Laurent Jacobelli : "François Bayrou doit laisser sa place !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Est-ce que vous accepteriez éventuellement de vous abstenir après ce que vous avez entendu, et y compris aussi de la situation de la France ?
- 0:28RelanceRéponse partielle
Il y a un point qui pourtant allait dans le sens de ce que vous demandez depuis longtemps, c'est ce que je disais à l'instant, cette fermeté plus grande sur l'AME.
- 1:19FerméeRéponse directe
Vous êtes d'accord ?
- 1:35FerméeRéponse directe
Vous demandez la suppression de l'AME ?
- 1:57RelanceRéponse partielle
Mais vous savez que ce chiffrage de 18 milliards vous est particulièrement contesté ?
- 2:48OuverteRéponse directe
Vous aspirez à exercer des responsabilités ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Invité politiqueFait
« la situation de la France qui est sur-endettée, qui est en proie à une crise identitaire, une crise sécuritaire »
- 1:26Invité politiqueChiffre
« Le Premier ministre nous explique qu'il va faire quoi ? 1% d'économie sur un budget d'un milliard 3 de l'aide médicale d'État. »
- 1:37Invité politiquePromesse
« Mais bien sûr, il faut supprimer l'AME, supprimer les aides sociales non contributives »
- 1:51Invité politiqueChiffre
« Nous, on veut faire 18 milliards d'économies sur le budget, sur l'immigration. »
- 2:14Invité politiqueChiffre
« le coût de l'immigration, c'est 3,4% du PIB de la France. »
- 2:22Invité politiqueFait
« le taux de chômage chez les étrangers est supérieur au taux de chômage chez les Français. »
- 2:25Invité politiqueChiffre
« 17% des personnes qui ont le droit d'arriver en France le sont pour le travail. »
- 2:42Invité politiquePromesse
« le seul moyen de changer les choses, le seul moyen de faire des économies dans le budget de l'État et de réduire la dette sans toucher au pouvoir d'achat des Français, c'est de changer de majorité. »
- 5:11Invité politiqueFait
« donner les clés du gouvernement à un micro-parti qui ne rassemble aux présidentielles que 1,5%, c'est une folie. »
- 5:21Invité politiquePromesse
« notre proposition de dissoudre l'Assemblée nationale pour que les Français s'expriment, pour qu'il y ait une majorité. »
- 6:09Invité politiqueFait
« Le premier parti de France qui est le RN est un parti républicain. »
- 6:46Invité politiqueFait
« Deux choses. D'ailleurs, l'attitude de l'ancien président Nicolas Sarkozy, quelqu'un qui a exercé le pouvoir et qui dit que le RN est tout à fait capable. »
- 7:05Invité politiquePromesse
« Nous, on veut plus de sécurité, on veut moins d'immigration. »
- 7:32Invité politiqueFait
« ce qui ne se produira plus, c'est cette espèce de barrage improbable où pour empêcher le parti numéro un en France d'exercer le pouvoir, c'est-à-dire pour empêcher la stabilité, vous avez l'alliance de tous les losers, de l'extrême-gauche à la droite qui s'allie pour la soupe et au détriment. »
- 8:10Invité politiqueFait
« un député sortant ou un candidat du centre-droit ou de la droite se désister pour un candidat de l'extrême-gauche qui vaut mis sa haine de la France et son antisémitisme. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli61 %
- Présentateur18 %
- Invité8 %
- Intervenant4 %
- Locuteur non identifié4 %
- Présentateur 23 %
- Locuteur non identifié 22 %
≈ 2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Est-ce que vous accepteriez éventuellement de vous abstenir après ce que vous avez entendu, et y compris aussi de la situation de la France ?
Bien évidemment non. C'est parce que nous regardons la situation de la France qui est sur-endettée, qui est en proie à une crise identitaire, une crise sécuritaire, que les Français aujourd'hui qui travaillent doivent toujours faire plus d'efforts pour avoir moins de services publics, que nous disons il faut que M. Béroud, pas en tant que personne, mais en tant que finalement exécutant d'Emmanuel Macron, laisse la place, cette politique doit maintenant cesser.
Il y a un point qui pourtant allait dans le sens de ce que vous demandez depuis longtemps, c'est ce que je disais à l'instant, cette fermeté plus grande sur l'AME. Je voudrais qu'on écoute précisément les mots de François Bayrou.
Lorsque vous demandez des efforts aux Français, il n'est pas possible que le sentiment que les Français éprouvent, c'est que eux doivent faire des efforts, et les étrangers, puisque aide médicale d'État c'est destiné aux étrangers, c'est pas possible que tout le monde n'y soit pas associé. Par exemple, il y avait dans la liste des soins de la balnéothérapie. C'est pas normal, c'est pas raisonnable que le pays, comment dirais-je, avec libéralité et sûrement générosité, ne prennent pas soin de l'équilibre que les Français ressentent ?
Vous êtes d'accord ?
Oui, d'accord. Évidemment que nous sommes d'accord, mais très honnêtement, il ne faut pas nous prendre pour des oseaux non plus. Le Premier ministre nous explique qu'il va faire quoi ? 1% d'économie sur un budget d'un milliard 3 de l'aide médicale d'État. Et puis il n'y a pas que ça sur le surcoût de l'immigration. Vous demandez la suppression de l'AME ? Mais bien sûr, il faut supprimer l'AME, supprimer les aides sociales non contributives, faire en sorte que les étrangers ne puissent avoir accès à un certain nombre de droits qu'après avoir vécu en France et montrer qu'ils respectaient nos règles. Le Premier ministre n'est pas à la hauteur.
Nous, on veut faire 18 milliards d'économies sur le budget, sur l'immigration. Il nous parle de, allez, maximum 30-40 millions d'euros.
Mais vous savez que ce chiffrage de 18 milliards vous est particulièrement contesté ?
Oui, oui, si vous voulez, mais vous verrez que ça sera ce qui se passe. Aujourd'hui, l'immigration coûte beaucoup plus. L'immigration, elle coûte en sécurité et en force de police. Elle coûte en justice et en place de prison. Elle coûte en éducation, puisque ça baisse le niveau des classes. Quand un certain nombre d'élèves ne parlent pas français, le coût de l'immigration, c'est 3,4% du PIB de la France. Il ne rapporte pas, mais vous le savez comme moi, que le taux de chômage chez les étrangers est supérieur au taux de chômage chez les Français. 17% des personnes qui ont le droit d'arriver en France le sont pour le travail.
Ce qui veut dire que pour les 83% qui restent, c'est nous tous autour de cette table et tous ceux qui nous regardent qui payent. Le Premier ministre est en dessous de la réalité. Alors, il est dans une période de racolage, mais ça ne marchera pas. Nous ne sommes pas dupes. Le seul moyen de changer les choses, le seul moyen de faire des économies dans le budget de l'État et de réduire la dette sans toucher au pouvoir d'achat des Français, c'est de changer de majorité.
Vous aspirez à exercer des responsabilités ? Je vous le confirme. Est-ce que la première des choses dans ces cas-là, ce n'est pas justement de faire des compromis et des concessions ? Pourquoi vous ne dites pas, c'est un premier geste, on va continuer à négocier ? Ce n'est pas ça, exercer le pouvoir ?
Mais un premier geste à cinq jours... C'est tout ou rien ? Un cinq jours de l'échéance finale. Le premier geste, je vais vous dire, et c'est un signe de bonne volonté, c'est Marine Le Pen qui l'a fait. En plein cœur de l'été, le 25 juillet, elle a écrit au Premier ministre en disant « Monsieur le Premier ministre, vous agissez seul, il faut écouter vos oppositions. » Et puis nous, on a un plan B, un contre-budget à vous proposer, qui épargne les Français, mais qui en revanche fait faire des économies dans le gras de l'État et les mauvaises dépenses. Mais là, vous pourriez mettre une autre demande sur l'État, comme vous aviez fait avec Michel Barret. Il ne nous a même pas répondu.
Il nous répond aujourd'hui en disant « Mais surtout, je ne m'adresse pas au Rassemblement national », dont il a d'ailleurs sous-entendu que nous ne faisions pas partie de l'arc républicain, et il prend le quart du demi, de la moitié d'une mesurette, alors qu'il faut un plan d'ensemble. Ce n'est pas sérieux. Moi, ce que j'ai vu, ce n'est pas un Premier ministre qui veut négocier, c'est un Premier ministre dans les salles mouvants. Il a compris qu'il allait périr, alors il s'agite. Et plus il s'agite, plus il sombre. Personne ne veut travailler avec lui. Il y a bien une raison.
C'est une image effectivement assez terrible, très dure, mais on sent les uns après les autres, puisque nous avons reçu avant vous le Parti Socialiste, Jérôme Gage, LR, Florence Portelli, vous maintenant l'ERN. Et parole après parole du Premier ministre, aucun de vous n'est prêt à dire « Bon, ce qu'il demande, c'est, il dit, je ne demande pas à ce qu'il me valide, je demande simplement à avoir un peu plus de temps pour discuter sur le fond. »
Mais pourquoi il s'y prend maintenant à cinq jours ? Je veux dire, ça fait neuf mois qu'il est là. La discussion, on a voulu l'entamer plusieurs fois. Le bon moment d'avoir une discussion, d'ailleurs, c'était à l'Assemblée nationale sur le budget en octobre. Pourquoi ? Dans ces cas-là, pourquoi ne pas dire « On le censurera après le budget ? » Mais c'est lui qui a avancé les délais. Ça ne vous empêche pas de le censurer après. Nous n'y sommes pour rien.
Ça ne vous empêche pas de le censurer après.
Mais la question qu'il nous pose, elle est quand même fantastique. Est-ce que vous validez mon constat qu'il y a un problème de dette en France ? Oui. Est-ce que le feu, ça brûle ?
Vous allez vraisemblablement vous retrouver peut-être demain avec un Premier ministre issu des rangs socialistes. Emmanuel Macron, qui hier a demandé aux uns et aux autres de travailler avec les socialistes. Olivier Faure, qui a dit « Nous, on est prêts à y aller. Si le téléphone sonne, s'il nous demande d'y aller, on y va. » Vous trouvez ça mieux, vous ? Vous qui êtes issu de la droite, vous vous préféreuriez ?
Je vais vous dire, donner les clés du gouvernement à un micro-parti qui ne rassemble aux présidentielles que 1,5%, c'est une folie. Le parti socialiste, aujourd'hui, ne représente plus personne. En revanche, ça rend urgent notre proposition de dissoudre l'Assemblée nationale pour que les Français s'expriment, pour qu'il y ait une majorité. Ce pays n'est pas gouvernable sans majorité.
Vous disiez Nicolas Sarkozy, et d'ailleurs, Guillaume Garrem, vous avez lu attentivement l'interview qu'il accorde au Figaro ce matin. Il dit en effet que vous faites partie de l'arc républicain. Il dit également que la dissolution, elle est à peu près inévitable. Et il me semble qu'il dit qu'au fond, le RN, pourquoi pas, pourrait gouverner.
Il explique que le RN fait partie du jeu républicain à ses yeux, et que donc, ça veut dire que le RN peut se présenter à des élections, et dans ce cas-là, s'il les gagne, il peut exercer le pouvoir.
Oui, ça s'appelle la démocratie. Ça s'appelle la démocratie, et c'est ce que nous respectons.
Merci Sarkozy.
Oui, mais je dis que l'ancien président de la République qui sait à peu près comment marchent nos institutions et le pouvoir, a fait un constat de lucidité. Le premier parti de France qui est le RN est un parti républicain. Le premier parti de France a toujours respecté les règles républicaines. Et quand vous regardez la bonne marche de l'Assemblée nationale, nous sommes probablement les plus respectueux de ces règles. Nous avons joué le jeu de la stabilité à chaque fois en ne censurant qu'après les négociations. Honnêtement, il a raison.
Sauf qu'avant la précédente élection législative, beaucoup de sondages vous promettaient une majorité absolue et que ça a été quand même très décevant le résultat final. Est-ce que les conditions sont différentes aujourd'hui ? Est-ce que vous pensez que face à vous, vous auriez des oppositions et des alliances plus affaiblies ? Qu'est-ce qui vous rend plus confiant en cas de nouvelle dissolue ?
Deux choses. D'ailleurs, l'attitude de l'ancien président Nicolas Sarkozy, quelqu'un qui a exercé le pouvoir et qui dit que le RN est tout à fait capable. Il dit d'ailleurs qu'il ne faut plus
de barrage d'exercer le pouvoir.
Quand je parle à des électeurs LR, j'en connais, beaucoup ont voté pour moi aux législatives et ça arrive dans certains cas. Ils sont très malheureux de la situation. Nous, on veut plus de sécurité, on veut moins d'immigration. Et on a un patron, M. Bruno Retailleau, qui dit continue avec Bérou, continue avec Macron. Je pense qu'ils comprennent mieux les paroles de M. Sarkozy qu'ils ne comprennent les paroles de M. Retailleau.
Et Jordan Bardella dit encore qu'il ne sera Premier ministre, il n'acceptera le poste que si vous avez une majorité absolue. 289, vous en êtes très, très loin. Est-ce que...
Attendez, on en est très loin, les élections n'ont pas eu lieu pour l'instant. Absolument,
elles n'ont même pas été convoquées.
Voilà, donc vous mettez un peu la charrue avant les bains, mais surtout, ce qui ne se produira plus, c'est cette espèce de barrage improbable où pour empêcher le parti numéro un en France d'exercer le pouvoir, c'est-à-dire pour empêcher la stabilité, vous avez l'alliance de tous les losers, de l'extrême-gauche à la droite qui s'allie pour la soupe et au détriment. Vous disiez déjà ça
avant la précédente dissolution et vous avez fini avec 123 députés. Ce qui est notre record. C'est-à-dire très loin des 289.
Mais si vous étiez de bonne foi, vous diriez que nous sommes le premier parti de France et que c'est un record historique pour nous.
Mais vous diriez aussi... Le premier parti de France avec 123 députés. Moi, je n'imagine pas... Il en manque 160.
Je n'imagine pas un député sortant ou un candidat du centre-droit ou de la droite se désister pour un candidat de l'extrême-gauche qui vaut mis sa haine de la France et son antisémitisme. Je crois qu'ils ont compris qu'ils ont fait élire des doudingues à l'Assemblée nationale que ce soit chez les Verts ou chez la France Insoumise et que faire élire à nouveau un triple fichier S n'est pas dans leur gêne. En tout cas, je l'espère.
Merci Laurent Jacobetti.
Laurent Jacobelli