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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 8 mai 2026 24 min

Annulations de vols, surfacturation... Serge Papin dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Serge Papin. Bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va évoquer avec vous les prix des carburants bien sûr, le tourisme également, autant de sujets qui sont dans votre dans votre périmètre ministériel et autant de PS de l'économie qui sont soumis à la pression de la guerre au Moyen-Orient avec aussi cette dernière information de la nuit et c'est par cela que nous allons commencer ces échanges de tir entre américains et iraniens dans le D3 d'Ormous. trois navires américains pris pour CP frappes américaines en ripost.

En tout cas, c'est ce que dit Washington sur des sites militaires iraniens. Est-ce que comme ministre chargé de secteur aussi stratégique, aussi impacté quotidiennement par les conséquences de la guerre, on se réveille chaque matin en se disant que s'est-il encore passé cette nuit ? Oui.

Alors, écoutez, je pense qu'on est rentré dans un monde nouveau. J'appelle ça la permacrise. En fait, la crise, elle est structurelle désormais.

Voyez ce qui s'est passé en ce qui se passe en Ukraine, ce qui se passe au Moyen-Orient. Donc en fait par rapport à ce contexte maintenant, je pense qu'il faut à la fois pour répondre à votre question sur le périmètre qui est le mien, il faut résister et s'organiser. Donc bah résister, ça veut dire qu'il faut soutenir hein.

Et en l'occurrence les choix qui sont faits, c'est soutenir les les les travailleurs, soutenir l'activité. Hm hm. avec un espace-temps qui est celui du mois.

On essaie, vous savez, on a C'était ma deuxième question. J'allais vous dire est-ce que quand on est au gouvernement, on se dit il y a ce qui se passe tous les jours mais est-ce qu'on se dit la guerre elle va avoir une fin à un moment donné sans doute mais est-ce que vous tâtonnez ou est-ce que vous imaginez voilà alors tous les scénari dans 2 de tr mois ce sera fini. Écoutez, alors là, on s'abrole champagne hein, mais le scénario aussi qui est possible évidemment en tant que responsable dans ce gouvernement autour du premier ministre, c'est d'imaginer qu'il puisse être plus long.

Et voilà. Et à ce moment-là, nous euh le le les les choix que nous faisons, ce sont des choix qui imaginent que les choses vont durer et en même temps qui soutiennent à court terme l'activité. Donc vous travaillez sur un enlisement du conflit potentiellement. on travaille potentiellement sur une durée du conflit, hein.

Ça ça veut bien dire donc voilà le le soutien que nous avons fait au mois d'avril au secteur d'activité agriculteur, pêcheurs, transporteur qui s'est élargi au BTP, qui s'est élargi au grands rouleurs qui intègre les les aides soignantes, les aides familiales, les infirmières libérales et cetera. Et ben on va maintenant donc ça c'est fait et maintenant on va réfléchir à ce qu'on est-ce qu'on ouvre est-ce qu'on met sur la table d'autres secteurs au mois de juin par exemple. Quand vous parlez Serge Papin de permacrise, vous étiez présent hier soir au côté de Sébastien Lecornu le premier ministre à Matignon et d'autres ministres une les autres ministres aussi concernés donc par cette gestion de crise au sujet pour faire un point sur les approvisionnements et sur les dispositifs d'aide.

On parle surtout des matières premières, des carburants. Est-ce que concrètement euh il faut là adapter le dispositif d'aide, l'élargir ? Est-ce que est-ce que des annonces vont être faites dans les prochaines heures ?

Alors, il y a il y a ce que je peux dire et ce que je peux pas dire. Bon, en tous les cas, on est autour du Premier ministre, chacun avec nos écosystèmes à regarder qui, en plus de ce que j'ai dit tout de suite, qui a besoin, hein. Donc là, bah dessus, il va y avoir des discussions.

Le premier ministre arbitre, après il faut qu'on les chiffre bien sûr et elles seront communiquées dans la semaine. Donc ça et puis après concernant la première partie de votre question, ce qu'on a vu aussi c'est que on n pas de problème d'approvisionnement. Donc euh à la fin ça vous nous le confirmez.

Zéro problème d'approvisionnement. Aucun problème [raclement de gorge] d'approvisionnement. Je dirais parce que il y a eu de la controverse euh je le soulligne aussi.

Voilà je veux pas en faire la la publicité mais on a la chance aussi d'avoir une major qui s'appelle Total qui est une major française qu'il faut protéger. Je crois je voilà je moi je veux dire il il produit du pétrole il raffine du pétrole là. sur les ponts de mai euh il bloque les prix à 2,9 pour le gazoile et moins de 2 € pour l'essence.

Écoutez, il faut saluer. On a la chance d'avoir parce qu'autrement ce sont des Américains hein qui ont des majors. Donc pas que grâce à Total, hein, mais entre autres, on n' pas de problème d'approvisionnement.

On entend ce point. Oui oui à date à date et [raclement de gorge] sur les les mois qui viennent on entend ce point mais sur le sur la question de Mathilde Sirot qui portait sur les aides. Est-ce que le constat que fait le gouvernement c'est que les aides telles qu'elles sont calibrées actuellement elles ne sont pas suffisantes ?

Il faut qu'on qu'on réfléchisse. Il y a d'autres secteurs qui sont concernés, il faut les mettre sur la table. Écoutez, quel secteur il y a ?

Je voilà, monsieur Tabarot, hier on parlait ministre des transport transports, il discute aussi pour les taxis par exemple. Moi je vous donner un autre exemple. J'ai en plus de en plus du BTP, en plus de l'artisanat, j'ai aussi les professionnels du voyage.

Je suis allé les voir. Eux, qu'est-ce qu' me demandent ? C'est l'activité partielle. actuellement.

Donc voilà et donc c'est ouvert hein avec en relation avec le ministre du travail. Voyez, il y a beaucoup de il y a beaucoup de d'interministrialité dans ces décisions. Les les la possibilité d'ouverture au chômage partiel a donc été confirmé.

Pour que ceux qui nous écoutent bien ce matin, quand le Premier ministre Sébastien Lecnu parle de changer d'ampleur et d'échelle, changer d'échelle, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que là, il faut quand même lâcher la bride et donner davantage de laissons le soin au premier ministre de s'exprimer dans la semaine prochaine. Pour cela, on travaille à ses côtés pour voilà apporter si d'autres secteurs en ont besoin, son besoin de soutien et ben on va le mettre sur la table, on va en discuter.

Bah à chaque fois il faut qu'on chiffre les propositions parce que je vous rappelle que on a une on a des comptes publics qui sont ce qu'ils sont. On a une dette, on s'est engagé on s'est engagé à ne pas euh mettre dépensé soit compensé. Malgré tout, Serge Papin, quand on regarde encore recreuser de la date, quand on regarde les chiffres à l'échelle européenne, ils sont quand même assez frappants.

Euh la France est le dernier pays de l'Union européenne. Alors, il y a le Royaume-Uni qui est derrière mais c'est pas l'Union européenne en terme de d'aide publique sur les carburants par rapport à sa richesse nationale de on est très loin derrière Chypre, le Portugal, la Slovénie, l'Espagne, même l'Italie à un moment donné qui qui réclame à l'Europe. L'Italie a l'Espagne a dépensé 4 milliards pour l'instant sur 3 mois en baissant la TV.

Mais nous des milliards, on ne pourrait pas les dépenser. Non, donc ça doit toujours se compter en million. On a un engagement.

Non, on a un engagement à qui à qui on fait payer après Adrienbec. Ça veut dire que si vous faites tourner générale maintenant, ça veut dire que vous laissez au suivant le soin de payer l'addition. en l'occurrence les contribuables.

Ça c'est on essaie juste de comprendre ce que veut dire changer d'ampleur. Alors c'est tout. Alors on écoutez euh laissons le premier ministre faire les annonces.

Ce que je peux vous dire c'est qu'on a des dispositifs qui n'existent pas dans les pays dont vous m'avez parlé. Ces dispositifs ce sont lesquels ? On a déjà le chèque énergie qui est ouvert à pour à 4 millions de personnes qui a été augmenté de 700000 personnes nouvelles qui va de 50 € à 277 € précisément.

Quand est-ce qu'il pourra être perçu précisément maintenant ? Voilà, là maintenant là la prime d'activité qui a été euh mise en place aussi euh donc de 600 € de plus hein par mois. Donc ça c'est des dispositifs euh d'aide euh qui sont qui qui soutiennent le pouvoir d'achat et qui n'existe pas dans ces pays-là.

Je le cite aussi puisque c'est cette semaine, je sais pas, je voilà, on a vous savez le le pour les jeunes, pour les étudiants le le repas à 1 € donc il est opérationnel depuis avant-hier. Voilà. Ce n'est pas en lien avec la crise énergétique, c'était dans les négociations avec le Parti socialiste au moment du budget.

Oui, mais c'est des un dispositif de soutien quand même qui existe en plus des aides et que ces pays-là n'ont pas du tout de la même manière. Alors justement, vous parliez des des repins neuros, voilà, qui nous amènent à parler de l'inflation alimentaire puisque euh c'est un sujet qui est qui est évoqué. L'actalis notamment à Dors et déjà annoncé que c'estes ces prix allaient augmenter.

Alors l'actalice on connaî pas forcément mais c'est là ça va parler à tout le monde. Président Lactel, Galbanie, euh vous qui avez dirigé système, vous connaissez, vous savez parfaitement comment se forment les prix. Oui, l'inflation, je crois qu'on ne la voit pas forcément toujours dès le début, mais on la voit parfois un peu après.

Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin l'inflation, elle est déjà là et en fait on la verra un peu plus tard. Oui. Alors, il y a pour l'instant il y a pas d'inflation dans les produits alimentaires, ça je peux le dire.

Alors euh moi je pense qu'on fera un point à la fin du premier semestre, donc avant l'été, on fera un point. J'ai une réunion lundi avec Annie Jeunev, la ministre de l'agriculture et toutes les parties prenantes. Il existe des clauses dans les contrats issus des négociations qu'on appelle les clauses de revoyure et qui à un moment quand certains paramètres de de hausse sont arrivent jusqu'à ces cliquets là peuvent [raclement de gorge] déclencher une hausse qui sera très mesurée.

C'està-dire quelle qu quel quel éch on est l'inflation qui est prévue par l'INC à fin juin sera d' 1,9 % donc on sera pour les produits alimentaires en dessa de mon point de vue bien en d ça de ça et et actuellement il y a pas à l'heure où on se parle il y a pas d'infation vous savez ce que c'est l'inquiétude c'est toujours de dire pour l'instant il y a pas d'inflation mais imaginons ce qu'on va se récupérer en septembre où là ça va ça va augmenter parce qu'il y a quelqu quelque fois les il y a ça prend un peu de temps. Donc ça vous nous dites il y a pas d'inquiétude à avoir là-dessus pour l'instant. Les c'est pas ce qu'on a pu connaître en 2022.

On n'est pas dans des inflations aussi importantes qu'à l'époque. [raclement de gorge] Là il y a pas sur les matières premières agricoles et cetera. C'est ça joue pas d'une manière considérable, ça peut jouer sur le transport, ça peut jouer sur le packaging, c'est la logistique, le packaging surtout et potentiellement des intrans hein du des engrais et cetera.

Donc c'est quand même dans un périmètre qui est assez bien serré. Donc il y a pas [raclement de gorge] il y a pas une comment dirais-je une inflation galopante à attendre. Au contraire, c'est assez bien maîtrisé.

Et donc ce que vous nous dites et c'est ce que si j'ai bien compris ce que vous nous avez dit, c'est que potentiellement il pourrait y avoir au besoin une réouverture. Non, des négociations que j'allais pardonnez-moi, je termine juste pour que les auditeurs comprennent. Des négociations avec la grande distribution, c'est Écoutez, on fera un point euh on verra quelle décision il faut prendre à la fin du semestre avant l'été.

Il y a des dispositifs encore une fois dans les contrats qui existent pour faire face à cette aux augmentation de certains ingrédients qui constituent le prix. Donc pour l'instant on en est là. Voilà.

Bah écoutez, on a bien compris. Vous restez avec nous. Serge Papa, on va parler.

Vous avez commencé à l'évoquer du tourisme. C'est juste après l'info en une minute. Il est 9h mo et voici l'a du lieu.

Moscou n'a pas fait la moindre tentative pour respecter sa trêve [musique] unilatérale selon Volodimir Zelenski qui accuse la Russie d'avoir lancé au moins 850 drones cette nuit contre l'Ukraine. La Russie avait décrété une trève de 2 jours pour les commémorations de la victoire des alliés. Elle affirme avoir répliqué de manière symétrique [musique] à Kiev.

Autre cesser le feu fragilisé celui en Iran. Les États-Unis affirment avoir frappé des installations militaires iraniennes en réponse à l'attaque [musique] de trois navires américains dans le D3 d'Ormouse. L'Iran de son côté accuse Washington de violer [musique] le cesser le feu tandis que les Émirats Arabes Unis eux déclenchent leur défense aérienne contre des missiles [musique] et des drones d'iraniens.

Il arrachait des dents saines à ses patients pour ensuite leur facturer des implants défectueux. Un dentiste de 61 ans a été condamné hier à 6 [musique] ans de prison ferme pour mutilation. Il escroquait ainsi la sécurité sociale.

En foot, même scénario comat allé. Strasbourg est donc éliminé en demi-finale de la Ligue Conférence face au Rayo Vcano et les Espagnols affronteront en finale les anglais de Crystal Palace. France info le 830 France info Adrien Bec Matilde Sirou.

Toujours avec notre invité ce matin, Serge Papin, ministre des PME, du pouvoir d'achat mais aussi du tourisme et on va en parler avec vous puisque la saison approche et que vous avez commencé à nous en parler de ce sujet du chômage partiel que vous avez ouvert pour les entreprises du secteur, les agences de voyage. Oui, surtout. Est-ce que vous êtes d'abord inquiet sur les répercussions de ce conflit du Moyen-Orient sur la saison touristique et le secteur du tourisme en France ?

Est-ce que vous pouvez nous dire combien de salariés pourraient concerner ce chômage partiel ? Alors, d'abord sur le la saison touristique qui s'annonce, elle s'annonce, c'est un paradoxe peut-être, mais plutôt bien parce que concernant, vous savez, euh les Européens, ils viennent la France euh euh la Riviera, c'est toujours chez nous, c'est pas Hambourg, hein. que ils viennent euh les réservations sont assez bonnes euh sur Oui, les Français, ils partent ici plutôt parce que comme il y a des euh voilà des zones maintenant où on peut pas aller et je dirais euh la quand quand j'ai discuté avec les agences de voyage euh les pardon les les compagnies aériennes, la billetterie des compagnies aériennes est plutôt bonne pour l'été.

Donc on a de soins de vue, de soins de vue plutôt des clignotants au verts. Alors après là dans la période, il y a eu en effet une demande euh des des agences de voyage, des entreprises du voyage parce que il il y avait la la période des difficultés là tout de suite. Donc c'est ouvert au chômage partiel pour quelques mois s'il le faut.

Je peux pas vous dire précisément combien de personnes ça à combien combien de personnes ça ça concerne. En tous les cas, on répond présent pour accompagner les difficultés du secteur qui sont jusqu'au moins jusqu'à l'été. Vous avez prévu quelle enveloppe budgétaire pour ce chômage partiel ?

C'est au ministère du travail, mais je crois savoir que c'est une enveloppe qui est aux alentours de 70 ou 80 millions dans un premier temps. Serge Papin, ce qui inquiète aussi potentiellement les les d'ailleurs les personnes qui nous écoutent et celles et ceux qui entendent partir en vacances cet été, c'est peut-être l'incertitude. une incertitude aussi liée aux au aux compagnies aériennes.

Quand on voit des compagnies comme Transavia qui est une filiale d'Air France d'ailleurs qui annule une partie de ces vols, est-ce que ça ça ne crée pas de l'incertitude pour les personnes ? Est-ce que parce qu'on a quand même des des baromètres qui nous disent que seulement en gros les 2 tiers des Français les un/3 pardonnez-moi un peu plus d'un/ tiers des Français envisagent de partir cet été moins que les autres années ? Oui, ils vont rester plus sans doute ce que je disais, ils vont ils vont rester plus en France.

Alors, s'agissant des annulations, j'ai eu une réunion hier avec les compagnies aériennes, avec mes collègues l'Escure et et Tabarot. C'est 2 % de réservations qui ont été annulées et qui ont été au passage remboursé. Oui.

Voilà. Parce que là-dessus, je ou reporté par ailleurs. Voilà.

Ou reporté. Donc et pendant la période [raclement de gorge] mai-juin pour juilletoût, toutes les compagnies aériennes me disent que elle il y aura bien sûr aucune annulation et que Ah c'est une information importante que vous nous donnez. Oui, bien sûr aucune annulation.

Au contraire la billetterie, les réservations de vol se y compris les compagnies lowcost y compris les compagnies lowcost. Autre sujet pardonnez-moi sur les sur les compagnies low cost euh c'est la question notamment de Volotea avec l'augmentation euh le le prix des billets que vous réservez mais qui peut augmenter je crois c'est jusqu'à 14 € à peu près pour un pour un allé simple en fonction de l'évolution du prix du kérosen. Je crois que vous vous êtes interrogé Oui. sur la possibilité de la compagnie de faire valoir cette clause.

Est-ce que vous avez une réponse aujourd'hui ? Est-ce qu'elle a le droit de le faire ? Non.

C'est interdit. dire le prix il est ferme. Alors on veut pas argumenter le fait que il y ait par exemple des carburants qui se remplissent plus l'avion et donc l'avion est plus lourd.

C'était l'argument. Ça ça marche pas. Le prix il est ferme.

Et moi je suis responsable de des services de la DGCCRF et la DGCCRF va sanctionner si il y a des augmentations au dernier moment. Pardon-moi parce qu'il y a déjà des billets qui sont vendus avec ce avec cette clause là. Et ben euh écoutez euh c'est euh c'est interdit, je l'ai reprécisé à cette réunion euh que avec les avec les compagnies aériennes.

J'ai reprécisé quel quels étaient tous les critères euh qui qui devaient être respectés pour protéger euh le consommateur et le voyageur dont l'interdiction d'augmenter au motif de du poids les billets d'avion. Vous dites donc à Volotea ce matin, il faut arrêter. Oui, vous retirez cette clause exactement.

C'est écoutez, c'est aussi simple que ça. C'est illégal. Quand vous dites que les compagnies aériennes se sont engagées effectivement à ce que il y ait pas d'annulation de vol pour la période estivale et quand Oui, parce qu'elles ont des clients aussi.

Bien sûr. Et quand on sait qu'il y a eu quand même des annulations là au mois de mai, vous l'avez dit au mois de juin, est-ce qu'il y a eu une forme d'abus de zel de la part des compagnies aériennes ? Non, honnêtement, c'est 2 % Mathil Siros, c'est 2 % d'annulation.

Évidemment, on en parle beaucoup que ça concerne, c'est voilà. Oui. Non, mais c'est et qui ont été ou reportés ou remboursé.

On a vérifié, les choses ont été faites correctement. Donc voilà, c'est 2 % c'est pas non plus euh voilà, c'est pas c'est pas un gros sujet. Et les compagnies aériennes se sont euh devant nous et on dit "Mais voilà pour la période estivale qui en même temps la période où ils font le plus de chiffres d'affaires et c'est là aussi souvent le plus de rentabilité.

Donc ils veulent pas se tirer une balle dans le pied en plus hein. Donc ils vont voilà, ils vont faire voyager les Français et les étrangers qui veulent venir chez nous tout l'été. On vous sent quand même très optimiste.

À la fois, vous avez commencé cette émission en nous disant ça va être potentiellement une crise durable, la permacrise, vous avez voilà prononcer ce ce terme. Et en même temps, on va avoir une bonne saison touristique, pas d'inflation alimentaire, tout va bien. Non mais attendez, moi je suis pas là pour le C'est pas parce qu'il y a la crise qu'on va rester euh les dans dans nos baskets.

Moi je suis là pour faire bouger les lignes. Alors effectivement la j'essaie de de voir tout ce qui peut soutenir l'activité. Bon, avec mes autres collègues ministres, avec le premier ministre, puis après bah écoutez, la France première destination touristique du monde, c'est quand même pas rien.

Bah la France est un pays sûr et il y a plein de gens qui veulent venir voir la France, hein, et puis un pays sécur puis en même temps, bah il y a des Français qui vont se dire bah on va plutôt rester en France que et et sur notre tourisme d'intérieur, on a des pépites un peu partout hein. Donc j'étais en déplacement des atouts. dans les Char la semaine dernière, on a le premier site galoromain d'Europe à Chassen voilà, c'est l'occasion de le découvrir.

Petite promotion ce matin. Voilà, malgré tout, une croissance nulle, un retour de l'inflation, ce ne sont pas forcément de bonnes nouvelles. Est-ce que il y a quand même des inquiétudes sur le le le front macroéconomique ?

Est-ce que vous est-ce qu'il faut craindre voilà une récession malgré tout et voir un choc économique ? Il y a de l'attentisme. Aujourd'hui, on peut comprendre qu'il y a de l'attentisme parce que il y a de l'incertitude.

Voilà. Donc, il y a de l'attentisme du côté des consommateurs qui arbitre, on le voit bien, qui épargne aussi hein. On est les champions du monde de l'épargne.

Et puis il y a de l'attentisme du côté des des chefs d'entreprise qui disent "Bon voilà euh pour l'investissement, pour les emplois." Donc on je le mesure bien ça hein. Des défaillances d'entreprise aussi qui pourraient être encore plus.

Oui. Oui. Alors on peut en parler de ça mais pour autant euh la croissance qui est prévue hein parce qu'on résiste quand même.

Notre économie elle résiste assez bien. La croissance qui est prévue toujours pour l'INC c'est 09. J'ai entendu le gouverneur de la Banque de France, monsieur Vidoi de Galot, qui a précisé plutôt avec un 06 moyen.

Mais bon voilà, on est toujours en en en perspective de croissance avec une inflation qui est contenue. Je rappelle que on est quand même la l'inflation la plus basse des grands pays d'Europe, hein. En Angleterre, on est à 3 et demi.

En Espagne, on est plus que nous. Donc voilà, on a quand même des ingrédients macroéconomiques qui tiennent bon, hein. Donc ça c'est voilà, c'est c'est c'est quand même quelque chose qu'il faut se réjouir.

Est-ce que quand même vous ne vous dites pas que de l'inflation, une croissance un peu faible, une crise énergétique, tout cela ne va pas avoir un effet dans la campagne présidentielle l'année prochaine et par définition servir plutôt ceux qui apportent des solutions clés en main ? Ben oui. Alors les solutions clé en main, jeais savoir lesquelles hein ?

Parce que ceux qui Oui. Bah ceux qui Non mais qui sa Ouais, non mais qui c'est qui qui paye ? Encore une fois euh c'est euh qui c'est qui paye l'addition de tout ça ?

Je vous conseille que c'est plus confortable d'être dans l'opposition. N'empêche que certains pays l'ont fait. Le contribuable.

Oui. Écoutez, si la crise dure, on verra. Nous, on prend des des mesures qui sont des mesures ciblées et qui sont des mesures aussi encore une fois pour moi le mois mais qui sont là pour le temps long hein.

Voilà. Euh donc et quand François parle de faire attention aux colères sourdes quand même, il y a un climat aussi dans les chiffres économiques mais il y a aussi un climat social. Oui, on entend ça.

Je comprends hein. Là, c'est c'est sûr he qu'il y a il y a [raclement de gorge] cette crise amène des des difficultés. C'est pour ça que je laisserai le premier ministre aussi là-dessus.

Si quel jour les annonces ? Dans la semaine. Voilà, on a bien compris que ce sera donc la semaine prochaine et vous n'avez pas vous ne pouvez rien nous dire quasiment ce matin.

Écoutez, il a la ça fait une demi-heure qu'on est ensemble. Je vous dis des choses, je vous dis des choses quand même. Merci Serge Papin d'être venu ce matin sur France info.

Vous êtes, je le rappelle et on a on a exploré tous ces comment dire tous ces secteurs PME, commerce, artisanat, tourisme, pouvoir d'achat. Donc c'est le portefeuille au cœur de votre ministère. Merci à vous Mathilde Sirot.

Rester sur France.

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