Gilles GASCON : Maire LR de Saint-Priest et Conseiller Métropolitain
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 32 %Défensif 31 %
Questions et réponses
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- 1:11OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de cette violence qui se manifeste de plus en plus ?
- 2:33RelanceRéponse partielle
On sait aussi que la violence peut venir de la manière dont on n'entend pas le peuple. Où est-ce qu'on va ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Le pays est fracturé, comment on fait avec ces enjeux ?
- 4:53OuverteRéponse directe
Est-ce que vos administrés vous en parlent ?
- 6:03OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un métier pour vous ?
- 7:37OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on a comme marge de manœuvre pour attirer des entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:18Invité politiqueFait
« Le droit à la grève, le droit à la manifestation est un droit, bien évidemment, sur lequel nous ne revenons pas, bien sûr. »
- 2:06Invité politiqueFait
« On se demande où est passée la République. »
- 5:10Invité politiqueFait
« La première des choses, c'est le pouvoir d'achat. »
- 6:56Invité politiqueChiffre
« Les matières premières ont explosé, on est à plus de 30%. »
- 7:05Invité politiqueChiffre
« On vend un repas à un gamin, 1,50€ et 3€, pour le coût de revient à la collectivité, c'est entre 10 et 12€. »
- 12:03Invité politiqueChiffre
« Nous sommes sur 3 000 hectares. »
- 12:32Invité politiqueChiffre
« A peu près 40 000 emplois et un peu plus de 3 000 entreprises. »
- 19:07Invité politiqueChiffre
« Moi, quand je suis arrivé en 2014, il y avait 12 policiers municipaux. »
- 19:17Invité politiqueChiffre
« On a à peu près 50 effectifs avec les moyens qui vont avec. »
- 22:21Invité politiqueChiffre
« Les abonnements au théâtre, par exemple, ont plus que doublé à Saint-Priest. »
- 25:44Invité politiqueFait
« Le système ne fonctionne pas. »
- 28:45Invité politiqueChiffre
« Il y a 700 000 emplois dans la métropole de Lyon. »
- 29:46Invité politiqueFait
« Tout le monde n'a pas les moyens, même avec les aides qui sont apportées, de pouvoir changer son véhicule, d'acheter un véhicule électrique. »
- 30:09Invité politiqueFait
« Les flottes de véhicules ne sont pas électriques. »
- 30:13Invité politiqueFait
« Il y a très peu de modèles de véhicules utilitaires disponibles pour les entreprises. »
- 30:40Invité politiqueFait
« Le ministre l'a dit à Bruno Bernard : vous allez trop vite, trop loin, respectons les délais. »
- 31:51Invité politiqueFait
« Je ne fais pas de politique politicienne dans ma commune puisque quand on est maire, on est maire de tous les habitants. »
- 31:58Invité politiqueFait
« J'ai ma colonne vertébrale, je n'en ai jamais changé, je reste droit dans mes bottes, il est républicain, j'appartiens au LR. »
- 35:03Invité politiqueFait
« Quand il dit ce qu'il fait, il fait ce qu'il dit. »
- 35:36Invité politiqueFait
« Il a cette possibilité de devenir un jour président de la République parce qu'il en a déjà les convictions. »
Temps de parole
- Invité politique69 %
- Présentateur29 %
≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi avec Lyon positif, Frédéric Duval.
Bonjour à toutes et à tous, on est heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission l'invité politique sur Lyon 1ère le samedi de 11h à midi. On va partir encore dans l'Est lyonnais puisqu'on était la semaine dernière avec le maire de Vénitieux. On part aujourd'hui à Saint-Priest avec vous, Gilles Gascon. Bonjour, vous êtes le maire de Saint-Priest. Oui, bonjour. Bon, merci beaucoup d'être à notre micro. Vous êtes aussi conseiller métropolitain, vous êtes LR et on va parler évidemment de votre commune. On va la découvrir, vous nous en ferez la carte postale, on parlera des sujets d'actualité.
On parlera évidemment des questions de mobilité et de vos relations avec la métropole qui n'ont pas toujours été très très simples. Je sais que c'est des sujets qui vous intéressent. Mais avant toute chose, vous le savez, on commence par une question d'actualité. Et je vais dire, c'est une actualité récurrente et qui devient une habitude. Mais j'imagine que comme élu de la République, ça commence peut-être un peu à vous interpeller. Et puis même, j'allais dire, comme commerçant, puisque vous étiez commerçant pendant très longtemps, ces violences lors des manifestations, ces magasins cassés, ces hôtels de ville attaqués, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'on a le droit de manifester ?
Mais qu'est-ce que vous pensez de cette violence qui se manifeste de plus en plus ?
Le droit à la grève, le droit à la manifestation est un droit, bien évidemment, sur lequel nous ne revenons pas, bien sûr. Mais les violences, les images de violences et ce que nous pouvons constater au quotidien depuis déjà maintenant plusieurs mois, on est passé par les gilets jaunes, et ce que nous retrouvons aujourd'hui dans la rue, comme vous dites, j'étais commerçant et je me mets un petit peu à la place de ces gens qui se lèvent très tôt le matin et qui se couchent très tard le soir avec plein de soucis dans la tête.
Se rajouter ce genre d'actualité aujourd'hui avec des vitrines dévastées, la violence vis-à-vis des policiers, des forces de l'ordre, on se demande où est passée la République. Il y a des valeurs sur lesquelles on ne peut pas revenir, des bases. Et aujourd'hui, on est en train de franchir un cap qui est tout juste inadmissible. On pense, comme je le disais, aux commerçants et à tout ce qui se passe autour, mais c'est l'image de notre nation vis-à-vis aussi de notre population, mais vis-à-vis de l'étranger, qui aujourd'hui est dégradée.
C'est vrai qu'il faut faire la part des choses, et on le sait bien, il y a des personnes qui, visiblement, viennent dans ces manifestations pour d'autres raisons que la réforme des retraites et qui profitent de ces moments-là. On sait aussi, et c'est parfois le propos de certains élus ici, qui disent que la violence, elle est aussi peut-être dans la manière dont on n'entend pas le peuple qui s'exprime. La question derrière, c'est où est-ce qu'on va et qu'est-ce qu'on peut faire ? On a l'impression qu'on tourne vraiment en rond, que tout est bloqué.
Ce qui est aussi inquiétant, je veux dire, pour notre République, pour notre vivre ensemble, vous qui êtes un élu du quotidien et de la proximité, comment on fait avec ces enjeux-là ?
Alors, j'élargirai le débat sur le national, parce que c'est inéductable, et qu'aujourd'hui, on a un président qui est silencieux, qui a refusé de recevoir les syndicales, qui, aujourd'hui, avec ce qui se passe sur nos territoires, dans Chine, très bien. La première ministre, visiblement, s'exprime ? La première ministre s'exprime. Ça n'a pas l'air d'aller très très bien entre tous les deux, d'ailleurs ? Non, je pense qu'il y a des décisions qui vont être à prendre, mais elles vont se prendre naturellement. Et donc là, le pays est fracturé, on a besoin de conciliation, on a besoin d'écouter les uns et les autres, on ne peut pas ignorer tout le monde comme cela.
On en arrive à une situation où les extrêmes de droite et de gauche prennent de plus en plus de place, et quand je parlais de réconciliation, on a besoin que le peuple puisse s'entendre, mais à tous les niveaux, et sans être obligé de laisser la place, parce que là, on laisse la place, c'est clair et net, on laisse la place à des gens qui vont vers des rives. On a écouté certains responsables politiques avec des propos qui sont tout juste inadmissibles, qu'à notre époque, on ne peut pas entendre, ce n'est pas possible. Il faut siffler la fin de la récréation.
Il y a une réforme qui devait se mettre en place, elle a été amenée d'une façon, alors que nous n'avons pas fait, nous, si nous étions en responsabilité. Après, maintenant, il faut en tirer les conséquences, et on ne peut pas, vraiment, on ne peut pas continuer comme ça, ce n'est pas possible.
Vos administrés vous en parlent, d'ailleurs, c'est un sujet, parce qu'il y a plein de sujets du quotidien dont on parlera, etc. Mais est-ce que vous les sentez un peu, vous que les rencontrez tous les jours, des inquiétudes, des questions, des éclaircissements nécessaires, comment ils viennent vous parler de ces sujets ?
Bien sûr, la première des choses, c'est le pouvoir d'achat. On le sent, enfin, ils nous le disent, quoi qu'il en soit, vous prenez le prix du carburant, le coût de l'énergie, alors je ne reviendrai pas sur le sujet des commerçants, parce qu'on a des boulangers, on a des professions qui sont en très, très grande difficulté. Aujourd'hui, le bénéfice de ce travail part directement dans les charges, donc ça ne pourra pas durer. Et aujourd'hui, le pouvoir d'achat des Français est impacté, et d'autant plus pour les retraités. Donc, l'inflation qui aujourd'hui est bien présente dans le décalage entre les retraites, de ce qui se passe sur le terrain au quotidien quand ils vont faire leurs courses.
C'est aussi un peu, d'ailleurs, toute proportion gardée, je sais que c'est quelque chose qui revient régulièrement avec mes invités, mais lorsqu'on est élu du quotidien, comme ça, on doit à la fois se projeter sur l'avenir à 20 ou 30 ans, et en même temps, régler les problèmes du quotidien, de l'immédiateté, ça rend parfois un peu schizophrène, ça ne doit pas être facile, forcément, de faire ce grand écart en permanence ?
Non, c'est extrêmement compliqué parce que, quand on est maire d'une collectivité, comme la mienne, qui est quand même une collectivité qui a près de 50 000 habitants, et qu'on tient compte, comme je disais, du pouvoir d'achat, je vais donner un exemple, le prix de la cantine pour les gamins. Aujourd'hui, j'ai pris la décision, j'étais bien évidemment suivie par mon conseil municipal, de ne pas augmenter le prix de la cantine. Les matières premières ont explosé, on est à plus de 30%. On vend un repas à un gamin, 1,50€ et 3€, pour le coût de revient à la collectivité, c'est entre 10 et 12€.
Bon, à un moment donné, c'est renié sur des marges de la commune, on n'augmente pas les impôts, parce que je parlais du pouvoir d'achat, donc il est aussi de notre devoir de maintenir ce pouvoir d'achat avec nos leviers.
Les impôts qui vous restent au niveau d'une collectivité, c'est le foncier.
Oui, c'est le foncier. Oui, bien sûr. Enfin, on a la chance aussi d'avoir des entreprises. C'est une manne financière, bien évidemment, non négligeable.
On va repartir aussi un peu à la découverte de votre commune, mais aussi de votre relation avec la collectivité, puisque je veux dire, elle est ancienne, elle est depuis toujours. Vous êtes un enfant de Saint-Briès, si je veux dire. Racontez-nous un peu votre parcours et comment, surtout, moi ce qui m'intéresse toujours, c'est qu'on devient maire de sa commune. Qu'est-ce qui vous a pris ? Comment c'est arrivé cette histoire ?
Alors, j'y suis né, j'y ai grandi. Après, bon, les choses de la vie, en fait, je m'y suis marié, j'ai eu mes enfants.
Mes parents avaient un commerce, c'est ça ?
Mes parents étaient commerçants, ils ont ouvert un commerce en 1972. Moi, j'ai toujours été impliqué, très impliqué dans le commerce de mes parents. Et donc, à partir de là, je suis rentré un peu dans le milieu associatif par le biais de l'association des commerçants à laquelle j'ai participé pendant de nombreuses années. Et la politique de l'équipe municipale à l'époque n'était pas ma vision des choses. Et comme je ne suis pas quelqu'un qui rouspète tout seul dans son coin, j'ai décidé de suivre à l'époque. C'était en 2008, le candidat Philippe Meunier qui se présentait à la mairie de Saint-Priest. Donc, j'étais dans son équipe
et il n'a pas été élu à l'époque. Et donc, moi, je suis resté
au conseil municipal pendant quelques années et là, j'ai décidé de monter ma liste. Tout seul ?
Vous avez été dans l'opposition puis élu une première fois maire en 2014, réélu en 2020. Oui. Ce qui fait quand même un certain nombre d'années déjà de mandat. Toujours la même énergie, le même engagement. qu'est-ce qui vous tient comme ça ? Est-ce que c'est la passion de votre commune ? C'est l'importance et le sens de votre fonction ? Qu'est-ce qui vous fait tenir comme ça après 15 ans de mandat déjà ?
C'est l'humain. L'humain parce que au fil du temps, nous faisons des... Le métier de maire est très riche humainement, je l'entends. Et c'est ce qui permet de... On fait des rencontres... C'est chaque fois un peu différent. C'est tout le temps différent.
L'impression d'être utile, l'impression de faire avancer les projets, l'attachement à une commune. C'est tout ça dont on va reparler dans la deuxième partie de notre émission et on va partir à la découverte de votre ville, M. le maire. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi, toujours sur Lyon 1ère, toujours à Saint-Priest avec vous, Gilles Gascon. On parlait de votre attachement à la commune et de ce qui vous fait garder à la fois l'enthousiasme et l'énergie d'un métier ô combien compliqué. Est-ce que c'est un métier d'ailleurs pour vous ? Parce que de fait, c'est ce qui prend un sacerdos, un métier, un moment.
Une vocation. Une vocation. Est-ce que vous vous projetez encore comme ça pendant un petit moment tant que vous n'aurez pas fini ce que vous avez à faire ? C'est quoi la relation qu'on a et qu'on finit par avoir avec la durée d'un mandat d'ailleurs ?
C'est facile à dire mais je suis plus dans l'instant présent. Alors bien évidemment, on a des prospectives, des projections sur beaucoup de choses parce que les choses ne se décident pas comme ça. On travaille ces sujets à long terme mais on a tellement de sujets au quotidien et qui nous préoccupent quotidiennement qu'on vit l'instant présent à fond. Donc après, la projection à titre personnel sur qu'est-ce qu'on va faire sur l'après, ça vient après.
On verra ça dans deux, trois jours. Non mais je pense à ça parce que votre collègue Grégory Doucet lui s'est déjà projeté sur 2026. C'est vrai que après c'est son premier mandat. Un mandat, c'est quasiment impossible de réaliser tout ce qu'on veut faire.
Ah oui, non, un mandat c'est impossible. Après, c'est vrai qu'il s'est déclaré relativement tôt. Est-ce qu'il y avait certains besoins personnels de le faire ?
Je ne sais pas. C'est une autre question. On lui posera la question quand il viendra nous voir d'ailleurs. Ce sera avec plaisir. Alors, on va parler un peu de Saint-Priest. Est-ce que vous pourriez nous en faire, je vais dire, la carte postale pour un auditeur qui ne connaîtrait pas à quoi ça ressemble, combien d'habitants, le type de quartier, bref. Faites-nous découvrir
votre commune. Alors, Saint-Priest a été dans l'Isère jusqu'en 1968. Elle a été rattachée à la préfecture du Rhône. Une qui, aujourd'hui, compte pas tout à fait 50 000 habitants. C'est le deuxième plus grand territoire de la métropole après Lyon. Nous avons un peu plus de 3 000 hectares. Nous sommes sur 3 000 hectares. Une chose sur laquelle je compte énormément, c'est la répartition de ces hectares. Nous avons un tiers de résidentiels, un tiers d'économies et un tiers de terres naturelles. Nous avons un bassin d'emploi qui est également le premier après Lyon. A peu près 40 000 emplois et un peu plus de 3 000 entreprises.
Est-ce que ça, c'est lié à quoi ? C'est un peu l'histoire de la commune ? Je sais qu'on en parlait la semaine dernière avec Vénécieux. Il y avait Berlier qui devait être pas loin mais il y a d'autres grandes industries qui s'étaient installées.
Oui, on partage avec Vénécieux de la belle histoire Berlier qui aujourd'hui... Et nous avions également nous avions également la cité maréchale, ce que nous appelions à l'époque la cité maréchale. C'était l'inventeur de la toile cirée en France et qui a été un grand producteur et un grand fabricant de toile cirée pendant de nombreuses années. Et Saint-Prié s'est un petit peu construit comme ça autour de deux secteurs. Le secteur de la gare qui était à côté de Berlier à l'époque et de Maréchal et puis le secteur du village qui était beaucoup plus rural et donc les choses se sont développées au fur et à mesure des années.
Puis moi, avec mon ADN et artisanal, j'ai voulu développer cette économie à une plus grande échelle puisque l'économie aujourd'hui, c'est la création d'emplois, la création de richesses. Aujourd'hui, à avoir aussi toutes ces entreprises qui sont contentes d'arriver chez nous parce que nous avons la chance par rapport à d'autres territoires d'avoir une infrastructure routière et autoroutière et même aéroportuaire qui nous permettent de pouvoir faire des connexions avec le monde entier. Exactement, on est un peu le hub de la métropole à ce niveau-là sans aucune prétention de ma part, bien évidemment.
Qu'est-ce qu'on a comme marge de manœuvre d'ailleurs ? C'est intéressant, c'est peut-être pour nos auditeurs parce que c'est vrai qu'on sait que vous êtes au sein de la métropole, que la métropole a des compétences sur l'attractivité et le développement économique, etc. Que peut faire le maire d'une ville de la métropole pour attirer des entreprises ? Comment vous discutez par exemple avec les chefs d'entreprise, avec Renault mais aussi avec les artisans ? C'est quoi votre vraie marge de manœuvre et c'est quoi
ce qui fait la différence
du coup ?
Alors, j'ai voulu créer en 2014 ce qu'on appelle le guichet unique de l'entreprise parce que quand on vient du monde du privé, de l'entreprise privée, on sait que le temps du privé n'est pas le temps du public. Quand un décideur, un chef d'entreprise, à quelques niveaux que ce soit, une micro-entreprise jusqu'à un patron de TPE, PME international, décide de faire quelque chose dans son entreprise, il n'a pas le temps. Il a besoin de réponses à plusieurs, il a besoin de décider.
Donc, nous avons créé, j'ai créé le guichet unique de l'entreprise, c'est-à-dire que l'entrepreneur qui veut soit se développer sur notre territoire, soit arriver sur notre territoire, il prend rendez-vous avec le maire qui le met autour de la table avec les services urbanisme, la directrice de l'urbanisme, le directeur général des services, la directrice du service ISECO, emploi formation, etc. Il sort du bureau, il sait où aller, les rendez-vous sont pris, la temporalité est donnée, le calendrier est bon, souvent ils viennent avec leur architecte, le go politique est donné ou pas, et à partir de là, ça roule.
Donc il y a une orientation entrepreneuriale, parce que vous savez que c'est ça aussi qui est important pour eux, c'est ce qui fait sans doute la différence avec d'autres territoires à proximité.
Ce qui fait la différence aussi dans la commune, c'est peut-être l'attachement que vous avez avec l'économie, parce que souvent on dit que vous êtes aussi, et on va en parler évidemment, un grand spécialiste des questions de sécurité, parce qu'un maire aujourd'hui ne peut plus ne pas s'intéresser à la sécurité, mais ce qui est intéressant je trouve dans le discours que vous avez, c'est qu'évidemment il faut de la répression, il faut sans doute de la vidéosurveillance, vous venez m'expliquer, mais pour vous l'économie c'est aussi un élément de la pacification sociale.
Mais complètement, tout est lié. Aujourd'hui, quand on arrive à proposer un travail à un jeune, qu'on arrive à l'accompagner, nous avons un service de prévention. À Saint-Priès, il y a un vrai service de prévention avec des gens qui travaillent toute la journée, des techniciens, qui nous permettent de détecter aujourd'hui des jeunes en échec. scolaires, etc. Qu'on arrive à récupérer, à remettre dans le réseau avec des formations, qu'on arrive à faire rentrer dans des entreprises, ils travaillent, donc du moment qu'ils travaillent, ils ne font pas les imbéciles, et à partir de là...
Ils ne sont pas tentés par peut-être d'autres types d'activités non officielles, etc. Tout à fait, alors je ne dis pas que tout est rose à Saint-Priès. Non, mais ça veut dire que vous prenez votre part et que vous considérez que c'est peut-être aussi quelque chose qu'on peut remettre au niveau national. On parlait tout à l'heure de la difficulté, du clivage, etc. Si les jeunes, notamment, s'emparent un peu moins de la politique ou s'engagent moins, c'est peut-être parce qu'on ne répond pas directement à leurs vrais problèmes.
Mais complètement, il faut s'en occuper à la base. Nous avons des interventions dans les groupes scolaires, nous avons des interventions dans les collèges, nous avons des interventions dans les lycées. Donc oui, il y a une politique aujourd'hui à Saint-Priès de sécurité qui est très importante puisque nous sommes aussi la ville à avoir le plus de caméras par nombre d'habitants, mais le service prévention est là aussi pour s'occuper de tout le monde et des jeunes en particulier. C'est-à-dire que les deux
doivent aller de pair ?
Ah, mais c'est...
Je pense que vous n'étiez pas toujours d'accord, même si je crois qu'il a un peu changé d'avis avec ce qui se passait au niveau de la ville de Lyon au début.
Oui, bien sûr, on n'a qu'à voir la guillotière. Je veux dire, à un moment donné, la principale, la sécurité est une priorité. Je veux dire qu'on vive dans un quartier populaire, dans un quartier aisé, peu importe, tout le monde a le droit à la sécurité, de pouvoir rentrer chez soi en toute tranquillité, paisiblement, et de pouvoir vivre au quotidien sans être obligé de fermer ses volets ou d'aller regarder toutes les dix minutes si la vide de la voiture n'est pas cassée. C'est juste normal.
Et sur ces sujets, justement, de la sécurité, comment vous étiez organisé à l'échelle de votre commune ? C'était de la vidéosurveillance, c'était une police municipale ? Parce que parfois, on sait aussi que si on met des caméras, il faut des gens pour regarder. Si on a une police municipale, il faut qu'elle tourne la nuit. Enfin, c'est pas si simple que ça à mettre en place.
Non, c'est pas simple, ça a un coût, mais quand les résultats sont là, c'est du bonheur. Moi, quand je suis arrivé en 2014, il y avait 12 policiers municipaux. Aujourd'hui, entre les policiers municipaux et les agents de sécurité de la voie publique et nos ASVP, on a à peu près 50 effectifs avec les moyens qui vont avec, plus une brigade équestre parce que nous avons la chance, comme j'ai le territoire, qu'il le permet. Donc, un effectif de 50 personnes, 7 jours sur 7, de 4 heures du matin à 4 heures du matin le lendemain et avec un CSU, un centre de surveillance urbain, avec 14 opérateurs vidéo qui ne font que ça.
Donc, on sait aujourd'hui qu'à Saint-Priest, si on vient perturber la vie du quotidien de nos administrés ou de nos commerçants, à un moment donné, on va se faire choper par une caméra ou une couille de policiers municipaux qui travaillent également en étroite collaboration avec la police nationale.
Et ça, du coup, c'est un élément important aussi pour veillir l'attractivité et l'image de la commune parce qu'on en parlait en préparant cette émission. C'est vrai que quand on part vers l'Est lyonnais, une image assez contrastée de ce qui s'est passé avec une réalité factuelle. Est-ce que vous avez l'impression que vous, en deux mandats, vous avez commencé à changer un peu l'image de votre commune par rapport,
y compris à ses voisines ? Oui, oui, complètement. On a connu des perturbations, des troubles dans les années 80 dans certaines communes de l'Est lyonnais. Et c'est vrai qu'on a Escarcan pendant plusieurs années qui disait la banlieue Est. Aujourd'hui, on a la chance avec mes autres collègues maires. Je veux parler pour la plus proche de Mions, de Dessin, de Mézieux, de Chassieux, d'avoir changé l'orientation politique et donc l'ADN un petit peu aussi de notre parti, c'est aussi de pouvoir remettre la sécurité au centre du débat. Et moi, je pense pouvoir y être arrivé. Maintenant, ça ne s'arrête pas là, il faut continuer.
Et que mes collègues également, collègues maires des autres collègues qui vivent, ont fait aussi le job. Et l'image de l'Est lyonnais n'est plus la même que celle qu'elle était auparavant.
Dans les priorités qui sont les vôtres aussi, et là, c'est pareil, peut-être qu'on ne s'attendait pas forcément sans vouloir être dans des caritatures à ce que ce soit une priorité, mais j'allais dire en plaisantant que ça faisait peut-être un point commun avec votre collègue de Vénissier, Michel Picard, qui nous parlait de l'importance qu'elle accorde à la culture. Et c'est aussi le cas chez vous. Quelle est votre conception d'une politique culturelle locale et qu'est-ce que vous avez fait pour vous administrer ?
La politique culturelle à l'époque, à Saint-Priest, était un petit peu une politique culturelle élitiste. C'est vrai que quand je suis arrivé en 2014, j'ai tout entendu. Le méchant de droite arrive, il va tuer la culture. J'ai pu démontrer le contraire. Après un mandat, les abonnements au théâtre, par exemple, ont plus que doublé à Saint-Priest. Donc, ce qui nous a permis d'aller dans les prospectives que nous avions au niveau de notre théâtre Saint-Priest, et de lancer de très, très, très gros travaux puisqu'il a été refait de font en comble et nous aurons la chance de pouvoir l'inaugurer en mois de septembre. La remise des clés devrait se faire début juin.
Et à partir de là, nous, ce que nous voulions, avec mon adjoint à la culture, c'est une culture pour tous. Nous avions aussi lancé le concours international de piano, etc., ou concours gratuit. C'est-à-dire que tout le monde pouvait y participer. Les différentes classes de nos 17 groupes scolaires sont passées par là. Ils ont été impressionnés, et nous aussi, d'ailleurs, par la tranquillité des jeunes à assister à ces nombreux concerts de piano. Et donc, on a créé un festival de musique gratuit, un festival de musique en ciel, également. Donc, tous ces éléments qui viennent se rajouter à ce que nous voulions, à notre vue de la culture pour tous, est en train de se réaliser.
Le cinéma est en train d'agrandir. Un cinéma de centre-ville, aujourd'hui, qui va être super équipé.
Est-ce que ce n'est pas difficile, quand on est une commune d'une grande métropole comme celle de Lyon et pas très loin de Lyon, de créer sa propre identité culturelle ? Parce que peut-être parfois, la jeune génération ou même les habitants sont tentés d'aller dans Lyon voir ce qui se passe. Comment on crée sa différence ?
Alors, on a également une chance, c'est qu'on a un conservatoire qu'on a développé, également, qui est aujourd'hui un rayonnement départemental. Donc, c'est pari. Et puis, nous avons aussi la chance d'avoir avec nous un des plus grands chorégraphes au monde, voire peut-être le plus grand chorégraphe au monde, qui est Mourad Merzouki. Et Mourad a quitté Créteil il y a quelques semaines. Aujourd'hui, nous avons un projet d'envergure nationale, voire peut-être même internationale, puisqu'il va venir s'installer à Saint-Priest pour lancer son école de création. Je dis bien de création. Et donc, on va avoir des artistes du monde entier qui vont passer chez nous.
Et on a signé au dernier conseil municipal le bail amphithéotique avec Mourad Merzouki pour lancer cette nouvelle aventure. C'est génial.
Oui, c'est une sorte de satisfaction, ça, quand même. Ah oui, mais carrément. Comme une à côté, on suivra ça avec attention. On va reparler, évidemment, d'un certain nombre de sujets, notamment des questions de mobilité, et qui sont ô combien essentielles pour votre commune. Dans une troisième partie de notre émission, on se retrouve tout de suite. On se retrouve pour la troisième partie de notre émission L'Invité politique, le samedi de 11h à midi, sur Lyon 1ère, toujours avec Gilles Gascon. Toujours à Saint-Priest, on a parlé de plein de choses, M.
le maire, et on voulait, là, se plonger un petit peu sur des questions qui sont ô combien essentielles et sur lesquelles, vous avez d'ailleurs des avis assez tranchés, puisqu'on vous entend régulièrement sur le sujet. C'est la question des mobilités. Alors, comment on fait pour venir chez vous ? Quels sont les sujets de mobilité principaux
pour venir à Saint-Priest ? Oui, alors du coup, là, je suis un petit peu pour la gratter de la métropole sur le sujet, parce que c'est une de mes préoccupations.
Oui, on vous entend régulièrement demander des enquêtes, des choses comme ça, etc. Ça ne fonctionne pas bien, on va le dire, de toute façon, en ce moment.
Le système ne fonctionne pas. Le système ne fonctionne pas. On a, depuis trop longtemps, renoncé à des grands projets structurants, de l'Ouest Lyonnais, par exemple, du col de 6 et à 7, et j'avais prévenu à l'époque, je dis, attention, vous avez déclassé l'autoroute, on n'a pas de grand contournement, on va se retrouver avec le trafic, automatiquement, indéniablement, sur la rocade est, qui était à l'époque appelée la rocade des villages. Que nos auditeurs connaissent bien, certainement, s'ils mènent dans le coin. Oui, parce que les bouchons qu'on trouvait sous Fourvière, à l'époque, on les retrouve maintenant sur la rocade, ou la 46 sud.
Et donc, abandon du col, abandon de l'anneau des sciences, à l'époque, aussi, et toujours pas de contournement, il est impératif qu'on puisse arriver à créer ce contournement. On développe, la métropole de Lyon se développe à l'est.
Alors, je ne parle pas
spécifiquement de Saint-Priest,
c'est là où il y a encore du foncé, de l'espace,
des possibilités. Exactement. Donc, on a besoin de ce développement dans la métropole, puisqu'on fait partie quand même de la deuxième métropole de France, c'est une des plus importantes d'Europe, malgré tout. Mais quand on veut se donner les moyens d'être une grande métropole, on doit se donner les moyens de pouvoir également mettre en place des infrastructures routières qui permettent cette mobilité. aujourd'hui, l'exécutif métropolitain ne l'entend pas de la même oreille.
Le plan métro a été abandonné, nous avons des sujets sur le tramway avec des lignes qui étaient prévues pour de l'interconnexion entre les zones, les différentes zones économiques des différents territoires, et ce qui commence à devenir un problème puisque les entreprises qui viennent s'installer ont besoin pour les collaboratrices et les collaborateurs de pouvoir avoir une mobilité de transport en commun digne du nom. Donc aujourd'hui, ça commence à poser des problèmes de recrutement au sein des entreprises. Donc j'essaye de faire réagir l'exécutif métropolitain aujourd'hui. Ce n'est pas évident puisque l'une des réactions premières, c'est de construire des autoroutes à vélo.
Donc on est sur à peu près 300 millions d'euros d'investissement pour les premières voies lyonnaises. Vous n'avez rien contre les mobilités, nous ? Non, non, non, mais absolument pas. Mais ce qu'il ne faut surtout pas, c'est arriver à mettre en conflit les différents types de mobilités en face du vélo. C'est bien, c'est bon pour la santé, c'est bon pour la planète, c'est bon pour tout, mais on a besoin d'avoir aussi une mobilité active avec les gens qui doivent se déplacer en voiture. Vous savez, je le dis depuis des mois, des mois, je le répète maintenant depuis des années à l'exécutif, la particularité également de la métropole de Lyon, c'est que nous sommes frontières avec le Nord-Isère.
Donc, il y a 700 000 emplois dans la métropole de Lyon et il y en a une partie qui sort de la métropole pour aller travailler dans le Nord-Isère et on a une partie du Nord-Isère qui rentre dans la métropole pour venir travailler sur Lyon. Donc, à un moment donné, les transports en commun n'existent quasiment pas dans ce sens-là. Les gens sont bien obligés de venir en voiture. Là-dessus, il vient se rajouter le problème de l'asé des feux.
J'allais venir, je suppose que vous étiez plutôt satisfait de ce report. Ce qui prouvait peut-être que ça n'avait peut-être pas été aussi bien anticipé parce que ce que semble dire tout le monde, c'est que oui, il faut faire attention mais il faut aussi que ça ne soit pas une zone d'exclusion sociale. Il faut permettre à tout le monde de garder un filigule ou de le changer. C'est ça aussi que vous vous défendez, c'est que ça se fasse par étapes avec un peu plus de transition ou d'écoute
des besoins ? Mais bien sûr, c'est une zone à forte exclusion. La ZDFE, comme on le disait en début d'émission, on a une fracture au niveau de la population et on continue à fracturer la population. Tout le monde n'a pas les moyens, même avec les aides qui sont apportées, de pouvoir changer son véhicule, d'acheter un véhicule électrique. Et donc, à un moment donné, je l'ai dit au président Bernard, je l'ai redit, je l'ai re-redit, l'économie s'est mobilisée aussi, le monde de l'économie s'est mobilisé aussi autour de ça parce que les flottes de véhicules ne sont pas électriques.
D'ailleurs, ce n'est pas compliqué, il y a très peu de modèles de véhicules utilitaires disponibles pour les entreprises. Bon, à des coûts extravagants. Et donc, à un moment donné, ces aides et feux, elle vient de la loi résilience, comment, climat et résilience qui avait été votée, dont acte, mais après, il y a cette temporalité. Le ministre l'a dit à Bruno Bernard, vous allez trop vite, trop loin, respectons les délais, respectons cette temporalité pour que les gens ne se retrouvent pas avec une difficulté supplémentaire par la mise en place de ces aides et feux. Donc, il faut l'entendre.
Alors, je pense que là, ça y est, ça commence à rentrer puisqu'il y a eu ce report pour 2026 et là, il commence à s'adresser au monde économique en disant il va y avoir un peu plus de dérogation, un peu plus d'aide, etc. Mais le tout vélo ne réglera pas les problématiques de la ZFE, c'est très clair.
On voit que la mobilité, tout est lié en fait, c'est ça aussi qu'on découvre, c'est que pour faire fonctionner un territoire, il faut que tout aille à peu près dans le même sens. Alors, quand on est un élu local comme vous l'êtes, vous avez eu un moment des envies peut-être d'un mandat national, mais je crois que ça ne s'est pas forcément fait, ça ne veut pas dire que ça n'arrivera pas, mais est-ce qu'on fait aussi, je vais dire, de la politique un peu nationale ? Ou est-ce que vous, vous avez l'impression que vous êtes surtout centré sur vos débats à vous, sur votre histoire à vous et les grands débats nationaux,
c'est un peu loin ? Alors, je ne fais pas de politique politicienne dans ma commune puisque quand on est maire, on est maire de tous les habitants. Donc, on doit respecter les avis des uns et des autres. Après, moi, j'ai ma colonne vertébrale, je n'en ai jamais changé, je reste droit dans mes bottes, il est républicain, j'appartiens au LR. Alors,
j'ai à dire, vous, vous n'avez peut-être pas changé, mais les LR ont peut-être pas mal changé. Qu'est-ce que c'est aujourd'hui d'LR peut-être républicain ou d'être LR ? Parce que quand on regarde ce qui s'est passé, là pour le coup, au niveau national, dans les différentes discussions sur les sujets de retraite, etc., mais est-ce que vous, vous vous sentez encore de droite ? Ou qu'est-ce que c'est d'être de droite ? Ou qu'est-ce que c'est que devraient être les LR, si j'ose dire ?
Eh, vaste débat. Oui, effectivement, au niveau national, des choses se sont passées, les choses ne sont certainement pas terminées. Le président Macron a contre-explosion des partis traditionnels, j'ai envie de dire, de gauche et de droite. mais moi, j'ai ma petite idée là-dessus, après elle vaut ce qu'elle vaut, mais la Ve République a été construite autour aussi d'une colonne avec un parti de gauche et un parti de droite, il y a les extrêmes, avec des tendances au niveau des courants, des courants au niveau des partis qu'on doit respecter, un peu plus notre parti.
Les choses vont, en tout cas, nous l'espérons tous, vont s'apaiser, on se dirige doucement sur des élections européennes, chacun va retrouver un petit peu son lit et on devrait pouvoir reconstituer... Vous savez, la base des Républicains, elle existe. Les gens de droite, ils existent. Ce n'est pas parce que nous avons certains représentants qui pensent que les choses ne vont pas dans leur sens, dans le courant auquel ils appartiennent, que le parti est terminé pour autant. Moi, je discute tous les jours avec les uns et avec les autres. Non, notre base, elle est là, elle existe et on va rebondir, il n'y a pas de doute.
Alors, pour rebondir, effectivement, comme on est à Lyon et en région Auvergne-Rhône-Alpes, parce que le président Wauquiez ne supporte pas, mais en Auvergne-Rhône-Alpes et puis puisque c'est lui dont je veux parler, effectivement, est-ce que vous pensez, vous qui le côtoyez, le connaissez, j'imagine, je ne connais pas la nature d'ailleurs de vos liens, mais est-ce que vous pensez que c'est quelqu'un qui peut incarner, du coup, le ligne de recomposer un peu la droite autour de lui, qui incarne un peu quelque chose qui correspond à vos valeurs, vous pensez que ça peut être un bon candidat pour la droite de demain ?
J'ai eu personnellement la chance de travailler avec Laurent Wauquiez pendant quelques années au sein du Conseil Régional. Après, les choses n'ont fait qu'avec l'électropole. Et donc, je disais, j'ai eu la chance de travailler avec lui. Laurent Wauquiez est un homme qui est brillant. Il est brillant parce que c'est une force de la nature. Quand il dit ce qu'il fait, il fait ce qu'il dit. et ça, c'est quelque chose qui, aujourd'hui, dans le monde politique, on n'arrive pas à croiser régulièrement, si vous voyez ce que je veux dire. Et c'est ce qui détruit l'image du politique.
Donc, quand on a la chance de croiser des gens comme Laurent Wauquiez, moi, je pense, oui, qu'effectivement, il a cette possibilité de devenir un jour président de la République parce qu'il en a déjà les convictions. C'est pareil. Il a sa colonne vertébrale. Il n'en a jamais changé. Et il a tout à fait la possibilité de rassembler autour de lui. On l'a vu d'ailleurs pour le deuxième mandat de la région où ça n'a posé aucune difficulté. On suivra ça avec attention.
Vous savez, on est samedi, demain, c'est dimanche. Une des questions rituelles à ce moment-là, c'est aussi de se dire, on l'a vu, c'est un engagement, une vocation, un sacerdoce, le mandat d'élu. Est-ce qu'il y a une vie dans la semaine ou un moment dans la semaine sans qu'on puisse se dire « tiens, je suis en mer ». Est-ce que vous arrivez à prendre un peu de recul le dimanche, par exemple ? Qu'est-ce que vous faites de vos dimanches, en fait ?
Alors, les dimanches, au grand-dame de mon épouse, on fait un métier comme celui-ci, on a intérêt d'être bien marié.
Derrière l'homme,
il y a toujours une femme à suivre. Ça, c'est clair. C'est un métier qu'on fait à deux. Le dimanche, oui, non, c'est régulièrement. Dimanche dernier, par exemple, c'était les moules frites. Il y a du sabodé, il y a du boudin, il y a ceci, il y a cela.
Il y a une vie associée, je sais que vous êtes partout en permanence auprès de vos associations.
Oui, il est normal qu'on puisse les accompagner, les soutenir. Et le fait de pouvoir être sur place aussi montre l'intérêt qu'on leur porte. Il n'y a pas de sujet derrière politique ou quoi que ce soit, mais c'est la vie de la ville. C'est l'attention
à ceux qui font et à ceux qui habitent votre commune. Vous êtes aussi un peu sur les terrains de sport, vous êtes un peu plus foot que rugby ? J'adore le rugby mais je préfère le foot. D'accord, on ne parle pas de l'OL, on a dit qu'on arrêtait d'en parler.
Non, non, on ne parle pas de l'OL actuellement.
En revanche, on peut parler de votre club de foot. Est-ce qu'il est, je vais dire, connu dans le milieu mais peut-être méconnu par rapport à ce qu'il fait ? C'est un grand club formateur le club de Saint-Pierre ?
Oui, la SSP a cette particularité, c'est qu'ils font partie des cinq plus grands, je dirais même des trois plus grands clubs de formation sur le plan national. On parlait de l'OL rapidement mais que je respecte énormément puisque c'est mon club de cœur. Convention qui a été signée entre formation également, donc il y a des choses qui se passent entre ces deux grands clubs. Bon, là, actuellement, on traverse une petite difficulté au niveau du classement mais ça va très vite granditoire, granditoire certainement. Mais tout à fait.
Et vous avez oublié d'indiquer qu'il y a des footballeuses de l'équipe de France qui ont été formées
à Saint-Priest. Oui, mais tout à fait, c'est une très grande fierté pour la ville de Saint-Priest. C'est un petit clin d'œil à mon ami Jérémy Debron que j'aime beaucoup. Nous avons la chance d'avoir les trois joueuses de l'OL, alors pas que de l'OL parce qu'il y en a une qui est à Chelsea mais qui sont originaires de Saint-Priest. C'est les soeurs Cascarino et également F.P.Risset qui est à Chelsea.
Jérémy Bréau, le maire de Bon qui nous parle souvent de Karim Benzema. C'est pour ça le clin d'œil. Il en parle régulièrement. Alors, on se quitte aussi et je suppose que le dimanche vous avez le temps d'écouter un peu de musique et ça tombe bien. Vous avez choisi un titre pour qu'on se quitte. Quel est-il et pourquoi ?
Ma drôle de vie de Véronique Sausson parce qu'aujourd'hui être élu dans une commune qui n'est pas porte-importance, ça reste une drôle de vie.
Vous avez l'impression d'ailleurs que les gens vous le montrent ou trouvent que c'est quand même un peu étonnant ? Ils vous interrogent sur le haut-tien mais qu'est-ce que c'est que ce job en fait ?
Naturellement, comme je disais, c'est une vocation, c'est une vraie vocation. En plus, quand on aime l'humain, quand on aime les gens, quand on est dans sa commune dans laquelle on est maire, on donne tout. Et ça, en tout cas, c'est mon cas.
En tout cas, c'était un plaisir de vous rencontrer et de vous recevoir à notre micro, le micro de Lyon 1er. On va se quitter avec Véronique Sausson, c'est un excellent choix, moi j'adore. Et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec, on va faire un peu plus de politique nationale la semaine prochaine, on reçoit Marie-Charlotte Garin, la députée élevée du Rhône. Merci beaucoup, bon dimanche.
C'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1er, en partenariat avec Lyon Positif, la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire. Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr Écoutez votre radio Lyon 1er en direct sur l'application Lyon 1er, lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon 3er
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