N. Dupont-Aignan dénonce sur TPMP et à l'AN la censure absolue prévue par l'article 4 !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse partielle
On en avait déjà parlé, y êtes-vous favorable ?
- 0:56OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu'est l'article 4 ?
- 3:52OuverteRéponse partielle
Avez-vous été invité sur d'autres chaînes ou pas ?
- 6:42OuverteRéponse directe
Vous avez suivi ce qu'a dit le Conseil d'État sur CNews ?
- 9:54RelanceÉludée
Comment elle peut ne pas y croire ?
- 10:40OuverteÉludée
Est-ce que tu comprends ce qu'il vient de dire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiqueFait
« le gouvernement, sous le faux prétexte d'un projet de loi contre les dérives sectaires et qui est contre les sectes, veut imposer un article 4 qui punirait de 15 000 euros d'amende et d'un an d'emprisonnement tous ceux qui émettront un doute sur un médicament ou un vaccin. »
- 1:22Invité politiqueFait
« par exemple, je pense, abandonner ou à s'abstenir de suivre un traitement médical thérapeutique ou prophylactique, ça veut dire de prévention, lorsque cet abandon ou cette abstention est présenté comme bénéfique pour la santé des personnes visées en l'état des connaissances médicales. »
- 2:11Invité politiqueFait
« c'est celui qui va l'inviter, c'est le réseau social qui va le laisser émettre, par exemple, ma vidéo fermée, c'est-à-dire c'est la censure absolue. »
- 5:22Invité politiqueFait
« Le Conseil d'État a dit que c'était liberticide. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Le Sénat a rejeté l'article 4. »
- 11:21Invité politiqueFait
« le pass sanitaire, il a été fait sur un mensonge d'État. On nous a expliqué qu'il fallait se vacciner pour protéger sa grand-mère. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan67 %
- ?15 %
- Présentateur8 %
- Locuteur 55 %
- Locuteur 13 %
≈ 51,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Juste avant, Nicolas Dupont-Aignan est avec nous puisque,
apparemment,
anti-vax, compotiste, thérapie alternative, le gouvernement souhaite renforcer les sanctions et critiquer le vaccin serait peut-être donc passible d'un an de prison et 15 000 euros d'amende. On en avait déjà parlé, y êtes-vous favorable ? On va en parler avec Nicolas Dupont-Aignan. Regardez, Nicolas Dupont-Aignan qui a déjà réagi là-dessus, il dit que c'est la fin de la liberté scientifique.
Le
gouvernement, sous le faux prétexte d'un projet de loi contre les dérives sectaires et qui est contre les sectes, veut imposer un article 4 qui punirait de 15 000 euros d'amende et d'un an d'emprisonnement tous ceux
qui
émettront un doute sur un médicament ou un vaccin.
C
'est la fin de la liberté scientifique. C'est une vérité d'État
avec
tous les dangers que cela comporte. Le Sénat l'a supprimé. Et maintenant c'est à nous de batailler. Et je serai dans l'hémicycle pour empêcher cette fin des libertés.
Merci Nicolas Dupont-Aignan d'être avec nous, président de Debout la France. Est-ce que vous pouvez nous expliquer, expliquer à nos téléspectateurs, en quelques mots que vous l'avez fait là, ce qu'est l'article 4 parce qu'on croit que c'est une blague ?
Non,
c'est pas une blague. Bonjour à tous
d'abord. L'article 4, c'est une disposition, je l'ai amenée parce que c'est incroyable, est punie
d
'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, la provocation,
mais
on définit pas la provocation.
Vous
par exemple, je pense, abandonner ou à s'abstenir de suivre un traitement médical thérapeutique ou prophylactique, ça veut dire de prévention, lorsque cet abandon ou cette abstention est présenté comme bénéfique pour la santé des personnes visées en l'état des connaissances médicales. Bref,
pour
simplifier, Irène Frachon, vous vous souvenez qui était Irène Frachon ? Oui, Médiator. C'était ce médecin qui a mis 15 ans à dénoncer la mortalité du Médiator. Lanceur. Lanceur d'alerte. Eh bien, Irène Frachon, avec cet article, avant même de commencer à émettre le moindre doute sur le Médiator,
elle
aurait été poursuivie,
soit
mise en prison, soit elle n'aurait jamais été invitée nulle part, parce que c'est pas simplement celui qui dit,
qui
émet un doute sur un médicament, c'est celui qui va l'inviter, c'est le réseau social qui va le laisser émettre, par exemple, ma vidéo
fermée,
c'est-à-dire c'est la censure absolue. Et ce qui est très grave, c'est qu'Irène Frachon, je prends l'exemple d'Irène Frachon, mais elle n'aurait pas pu émettre ses critiques, le Médiator serait toujours en vente libre, il y
aurait
toujours des milliers de morts, encore plus, et il n
'y
aurait pas eu de procès alors que le laboratoire a été condamné. Donc ce que je veux dire, c'est que sous un aspect très confus, très compliqué,
et
en plus c'est mis dans un projet de loi qui s'appelle, c'est très intéressant, qui s'appelle lutte contre les dérives sectaires. Mais moi je suis contre les sectes, comme d'ailleurs j'ai été contre, j'ai vu dans le bandeau anti-vaccin, j'ai toujours été pour le vaccin, mais pas celui-là, c'est un autre débat.
Voilà,
donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, dans un projet de loi contre les sectes, où il y a l'article 1 qui n
'est
pas mal, l'article 2 qui n
'est
pas mal, l'article 3 qui n
'est
pas mal, tout d'un coup,
on
met ça comme un virus
qui
est là pour faire taire tous ceux qui ont des opinions différentes. C
'est l'amendement anti-Raoult,
c'est l'amendement anti-Péronne, c'est l'amendement anti-Votre Serviteur, c'est l'amendement pour tous ceux qui émettent une vérité scientifique différente. Mais la science, Pasteur, il aurait été interdit, il aurait été hors prison, parce que la science,
ça
progresse par le débat. C'est un questionnement aussi, c'est voilà. La science, elle a avancé, moi ça me fait penser aux médecins de Molière, vous savez, c'est-à-dire c'est complètement fou, on arrête tout, on gèle,
et
il
y
a un terme, je suis désolé, je suis un peu têtu, mais en l'état des connaissances médicales, en l'état des connaissances médicales. Mais alors ça veut dire que quelqu'un qui apporte une nouvelle connaissance médicale,
il
est interdit.
Vous
avez été invité sur d'autres chaînes ou pas
?
Ah non, là-dessus, interdit. BFM, Benjamin
Diomel, l'ami de... Non mais moi je suis,
vous savez, j'ai été invité, j'ai été invité une fois au journal de 13h en décembre 2020, où
j'ai dit sur TF1,
attendez la suite, où j'ai dit que je ne serais pas une souris de laboratoire, c'était sur les vaccins Covid. J'ai dit que
je
ne serais pas une souris de laboratoire, je n
'ai
plus jamais été
invité. Un avis de
Valérie Benahim qui vous a invité.
Qu'est
-ce
que vous pensez de ça ? Eh bien, M. Dupont-Aignan m'a convaincu, parce que très franchement, je trouve que l'exemple de Mme Frachon, il est bien choisi. Et en fait, j'ai peur d'une censure à postériori. C'est-à-dire que la puissance des laboratoires, du lobby médical, de certains donneurs de leçons, Cyril en parlait tout à l'heure, et au niveau médical, il y en a énormément. Évidemment, j'ai peur qu'il y ait une chape de plomb sur toute la pensée différentielle et que la pensée unique, là, nous empêche de réfléchir
à la série. C'est très grave. C'est très grave. Donc, je suis d'accord
avec M. Dupont-Aignan là-dessus.
Alors,
Raymond, toi, tu te posais la question maintenant ? Tu as entendu de ça ? Moi,
je me
posais la question sur le débat d'avant.
Exactement. Il
ne
faut
pas faire taire les gens. Il y aura tout le temps des charlatans.
Il
y
a
tout le
temps
eu des charlatans qui nous disaient ça. Il faut laisser les gens parler. La liberté d'expression, c'est important. Et maintenant que vous me donnez l'exemple de cette dame avec le médiator, je suis encore plus convaincu qu'il ne faut pas faire passer cette loi. Même si je pense qu
'ils
vont la passer quand même.
Non. C'est dans un enveloppé dans un truc. Tant mieux. Je retourne
à 21h30. Là, on est à l'article 2. C'est pour ça que j'ai pu venir. Non,
bah
oui, c'est vrai que
c'est ce soir.
Exactement. Ça sera vers minuit ou une heure du matin ou demain. Mais je voudrais quand même dire que le Conseil d'État
a
dit que c'était liberticide. Le Conseil d'État qui est plutôt du côté du pouvoir. Le
Sénat
a
rejeté l'article 4. Mais ce qui est quand même incroyable, le Conseil d'État dit que
c
'est dangereux. Le Sénat bloque. Eh bien, ils reviennent en commission des lois. Mais pourquoi ? Mais pourquoi ? Parce que c'est un amendement pour eux absolument vital. Ils ne veulent pas revivre ce qu'ils ont vécu avec Raoult, en fait. Ils ne veulent pas revivre ça. Et ils se disent, il faut tuer dans l'œuf. Quel est le moyen de tuer dans l'œuf
? C
'est que si
on
a peur de l'amende, parce que ce n
'est
pas simplement la décision de justice, parce qu'entre nous, ça pose un problème,
c
'est que toute vérité scientifique va être arbitrée par les juges. Ça juridicialise tout. Le médecin n'aura plus de liberté de prescrire. Le patient n'aura plus la liberté de son corps. Ça va monter. C'est le juge qui va arbitrer. Alors, Mme Michu n'est pas d'accord avec tel traitement. Il va falloir passer devant le juge. Mais on est devenus fous dans ce pays. C'est fou. Il y
a
une vérité d'État qui va être arbitrée par un juge. Mais en fait, tout ça, ça ne peut pas marcher.
Il
ne
va
pas y avoir des procès dans toute la France. Donc, en fait, c'est fait pourquoi ? C'est fait pour dissuader les gens libres d'émettre un doute. Or, quand on voit
la
puissance des laboratoires pharmaceutiques, le médiator, mais il
y
a eu les autres. Quand on voit l'argent qui est déversé.
Vous avez suivi ce qu'a dit le Conseil d'État sur CNews
?
Mais qu'on le fasse sur France Inter.
Bien sûr.
Qu'on le fasse
sur BFM.
Qu'on le
fasse sur toutes les chaînes. France Télévisions. Mais je vais vous dire, c'est plus grave que ça.
D
'abord, ils ne le feront pas sur les autres. Mais surtout, c'est plus grave. Moi, je suis désolé, je n
'ai
pas envie de savoir votre couleur politique.
Et puis, entre nous,
est-ce que tout le monde est de droite et de gauche ? Moi,
je
suis engagé politiquement.
J
'ai une part de gauche, j
'ai
une part de droite. On a tous un peu de tout. Je suis patriote. Il y a des patriotes de gauche, de droite. Il y
a
des patriotes entre les deux. Les Français, on n'a pas une étiquette. Enfin, je veux dire, vous, vous n'êtes pas... Vous pouvez changer dans votre vie. Alors, on va être catalogués. Il va y avoir un fichier. Madame Maillet,
elle est de gauche. Écoutez, écoutez, il y a des isoloirs. Ce n'est pas pour rien quand on voit... Mais c'est insupportable
pour vous, pour votre métier.
Bien
sûr. Nous, on s'engage. On assume nos choix. Et on nous caricature souvent.
Mais
vous !
Mais
c'est dingue ce qu'il se passe. La seule qui
n
'est
pas d'accord avec vous sur cet amendement, c'est bien sûr Géraldine Maillet.
C'est normal, mais tu n'en veux pas. Géraldine Pfizer.
Allez,
vas-y. Géraldine AstraZeneca.
Je vous écoute attentivement. Et effectivement, je ne suis pas du tout d'accord avec vous. En fait, je ne crois pas à votre sorte de parano comme ça, comme quand on va être dans une sorte de privation de liberté.
Tu vois bien.
Et tu as lu le truc
?
Oui, mais en fait, je n'y crois pas deux secondes. Je pense que la liberté scientifique n'est absolument pas remise en cause. Je pense qu'il y
aura
toujours une liberté scientifique. Je pense que les lanceurs d'alerte auront toujours le droit d'exercer. Mais tu n'auras plus le droit demain.
Je pense que Médiator, il y
aura toujours le
problème.
Non,
non,
mais tu n'auras plus le droit demain. Mais je n'y crois pas, en fait.
Demain, j'aurai plus le droit de recevoir Nicolas Dupoignan. Et d
'ailleurs, M. Dupoignan, je crois que vous n'aviez même pas voté la loi à l'époque qui permettait aux lanceurs d'alerte d'être protégés. Donc, je ne comprends pas ce double discours. Je suis allée voir dans les dossiers. Absolument.
Non, mais on n'est pas là pour ça. On n'est pas là pour
parler
du truc. Non, mais il nous donne des leçons de liberté d
'expression.
Et
il ne protège pas lui-même les lanceurs d'alerte.
Alors que moi, je veux que la loi est le droit d'être. Non, mais ça n'a rien à voir. Ça, c'est un peu facile. Ce n'est pas facile, monsieur. C'est le coup. Je vais vous dire.
Vous protégez les lanceurs d'alerte ou pas ? Pourquoi vous ne votez pas la loi quand
on les protège
? Ça m'étonne.
Mais
bon.
Je vais vous ressortir les dossiers pourtant. Quand je suis
législateur, quand je vote une loi,
je
prends toutes les possibilités. Et quand je connais la puissance de l'industrie pharmaceutique, quand je connais
la
médecine d'État qu'on veut nous imposer,
quand
je vois les milliers de médecins qui ont été traduits devant les ordres simplement parce qu'ils ont prescrit tel médicament ou tel autre, parce qu'ils ont émis des doutes. Quand je vois, madame, que
moi,
j'ai été traîné dans la boue quand j'ai dit que
le
vaccin n'empêchait pas la transmission. Et que M. Delfraissy, deux ans après, a dit,
ah
mais j'ai prévenu le gouvernement que le vaccin n'empêchait pas du tout la transmission en mars 2021. Quand moi, je l'ai dit, on m'a traîné dans la boue. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une vérité un jour
devient un mensonge. Mais ça existera toujours, il n'y a pas à punir, il n'y a pas à punir, il n'y a pas à punir. Nicolas Duboyant, s'il vous plaît, Jéradine, il y a des règles ici. Quand je
parle, on se tait. Il
n'y a pas à arrêter dans le délire. Vous n'allez pas nous faire une
Valérie Benaïm avec le petit du Hamel hier. Dites-moi, juste, parce que quand elle dit qu'elle n'y croit pas, Gérald Dibrayer, vous lui
avez dit ? Il y aura toujours des
lanceurs d'alerte. Donc, comment elle peut ne pas y croire, je ne comprends pas.
Mais je ne comprends pas comment le pauvre lanceur d'alerte, il va faire quand au
moindre doute. On a protégé, la loi a protégé les lanceurs d'alerte. Monsieur
Dupoyant n'a même pas voulu le voter. Voter,
soyez cohérent.
Elle
est toujours
à
côté
de
la plaque. Excusez-moi, juste ce que j'ai fait depuis trois ans. Mais pourquoi en 2022, puisque vous avez été le seul à défendre la liberté, personne n'a voté pour lui ? C'est ce que ça veut dire, ce truc-là ? C'est un génie. C'est un génie visionnaire. Ce que vous
dites, madame
Payet.
Dans le
débat
politique, va faire...
Ne me donnez pas la parole, alors. Je ne suis pas d'accord avec tout le monde. On est en dictature sanitaire ici, je suis la seule qui ne pense pas comme moi. Tu es belle parce que tu
es à côté de la plaque. On te parle du truc, tu sais, je t'explique. Est-ce que tu crois, est-ce que tu comprends de ce qu
'il
vient de dire ? Ça veut dire que tu ne pourras plus
te
poser des questions.
Mais je n'y crois pas. Alors toi, tu ne crois pas à la loi. Est-ce qu'on peut lui redire ? Je ne crois pas que ça se passera comme ça. Vous pensez que ça ne passera pas comme ça ? Vous avez beaucoup d'espoir. J'ai de l'espoir et je suis sûre qu'on pourrait avoir... Mais si ça passait comme ça ?
Et
bien à ce moment-là,
je serai la première surprise.
Et je pense que les lanceurs d'alerte pourront tout le temps... Ce sera trop ça, ça ne
passera
jamais. Le pass sanitaire, ça ne passera jamais aussi. Le pass sanitaire,
j'étais tout à fait pour.
Donc j'étais très contente. Et d'ailleurs, on est d
'accord, monsieur Dupont-Aignan, vous êtes d'accord que le pass sanitaire, il
n
'y a plus de pass sanitaire, tout va bien. Parce qu
'on
nous avait dit, oulala, vous allez voir, on va vivre tout le temps avec des QR codes,
des
trucs...
Tout va bien,
madame, c'est que le pass sanitaire, il a été fait sur un mensonge d'État. On nous a expliqué qu'il fallait se vacciner pour protéger sa
grand-mère. Et
Pfizer,
aujourd'hui,
reconnaît que le vaccin ne protège
en rien la grand-mère. Mais présentez-vous à la prochaine élection, vous serez président. Donc, privé de liberté, vous avez un mensonge d'un mensonge
d
'un mensonge.
Vous attaquez le professeur Aouz, vous attaquez Nicolas Dupont-Aignan.
J'ai le droit de ne pas être d'accord avec lui. Oui, mais attendez, vous avez
tout
le droit de ne pas être d'accord. Non, mais on n'est pas d'accord et tout va bien. Mais
voyez, moi, la différence entre vous et moi, c'est que je n
'ai
pas envie de vous envoyer en prison ou de vous faire payer 15 000 euros d'amort parce que vous avez un avis différent de moi. Mais
je pense que je
n
'irai jamais
en prison.
Cet article 4, en fait, n'a rien à voir avec votre projet de loi contre les dérives sectaires. C'est un cavalier législatif, ce n
'est
pas un cavalier législatif, c'est un dinosaure législatif
qui
vise tout simplement à censurer
la
liberté des médecins, la liberté scientifique. C'est d'ailleurs quand même paradoxal que ce soit un groupe qui s'appelle Renaissance,
qui
sombre dans l'obscurantisme, c'est-à-dire qui gèle, qui gèle le progrès scientifique en un moment donné. Quand vous écrivez, quand vous écrivez, vous le reconnaissez vous-même, quand vous écrivez en l'état des connaissances médicales, vous avouez bien évidemment qu'avec cet article, Irène Frachon et tous ceux qui ont fait avancer l'analyse, la science, auraient été mis en prison, auraient eu 15 000 euros d'amende, et aujourd'hui le Mediator serait toujours en distribution libre et tuerait des gens. Voilà la réalité de cet amendement, de cet article. C'est un article en fait qui vise à créer une science d'état, une médecine d'état. Et
dans
l'histoire, ceux qui ont créé des sciences d'état ou des médecines d'état s'en sont mordus les doigts parce que c'est le moyen de tout bloquer,
d
'empêcher justement le dialogue, le doute, la confrontation des idées, de geler des situations acquises. C'est totalement contraire à tout ce qui a fait le progrès. Au nom du progrès, vous tuez le progrès. C'est un contresens total. Et puis, ce faisant, en fait, on a bien compris que cela n'avait rien à voir avec les dérives sectaires. Vous appelez en fait dérives sectaires ceux qui ne pensent pas comme vous. C'est ça derrière qu'il y a. Et à force, ça commence à se voir. D'ailleurs, vous avez une rapporteuse tellement brillante qu'elle vient d'à m'approuver en hochant de la tête. Je vous remercie, madame. Vous avez avoué votre rôle un peu triste.
Madame
la ministre,
vous
dites, il faut punir, il faut traquer les charlatans. Mais oui, prenez les mesures qui s'imposent. Et notamment, vous le savez très bien, l'absence de diplôme, l'absence d'organisation de certaines professions. Mais cela n'a absolument rien à voir avec la disposition que vous ouvrez. Vous dites, on va faire,
collègues, on
va faire quelque chose pour les lanceurs d'alerte. Mais les lanceurs d'alerte, personne ne les reconnaît comme lanceurs d'alerte au début.
C
'est le fruit d'un processus qu'il faut bien engager. Vous ne pouvez pas dire à l'avance, je suis lanceur d'alerte. Et donc, bien évidemment, le lanceur d'alerte ne pourra pas naître. Donc, vos dispositions destinées à les protéger ne servira à rien. Troisième point, ce dont on n'a pas parlé, c'est une juridisation sans précédent de la vie que vous allez organiser. Parce que cela veut dire quoi ? Cela veut dire que dans tous les arbitrages entre les médecins, les patients, les laboratoires pharmaceutiques, le ministère de la Santé, c'est le juge qui va décider.
Et
il va décider avec une base légale extrêmement fragile, puisque vous avez été incapable de définir la dérive sectaire. La ministre a eu d'ailleurs un discours assez ahurissant. Ça, c'est parti... On a parlé de la partie émergée de l'iceberg. Je cite, après de plus en plus de petits groupes à prétention religieuse, continue de sévir, c'est quoi, c'est comment ? Et puis, bien évidemment, le développement préoccupant, je cite, de la sphère complotiste dont les thèses prospèrent sur la toile. Et c'est qui les complotistes ? Ce sont ceux qui ne pensent pas comme vous. Voilà la réalité. Et donc, ce ne sont pas des dérives sectaires, c'est la liberté d'opinion.
Donc, on voit très bien que cet article 4, il faut le supprimer. Il ne tient pas la route un instant. Et le Conseil d'État a déjà expliqué cent fois qu'il y a toutes les dispositions qui existent, pénales, code de la consommation, code de la santé publique. Amandez ces dispositions, renforcez-les. Mais n'inventez pas un délit si faible qui ne tiendra pas la route, ni devant le juge constitutionnel, ni bien sûr devant les tribunaux. Monsieur le Président, la Commission des lois s'est livrée à une caricature, une attaque personnelle, parce que justement,
parce
que justement, Monsieur le Président de la Commission des lois, si vous avez un peu de mémoire, dans cet hémicycle, j'avais dit que le vaccin n'empêchait pas la transmission et ne justifiait donc pas un pass sanitaire. Et c'est le professeur Delfraissy qui, deux ans et demi après, reconnaît dans une grande émission de télévision que dès mars 2021, il a alerté Monsieur Véran en le prévenant que c'était mensonger de dire que le vaccin empêchait la transmission. Et ça prouve bien, Monsieur le Président de la Commission des lois, qu'il y a une vérité à un moment qui peut devenir un gros mensonge. Alors, c'est un peu facile.
Et votre admonestation prouve aussi que vous traitez de charlatans ceux qui ne pensent pas comme vous. Luttons contre les charlatans. Oui, des diplômes, des contrôles, l'exercice illégal de la médecine, mais pour vous, c'est pas ça et vous l'avez prouvé dans votre attaque. Ceux qui ne pensent pas comme vous, ceux qui ne pensent pas comme vous sont traités immédiatement comme des sectes ou des charlatans.
C
'est honteux. Je vous
remercie.
Alors, alors,
Nicolas Dupont-Aignan