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Audition parlementaireAssemblĂ©e nationale (sur YouTube)· 18 juin 2025 42 minContradictoireFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesDĂ©fenseEnvironnement & Ă©nergie

🔮 PrĂ©sentation d’un rapport sur les relations entre l’Union europĂ©enne et la Chine

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15RelanceRĂ©ponse directe

    Pourquoi inclure des sujets comme Gaza ou la monnaie universelle dans un rapport sur l'UE et la Chine ?

  • 2:00OuverteRĂ©ponse directe

    Quels sont les principaux changements dans les relations UE-Chine ces derniÚres années ?

  • 4:00RelanceRĂ©ponse directe

    Pourquoi renoncer à qualifier la Chine de rivale systémique ?

  • 6:00OuverteRĂ©ponse directe

    Comment Ă©viter une vassalisation vis-Ă -vis des États-Unis tout en coopĂ©rant avec la Chine ?

  • 8:00RelanceRĂ©ponse partielle

    Pourquoi le rapport ignore-t-il les ingérences chinoises en Nouvelle-Calédonie ?

  • 10:00ComplaisanteRĂ©ponse directe

    Pourquoi ne pas inclure davantage de personnalités politiques dans les auditions ?

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Sophia Chikirou

nombreuses auditions, vous ĂȘtes allĂ© jusqu'en Chine pour cela et je crois que votre travail dĂ©fend bien Ă©videmment des points de vues engagĂ© sur lequel il y aura vraisemblablement du dĂ©bat. Euh nous allons en discuter, mais il comprend aussi des analyses fouillĂ©es et documentĂ©es qui exploitent les les nombreuses conditions que vous avez menĂ© et votre travail va mĂȘme quelquefois au-delĂ  de la simple relation entre l'Uchine puisque certaines parties sont consacrĂ©es Ă  la situation Ă  Gaza, Ă  la nĂ©cessitĂ© d'une monnaie universelle, Ă  l'appel Ă  la faveur d'un tribunal international pour la justice climatique et environnementale ou encore Ă  la rĂ©forme de la gouvernance mondiale.

et je crois que ces Ă©lĂ©ments pourraient susciter des interrogations contre leur lien direct avec le le rapport et le le cƓur du sujet qui est qui est traitĂ© et et donc ce serait intĂ©ressant que vous nous expliquiez le lien de ces diffĂ©rents points peut-ĂȘtre entre avec le sujet direct que nous Ă©voquions que nous Ă©voquons c cet aprĂšs-midi et en quoi cela est indissociable de l'analyse entre la relation entre l'Union europĂ©enne et la Chine. VoilĂ , je vais pas ĂȘtre beaucoup plus long, je vous laisse la parole et puis ensuite les orateurs de groupe pourront s'exprimer. Merci monsieur le prĂ©sident, chers collĂšgues.

Bon, d'abord je dois vous dire que je suis trĂšs heureuse d'enfin pouvoir prĂ©senter ce rapport dont dont l'histoire remonte Ă  Ă  l'an dernier avant mĂȘme la dissolution puisque j'avais dĂ©jĂ  Ă©tĂ© chargĂ© de cette mission d'information sur la relation les relations entre l'Union europĂ©enne et la Chine suspendu bien sĂ»r par la dissolution. Et je remercie le bureau de la Commission des affaires europĂ©ennes d'avoir bien voulu dĂ©cider de me confier Ă  nouveau cette mission d'information qui euh Ă  laquelle j'ai consacrĂ© en effet les 6 derniers mois de ma vie euh avec de trĂšs nombreuses auditions.

Je remercie madame l'administratrice adjointe pour son accompagnement, monsieur le chef de service, monsieur Lesco Ă©galement pour leur accompagnement tout au long de ces ces travaux et donc de trĂšs nombreuses auditions, un voyage en Chine oĂč nous avons rĂ©alisĂ© des auditions aussi, un dĂ©placement Ă  Bruxelles Ă©galement. En tout cas, c'est le rĂ©sultat de de travaux fouillĂ©s, de nombreuses euh lectures aussi et puis et puis je dois bien le dire de de la nĂ©cessitĂ© de se tenir informĂ© au jour le jour parce que je crois que c'est la premiĂšre fois en 3 ans euh que je travaille sur un sujet euh oĂč les choses bougent Ă  ce point quotidiennement.

Et euh au dernier moment, c'est-Ă -dire jusqu'Ă  je crois hier, il fallait encore intĂ©grer des Ă©lĂ©ments nouveaux euh qui concernent la Chine et ses relations avec le reste du monde. Euh sur les relations Union europĂ©enne, Chine, il faut dire que euh cette relation a Ă©normĂ©ment Ă©voluĂ© ces derniĂšres annĂ©es. Malheureusement, et je crois que je le je l'analyse dans ce rapport, pas dans le bon sens ces toutes derniĂšres annĂ©es. Aujourd'hui, nous sommes arrivĂ©s Ă  un point oĂč nous abordons le prochain sommet Union europĂ©enne Chine qui se tiendra en Chine Ă  la fin du mois de juillet.

Nous l'abordons avec dans un climat de défiance que nous avons rarement connu avec ce partenaire qui est à la fois un partenaire central dans le commerce mondial mais aussi dans la la géopolitique mondiale. Et c'est pour ça que oui, je vais plus loin que les simples relations UE, en tout cas les simples relations commerciales et économiques. J'aborde des sujets qui concernent la géopolitique, concernent l'ordre international.

Euh vous savez que depuis euh l'Ă©lection de Donald Trump et son sont entrĂ© en fonction euh au dĂ©but de l'annĂ©e 2025, le prĂ©sident Trump euh pratique une politique qui dont peut-ĂȘtre que l'un des premiers objectifs est de remettre en cause l'ordre international et euh de passer outre cet ordre international et le multilatĂ©ralisme qui a Ă©tĂ© construit pendant de trĂšs nombreuses annĂ©es Ă  travers un grand nombre d'institutions que j'Ă©voque dans le rapport et cette unil bilatĂ©ralisme nord-amĂ©ricain de Donald Trump provoque aujourd'hui des bouleversements qui impacte l'Union europĂ©enne.

Dans le rapport, je je fais une citation de Donald Trump dÚs les premiÚres pages parce que je crois important que vous ayez une illustration trÚs claire de la façon dont il conçoit les choses. Je vais la dire en français cette phrase et sans imiter son parler. L'Union européenne est à bien des écarts plus méchantees que la Chine. D'accord ? Oh, ils vont céder beaucoup. Vous verrez, nous avons toutes les cartes en main. Il nous traitent trÚs ajustement. C'est ce type de déclaration auquel l'Union européenne fait face avec Donald Trump. Concernant la Chine, d'abord, il faut savoir que les relations diplomatiques entre l'Europe et la Chine date de 1975 et la Chine a depuis énormément changé.

Ce n'est pas la Chine de 75 que nous connaissons aujourd'hui. Elle a connu une ascension exceptionnelle pour avoir quelques dates marquantes. Évidemment, 2001, son entrĂ©e dans l'OMC a Ă©tĂ© un moment trĂšs important avec la volontĂ© des pays europĂ©ens de voir la Chine intĂ©grer l'OMC pour des intĂ©rĂȘts trĂšs simples dont on a vu les effets immĂ©diatement en Europe. Et pour dire les choses clairement, les EuropĂ©ens et les entreprises europĂ©ennes voulaient un accĂšs privilĂ©giĂ© au marchĂ© chinois.

Elles l'ont eu mais elles ont aussi énormément utilisé la Chine comme le lieu des délocalisations industrielles qui sont en partie voire en grande partie responsable de la crise industrielle que connaßt l'Union européenne et la France en particulier. En 2024, la Chine a enregistré un excédent commercial, je vais le dire en dollars, de 993 milliards de dollars. Elle est aujourd'hui un investisseur majeur dans les pays émergents. Elle détient le 3e 3e stock mondial d'investissement à l'étranger. C'est une puissance régionale, indéiablement, une puissance mondiale. C'est une puissance militaire, une puissance nucléaire. C'est une puissance diplomatique.

Elle a Ă©normĂ©ment investi dans les technologies qui sont identifiĂ©es comme stratĂ©giques. Tout le monde a Ă©tĂ© marquĂ© encore par sa l'arrivĂ©e de dipsy sur le marchĂ© de l'intelligence artificielle gĂ©nĂ©rative. Elle est aujourd'hui elle domine de trĂšs nombreux secteurs de pointe. Paradoxalement, l'Union europĂ©enne connaĂźt des difficultĂ©s et a du mal Ă  peser sur les affaires du monde. Elle est aujourd'hui euh prise entre des fragilitĂ©s internes. Euh et j'en parle, je dis trĂšs clairement aujourd'hui, il y a des visions diffĂ©rentes et des intĂ©rĂȘts divergents entre les États-membres. Elle a naturellement des insuffisances industrielles et technologiques.

On le voit notamment sur tout ce qui est numĂ©rique et intelligence artificielle. Nous n'avons pas de souverainetĂ© euh numĂ©rique ni en Europe ni en France. Et puis tout cela a est marquĂ© depuis un peu moins de 10 ans mais par une dĂ©gradation des relations entre la Chine et l'Union europĂ©enne. Euh malgrĂ© tout, la Chine reste le deuxĂš partenaire commercial de l'Union europĂ©enne aprĂšs les États-Unis. Et mĂȘme si les Ă©changes sont clairement dĂ©sĂ©quilibrĂ©s, en clair, la balance commerciale n'est pas en faveur de l'Union europĂ©enne avec la Chine.

Encore que certains pays comme l'Allemagne ont une balance commerciale notamment au niveau de des biens industriels et des machines et de l'automobile qui est plutÎt positive. Les Allemands continuent d'avoir une balance commerciale en leur faveur avec la Chine dans ce domaine-elà. Pour ce qui est du reste, il est clair que la relation entre l'Union européenne et la Chine est faite de défiance.

Et vraiment, c'est quelque chose sur lequel j'insiste sur lequel j'insiste parce que dans toutes les auditions que j'ai pu mener, j'ai Ă©tĂ© frappĂ© de voir Ă  quel point les EuropĂ©ens euh ne font pas confiance Ă  la Chine et sont dans un rapport de dĂ©fiance qui peut-ĂȘtre finalement freine l'Ă©volution de la relation telle qu'elle devrait aujourd'hui Ă©voluer compte tenu des changements qui surviennent. Euh je plaide Ă  travers ce rapport et trĂšs clairement pour un changement de stratĂ©gie. Je recommande Ă  l'Union europĂ©enne Ă  travers ce rapport euh qui arrivera juste avant le sommet Uchine, je plaide pour changer de stratĂ©gie.

D'abord, je vais vous le dire trĂšs clairement, je pense qu'il faut renoncer Ă  la dĂ©finition et au triptique qui qualifiale systĂ©mique. Ça ne sert Ă  rien de qualifier la Chine de rivale systĂ©mique parce que cela nous fait entrer dans un une relation d'affrontement, de dĂ©fiance qui ne mĂšne pas Ă  la rĂ©solution des problĂšmes. Et j'en j'en je fais la dĂ©monstration que finalement toutes les mesures commerciales qui sont prises par l'Union europĂ©enne, il ne s'agit pas de dire c'est elles sont justes ou elles ne sont pas justes.

J'entends souvent dans les auditions, on me dit mais c'est injuste que font les Chinois certes, mais le fait est que des dĂ©cisions telles que des droits de douplmentaires qui ont Ă©tĂ© pris sur les vĂ©hicules Ă©lectriques n'empĂȘcheront pas la Chine de vendre ses vĂ©hicules Ă©lectriques en Europe. Et la Chine vend ses vĂ©hicules Ă©lectriques en Europe. La marque BYD qui a 17,6 % de droits de douane supplĂ©mentaire continue de percer sur le marchĂ© europĂ©en et vendra ces voitures et vous les verrez arriver en France.

Vous allez sur les oui, on les a dĂ©jĂ  mais vous allez sur les Champs-ÉlysĂ©es, vous allez boulevard SĂ©bastopol, vous verrez BYD va peut-ĂȘtre ou pas inonder le marchĂ© français de voitures Ă©lectriques qui ont des grandes qualitĂ©s et qui sont moins chĂšres que les voitures Ă©lectriques que des marques françaises pourraient produire. Donc moi ce que je prĂŽne euh une sorte de protectionnisme nĂ©gociĂ© plutĂŽt que d'aller vers un protectionnisme et des mesures d'hostilitĂ© commerciale qui provoque chez la Chine des rĂ©actions avec des effets dĂ©lĂ©taires pour pour nous.

Je dis autant aller nĂ©gocier un accord global avec eux qui soit sur la base de la protection de notre industrie stratĂ©gique, de notre industrie automobile, d'un certain nombre de choses qui nous prĂ©occupent. Et je dis il y a des choses qui peuvent se discuter. Les quotas d'importation, l'Union europĂ©enne sait le faire, elle le fait dans un certain nombre d'accords. Ça peut ĂȘtre aussi des prix planchĂ© euh sur certains biens euh et notamment les voitures Ă©lectriques. On peut tout Ă  fait nĂ©gocier des prix planchĂ©s.

Ça peut ĂȘtre des contreparties technologiques car la Chine aujourd'hui nous dĂ©borde sur un certain nombre de capacitĂ©s technologiques et donc on peut imaginer aussi des co-entreprises. La Chine l'a fait auparavant Ă  son avantage. Aujourd'hui, on peut tout Ă  fait imaginer utiliser cet outil Ă  notre avantage ici en Europe. Je ne sais pas combien de temps il me reste parce que je n'ai pas le le de compteur sous les yeux. y aller, je peux y aller. Donc je vais poursuivre en disant donc sur le domaine sur le champ commercial et Ă©conomique, je pense qu'on doit changer de vision et changer de stratĂ©gie avec la Chine sur le plan politique aussi.

Et lĂ , je crois que il est temps que l'Union europĂ©enne marque son refus de la vassalisation vis-Ă -vis des États-Unis d'AmĂ©rique et refuse l'atlantisme qui finalement fait de l'Union europĂ©enne un acteur secondaire sur le plan politique et gĂ©opolitique. Il est temps que l'Europe dĂ©finisse son propre agenda et sa propre voie notamment au service de la paix puisque c'est le grand enjeu en ce moment. Et je dis il faut renoncer Ă  la stratĂ©gie indo-acifique dĂ©finie par l'Union europĂ©enne adoptĂ©e en 2021 je crois septembre 2021. Il faut y renoncer pour aller plutĂŽt et revenir sur ce qui existait avant, c'est-Ă -dire une stratĂ©gie de coopĂ©ration dans cette zone qui inclut la Chine.

Parce que la stratĂ©gie indopacifique europĂ©enne aujourd'hui, c'est une stratĂ©gie qui est clairement dĂ©finie d'abord par les États-Unis d'AmĂ©rique, reprise par la France puis par l'Union europĂ©enne et qui vise Ă  dire "On va essayer de de d'endiguer le dĂ©veloppement de la Chine dans la zone rĂ©gionale oĂč elle est pour essayer d'empĂȘcher son influence." Et cela ne peut mener qu'Ă  l'hostilitĂ© Ă  tel point que c'est une folie. Mais on envisage mĂȘme euh il y a d'ailleurs en ce moment, il y en a eu des exercices de l'OTAN en mer de Chine.

Enfin, ça n'a pas de sens d'aller jusque-là et de finalement provoquer des tensions ou alimenter des tensions qui ne sont pas indispensables pour les Européens à l'heure actuelle. Moi, je dis il faut travailler à la désescalade et il faut inclure cet acteur central et incontournable dans notre vision et notre stratégie de coopération. Dernier sujet avant de de vous laisser la parole, je crois aussi que on ne peut pas aujourd'hui envisager la transition écologique ou la bifurcation écologique ou l'adaptation au changement climatique sans la Chine. On ne pourra pas le faire. La Chine est un acteur devenu absolument incontournable de la transition écologique.

Et ça tombe bien parce que c'est un pays et une nation qui s'engage et qui reste dans les accords de Paris et qui s'engage dans ces accords qui Ă©taient prĂ©sentes euh Ă  la au dernier sommet de l'ocĂ©an qui s'est tenu Ă  Nice, qui prend des engagements. Alors, je ne dis pas que les engagements de la Chine sont parfaits et qu'elle est en avance dessus, mais c'est un pays qui au moins a cette prĂ©occupation lĂ  et a des rĂ©sultats par rapport aux accords de Paris qui sont assez spectaculaires parce qu'il y a une mise en Ɠuvre de tout cela qui nous intĂ©resse Ă  nous et on doit pouvoir faire avec.

Donc euh pour terminer euh cette prĂ©sentation et puis pouvoir engager la discussion avec vous, euh je pense que euh la France dans cette affaire a aussi un rĂŽle diffĂ©rent Ă  jouer. La France n'est pas n'importe quel pays pour la Chine. C'est un pays trĂšs important parce que c'est un des c'est le premier pays qui a reconnu la Chine avec par le gĂ©nĂ©ral de Gaulle. C'est un pays qui a ƓuvrĂ© Ă  l'intĂ©gration de la Chine et de la reconnaissance de la RĂ©publique populaire de Chine par l'ONU comme Ă©tant un seul pays, hein, qui a toujours pris des positions respectueuses vis-Ă -vis de la souverainetĂ© nationale chinoise. La France a des liens trĂšs forts avec la Chine.

À certains moments de l'histoire, ils se sont un peu distendus. Parfois, il y a eu des fĂącheries. Je je rappelle l'Ă©pisode des frĂ©gates de TaĂŻwan euh de Ă  l'Ă©poque de du prĂ©sident Mitteran. Mais le prĂ©sident Chirak par exemple que je cite aussi dans dans le rapport avait dĂ©fini une relation harmonieuse de coopĂ©ration sans ĂȘtre alignĂ© pour autant sur la Chine. Il ne s'agit Ă  aucun moment de dire que la France s'aligne sur la Chine. Il s'agit de dire que la France a des intĂ©rĂȘts, des intĂ©rĂȘts nationaux et des intĂ©rĂȘts Ă  coopĂ©rer avec la Chine.

Et pour rĂ©pondre Ă  votre question, monsieur le prĂ©sident, les liens et les sujets le lien entre les sujets que vous avez Ă©voquĂ©s, c'est-Ă -dire Gaza, la monnaie mondiale, le systĂšme financier international, tous ces sujets-lĂ , ben sont directement liĂ©s Ă  la paix dans le monde et sont directement liĂ©s Ă  l'ordre international. La Chine partage beaucoup de la vision française et notamment est trĂšs attachĂ©e au multilatĂ©ralisme, ce qui est notre cas. La France a une position au niveau euh de l'ONU oĂč elle dit "Il faut rééquilibrer le rapport avec les pays du sud global." C'est ce que demande la Chine. Elle n'est pas la seule puisque les pays des BCS par exemple demandent aussi.

Donc la la France peut ĂȘtre un partenaire et jouer un rĂŽle central dans la le rééquilibrage de l'ordre international et surtout dans la rĂ©sistance au coĂ»t portĂ© par l'unaltĂ©ralisme de Donald Trump. VoilĂ  ce que je peux dire. Je vous donne la parole et j'ai hĂąte de pouvoir Ă©changer avec vous. Merci beaucoup madame la rapporteur pour cette prĂ©sentation et on en vient maintenant aux orateur de groupe en commençant par le groupe Rassemblement national et par Sylvic Lran pour 2 minutes 30. Merci monsieur le prĂ©sident.

Monsieur le président, chers collÚgues, madame le rapporteur, nous sommes réunis pour examiner un rapport aux failles majeures qui illustre une bienveillance inquiétante envers la Chine. Ainsi, le rapport élude totalement les pratiques de dumping massif, les subventions publiques et les transferts forcés de technologies orchestrées par Pékin. Ce comportement a pourtant contribué à la destruction de centaines de milliers d'emplois en France et en Europe. En outre, vous recommandz de renforcer la coopération avec la Chine, notamment à travers les joints de venture, les accords dans les secteurs stratégiques comme les batteries ou le numérique.

Aucune exigence de garde fou, aucune garantie n'est posĂ©e pour prĂ©server notre souverainetĂ© technologique ou protĂ©ger nos actifs stratĂ©giques. C'est ouvrir grand la porte Ă  une nouvelle dĂ©pendance, celle d'Ă©changer notre tutelle envers Washington au profit de la tutelle envers PĂ©kin. Par ailleurs, certaines propositions relĂšvent de l'utopie. Vous prĂ©conisez de, je cite, sauver les biens publics mondiaux avec la Chine ou de crĂ©er un tribunal international pour la justice climatique alors mĂȘme que PĂ©kin refuse toute contrainte juridique internationale, il s'agit lĂ  d'une insigne naĂŻvetĂ©. Enfin, le rapport passe sous silence les ingĂ©rences chinoises en Nouvelle-CalĂ©donie.

Pas un mot sur le soutien de PĂ©kin au mouvement indĂ©pendantiste. Aucune mesure concrĂšte pour dĂ©fendre nos intĂ©rĂȘts dans le Pacifique. Or, un rapport de l'incerne publiĂ© en avril 2025 par Anne-Marie Bradi soulligne que depuis plusieurs annĂ©es, des agents et relais du Parti communiste chinois cherchent Ă  influencer les dĂ©cideurs locaux notamment au sein du FLNKS. Des membres du mouvement indĂ©pendantiste CANAC ont en effet reçu des fonds et des formations prodiguĂ©es par PĂ©kin dĂšs les annĂ©es 1980, ce qui contribue Ă  entretenir les troubles dramatiques que nous connaissons actuellement en Nouvelle-CalĂ©donie.

Madame la rapporteur, comment justifiez-vous l'absence totale de mention d'ingĂ©rence chinoise en Nouvelle-CalĂ©donie alors qu'elles sont documentĂ©es ? Comment expliquez-vous que tout en dĂ©nonçant la vassalisation vis-Ă -vis de Washington, vous restez silencieuse sur le danger d'une vassalisation vis-Ă -vis de PĂ©kin. Changer de maĂźtre n'est pas gagner sa libertĂ©. Je vous remercie. Merci madame la dĂ©putĂ©e, madame la rapporteur. Merci monsieur le prĂ©sident. Merci madame la dĂ©putĂ©e. Écoutez, je pense que c'est une lecture assez lĂ©gĂšre de ce que dit le rapport.

Finalement, le rapport ne dit pas du tout qu'il s'agit qu'il faut, comment dire ignorer les stratĂ©gies de conquĂȘte commerciale de la Chine en Europe. Le rapport ne passe pas sous silence. euh la façon dont la Chine organise et profite en quelque sorte du marchĂ© ouvert de europĂ©ens.

Ce que dit le rapport, c'est que aujourd'hui les rĂ©ponses que l'Union europĂ©enne et la Commission europĂ©enne apportent qui sont des rĂ©ponses qui tente en quelque sorte de limiter cette ouverture Ă  travers des droits de dou supplĂ©mentaires, Ă  travers des des enquĂȘtes Ă  notamment sur les subventions publiques de la Chine Ă  son industrie et cetera ne sont pas des rĂ©ponses qui permettront d'endiguer ou de fermer ou de protĂ©ger notre industrie. Ce que dit le rapport trĂšs clairement, c'est que toutes ces mesures ont des effets dĂ©lĂ©taires parce qu'elles provoquent chez les Chinois des rĂ©actions.

Et ces rĂ©action et je prends l'exemple de la rĂ©action de la Chine sur le brandi donc des mesures que la Chine et de l'enquĂȘte que la Chine a lancĂ© sur le brandi et sur le cognac. Chez nous, le l'affaire du cognac, c'est dĂ©crit dans le rapport. En 3 mois, on voit les effets en 3 mois, les effets sur la filiĂšre cognac se font ressentir en France avec des menaces directes sur les emplois. et avec une baisse des exportations directes.

Et euh or les mesures qui ont Ă©tĂ© prises par l'Union europĂ©enne, par la Commission europĂ©enne sur les voitures Ă©lectrique Ă  l'heure oĂč je vous parle et interrogĂ© il y a pas plus de 2 semaines en arriĂšre, la DG trĂ©sor me dit "Nous ne sommes pas en capacitĂ© de mesurer les effets." Euh la commissaire europĂ©enne, la directrice de la commissaire europĂ©enne nous disait "On ne sait pas et Ă  l'heure actuelle, on peut dire que les effets sont nuls." Donc ce que je propose, c'est une autre façon d'aborder euh les sujets qui sont soulevĂ©s par la Chine et sa stratĂ©gie offensive commerciale qui relĂšve de la la compĂ©tition mondiale et du commerce, hein. Et je dis bien, comment on fait pour y arriver ?

Je dis il vaut mieux nĂ©gocier point par point et je vais pas vous mentir, je crois que c'est ce que aujourd'hui la Commission europĂ©enne, en tout cas la France pousse Ă  faire. Euh il y a plusieurs outils qui sont mis en place. Le dernier outil mis en place qui s'appelle import surveillance vient permettra peut-ĂȘtre d'apporter des une mesure des mesures sur les contrĂŽles notamment de dĂ©tournement et de contournement des rĂšgles commerciales qui peut y avoir Ă  travers la la revente par des pays comme la Turquie ou d'autres pays de bien produit en Chine mais ce sera encore insuffisant. Donc il vaut mieux discuter y compris sur le le transfert de technologie.

Euh c'est vrai que c'est un sujet aujourd'hui, mais euh ne vous trompez pas, aujourd'hui le vrai sujet c'est comment on accÚde à certaines technologies que les Chinois maßtrise mieux que nous. On est capable de protéger nos technologies.

Je salue les mesures qui sont prises et je dis il faut mĂȘme renforcer ces nĂ©gociations lĂ  et ĂȘtre capable de dire on on on met ça au propre avec les Chinois propose la crĂ©ation d'un groupe de travail sur la question du transfert des technologies et de la protection de la propriĂ©tĂ© intellectuelle et ce type de chos mais il vaut mieux nĂ©gocier qu'affronter parce que dans l'affrontement aujourd'hui avec la Chine on n'y arrive pas concernant la nouvelle Caladonie c'est vrai que je n'en parle pas mais je vous avoue que ça n'a pas fait partie des sujets que les personnes que j'ai auditionnĂ© ont soulevĂ© la question des ingĂ©rences de la Chine en Nouvelle-CalĂ©donie, c'est vraiment, je vous assure, en 6 mois, c'est un sujet que personne n'a traitĂ© et je crois mĂȘme pas me rappeler que un reprĂ©sentant des autoritĂ©s françaises ou europĂ©ennes n'ai Ă©voquĂ© ce sujet-lĂ .

Voilà, donc je ne vais, c'est la vérité ce que je vous dis vraiment. Donc je pense que soit c'est que c'est pas vraiment appuyé. Euh maintenant, si vous voulez parler de du soft power de la Chine dans le monde, oui, oui, il existe les routes de la soie euh sont indéiablement un moyen pour la Chine de de pratiquer du soft power. On va pas le leur reprocher, tout le monde le fait dans le monde. Merci madame la rapporteur. La parole est à Carl Stensou pour le groupe Renaissance. C'est pour 2 minutes 30. Merci monsieur le président. Merci madame la rapporteur pour votre travail. vous avez traité d'un sujet trÚs important et donc il est utile que nous en débattions.

La Chine est un acteur international majeur qui va s'affirmer encore davantage au 21e siĂšcle. C'est aussi un grand et un vieux pays qu'il nous faut connaĂźtre. Euh vous avez abattu un travail important. On voit d'ailleurs Ă  la liste des auditions que vous avez pu mener. MĂȘme si je note un peu avec Malice par exemple quand on va voir les personnalitĂ©s politiques que vous avez auditionnĂ©. Il y a par exemple juste Jean-Luc MĂ©lenchon.

Voilà, vous auriez pu par exemple aussi, je pense trÚs utile d'entendre d'anciens présidents de la République, François Hollande, Nicolas Sarkozi, Jean-Yedrian, Dominique de Villepin, Laurent Fabius, enfin voilà, je pense qu'il y aurait d'autres personnalités qu'il fallait absolument interroger, mais ça c'est un point c'est un point de forme. Votre rapport, nous déplorons ça un peu à à des ramifications qui sont parfois éloignées avec avec le sujet. Euh c'est pour le dire. Ensuite, je pense que nous devons parler avec la Chine, commercer avec la Chine, mais madame la rapporteur, sans naïveté et sans complaisance.

Et je pense que c'est le point qui doit ĂȘtre essentiel pour la France et pour l'Union europĂ©enne parce que la Chine a un agenda. La Chine ne nous fait pas de cadeau et ne nous fera aucun cadeau. La Chine n'est pas une dĂ©mocratie. Je tiens aussi Ă  le rappeler. La Chine ne partage pas nos valeurs de libertĂ© et de dignitĂ© humaine. La Chine, sur le plan aussi Ă©conomique fait du piĂšge technologique. La Chine peut nous ĂȘtre hostile dans un certain nombre de pays oĂč nous avons des intĂ©rĂȘts. Euh la Chine est aussi proche de la Russie et de l'Iran. VoilĂ , je tiens Ă  le rappeler sur les conflits plus actuels. Donc il ne faut pas idĂ©aliser euh la Chine.

Il ne faut pas tomber dans le panneau du rĂ©cit que le pouvoir de PĂ©kin essae aussi de dĂ©velopper depuis plusieurs annĂ©es. La Chine n'est pas une puissance de stabilisation de l'ordre international. Au contraire, la Chine a pour ambition de changer fondamentalement l'ordre international tel que nous l'avons bĂąti euh en 1945 aprĂšs les atrocitĂ©s des deux guerres mondiales. Et donc pour le dire autrement, la Chine qui est un grand pays avec lequel nous devons avoir des relations politiques et Ă©conomiques ne partage pas nos valeurs. Et donc ça, nous trouvons que ça aurait pu figurer de façon peut-ĂȘtre un peu plus prĂ©nante dans votre rapport parce que nous sommes une dĂ©mocratie.

L'Union europĂ©enne est un ensemble dĂ©mocratique et et il est important aussi que nous marquions un certain nombre de lignes rouges dans nos relations avec PK. Merci monsieur le dĂ©putĂ©, madame la rapporteur. Merci monsieur le prĂ©sident, merci collĂšgues. Écoutez, concernant les autres personnalitĂ©s, nous avons sollicitĂ© d'autres personnalitĂ©s mais elle n'Ă©tait soit pas disponible d'ailleurs c'Ă©tait souvent un problĂšme d'agenda. Je pense que 3 mois pour pouvoir les auditionner. Bon, ça ne s'est pas fait malheureusement, mais j'aurais aimĂ© moi aussi en effet auditionner d'autres personnalitĂ©s. Du coup, j'ai lu leurs livres et j'ai lu leurs articles pour avoir leur point de vue.

Euh, vous dites "Oui, il y a des sujets qui sont Ă©loignĂ©s euh de du thĂšme. Je ne pense pas dans le moment dans lequel on vit, tous les sujets qui relĂšvent de la paix et de la gĂ©ostratĂ©gie et de la position de la Chine au sein de l'ONU et des positions qu'elle prend nous intĂ©resse. Vous savez, quand la Chine dĂ©cide de participer au sommet de l'intelligence artificielle organisĂ©e Ă  Paris qui a les signataire de la dĂ©claration de fin, c'est un engagement que d'autres pays ne prennent pas. Ce sont des signaux trĂšs importants pour la gouvernance mondiale du numĂ©rique, pareil pour le sommet de l'ocĂ©an. C'est des choses quand mĂȘme qu'on ne peut pas ignorer concernant la naĂŻvetĂ© ou la complaisance.

Il s'agit pas d'ĂȘtre naĂŻf ou complaisant. Il s'agit pas de de traiter la Chine en disant c'est une formidable dĂ©mocratie et cetera. C'est pas ça le sujet. J'en parle hein vraiment je parle des valeurs europĂ©ennes et des principes chinois. Il y a un encadrĂ© lĂ -dessus. Euh j'explique que l'argument aujourd'hui, c'est que on nous dit "B, il y a deux points de mesure. L'Union europĂ©enne aujourd'hui a elle-mĂȘme des accord avec des pays comme l'Égypte, comme la Tunisie, comme la Syrie, comme la Turquie euh sur la gestion migratoire et qui sont des accords euh qui sont faits signĂ©s finance alors qu'on sait pertinemment que les droits de l'homme ne sont pas respectĂ©s.

Euh la la l'Union europĂ©enne s'apprĂȘte Ă  signer peut-ĂȘtre Ă  la fin de l'annĂ©e un accord avec l'Inde euh qui a bombardĂ© le Pakistan, l'Inde qui a une politique islamophobe que tout le monde dĂ©nonce, que les ONG sur lesquels les ONG alertent et qui a aussi des camps de rĂ©tention pour personnes qui ont Ă©tĂ© dĂ©chu de leur citoyennetĂ©. Ce sont donc soit on a des principes et des valeurs qui sont valables pour tout le monde tout le temps quoi qu'il en soit. Et je parle aussi de Gaza et de ce qui se passe Ă  Gaza parce que l'Union europĂ©enne est interrogĂ©e sur sa position lĂ -dessus par le reste du monde. Soit c'est pas le cas.

Donc je veux bien qu'on dise on ne lĂąche pas nos valeurs face Ă  la Chine mais pourquoi face Ă  la Chine et pas face Ă  d'autres ? Et en plus il s'agit pas de lĂącher ses valeurs. La Chine ne nous demande pas de renoncer Ă  nos valeurs. La Chine ne nous dit pas "Vos valeurs sont un problĂšme, n'en voulez pas." Ă  la Chine dit "Ne vous ingĂ©rez pas dans nos affaires internes." Concernant la question taĂŻwanaise par exemple, je dis il y a le droit international ne participalisation de cette question par les États-Unis d'AmĂ©rique. Ça n'a jamais Ă©tĂ© la position française. Pourquoi ça le serait aujourd'hui plus que en 65 ou dans les annĂ©es suivantes ? La France a pris d'autres positions.

Enfin, concernant l'ordre international, vous dites "La Chine bouleverse l'ordre international ?" Oui, l'Inde, le Brésil, le Mexique, l'Afrique du Sud, plein de pays bouleversent l'ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale. Et c'est normal. La question est de savoir est-ce qu'on accepte de euh faire évoluer cet ordre international et de donner une place au pays du sud global ce qu'il réclame la position française est plutÎt favorable à cela, y compris dans les institutions monétaires. La France dit oui dans la Banque mondiale, il faut donner à la Chine la place qui devrait lui revenir.

Et donc la France n'est pas du tout dans une position de rejet du poids et de ce que reprĂ©sente la Chine et d'autres grands pays dans l'ordre international. Merci madame la rapporteur. La parole est Ă  Arnaud Legal pour le groupe de la France insoumise et pour 2 minutes 30. Merci monsieur le prĂ©sident. Merci madame la la rapporteur. Euh contrairement Ă  ce qui a pu ĂȘtre dit, je trouve ce rapport moi pour le coup extrĂȘmement rĂ©aliste. Bon d'abord il y a des rappels essentiels. On va pas rappeler Ă  nouveau le poids de la Chine dans l'Ă©conomie mondiale actuelle. C'est un incontournable que ça nous plaise ou non.

Je rappelle juste Ă  ceux qui le dĂ©plorent euh et notamment aux libĂ©raux qui le dĂ©plorent dĂ©sormais que c'est quand mĂȘme les occidentaux qui ont tout dĂ©localisĂ© en Chine dans les annĂ©es 80 90 pour maximiser dĂ©jĂ  Ă  l'Ă©poque l'accumulation les rendements du capital. Donc faut pas venir pleurer derriĂšre. Nous avons beaucoup de gens ont sous-estimĂ© ce pays qui est un grand pays historique qui a des grandes capacitĂ©s de planification. Ils ont cru qu'ils feraient Ă©ternellement euh des biens de trĂšs mauvaise qualitĂ© et hein alors que maintenant bah ils font tout le spectre et y compris les fusĂ© qui vont dans l'espace et beaucoup de gens avaient dit Ă  l'Ă©poque que ça cela se passerait comme ça.

Pour le reste ce rapport Ă©vite deux Ă©cueils. Le premier Ă©cueil, je l'ai dĂ©jĂ  dit, c'est celui de la naĂŻvetĂ©, de la naĂŻvetĂ© libĂ©rale qui est de croire que avec le doux commerce tout fonctionne et on garde notre domination sur le monde si tentez que ce soit ça l'objectif. Et l'autre Ă©cueil, c'est celui de vouloir rentrer, de croire qu'on va tout rĂ©gler en faisant une guerre commerciale et en s'alignant sur les États-Unis dans une guerre commerciale qui est ingagnable. MĂȘme les États-Unis le le sont en train de d'ajuster, c'est ingagnable. Il y a les chaĂźnes de valeur, les chaĂźnes de production sont beaucoup trop interdĂ©pendantes.

Je vais pas rentrer dans les dĂ©tails, je n'en ai pas le temps, mais tout le monde sait de quoi je parle. et une guerre commerciale qui est toujours susceptible de dĂ©raper en guerre tout court et la France doit sur ce plan ĂȘtre totalement non alignĂ© sur la question du la rapporteur a totalement raison de de parler des enjeux gĂ©opolitiques au sens large et pas simplement du commerce. Tout cela est liĂ©. Il y a une arsenalisation du commerce international etagissant du du des rĂšgles internationales et notamment de de ce qui a Ă©tĂ© du modĂšle de l'architecture construite aprĂšs la deuxiĂšme guerre mondiale, je ne suis pas certain que la Chine veut la changer.

La Chine veut ĂȘtre premiĂšre dans ce cadre-lĂ . Je pense que c'est plutĂŽt les États-Unis qui assument de dire que certaines rĂšgles doivent ĂȘtre changĂ©es. Et c'est le discours de Biden qui disait "Il nous faut un un monde dans des rĂšgles lesquelles on sait pas.

Le droit international on sait pas." Bref, la le rapport propose de trouver une ligne de crĂšte ou en tout cas une troisiĂšme voie qui est notamment pourrait s'apparenter Ă  ce qu'on peut appeler du protectionnisme solidaire, c'est-Ă -dire c'est pas la guerre commerciale, c'est pas libre Ă©change gĂ©nĂ©ralisĂ© et l'ouverture, c'est on nĂ©gocie secteur par secteur en faisant en sorte que de protĂ©ger nos intĂ©rĂȘts tout en Ă©tant dans une dĂ©marche de coopĂ©ration. Et je voudrais s'il vous plaĂźt parce que c'est Ă  mes yeux la grande qualitĂ© de ce rapport, si vous pouviez nous dĂ©cliner un peu et prĂ©ciser un peu euh quel type de recommandation euh vous sur lesquelles vous souhaitez le plus appuyer.

Merci monsieur le dĂ©putĂ©. Je On a fini avec les orateurs de groupe. Je propose de prendre l'intervention de d'AurĂ©lien TĂąchĂ© dans dans la fouĂ©e de la vĂŽtre comme ça le rapporteur pourra rĂ©pondre et puis ensuite on pourra je vois que madame Legri aussi parler comme ça aprĂšs on pourra aller voter. Voyez ce que je veux dire ? Donc je propose au collĂšgues TĂąchĂ© de de prendre la parole pour une minute 30. Ensuite la collĂšgue le grippe et puis le rapporteur fera une rĂ©ponse globale. Ça vous va ? Merci monsieur le prĂ©sident.

Oui, ben je vais parfait puisque j'interviens aprĂšs mon mon collĂšgue Arnogal, je vais pouvoir complĂ©ter un petit peu euh son intervention avec une question qui me semble intĂ©ressante Ă  poser sur cette troisĂšme voie euh et comment elle pourrait se dĂ©cliner notamment dans le domaine de la transition Ă©cologique. La Chine est aujourd'hui le premier producteur de batterie, de panneaux solaires, de de finalement de ce qu'on pourrait appeler des technologies vertes. Moi, il me semble que justement sur ce point prĂ©cis, la troisĂšme voie pourrait ĂȘtre intĂ©ressante, comment elle peut se se dĂ©cliner ?

Parce qu'on a souvent l'impression que finalement l'Union europĂ©enne, quand elle parle de rĂ©duction des dĂ©pendances face Ă  la Chine est en fait dans une logique de confrontation assez proche de ce que les États-Unis d'AmĂ©rique proposent sans complĂštement l'assumer. Et quel rĂŽle aussi peut jouer la France en particulier dans finalement cette stratĂ©gie de la 3Ăš voie avec la Chine ? a une relation particuliĂšre avec ce pays. Le gĂ©nĂ©ral de Gaulle a Ă©tĂ© le premier Ă  reconnaĂźtre la Chine comme finalement un pays euh souverain aprĂšs les la les Ă©vĂ©nements des annĂ©es 50 et la rĂ©volution des annĂ©es 50.

Euh comment la France, alors que nous avions les 60 ans de de finalement de de la relation franco-chinoise l'année derniÚre qui ont été célébré à trÚs bas bruit je trouve euh euh à Paris euh peut reprendre un peu la main pour donner une impulsion à l'Union européenne pour euh aller dans le sens de cette trisÚme voie. Merci. Merci beaucoup monsieur le député. Consens le grippe pour une minute 30. Merci monsieur le président. Plus qu'une question, ce sont quelques propos en en guise de commentaires que je voudrais tenir devant vous, madame la rapporteur.

Euh votre rapport d'information concerne les relations entre l'Union europĂ©enne et la Chine, l'ensemble des relations, pas uniquement les relations commerciales, Ă©conomiques. Et donc effectivement, je trouve que un sujets que vous avez Ă©vacuĂ© un petit peu rapidement tout Ă  l'heure aurait pu valablement ĂȘtre traitĂ© peut-ĂȘtre pas uniquement sous forme d'encadrer ou ou au dĂ©tour d'une phrase et je pense notamment au sujet des ingĂ©rences chinoises de toute qui sont extrĂȘmement documentĂ©es, extrĂȘmement prĂ©cises, extrĂȘmement agressives tant que dans beaucoup d'autres pays de l'Union europĂ©enne. Je crois que c'est pas un sujet qu'on peut renvoyer rapidement.

On n'est pas dans le soft power, on n'est pas dans une politique de promotion des bienfaits du régime chinois. On est dans des stratégies d'attaque et des stratégies systémiques d'agression contre nos nos valeurs. C'est trÚs documenté par toute une série de travaux. Il y a un ouvrage qui fait référence qui a été écrit par Jean-Baptiste, Jean-Jean Vilbert et et Paul Charon. Les opérations d'influence chinoise à un moment Maquiavellin qui Maiavellin pardon qui fait tout à fait autorité.

les travaux d'Antoine Bondas, des excellents rapports parlementaires Ă©galement le le rapport qu'avait fait notre collĂšgue sĂ©nateur AndrĂ© Gatolin sur les ingĂ©rences chinoises extrĂȘmement agressives vraiment sur le mode de la prĂ©dation dans les milieux universitaires acadĂ©miques, dans les milieux de de recherche. Donc tout cela aurait pu quand mĂȘme peut-ĂȘtre participer de l'Ă©criture d'un rapport d'information je dirais plus complet. Merci beaucoup madame la dĂ©putĂ©e madame la la rapporteur pour rĂ©pondre Ă  ces trois interventions. Merci monsieur le prĂ©sident.

Alors pour rĂ©pondre Ă  l'intervention de monsieur Arnaud Legal, oui, ce rapport veut aussi donner du poids Ă  l'Union europĂ©enne puisque je l'ai rĂ©digĂ© en pensant Ă  au prochain sommet UECH Chine et en disant mais que peut faire l'Union europĂ©enne lors de ce sommet pour qu'il ne soit pas 20 et qu'il ne soit pas un sommet inutile ? Donc il y a un certain nombre de recommandations qui visent justement Ă  la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts europĂ©ens trĂšs clairement et c'est des choses bon Ă  la fois techniques comme introduire des critĂšres gĂ©oĂ©conomiques opposables dans le mĂ©canisme europĂ©en de filtrage des investissements directs Ă©trangers.

Ça va ĂȘtre de mettre en place un mĂ©canisme europĂ©en de cohĂ©rence clim climatique. Ça a un intĂ©rĂȘt aussi parce que c'est la chaĂźne de de production est importante et les conditions de la production. Je parle dans le rapport par exemple de la marque Chine qui fait des vĂȘtements. Donc tous ces sujets-lĂ  doivent ĂȘtre pris en compte dans le la discussion avec la Chine. Et je propose surtout de remettre sur sur le tapis la question de l'accord global sur l'investissement qui a Ă©tĂ© signĂ© entre l'Union europĂ©enne et la Chine en 2021, suspendu dans le contexte de tension. Je dis aujourd'hui, il est temps de rediscuter cet accord. Il faut pas le reprendre tel quel.

les les choses ont beaucoup Ă©voluĂ© depuis 4 5 ans, mais il faut rediscuter ce cet accord en tenant compte de ce que nous voulons dĂ©sormais, c'est-Ă -dire bon, je fais des proposition concrĂšte, des prix planchĂ©s, des quotas d'importation, des co-entreprises Ă©ventuellement avec et lĂ  je propose aussi plusieurs recommandations pour dire il faut qu'on ait des des accords de principe sur le transfert de technologie, la garantie sur les propri la propriĂ©tĂ© intellectuelle et la garantie sur les donnĂ©es euh personnel parce que c'est c'est un des gros enjeux que nous avons pas seulement avec la Chine mais beaucoup plus encore avec les États-Unis.

Euh donc voilà, secteur par secteur, on peut aussi négocier des accords sectoriels. Euh oui, le la France peut permettre d'éviter une logique de confrontation avec la Chine. D'ailleurs, pour tout vous dire, l'Allemagne n'est pas dans une logique de confrontation avec la Chine. Pas du tout. L'Allemagne ne considÚre pas la Chine comme un rival systémique. Ils ont accepté cette idée-là de la Commission européenne. Mais dans les faits, l'Allemagne fait des co-entreprises avec la Chine. Dans les faits, l'Allemagne, d'ailleurs, je raconte comment l'Allemagne parfois passe outre rÚgles de la Commission européenne dans ses rapports avec la Chine.

Donc la France qui a une relation privilégiée, mais pas seulement pour des liens historiques. La France a beaucoup en commun sur le le partage de la vision de l'ordre mondial avec la Chine et de l'écologie. Si si si absolument le multilatéralisme est un vrai point commun entre la France et la Chine. Ils sont trÚs attachés. Il y a par exemple aussi tout l'investissement scientifique dans l'aérospatial, les coopérations spatiales. J'en parle beaucoup parce que j'ai eu la chance d'aller visiter des entreprises et de rencontrer les fonctionnaires du KNES là-bas en Chine. C'est un vrai sujet fondamental de coopération.

la coopĂ©ration culturelle qui est trĂšs intĂ©ressante, trĂšs importante entre la France et la Chine, les Ă©changes universitaires qui doivent ĂȘtre soutenus et encourager et je fais des propositions concrĂštes sur comment on pourrait le faire notamment en rĂ©formant un peu campus France. Ensuite euh je parle aussi par exemple au niveau mondial de l'idĂ©e la Chine est d'accord avec ça.

La France est plutĂŽt un pays qui pourrait soutenir la mise en place d'une agence mondiale du dĂ©veloppement aprĂšs que le retrait de l'USID par exemple la baisse des budgets de l'Union europĂ©enne et de la France, une agence mondiale du dĂ©veloppement trouverait toute sa place et je pense que la Chine est prĂȘte Ă  y jouer un rĂŽle. Elle elle dĂ©fend cette idĂ©e-lĂ . C'est pas le seul pays, je parle de la Chine, mais je pourrais parler du BrĂ©sil, de l'Inde, enfin de trĂšs les pays du BRIC sont plutĂŽt sur cette position lĂ . Il s'agirait de dire pour nous, la France qui a qui pouvons faire la promotion d'une vision coopĂ©rative et solidaire, on peut reprendre un certain nombre d'idĂ©es.

C'est pareil, monsieur le prĂ©sident, au sujet du Tribunal International pour la justice climatique. C'est une idĂ©e qui vient de la Bolivie. C'est une idĂ©e qui a plus de 10 ans. Il y a rĂ©guliĂšrement des rĂ©unions, des discussions Ă  l'ONU. Il y a dĂ©jĂ  une dizaine de pays qui soutiennent cette idĂ©e-lĂ . La Chine n'est pas en faveur de cette idĂ©e-lĂ , mais je pense que la France pourrait ĂȘtre en faveur. Je pense qu'on pourrait le porter, qu'on pourrait dĂ©fendre l'idĂ©e d'un tribunal international climatique. On peut ĂȘtre concernĂ© dans nos outreemers mais aussi en hexagone par ces sujets-lĂ .

Et ça vaut la peine de dĂ©fendre l'idĂ©e d'un cadre juridique solide avec des sanctions sur les enjeux climatiques. VoilĂ  ce que je peux vous sur les ingĂ©rences chinoises de toute nature. Écoutez euh vraiment c'est pas un sujet qui est venu sur la table avec les interlocuteurs et français. et français. Donc de toutes les autoritĂ©s françaises que nous avons auditionnĂ©, que ce soit le MAE, la DG trĂ©sor et europĂ©en ou mĂȘme nous avons discutĂ© avec l'ambassadeur de l'Union europĂ©enne en Chine, il n'a pas Ă©voquĂ© ce sujet-lĂ .

On a parlĂ© de desigour, on a parlĂ© de TaĂŻwan, on a parlĂ© d'un certain nombre de sujets comme ça, mais ce sujet d'ingĂ©rence n'a jamais Ă©tĂ© Ă©voquĂ© dans les auditions que nous avons menĂ©. Et alors peut-ĂȘtre que le peut-ĂȘtre que les fonctionnaires français, les haut fonctionnaires français et europĂ©ens ne sont pas sensibilisĂ©s Ă  ce sujet-lĂ . En tout cas, ils ne nous en ont pas parlĂ©. Merci beaucoup madame la rapporteur. Mais c'est c'est un sujet que vous pourrez dont vous pourrez vous emparer madame Legri dans une dans le cadre de votre groupe de travail. Que le collĂšgue Legal voulait reprendre la parole. Est-ce que en 20 secondes ? Oui, le sujet est documentĂ©.

On a des services qui font trĂšs bien leur travail. faudrait juste rappeler que l'ingĂ©rence elle est gĂ©nĂ©ralisĂ©e et notamment oui la Chine il y a de mais les États-Unis c'est massif et vous le savez madame le grippe vous le savez si monsieur V monsieur V a dit qu'il voulait qu'il ne qu' ne se reconnaissait plus dans l'Europe telle qu'elle est et qui veut la changer il veut que l'Europe soit d'extrĂȘme droite ils font des ingĂ©rences dans les campagnes Ă©lectorales il nous pique il nous pique des des donnĂ©es stratĂ©giques. Vous le savez trĂšs bien, vous avez vĂ©cu l'affaire Alstom. Donc je vais pas plus loin mais Ă  un moment donnĂ©, on fera un dĂ©bat sur faut arrĂȘter de laisser planer.

Faut faut faut dire des choses trÚs concrÚte. TrÚs bien. Merci beaucoup. Merci beaucoup à tous. Effectivement, il y a un groupe de travail de la commission des affaires européennes sur ce sujet qui pourra s'en s'en emparer trÚs largement. Merci beaucoup madame la rapporteur. J'ai une question à poser à la commission. Est-ce que la commission est d'accord pour autoriser le dépÎt du rapport d'information vu de sa publication ? Il n'y a pas d'objection. Il est donc il sera donc déposé. Merci beaucoup madame la rapporteur pour votre travail.

Prochaine rĂ©union demain Ă  16h45 audition conjointe de la commission des affaires Ă©trangĂšres, de la commission de la dĂ©fense nationale et des forces d'armĂ©e et de la nĂŽtre de monsieur Ruslan StĂ©phan Schou qui est le prĂ©sident de la radar ukrainienne. À demain, je vous remercie. M.