Laits infantiles contaminés: les réponses de la ministre de la Santé Stéphanie Rist
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bon début de journée avec toute l'équipe de BFM 1ère. Soyez les bienvenus. L'inquiétude grandit chez de nombreux parents après l'ouverture de deux enquêtes suite à la mort de deux nourrissons à Pessac et Angers qui avaient consommé du lait potentiellement contaminé rappelé par Nestlé.
Bonjour madame la ministre, ministre de la Santé Stéphanie Ries. Qu'est-ce que vous dites ce matin aux parents ? Est-ce que toutes les mesures ont été prises ?
Est-ce que vous pouvez leur assurer que tous les risques sont aujourd'hui écartés ? Merci de m'inviter pour pouvoir justement répondre aux questions de toutes les familles qui sont à l'heure même probablement en train de donner des biberons. Il y a à regarder si le lait qui est donné fait partie des lots rappelés ou pas.
Pour cela, il faut aller sur le site Rappel Conso où vous avez le détail des laits qu'il ne faut pas consommer. Et c'est ça que je veux de dire aux parents ce matin, vérifiez que votre boîte de lait est à rappeler ou pas. Si jamais c'est le cas, il faut la mettre de côté et puis acheter une autre boîte de lait.
Et ensuite, si jamais le lait a été consommé hier ou avant-hier, s'il n'y a pas de signe, il n'y a pas de problème. Si jamais il y a des nausées, vomissements, enfin des diarrhées, ça concerne les nourrissons, ce qui est très fréquent en ce moment parce qu'il y a des gastro-entérites, donc pas de...
On ne s'inquiète pas outre mesure, mais si les symptômes existent et que le lait a été consommé d'une boîte qui devait être retirée, dans ces cas-là, d'aller consulter le médecin. Qu'on comprenne bien, il n'y a pas de risque à acheter du lait Guy Gauze, aujourd'hui à en donner à son nourrisson. Les laits ont été retirés.
Tous les laits potentiellement contaminés ont été retirés du marché. Je pense que c'est important d'expliquer comment ça se passe. Les industriels font des autocontrôles de tous les produits alimentaires.
Il s est dans la loi, ils sont obligés de le faire. Quand ils découvrent, et ce qui a été le cas en décembre, ils ont découvert une toxine dans le lait, ils ont donc retiré les lots concernés. Et puis ils ont trouvé la source de cette...
Ils ont trouvé la bactérie qui venait d'une huile et qui produisait la toxine. Et donc tous les gens qui s'étaient fournis, tous les industriels qui s'étaient fournis avec cette huile ont retiré leur lot. C'est pour ça qu'on a eu les laits de lactalis qui ont été retirés dans beaucoup de pays, ce qui est plutôt le côté...
Sauf qu'il y a un problème, pardonnez-moi Madame la Ministre, mais il y a aussi un problème de confiance parce que les retraits se sont faits progressivement. Dans le cas de Nestlé, au compte-gouttes, il y a même eu des retraits où les consommateurs n'ont pas été informés. Et d'ailleurs, il y a de nombreux parents qui ont alerté les autorités sanitaires, qui ont alerté les centres antipoison, les agences régionales de santé, qui n'ont pas réagi.
Pourquoi vous n'avez pas réagi avant ? Vous savez que tous les jours, il y a des produits qui sont retirés de l'alimentation. Donc le ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture est en surveillance de ces produits qui sont retirés.
Une fois qu'un produit a été retiré, tous les autres industriels qui font les mêmes produits doivent faire des autocontrôles. C'est leur responsabilité juridique. Une fois que ces autocontrôles sont faits, soit ils retrouvent des traces de toxines.
Dans ces cas-là, ils retirent leurs produits. Ce que je veux dire aujourd'hui, c'est qu'à l'heure où on se parle, il n'y a pas d'alerte scientifique importante. Oui, mais les autorités sanitaires, à partir du moment où il y a des signalements de la part des consommateurs, peuvent lancer des investigations, ça n'a pas été le cas ?
Non. En fait, c'est les industriels qui sont en responsabilité de faire ces autocontrôles. Nous, nous avons saisi avec l'agence LANCES, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, pour les deux bébés, malheureusement, qui sont décédés, sans que de lien n'ait pu être établi.
Il y a une enquête en cours. Précisant qu'aucun lien, pour l'instant, en tout cas, n'est établi entre ces deux décès dont on parle à Angers et près de Bordeaux et le lait contaminé. Mais quand aurez-vous des certitudes sur ces résultats ?
Et à votre connaissance, existent-ils d'autres cas suspects aujourd'hui ? Alors malheureusement avec la science, des fois on n'a pas de certitude. On peut aussi avoir un bébé dont on ne peut pas mettre l'imputabilité, déterminer la cause du décès.
Exactement. Donc je ne peux pas vous assurer que j'aurai la certitude un jour. Ce que je peux vous assurer, c'est qu'avec mon ministère en lien avec le ministère de l'Alimentation et de l'Industrie, Nous sommes évidemment très vigilants, comme à chaque fois que des produits sont rappelés.
Merci beaucoup, Madame la Ministre, d'avoir été ce matin sur le plateau de BFM Première, 7h54, l'édito politique tout de
Stéphanie Rist