculture n'aura jamais été aussi élevé cette année que de tout temps, d'ailleurs. »
  • 6:14InvitéFait
    « La volonté, c'est d'avoir, de tenir un équilibre budgétaire. »
  • 7:33InvitéFait
    « C'est plutôt de plus d'Europe dont on a besoin que de moins d'Europe. »

Temps de parole

  • Invité74 %
  • Invité 220 %
  • Présentateur6 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez les 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute.

0:10
Invité

Bienvenue dans les 4V, Marc Fénault. Alors dans quelques minutes, vous serez en Seine-Saint-Denis avec les services de sécurité sanitaire. Parce que les Jeux Olympiques, ça va être aussi des millions de repas servis aux spectateurs, aux athlètes, aux journalistes qui sont présents aussi sur les sites. Quel dispositif vous allez déployer en matière de sécurité sanitaire pour éviter qu'il y ait des problèmes d'intoxication et autres ?

Alors il y a deux types de lieux qui sont à surveiller, si je peux dire, le site eux-mêmes qui vont accueillir les Jeux Olympiques, comme ces 12 millions de repas qui vont être servis pendant la période des Jeux Olympiques, les sportifs, leurs accompagnants, les bénévoles, les forces de sécurité d'ailleurs qui surveilleront tout ça, évidemment les journalistes et puis les spectateurs. Donc on a besoin de renforcer les contrôles dans ces moments-là parce qu'on a beaucoup de monde qui est présent, d'ailleurs avec une diversité de l'alimentation parce qu'il y a beaucoup de repas qui sont servis, chacun étant avec son propre régime alimentaire.

Et donc on renforce les services, c'est 31 personnes qui seront en plus dans les services. Spécifiquement ? En plus de ce que nous avons, c'est-à-dire 5800 agents quand même qui, tous les jours, assurent la sécurité sanitaire et alimentaire. 31 personnes consacrées au contrôle pendant la période des Jeux Olympiques. En plus de ce que nous avons pendant la période des Jeux Olympiques pour faire en sorte que les choses se passent en bon ordre et dans la meilleure configuration possible. La sécurité sanitaire alimentaire est un élément très important. Je rappelle quand même que c'est près de 6 000 agents, 1,5 milliard d'euros chaque année qui sont consacrés à la sécurité sanitaire.

Et donc dans le moment olympique, qui va être aussi un moment de mise en valeur des produits français, de la gastronomie française, de nos savoir-faire agricoles et agroalimentaires, c'est évidemment, il y a une vigilance particulière. Combien de contrôles vous comptez faire pendant cette période des Jeux Olympiques ? Alors ce que je peux vous dire, c'est ce qu'on a déjà fait. Parce qu'on commence déjà à contrôler. Parce qu'il y a les sites, je disais, puis il y a aux abords. Parce qu'il y a tous les restaurants et tous ceux qui vont, touristes ou autres, qui viendront au-delà des Jeux Olympiques eux-mêmes visiter la France.

On a déjà fait 1 500 contrôles en amont, là, sur les sites olympiques ou pré-olympiques, autour des Jeux Olympiques. On ne peut pas vous dire aujourd'hui. Ce que je sais, c'est que, et ce que je peux vous dire, c'est que cette année, on va doubler le nombre de contrôles au global. Alors ce n'est pas lié qu'aux Jeux Olympiques. C'est l'objectif de cette réforme de la police et de la sécurité sanitaire. C'est-à-dire ces 50 000 contrôles de plus qui seront effectués cette année en 2024. C'était l'objectif de la fusion.

C'était de faire en sorte qu'on puisse avoir plus de contrôles dans les établissements de commerce, dans les établissements de la grande distribution ou du commerce en général, évidemment chez les restaurateurs, pour assurer à nos concitoyens la sécurité. Est-ce que vous avez déjà des résultats sur ces 1 500 premiers contrôles ? J'imagine que vous serez extrêmement strict. Le moindre problème, vous fermez le restaurant ? Non, ce n'est pas le même problème. Parfois, il y a quelques anomalies. Et c'est une occasion, c'est ce qu'on va faire ce matin, de montrer ce qu'est la pédagogie des agents.

Parfois, ce n'est pas des choses qui sont très graves d'un point de vue, c'est simplement une petite vigilance. Après, quand il y a des sujets, ça arrive régulièrement, quand il y a des sujets où la sécurité sanitaire est en cause, évidemment, il y a des mesures plus coercitives. Alors, il y a ces jours, on le voyait aussi, une demande de plus en plus forte, toujours, de la part des agriculteurs. Le chef de l'État avait promis, à l'issue du Conseil des ministres d'il y a quelques semaines, et bien sûr, en amont, lors du Salon de l'Agriculture, de les recevoir à nouveau. Ça n'a toujours pas eu lieu. Ça ne l'intéresse plus, les agriculteurs, Emmanuel Macron ? Non, alors pas du tout.

D'abord, le président de la République a l'habitude de tenir ses engagements, comme vous le savez, et il aime bien d'ailleurs revenir souvent sur les engagements qu'il a pris pour faire un point d'État. Pourquoi il ne les a toujours pas reçus ? Vous savez qu'il y a des agendas qui sont parfois des agendas compliqués pour un président de la République, des agendas internationaux, dans les jours prochains ou dans les semaines, mais c'est très rapidement maintenant, il recevra les agriculteurs.

L'idée aussi, c'était que nous continuions, chacun étant dans sa tâche, que nous continuions au niveau gouvernemental à déployer le plan tel qu'il a été prévu, de sortie de crise, à montrer aux agriculteurs ce que nous voulons faire. On a présenté le projet de loi, donc on continue à travailler pour le monde agricole. Et l'idée, c'est que le président de la République puisse les recevoir pour lui leur donner sa vision, au-delà des mesures conjoncturelles ou plus structurelles. Dans les promesses faites par le chef de l'État et les engagements, écoutez, il y avait celui-ci, notamment.

3:48
Présentateur

Moi, je prends un engagement ici. Il y aura un prix minimum, un prix planché, en dessous duquel le transformateur ne peut pas l'acheter, et donc en dessous duquel, après derrière, le distributeur ne peut pas vendre. L'indicateur, il sera filière par filière et il constituera ce prix.

4:04
Invité

Alors aujourd'hui, notamment, la coordination rurale, la Confédération paysanne appelle le chef de l'État à tenir ses engagements. Marc Fénault, est-ce qu'il aura, oui ou non, la création de prix planché ? Mais la volonté du gouvernement et celle du président de la République est intacte. Simplement, pour avoir des indicateurs de production, il faut les construire, il faut les fabriquer, il faut se mettre d'accord. Deuxième élément, il y a une mission qui a été lancée avec deux parlementaires, Mme Babot et M. Isard, pour faire en sorte qu'on nous dise quelles sont les améliorations qu'on peut faire dans EGALIM.

Donc il y a les améliorations de la loi EGALIM, parce qu'il y a un certain nombre de grands distributeurs qui dévoient la loi avec des centrales d'achat européennes. Deuxième élément, c'est de construire filière par filière, plus que ça ne l'est encore, des prix et des indicateurs qui permettront de faire en sorte qu'on ait une marche en avant du prix. Le prix planché, vous ne reprendriez pas ce terme ? Si, mais le prix planché ne me gêne pas. Simplement, qu'est-ce que c'est le prix planché ? C'est le prix à partir duquel on construit le prix final.

Parce que le prix planché, ça donne le sentiment que c'est chez l'agriculteur, le prix planché, c'est chez le transformateur ou c'est chez le consommateur ? C'est le prix à partir duquel, et c'est la volonté du gouvernement depuis des années, puisque c'est ce qui s'est construit dans EGALIM. Rappelons aussi qu'une partie des productions françaises ne sont pas dans EGALIM. Fruits et légumes ne sont pas dans EGALIM. Le vin n'est pas dans EGALIM. Les grandes cultures ne sont pas dans EGALIM. Donc il faut regarder aussi quels sont ceux qui ont intérêt, et c'est parce que c'était le choix des filières d'ailleurs.

Donc il faut qu'on regarde quels sont les indices et les coûts de production, et à partir de là qu'on construise le prix par la marche en avant. Le gouvernement cherche à nouveau 10 milliards d'économies supplémentaires à faire dès cette année. Est-ce que ça veut dire qu'il n'y aura plus un centime d'aide supplémentaire pour les agriculteurs, même s'il y en avait besoin ? Non, alors pardon. D'abord, il faut quand même qu'on reparte de là où on est. Les mesures qui ont été annoncées pendant la crise, c'est 500 millions d'euros supplémentaires. Le budget du ministère de l'Agriculture cette année, c'est 1 milliard d'euros supplémentaires.

Est-ce que vous allez devoir faire des efforts, vous aussi ? Chacun fait ça par d'efforts, mais on a gagné 25% de notre budget cette année sur la planification écologique en particulier. Donc, je me vois mal dire que nous ne faisons pas d'efforts sur l'agriculture. Vous voyez ce que je veux dire ? Vous faites des efforts, mais désormais pour faire des économies. Est-ce que vous allez vous aussi devoir faire des économies ? On fera comme tout le monde une part d'économies. Mais en net, le budget de l'agriculture n'aura jamais été aussi élevé cette année que de tout temps, d'ailleurs. On a vu cette image il y a quelques instants.

Bruno Le Maire, Emmanuel Macron, en matière de finances publiques, vous choisissez lequel ? Vous êtes plutôt de quel côté, vous ? Je ne crois pas qu'il y ait un hiatus que celui que vous essayez de décrire. La volonté, c'est d'avoir, de tenir un équilibre budgétaire. Chacun le dit avec ses mots, mais le président de la République l'a rappelé. Un, il faut, d'abord, il n'y a pas un caractère anxiogène à développer sur le territoire et auprès des gens. Il y a besoin de faire des économies parce que nous sommes dans un moment où la croissance est plus faible, où les rentrées financières sont plus faibles.

Et donc, le président de la République a eu raison de rappeler qu'il fallait le faire, sans manœuvrer avec l'anxiété générale et en faisant ça avec sérieux, parce que les gens nous regardent et qu'on a besoin de montrer que nous sommes sérieux d'un point de vue budgétaire et qu'en même temps, nous sommes en rendez-vous des provinces que j'entends beaucoup d'oppositions qui nous disent qu'il faut faire des économies. Mais je ne vois que des dépenses qui sont proposées. Et nous avons fait des efforts sur la police, sur la gendarmerie, sur la justice, sur la santé, et personne ne veut remettre ça en cause. Donc, il faut qu'on trouve cet équilibre.

On voit que ça devient, les finances publiques, aussi un sujet de la campagne des européennes. La liste de la majorité est nettement devancée par le RN dans les sondages. Il faut rester prudent. Bien sûr, ce ne sont que des sondages. Pourquoi cette campagne ne semble pas fonctionner ? Alors, je suis payé pour savoir, si vous me permettez cette expression, que la campagne européenne se dénoue ou se noue plutôt dans les derniers jours. Donc, laissons faire la campagne. Je n'ai pas le sentiment que nos concitoyens soient tout à fait encore dans la campagne.

Je vois d'ailleurs une stratégie d'évitement du candidat du RN, puisqu'il est assez peu présent, qu'ont tant capitalisé au fond que sur la colère. Cette campagne, elle a du mal à intéresser nos concitoyens. Or, il faut qu'on montre à quel point les solutions aux problèmes que nous rencontrons, ils sont au niveau européen, et c'est plutôt de plus d'Europe dont on a besoin que de moins d'Europe. D'être plus ensemble que moi ensemble, face aux grands défis géostratégiques du monde, sur la question de la défense, sur la question de la sécurité alimentaire, sur la question énergétique. Si on est tout seul dans notre coin, alors je garantis qu'on aura de graves problèmes.

Donc, c'est comme ça qu'il faut essayer de nouer cette campagne. Deux questions courtes, deux réponses courtes pour terminer. Regardez ces deux photos. Michel-Édouard Leclerc, Michel Sardou. Est-ce que vous diriez, vous aussi, Michel Sardou a su, je cite comme le dit l'entourage du chef de l'État, de diagnostiquer le mal-être masculin dans cet ex, et que c'est pour ça qu'il faut le décorer ? C'est quand même un chanteur très populaire, que j'aime bien moi personnellement. Il était de son temps, d'une certaine façon, quand il exprimait ça. Moi, je trouve qu'il a une façon d'exprimer les choses. Alors aujourd'hui, il dirait les mêmes choses, ça serait très choquant sans doute.

Mais toute saison, c'est plaisir, si je peux dire, ou toute époque, c'est plaisir. Et donc, moi, je trouve qu'il a plutôt décrit des choses qui étaient intéressantes, avec les mots qui sont ceux de Sardou, qui sont parfois des mots un peu... Michel-Édouard Leclerc, lui, veut s'engager en politique. Peut-être, il dit « j'y pense tout le temps », en un mot. On sait que vous avez eu parfois des tensions avec lui. Mais je trouve que c'est toujours intéressant de se confronter au suffrage universel. Je conseille à tout le monde d'aller voir ce que c'est qu'un électeur.

Ça permettra à Michel-Édouard Leclerc de se frotter aux électeurs, et de voir ce qu'est la réalité électeur, dont les agriculteurs, dont les transformateurs. Que chacun fasse ce qu'il a à faire, ça ne me gêne pas. Il y a toujours une tentation de la politique, de la politique, de quoi ça continue à attirer. Merci beaucoup, Marc Fénaud.

8:49
Présentateur

C'était Les 4V, un podcast de France Télévisions. S'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner. Vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur france.tv.