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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 8 mai 2025 8 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécurité

C'est quoi ce "conseil de défense et de sécurité" franco-allemand mis en place par Macron et Merz ?

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Arthur KenisbergFait
    « C'est un instrument politique et technique qui vise à coordonner les actions et les efforts des gouvernements français et allemands sur les sujets stratégique, sur les sujets de réarmement ou sur les sujets géopolitiques comme le soutien militaire à l'Ukraine. »
  • 8:00Arthur KenisbergFait
    « Il ne s'agit pas de la partager. Il s'agissait de rappeler la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio vous explique première visite officielle du nouveau chancelier allemand en France. Fredrich Mers qui a été reçu hier à l'Élysée par Emmanuel Macron. Une annonce notamment la création d'un conseil de défense et de sécurité commun.

Dit comme ça, ça peut sembler un peu flou. Alors concrètement c'est quoi un conseil de défense et de sécurité franco-allemand ? On se pose la question avec vous Arthur Kenisberg.

Bonjour. Bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Vous êtes le président fondateur d'Eurocréative S tank français sur l'Europe centrale oriental sur les Bals.

Concrètement à quoi il peut ressembler ce conseil de défense et de sécurité commun ? C'est un instrument politique et technique qui vise à coordonner les actions et les efforts des gouvernements français et allemands sur les sujets stratégique, sur les sujets de réarmement ou sur les sujets géopolitiques comme le soutien militaire à l'Ukraine. Mais c'est essentiellement un sujet technique.

C'estàdire qu'effectivement c'est l'une des annonces qui a beaucoup retenu l'attention parce que la symbolique est très forte. Un conseil de sécurité, de défense franco-allemande, ça parle ça parle aux deux peuples français et allemands. Mais c'est avant tout ça parle.

C'est pas clair quoi. C'est pas clair. C'est pas clair ça, je suis je suis d'accord.

Et c'est surtout encore moins clair s'il n'y a pas plus d'alignement stratégique entre les gouvernements français et allemands. Juste avant l'élection au Bundestag il y a 48 he de de Fritich Schmers, on pensait que le nouveau chancelier allemand allait avoir une latitude et une liberté pour se rapprocher et s'aligner sur les positions stratégiques françaises. Et c'était largement espéré à Paris.

On voit qu'avec ce vote retardé, il a été obligé de fall il a fallu un deuxième vote après avoir échoué au premier tour de de de six voix. Friedrich Schmerz n'aura pas laattitude et la liberté pour véritablement s'aligner peut-être sur Paris et c'est l'une des déceptions qu'on sent monter à Paris ces dernières heures. C'est-à-dire que en matière de sécurité de défense, on n'est pas sur la même ligne aujourd'hui avec euh avec l'Allemagne.

Ben, on l'était pas hier, on l'était encore moins avec euh lorsque c'était le chancelier Olaf Scholz. Aujourd'hui, avec Friedrich Mers, il y a des questions qui se posent. Il y a un alignement sur le fait que l'Europe et les pays européens doivent augmenter leur budget militaire et se réarmer.

Mais maintenant sur la construction d'une basse industrielle de technologie et de défense européenne, le fait d'acheter du matériel européen, le fait d'investir de l'argent européen pour acheter européen et le fait de beaucoup plus soutenir l'Ukraine et même la vision du lien transatlantique. Oui, il y a des questions qui se posent. Il y a aussi des questions qui se posent sur est-ce qu'il va y avoir un endettement européen commun pour financer nos nos efforts de défense ?

Ça pour l'instant effectivement ce n'est pas clair et ce n'est pas clair du du vous avez parlé de l'échelon européen, sauf que là on est vraiment sur sur un conseil de défense franco-allemand. Est-ce que ça ne va pas fragiliser d'une certaine manière l'Union européenne sur ce point de vue ? Le fait qu'on qu'on se concentre sur ce ce couple franco-allemand ?

Je crois que les Français et les Allemands ont ont bien compris qu'ils ne pouvaient plus euh gérer l'Europe justement uniquement en francoallemand. Là, ce conseil de sécurité, de défense, c'est pour coordonner leurs actions. Mais tout de suite après être passé à Paris, Fredrich Mert s'est envolé pour Varsovie, s'est envolé pour passer un message à ce grand à cette grande puissance de d'Europe centrale qui est la Pologne.

Il a aussi rapidement rappelé qu'il voulait se rapprocher au niveau stratégique de de la Grande-Bretagne. On sent que le nouveau chancelier allemand ne va pas se concentrer uniquement sur la France comme comme partenaire stratégique. Et la France aussi.

La France ne parle plus, elle a parlé pendant des années d'un couple franco-allemand. Elle elle idéalisait peut-être sa relation avec l'Allemagne. Et on est passé autre chose à ce niveau-là.

Ouais, effectivement, je pense que les Français et les Allemands ont compris que le franco-allemand n'était plus le seul moteur de l'Union européenne qu'aujourd'hui Est-ce que nous on l'a compris ? Oui, je pense que le le président de la République notamment lorsqu'il euh c'est en juin 2023 ou fin mai 2023 qu'il fait un discours à Bratislava au au forum de globe sec et où il passe ce message à tous les pays d'Europe centrale et orientale qu'effectivement la France aujourd'hui va beaucoup plus parler essayer de comprendre une grande partie de l'Europe plus qu'elle ne le faisait les ces ces dernières années. Aujourd'hui, effectivement, il est beaucoup plus intéressant d'essayer d'aller construire des coalitions avec ce qu'on appelle des petites nations plutôt qu'en concentrant nos efforts pour essayer de de convaincre l'Allemagne.

Je crois qu'un partenariat stratégique fort avec des pays comme la Pologne, avec les États-Baltes, avec la Finlande, avec peut-être de demain la Roumanie, effectivement, c'est beaucoup plus important pour avoir un poids pour avoir de l'influence en Europe qu'en se concentrant sur le franco-allemand. Mais pour ça une souveraineté. Vous avez parlé d'armement, souveraineté européenne en terme de d'armement, d'achat, de production, d'armement.

On sait que certains pays bah ça bloque. Est-ce que on peut s'orienter véritablement vers cela ? Oui, mais il s'agit de partager une vision commune et aujourd'hui euh effectivement si à Paris on semble avoir pris les conséquences du retrait entre guillemets amé même si c'est pas très clair du retrait américain du continent européen et du changement d'attitude de Washington vis-à-vis à la fois du continent européen et de Moscou et de ce qui se passe dans dans la ou sur le sujet de la guerre d'Ukraine, effectivement, ce n'est peut-être pas un constat qui est partagé dans toutes les capitales européennes.

Je me déplace énormément en Europe centrale orientale. Il n'y a pas ce même regard sur ce qu'à Paris on appelle une cassure du lien transatlantique. Non, eux ils appellent ça un changement, un changement qu'ils espèrent temporaire et et justement eux ils visent à temporiser, à calmer, à ne pas faire de grandes déclarations et à ne pas à ne pas froisser Washington.

Et Fré Schmer est aussi dans cette attitude là. juste avant son élection comme chancelier au Bundestag, il était beaucoup plus virulent sur les États-Unis, même qu'il a pu parfois qualifier d'adversaire depuis qu'il a été eu chancelier sur cette courte sur cette courte majorité. En même temps, sur ces élections, il était pas le choix de de Washington, en tout cas, on va dire d'Elon Musk tout le moins.

Non, non, non, c'est clair. Mais sauf que le le le partenaire américain pour l'Allemagne est tout de même très important. H et si on sentait un FR beaucoup plus orienté sur cette sur cette idée d'autonomie stratégique européenne, aujourd'hui on le sent beaucoup plus fragilisé et prudent.

C'est-à-dire que aujourd'hui enfin à Paris, il a rappelé plusieurs fois que les États-Unis étaient déterminants pour la sécurité de l'Europe, était déterminant aussi dans la guerre d'Ukraine et qui même sur le sujet du nucléaire où il était plutôt ouvert sur la proposition française d'écouter ce qu'était la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française hier. lors de la conférence de presse, il a plutôt mis ça de côté et dit que l'Allemagne et l'Europe étaient déjà sous le parapluie nucléaire de l'OTAN et donc américain. Donc ce conseil de défense et de sécurité franco-allemande, ce n'est pas une manière, en tout cas, on ne va pas vers un partage de la dissuasion nucléaire française, si je vous comprends bien.

Je crois que de toute façon, il y avait pas il y a c'est c'est un sujet très très compliqué et complexe le le sujet de la dissuasion nucléaire française. Il ne s'agit pas de la partager. Il s'agissait de rappeler la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française.

Et il s'agit de l'expliquer à nos partenaires. Si les Français ont déjà du mal à comprendre ce qu'est la dissuasion nucléaire française, imaginez nos partenaires européens. Imaginez ce qu'est pour un Polonais, pour un allemand, pour un finlandais de comprendre ce qu'est la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française.

C'est compliqué. Quels que sont les intérêts vitaux de la France ? Je crois que le président de la République essaie depuis plusieurs mois de rappeler qu'effectivement s'il y a une attaque sur un pays européen, ça peut engager les intérêts vitaux de la France.

Mais il ne s'agissait pas de donner un nouveau bouton à nos partenaires européens. La dissuasion nucléaire française reste française mais il s'agit juste de rappeler sa dimension européenne. Arthur Kenisberg un grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.

Je rappelle président fondateur de récréative sing français sur l'Europe centrale orientale sur les balcon les balcons. Merci pour toutes vos explications. Je vous souhaite une très belle journée.

Merci beaucoup. Sud radio. Il est 7h42.

Dans un instant arrive Françoise Degouis pour son édito politique. Un tout autre sujet. On va parler du conclave.

Sud Radio. C'est votre opinion qui compte. Mm.