Franck Allisio : "L'immigration est un danger pour la France !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:05FerméeRéponse directe
Si le Rassemblement National arrive au pouvoir, il y aura combien de visas délivrés chaque année ?
- 2:10OuverteRéponse partielle
Est-ce que le restaurateur que vous êtes peut se passer des migrants qui viennent en France pour travailler ?
- 3:29FerméeRéponse partielle
Il y a certains métiers en tension qui ne peuvent pas se passer des migrants. On est d'accord ?
- 10:30FerméeRéponse directe
Est-ce que vous dites qu'il faut rétablir les contrôles aux frontières ?
- 19:54OuverteRéponse directe
Est-ce que vous constatez cela, vous, dans votre travail au quotidien ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 384 000 visas délivrés pour l'année 2025. »
- 0:41InvitéPromesse
« La fin, la suspension en tout cas du droit du sol, un véritable moratoire sur l'immigration. »
- 1:19PrésentateurChiffre
« De l'ordre de 10 000 par exemple, le minimum du minimum ? »
- 1:51InvitéFait
« Aujourd'hui, l'immigration n'est évidemment plus une chance pour la France. »
- 2:03InvitéFait
« Et surtout, l'immigration, souvent, est un danger pour la France. »
- 4:44InvitéChiffre
« Il y a 1,4 million d'étrangers sur le territoire qui sont inactifs. »
- 9:54InvitéChiffre
« C'est la France qui a un stock de 4,5 millions de titres de séjour chaque année. »
- 10:02InvitéChiffre
« C'est la France qui a entre 700 000 et 1 million de clandestins sur son territoire. »
- 12:24InvitéChiffre
« Le coût de l'immigration, ce ne sont pas les chiffres du Rassemblement nationale, ce sont les chiffres du contribuable associé. C'est un coût de 40 milliards par an. »
- 19:34PrésentateurChiffre
« À Paris, 48% des interpellés pour les crimes et les délits sont des étrangers. »
- 19:41PrésentateurChiffre
« À Lyon, 39% des interpellés sont des étrangers. »
- 19:47PrésentateurChiffre
« À Marseille, 55% des interpellés pour crimes et délits sont des étrangers. »
Temps de parole
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- Invité 220 %
- Invité 316 %
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Franck Alizio, député du Rassemblement National, 384 000 visas délivrés pour l'année 2025. Si le Rassemblement National arrive au pouvoir, il y aura combien de visas délivrés chaque année ?
L'ironie du sort, c'est que ce record absolu s'est fait donc l'année où Bruno Retailleau était ministre de l'Intérieur. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que cette montée, elle est inexorable depuis 30 ans. Quel que soit le gouvernement, quel que soit le président de la République, il y a eu les mêmes interdits moraux plutôt médiatiques, les mêmes lâchetés, la même politique en réalité. Et ce que ferait le Rassemblement National à partir de 2027 aux affaires, c'est tout d'abord un référendum pour inscrire ce changement, cette rupture dans le marbre et que ce ne soit pas susceptible d'être remis en cause par les juges européens, français, etc.
La fin, parce que ça c'est le début de tout, c'est la source de tout, la fin, la suspension en tout cas du droit du sol, un véritable moratoire sur l'immigration. Et quand je dis un moratoire, ce n'est pas trois ans comme l'a dit Jean-Antonu, M. Darmanin, on va faire un moratoire. Non, c'est pour une génération. C'est un moratoire sur l'immigration de 30 ans. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on délivre combien de titres de séjour ?
Ça veut dire que de l'ordre de 10 000 par exemple, le minimum du minimum ?
Ça veut dire qu'on se concentre uniquement sur l'immigration du travail. Et dites-vous bien qu'aujourd'hui, à l'heure de l'IA et de la robotisation, ce qu'il faut, c'est accepter une immigration choisie, une immigration du travail, une immigration hyper qualifiée. Donc en effet, c'est quelques milliers de personnes par an, parce que l'idée, c'est d'abord de former les nôtres à être hyper qualifiées et ne pas accepter des centaines de milliers de personnes chaque année qui ne sont pas qualifiées du tout, qui n'apportent rien, qui sont malheureusement un poids pour l'économie française. Aujourd'hui, l'immigration n'est évidemment plus une chance pour la France.
Elle n'est plus une chance, la France n'est plus une chance souvent d'ailleurs pour l'immigrément. On l'a vu avec ce que disait ma collègue, madame Alexandra Masson. Et surtout, l'immigration, souvent, est un danger pour la France.
– Stéphane Manégold, sur l'aspect économique, vous, vous êtes restaurateur. Franck Alizio du Rassemblement National vous dit, on ne va plus accueillir ou alors quelques milliers de personnes par an seulement. Est-ce que le restaurateur que vous êtes peut se passer des migrants qui viennent en France pour travailler ? Il y a un débat sur cette question.
– Je ne sais pas si vous posez la question ainsi. Moi, je suis patron d'une PME, j'ai plus de 180 salariés. Et il se trouve que je reviens là, je viens d'atterrir de Séville, il y a un peu plus d'une heure. Séville en Espagne, qui est aux portes du détroit de Gibraltar. J'y suis allé pour comprendre comment, mes confrères, l'économie est organisée. Je peux vous dire que là-bas, vous avez un boom économique qui est absolument incroyable. Elle est organisée autour d'une situation où, au fond, vous êtes quand même aux portes du détroit de Gibraltar, donc il y a une immigration massive. Zéro sentiment d'insécurité. Une immigration par le travail.
C'est-à-dire qu'ils ont fait le choix, contrairement à nous, de régulariser 500 000 travailleurs. Parce qu'au fond, celui qui pose problème, ce n'est pas celui qui travaille. Il faut un peu d'humanité, un peu de décence. Celui qui travaille doit être régularisé. Nous avons, nous, en France, un vrai échec. Un vrai échec sur le sujet de la vague migratoire. C'est qu'on a considéré qu'on va laisser des gens pendant 18 mois dans une zone grise. Ils n'ont pas le droit de travailler, ils ont le droit de rien faire. Donc, soit, en fait, ils ont le droit d'être sur le territoire, ils travaillent, il faut les régulariser.
Soit, ils ont vocation à quitter le territoire, il faut appliquer le droit. Donc, pour qu'on le comprenne bien, vous dites, il y a certains métiers qui qualifient de métiers en tension, qui, comme les vôtres, ne peuvent pas se passer des migrants. On est d'accord ?
Non, parce que j'ai fait une tribune il n'y a pas très longtemps, dans le Figaro, sur justement l'immigration. Il y a petit temps, et ça, c'est une position humaine qu'il faut prendre. Il faut régulariser ceux qui travaillent. Il ne pose aucun problème à la France. Que ce soit la restauration, essayer d'appeler un électricien, un plombier, vous verrez bien qu'il y a des sujets où on a besoin de main-d'oeuvre. Vous régularisez. Vous répondez à ma question. Petit deux ? Pardon, Stéphane, une pause.
Pardon, Stéphane, mais vous avez du mal à le dire. Je vous ai posé la question deux fois, vous me dites non, je ne sais pas. Et là, vous finissez par me dire oui.
Je vous réponds. Un, ceux qui travaillent, qui ne posent pas de problème à la République, et qui sont intégrés, eux, il faut les régulariser. Alors, Eric Tegner vous répond. Alors, déjà, moi, je pense que la question de l'électricien, qui est forcément un étranger ou un émigré, c'est un mythe. Vous allez dans certains territoires français, c'est quelque chose de très parisiano-centré. C'est-à-dire que quand vous êtes électricien, vous gagnez très bien votre vie. Et les Français, aujourd'hui, peuvent tout à fait devenir électriciens. Et ça, c'est un vrai sujet. Donc, d'abord, c'est un sujet d'orientation de filière.
Quand on a des jeunes qui vont à la faculté jusqu'à l'âge de 27 ans et qui ont un premier emploi en moyenne en France de 28 ans, ce qu'il faut, c'est les guider, faire ces emplois qui sont pour le coup bien rémunérés. Le deuxième élément, c'est que sur les étrangers, il y a 1,4 million d'étrangers sur le territoire qui sont inactifs. C'est les mêmes personnes qu'on a fait venir et à l'époque qu'on a régularisées parce qu'on disait qu'ils venaient pour travailler. La vérité, c'est qu'une partie d'entre eux sont venus travailler 2 ou 3 ans et ensuite ont accédé de facto à un système social et donc ont arrêté de travailler.
C'est d'abord ces personnes-là qu'il faut remettre au travail parce que c'était le pari au début de dire « On vous donne les papiers pour pouvoir travailler » et ils ont arrêté de travailler. Le troisième point qui, selon moi, est essentiel après l'orientation des jeunes aujourd'hui qui sont dans le chômage, c'est important, vers ces filières, c'est le fait que dans les usines notamment, il y a une robotisation.
C'est-à-dire que le patron de Palantir, une très grande société américaine, disait au forum de Davos cette année, moi je l'ai confirmé avec différents industriels que je connais bien, qu'avec la robotisation et avec l'IA, dans les années à venir et même dans les mois à venir, nous n'aurons plus besoin d'une immigration de masse. Et donc finalement, si on fait venir du monde et qu'on les régularise alors qu'on n'aura plus besoin de cette immigration d'ici quelques années, ça sera un problème parce que c'est un coût et c'est un coût d'insécurité.
Le seul élément où je me porte en faux, c'est que quelqu'un qui travaille, ça ne veut pas forcément dire que cette personne-là, elle est safe pour l'ensemble des Français. Ça, c'est important. Ce n'est pas parce que vous avez finalement la possibilité de travailler ou que vous avez un travail dans un restaurant que vous ne pouvez pas être dangereux. Et là-dessus, il y a une forme de mythe, c'est-à-dire qu'il y a un certain nombre d'étrangers qui peuvent se retrouver dans des situations de délinquance, ils ont un boulot. Permettez-moi de sortir de la caricature du restaurateur qui emploie des sans-papiers. Premièrement.
Deuxièmement, il ne vous a pas échappé qu'il nous manque des greffiers dans ce pays. Et pourtant, ils sont bien payés, on n'arrive pas à les recruter. Il ne vous a pas échappé que dans ce pays, il manque des médecins. Et pourtant, ils gagnent bien leur vie. La République leur offre des études pour qu'ils puissent avancer et très bien gagner leur vie demain. Donc, et quand j'entends M. Alizio qui dit « Nous, au pouvoir, au fond, on ne régularisera personne », M. Alizio l'a régularisé en 5 ans près d'un million de personnes. Un million par le travail. Vous parliez d'humanité.
Vous savez, le président sénégalais l'expliquait qu'il avait énormément investi dans la filière de la médecine, notamment grâce aux subventions et à l'argent que les Européens leur donnent. Eh bien, il s'inquiétait du fait que finalement, dès que ces médecins étaient formés, c'était les Français qui venaient les chercher. Je ne pense pas que ce soit une réponse humaniste.
On va revoir un extrait de ce documentaire que vous avez visionné à l'instant. En regardant ce qui se passe dans ce CRAS, ce centre de rétention administratif à Nanterre, qui montre que les migrants connaissent parfaitement nos lois, et notamment les lois européennes.
Pendant notre tournage, un homme séjournant dans ce local nous interpelle. Vous avez dit quoi ? C'est un Algérien de 33 ans qui sort tout juste de prison. Il a été condamné pour des faits d'agression sexuelle et de vols aggravés. L'homme demande aujourd'hui l'asile politique en Belgique, mais les autorités françaises tentent de le renvoyer en Algérie. Il semble maîtriser à la perfection le système d'immigration vers l'Europe, grâce à l'asile politique, et se vante même d'être entré sans aucune difficulté dans plusieurs pays. Éric Tegner, ce qui est limpide
dans l'extrait que nous venons de voir, c'est qu'il y a un migrant qui nous dit c'est difficile, en tout cas c'est plus difficile qu'avant d'obtenir l'asile en France. Donc ce qu'on fait maintenant, on va en Belgique, où on obtient l'asile assez facilement, et une fois qu'on a obtenu l'asile en Belgique, eh bien on vient s'installer en France.
Oui c'est un immense problème, c'est le problème de Schengen. C'est-à-dire qu'on se souvient également comment la France avait été choquée lorsqu'à Annecy, il y avait je crois que c'était un Syrien qui avait eu ses papiers en Suède et qui s'en était pris, rappelez-vous, à des enfants et à des bébés dans des poussettes. À ce moment-là, on se souvient d'Henri Danselm qui avait arrêté et stoppé ce meurtrier. Et les gens n'avaient pas compris. Ils étaient dit comment est-ce qu'il a pu venir en France, est-ce que c'est illégal, etc. Non, ça n'était pas illégal.
Parce que Schengen, non parce que Schengen vous permet, si vous êtes, finalement, si vous avez vos papiers en Espagne ou si vous les avez par exemple en Suède, vous permet de circuler sur le territoire. Il ne vous permet pas de vous installer sur le territoire, mais de circuler. Donc pendant plusieurs mois, c'est aujourd'hui une possibilité. Il y a une deuxième aberration, c'est que normalement, on devrait avoir un croisement de fichiers ou si vous êtes rejeté dans un pays, vous devez être rejeté partout. Et aujourd'hui, il y a des possibilités de s'exonérer de cette réalité. Parce que Schengen, ça n'a jamais véritablement été réformé. Alors qu'il faudra un double Schengen.
Il faut garder le Schengen, évidemment, pour les citoyens européens. C'est une évidence, c'est une facilité. En revanche, il faut le restreindre pour les étrangers. Le problème aussi sur ce sujet de l'immigration, c'est que rien ne fonctionne. On a ce débat sur Schengen, mais c'est un vieux débat. Depuis même la création de l'espace Schengen, on a en ce moment ce débat sur ce qui va se passer avec l'Espagne, avec la régularisation massive. Évidemment que ça va être un des sujets, mais le sujet, il est aussi franco-français. Il ne faut pas se dédouaner. Ce n'est pas que de la faute de Pedro Sanchez, ce n'est pas que de la faute de l'Union européenne.
C'est la France qui a un stock de 4,5 millions de titres de séjour chaque année. 4,5 millions, c'est quasiment 8% de la population, donc c'est évidemment énorme. C'est la France qui a entre 700 000 et 1 million de clandestins sur son territoire. Pourquoi ? Parce que nous sommes incapables d'effectuer les OQTF. Pourtant, Emmanuel Macron avait fait cette promesse, vous vous souvenez, en 2019, de les réaliser à hauteur de 100%.
Évidemment, c'était impensable, évidemment, c'était inenvisageable, parce qu'il n'y a aucun pays qui arrive à faire cela, mais on est à à peine 10%, et 10%, c'est quand on met tous les pays européens, mais quand on élargit au spectre extra-européen, on est à moins de 5% des OQTF. C'est aussi pour ça le vrai problème.
Franca Lizio, ce qui se passe en ce moment entre la Belgique et la France, et qu'on vient d'évoquer, risque de se passer demain entre l'Espagne et la France, puisque le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez a décidé de régulariser 500 000 sans-papiers qui pourront donc, demain, circuler librement dans l'espace Schengen. Est-ce que vous dites, vous, qu'il faut rétablir, par exemple, les contrôles aux frontières ? On était ce matin avec les équipes de 100% frontières qui montrent qu'il n'y avait aucun policier, en tout cas au point de passage où nous étions ce matin.
Nous sommes pour le rétablissement du décontrôle aux frontières, évidemment. Nous sommes pour le fait que la France, en 2027, puisse, comme le Danemark, si le Danemark, aujourd'hui, a réussi à réduire en 10 ans de 90% les demandeurs d'asile, l'octroi des demandeurs d'asile, c'est parce que le Danemark, lorsqu'elle est entrée dans l'Union européenne, a pu négocier une clause d'exemption sur l'Union européenne. Il ne faut pas voter en Bastille, sur l'Union européenne. Ils sont entrés ensuite. Non, ils sont entrés en Bastille. Ils sont en Bastille, parce qu'ils ont revoté sur les questions intérieures. Exactement. Ils ont revoté et ils ont eu toute une série d'exemptions.
Ce que nous, évidemment, on n'a jamais négocié. C'est ça qu'il faut négocier en 2027. C'est ça qu'on négociera en 2027 sur les clandestins. Un point de droit. Pourquoi, avec Marine Le Pen, on dit qu'on rendra la régularisation impossible ? Je dis bien impossible. Ce que vous dites, c'est que si vous venez illégalement sur le sol français, vous ne serez jamais régularisé. Exactement. Pourquoi ? Parce qu'on ne commence pas sa vie en France par un acte, par définition, de délinquance. Puisque entrer sur le territoire, c'est une violation de la loi française.
Donc à partir de là, évidemment, vous êtes reconduit à la frontière et vous faites une demande en bonne et due forme qui sera refusée ou non. Et puis, il y a un argument économique. Aujourd'hui, le coût de l'immigration, ce ne sont pas les chiffres du Rassemblement nationale, ce sont les chiffres du contribuable associé. C'est un coût de 40 milliards par an. Net, 40 milliards par an. Et ça n'a pas toujours été le cas. Il y a une vingtaine d'années, c'était que 15 milliards par an. Et à un moment donné, ça a été positif dans les années 60-70.
Mais aujourd'hui, l'immigration telle qu'elle est organisée, le trop-plein d'immigration qu'on n'arrive pas à intégrer économiquement et à assimiler culturellement, évidemment, le nombre fait que le coût aujourd'hui pour la France est du coup plus de 40 milliards.
40 milliards, pardon, 40 milliards,
je précise que c'est le chiffre
que vous avancez, vous. Qui est confirmé par l'Observatoire de l'immigration, je le précise, par Honnêteté intellectuelle, qui est contesté par d'autres associations, disons, qui contestent ce chiffre-là. Eric Tegner.
Moi, je voulais apporter un élément sur ce que vous avez dit. Moi, je respecte beaucoup les entrepreneurs comme vous, donc je critiquez votre position, mais je la comprends. Et je pense qu'il faut faire preuve de pédagogie. Il y a un problème sur cette idée de dire on va régulariser effectivement ceux qui travaillent. Le premier problème... Qui n'ont commis aucun acte délictueux envers la société française. Bien sûr. Et normalement, il y a un casier judiciaire, mais il y a une problématique que les pays peuvent finalement, il peut y avoir de la triche, etc. Sur les contrôles, j'ai du mal à penser que le gouvernement socialiste soit vraiment là-dessus très sérieux et regros.
Le premier problème, c'est le regroupement familial. C'est-à-dire que derrière, en fait, il y a cette personne qui va être très utile, en effet, pour une usine, pour un boulanger, pour un restaurateur, mais il y a toute la famille qui va venir. Donc, cette famille qui va venir, c'est le contribuable espagnol ou européen qui va en prendre la charge. Le deuxième élément, c'est que le souci, c'est qu'à partir du moment où, par exemple, cette personne n'aura plus de travail, c'est une vraie question parce que le chômage est surreprésenté aujourd'hui au sein des populations immigrées en France. Non, mais ça, c'est un donné quantitative.
Le problème, c'est qu'à ce moment-là, on ne pourra plus l'expulser. Moi, si vous me disiez aujourd'hui que finalement, on a un besoin immédiat pendant trois ans, le temps de robotiser, le temps de reformer les gens, pendant trois ans, le travailleur. Vous me dites que le travailleur, il peut venir, il vient trois ans, il repart. Mais moi, il n'y a même pas de problème de lui payer le billet d'avion et dire finalement, on les fait venir directement, ils viennent travailler trois ans, ils repartent. Ça se passe par exemple comme ça aux Émirats Arabes Unis. Mais le souci, c'est qu'une fois qu'ils sont ici, c'est terminé. C'est ça le problème.
Et c'est pour ça que le 1,4 million d'étrangers sur le territoire français qui sont inactifs, c'est un vrai sujet.
Stéphane Manigol, Eric Tegner, il soulève le problème principal. C'est le problème principal. Une fois qu'une personne est sur le sol français, elle s'y installe à vie de manière... Il y a des exceptions naturellement, mais de manière générale, c'est ce qui se passe. Cette personne est inexpulsable. Quand on est là, on y reste. Juste pour que je comprenne le débat.
La personne qui travaille et qui ne pose aucun problème à la société française, au contraire, qui coche des cases où on a des besoins, Mme Mélanie a régularisé 1 million. En 2028, elle aura régularisé 1 million de travailleurs. L'Espagne, je me permets de compléter les propos qu'on était dit, l'Espagne va régulariser 500 000 travailleurs. Pas 500 000 migrants. Ce n'est pas une vague submersive. Pour l'Espagne, ce n'est pas le cas. En 2005, c'était le cas, mais là, dans la monture de Pedro Sanchez, il faut avoir résidé 5 mois en Espagne. Ce que j'ai pu dire, il s'agit de gens qui travaillent.
Ensuite, je vais prendre celui qui a un trop-plein aujourd'hui, je l'ai écrit, c'est Pôle emploi, France Travail. France Travail est en excès. Rien que sur mon secteur, nous avons globalement 150 000 besoins en main d'oeuvre. C'est nos besoins réels. Et vous avez plus de 100 000 personnes qui touchent le chômage et qui ne vont pas travailler. Alors oui, pour ma part, et c'est ce que j'ai écrit dans la tribune du Figaro, il faut faire une pause. D'abord, remettre ces gens au travail, ceux qui touchent le chômage, et sortir du système de l'assistanat tel qu'on peut avoir.
Sur les 80 métiers en tension, par exemple, moi je souhaite que dans les 80 métiers en tension, le niveau d'indemnisation n'excède pas les 3 mois. Puisque si on est un secteur en tension, on n'a pas besoin d'être protégé pendant 18 mois du chômage. Premièrement. Et ensuite, une fois que vous avez fait ça, il vous reste le quota de combien de personnes il vous manque ou pas. Mais on ne peut pas...
Et le Rassemblement National vous répond, ils disent quelques milliers par an seulement. Vous avez la réponse, Franck Laliseau vient de vous la donner, il dit, on accueillera, nous, quelques milliers de personnes tout au plus chaque année.
Ben écoutez, la réponse, vous l'avez. Je regarde factuellement lorsque les alliés du Rassemblement National français sont au pouvoir, Madame Mélanie, elle a régularisé 1 million de travailleurs. Et le Rassemblement National a dénoncé ça par ailleurs. Oui mais d'accord, mais bon, je veux dire, il y a appris, il y a une réalité économique, le RN, tout RN qui puisse être avec plein de volontés et certainement sont leurs volontés, il y a un moment, la réalité, c'est quand vous êtes frappé par la réalité, eh bien vous faites comme à la Mélanie. Dans la restauration, les étudiants, les étudiants où ça coûte de l'argent, les étudiants qui ont besoin d'argent parce qu'ils en parlent.
Pourquoi les étudiants, moi je me souviens à mon époque, je voulais bosser à restauration dans les bars, c'était super galère. Pourquoi les étudiants aujourd'hui on ne fait pas en sorte que les FAC leur laissent du temps, 15 heures par semaine pour aller combler ces besoins ? Moi je ne sais pas pourquoi on doit payer les étudiants en français et leurs FAC qui ont fait venir des étrangers ? Vous avez des politiques qui ont laissé la malbouffe s'intégrer dans ce pays, qui détruisent l'emploi. Vous avez vous-même voté il n'y a pas très longtemps le refus pour mettre une taxe sur McDonald's à 20%. Eh bien ça, c'est destructeur d'emplois. Ça c'est de la précarité. Et pourtant vous avez...
S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, on n'a pas beaucoup de temps. S'il vous plaît, Stéphane Manigold.
Il n'a pas beaucoup de temps, je veux qu'on écoute l'extrait suivant parce qu'il représente également beaucoup de choses, il symbolise beaucoup dans la politique migratoire de ce pays. Ça se passe à Lyon, dans un centre de migrants. Regardez les conditions de vie de ces migrants.
Je suis la présidente de l'association Thé Glorieuse et là je suis venue pour voir mes frères africains des migrants qui vivent dans le campement châtreux. Il y a au moins plus de 320 personnes qui vivent ici. Voilà, sous la neige, dans le froid. 320 personnes qui viennent pour la plupart d'Afrique subsaharienne. La Guinée, la Côte d'Ivoire, en plus l'Afrique de l'Ouest. Dans ce camp de fortune où vivent également une vingtaine de mineurs, la situation sanitaire est plus que préoccupante. Il y a les tentes à côté, les gens ils dorment et puis il y a aussi les déchets. Ils n'ont pas de poubelle et ça c'est des moustiques ça. Ça donne les moustiques, c'est lamentable.
Venez, je vais vous montrer les douches que la mairie de Lyon au premier arrondissement a installées pour eux. Je viens d'apprendre que l'eau a été coupée. Donc du coup, ils se débrouillent tout seuls. Et puis ils ont installé les douches. C'est comme s'ils approuvaient le fait qu'il y ait des tentes et qu'ils veulent que ces jeunes gens restent. Regardez l'état. Ils ont coupé de l'eau. L'eau a été coupée. Début hiver, ils ont placé des gaz et il y avait de l'eau chaude pendant trois jours. Et après ça, ils ont dit qu'ils n'ont plus les moyens de mettre des gaz encore, qu'ils n'ont plus d'argent pour acheter des gaz. Bon, c'est resté avec de l'eau glacée.
Bon, tout le monde s'accorde à dire que ces conditions de vie sont absolument lamentables, que c'est indigne de la France. Et cette immigration-là, celle dont nous venons de parler et celle dont nous avons vu les images, cette immigration n'est une chance ni pour les migrants ni pour les Français. Quand on a dit cela, on peut aussi dire que ces conditions de vie, elles créent naturellement de la délinquance et de la criminalité. Les étrangers sont surreprésentés dans les grandes villes, notamment dans l'ensemble des crimes et des délits. À Paris, par exemple, à Paris, 48% des interpellés pour les crimes et les délits sont des étrangers. À Lyon, 39% des interpellés sont des étrangers.
Et à Marseille, on va en parler avec vous, Franck Alizio, à Marseille, 55% des interpellés pour crimes et délits sont des étrangers. D'abord, Red Appellage du syndicat Unité Île-de-France. Est-ce que vous constatez cela, vous, dans votre travail au quotidien ?
Moi, ce que je constate, déjà, il y a beaucoup de choses. Je n'ai pas pu en placer une tout à l'heure, mais déjà, les conditions... J'entendais que l'individu, il se plaignait des conditions dans les cras. Et en fait, je pense que la société française, elle a fait que... Je parle des délinquants en situation régulière ou qui font l'objet d'une OQTF. Ils ont pris une confiance incroyable. Moi, il y a 28 ans, quand je suis rentré dans la police, les vendeurs à la sauvette en bas de la tour... au champ ou à la tour Eiffel, ils ne balançaient pas des tours Eiffel sur mes collègues. Aujourd'hui, c'est le cas. Il y avait des images qui avaient été...
Moi, en tout cas, qui m'ont profondément choqué. J'avais vu des collègues de la direction de l'ordre de la DOPC qui avaient pris des projectiles par ces individus. Avant, il n'y avait pas ça. Comment est-ce que vous expliquez ça ?
Ça s'explique
par le laxisme judiciaire qu'on constate
assez régulièrement, même s'il ne s'agit pas de faire des généralités.
Qu'il soit français, qu'il soit migrant, qu'il soit ce que vous voulez. En France, aujourd'hui, il y a une peine de prison minimum qui... Enfin, il y a un palier de prison, une peine de prison qui existe, elle n'est jamais mise en place pour les actes de délinquance. Eux, ils partent de ce principe-là. Et aujourd'hui, on voit que, franchement, depuis 20 ans, moi, en tout cas, je l'ai constaté, mes collègues le constatent, et c'est plus qu'un sentiment, qu'en fait, ils se lâchent. Aujourd'hui, les individus, vous allez...
Dites-moi une gare, à part Saint-Germain, bien sûr, dites-moi une gare de la ligne A, de la ligne D, de la ligne B, RER, où il n'y a pas des vendeurs à la sauvette de cigarettes. Voilà, il n'y en a pas. Avant, c'était que la goutte d'or. Aujourd'hui, c'est partout. Et quand on les contrôle, ça ne se passe jamais bien. Et avant, ça se passait très bien. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, ils ont des OQTF, la majorité, je suis désolé de le dire, mais ils font l'objet d'une OQTF qui est valable trois ans. Et pour eux, c'est un laissé-passer. Et c'est une vérité parce qu'on ne peut rien faire par rapport à ça.
Donc quand Jules Thores dit l'immigration aggrave tous nos problèmes sur les questions de sécurité, vous êtes d'accord avec lui ? L'immigration aggrave ce problème-là ?
Alors, venant de moi, aujourd'hui, ça devient un problème de gestion. Il y a un gros problème de gestion. Je ne peux pas dire ça. Moi, mes parents, ils sont venus grâce à l'immigration en France. Mais mes parents, ils ne sont pas venus pour brûler des voitures, pour vendre des cigarettes à la sauvette. Ils sont venus pour travailler. Voilà. Et ils m'ont éduqué. Ils m'ont appris à respecter les policiers. Ils m'ont appris à respecter les Français, à garder ma culture, à partager ma religion et ne pas l'imposer. Et on en a parlé, on en parlait beaucoup dans ce reportage. Vous avez parlé de l'Italie. Aujourd'hui, à Menton, il ne faut pas se leurrer.
C'est grâce à l'Italie que ça va beaucoup mieux. Parce qu'en fait, il y a des sépassés consulaires. Et avec la Tunisie, par exemple, où on a quasiment plus de problèmes. Et la gestion des mineurs, pour nous... Les routes migratoires
ont changé, en tout cas. Les routes migratoires ont changé.
Oui, les routes migratoires ont changé. Mais pour nous, les mineurs, déjà, vous avez vu la délinquance des mineurs en France. De manière générale, c'est très difficile à gérer pour nous au niveau de l'irresponsabilité pénale. Alors, au niveau des mineurs en situation régulière, c'est encore pire. Parce qu'aujourd'hui, les réseaux de trafiquants de drogue dans les quartiers, ils utilisent qui pour faire les chouffres ? Ils utilisent...
Les mineurs isolés.
Exactement. Non accompagnés. En fait, on ne leur rend même pas service. Aujourd'hui, même en Seine-Saint-Denis, la sous-direction, on a une unité qui lutte contre l'immigration régulière. On a été obligés de créer une unité qui lutte contre les marchands de sommeil. C'est-à-dire qu'on essaye d'aider les gens. On voit des gens qui n'ont pas de papy vivent dans des cabanes de jardin et qui payent des loyers de 1 000 euros par mois. Et nous, on est submergés de travail. Et pour le coup, c'est vrai que l'ancien ministre de l'Intérieur, il a renforcé les sous-directions. Vous parlez de Bruno Réttaillot ? Oui. Je ne vais pas le cacher. Au niveau des CRAS aussi.
Mais il y a encore un gros travail à faire. Vous avez donné un chiffre tout à l'heure. On a parlé de 2 000 CRAS. 2 000 places en CRAS. Voilà. 3 000 places en CRAS pour 140 000 OQTF. Bien sûr. Vous imaginez. Il y a un million de QTF qui ont été donnés depuis... Aujourd'hui, il y a 20 ans, un CRAS... On est débordé. En fait, on est débordé. On est submergé. C'était pour les personnes en situation irrégulière avec une OQTF. Aujourd'hui, un CRAS, c'est pour une OQTF mais qui est délinquant.
Bien sûr. Franck Alizio, dans votre ville, celle dont vous êtes le député, celle dans laquelle vous avez été candidat à la mairie en mars dernier, c'est dans cette ville-là que le chiffre est le plus impressionnant. 55 % des personnes interpellées pour un crime ou un délit sont des personnes étrangères. Et je dis bien étrangères.
Encore une fois, le trop-plein d'immigration aboutit à cette situation. Cette situation, c'est quoi ? C'est une sur-représentation des immigrés dans la délinquance et donc dans les détenus en prison mais une sur-représentation des étrangers. Oui, des étrangers. Une sur-représentation des étrangers dans les logements sociaux. Une sur-représentation des étrangers chez les demandeurs d'emploi. Et les conséquences ne s'arrêtent pas là. Par exemple, chez moi à Marseille, le trop-plein d'immigration aboutit aussi à un manque d'assimilation et encore une fois d'intégration qui fait qu'un lieu de culte musulman sur deux est radicalisé. Et ce ne sont pas... Encore une fois, ce sont les chiffres...
C'est le Figaro qui l'a cité et c'est les services de police. Ce sont les chiffres et les services de police. Donc évidemment que la radicalisation, on sait très bien que c'est le terrorisme. Donc tout cela amène évidemment de l'insécurité et du danger pour la France. Un autre problème... Alors c'est juste à côté de Marseille, c'est aux portes de Marseille, ma circonscription, c'est Vitrolles. À Vitrolles, il y a, et ça c'est de l'immigration intra-européenne, il y a dans une ville de 37 000 habitants, 8 camps de Rome. 8 camps de Rome, il faut batailler parce que ça c'est le laxisme ambiant, le laxisme du gouvernement. On doit batailler pour démanteler ces camps de Rome.
8 camps de Rome pour une ville de 37 000 habitants qui évidemment génèrent de l'insécurité, une dégradation au quotidien, la vie impossible pour les Vitrolles. Voilà les conséquences de ce trop-plein. Encore une fois, c'est un trop-plein d'immigration. Ce n'a pas été toujours le cas. En 30 ans, le nombre d'entrées légales sur le territoire a été multiplié par 3. En 20 ans, le nombre d'illégaux a été multiplié par 3. Voilà, il y a un trop-plein.