🚍 Les transports publics GRATUITS : une bonne idée ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
aubagne dunkerque new york ont-elles en commun et bien elles ont toutes adopté entièrement ou partiellement la gratuité dans leur transport collectif une idée qui revient de plus en plus dans le débat politique notamment pour des raisons sociales et environnementales [Musique] c'est une bonne initiative et vous parlera que les transports gratuits ça n'existe pas sauf dans les programmes politiques le service public a un coût et que si on ne paye pas ce coup alors on sera tenté de le dégrader et de dire que le service public n'a pas de valeur alors que moi j'en retiendrai essentiellement deux préjugés qui ont encore qui sont encore en vogue actuellement d'abord le fait qu'en rendant les transports gratuits y aurait plus d'incivilités dans les bus et dans les transports collectifs alors ça c'est faux dans les réseaux sur lesquels on a travaillé notamment châteauroux et dunkerque art ou au contraire on voit une baisse des incivilités pour deux raisons la première c'est qu'il ya plus de monde dans les transports collectifs donc il ya un contrôle social accru qui se fait et puis il ya plus des changes monétaires donc lorsqu'il ya plus des changes monétaires ya moins de tensions dans les bus deuxième préjugés qui est souvent avancé c'est lorsqu'on passe au transport gratuit on n'investit plus dans le réseau là encore on a suffisamment de recul sur 34 réseaux de transport gratuit aujourd'hui en france on voit bien que ces réseaux ou continuer à investir dans le transport collectif en même temps que le passage à la gratuité et ce passage à la gratuité a eu d'autres conséquences recherché par les collectivités qui les ont mises en place d'abord augmenter la fréquentation dans les transports qui était globalement sous utilisés à dunkerque où le réseau de bus est totalement gratuit depuis le 1er septembre 2018 la fréquentation a bondi de 65% en semaine et de 125% le week end entre le 1er septembre 2018 et le 31 août 2019 d'ailleurs 48 % des nouveaux usagers du bus ont abandonné la voiture au profit du bus tout bénéfice donc pour l'environnement autres mesures auxquelles on ne pense pas vraiment c'est redynamiser l'économie locale et notamment les centres villes qu'on voit aussi des acteurs comme les cci et les chambres de commerce et d'industrie qui sont demandeuses quelques parts cette gratuité des transports parce que ça va permettre d'améliorer le retour des de certains usagers consommateurs en centre-ville puisque lorsqu'on met en place quel transport gratuit évidemment ce sont des économies qui sont faites par les individus les familles et les différents ménages et ses économies elles sont potentiellement réinvesti dans l'économie locale donc c'est pas de l'argent perdu alors sur le papier c'est formidable redynamiser les centres-villes gain pour l'environnement augmentation du pouvoir d'achat des transports plus rentable pour les villes mais forcément la réaction que vous avez dû avoir en regardant cette vidéo c'est que évidemment ce n'est pas possible de le mettre en place dans une grande ville parce que sinon on l'aurait déjà fait depuis longtemps alors ce qui est intéressant de se poser comme question c'est pourquoi pourquoi est ce que nous n'avons pas réussi à instaurer la gratuité dans les grandes villes est l'exemple qui est intéressant de prendre c'est la région ile-de-france significative avec un réseau de transport très lourds en ile de france on s'est heurté à deux problèmes le premier c'est la question de l'argent chaque année le coût de fonctionnement des transports collectifs franciliens s'élève à environ 10 milliards d'euros ce coût est couvert par trois contributeurs alors on va simplifier les chiffres pour plus de clarté d'abord les entreprises de plus de onze salariés payent ce qu'on appelle le versement transport une taxe qui s'élève entre 1,60 % et 2 95 % de la masse salariale et qui rapporte chaque année environ 4,2 milliards d'euros ensuite l'usagé via l'achat de titres de transport et d'abonnement ce qui rapporte environ 2,7 milliards d'euros mais dans ses achats il faut aussi compter une nouvelle fois les entreprises qui rembourse 50 % des abonnements à leurs salariés soit environ 900 millions d'euros le reste est couvert par les différentes contributions de l'état et des collectivités donc si on rend gratuit l'accès au réseau pour l'ensemble des usagers en ile-de-france le manque à gagner directes s'élèvent à environ 3,6 milliards d'euros tours ile-de-france mobilité l'autorité organisatrice des transports en ile-de-france les usagers franciliens font partie de ceux qui supportent le moins le coût du transport en europe à titre de comparaison les bruxellois sont à 35 % amsterdam à 40 madrid 41 et londres et à hauteur de 52% si débile ailleurs en france ont réussi à instaurer la gratuité c'est justement parce que c'est pas reprise par les usagers est bien moindre évidemment dans les collectivités qui sont passés à la gratuité la part de l'usager s'élevait en moyenne à 15 % par exemple à dunkerque que l'usagé supporter 10% du coût du transport autre exemple significatif à niort où la communauté d'agglomération perçoit 15 millions d'euros de versement transport une somme qui couvre quasiment à elle seule l'ensemble du budget de fonctionnement du réseau de bus lorsque vous instaurer la gratuité dans les transports et bien vous n'avez plus besoin de contrôleurs ou de terminaux pour acheter des tickets à titre de comparaison châteauroux qui a mis en place sa gratuité pour les transports en 2001 économise chaque année cent mille euros mais la question parfois d'un système économique pérenne se pose avec la gratuité par exemple à dunkerque c'est une gratuité à a été mise en place notamment grâce à l'abandon d'un important projet immobilier qui a pu dégager de l'argent pour financer cette gratuité déjà ce qu'on peut dire c'est qu'il ya des réseaux gratuits depuis les années 70 ses réseaux se sont jamais fonderie donc financièrement on a toujours réussi à pouvoir financer ces réseaux ça c'est important de le dire par ailleurs on peut quand même aussi à signaler que les nouvelles ressources fiscales à disposition des collectivités des communes et des intercommunalités ce sont les recettes du stationnement automobile de surface qui bien souvent dans les grandes villes se chiffrent à plusieurs dizaines voire centaines de millions d'euros mais qui peuvent être directement utilisés pour financer des projets de transports collectifs je crois que ce qu'il faut dire c'est que lorsqu'on passe à la gratuité c'est véritablement un choix politique et ce qui est intéressant de remarquer c'est que ces villes qui passe à la gratuité vont véritablement essayer de trouver des nouvelles ressources financières ça les incite aussi aller chercher de nouvelles ressources auprès de l'union européenne parfois en utilisant ces nouvelles recettes fiscales d'autres choix mais en tout cas ces villes vont être dans une démarche de dégager de nouvelles recettes pour financer cet accès libre au service public de 30 langues le deuxième problème vis-à-vis de la gratuité auxquels se heurtent principalement les grandes villes c'est le risque supplémentaire de saturation dans les transports où ils ont tout simple c'est que le système l'infrastructure ne pourrait pas le supporter on est en région parisienne sur le réseau le plus dense qui soit en europe occidentale ce réseau le plus dense est aussi le plus utilisé et donc si vous faites un appel d'air pour que de nouvelles personnes viennent utiliser ce réseau il sera complètement bouché il ya des heures de la journée où le métro ne peut pas prendre une personne de plus et donc si vous faites une gratuité est donc vous dites oh j'en prenais le métro parce que c'est gratuit vous allez faire venir des gens vers le métro qui était par exemple des piétons qui était par exemple des cyclistes peut-être des automobilistes mais c'est pas sûr du tout et donc vous allez remplir encore plus les métros qui était déjà plein donc ça n'est pas possible en cinq ans en ile de france la ratp a comptabilisé 79,5 millions de trajets supplémentaires sur le réseau soit en moyenne 217 1839 personnes par jour selon le parisien c'est comme si la population d'une ville comme lille ou rennes transité en plus chaque jour alors si on met une gratuité en place c'est évidemment pour faire ce qu'on appelle un report modal le report modal et n'a d'intérêt que si des gens qui utilisaient leur voiture et qui était donc l'utilisateur d'une grande partie de l'espace public décide d'abandonner leur voiture pour aller vers le transport public pour que ce phénomène les lieux il faut que le transport public soit de qualité et soit confortable les gens préfèrent garder leur cocon de voiture plutôt que d'être dans un transport public saturé et très inconfortable alors ce qui apparaît plus envisageable pour les décideurs politiques et bien c'est d'accorder la gratuité à des catégories de personnes d'où le projet de campagne annoncée par anne hidalgo de vouloir accorder la gratuité des transports dans paris pour les - 18
Anne Hidalgo