Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 décembre 2024 17 min

Stéphane Sautarel : « Une alliance des contraires a eu raison du gouvernement »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et Stéphane sotarel on va regarder ensemble comme tous les jours les une de la presse régionale un petit peu particulière ce matin puisque toutes sont sur le même thème évidemment la censure du gouvernement Barnier on va regarder plusieurs titres le télégram Barnier censuré Macron isolé la une du Courrier Picard qui pose la question de la près celle de Var Matin censurée et maintenant la marseillaise qui titre sur Emmanuel Macron le roi et nu l'Union le saut dans l'inconnu l'ardenis après Barnier le grand bazar sud-ouest la France dans le flou et puis la Une de l'Est Républicain et maintenant tout est à refaire vous quel titre vous auriez choisi stéan sotarel pour résumer la situation ce matin écoutez je pense qu'ils sont tous justes et à propos mais la question c'est le après on les voit les titres si vousis après bien évidemment je pense que il y a en cascade des des conséquences he et la une du Télégramme aussi qui qui parle à la fois du Premier ministre et du président me semble assez juste la Marseillaise également met en une le président voilà donc mais après que fait-on saut dans l'inconnu je crois que aussi c'est particulièrement vrai je crois que le premier ministre démissionnaire donc avait parlé de territoire inconnu et je pense que nous y sommes en territoire inconnu avec beaucoup d'inquiétudes beaucoup de questions non seulement sur le qui hein vous avez avait évoqué le fait que le Président de la République devait intervenir ce soir à 20h je ne sais pour délivrer quel message au français mais mais la question de l'homme ou de la femme qui remplacera Michel Barnier ne suffira pas à répondre à la question et on va parler de tout ça d'abord est-ce que cette censure c'est aussi l'échec de Michel Barnier des républicains qui n'ont pas su négocier un budget qui aurait pu passer l'échec il est collectif l'échec de Michel Barnier je pense qu'il moi je ne parlerai pas d'échec il savait que c'était une mission impossible et l'a accepté ou en tout cas particulièrement difficile euh et et et aujourd'hui le contexte on savait qu'il était particulièrement compliqué il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale au lendemain de sa dissolution funeste et et et le ce bloc central a essayé de construire dans l'urgence un projet de budget de commencer à donner une un cap une direction mais bien évidemment il y avait des oppositions fortes et une alliance des contraires a eu raison de ce de de ce gouver mais quitte à faire des concessions RN dans la dernière ligne droite ce qu'a fait Michel Barnier pourquoi ne pas avoir discuté avec eux plutôt alors je ne suis pas dans les secret de de Matignon sans doute que le dialogue est nécessaire pour construire un budget dans dans dans un contexte comme celui que nous connaissons pour autant on l'a bien vu dans la dernière ligne droite ce que le gouvernement a concédé en fait ne répondait pas à l'équation et la question la décision de Marine Le Pen était était prise c'est un choix une aventure personnelle comme c'est le cas pour le bloc de gauche qui avait fait le choix de faire tomber ce gouvernement quel que soit les évolutions budgétaires qui étaient proposé Marine Le Pen elle a redit hier s'il avait accepté de ne pas désindexer les retraites il aurait pas eu censure vous n'y croyez pas non je n'y crois pas vous avez bien vu chaque fois qu'un pas a été fait elle sollicitait un pas supplémentaire par ailleurs la réalité de notre pays he la réalité budgétaire elle demeure et et et et on peut débattre des choix à faire mais de toute façon il faut répondre à l'équation budgétaire et apporter des réponses pour réduire le déficit de notre pays qui est aujourd'hui à bissal dans la dernière ligne droite au moment où ça tanguit pour le gouvernement Barnier on a très peu entendu les ténors du socle commun le défendre Gabriel Atal Laurent vquier qui restait assez silencieux est-ce que vous le regrettez je ne le regrette pas je pense que le les les les les les élus nétaient plus audibles en tout cas le socle common était plus audible dans cette périodel euh hier lors de la défense de la motion de censure chacun est intervenu et et je pense que le soutien à Michel Barnier n'a pas fait de de doute dans ce moment-là simplement effectivement euh il me semble que la construction de ce budget la vision qu'il pouvait être donnée n'a peut-être pas été suffisamment porté partagé on l'a vu on a eu des déclarations de Gabriel hatal à un moment qui n'était pas vraiment aligné avec ce que Michel Barnier proposait on a vu également des déclarations internes à ce gouvernement qui n'était pas toujours cohérent et homogène mais tout ça c'est parce que c'est un attelage un assemblage qui a été fait dans l'urgence et et et et qui manquait sans doute de perspective et de vision mais comment va-t-on avoir demain davantage de perspective et de vision hélas je suis très inquiet alors on va parler justement de demain et Emmanuel Macron qui prends la parole ce soir à 20h qu'est-ce que vous attendez de l'intervention du chef de l'État ce soir j'attends ce que j'appellerai une posture basse un peu d'humilité euh la ce dont il a manqué ce dont il a manqué la reconnaissance de son échec parce que on peut faire des des reproches aujourd'hui effectivement au RN comme au nouveau front populaire pour autant si nous en sommes là c'est aussi la conséquence de cette dissolution je l'ai dit funeste et de tout ce que ça a enchaîné ensuite c'est aussi la conséquence euh de C années de ces CIN dernières années ou euh de crise en crise de quoi qu'il en coûte en quoi qu'il en coûte nous avons mis la France aussi à genoux et aujourd'hui la parole de la France n'est plus entendue n'est plus plus écouter notre situation financière et budgétaire est particulièrement inquiétante et et donc on a besoin d'un sursaut d'un redressement qui nécessite peut-être que chacun effectivement fasse un effort reconnaisse ses ses ses limites ses difficultés et que l'on trouve une espèce de de de de rassemblement d'union nationale qui permettent avec qui moi j'espère avec un spectre assez large peut-être encore plus large que celui qu'on a connu euh jusqu'alors euh parce que nous sommes à un moment où nous devons rassurer les Français apporter des réponses on le voit les fonctionnaires sont dans la rue la crise agricole n'est toujours pas résolue la Nouvelle-Calédonie et au-delà de ça nos territoires ultramarin connaissent des difficultés et et et et aucune réponse n'est apportée nous travaillons à à apporter notamment dans ce budget des améliorations pour la vie quotidienne des Français pour les collectivités locales nous étions hier en plein débat au moment où la censure est tombéou on va en parler mais juste ce pacte républicain vous l'imaginez avec qui vous est-ce que vous souhaitez par exemple discuter avec les élus de gauche pour trouver un compromis alors les élus de gauche quels élus de gauche pour moi il y a a il y a aujourd'hui on a beaucoup parlé de lign rougees ces derniers temps aujourd'hui on est plus dans le trou noir que dans les lignes rouges mais autant le débat la discussion avec LFI n'est absolument pas possible de mon point de vue en revanche effectivement aujourd'hui les socio-démocrates les socialistes responsable volontaire je pense qu'on devrait pouvoir trouver compris y compris les écologistes parce que les écologistes disent nous on discute pas avec les républicains parce qu'ils sont pas allés dans le Front républicain ils ont pas appelé à faire barrage au rassemblement national écoutez euh je pense que une des raisons pour lesquelles nous en sommes là c'est aussi ce front républicain hein le Front républicain il a vécu aujourd'hui le débat n'est pas ce rejet maniquéen du rassemblement national il y a aujourd'hui une expression des Français les Français se sont assez largement exprimés lors des élections européennes et des élections législatives avec une très forte participation donc il faut respecter ce choix des Français et il faut trouver un chemin avec ce ce ce ce ce contexte ce paysage politique qui de toute façon va durer au moins jusqu'à l'été prochain je ne sais pas s'il y aura une nouvelle dissolution que se passera-t-il d'ici là ce qui est certain c'est que notre pays est rentré dans une zone d'inconnu et de trouble fort est-ce que si ce soir ou dans les heures qui viennent Emmanuel Macron annonce le nom d'un Premier ministre qui n'est pas issu de la droite vous le soutiendrez je je ne veux pas répondre sur un nom parce que pour moi c'est le cap c'est pour faire quoi on on l'a vu dans débat budgétaire qui avait débuté au Sénat il y a des points de de de de partage de ralliment ou avec des femmes et des hommes de bonne volonté quel que soit leur leur place dans l'hémicycle d'où ils parlent nous pouvons travailler nous pouvons trouver un chemin ensemble en revanche c'est pas sur une question de de de de principe ou de personnalité même si un moment ça doit être incarné pour moi c'est surtout avec une volonté un cap la la question aujourd'hui de la sécurité est est première la question question d'une meilleure valorisation du travail et ces sujets de pouvoir d'achat sont aussi majeurs et on l'a vu le débat sur la fiscalité la pression fiscale est aussi majeur donc tout ça ça nécessite des réformes des réformes conséquentes des réformes de structure parce que effectivement le sujet majeur c'est de voir comment on fait baisser la dépense publique dans notre pays et en même temps comment on répond aux aspirations des Français alors justement on va parler du budget puisque conséquence de cette censure les travaux du Parlement sont suspendus et le Sénat a arrêté net ses travaux hier soir alors qu'il était en train d'examiner le budget des collectivités locales quell vont être les conséquences de la censure pour ces collectivités on voit ça avec audre [Musique] vetaz bonjour Audrey bonjour bonjour bonjour et audrait une censure au moment de l'examen du budjet des collectivités au Sénat ça n'était jamais arrivé non c'est inédit et ça a donné lieu à une séquence très particulière hier soir il est 20h26 les résultats viennent de tomber à l'Assemblée voici ce qui se passe au même moment au Sénat qui est pour qui est contre je je vais dire qu'il a adopté madame la ministre mes chers collègues l'Assemblée nationale vient d'adopter une motion de censure à l'encontre du gouvernement conformément à l'article 50 de la Constitution le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement en conséquence les travaux du Sénat sont ajournés il appartiendra à monsieur le Président du Sénat de convoquer le Sénat ainsi qu'au préalable la Conférence des Présidents pour fixer la date de la reprise de nos travaux la séance est levée vous avez entendu la cloche tout s'arrête d'un coup la séance est levée c'est terminée les sénateurs vous aviez prévu le cours en passant le marathon budgétaire en mode sprint l'objectif c'était d'analyser le plus d'amendements possiblees hier après-midi prise de parole réduite temps de parole respecté article appelés en avance qui a permis notamment à la Chambre haute de réduire les contributions des collectivités au redressement des finances publiques le fameux fond de réserve ponction de 3 milliards d'euros est supprimé remplacé par une épargne forcée d'un milliard d'euros assumé seulement par les collectivités qui ont les recettes réelles et l'épargne pour le faire les plus riches entre guillemets oui mais voilà maintenant que la censure est tombée on sait pas trop ce qui se passe et c'est inquête intercommunalité de France qui a envoyé hier ce communiqué il serait incompréhensible que les mesures de contrainte budgétaire sur les collectivités soient reprises sans tenir compte du débat parlementaire qui était en cours et qui avait permis d'atténuer un certain nombre d'entre elles en philigran elle s'inquiète que le gouvernement démissionnairees si le premier ministre n'est pas nommé très vite passe sa version à lui du budget par ordonnance c'est possible avec l'article 47 de la Constitution ça vous inquiète et est-ce que c'était ça que vous aviez en tête hier soir oui nous nous souhaitions arriver au bout de l'examen de de de la mission vous l'avez rappelé avec le respect bien sûr du débat parlementaire mais mais la volonté d'arriver au terme de ce de l'examen de cette mission qui est essentielle he pour notre pays la relation avec les collectivités territoriales pourquoi on a examiné ce fameux article 64 en priorité pour effectivement mettre un terme voilà à ce ce fond de réserve qui nous semble sembl trop trop lourd et injuste pour les collectivités inventer un nouveau dispositif de lissage vous l'avez rappelé qui qui qui ne sera pas confiscatoire pour l'épargne des des collectivités tout en contribuant à l'effort et j'espère qu'effectivement ces travaux ne seront pas vains et que nous pourrons enfin le nouveau gouvernement pourra le prendre en compte pour autant aujourd'hui comme je le disais tout à l'heure nous sommes dans l'inconnu et donc quel sera quelles seront les décisions effectivement qui seront prises demain qu'est-ce qui restera de ce débat là quelle sera pour les collectivités et pour les français en général la conséquence de cette dissolution à cette heure nul ne peut répondre à cette question et dans l'attente la censure emporte avec elle les propositions en faveur des collectivités oui notamment dans le texte sur le budget de la Sécurité sociale on avait notamment une proposition qui rallongeait de 200 millions d'euros le budget alloué par la Sécurité sociale aux allocations dépendances et handicap pour soulager les départements le budget prévoyait aussi une aide exception de 100 millions d'euros à destinations des épades et là aussi on pense aux collectivités tout cela tombe et sur le budget de la Sécurité sociale il y a pas de plan B rien n'a été prévu dans les textes en cas de censure sur ce fameux budget de la Sécurité sociale alors une question vous l'avez déjà un peu évoqué tout à l'heure mais est-ce que les collectivités ne vont pas être finalement les grandes perdantes de cette censure non je ne pense pas que les collectivités vont être les grandes perdantes aujourd'hui c'est c'est la France c'est notre pays c'est tous les Français c'est collectivité comprise les entreprises qui sont dans l'inquiétude les retraités qui ne savent pas de quelle manière ils vont être traités vous savez le débat sur la fiscalité et la revalorisation des seuils d'impôts donc aujourd'hui c'est c'est c'est tous les Français donc les collectivités comme les autres et donc l'objectif du Sénat c'était d'essayer de préserver de trouver des solutions pour d'abord limiter l'effort demandé aux uns et aux autres tout en assumant effectivement la nécessité de répondre à l'enjeu de l'amélioration de de nos finances publiques et tout ça est aujourd'hui totalement interrompu avec il faut le rappeler quand même un vote en première lecture à l'Assemblée qui lui aussi était inédit hein l'assemblée a rejeté effectivement la première partie du texte n'avait même pas examiné ce budget après avoir je le rappelle je crois augmenter de plus de 38 milliards d'euros la fiscalité dans notre pays bref on est passzmi l'expression plus par-dessus tête hein mais mais là il va y avoir il va bien falloir réécrire un nouveau budget pour l'année 2025 par exemple pour les collectivités qu'est-ce que vous souhaitez dans ce nouveau budget imaginez s'il y a une une vraie coconstruction avec le gouvernement qu'est-ce que vous dites au futur premier ministre qu'est-ce qu'il faut mettre en priorité il faut retrouver une relation de confiance avec les collectivités on avait avec ce nouveau gouvernement trouvé des voies de passage trouvver un dialogue on était sorti de l'accusation qui était faite notamment par Bruno Le Maire et l'ancien gouvernement ou collectivité responsable de la situation financière du pays qui n'était absolument pas la réalité donc là avec le gouvernement avec Matignon avec Madame vauterin avec la ministre partenariat avec les territoires nous étions arriver à coconstruire quelque chose on était pas vous souhaitez qu' rest du coup Catherine Varin ou on peut encore changer de ministre des collectivités c'est pas moi qui vais désigner les les ministres mais en tout cas on avait avec Madame Vautrin un interlocuteur avec lequel on avait un dialogue une écoute on trouvait effectivement des compromis des avancées je vous rappelle qu'on avait déjà voté quelques mesures qui permettaient d'améliorer les réponses apportées aux collectivités et j'espère qu'on va encore pouvoir aller plus loin et avec effectivement un effort qui sera moindre dans la demande faite aux collectivités parce que nous nous avons notamment une la nécessité d'une réforme de l'État avec ces fameuses agences d'État dont on ne cesse de parler et qu' va falloir enfin réformer pour trouver des économies dans notre budget et de l'efficacité parce que moi le message que je porte en permanence c'est que nous avons un poids de la dépense publique un poids des prélèvements obligatoires très important dans notre pays mais en plus une dépense publique qui n'est pas efficace à l'école pour la santé dans nos hôpitaux donc c'est ça le vrai sujet c'est pas des petites compromis politiques ou Politi i d'arrière courours où c'est pas de se projeter vers 2027 aujourd'hui qui compte c'est de répondre immédiatement aux besoins des Français j'ai une question peut-être un peu naïf mais comment on fait quand on est à la tête d'une collectivité là il y a le couprè qui va bientôt tomber et comment ils font pour l'année prochaine bah vous savez qu'il y a beaucoup de collectivités qui ont repoussé le vote de leur doble de leur budget les collectivités ont jusqu'au 15 avril pour adopter leur budget je pense que beaucoup vont le vont le décaler avec déjà des mesures qui sont anticipées mais mais moi je je je je j'inviterai chacun en tout cas a essayé de se conformer à la copie qui était proposée au Sénat avec effectivement une réduction de de 5 milliards à 2 milliards grâce notamment au poids qu'avait mis le président Larcher dans le débat de l'effort des collectivités et en plus avec ce dispositif he je le rappelle hein qu'on a inventé au Sénat à la commission des finances ce qu'on appelait le dilco un dispositif de lissage de cette contribution qui est une mise en réserve une épargne forcée c'est-à-dire qu'en fait ce n'est pas confiscatoire et donc en fait l'effort réel des collectivités n'était que de 1 milliard d' dans ce budget merci Audrey merci beaucoup d'avoir été avec nous merci Stéphane sotarel merci d'avoir été notre invité

Stéphane Sautarel : « Une alliance des contraires a eu raison du gouvernement » — Stéphane Sautarel · Pourquijevote