#BDR24 : À MERCREDI ! ESSAYER QUELQUE CHOSE & MÉTAPHORE TENNISTIQUE !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je pense que tu n’as pas choisi ce cadre par hasard JB, là tu as choisi de me mettre devant la banderole qu’on a fait de Joe Hill. Joe Hill qui est un révolutionnaire américain de l’internationale des travailleurs au début du 20e je ne sais plus en quelle année il est mort. Qui est accusé d’un meurtre vraisemblablement c’est faux, mais c’est un grand grand militant, un chanteur aussi, et il se fait tuer, son dernier mot va être « Feu ! » comme si c’était de lui que venait l’ordre.
Et il a écrit à ses camarades un mot avant, une longue lettre où il dit « Ne pleurnichez pas, organisez-vous » et c’est bien l’objet de ce que l’on doit faire maintenant. Puisque je parlais du passé après, mais l’avenir il est là. C’est mercredi on se donne rendez-vous à la bourse du travail.
Pour essayer de voir s’il y a possibilité de faire se réunir les petites rivières de colère en une grande rivière d’espérance. Mais voilà. Je pense que cette initiative là, ça fait longtemps que je l’aurais prise, pas tout seul, il y a Lordon, il y a des copains.
Il y a Loïc de jolie môme. Je pense que ça fait un bail qu’on aurait pris cette initiative, si je n’avais pas été parlementaire. Mais d’abord, il faut le dire, ça avait été reculé car il y a le crétinisme parlementaire.
C’est Lénine qui parlait comme ça. C’est à dire il était pour, il disait, ayez un maximum d’élus vous pouvez, mais en même temps le risque c’est de se faire emprisonner là-dedans et d’être dans un jeu où la semaine dernière en commission tu passes des heures à essayer de faire remplacer dans un texte sur le secret des affaires dont je parlerai des « y compris » par « ou ». Tu vois tout l’enjeu quoi.
Et donc, t’essayes de changer ça, et en plus tu n’y arrives même pas. Tu as ton niveau d’ambition il est au raz du plancher et tu n’arrives même pas à être au raz du plancher. Et donc c’est ça le crétinisme parlementaire.
C’est d’être enfermé, enfin je pense que c’est ça ce qu’il voulait dire, je ne suis pas toujours sur. C’est d’être enfermé dans ces trucs-là. Pourquoi ça ne s’est pas fait plus tôt ?
La deuxième cause c’est se dire bon maintenant que je suis élu, c’est peut-être plus vraiment mon rôle, il faut que ça parte des citoyens, moi je suis déjà un citoyen avec une écharpe, ce n’est pas pareil et tout ça. Puis à un moment il faut faire les trucs et puis c’est tout. C’est comme individu qu’avec Lordon, qu’avec Loïc, qu’avec Johanna, avec Arthur, on va prendre cette initiative.
D’essayer de faire se rassembler un maximum de personne à la bourse du travail. Je passe des coups de fil, c’est beaucoup de coups de fil, les cheminots, les hôpitaux, les éboueurs, Air France, tout ça. Mais de toute façon j’ai deux convictions.
C’est que ce n’est pas la somme des luttes qui fera la grosse lutte. C’est pas vrai ça. Ça ne suffit pas.
La convergence des luttes ça suffit pas. Il y a autre chose. A côté des petits ilots, c’est comme si c’était une somme de petits ilots, il y a un océan de gens qui sont prêts à se bouger.
Et c’est pas forcément en parlant des cheminots, ou en parlant des éboueurs ou en parlant de Air France qu’on y arrivera. C’est un problème qui est plus vaste. C’est la politique qui est menée depuis 1 an simplement.
Les gens voient bien, que l’environnement on s’en fout si ça rapporte aux multinationales, que le social on s’en fout si ça rapporte aux multinationales. Que la santé on s’en fout si ça rapport aux multinationales. On a aussi une politique qui est caricaturale, quand on voit qu’on ose mettre 1000 bonhommes en plus à Pole emploi pour contrôler les chômeurs en disant qu’on va surveiller ça de prêt.
Et que dans le même temps on ne te met pas 1000 inspecteurs des impôts en plus sur le dos de Bernard Arnault, bah voilà ! De Dassaut et compagnie. De Bolloré.
Alors qu’eux, en tout cas pour Bernard Arnault, leurs noms figurent dans les Panama Papers. On sait que le Luxembourg est truffé de truc bidon. Il y a aurait une vraie chasse à faire là dessus.
Je crois que le rapport entre la fraude fiscale et la fraude sociale est de l’ordre de 1 à 400. Et pourtant dans son programme Emmanuel Macron consacrait déjà deux fois plus de lignes, avec deux fois plus de vigueur à la fronde sociale qu’à la fronde fiscale. Je pense que c’est pas la somme des petites luttes, c’est un contexte.
Par exemple on a un projet de loi sur l’agriculture, sur l’environnement, il y a rien. Et dans le même temps, on nous annonce qu’il y a une perte de 30% des oiseaux depuis 15 ans. Que 83% des insectes ont disparu.
Mais ça va être traité à la marge, on va te faire un micro truc sur la biodiversité, mais en gros la politique des transports, il y a des impacts là-dessus. La politique de consommation – production, il y a des impacts là-dessus. Et la politique de l’agriculture.
Et bien, on ne va pas t’en parler. Je croisais un copain qui fait des chants pour les oiseaux. Sa spécialité c’est de faire du chant, il sait imiter un tas de chants d’oiseaux.
Il fait des concerts de musique classique où il imite le chant des oiseaux. Il y a un pianiste et tout ça et ça marche vachement fort. IL était à la campagne et aimait imiter le chant des oiseaux.
Et il me disait moi je n’avais pas de la trasine dans mon eau, la trasine est en train d’apparaître. Alors que c’est un produit qui est interdit en France, mais juste ça met du temps à partir dans le sol et tout ça. Et voilà.
Il dit que toute façon on a une agriculture qui est dopée, mais comme j’ai un copain qui est cycliste, les cyclistes ils sont dopés, ils sont formés, les jeunes ils sont formés par des mecs qui ont été dopés. Comment tu veux t’en sortir ? Alors ça part complètement en sucette !
Je suis bien d’accord ! Mais tout ça pour dire que la première chose c’est que je pense qu’on arrivera à motiver les gens que sur un discours qui est un discours d’ordre plus général que simplement la somme de luttes sectorielles. Ca c’est la première chose, la deuxième chose c’est que je pense qu’il faut amener de la joie dans tout ça.
C’est qu’on peut pas s’en sortir en étant seulement dans le contre, tirer la tronche. C’est pour ça qu’il faut faire la fête à Macron. Et faut que ça soit, un élan, je pense que les gens ont envie de respirer.
Il y a un climat, c’est ça le principal truc, il y a un climat, on souffre dans l’âme quoi. Et on a besoin AAAAH d’aller respirer, de crier un bon coup. Je sais pas trop.
Ecoute, le titre de la soirée n’est pas trop trop ambitieux. C’est essayons quelques chose ! Je parlais de Joe Hill, et ça c’est une référence à Roosevelt qui disait pendant la grande crise nous devons essayer quelque chose.
Le peuple nous en voudra pas d’échouer, mais il nous en voudra de ne pas avoir essayé. Nous aussi nous devons essayer. C’est la première chose que je voulais dire.
Lorsque vous essayer de lancer un truc social il faut faire preuve de beaucoup de doigté, avoir plusieurs scénarios, je sais on dit scenaris, ça fait un peu pédant en même temps je trouve. Il faut être malléable. Voir ce qu’il va se passer dans la salle, ce qui se passe en dehors, avec les syndicats, machin.
Essayer de jongler avec tout ça, pour qu’il y ait quelque chose. Il y a des gens qui m’ont dit « ouais mais regarde Nuit debout regarde comment ça a tourné » moi j’ai dis déjà il s’est passé quelque chose. Quand il se passe quelque chose, on est content déjà.
Pourvu que ce printemps il se passe quelque chose. C’est la première chose. La deuxième chose, en fait j’ai pas fait de bulletin parce que je bossais.
Pendant 15 jours j’ai bossé sur le secret des affaires. J’ai eu le dossier, j’ai monté le dossier là. Juste pour qu’on explique comment fonctionne le travail parlementaire.
Je reçois un mot je crois le lundi, il y a 15 jours à peu près. De Pierre, qui est le coordinateur du groupe, sur les affaires économiques. Et qui me dit voilà, il y a un texte sur le secret des affaires qui arrive.
Bénédicte, on est deux dans la France Insoumise en affaires économiques, elle me dit moi je serai pas là mardi prochain en commission. Je me dis bon allez je prends. Il y a tellement de dossiers qui passent.
Je prends, j’avais vu passer la pétition d’Elise Lucet, j’avais vu passer des trucs comme ça. Mais je ne peux pas dire que j’avais vraiment été informé. Ca veut dire qu’il faut se former super vite.
On a eu de la chance de pouvoir rencontrer Edouard Perrin, qu'on a auditionné de Cash investigation qui avait été poursuivi dans les affaires du LuxLeaks, qui nous a orienté vers un texte du Corporate Europe Observatory, une ONG à Bruxelles. Que j’ai lu, que j’ai trouvé vraiment super et ça filait des billes. Je me suis tapé un bouquin d’un collectif de journalistes Informer n’est pas un délit – Ensemble contre les nouvelles censures.
Je me suis tapé un paquet de Cash investigation. J’ai relu aussi le livre d’Annie Thébaud Mony sur la science asservie, notamment tout le passage sur Dupont de Nemours. La chimie et tout ça.
C’est une espèce de formation accélérée, pour que le dossier à la fin il soit personnel. Moi je suis infoutu de lire les notes qu’on me fait, des amendements qu’on me ferait tout ça. Donc pour avoir des idées d’amendements ou des idées qui font qu’en gros il y ait un pendant, les multinationales veulent le secret des affaires qui est avec une définition hyper étendue, mais qu’est ce qu’on a donné au gens, qu’est ce qu’on a donné aux ONG, qu’est ce qu’on a donné aux journalistes.
Moi ma principale revendication c’est que les entreprises. Et en particulier les multinationales, ça ne devrait pas être fermées. C’est bizarre qu’on réclame de la transparence à toute la société, et ceux à qui on n’en réclame pas c’est ceux qui prennent de plus en plus d’emprise dans nos vies.
Et donc par exemple, je souhaite qu’on puisse accéder aux sites des multinationales. Je prends un exemple. Moi j’ai été journaliste local ici pendant 10 ans.
Goodyear c’était le principal employeur de la région privée. Et jamais j’ai pu accéder au site de Goodyear qui me décrivaient comment ils travaillaient comment ils étaient noirs en sortant. Les produits chimiques qu’ils respiraient, la saleté et tout ce truc-là.
Jamais j’ai pu voir ça de visu. Je pense que c’est pas normal. Je pense que quand il y a un rapport de l’inspection du travail, quand il y a un rapport de la la DREAL, quand il y a un rapport en matière environnementale ou sociale.
Et bien, ça devrait pouvoir être rendu public et figurer sur des sites internet qu’on puisse consulter. Il faut savoir que ça c’est un truc qui se pratique aux Etats-Unis. Mais voilà, une autre idée c’est que les PDG des entreprises soient contraints de répondre aux questions des journalistes.
Que ça soit un délit que de ne pas y répondre. Je pense en particulier parce qu’on les voit dépenser des millions, des dizaines de millions, des centaines de millions pour nous assener leur propagande. Mais dès qu’on a une question gênante, les emails ils trainent pendant 6 mois.
Il faut les relancer, les relancer, et les relancer. Il n’y a personne qui répond au téléphone. Les services de communications sont en fait des services de non communication.
Dont le principal objectif c’est d’être un mur entre l’information qu’ils détiennent et ceux qui cherchent à rendre public cette information. On le voit parfaitement dans tous les numéros de Cash investigation. Je donnais cet exemple de Danone.
Par exemple, qui dépense beaucoup d’argent en Indonésie pour vendre son lait en poudre, pour faire que les aides-soignants, les sages-femmes, tous les gens qui travaillent dans la maternité gavent les mères de lait en poudre à la place du lait maternel. La conséquence de ça, c’est que comme l’eau est polluée, et bien on a un taux de pneumonie qui est 50 fois supérieur chez les gamins qui consomment du lait en poudre. Ca veut dire des décès, des cas de décès de petits enfants.
On peut dire que Danone est le responsable en l’occurrence, et quand l’équipe de cash investigation va leur poser la question, il n’y a plus personne. Les PDG fuient et tout ça. Je lisais là-dedans dans le bouquin, informer n’est pas un délit Michel Edouard Leclerc qui adore se montrer sur tous les plateaux TV.
Quand on lui dit qu’il y a t-shirts chez vous qui sont fabriqués dans des conditions et des enfants, machin. Le mec pour rentrer dans un hôtel où il y a des journalistes, il garde son casque de moto sur la tête, et rentre avec le casque de moto et se planque dans l’hôtel pendant une journée tu vois ? Bon, je veux dire, il devrait y avoir une loi qui les contraigne à rendre, à répondre quoi et donc voilà.
T’as des trucs comme ça. Voilà comment on se saisi de ça. Ce qu’on voit là, il y a des tas de trucs, quand on se lance dans une bataille comme ça, quand vous voyez ce qui se passe en commission, quand vous voyez ce qui se passe en hémicycle ça vous donne plein de points de vue.
Juste une chose, parce que j’en ai déjà raconté plein. Dans l’hémicycle c’est le déséquilibre idéologique évident. A savoir qu’en face, c’est pas Raphael Gauvain, rapporteur du texte que vous affrontez, c’est même pas Nicole Belloubet ministre de la justice que vous affrontez.
Ce sont des appareils. Ce sont des appareils, qui peuvent se légitimer à la fin de, il y a eu la commission. Même s’il y a eu des lobbies avant.
Mais c’est un peu mis de côté. Il y a le Parlement Européen, ici il va y avoir le ministère de la Justice, il va y avoir le Conseil d’Etat, il va y avoir tout un truc comme ça qui rende le discours équilibré et raisonnable et toi t’arrives avec tes passions tu vois ? Il y a un truc comme ça, qui est complètement déséquilibré, toi ton appareil idéologique pour te construire ton discours, heureusement qu’il y a la petite ONG Corporate Europe Observatory qui a bossé en amont.
Heureusement qu’il y a une pétition de journalistes. Des échos, de premières lignes, de France inter, de tas de réactions qui a signé un appel commun avec des ONG. Heureusement qu’ils ont fait ça, parce que c’est un point d’appui dans l’hémicycle.
Pour pouvoir dire attendez on est pas tout seul, c’est pas nous seulement les trois députés d’opposition qui disons ça. Mais regardez il y a une bonne part de la société civile derrière nous. A ces moments-là tu te sens plus fort, parce que tu peux t’appuyer là-dessus, parce qu’en face c’est tout un appareil c’est vraiment tu vois la puissance du truc, en face de toi, donc voilà.
Qu’est ce qu’il y aurait d’autre à dire ? Je dirai que ça rejoint mes histoires de tout à l’heure, d’ailleurs c’est Arundhati Roy, vous connaissez ? Une romancière indieno-américaine, qui disait la prochaine révolution se fera contre les multinationales, et je pense que c’est le choix clé face à ces multinationales.
C’est se soulever ou se soumettre, les Insoumis pour le coup ça va plutôt quoi, c’est les insoumis à quoi ? C’est essentiellement insoumis à cet ordre-là. J’étais au One planet Summit, avec Nicolas Hulot, Macron et tout ça quand ils ont fait un forum à Paris pour sauver la planète.
C’était au mois de janvier. C’est vrai que Trump est tellement con sur le plan environnemental qu’on a pas de mal à passer pour un écolo à côté de lui. Mais c’était vraiment, j’embrasse la finance.
C’était vraiment la finance qui allait nous sauver de ça. C’est toujours la finance qui va nous sauver de tout. Soit on considère qu’elle est responsable, soit on considère qu’en effet elle apporte des bien faits et ainsi de suite.
Je saute du coq à l’âne, le dernier truc chez Whirlpool c’est quand même incroyable. Les mecs ils ont honte de rien, ils ont honte de rien, vraiment je pense que c’est une marque de ces boites-là. Il n’y a plus d’humains à l’intérieur.
C’est pas vrai. A un moment l’humain il disparaît complètement et même les hommes qui sont à la tête de ça, ils sont réduits à une fonction et ils font disparaître le temps de leur fonction, l’humanité en eux. Il y a plus de honte, il y a plus de scrupules il y a plus personne.
Chez Whirlpool, là les mecs qui sont licenciés, en juin c’est terminé. Qu’est ce que c’est la décision de Whirlpool ? Qu’est ce qu’ils leur offrent comme augmentation pour cette année ?
On va vous offrir un sèche-linge, le truc qui part être fabriqué ailleurs. Et je sais pas les mecs vont aller le vendre sur ebay ? Je sais pas !
Le cout à la sorti de l’usine c’est 100 euros, ils ont le sèche-linge bas de gamme. Je veux dire à un moment c’est vraiment j’ai plus honte de rien, bon voilà il n’y a pas de honte. Bon, un truc qui est fatiguant dans cette histoire c’est de perdre tout le temps.
Quand même à la fin c’est fatiguant. Parce que tu te lèves le matin, pour aller proposer des amendements, En série, on en fabrique un paquet dont tu sais qu'aucun ne passera. Que tu vas devoir les défendre avec fougue quand même et tu te demandes bien pour qui.
Tu vas refaire le truc dans l’hémicycle, à un moment c’est vrai que c’est vraiment épuisant. C’est vrai que quelqu’un me disait, bon moi je considère que d’être de gauche c’est être habitué à la défaite, mais quelqu’un me disait mais toi en plus tu as gagné ces derniers temps. J’ai pas réfléchi mais c’est vrai qu’on a réussi des victoires.
On a battu Bernard Arnault dans Merci Patron ! On a gagné sur le terrain de la diffusion du film, on a fait Nuit Debout ! Ensuite il y a eu une élection.
C’est vrai qu’il y a quand même une belle série de victoires. Et boom tous les jours, tu te lèves pour perdre. J’espère qu’à partir de mercredi soir on va gagner.
Bon, ensuite, c’est peut-être pour ça que je fais mercredi. Ca pourrait être une motivation, je passe tout mon temps à parler dans un hemicycle qui est vide et qui en a rien à foutre de ce que je raconte, tu vois ! Au mieux c’est l’indifférence, au pire c’est l’hostilité !
A vrai dire, j’ai plutôt envie d’inverser. Au pire c’est l’hostilité, non au mieux c’est l’hostilité et au pire c’est l’indifférence, parce que je préfère encore avoir des gens que je mets en colère avec que je raconte. Ca fait un point d’appui, il y a quelque chose en face, que face à l’indifférence.
Là j’espère que mercredi ça sera pas l’indifférence. Bon qu’est ce que je raconte d’autre ! J’ai plein de trucs, parce que la semaine prochaine je dois faire une intervention pour défendre des amendements en commission sur la réforme de la SNCF.
Je dois intervenir sur les EHPAD, avec Vincent on est en train de mettre en place le député tour dans la somme. Il va me faire faire du canoé Kayak, on va faire des concours de babyfoot, du babyfoot debout ! Pétanque debout !
Belotte debout ! Un truc comme ça, et voilà on va faire un tour de la circonscription et on va sortir un 16 pages. Ensuite, bon écoute c’est déjà bien tout ça non ?
Ah si un truc je voudrais Khaled Freak, je voudrais le remercier parce que c’est la première fois que mes enfants s’intéressent à ce que je fais à l’Assemblée nationale. Je te jure ! Ils arrêtent pas de mettre sortez le carnet de chèques, le matin ils mettent ça, le plus drôle c’est ma fille le soir.
En se couchant qui me fait « Agnès Buzyn ministre de la santé et des solidarités, ça veut dire quoi papa solidarité ? Ah oui d’accord ça veut dire ça. Ah bon, mais alors c’est une politique très ancienne et nous sommes très soucieux de se problème » Elle imite Agnès Buzyn j’ai l’impression qu’elle l’aime bien en plus.
Tu vois elle a un ton de compassion Agnès Buzyn qui fait que j’ai l’impression que ma fille la prend au sérieux, et qu’elle croit qu’elle va répandre la santé et la solidarité dans le pays. Elle est encore à l’âge d’avoir quelques illusions, elle vient déjà de découvrir que le père noel n'existe pas Je voudrais pas lui créer plusieurs chocs en série tu vois ? Bon allez à mercredi j’espère !
François Ruffin