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interviewLCP - Assemblée nationale· 2 septembre 2025 9 min

Vote de confiance au gouvernement : Gabriel Attal veut un budget pour la France - 2/09/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bien, bonjour. Avec Stéphanie Rist et David Damiel, nous venons de nous entretenir avec le Premier ministre dans le cadre des consultation qu'il mène en vue du vote qui se tiendra le 8 septembre prochain. Nous avons eu l'occasion de lui redire ce que nous disons depuis maintenant plusieurs jours depuis l'annonce de ce vote.

Pour nous, la date majeure pour notre pays, c'est le 31 décembre, date à laquelle nous voulons que la France dispose d'un budget pour l'année 2026. On veut que la France ait un budget pour l'année prochaine, pas pour nous, pas pour les politiques, les députés, mais pour les Français eux-mêmes, pour nos entreprises qui évidemment on besoin d'avoir de la visibilité et de savoir dans quel cadre juridique, fiscal elles se trouveront l'année prochaine. Pour les Français évidemment qui ont envie de savoir dans quel service public on va continuer à investir, où est-ce qu'on va faire des économies et puis pour la crédibilité de notre pays qui évidemment doit pouvoir être doté d'un budget d'ici à la fin de l'année.

Et donc la question qui est posée le 8 septembre, c'est est-ce qu'on considère que faire chuter le gouvernement facilite l'adoption d'un budget d'ici à la fin de l'année ? Pour nous, la réponse est non. Et pour ces raisons-là, évidemment, nous ne voterons pas pour faire chuter le gouvernement.

Ce qui ne veut pas dire que nous sommes d'accord en tout point avec le budget qui a été présenté. D'ailleurs, on a été clair dès le mois de juillet sur le fait que nous partageons l'ambition de réduction des déficits, c'est-à-dire le volume d'économie qui est annoncé, mais que sur certaines mesures, nous avons un désaccord. Je pense par exemple à la question des jours fériers sans rémunération supplémentaire.

On a été clair dès le mois de juillet sur le fait qu'on considère que tout travail mérite salaire et que si on demande à des Français de travailler plus, il faut qu'il gagne plus. Et on a été clair sur le fait qu'on voulait faire des propositions alternatives pour trouver des économies ailleurs que sur les jours fériers des Français qui travaillent. Mais pour pouvoir trouver ces alternatives, pour pouvoir engager la discussion, il faut quand même qu'il y a un gouvernement et une proposition de budget.

C'est la raison pour laquelle notre notre position ne change pas sur le vote du 8. Et nous ce que nous souhaitons, c'est évidemment pouvoir travailler avec les autres forces politiques de l'Assemblée nationale. On a une assemblée qui est inédite dans l'histoire de notre pays parce qu'elle est totalement éclatée et qui a pas de majorité absolue voire même de majorité relative.

Donc elle est inédite dans l'histoire de notre pays mais elle est loin d'être inédite dans l'Union européenne puisque chez la quasi totalité de nos voisins, ils ont un parlement qui ressemble assez au parlement que nous avons, c'est-à-dire différents partis politiques qui se sont parfois opposés souvent opposés aux élections et aucun à la majorité et pourtant ils arrivent en travaillant à forger du compromis. Et donc euh euh j'ai lancé un appel la semaine dernière à l'occasion d'un débat qui avait eu lieu avec euh euh l'ensemble des la quasi-totalité des formation politique représenté à l'Assemblée avec les chefs de parti. J'avais lancé un appel à ce qu'on puisse se revoir indépendamment des invitations qui nous étaient faites par d'autres.

Donc je réitère cet appel. Je pense que quel que soit d'ailleurs l'issue du 8 septembre, on doit impérativement se mettre autour de la table avec les forces politiques qui sont prêtes à travailler à un compromis qui serait nécessairement pas satisfaisant pour tout enfin pour tout le monde mais qui permettrait au moins de doter la France d'un budget et de donner de la visibilité à nos acteurs économiques et aux Français pour l'année qui vienne. Parmi ces propositions faites par vos concurrents notamment les rondurs, il y a une réforme de l'assurance chômage avec changement au niveau des ruptures conventionnelles.

Être favorable pour rentrer dans les discussions mesure par mesure. Typiquement, c'est le débat et la discussion qu'on doit avoir avec les différentes forces politiques. Si vous me demandez si je suis favorable à une réforme de l'assurance chômage, vous rappellerai que j'ai proposé une réforme de l'assurance chômage quand j'étais premier ministre.

Réforme à laquelle on avait travaillé avec Catherine Vrin. Elle a été interrompue par la dissolution. Depuis, on a proposé et on a poussé avec notre groupe Stéphanie Ris notamment a été très à la manœuvre puisqu'elle est en charge du PLFSS et des comptes sociaux au sein de de notre groupe David Damiel également.

J'ai plaidé pour que cette réforme puisse être concrétisée depuis plus d'un an sans succès jusqu'à maintenant. Je me réjouis que le gouvernement ait décidé de reprendre cette réforme. Maintenant, elle peut évidemment être enrichie.

Ça fait partie des discussions qu'on doit pouvoir avoir avec des forces politiques représentées à l'Assemblée nationale. République tout à l'heure pas tous ensemble parce vous avez vu le président de la République tout à l'heure. Est-ce que vous avez senti qu'il avait intégré la chute à venir du premier ministre ?

Moi, je m'exprime pas pour les autres sur du ressenti et l'important c'est ce que Il vous a passé quel message président sur la liste solution Non, non, mais encore une fois, l'essentiel c'était que nous on passe un certain nombre de messages et qu'on dise quel est le point de vue des formations politiques qu'on représente. Et donc, j'ai dit ce que je viens de vous dire, c'est-à-dire le fait que pour nous le plus important c'est d'avoir un budget pour la fin de l'année, encore une fois pour le pays. Et on comprend pourquoi le président de pe imaginer, pardon Charmine Jus, on peut pas imaginer que faire tomber un gouvernement facilite l'adoption d'un budget.

Voilà, ça paraît une évidence mais pourtant je pense qu'il faut le rappeler. Vous proposez qu'après le 8 septembre, il y a une réunion des forces politiques pour s'entendre sur un compromis. budgétaire.

Est-ce que le président valide cette subgestion ? D'abord, je je ou avant le 8 septembre. Moi, je tends la main plusieurs semaines maintenant que je le propose.

La semaine dernière, encore une fois, à l'occasion du débat qui avait lieu à la à l'université d'été du mouvement des entreprises de France, j'ai fait cette proposition en proposant au chefs de parti qui étaient présent qu'on se revoit euh et ça peut intervenir à tout moment dès lors que les chefs de parti seront d'accord parce que encore une fois, quel que soit l' du 8 septembre euh et du gouvernement de François Bairou, de toute façon, il faudra un budget pour la fin de l'année et de toute façon, il faudra que ça se travaille avec les formations politiques qui sont représentées aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Il y a pas de temps à perdre dans la capacité qu'on doit avoir à discuter tous ensemble. Ça aussi j'ai eu l'occasion de le dire.

Encore une fois pour moi l'important c'est qu'on puisse avoir un budget pour le pays. Et à partir de là quand vous avez des questions qui se posent, pour moi l'angle à partir duquel il faut regarder ces questions, c'est est-ce que ça facilite ou pas l'adoption d'un budget ? Donc de la même manière que je vous dis que faire chuter le gouvernement, je pense pas que ça aidera à adopter un budget d'ici à la fin de l'année.

Une dissolution pour moi n'aiderait pas à noter notre pays du budget dont il a besoin. Proposer une mesure avec une E 07, c'est celle de la taxe du vous êtes toujours opposé. Mais encore une fois, moi je ce que je vous dis c'est que je souhaite qu'on puisse avoir ces débats avec les formations politiques autour d'une table.

Donc je vais pas les avoir à travers vous. Je respecte beaucoup évidemment la presse, mais je pense que c'est important qu'on puisse se mettre autour d'une table précisément pour avoir ces débats. Sinon, on progresse par peut-être une dernière question.

Alors, vous avez parlé de manière très pragmatique du budget avant 31 décembre. Vous avez parlé aussi des autres parlements européens en comparaison la majorité n'est pas absolue mais visiblement le compromise il fonctionne pas ici en France. Apparemment, vous êtes vous étiez prime minister vous-même.

Est-ce que vous vous dites ben on est dans un impact démocratique ou est-ce que vous dites tout ça pour ça ? parce que maintenant on est bientôt peut-être le 5e pèe là en presque de parce que vous dites pas qu'il y a une impasse démocratique peut-être changer le modèle. Moi je pense que la crise que nous traversons, c'est pas une crise conjoncturelle, passagère, une crise politique.

C'est beaucoup plus profond que que ça. Je pense que c'est une crise de modèle et je pense effectivement que on a un modèle qui d'une manière générale, qui soit institutionnel, social, économique, date de l'après-guerre dans une France qui a profondément évolué à tout point de vue et qu'on peut pas faire tourner la France de 2025 avec un modèle de 1945. Ça vaut notre économie.

On a un modèle qui date d'une époque où c'était la consommation, la demande intérieure qui tirait notre économie. Aujourd'hui, on voit que les choses ont profondément changer, que la guerre commerciale est là, que l'IA est une révolution absolue. Donc, il faut évidemment ce nouveau modèle.

Ça vaut pour le modèle social. On a un modèle social qui a été créé à une époque où la démographie explosait. Il y avait beaucoup de naissance.

L'espérance de vie était pas ce qu'elle était aujourd'hui. Il y a une bascule démographique aujourd'hui. Évidemment qu'il faut réinventer un modèle social.

Et ça vaut, je le crois aussi profondément sur nos institutions et notre modèle démocratique. Tous ceux qui expliquent aux Français qu'une élection, qu'elle soit une élection législative avec une dissolution ou une élection présidentielle permettrait de revenir à ce qu'on a connu pendant longtemps en France, c'est-à-dire le bipartisme droite gauche qui se partage le pouvoir dans un balancier et qui ont chacun une majorité absolue tout seul, je crois se trompe profondément parce que la réalité aujourd'hui c'est qu'il y a au moins trois grandes sensibilités dans le pays et que je pense que quelle que soit l'élection qui se déroulerait probablement qu'on se retrouverait avec un parlement morcelé de la même manière. Et donc je pense ça doit nous interroger effectivement aussi sur notre modèle démocratique, sur nos institutions et c'est un sujet sur lequel je travaille avec Renaissance et sur lequel j'aurai l'occasion de m'exprimer de faire des propositions notamment à Aras puisque vous savez que les 20 et 21 septembre prochain on se réunira à Aras pour un grand moment pour duquel j'aurai l'occasion de m'exprimer sur ces sujets sur les on a l'impression que ça en train Yeah.