Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 17 juin 2016 4 minAutoproduitFond programmatiqueDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Marine Le Pen au salon de défense Eurosatory

Source d'origine 1 locuteur

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49InvitéFait
    « on ne peut plus considérer le budget de l'armée comme la variable d'ajustement du règlement des déficits. »
  • 2:16InvitéChiffre
    « Le César 88, donc on a conservé l'artillerie du César de l'armée française. »
  • 2:52InvitéChiffre
    « C'est une PME Charentaise qui a près de 300 ans. »
  • 2:55InvitéChiffre
    « La défense, c'est quand même 80% de notre activité, principalement à l'exportation. »
  • 3:22InvitéFait
    « C'est-à-dire des destructions de biens publics, c'est l'attaque d'hôpitaux qui soignent des enfants. »

Temps de parole

  • Invité82 %
  • Invité 28 %
  • Invité 34 %
  • Invité 43 %
  • Invité 53 %

2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:13
Invité

Je vous remercie à l'accueil du ministère de la Défense. Merci, c'est toujours un plaisir. Je vous souhaite ici la bienvenue au nom du ministère de la Défense. Merci de tout cœur. Ce que vous allez voir ici, c'est comment l'armée de terre équipe ces groupements tactiques et comment elle envisage de les faire à court et plus long terme. On demande beaucoup à notre armée française, particulièrement à nos forces terrestres. Et venir dans ce salon Rosatory, c'est aussi lancer un signal de soutien, de solidarité avec notre armée. Il faut aussi entendre ce que l'armée a à dire. Et ce qu'elle a à dire, c'est qu'elle est à l'os.

Et que par conséquent, on ne peut plus considérer le budget de l'armée comme la variable d'ajustement du règlement des déficits. Il faut prendre des décisions qui sont des décisions politiques. La politique, c'est l'art des priorités. Est-ce que la priorité est la sécurité des Français ? Moi, je vous réponds oui. Est-ce que d'autres auront la même réponse que moi ? Je n'en sais rien. Mais en tout cas, ils ont été au pouvoir. Ils ont fait des choix. Et moi, je conteste les choix qui ont été faits dans les dernières années. Je tiens en effet à dénoncer ici le désarmement moral qui caractérise notre pays et plus particulièrement ses gouvernants aujourd'hui.

Le délitement lent mais inexorable du lien armée-nation, du lien défense-société caractérise notre époque et nos gouvernants ont en cela une écrasante responsabilité. La posture morale et médiatique dominante qu'ils ont adoptée depuis des années relègue le modèle du soldat à l'arrière-plan des exemples donnés à notre jeunesse alors qu'il conviendrait de remettre son image en avant et d'entretenir l'esprit de défense.

J'ai vu ici aujourd'hui des hommes et des femmes qui ont de manière quasi sacrée c'est la spécificité de la condition militaire, la passion de la France et des Français potentiellement jusqu'au sacrifice suprême et deuxièmement le niveau de très haute performance de l'industrie française de sécurité et de défense. Innovante, performante, adaptable, offensive, exportatrice. Le César 88, donc on a conservé l'artillerie du César de l'armée française.

Venir dans ce salon, c'est aussi exprimer la considération que j'ai pour des entreprises qui sont des champions français, qui défendent l'innovation et qui partent à l'assaut du monde en enregistrant bien souvent des très beaux résultats en matière d'exportation. C'est moins difficile de conduire ça que de conduire la France. Je te l'affirme. C'est une PME Charentaise qui a près de 300 ans. La défense, c'est quand même 80% de notre activité, principalement à l'exportation. Vous êtes un exemple. Ça nous permet d'exporter la technologie française et de l'intégrer sur un certain nombre de châssis.

La technologie française, qu'en l'occurrence, on exporte, mais qu'on utilise très peu quand même, il faut le dire. Dans le monde entier, on a une réputation qui est au top en matière de maintien de l'ordre. On vend ces technologies, ces méthodes au monde entier et on est les seuls à ne pas les utiliser. Et ça donne ce que vous avez vu. C'est-à-dire des destructions de biens publics, c'est l'attaque d'hôpitaux qui soignent des enfants. Il faut maintenir l'ordre. Or, ce ne sont pas les moyens, ce n'est pas la technologie, ce n'est pas le savoir-faire qui nous manque. Ce que nous avons, tout ça, c'est une fois de plus la volonté politique. Je note que cette année, il y a eu quelques politiques.

Il y a deux ans, quand j'étais venue, il n'y en avait eu aucun. Notre présence sert aussi à braquer le projecteur sur un secteur qui mérite d'être en pleine lumière. C'est parti en même.