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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 6 juillet 2021 22 minAutoproduit

Le bulletin insoumis #4 - Juin 2021

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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Salut les Insoumis, je vous retrouve pour un nouveau bulletin, le dernier, d'ici à ce que l'on se retrouve aux Amphi d'été de la France Insoumise, prévue à Valence, du 26 au 29 août prochain. Ce sera notre grand événement de la rentrée politique. J'espère vous y retrouver nombreuses, nombreux.

Alors pour commencer ce bulletin, d'abord un petit retour sur les élections régionales et départementales, puisqu'elles sont désormais derrière nous, et que l'on peut se satisfaire du fait que la France Insoumise, qui était jusqu'alors représentée dans seulement deux régions, le sera désormais dans sept, avec de beaux groupes de conseillers régionaux, de combats, à l'image des parlementaires de la France Insoumise, qui feront rentrer la voix du peuple dans ces assemblées feutrées des conseillers régionaux.

Alors cette élection, elle est d'abord et avant tout marquée par un phénomène que l'on a bien observé depuis plusieurs scrutins, mais qui s'est considérablement accru, c'est bien évidemment l'abstention. Une abstention qui a été monumentale pour les élections régionales et départementales, au deux tours, avec près de 70% des électrices et électeurs qui ne sont pas allés voter. Alors on peut raconter ce qu'on veut sur le mode de scrutin, la manière de voter.

Évidemment, le gouvernement porte une très lourde responsabilité dans l'accroissement de cette abstention, avec l'incapacité qu'il a eue à distribuer correctement la propagande électorale, vous l'avez vu, avec cette privatisation de cette mission qui consiste à envoyer partout les plis électoraux avec les professions de foi et les bulletins de vote, éléments qui sont souvent les seuls qui permettent d'informer les citoyennes, les citoyens de la présence d'une élection et de l'offre politique en présence. Eh bien, ils n'ont pas été capables de le faire correctement.

Vous aviez tantôt des gens qui ne recevaient absolument rien, tantôt des gens qui ont reçu une élection sur les deux, parfois des enveloppes incomplètes avec des professions de foi manquantes, parfois carrément même des enveloppes qui ne correspondaient pas au canton des personnes qui les avaient reçues. Bref, un fiasco considérable. Et c'est aux dirigeants d'Adrexo et au gouvernement que nous en voulons, pas à celles et ceux qui, souvent intérimaires, payés au lance-pierre, ont dû distribuer dans des délais absolument incroyables cette propagande électorale alors qu'ils étaient sous-dotés.

Ce sont souvent, oui, des intérimaires qui, dans les entrepôts d'Adrexo, viennent récupérer le matériel électoral. Et on a vu ce que produisaient ces effets de cadence incroyables. C'est qu'on a retrouvé des plis électoraux partout où ils ne devaient pas être. Par exemple, dans les poubelles, sur le bas-côté de la chaussée. Parfois même, ça a été le cas en Bourgogne-Franche-Comté, brûlés dans la forêt. Et alors, on nous dit que les taux de distribution sont très bons. On peut considérer qu'a priori, Adrexo considère que quand un colis sort de son entrepôt, il a été livré.

Peut-être considère-t-il que, par exemple, quand dans un immeuble, toutes les professions de foi, tous les plis ont été mis dans une boîte aux lettres pour tout l'immeuble, c'est de la distribution. Non, bien sûr, ça ne l'est pas. Alors, nous avions lancé l'alerte en disant que cette privatisation, en quelque sorte, venait aggraver la déliquescence de la démocratie et aggraver l'abstention.

Et depuis, vous avez vu que Gérald Darmanin a annoncé que, sans doute, pour les prochaines élections, qui devaient être également gérées par Adrexo pour la distribution du matériel électoral, on pense là à 2022, aux présidentielles législatives, eh bien, sans doute, cela reviendra dans le giron de l'État et distribué par la Poste, ce que non seulement on espère, mais ce qu'en plus, on surveillera, parce qu'on ne veut pas que ce soit ce genre d'entreprise qui continue à, finalement, prendre en otage la démocratie avec cette logique de rentabilité.

Notez, par exemple, que le PDG d'Adrexo, c'est celui qui avait déclaré, en son temps, qu'avec ces tâches que les salariés avaient de distribution du courrier, eh bien, finalement, c'était un boulot assez physique et qu'ils espéraient, sans doute, que cela leur faisait du bien et que, peut-être, grâce à cela, ils économisaient un abonnement à la salle de sport. Vous imaginez un peu le cynisme de ces gens-là. Donc, on ne peut pas tolérer que ce soit ce type de personnage et d'entreprise qui ait à distribuer le matériel essentiel, le matériel électoral, au moment des élections. Mais, évidemment, l'abstention n'est pas le fruit de, simplement, la mauvaise distribution du courrier électoral. Non.

L'abstention est un message politique fort et on le vérifie d'autant plus qu'il n'y a pas eu de sursaut démocratique, comme certains l'appelaient de leur vœu, dans l'entre-deux-tours. Malgré tout le tapage qu'il y a eu sur l'abstention considérable au premier, on n'a pas vu que les gens sortent davantage chez eux au second. Pourquoi ? Il y a plusieurs raisons à cela. D'abord, bien sûr, sans doute, le fait qu'on comprenne assez mal, finalement, à quoi servent les régions, les départements. Et d'ailleurs, il ne faut pas dire que le gouvernement ait fait beaucoup d'efforts pour permettre à chacun de comprendre en quoi cela allait changer dans leur quotidien.

Parce que, oui, les départements et les régions ont des compétences qui permettent de changer la vie des gens. On pense, par exemple, au transport, à la formation. Bref, il y a beaucoup de choses. Et puis, surtout, au-delà de la question des régions et des départements, c'est la tendance plus globale d'une masse toujours plus considérable du peuple à dire « faites-en nous ». « Faites-en nous » parce qu'en effet, je n'ai pas l'impression que la politique réponde à mes aspirations quotidiennes, à ce qui est véritablement mon quotidien. Ou alors, j'y ai cru, j'ai voté et puis on s'est senti trahi.

Comme par exemple, quand un candidat nous avait expliqué que son ennemi était la finance et puis qu'une fois au pouvoir, il est passé sous la table et a fait tout l'inverse. Comme par exemple, le fait qu'en 2005, le peuple français se soit passionné pour une élection assez technique. Le référendum, vous vous en souvenez, de 2005 sur le traité européen et que les Français avaient voté non. Et que derrière, malgré ce vote non, a été appliqué tout de même le oui. Tout ça participe d'une rupture qui fait qu'à un moment donné, le peuple n'en peut plus et dit « tout cela ne me concerne plus ». Et pour nous, à la France insoumise, c'est la tâche la plus importante.

Car on ne peut pas s'accommoder d'élections qui se succèdent sans le peuple. Parce qu'on a sous les yeux une forme de suffrage censitaire, où ce sont maintenant toujours les mêmes, toujours moins, qui participent. Et comme nous n'avons pas, comme nous pourrions le souhaiter d'ailleurs, un seuil, un quorum à partir duquel on peut considérer une élection comme valide, et bien même à quelques-uns, même si plus qu'une poignée va voter, et bien à une poignée, ils font le résultat pour tous, qui s'appliquent pour tous. D'où l'importance de dire « il faut retourner aux urnes ». Mais il ne s'agit pas simplement d'en faire l'injonction.

Il faut convaincre les gens, sur le fond, sur le programme, sur les idées, que la politique, oui, si on le décide, si nous ne sommes pas simplement spectateurs, des sondages et tout le reste, peut changer la vie à la condition qu'on se déplace pour voter. Ce travail qui consiste à faire revenir les dégoûtés, il faut les appeler ainsi parce que c'est le cas de la politique aux urnes, c'est un travail que la France insoumise emploie, et emploie d'ailleurs bien seule, à l'heure où, y compris à gauche, d'aucuns ont théorisé le fait que, de toute façon, les quartiers populaires, à quoi bon y aller ? Les gens ne votent plus. Et donc on se concentre sur les endroits où les gens votent. Eh bien non.

Donc on veut faire aussi tout l'inverse, c'est-à-dire aller expliquer là où on n'y croit plus que si on y va, on peut faire la différence. Voilà la tâche essentielle qui nous incombe d'ailleurs pour les prochains mois dans la séquence qui vient. Donc ces élections régionales et départementales sont maintenant derrière nous. Elles nous ont permis certains résultats dont on peut se satisfaire, je l'ai dit, malgré ce contexte, parce que dans ces conseils régionaux, il y aura maintenant la voix des insoumis, et ça compte comme ça a compté lorsque les insoumis sont arrivés à l'Assemblée nationale ou au Parlement européen.

Alors ces élections régionales et départementales derrière nous, maintenant l'horizon est dégagé sur la grande bataille, celle qui pour le coup, on le sait, permet de tout changer, et le peuple français en est bien conscient. C'est l'élection présidentielle qui aura lieu dans maintenant 9 mois.

Alors, on a fait beaucoup de choses ces derniers mois, depuis le lancement de la campagne, vous vous en souvenez, ça fait déjà 8 mois de campagne avec Jean-Luc Mélenchon, et le lancement de la première phase de campagne avec le site internet noussommespour.fr, qui établissait un certain nombre des mots d'ordre pour lesquels nous voulons nous mettre en mouvement, et qui collectait les parrainages citoyens pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Et maintenant, c'est le temps d'ouvrir une nouvelle phase, parce qu'en effet, nous avons fait beaucoup pour y compris faire en sorte que le jeu politique et les partenaires en présence puissent éventuellement faire un pas vers nous, ou qu'on puisse au moins travailler ensemble. Souvent, on nous parle de l'union de la gauche comme de la seule solution pour permettre de convaincre une majorité. On nous en a beaucoup parlé. Vous remarquerez d'ailleurs que généralement, ceux qui en parlent le plus correspondent aussi, disons, à une sociologie. Ce sont d'abord les militants politiques, les plus informés, qui s'intéressent à cette question de l'union ou pas l'union.

Mais il est assez rare de voir dans les quartiers populaires, où là, on est le plus éloigné du vote, les gens nous parlaient de l'union de la gauche. D'ailleurs, là où l'union de la gauche a eu lieu au régional et au départemental, je pense par exemple dans les Hauts-de-France, où nous avions réussi à faire un rassemblement très large, qui était aussi une manière de tester cette union de la gauche large, on n'a pas vu que les gens sautent d'enthousiasme ou provoquent une quelconque dynamique pour cette liste d'union de la gauche. Pourtant, la France insoumise, je l'ai dit, et Jean-Luc Mélenchon ont fait beaucoup ces derniers mois et même ces dernières années.

Rappelez-vous, je crois que c'était en avril 2019, Jean-Luc Mélenchon a la une de Libération qui propose la Fédération Populaire pour que des syndicats, des associations, des partis politiques puissent se retrouver autour de causes communes et converger vers un programme. Mais surtout, rappelez-vous de ce que nous avons fait à l'occasion de ces régionales départementales. C'est nous qui avions dit à tous nos partenaires potentiels, sur la base d'un programme commun qui peut nous rassembler, mettant de côté nos désaccords nationaux qui ne sont pas en cause dans ces scrutins locaux, on doit pouvoir se regrouper pour essayer de faire partout la même chose, de se rendre lisible et cohérent.

Eh bien, ça n'a pas été possible, puisque partout, ça a été la géométrie variable, avec d'un côté le Parti communiste français soutenant le Parti socialiste, de l'autre côté, Europe Écologie-Les Verts acceptant de faire l'union qu'à la condition que ce soit derrière eux. On leur a même fait des propositions plus grosses qu'un nez au milieu de la figure. Souvenez-vous de Jean-Luc Mélenchon sur un plateau de télé disant « J'en propose cinq qu'on soutiendrait contre une de la France insoumise qui pourrait être soutenue, une tête de lise dans une région ». De tout ça, ils n'en ont pas voulu.

Nous avons fait beaucoup et nous avons même été exclus, par exemple, en PACA, par Europe Écologie-Les Verts, qui a dit « On veut bien travailler en commun, mais sans la France insoumise ». Bref, tout ça montre bien que nos efforts payent assez peu pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de dispersion inutile. Et surtout, le tableau que nous avons sous les yeux désormais à l'occasion de l'élection présidentielle qui s'ouvre est très clair. C'est le tableau décrit par Jean-Luc Mélenchon au mois de novembre dernier et qui avait permis, dans la réflexion, d'arriver à la conclusion qu'il fallait avancer et présenter une candidature pour le programme « L'avenir en commun ».

Nous savons qu'en toute hypothèse, le Parti communiste français, même si nous lui tendons la main, aura son candidat à l'élection présidentielle. Nous savons que le Parti socialiste, qui pendant quelques mois a chanté les louanges de l'Union de la gauche, notamment avec les écologistes, souhaite désormais avoir son candidat à l'élection présidentielle. Et puis nous voyons une multitude de candidatures s'annoncer dans la primaire d'Europe Écologie-Les Verts, disons-le franchement, rendant assez banale la déclaration d'une candidature à l'élection présidentielle.

Vous les avez vues dans une matinale politique pour l'un, sur TF1 pour l'autre, sans qu'on ait beaucoup entendu ce qu'il avait véritablement à nous dire. Et puis maintenant, après Éric Piolle, Sandrine Rousseau, Yannick Jadot, nous avons Mme Delphine Bateau. Peut-être qu'il y en aura d'autres, peut-être même à l'extérieur de la primaire. Au Parti socialiste, c'est pareil. Leur statut, logiquement, doit les pousser à organiser une primaire. Et tout le monde n'entend pas que Mme Hidalgo serait évidemment la solution. Bref, tout cela est censé nous occuper jusqu'à la fin de l'année, avant qu'il ne reste que quelques mois pour convaincre les Français.

Mme Hidalgo elle-même a déclaré récemment, dans une interview, parce que oui, je lis les interviews de Mme Hidalgo, même si c'est parfois très ennuyeux. Elle a déclaré qu'une campagne présidentielle, ça commençait au mois de février. Au mois de février, ça veut dire deux mois avant l'élection. Ça n'est pas sérieux et ça montre bien le peu d'importance que ces gens accordent à l'enracinement d'un programme dans la durée, au fait de convaincre et de bâtir une majorité populaire. Alors, le conseil que beaucoup nous donnent depuis quelques semaines consiste à dire arrêtez de vous occuper des autres. Vous avez un programme, vous avez des équipes, vous avez de quoi gouverner ce pays, avancez.

Bien sûr, nos mains resteront toujours tendues pour que des personnalités, si elles le souhaitent, participent à ce collectif et qu'ensemble nous puissions bâtir une force à l'occasion de cette élection présidentielle. Mais nous ne pouvons pas attendre que se règlent les margouilles des primaires et tout le reste. Alors, nous avançons. Et vous avez vu que cette semaine, la semaine dernière, pardon, Jean-Luc Mélenchon a lancé cette nouvelle phase de la campagne pour dire maintenant c'est l'union populaire. Il y a donc un nouveau site internet que je vous invite à aller visiter, à partager largement autour de vous. C'est Mélenchon2022.fr.

Le NousSommesPour.fr, première phase de la campagne, se transforme donc en Mélenchon2022.fr. Et l'union populaire, dont parle Jean-Luc Mélenchon, n'est pas seulement un slogan. C'est une stratégie globale qui consiste à dire, premièrement, que voulons-nous ? Nous voulons qu'une majorité d'électeurs se regroupe autour d'un programme. Comment faire ? Eh bien, en faisant la démonstration que ce programme, ces idées, sont portées par une majorité qu'il faut convaincre d'aller voter. Si vous voulez quelques exemples, nous avons dans ce tract de campagne, le premier de la phase Union populaire, que vous pouvez d'ailleurs déjà commander, avec l'affiche qui est avec.

À l'arrière, vous allez voir une illustration de ce que nous disons avec Jean-Luc Mélenchon depuis quelques semaines. Parce que quand on prend les propositions les plus structurantes du programme L'Avenir en Commun, on voit qu'une majorité de Français, quand on ne leur demande pas de savoir s'ils aiment la couleur de la cravate de Jean-Luc Mélenchon, sa manière de parler, mais qu'on demande « êtes-vous d'accord avec telle ou telle mesure ? » Eh bien, une grande majorité sont d'accord.

Par exemple, pour ne pas toutes les citer, on sait que 9 Français sur 10 déclarent être pour l'augmentation du SMIC, comme c'est proposé dans le programme L'Avenir en Commun, mais également pour la garantie de l'emploi, pour conditionner les aides publiques à des contreparties sociales et écologiques, pour créer un pôle public du médicament, interdire le glyphosate. 9 Français sur 10, donc une large majorité. Si ça ne suffit pas, 8 Français sur 10 sont par exemple pour le rétablissement de l'ISF, tel que nous le proposons dans L'Avenir en Commun.

Taxer les profiteurs de crise, plafonner les frais bancaires, la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle, interdire les publicités pour les produits polluants, mais encore 7 sur 10 pour la retraite à 60 ans. Alors vous voyez qu'Emmanuel Macron envisage de faire revenir par la fenêtre cette réforme des retraites qui avait été repoussée grâce à la mobilisation. 7 Français sur 10 également pour le référendum d'initiative citoyenne ou la sortie du nucléaire. Et enfin, 6 Français sur 10 pour la 6ème République qu'il faut faire advenir, la semaine de 4 jours ou le RSA jeune. Bref, il y en a encore beaucoup d'autres.

Je pourrais être beaucoup trop long, mais beaucoup de ces propositions sont donc majoritaires. Donc c'est autour de ce programme qu'il faut aller convaincre. En faisant preuve de notre crédibilité, oui, nous sommes prêts à gouverner parce que notamment l'action des groupes parlementaires a permis de bâtir les outils pour le faire. Et puis aussi un gage de capacité avec un candidat qui, vous le connaissez, ne va pas céder aux premières menaces et n'est pas du genre à changer d'avis comme de chemise ou de veste. Donc nous pouvons, ces prochains mois, en faire la démonstration. Alors pour cela, il n'y a pas 36 solutions. Il faut passer à l'action.

Et donc je termine ce bulletin en vous donnant quelques petits objectifs et quelques retours sur ce qui a déjà été fait par vous toutes et tous ces dernières semaines. Depuis la dernière fois que je me suis adressé à vous par le biais de ce bulletin, c'est à la fin du mois de mai, 2122 événements ont été déclarés par les personnes qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle sur la plateforme Action Populaire. D'ailleurs, je vous invite à continuer à indiquer toutes vos actions, les moindres actions que vous réalisez sur le terrain, sur la plateforme Action Populaire.

Car nous savons que ce chiffre de 2122 en un mois est sous-évalué parce que tout le monde n'utilise pas encore la plateforme pour indiquer les actions. C'est important de le faire comme c'est important de créer des nouveaux groupes d'actions qui vont ainsi mailler le territoire par des petits groupes de 10 comme plus d'une centaine de groupes d'actions ont été créés depuis la fin du mois de mai. Nous avons franchi le cap des 235 000 soutiens, parrainages citoyens à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et nous devons tout faire pour arriver très vite, si possible dans les prochains mois, à 250 000. Je vous invite toujours, bien sûr, à télécharger l'application Action Populaire.

Bien sûr, vous pouvez continuer à l'utiliser sur vos navigateurs web, mais si nous avons tous dans notre poche cette application, au moment de la dernière ligne droite de la campagne, ce sera particulièrement utile et efficace. Vous avez donc vu ce lancement du site Mélenchon2022.fr avec la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon. Je vous invite à revoir si vous n'avez pas eu l'occasion d'être présent en direct. Et donc le site internet, j'en ai parlé, Mélenchon2022.fr. Ce week-end, il y a eu également un meeting qui devait se tenir en plein air.

Et on peut saluer les équipes opérationnelles du mouvement qui ont réussi en un temps record à adapter le dispositif pour passer du plein air qui était prévu et qui n'a pas pu se faire à cause de la météo à un meeting dans un gymnase qui a été capté en vidéo. Et donc vous pouvez retrouver la vidéo même si le direct de ce fait n'était pas disponible. C'était dans les Hautes-Alpes à Château-Arnoux-Saint-Auban. Vous pouvez retrouver le discours de Jean-Luc Mélenchon sur sa chaîne YouTube. Bien sûr, je vous le disais en introduction, on va se retrouver à la rentrée du 26 au 29 août pour un grand événement qui sera l'événement politique de cette rentrée. C'est les Amphi 2021.

Peut-être parmi vous, beaucoup ont déjà participé aux précédentes éditions. Eh bien, je vous dis que vous n'avez encore rien vu parce que l'édition 2021 que nous sommes en train de vous préparer promet de belles surprises. Non seulement un très beau programme, mais aussi des événements, des concerts et quelques surprises qui méritent le détour. Alors, il y a un site internet pour vous inscrire, c'est amphi2021.fr et on vous invite à organiser les conditions qu'un maximum d'entre vous puissent participer. Organisez les covoiturages. Si vous avez de quoi être hébergé sur place, n'hésitez pas à faire des propositions d'hébergement.

Bref, créons les conditions collectivement que cette rentrée politique soit l'événement attendu à l'occasion de l'élection présidentielle. Je dois également vous parler, bien sûr, du quatrième et dernier numéro des cahiers de l'Avenir en Commun. Vous savez que depuis le début de l'année, nous publions ces revues programmatiques. Le numéro 1 était sur la VIe République. Le numéro 2 sur la planification écologique. Le troisième sur le progrès social et humain. Et ce quatrième numéro vient de sortir dans vos librairies le 1er juillet, consacré aux questions internationales avec pour trajectoire la France indépendante que nous souhaitons au service de la paix.

Alors, ce numéro, je vous invite à vous le procurer, bien sûr, mais aussi à le faire connaître autour de vous lors de vos actions, car les trois premiers se sont bien vendus. Et nous espérons, une fois que les quatre auront bien vécu, pouvoir, par exemple, imaginer que dès les amphis, on puisse vendre des paquets avec les quatre pour celles et ceux qui ne les auraient pas encore eus. Voilà, je termine en vous parlant des caravanes que nous allons lancer. Puisque, comme j'ai dit que notre but était d'aller là où beaucoup ne vont plus et notamment dans les quartiers populaires, eh bien, nous allons organiser cet été des caravanes de l'Union populaire.

Alors, ces caravanes, vous pouvez les tenir vous-même en organisant les conditions d'installer un barnum, une tonnelle dans un quartier et d'organiser le porte-à-porte autour, d'y créer les conditions d'inscription sur les listes électorales, de vérification de l'accès au droit et de discuter autour de ce programme, l'avenir en commun et des mesures qui sont majoritaires, comme je viens de l'expliquer. Mais en plus de vos initiatives que vous prendriez de vous-même sans attendre les consignes, eh bien, il y aura également des caravanes nationales avec trois parcours prévus cet été.

Ça va commencer le 24 et 25 juillet avec un grand week-end d'action en Ile-de-France pour toute l'Ile-de-France. Puis, à partir du 2 août, trois caravanes nationales convergeront pendant tout le mois d'août pour se retrouver aux Amphys à Valence. La première sera au départ de Lille. Elle passera par les Hauts-de-France, la région Grand-Est, la région Bourgogne-Franche-Comté, le Rhône, les Alpes. La deuxième sera au départ de Brest. Elle passera par la Bretagne, la Normandie, les Pays de la Loire, le Centre, l'Auvergne et la dernière au départ de Bordeaux, en Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, PACA, le tout pour se retrouver ensuite aux Amphys.

Et chaque passage de la caravane s'achevant par un repas convivial avec les habitants du quartier qui voudraient se joindre à nous. Voilà, je crois, un beau programme pour l'été. On se retrouve aux Amphys, n'oubliez pas, amphys2021.fr. Je vous y retrouve à Valence du 26 au 29 août. Et si vous avez moins de 26 ans, avant ça, la semaine qui précède, il y a les Journées Jeunes auxquelles je vous invite aussi à vous inscrire. Bel été et on se retrouve à la rentrée. et on se retrouve à la rentrée.