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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 avril 2023 45 min

Macron : 100 jours pour relancer son quinquennat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous c'est une édition spéciale de sciences publiques que l'on vous propose avec la rédaction de Public Sénat deux heures après la location du président de la République depuis l'Élysée un peu plus de 13 minutes pour lancer 3 grands chantiers et donner un rendez-vous pour un bilan de ses chantiers dans 100 jours les trois chantiers le travail la justice et l'ordre républicain et puis la refondation de nos services publics notamment l'éducation nationale et le système de santé on va en débattre évidemment dans un premier temps avec mes invités politiques et puis ensuite dans un second temps avec nos experts politologues sondeurs et spécialistes en communication mais d'abord je vous propose de réécouter le début de la location d'Emmanuel Macron quand il explique il parle évidemment en ouverture de la réforme de retraite pourquoi c'est très formalité nécessaire selon lui et puis ensuite il reconnaît qu'elle n'est toujours pas acceptée adopter conformément à ce que prévoit notre Constitution ces changements étaient nécessaires pour garantir la retraite de chacun et pour produire plus de richesses pour notre nation car en effet alors que le nombre de retraités augmente que notre espérance de vie s'allonge la réponse ne pouvait pas être de baisser les pensions elle ne pouvait pas être non plus d'augmenter les cotisations de ceux qui travaillent et ne pouvait pas être comme je l'ai beaucoup entendu de ne rien faire car c'était alors laisser les déficits s'accumuler et notre dette augmentée pour les générations futures ces changements étaient donc nécessaires et constitue un effort c'est vrai mais il est accompagné de mesures de justice d'amélioration concrète pour ceux qui ont eu des carrières longues exercées des métiers les plus durs ou qui perçoivent les petites retraites travailler tous progressivement un peu plus comme l’ont d'ailleurs fait tous nos voisins européens c'est aussi produire plus de richesses pour notre pays tout entier et c'est ce qui nous permet d'être plus fort d'investir pour notre quotidien et pour notre avenir et nous en avons besoin pour autant cette réforme est-elle acceptée à l'évidence non et malgré les mois de concertation un consensus n'a pas pu être trouvé et je le regrette nous devons en tirer tous les enseignements j'ai entendu dans les manifestations une opposition à sa réforme des retraites mais aussi une volonté de retrouver du sens dans son travail dans améliorer les conditions d'avoir des carrières qui permettent de progresser dans la vie plus généralement c'est une colère qui s'est exprimée colère face à un travail qui pour trop de Français ne permet plus de bien vivre face à des prix qui montent qu'il s'agisse du plein des courses de la cantine car malgré une mobilisation de l'État inédite en Europe l'augmentation des prix pèse sur nos vies quotidiennes cette colère c'est aussi une colère parce que certains ont le sentiment de faire leur part mais sans être récompensé de leurs efforts ni en aide ni en service public efficace c'est toute cette colère que de très nombreux Français ont exprimé en manifestants et pour l'immense majorité dans le calme et le respect de nos institutions personne et surtout pas moi ne peut rester sourd à cette revendication de justice sociale et de rénovation de notre vie démocratique en particulier exprimée par notre jeunesse et pour notre premier débat j'accueille Xavier bonsoir bonsoir bienvenue vous êtes sénateur des pays des Hauts-de-Seine soutiennent évidemment du président de la République Stéphane dublier bonsoir c'est l'air des Bouches-du-Rhône Sophie et Polly en bonsoir vous êtes dépité Europe Écologie Les Verts donc au sein de la nuque députée génération mais vice-présidente du groupe écologiste très bien et vous êtes donc également au sein de la Nupe et députés du Val-de-Marne et Émilie appelle ski bonsoir Émilie spécialiste en communication politique électoriste pour ce sens public je reprends Xavier les propos du président 100 jours jusqu'au 14 juillet il a donné son rendez-vous pour agir au service de la France ça veut dire qu'il a choisi d'accélérer plutôt que d'apaiser non il a eu d'ailleurs utilisé le mot apaisement 100 jours pour apaiser son jour aussi d'action parce que ni immobilisme ni extremisme c'est ce sont ces mots une volonté aussi d'associer beaucoup plus les mers les élus les syndicats dans ce qu'il a de ses vœux d'une nouvelle coalition dès le mois de mai en tout cas un travail d'une nouvelle coalition une coalition de de projet pour pour les Français au service des Français et donc c'est tout tout ce travail de concertation qui va falloir mener et qu'il souhaite mener avec une feuille de route qui est donnée à la première ministre qui sera qui sera présenté dès la semaine prochaine qu'est-ce qu'il vous fera Sophie et polluant dans le discours du président République marine tondeuillier la secrétaire général d'Europe Écologie verte parle de l'absence de remise en question il y a plusieurs choses qui me frappent d'abord c'est un début qui est quand même un début de discours qui revient sur sur un certain nombre de mensonges qui ont été proférés par le gouvernement le fait de dire qu'il y a des avancées dans le texte des retraites alors qu'elles ont été supprimées par le Conseil constitutionnel le fait non mais enfin je veux dire il y a une présentation des choses qui est totalement biaisée donc ça moi je trouve ça hallucinant on est on est quand même censé là enfin il voulait tourner la page etc Il leur met une louche enfin quelque part en tenant ses propos complètement à côté de la plaque parce que il nous réexplique ce qui nous a expliqué avant mais les gens ils ont bien compris ils ont pas besoin qu'on leur explique d'un air gentil ils ont compris qu'ils ne veulent pas de cette réforme parce que ça pose la question nous interrompre un nouveau pack de la vie au travail il intègre ces éléments-là effectivement qui ont été retoqués par le Conseil constitutionnel dans une future négociation après il fait comme si il était au début d'un quinquennat c'est amusant cette cette référence au 100 jours qui dans notre démocratie font appel à l'imaginaire de la quand on arrive au pouvoir et qu'on a cette énergie réformatrice mais il n'est pas au début de son quinquennat ça fait un mois ça fait un an qu'il est déjà là et finalement c'est un quinquina complètement encalminé il est très seul ce président de la République très seul il essaye de se convaincre qui va avancer mais on se demande avec qui il parle de dialogue social avec les organisations syndicales mais quand ils commencent à dérouler ce qui va proposer sur le travail on entend quoi on entend ce qu'il dit déjà depuis des mois et des années c'est-à-dire qu'il n'y a aucune évolution vous voyez donc en fait on est dans un décalage entre on va commencer alors qu'en fait c'est dans la poursuite on va faire avec des gens mais il est isolé et on va faire du nouveau alors qu'il nous sert exactement les mêmes mots qu'il disait auparavant alors vous aurez l'occasion de répondre évidemment dans un instant sur l'absence de nouveautés Stéphane Lorie dulier cette coalition elle est jusqu'à présent refusée d'en faire partie ça pourrait changer déjà coalition ça veut dire quoi concrètement parce qu'on met dedans pardon qu'est-ce qu'on met dedans qu'est-ce qu'on met dedans pour l'instant ce sont des mots on verra si il y aura un changement méthode parce que ce qu'il manque dans cette allocution c'est quelle nouvelle méthode j'apporte pour clairement porter les réformes qui sont assez ambitieuses les trois trois grandes trois grandes dossiers les trois grands chantiers sont très ambitieux on parle de réforme de la justice réforme du travail mais cela dit on est toujours dans une majorité pour leur relative et la deuxième question qui se pose c'est est-ce qu'on peut porter ces trois grands chantiers avec le même gouvernement avec la même première ministre qui a quand même été assez abîmé dans dans le cadre de cette séquence des retraites donc c'est toutes ces questions là en suspens qui me laisse un peu perplexe même si le cap clairement il y a une barre à droite quoi qu'on en dise je ne pas cracher sur la réforme de la justice ou sur la réforme de l'école la justice c'est pas de droite ni de gauche sans la justice on sent vraiment qu'à la barre est à droite puisqu'il a compris clairement qu'il fallait au minimum 40 députés LR pour un soir une majorité alors absolue vous voyez pas forcément le coup de bar à droite donc vous allez pouvoir répondre là dessus et puis en même temps au fait qu'il y a rien de vraiment nouveau dans cette dans cette allocution présidentielle selon Sophie taipoli moi je vois pas de bar à droite ou bar à gauche et pas la question est pas là la question est que le cap est fixée par le Président de la République il donne une feuille de route au gouvernement et à la première ministre il dit qu'on fera une première un premier point d'étape au mois de juillet le 14 juillet effectivement pour des chantiers aussi importants à la fois c'est une c'est une première étape c'est à dire que dit un certain nombre de chantier ont déjà été lancés notamment sur la question de la justice sur la question de l'ordre républicain aussi je parle je pense notamment à la Loi sur le ministère de l'intérieur de la loterie qui nous permet effectivement de lancer ses 200 brigades dans la ruralité de gendarmerie pour avoir effectivement plus de bleu sur le terrain qui était une des promesses du Président de la République lors de la campagne Jean magistrat ou d'agents par le garde des sceaux depuis que ça donne raison il y a un nouveau mais il y a un nouveau mais il y a en fait la réalité c'est qu'il faut que maintenant que ça aboutisse parce que ce sont des annonces de campagne un certain nombre de projets ont été lancés je pense notamment effectivement il a raison aussi de rappeler quand il dit un nouveau pacte de la vie au travail en rappelant effectivement que depuis six ans c'est 1,7 millions d'emplois qui ont été créés de par les mesures aussi d'accompagnement des entreprises et de soutien aux économie de notre entreprise de nouvelles entreprises pardon qui ont été créés et ce nouveau pacte de la vie au travail avec ce dialogue social sans tabou il l'a dit sans tabou cette ouverture aussi sans tabou sur toutes les mesures à la fois qui ont été censurées par le Conseil constitutionnel mais aussi toutes les mesures que les partenaires sociaux voudront mettre sur la table sur la pénibilité sur l'usure au travail sur aussi les travail des seniors et tout ce qui touche en fait à la vie de l'entreprise et des travailleurs on peut quand même dire que la porte est ouverte tardivement mais la portée est ouverte aujourd'hui Sophie est ouverte pas d'autre choix il est tout seul dans la pièce donc il essaie et de chercher et chercher des partenaires alors oui oui la porte est ouverte autour de la table pour faire visiblement une réforme du travail qui est celle finalement dont il parle déjà depuis plusieurs semaines comme je le disais mais s'il voulait faire une réforme du travail en lien vraiment avec ce que demande les organisations syndicales il lui faudrait d'abord revenir sur les ordonnances travail et Laurent Berger l'a dit tout à l'heure aujourd'hui si on a des questions notamment de prise en compte sur la pénibilité c'est aussi parce que Monsieur Macron a supprimé 4 des critères de pénibilité qui étaient pris en compte dans le premier la première version du compte pénibilité si aujourd'hui on a des problèmes de prévention des risques au travail c'est parce que les CHSCT ont été supprimés si aujourd'hui on a des problèmes au travail sur les risques professionnels c'est parce qu'on a diminué encore et encore le nombre d'inspecteurs du travail si aujourd'hui on a des problèmes dans le monde du travail c'est notamment des travailleurs pauvres c'est aussi parce que avec ces ordonnances et toutes sa philosophie derrière la politique de Monsieur Macron on a précarisé à outrance vous savez que avant on pouvait pas embaucher un intérimaire juste pour une heure si on l'embauchait pour une heure on le payait la journée c'est une protection des travailleurs mais maintenant une heure une heure comment voulez-vous avoir aujourd'hui une situation dans le monde du travail d'apaisement quand on est dans un tel ou tel pressurisation des travailleurs et des travailleurs et puis finalement je peux en tenir bien plus longtemps est-ce qu'il va falloir reconstruire ce qui a été déconstruit par par le premier quinquennat d'Emmanuel Macron en quelque sorte sur la question du travail sur la question du travail il l'a dit qu'il voulait reprendre les discussions avec les partenaires sociaux sans tabou donc sans tabou à partir du moment où il y a pas de tabou moi je prends au pied de la lettre c'est à dire que les partenaires sociaux arrivent avec des propositions avec des négociations et avec des demandes qui pourraient être de revoir un certain moment moi je ne suis pas sûr je ne suis pas oui mais là on en était pas les ordonnances c'était pas lié aux retraites en l'occurrence et donc moi je pense qu'il faut reprendre le dialogue avec syndicales et patronales et faire en sorte de trouver ce nouveau de pacte du travail de la vie au travail qui est des millions parce que c'est vrai que c'est la première fois qu'on entend autant un appel à la fois au syndicat ou forces politiques on a entendu je vais mieux les associer donc c'est en creux une reconnaissance un petit peu que il n'associe pas assez tous les corps intermédiaires ce qui lui reproché depuis longtemps et en même temps il y a ces 100 jours c'est assez contradictoire parce que d'un côté on dit je vous ouvre la porte en plus on sait que les syndicats pour le moment on dit avant le 1er mai no way ce n'est pas possible et il y a cette exigence d'aller vite un petit peu comme cette méthode qu'on a eu auparavant qui allait au pas de course et qui laissait pas tellement le temps à la concertation à la discussion pour créer un peu un apaisement et un partage des idées apaisement et accélération je vais vous donner la parole là-dessus dans un court instant je propose de réécouter un extrait de la locution d'Emmanuel Macron justement cette porte ouverte au syndicat et proposer de recevoir les organisations patronales et syndicales dès demain matin pour celles qui sont prêtes et la porte sera toujours ouverte et cela afin d'ouvrir sans aucune limite sans aucun tabou une série de négociations sur des sujets essentiels améliorer les revenus des salariés faire progresser les carrières mieux partager la richesse améliorer les conditions de travail trouver des solutions à l'usure professionnelle accroître l'emploi des seniors et aider au reconversion ce nouveau pacte de la vie au travail sera construit dans les semaines et les mois qui viennent par le dialogue social [Musique] [Musique] qu'on arrive à apaiser la population donc je pense que là il y va un peu la cavalcade et c'est ça risque d'être un effet boomerang au mois de juillet quand on s'apercevra qu'effectivement ce qu'il a annoncé comme veut ne s'est pas réellement mais c'est pour ça que je démarrais avec cette question de ces deux verbes apaiser accélérer même si effectivement il a employé le terme de d'apaiser l'apaisement ce qu'on retient c'est les 100 jours Xavier donc donc ce sentiment quand même mais peut-être à Justine moi je prends pas parti là-dessus mais qui met la pression au partenaires sociaux qui jusqu'à présent veulent pas lui parler mais un point d'étape au bout de 100 jours c'est pas la ligne d'arrivée c'est une étape c'est un ravitaillement il va vouloir des résultats il va vouloir on connaît Emmanuel Macron il va vouloir des résultats attendez est-ce que c'est pas la France d'ailleurs que le Président de la République qui fixe un cap qui a été élu par les français pour ça ne demande pas un point d'étape au bout de 100 jours en ayant fixé un cap avec le gouvernement et les partenaires sociaux c'est tout à fait normal de demander un point d’étape après moi ce que je voudrais juste te répondre sur ce que mon collègue a fait comme intervention sur la méthode sur la question des retraites moi je peux l'entendre je peux entendre effectivement mais je me rappelle aussi que vous êtes dans la majorité sénatoriale majorité scénario qui depuis des années veut l'allongement de la durée de légal de notre mort à 64 ans ou 65 ans par amendement au pffss je parle chaque année oui je veux bien un amendement d'appeler toujours voter non mais attendez moi c'est un collègue c'est un abonnement qui est toujours voté par la majorité sénatoriale et vous l'assumez et moi j'ai pas de problème avec ça mais ne nous reprochez pas quelque chose que vous faites chaque année lors du vote du budget vous confondez un projet de loi qui aurait dû être complet c'est une réforme du monde du travail et également de s'interroger sur comment travailler davantage tout au long de la vie il y avait peut-être aussi d'autres solutions à avoir je sais que vous n'êtes pas d'accord sur la capitalisation mais à un moment donné il faudra peut-être changer de paradigme également mais ce sujet là c'est des balades n'ont pas pu la voir nous n'avons pas été au fond des sujets vous savez très bien puisque c'était un temps vous dire que sur les temps programmés c'était un temps programmé au Sénat nous avons eu le débat y compris sur la question c'est ce que j'ai dit vendredi matin sur ce plateau par rapport au cavaliers sociaux allez détricoter le texte sur des débats de fonds comme l'a annoncé le président il a mis la charrue avant les bœufs Sophie tailler le Conseil constitutionnel a validé cette procédure il a retoqué un certain nombre de cavaliers sociaux mais il a validé la procédure et notamment la rapidité de la procédure ça il faut le redire quand même par rapport à la discussion précédente c'est que ce que demandait les organisations syndicales c'est de commencer par les questions liées au travail voyez donc là maintenant vient leur dire bah c'est maintenant venez apaisement etc alors qu'en fait c'est ce qui demandait dès le départ que le comprennent les choses dans le bon ordre et là on vient leur expliquer qu'ils ont eu tort qu'ils ont perdu mais qu'il faudrait même qu'il me vient qui reviennent alors que bien sûr c'était la bonne façon de de travailler cette occasion après sur la question de la réforme est de la vie du Conseil constitutionnels donc je vous redemande est-ce qu'il faut pas quand même saisir cette occasion cette cette porte ouverte là pour de vraies grandes négociations sur le travail la valeur travail la rémunération le sens du travail alors d'accord ça va peut-être été fait à l'envers mais là il y a une opportunité non seulement ça a été fait à l'envers mais visiblement ça continue à être fait sur des bases qui ne sont pas celles que demandent les organisations syndicales quand j'entends par exemple quand j'entends partage de la valeur ce qui a été dit ce qui traîne dans les 1 voilà ça veut dire que on va être sur une des choses qui vont être non contraignantes non obligatoires pour les entreprises et qui en réalité et les économistes le disent finissent par participer de cette de cette absence d'augmentation des salaires donc si vous voulez il va y avoir une orientation donnée à ces discussions qui je pense ne sont pas celles désorganisation syndicales qui a été signé entre syndicat et de la valeur est une organisation un accord qui a été signé par les organisations syndicales or CGT cela dit ça ne compte pas du tout le partage de la valeur a été signé par des organisations syndicales mais pas du tout comme réglant le problème bien sûr si on arrive à faire en sorte que des entreprises ouvrent la discussion et donne des primes les organisations syndicales font leur travail elles disent ok seulement on va comme d'habitude se contenter de cela et qu'est-ce qu'on observe on observe qu'après les salaires n'augmentent pas et puis que bah des années où ça va et bien non non mais des années où ça va les salariés touchent un petit peu puis des années où ça va pas elle touche plus rien du tout et aujourd'hui la situation elle est elle pour les salariés de très nombreux et nombreux salariés dans ce pays qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts qui n'arrivent pas à ils ont besoin aussi de visibilité quand on a un loyer à payer tous les mois tout le monde on a besoin de savoir sur quoi on peut compter on peut pas compter sur des primes qui tombent ou ne tombent pas en fonction de la bonne volonté de l'employé parce que j'en ai vraiment important je le rappelle dans cet accord il n'y a pas d'obligation aucune comme d'habitude on va écrire les chantiers qui sont ouverts de la République avec les partenaires sociaux il y a la question de l'augmentation des salaires il y a la question de l'emploi des seniors de l'usurotravags si il a parlé l'augmentation des salaires son premier son voilà mais bien sûr parce que là il y a une différence augmentation des revenus pas des salaires parce qu'effectivement une prime une prime une prime peut provoquer une augmentation des revenus une prime augmente il ouvre les chantiers avec les partenaires sociaux sur l'augmentation des revenus pour votre ex sur l'augmentation des revenus augmentation des salaires sur la question du partage de la valeur et moi je voudrais juste noter que la question du partage de la valeur c'est effectivement une négociation qui a eu lieu entre les partenaires sociaux les organisations syndicales et patronales et que le gouvernement s'est engagé à transmettre dans la loi en fait oui à mettre dans la loi transcrire pour transcrire dans la retranscrire dans la loi puisque les partenaires sociaux avaient négocié et validé pardonnez-moi mais on ne peut pas dire vous n'écoutez pas les partenaires sociaux et quand les partenaires sociaux font le dialogue social et se mettent d'accord sur des mesures de partage de la valeur et que le gouvernement dit on prendra tel quel que les partenaires sociaux ont négocié entre eux on nous dit ah bah non vous n'allez pas assez loin je pense que le débat il doit avoir lieu on ira certainement plus loin dans le cadre des négociations avec les bien sûr dans le cadre également du débat parlementaire le débat parlementaire n'a pas encore eu lieu madame la députée donc laisser faites confiance sur la base les partenaires sociaux on négocie j'essaye de faire en sorte que tout le monde parle et oui on sent un peu alors excusez-moi le terme mais comme un petit piège aussi parce que qui dit rentrer dans les négociations avec les syndicats le patronat dit acceptation finalement de la réforme des retraites et des 64 ans ça veut dire la fin de la lutte et on négocie et si vous n'y êtes pas ça veut dire que toutes les mesures un peu de justice sociale qui ont été retoqués par le Conseil constitutionnel et qui pourrait être ajoutés par les syndicats et bien les syndicats ne sont pas à la table donc on pourrait leur reprocher ça il y a un peu ce jeu aussi de pression sur les syndicats qui est menaient là parce pour faire passer la pilule de la réforme des retraites et qu'elle soit définitivement derrière comme ça a été voté enfin adopté promulguer et puis voilà on passe il y a cet argument là et puis il y a aussi le deuxième argument qui est un peu plus juridique puisque l'article premier du Code du travail oblige à la négociation avec les organisations syndicales et les organisations patronales dès lors qu'on entre dans un processus législatif sur une loi qui touche au travail donc effectivement je dirais Emmanuel Macron est un peu obligé de tendre la main aux organisations syndicales pour aboutir à un projet de loi qui sera conforme au Code du travail ça c'est c'est un aspect peut-être purement juridique mais essentiel le deuxième aspect à mon sens ce qui manque dans l'intervention du président de la République c'est la notion de pouvoir d'achat alors c'est vrai qu'elle est liée au travail mais la première préoccupation des Français aujourd'hui et la retraite arrive très loin derrière c'est comment on boucle les fins de mois et là dessus il a effleuré le sujet mais je pense qu'il y a pas eu de d'annonces très concrètes vis-à-vis de la vie quotidienne des Français c'est ce qu'on peut lui reprocher alors je vous propose d'écouter un autre extrait de de la locution de d'Emmanuel Macron donc il a d'abord on l'a rappelé à expliquer pourquoi cette réforme était nécessaire ensuite il reconnaît qu'elle n'est pas acceptée pouvait-il en faire moins non cette réforme était l'accepter non on doit en tirer tous les enseignements personne et surtout pas moi ne peut rester sourd et ensuite il parle d'immobilisme et de l'extrémisme écoutez la réponse ne peut être ni dans l'immobilisme ni dans l'extrémisme face à ses colères à ce sentiment de déclassement d'abandon nous devons agir ensemble au-delà des clivages comme j'ai toujours cherché à le faire au service d'un CAP clair celui de notre indépendance et de la justice qui a sans doute quelques téléspectateurs qui nous rejoignent à l'instant et qui n'ont peut-être pas entendu l'entièreté de l'allocution d'Emmanuel Macron donc un peu plus de 13 minutes je le disais en ouverture en titre qu'est-ce qu'on doit en retenir de cette intervention alors sur les chantiers donc on va aller très vite 100 jours pour faire un premier bilan sur trois chantiers principaux c'est ce qu'il a cité le travail l'ordre et la justice et puis les progrès pour mieux vivre en gros les services publics l'amélioration des services publics alors si on prend le premier chantier le travail alors il a beaucoup insisté d'ailleurs sur les résultats qu'il y avait été effectués au fur et à mesure la baisse du chômage 1,7 millions d'emplois créés depuis six ans et dans les chantiers c'est la réforme du lycée professionnel qui a déjà été un petit peu entamé en tout cas annoncé ramener aussi les bénéficiaires du RSA au travail ça aussi c'était dans les clous même depuis la présidentielle faire en sorte aussi que le travail paye mieux on en parlait à l'instant c'est ce nouveau pacte de la vie au travail qui serait fait avec les syndicats et le patronat ceci reviennent à la table des négociations il a aussi parlé de la réindustrialisation en tout cas en termes de résultats en parlant des usines qui avaient été ouvertes depuis deux ans 200 usines et puis des emplois industriels qui sont à nouveau à la hausse et puis de la planification écologique qui est en cours et qui doit déboucher cet été enfin en tout cas avancer donc ça c'était sur la partie travail si on passe sur la justice et l'ordre républicain il s'agit de continuer à recruter 10 000 gendarmes et magistrats donc on est sur la justice on en parlait à l'instant et aussi de recruter enfin de créer 200 brigades de gendarmerie dans les campagnes donc là on est sur les zones rurales et il y a aussi le contrôle de l'immigration des illégales et un point important puisque ça va être annoncé début mai en tout cas il en a parlé lutter contre la fraude fiscale et la fraude sociale il y a aussi tout ce qui concerne les institutions et la participation citoyenne notamment la participation citoyenne ce qui s'est passé sur la fin de vie là en prenant exemple sur cette concertation sur le troisième chantier donc en ce qui concerne les services publics alors il a parlé de l'éducation nationale en disant que dès la rentrée l'école va changer à vue d'oeil il a parlé des choses qui étaient en cours rémunération des professeurs notamment il a insisté là-dessus tout ce qui est absence aussi des professeurs accompagnement des élèves pour les maths donc un gros chantier sur l'école qu'il veut refonder la santé aussi un système qui se rebâtit en profondeur on parle évidemment de ce qui a été fait sur la fin du numérique clausus de la du reste à charge des investissements dans l'hôpital mais il parle aussi des 600 000 patients qui soient en maladie chronique et qui vont avoir droit à un médecin traitant ce qui aujourd'hui n'en trouve pas forcément et avec des promesses de leur fournir des engagements aussi des services des urgences aux hôpitaux et alors un point pas encore très précis sur les zones rurales et les loutre-mer des solutions concrètes pour améliorer la vie quotidienne une feuille de route qui sera détaillée par la première ministre la semaine prochaine enfin très rapidement merci beaucoup Emil Ie alors je vous propose qu'on discute et qu'on débatte autour de la question des services publics en écoutant d'abord un cours extrême de la locution de du président République sur ce thème dès la rentrée notre école va changer à vue d'oeil pour les enseignants qui seront mieux rémunérés pour les élèves qui seront davantage accompagnés en français en mathématiques pour leurs devoirs et pratiqueront plus de sport à l'école pour les parents qui verront le remplacement systématique des enseignants absents notre système de santé sera aussi profondément rebâti d'ici la fin de cette année 600 000 patients atteints de maladies chroniques qui n'ont pas de médecins traitant en disposeront et d'ici la fin de l'année prochaine nous devrons avoir désengorgés tous nos services d'urgence Sophie taipoliant sur ce thème des services publics c'est vrai que nous sur ce plateau dans l'émission sciences publiques on a malheureusement depuis six mois un an multiplier les débats autour de ce qu'on je peux pas dire autre chose que la grande décrépitude de nos services publics il y a certainement une part de responsabilité d'Emmanuel Macron qui est au pouvoir depuis six ans il y a certaines aussi une part de responsabilité des pouvoirs qui se sont succédés quel que soit le bord politique depuis une vingtaine d'années qu'est-ce que vous attendez de cette exécutif sur ce thème précis aujourd'hui est-ce que vous jugez que ce qui est déjà été fait voilà est un bon point de départ et qu'est-ce que vous en attendez dans les prochains mois d'abord pour faire un je dirais pour inverser la tendance de manière très très forte il faut des moyens il faut des moyens on ne peut pas continuer de gérer nos services publics en leur demandant sans arrêt de multiples économies cette année par exemple quand la loi de programmation de loi de finances pour la sécurité sociale a été adoptée elle a été avec une prévision qui était inférieure à l'inflation donc on voit bien qu'en réalité concrètement dans les établissements hospitaliers il faut baisser ce qu'on achète puisque on a un tout petit peu plus mais pas autant que l'augmentation de l'inflation il faut des moyens parce que je crois qu'aujourd'hui dans nos services publics les personnels ont énormément donné jusqu'à jusque là face à ces politiques austéritaires qui se sont déployées depuis de trop nombreuses années ils ont donné donné donné et là ils sont à un point de rupture et je vois notamment les enseignants qui n'acceptent pas aujourd'hui les propositions qui ont été de données par le ministre de l'Éducation ce fameux pacte ou pour gagner plus il faudrait qu'ils travaillent plus alors qu'on a déjà des enseignants qui sont parmi ceux qui travaillent le plus en Europe parce que ils sont sur un volume d'heures devant élève mais tout le travail autour on le compte pas donc les moyens les moyens les moyens moi aujourd'hui je me suis rendu dans un collège on m'a effectivement dit que il y aurait du renforcement pour les élèves de 6e en mathématiques et en français très bien mais par qui on ne sait pas on est mi-avril et on ne sait pas en réalité et vous savez sur quoi c'est payé il y a beaucoup de de parents ou de grands-parents qui nous regardent qui doivent se sentir concernés et vous savez ils disent ils ont pour cela supprimer les heures de cours des professeurs de technologie comme ça un jour qui se sont levés le matin quel mépris encore on leur a dit bah vous n'enseignerez plus aux enfants de 6e parce que ça va permettre de payer d'autres professeurs qui vont venir faire du renfort en maths et en français et pour vous devez nos services publics et j'en terminerai par là outre des moyens il faut du respect pour les personnels du respect pour les personnels qui ont tant donné ces dernières années et évidemment tout particulièrement pendant la crise sanitaire le respect mais c'est pas de ça on sait pas du respect dont on a beaucoup eu qu'on a beaucoup reçu de la part du président de la République ce soir je trouve et c'est aussi une des choses qui manque cruellement le service public Xavier yakovie sur cette question de des moyens comment effectivement on pourrait parler de la loi programmation militaire aussi des de l'argent qui est mis sur la table et moi je pense je suis pas là pour donner mon avis mais qu'on en a besoin mais comment concilier ces engagements ces enjeux pour nos services publics et la fin du quoi qu'il en coûte mais je pense et cela objectivement même si l'opposition s'oppose c'est normal objectivement le budget de l'Éducation nationale le budget de la santé et des hôpitaux le budget de la Défense le budget du ministère de l'Intérieur la justice et de la justice ce sont que des budgets qui ont augmenté ces six dernières années rien que sur la justice nous sommes à 33% d'augmentation 15 milliards que nous venons de voter pour le ministère de l'Intérieur l'éducation nationale est devenue le premier budget désormais de l'État avant de vous interrompre la situation elle est toujours aussi critique dans dans la plupart de ces services publics où est-ce qu'on investit plus parce qu'effectivement la situation est catastrophique dans un certain nombre de nos services publics et parce que nous rattrapons aussi souvent des années et des décennies de sous-investissement dans nos services publics la question de l'hôpital ça ne date pas de six ans ça ne date même pas 10 ans ça date de beaucoup plus parce qu'on a sous investi pendant des années et on a pressurisé le service public hospitalier et donc oui effectivement depuis la covid qui a mis en lumière ce dysfonctionnement et c'est ce manque d'investissement dans l'hôpital nous avons mis 19 milliards sur l'investissement nous n'avons revalorisé le les métiers du des métiers des soignants et donc nous avons besoin effectivement de continuer sur cette sur cet axe là il y a un travail aussi qui est fait par Agnès Firmin le Baudot notre Ministre délégué en charge du personnel soignant de justement travailler sur une meilleure organisation territoriale pour pour le médecin les déserts médicaux on parlait tout à l'heure des 600 000 patients qui sont en maladie chronique qui n'arrivent pas à avoir de médecin traitant ça c'est aussi un engagement et la ministre est sur sur ces sujets au quotidien après il y a la question de l'éducation et de l'enfance le service la création du service public de la petite enfance qui a été annoncé par Jean-Christophe comble le ministre des Solidarités c'est aussi une réponse assez besoin de mode de garde à ses besoins d'accompagnement des enfants au plus au plus jeune âge pour permettre justement au plus modeste de pouvoir avoir cet accompagnement de l'institution des le plus jeune âge le fait de faire en sorte que le l'obligation de scolarisation à partir de trois ans c'est aussi pour permettre de lutter contre une inégalités des destins qui étaient aussi dans la promesse présidentielle depuis 2017 tout ça ce sont des éléments importants la revalorisation des enseignants à partir de septembre c'est aussi un point pour à la fois le respect pour ceux qui aujourd'hui forment notre jeunesse mais aussi d'un point de vue de pour investir dans l'éducation nationale quelques réactions de personnalités politiques à la suite de cette allocution du Président de la République alors c'est un patchwork je vais dans un peu tous les sens je pars de Marine Le Pen qui parle d'une pratique déconnectée solitaire et obtuses du pouvoir Jean-Luc Mélenchon lui c'est un style un peu télégraphique irréel Macron point complètement hors de la réalité point il assume le vol de deux ans de liberté Fabien Roussel ceux qui n'ont pas écouté n'ont rien perdu et Éric Ciotti un catalogue de vœux pieux sans remise en cause est-ce que vous êtes aussi critique il y a pas eu de remise en cause très peu c'est ce qu'on peut ça a été balayé très vite au départ il fallait lire entre les on va juste répondre sur les services publics si vous me permettez parce que effectivement les moyens ont été réinjectés il faut repenser l'organisation des services publics les territorialisés davantage parce que derrière il y a deux écueils le sentiment que les français payent de plus en plus d'impôts de consentement l'impôt sans avoir la qualité de service public en corrélation et puis après il y a le problème de la dette nous empruntions en 2021 0% nous sommes à 3%, les projections sur 2027 c'est 70 milliards de services de la dette ce qu'on appelle les intérêts de la dette qui vont peser sur le budget risque le premier poste le premier poste et c'est 70 milliards on aurait on en aurait bien besoin justement en territorialisant davantage en réorganisant davantage au plus proche du terrain parce que effectivement des moyens doivent être mis supplémentaires que ça soit dans au niveau du ministère là de l'Intérieur au niveau de la loi l'openi ça a été une bonne loi elle a été votée d'ailleurs quasi à l'unanimité au niveau du Sénat on entend on attend la même chose dans le domaine de la santé dans le domaine du éducation dans le domaine de la justice après il faut que l'État se reconcentre effectivement sur le régalien parce qu'on réinvestit dans l'éducation dans dans la santé dans le dans la justice c'est le principe de subsidiarité qui doit qui doit faire faire preuve c'est-à-dire redescendre au plus proche du terrain pour éviter l'acte de décentralisation certainement alors un modélise à Pasquier je vous donne la parole jusqu'à présent parce qu'on a eu un Emmanuel Macron très pressé pour les 100 jours moi je prends juste l'exemple pour les services publics des services d'urgence puisque là il dit on va régler on va désengorger 2024 oui mais vous vous rendez compte en termes d'agenda quand même la covid ça a commencé en 2020 en 2020 on s'est rendu compte que c'était compliqué alors que c'était déjà le cas avant puisque les soignants mentionnés manifester déjà pour dire que c'était déjà avant 2020 on arrive en 2020 on nous dit ah oui mais former les médecins c'est compliqué c'est long et on arrive en 2023 en disant on est toujours sur ce contenu de la santé entre-temps mais il a peut-être pas été suffisant par rapport au vœu je dirais pas pieux mais on veut d'Emmanuel Macron ce soir et à cette envie d'aller très vite et ben il y a des choses qui sont pas les très vite déjà et ça serait bien qu'on s'en occupe et puis sur le et sur les services publics on a l'impression que plus on réorganise plus ça souffre au niveau du rural au niveau des campagnes et moins ils ont le service public se questionner sur la méthode de réorganisation oui c'est pour ça qu'on parle de territorialisation Sophie en écoutant Stéphane Audier tout à l'heure je vous voyais dire ça fait 20 ans qu'on dit la même chose on réorganise à tout va sans arrêt dans l'unique but d'ailleurs de baisser les budgets et on voit le résultat faut arrêter avec ça c'est pas une question si on a aujourd'hui des problèmes dans nos services publics c'est pas tant une question d'organisation que une question de moyen quand vous avez dans des écoles des enfants situation de handicap ou les personnels qui sont censés s'en occuper sont tellement mal payés tellement déconsidérés etc vous n'arrivez pas à recruter vous savez c'est une question de moyens c'est pas une question d'organisation c'est une question de formation c'est une question de salaire c'est une question de statut donc c'est une question de moyens donc après moi ce que j'entends et je reconnais bien là effectivement la ligne politique des républicains et de Bruno Le Maire c'est que cette qui n'est plus républicain mais qui partagent mais qui partagent qui partagent ce point de vue et finalement effectivement le nid droite ni gauche le en même temps a fait long feu oui c'est ça c'est surtout et droite et bien c'est c'est ce que j'observe moi ce que je dis dans la presse c'est que le budget 2024 s'annonce très serré et que on demande dans les ministères de faire encore et encore des propositions d'économie c'est ce que je lis dans la presse publique mais enfin d'un autre côté on est en train de proposer de préparer un budget de rigueur je reprends la main pour vous partager une des réactions attendues ce soir celle de Laurent Berger le secrétaire national de la CFDT il parle d'un vide dans l'intervention du président de la République il y a un espèce de vide dans la intervention du président de la République il y a rien dedans qui est une forme de considération à tous ces travailleurs et travailleuses qui sont touchés parce qu'ils vont devoir travailler deux années de plus donc on attendait autre chose évidemment et quant aux perspectives qui sont données c'est un peu un discours de la méthode pour une dixième fois mais rien de concret Xavier yakovelli il y a du chemin encore avant d'avoir tout ce tout ce monde autour d'une table pour pour négocier les trois mois à écoulé on laissait des traces quoi et des blessures ça laissait des traces comme la dit le président ce n'est pas une réforme qui a été acceptée elle était nécessaire mais elle n'a pas été accepté et donc effectivement il faut dans son attitude à lui vis-à-vis des leaders syndicaux et notamment de Laurent Berger c'est peut-être un mea culpa c'est pour ça qu'il faut il l'a dit continuer à libérer les énergies continuer à protéger les plus faibles et continuer à unir réunir le pays et donc ça passe aussi par un dialogue social qui soit renoué avec les partenaires sociaux je pense que c'est important on a un certain nombre de grands projets à mener et ça se fera de toute façon dans la concertation et ça se fera dans la concentration et dedans il y a personne autour de la table au bout d'un moment on ne peut pas seulement être dans la critique il faut aussi être dans l'action et en l'occurrence la porte est ouverte le président de la République la réaffirmé à la fois pour les partis politiques pour tous les partis politiques qui souhaitent aujourd'hui partager dans ce travail pour au service des Français et bien sûr avec les partenaires sociaux et les représentants à l'être humain Stéphane Olivier je vais couper la parole tout à l'heure donc je vous la rends et juste après Sophie je voudrais me positionner par rapport à leur berger il a une problématique c'est quel premier mai en ligne de mire il a réclamé un délai de l'attente entre l'acceptation enfin la promulgation de la loi et le retour au niveau au niveau de la table des négociations je pense que dans 15 jours 3 semaines le temps sera à l'apaisement pour qu'il peut pas faire il peut pas dire autre chose ce soir il aura peut-être un autre discours dans 15 jours c'est ce que vous il aura sans doute un discours un peu plus apaisé je pense que il y a eu une main tendue quand même du président de la République ce soir il faut être très clair peut-être qu'il annoncera ou Elizabeth borne annoncera d'autres d'autres mesures en faveur des syndicats notamment une conférence sociale parce que je pense que c'est essentiel d'avoir un dialogue qui soit permanent un peu le nouveau pack de la vie au travail c'est pas encore une conférence sociale encore une grande conférence peut-être effectivement je repose la question puis après autour de la stratégie dans Laurent Berger c'est vrai que il est la CFDT estampillé syndicat réformiste il y a bien un moment où il va falloir qu'il revienne autour de la table écoutez en fait le problème c'est pas tant de revenir autour de la table ou pas ça certainement vous disiez tout à l'heure c'est la confiance et depuis des années les organisations syndicales ont perdu toute confiance et singulièrement d'ailleurs je crois de manière assez personnelle entre Emmanuel Macron et Laurent Berger quand on voit par exemple ces derniers mois sur la réforme de la location chômage on a mis je veux dire les syndicats complètement hors du jeu là la réforme de la retraite donc faut toujours venir discuter ce sera ce sera aux organisations syndicales de déterminer si elle souhaite participer ou non au rendez-vous qui leur seront proposés mais la confiance c'est certainement pas avec ce type d'allocution qu'on l'a rétabli Xavier sur l'attitude quand même d'Emmanuel Macron je rejoins un peu ce que nous dit Sophie taillipoliant parce que il a d'abord un peu gommé les corps intermédiaires ils l'a presque même théorisé avant son élection et dans les premiers mois de son premier mandat et on a l'impression que finalement il tombe dans son propre piège aujourd'hui parce que là sans les syndicats qu'est-ce qu'il va pouvoir faire dans les grandes réformes dont ils nous parlent il a besoin des syndicats autour de la table je pense qu'effectivement dans les premières les premiers mois de son premier quinquennat effectivement il y avait une volonté d'aller vite et d'avoir cette fougue on va dire de d'un jeune président qui a été élu pour réformer et c'était la volonté réformatrice du président il aimerait bien retrouver là avec les 100 jours qu'il a effectivement apporté qui a été amené une large majorité pardon aux précédents avec quinquennat je pense que il y a aussi l'exercice du pouvoir qui fait que on est dans un pays un vieux pays un pays qui est pas facile à réformer mais qui a envie de réforme malgré tout et donc avec un certain nombre de corps intermédiaire qu'il faut prendre en considération et qu'il faut associer pour pouvoir bien réformer parce que c'est pas le tout de réformer il faut bien réformer et que ça soit il y ait du consentement aussi sur sur les réformes et je crois que ça c'est la volonté du président maintenant allez un mode conclusion Stéphane Olivier ce que vous avez dit changement de méthode enfin nulle a tellement promis la fin de méthode que bon maintenant passer des mots aux actes on a eu plusieurs séquences avec de grands discours de grandes déclarations suivies de peu d'actes en fait et c'est c'est là dessus après la grande interrogation c'est comment réussir en 100 jours ce qu'on n'a pas réussi en six ans on peut se poser légitimement la question et il faudra réinventer en fait et la relation avec les Français qui est rompu à l'heure actuelle et ça ça prendra du temps c'est pas sur une allocution qu'on qu'on change de donne d'où l'apaisement qui souhaitait par le Président de la République oui mais c'est sur le long terme merci tout petit mot de conclusion mais rapide alors effectivement il y a un côté extrêmement paradoxal voir schizophrénique entre apaisement d'un côté et urgence de 100 jours de l'autre ce qu'on voit c'est que il faut manifester le 1er mai pour continuer à mettre un rapport de force vis-à-vis d'Emmanuel Macron parce que visiblement il ne peut comprendre que cela puisque l'écoute n'est pas son force on avance vite et à plusieurs on avance beaucoup plus loin ça ça fait du bien merci beaucoup merci à tous les trois d'avoir participé à ce premier

Macron : 100 jours pour relancer son quinquennat — Emmanuel Macron · Pourquijevote