L'invité d'Apolline Matin : Inflation, commerces de proximité... faut-il les autoriser à ouvrir le dimanche ? - 17/09
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Où faites-vous vos courses, les commerces de proximité ?
- 1:07OuverteRéponse directe
Le côté on prend la voiture, on va faire le gros plein qui est censé nous tenir dix jours, ça c'est fini ?
- 1:26OuverteRéponse partielle
En moyenne, le commerce de proximité, c'est 15-20% plus cher que les prix pratiqués en hyper-marché.
- 2:03ComplaisanteRéponse directe
Vous vous êtes adapté aussi, parce qu'il faut le dire, l'hyper-marché est devenu un échec.
- 2:46OuverteRéponse directe
Faut-il travailler le dimanche, faut-il ouvrir ses centres commerciaux de proximité le dimanche ?
- 4:44OuverteRéponse directe
Une question quand même sur l'emploi. On a vu beaucoup de caisses automatiques. Est-ce que vous allez remettre des vrais caissiers, caissières, agents de caisses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30AuditeurChiffre
« En moyenne, le commerce de proximité, c'est 15-20% plus cher que les prix pratiqués en hyper-marché. »
- 2:25InvitéFait
« Le commerce de proximité, c'est aussi un moyen d'économiser de l'argent. »
- 5:23InvitéChiffre
« Dans le monde rural, il y a 20 000 communes qui n'ont pas de commerce. »
- 5:58InvitéPromesse
« La première chose, c'est de pouvoir ouvrir le dimanche toute la journée. »
- 6:16InvitéFait
« En étant protecteur pour le salarié et pour l'emploi qui doit se faire vraiment volontariat, majoration de salariés. »
- 6:41InvitéFait
« Nous, Casino, nous continuons de négocier avec les PME, les ETI, les petits producteurs. »
Temps de parole
- Invité55 %
- Présentateur25 %
- Invité 211 %
- Auditeur6 %
- ?3 %
≈ 9,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC,
RMC,
jusqu
'à 9h, Apolline Matin,
Apolline de Malherbe. 7h41, très bon réveil à tous, très belle journée à l'écoute d'RMC. Où faites-vous vos courses, les commerces de proximité ?
C
'est désormais la solution à la crise du pouvoir d'achat. En tout cas, c'est comme ça que vous l'imaginez. Philippe Paladis, vous êtes toujours avec nous, directeur général du groupe Casino. C'est Petit Casino, c'est Monoprix, c'est Franprix,
c
'est Naturalia, c'est Spar. Voilà vos enseignes. Désormais, les hypermarchés, les supermarchés Casino,
c
'est fini. Et vous misez sur la proximité.
Alors en fait, on observe vraiment un changement d'habitude de consommation, une transformation complète de la grande distribution. Et on voit que les consommateurs sont fréquents, pardon, les magasins de plus en plus souvent. Les paniers sont de plus en plus petits, mais ils viennent jusqu'à plusieurs fois par jour dans nos magasins, que ce soit pour les courses du quotidien ou pour simplement un repas à emporter que l'on mange chez soi ou au bureau.
Ça
veut dire effectivement que le côté on prend la voiture, on va faire le gros plein qui est censé nous tenir dix jours, ça c'est fini, c'est en train de disparaître ?
Alors c'est en train de baisser bien évidemment. Le commerce de proximité, c'est aussi un moyen d'économiser de l'argent. Pourquoi ? Parce que l'on achète ce dont on a besoin au moment où on en a besoin. On n'est pas tenté par l'hyper-consommation dans l'hyper-marché, on prend vraiment ce dont on a besoin.
On est
le frigidaire. Quand on regarde les prix, j'ai regardé les comparateurs de prix. En moyenne, le commerce de proximité, c'est 15-20% plus cher que les prix pratiqués en hyper-marché.
Alors dans toutes les marques du groupe Casino, nous avons une marque qui s'appelle Tous les Jours, qui est une marque très compétitive, au même titre que les prix dans les hyper-marchés, qui est une marque premier prix, nous l'offrons à nos consommateurs. Mais la vérité du panier, c'est que c'est un panier qui est varié. On a des premiers prix, mais aussi on a son Monoprix gourmet, on aime se faire plaisir, on achète son fromage d'un petit producteur, et ça on le trouve chez Monoprix, on a cette offre du premier prix, mais aussi des produits plaisir.
Vous vous êtes adapté aussi, parce qu'il faut le dire, l'hyper-marché est devenu un échec. Ça a été la souffrance d'ailleurs de Casino, c'est une transformation. Tout est lié, on parlait tout à l'heure de la question de la mobilité, du fait que l'on rechignait désormais et on réfléchissait à deux fois avant de prendre sa voiture, c'est aussi parce qu'on peut y aller à pied, dans vos nouveaux commerces de proximité.
Et que ce soit dans les villages aussi, parce qu'on oublie aussi que le groupe Casino, c'est 4500 magasins dans le monde rural, avec une marque qui s'appelle Vival, vous avez Spark, vous avez Casino, et on est le garde-manger, le frigidaire du voisinage. Donc on y vient plusieurs fois par jour, à pied, faire ses achats. Mais alors justement, il y a un impensé dans ce modèle, parce qu'on parle beaucoup, alors voilà, faut-il travailler le dimanche, faut-il ouvrir ses centres commerciaux de proximité le dimanche, les salariés, la majoration de salaire.
Mais on parle assez peu des petits commerçants qui, parfois, existent déjà, les bouchers, les charcutiers, qui d'ailleurs, et c'est très intéressant, font du snacking. Vous voyez, par exemple, dans toutes des villes, même des villes moyennes, vous avez les bouchers, ils font des sandwiches, ils existent. Moi, j'ai un peu peur qu'en ouvrant ces casinos de proximité, ou en démultipliant les centres commerciaux de proximité, on tue, en fait, ces exercisants qui, déjà, sont à la peine. Et je me demande si les Français, ils ne sont pas plus attachés à leur boucher, à leur charcutier, qu'à avoir les petits casinos à côté de chez eux. Philippe Palais.
Écoutez, moi, je vous remercie, parce que je prône l'ouverture du dimanche de tous les commerces de proximité, de tous les commerces de bouche. Et en fait, ce qui fait la richesse d'un quartier, d'un village, c'est la diversité de son offre et de ses commerçants. Et moi, je vois que mes commerçants, qui sont des commerçants indépendants, qui ont les
enseignes, les marques
du groupe Casino, s'implantent à côté d'une boucherie et ne font pas de viande. Et souvent, le dimanche après-midi, s'ils sont ouverts, ils vendent le pain du boulanger, qui est juste à côté. Donc, il y
a
une complémentarité. Et c'est ça, le vrai commerce. Parce qu'il ne
faut
pas oublier que dans le commerce de proximité, ce sont souvent des gars du coin qui tiennent ces magasins-là. Et donc,
ce
fonctionnement... Ils se connaissent tous,
en fait. Ils se connaissent, ils travaillent ensemble et c'est
complémentaire. Et moi, je donne un signal d'alerte et j'appelle tous nos candidats à
l
'élection présidentielle à faire du commerce de proximité une priorité. Pourquoi ? Parce qu'on commence à avoir de plus en plus des friches,
des
magasins fermés dans nos quartiers, dans nos villes, dans nos villages. Et si on ne fait rien, dans une dizaine d'années,
on
sera en train de parler, après avoir parlé de réindustrialisation, on sera en train de parler de recommercialisation. Parce qu'on va tous se plaindre qu'il n'y a plus de commerce dans nos centres-villes. Et moi, je me bats pour ça.
Donc,
c
'est le lien aussi, et on en parle souvent ici, de la façon dont les centres-villes sont en train de mourir, mais aujourd'hui de revivre. Et Emmanuel, vous le dites souvent, d'ailleurs, les tout derniers chiffres, alors ce n
'est
pas encore mirobolant, mais montrent que les centres-villes reprennent vie. Une question quand même sur l'emploi. On a vu beaucoup de caisses automatiques. Est-ce que vous allez remettre des vrais caissiers, caissières, agents de caisses ?
Alors, c'est ma première décision à mon arrivée. Les caisses automatiques, ça ne sourit pas aux clients. Et le commerce de proximité,
c
'est aussi la relation avec le consommateur. Et souvent, et de plus en plus, les foyers, c'est une seule personne. Et le seul lien qu'ils ont dans la journée, c'est le commerçant. Donc, je remets des hôtes et des hôtesses de caisses dans mes magasins.
Et
ça fait réagir sur le WhatsApp d'RMC. On a une question que je trouve très pertinente de Philippe, qui nous dit que le discours de casino s'applique très bien aux citadins, mais pas du tout aux ruraux. Qu'est-ce que vous répondez à ça
?
Alors, moi, je réponds tout simplement à Philippe que, dans le monde rural, il y a 20 000 communes qui n'ont pas de commerce. Si on veut que nos anciens puissent continuer à habiter chez eux le plus tard possible, il faut leur apporter du commerce. Souvent, le commerce de proximité, le petit magasin vival que vous avez, en zone reculée, en montagne, c'est le dernier commerce, c
'est
le dernier lien qui existe. Et moi, je crois qu'il y a un vrai travail à faire de la part de nos politiques pour développer ce commerce rural
de proximité. De la
part des politiques ? C'est-à-dire que ce n'est plus une question seulement privée, ce n
'est
plus une question de consommateurs et de magasins ? Vous dites, c'est les politiques. Qu'est
-ce
qu'ils peuvent faire pour vous, les politiques ?
Alors, beaucoup de
choses à faire. Vous faites du
commerce.
Oui, beaucoup de choses à faire. La première chose, c'est de pouvoir ouvrir le dimanche toute la journée. Il faut arrêter d'essayer de rapprocher le piano du tabouret. Il faut simplifier les choses. Donc, ouvrons le commerce toute la journée, si les commerçants le désirent. Et bien évidemment, en étant protecteur pour le salarié et pour l'emploi qui doit se faire vraiment
volontariat, majoration de salariés. Vous faites vos
commerces tenus par des gens du coin, etc. Qu'est-ce que vous faites pour les revenus de vos fournisseurs ? Qu'est-ce que vous faites pour les paysans qui vous fournissez ?
Alors déjà, on a une responsabilité de la grande distribution, c'est d'aider le pouvoir d'achat en négociant, en étant durs avec les gros industriels de l'agroalimentaire. Et ça,
on
le fait parce que nous achetons avec Intermarché et Auchan. Ça, c'est important. Le deuxième sujet, c'est que nous, Casino, nous continuons de négocier avec les PME, les ETI, les petits producteurs.
Et vous arrivez à distinguer, c'est-à-dire être dur
avec les gros industriels, être bienveillant
avec
les petites PME, la biscuiterie, ceux qui font, je ne
sais
pas, des produits laitiers de proximité. Oui, vous arrivez à distinguer les deux ?
Ça, de toute façon, je vous donne un exemple très conclu. Nous avons une communnette qui visite des magasins, donc qui apporte des produits dans des villages qui sont dépourvus de commerce. Le premier passage que fait cette camionnette, ça s'arrête chez un fermier, elle achète les oeufs locaux et ensuite, elle les vend dans les villages suivants. C'est ça, la vraie proximité. On est dans l'ultra-proximité et on respecte les producteurs. Si
vous avez un mot à dire aux politiques en ce début d'année,
c
'est quoi
?
Notez et faites une priorité du commerce de proximité dans les centres-villes de votre programme.
Merci beaucoup, Philippe Palazzi, d'être venu sur RMC ce matin. Directeur général du groupe Casino, Petit Casino, Monoprix, Franprix, Naturalia, Spar. Ce sont vos enseignes et vous l'annoncez donc ce matin, effectivement, ce retour de ces commerces de proximité dans les centres-villes.