Nicolas Bay "souhaite bon vent" à Manuel Valls qui "saisit une opportunité" à Barcelone après avoir "échoué en France"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:31OuverteRéponse directe
Est-ce que vous souhaitez bonne chance à Manuel Valls dans sa conquête de la mairie de Barcelone ?
- 0:59OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous reconnaissez une forme de panache dans cette décision ?
- 1:27OuverteRéponse directe
La candidate que Manuel Valls avait battue lors des législatives à Évry, candidate de la France insoumise, a dit hier soir qu'il a trahi son pays en partant là-bas.
- 2:11RelanceRéponse directe
Ça veut dire qu'on ne peut pas être à la fois patriote et européen, à vos yeux ?
- 2:34RelanceRéponse directe
Même au nom de l'idéal européen ?
- 3:34RelanceRéponse directe
Le discours mensonger de ceux qui s'abritent derrière les frontières, c'est vous, Nicolas Bay ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Invité politiqueFait
« Il a fait un choix. Ça doit l'amener évidemment à renoncer à l'ensemble de ses fonctions et mandats en France. »
- 1:11Invité politiqueChiffre
« Il a été à la tête du gouvernement français pendant cinq ans. Enfin, pendant un an, trois ans, pardon. »
- 1:36Invité politiqueFait
« Il a la double nationalité. Il l'avait, il n'a plus. Ou il n'a plus, mais en tout cas, il a la possibilité, parce que le droit espagnol le permet, de se présenter à ces élections municipales. »
- 1:47Invité politiqueFait
« Je pense que ça pose un problème de double allégeance. C'est évident. »
- 3:44Invité politiqueFait
« Il y a 4 pays, les 2 gouvernements socialistes, espagnols et portugais, Angela Merkel et Emmanuel Macron, qui veulent encore accueillir cette immigration totalement incontrôlée, anarchique, clandestine. »
- 4:11Invité politiqueChiffre
« La submersion, elle vient du fait qu'on en a des centaines et des centaines de milliers qui arrivent chaque année. C'est ça la réalité. »
- 4:22Invité politiqueChiffre
« En France, entre l'immigration légale et l'immigration clandestine, on dépasse la barre des 450 000. »
- 4:51Invité politiqueChiffre
« On a 6 millions de chômeurs en France, 9 millions de pauvres. On n'est pas en capacité de les accueillir. »
- 5:25Invité politiqueFait
« Si 24 pays en Europe ne veulent plus accueillir de migrants, contrairement au cadre que j'ai cité, c'est précisément parce que, sinon on n'en sort pas, des ONG comme SOS Méditerranée, ils vont directement les récupérer au large des côtes libyennes. »
- 6:56Invité politiqueChiffre
« On a diminué le nombre de morts en Méditerranée ces derniers mois par rapport à l'année précédente. »
- 10:09Invité politiqueFait
« On essaie d'instituer une sorte de droit à l'enfant au lieu de s'interroger sur quels sont les droits fondamentaux de l'enfant. »
- 11:17Invité politiqueFait
« Si demain, on accepte la PMA, ensuite, dans la foulée, évidemment, au nom de l'égalité des droits, on va nous expliquer que ce qu'on donne à des couples de femmes, il faut le donner à des couples d'hommes. »
- 15:58Invité politiqueFait
« Nous récusons totalement ces accusations. Et je vous rappelle qu'elles proviennent de M. Schulz quand il était président du Parlement européen qui était un socialiste qui avait saisi son ami Mme Taubira, ministre socialiste de la justice, pour engager une procédure. »
Temps de parole
- Nicolas Bay62 %
- Présentateur13 %
- Présentateur 211 %
- Invité9 %
≈ 3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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L'invité de France Info jusqu'à 9h est député européen du Rassemblement National et coprésident du groupe du Rassemblement National au Parlement Européen. C'est Renaud Delis qui vous pose comme chaque matin la première question. Bonjour Nicolas Bay. Bonjour. Alors c'était hier à Barcelone, un ancien Premier ministre, Manuel Valls, a déclaré ceci. On l'écoute. Oui, c'est... Je veux être le prochain maire de Barcelone. Est-ce que vous souhaitez bonne chance à Manuel Valls dans sa conquête de la mairie de Barcelone ?
Oui, je lui souhaite bon vent en tout cas. Il a fait un choix. Ça doit l'amener évidemment à renoncer à l'ensemble de ses fonctions et mandats en France.
C'est ce qu'il a déjà déclaré.
Il l'a annoncé hier, il faut qu'il le mette en œuvre. Après pour le reste, si les Barcelonais regardent un peu de près le bilan qui a été le sien comme Premier ministre, ils n'auront peut-être pas envie tellement de lui confier les clés de la ville.
Mais ils ne vont pas voter en fonction de son bilan en France pour le coup. Est-ce que vous reconnaissez une forme de panache dans cette décision ?
Non, je ne vois pas le panache. Je pense qu'il saisit une opportunité. Il essaie de se présenter à Barcelone. Mais moi, je pense que les électeurs barcelonais, ils vont voir ce qu'il a fait en France. Il a été à la tête du gouvernement français pendant cinq ans. Enfin, pendant un an, trois ans, pardon. Voilà, on a vu qu'il n'a pas amélioré la situation économique. C'est le moins qu'on puisse dire. Bon, alors évidemment, on ne fait pas une comparaison entre la gestion d'un État et la gestion d'une commune. Mais je ne suis pas sûr que les Barcelonais aient très envie de lui confier les clés de la ville.
La candidate que Manuel Valls avait battue lors des législatives à Évry, candidate de la France insoumise, a dit hier soir qu'il a trahi son pays en partant là-bas.
Écoutez, il a la double nationalité. Il l'avait, il n'a plus. Ou il n'a plus, mais en tout cas, il a la possibilité, parce que le droit espagnol le permet, de se présenter à ces élections municipales. Il n'y a pas de trahison pour vous ? Écoutez, je pense que ça pose un problème de double allégeance. C'est évident. Voilà, quand on a été le Premier ministre de la France, est-ce que décemment, on peut aller se présenter comme ça dans un autre pays, même si on y a des attaches ? Ça pose un vrai problème. Voilà, moi, je lui souhaite bon vent. Je n'ai rien à titre personnel contre Manuel Valls.
Mais encore une fois, compte tenu de ce qu'on peut penser, du bilan qui a été le sien, je ne suis pas sûr que c'est une bonne nouvelle pour ceux dont il va solliciter le suffrage.
Ça veut dire qu'on ne peut pas être à la fois patriote et européen, à vos yeux ?
Moi, je pense qu'on peut être patriote et européen, mais qu'on a un attachement à l'identité nationale, qui est évidemment, on a un attachement à la civilisation commune, auxquelles appartiennent les différentes nations européennes, mais ça ne doit pas normalement conduire à aller faire de la politique dans un autre pays que le sien.
Même au nom de l'idéal européen ?
Non, mais je pense qu'il n'y a pas d'idéal européen. En l'occurrence, il y a simplement l'opportunisme de Manuel Valls qui se dit qu'il a l'occasion de se présenter à Barcelone, il va saisir sa chance parce qu'il a échoué en France. Voilà, je pense qu'il n'y a pas tellement d'idéalisme là-dedans.
Nicolas Bay, l'Aquarius, le navire humanitaire avec 58 migrants à bord et désormais à une soixantaine de kilomètres de Malte, finalement, 4 pays européens dont la France ont accepté d'accueillir sur leur sol les migrants qui se trouvent à bord. Alors, je voudrais d'abord vous faire écouter ce qu'a dit Emmanuel Macron au sujet de l'Aquarius, c'était cette nuit en marche de l'Assemblée Générale des Nations Unies à New York.
Face au grand défi migratoire, je ne crois pas aux discours d'ouverture inconditionnelle. Ils ne font que provoquer l'inquiétude et accroître l'intolérance. Je ne crois pas davantage aux discours mensongers de ceux qui prétendent, par exemple en Europe, comme ailleurs, qu'ils seront plus forts abrités derrière une fermeture des frontières. Ce n'est pas vrai.
Le discours mensonger de ceux qui s'abritent derrière les frontières, c'est vous, Nicolas Bay ?
Le discours totalement irresponsable, c'est celui d'Emmanuel Macron. Et on le voit d'ailleurs en Europe. Il y a 4 pays, les 2 gouvernements socialistes, espagnols et portugais, Angela Merkel et Emmanuel Macron, qui veulent encore accueillir cette immigration totalement incontrôlée, anarchique, clandestine. Oui, d'accord. Mais qui s'ajoutent à des centaines et des centaines qui passent chaque jour par Gibraltar, qui passent aussi par la route des Balkans. Donc ça, ça n'est que la partie émergée de l'iceberg.
58 migrants, Nicolas Bay, dont, pour être précis, 18 pour la France. 18 migrants en France.
C'est une submersion. Non, mais à chaque fois, on a le même chantage. La submersion, elle vient du fait qu'on en a des centaines et des centaines de milliers qui arrivent chaque année. C'est ça la réalité. Et qu'en France, entre l'immigration légale et l'immigration clandestine, on dépasse la barre des 450 000. Donc on nous dit, voilà, il y a quelques dizaines, ça ne pose pas de problème. Ben si, ça pose un problème.
Les chiffres que vous donnez, ils incluent notamment les étudiants qui viennent en France et qui repartent l'année d'après. Oui, sur l'immigration légale, il y a une partie.
Oui, oui, il y a les erratifs. Et il y a aussi, Nicolas Bay, des dizaines de milliers d'étudiants français
qui partent à l'étranger. Si on arrête d'accueillir les étudiants étrangers, on arrêtera d'envoyer les nôtres.
Mais ce n'est pas le problème des étudiants. Les étudiants, c'est 50 000. Mais le problème, c'est le reste, c'est-à-dire l'immigration essentiellement familiale pour l'immigration légale. Et cette immigration clandestine, on voit bien qu'on n'a rien à leur offrir. On a 6 millions de chômeurs en France, 9 millions de pauvres. On n'est pas en capacité de les accueillir. Et surtout, ce n'est pas un discours humanitaire, en réalité, de les faire venir comme ça, les inciter à venir. Parce que ça engresse les mafias et les passeurs. Ça pousse des milliers, des centaines de milliers même, de personnes à franchir la Méditerranée et parfois à y mourir.
Donc c'est un discours qui est totalement irresponsable. Si 24 pays en Europe ne veulent plus accueillir de migrants, contrairement au cadre que j'ai cité, c'est précisément parce que, sinon on n'en sort pas, des ONG comme SOS Méditerranée, ils vont directement les récupérer au large des côtes libyennes. Ils empêchent d'ailleurs les gardes-côtes libyens de faire leur travail. Et ils sont les continuateurs des passeurs en les faisant venir en Europe.
Vous voulez qu'ils les ramènent en Libye ?
Bien sûr. Ou alors, si on n'a plus que le droit...
Qui est un pays considéré par l'ONU, le haut commissariat aux réfugiés, comme un pays qui n'est pas sûr pour les réfugiés. On les ramène là-bas, dans un pays en guerre.
À ce moment-là, on n'applique le droit de la mer. Et on les ramène à Sfax ou à Tunis. Si on n'applique le droit de la mer, on ne les fait pas venir en Europe. On ne les fait pas venir à Malte. On ne les fait pas venir à Marseille. On les fait venir dans un pays sûr, voisin, comme par exemple à Tunisie.
Vous expliquez, Nicolas Beck, que Emmanuel Macron veut faire venir par centaines de milliers des migrants en France. Comment est-ce que vous expliquez que votre allié, votre ami Matteo Salvini, il dénonce au contraire l'hypocrisie de la France, qui fait des leçons de morale à l'Italie, je le cite, et pour autant qu'il refuse d'ouvrir ses ports et ses frontières, notamment sa frontière de Vatimie. Il est mal renseigné, Matteo Salvini ?
Mais s'il est très bien renseigné, mais il prend...
Lui, il dit qu'Emmanuel Macron, au contraire, refuse absolument d'ouvrir les ports et les frontières.
En réalité, il prend Emmanuel Macron au mot. Il dit, puisque vous voulez en accueillir, eh bien, assumez, traduisez ça en acte.
Il lui reproche de ne pas le faire.
Mais l'Italie subit... Contrairement à ce que vous dites. Non, mais en réalité, l'Italie subit de plein fouet l'immigration clandestine. Ensuite, il y en a beaucoup qui viennent en France, parce qu'ils viennent notamment pour des raisons d'aide sociale avantageuse dans notre pays. Et ce que dit Matteo Salvini, c'est que... Ce qu'il dit, c'est l'inverse. Il dit qu'il n'y en a pas qui viennent en France, il le regrette. Il dit simplement que ceux qui veulent tenir un discours de pseudo-générosité, eh bien, il faut qu'ils assument ce discours et qu'ils le traduisent en acte. C'est ça que dit Matteo Salvini. Mais Matteo Salvini, il a pris des mesures concrètes.
Et la fermeture, la fermeté en matière migratoire, ça a donné des résultats, puisqu'on a diminué le nombre de morts en Méditerranée ces derniers mois par rapport à l'année précédente. Et qu'on a contribué à fermer un des verrous migratoires. Cette politique de fermeté, c'est ce qui nous permettrait ensuite, dans la durée, d'aider au développement de l'Afrique. Il faut acconditionner les aides financières, qui sont très importantes, c'est des milliards d'euros par an, qui sont accordés aux pays africains, à la maîtrise de ces flux migratoires. Il faut les aider à maîtriser ces flux migratoires. C'est exactement le contraire de ce que fait Emmanuel Macron aujourd'hui.
Nicolas, on va poursuivre cette discussion dans un instant. On va parler des affaires qui touchent le Rassemblement National, de la décision de justice qui est attendue dans les minutes qui viennent également, et qui vous concerne directement. Et puis de la PMA, si vous voulez bien, juste après l'info, à 8h40, avec David Doba.
Donald Trump, toujours aussi virulent à l'égard de Téhéran, à la tribune de l'ONU, il appelle à isoler le régime iranien. Selon le président américain, on ne peut pas permettre au principal soutien du terrorisme dans le monde de posséder les armes les plus dangereuses. Emmanuel Macron, sacré champion de la planète, aujourd'hui par le programme ONU Environnement, il reçoit cette distinction pour son initiative, notamment au One Planet Summit, qu'il avait organisé, c'était le 12 décembre dernier à Paris. Après la perte du pavillon panaméen, les responsables de l'Aquarius lancent désormais un appel européen. Le bateau est toujours dans les eaux internationales.
Les migrants à bord seront pris en charge par les gardes-côtes maltais. Dès que le temps le permettra, 18 d'entre eux sont attendus en France. Début à l'Assemblée, hier soir, de l'examen du projet de loi Pacte. C'objectif, permettre notamment un meilleur financement des entreprises et donner aux PME les moyens de grandir. Plus de 140 articles au total, 2300 amendements déposés. Et puis députés et sénateurs de Seine-Saint-Denis, attendus à Matignon, aujourd'hui rendus il y a 4 mois, un rapport affirme que les difficultés du 9-3 et de ses habitants persistent et s'aggravent même, malgré la mise en œuvre de politiques prioritaires.
Toujours avec Nicolas Bell, le coprésident du groupe du Rassemblement National au Parlement européen. Question sur la procréation médicalement assistée, Renaud Delis. C'est une promesse du candidat Macron qui devrait entrer en vigueur dans l'année qui vient. Le gouvernement va étendre la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, donc aux femmes seules et aux couples de femmes. D'ores et déjà, la Manif pour tous se mobilise. Je vous propose d'écouter Albert-Ric Dumont qui est vice-président de la Manif pour tous. C'était hier sur France Info. Sur l'état civil, il n'y aurait pas de père.
Et aujourd'hui, la vie fait que vous avez forcément un père et une mère. Et c'est aujourd'hui, effectivement, le risque. C'est que si le gouvernement souhaite passer en force, il y a un risque, effectivement, que de nouvelles mobilisations arrivent. Vous irez manifester avec la Manif pour tous ?
Écoutez, on va voir quelle forme prend cette mobilisation. Mais nous sommes en tout cas résolument opposés à la PMA sans père, parce que finalement, c'est de ça dont on se dit.
Ce sont les mots qu'utilise la Manif pour tous.
Oui, mais je crois que ça correspond bien à la réalité du projet du gouvernement. On voit bien aujourd'hui qu'il y a une dérive très inquiétante. Le comité consultatif national d'éthique, sa composition a été modifiée pour aboutir à cet avis qui a été rendu hier. Ce sont les socialistes qui l'ont fait. C'est François Hollande qui avait modifié sa composition. D'ailleurs, régulièrement, tous les ans, on modifie sa composition. On lui pose toujours les mêmes questions jusqu'à ce qu'il accepte finalement ses projets politiques. C'est très inquiétant parce qu'en fait, on essaie d'instituer une sorte de droit à l'enfant au lieu de s'interroger sur quels sont les droits fondamentaux de l'enfant.
On se souvient que Marine Le Pen n'était pas allée manifester avec la Manif pour tous contre le mariage pour tous. C'était une erreur à l'époque ?
Non, ce n'est pas ça. La position du Rassemblement National et la position de Marine Le Pen étaient d'une très grande clarté. Ça n'a pas sauté aux yeux à l'époque. Mais elle ne voulait pas faire de récupération politique. Elle a laissé des organisations associatives. Et elle a laissé Marion Maréchal-Le Pen
et beaucoup d'autres responsables du FN à l'époque allaient manifester quand la présidente du parti n'y allait pas. Oui, mais la position... Et en coulisses, on disait qu'elle n'était pas forcément farouchement opposée.
La position du parti était parfaitement claire. Ensuite, aller ou non manifester dans les rangs d'une association qui n'est pas une association politique qui organise une mobilisation, c'est un autre sujet. Ça ne change rien à la clarté de notre position. Nous nous sommes résolument opposés. Ce qui est très inquiétant. Donc là, vous y manifestez ou pas ? Excusez-moi, ce n'est pas très clair. On va voir quelle forme... En l'occurrence, le vice-président de la banque pour tous
annonçait de problèmes de mobilisation dans la rue. Est-ce que vous irez dans la rue avec eux ?
Bien sûr, je pense qu'à titre personnel, bien sûr, je m'appliquerai dans ce combat-là. Donc là, il n'y a plus de problème de récupération politique. Je pense que c'est un combat fondamental et c'est un combat de civilisation. Si demain, on accepte la PMA, ensuite, dans la foulée, évidemment, au nom de l'égalité des droits, on va nous expliquer que ce qu'on donne à des couples de femmes, il faut le donner à des couples d'hommes. Et du coup, on va avoir la GPA, la gestation pour autrui, c'est-à-dire la marchandisation des corps des femmes. Et c'est très inquiétant comme dérive. Et d'ailleurs, c'est une des raisons pour lesquelles on était opposés au mariage pour tous.
Parce qu'à l'époque, on nous dit, vous comprenez, il faut donner les mêmes droits. Et en réalité, la PMA est la conséquence de la loi Taubira et la GPA sera la conséquence de la PMA. Donc il faut sortir de cette dérive. Aujourd'hui, le gouvernement et Emmanuel Macron
disent qu'ils sont résolument hostiles à la GPA et qu'il n'y aura pas de GPA.
Mais ce sont les mêmes qui nous disaient au moment du mariage pour tous qu'ils étaient opposés à la PMA. Et en réalité, aujourd'hui, ils veulent mettre en place la PMA et demain, ils voudront mettre en place la GPA. Et quand on voit les conclusions du Conseil national d'éthique, on ne voit pas bien ce qu'il y a d'éthique. Notamment sur le diagnostic préconceptionnel, etc. Il y a des dérives qui sont gravissimes.
Si on vous suit bien à vos yeux, c'est un engrenage qui découle du mariage pour tous. Ça signifie qu'il faut remettre en cause le mariage pour tous ?
Nous, nous avons toujours dit, c'était la position constante du Rassemblement national, que nous souhaitons mettre en place, améliorer le pacte pour donner des droits fiscaux et patrimoniaux identiques aux couples de même sexe, mais qu'il n'y ait pas la possibilité de se marier.
Supprimer la loi Taubira. Donc, vous voulez supprimer la loi Taubira.
Démarier les gens qui ont été mariés pendant le quinquennat ? Sans effet rétroactif, évidemment.
Sans effet rétroactif. Mais on supprime la loi Taubira si Marine Le Pen arrive en place.
C'est la position du Rassemblement national et c'est la position que défendait Marine Le Pen pendant la campagne présidentielle.
Les affaires avec une décision de justice très attendue dans un quart d'heure a priori ou un peu plus si ça prend du retard. Renaud Dely. La justice doit décider si elle maintient ou pas la saisie de 2 millions d'euros. C'est de l'argent public, la dotation publique du Rassemblement national. C'est une saisie qui a été décidée dans le courant de l'été suite à l'enquête sur le système supposé d'emploi fictif au Parlement européen. Ce qui vaut une quinzaine de mises en examen au Rassemblement national. Maldon, vous d'ailleurs, vous aussi Nicolas Bay, vous êtes mis en examen pour détournement de fonds publics si je ne m'abuse.
Est-ce que cette décision est cruciale pour l'avenir du Rassemblement national ? Est-ce que vous êtes en fait à la tête d'un parti en faillite ou quasiment en faillite ?
Nous sommes dans un parti qui est en danger. En danger du fait de la décision unilatérale de juge. Au mépris de la présumption d'innocence sans aucun jugement, vous avez deux magistrats politisés dans leur bureau qui décident de saisir la subvention publique annuelle du Rassemblement national laquelle nous a été accordée par le suffrage des Français aux élections législatives. Donc c'est évidemment un problème très grave. C'est un problème démocratique. C'est une émixion directe de l'institution judiciaire dans le fonctionnement normal de la démocratie.
Alors ce que nous attendons aujourd'hui de la décision des juges qui sera rendue dans la journée, eh bien c'est qu'ils fassent du droit au lieu de faire de la politique et qu'ils laissent le Rassemblement national avoir un fonctionnement politique normal, être en conformité avec ce que les Français attendent de lui.
Si la saisie est maintenue, vous mettez la clé sous la porte. Est-ce que les salaires de septembre des permanents seront versés ?
Écoutez, le fonctionnement du Rassemblement national est évidemment en péril. Nous avons été entravés dans notre action politique, limités dans nos moyens d'action politique depuis maintenant plusieurs mois. On a pu faire face aux dépenses de fonctionnement courantes, mais ça a été compliqué. D'ici au versement de la subvention au mois de novembre, la deuxième partie de la subvention, il va falloir tenir. J'espère simplement que la décision d'aujourd'hui sera une décision qui respecte le droit, qui respecte le principe de séparation des pouvoirs.
Il y a un homme, Nicolas Baie, qui pourrait vous sauver, sauver le Rassemblement national, c'est Jean-Marie Le Pen. Vous lui devez toujours 6 millions d'euros ?
Écoutez, je ne suis pas sûr de ce chiffre-là.
C'était via son micro-parti, c'était le chiffre qu'on a toujours eu.
Vous lui devez toujours cette somme ? Le Rassemblement national a contracté des emprunts, bien sûr, notamment auprès de Cotelec. Quel micro-parti de Jean-Marie Le Pen ? C'est Jean-Marie Le Pen à titre personnel. C'est lui qui donne son feu vert, c'était ma question. Vous savez, le Rassemblement national, il a un endettement qui est très raisonnable. Il est 3 ou 4 fois inférieur, par exemple, à l'endettement d'un parti comme la République.
Il suffirait donc aujourd'hui que Jean-Marie Le Pen décide, par exemple, d'étaler le remboursement ou fasse une croix là-dessus ? Vous le contactez ?
Vous essayez de négocier avec lui ? De toute façon, il y a des contacts avec Jean-Marie Le Pen. Il y a des contacts avec lui ? Oui, bien sûr.
Uniquement d'ordre financier ou plus que ça ?
Avec Marine Le Pen, ils ont établi des relations personnelles et on peut s'en réjouir. Ça va mieux. Mais là, sur l'aspect purement financier, on a des dettes qui sont encore une fois assez raisonnables. On a des ressources certaines dans les 5 années qui viennent avec la dotation publique qui sont très supérieures évidemment à notre endettement. Donc, sur le papier, on n'est évidemment pas en grande difficulté. Mais si vous avez des juges qui saisissent la dotation publique qui est l'essentiel de nos ressources, à ce moment-là, nous sommes en danger de mort.
Il faut rappeler que si l'on fait, c'est que le Parlement européen estime le préjudice causé par le Rassemblement national entre 5 et 7 millions d'euros pour détournement de fonds entre 2010 et 2017.
Oui, mais c'est totalement faux. Nous récusons totalement ces accusations. Et je vous rappelle qu'elles proviennent de M. Schulz quand il était président du Parlement européen qui était un socialiste qui avait saisi son ami Mme Taubira, ministre socialiste de la justice, pour engager une procédure. Nous contestons formellement ces accusations. C'est une machination ? Nos assistants parlementaires... Non, mais ce n'est pas une machination. Ce sont des adversaires politiques. Ce sont des adversaires politiques qui nous combattent avec les moyens dont ils disposent. Voilà, tout simplement.
Nos assistants parlementaires, ils ont travaillé au service de notre action parlementaire laquelle d'ailleurs ne se limite pas uniquement à ce qui se passe dans l'hémicycle de France. Et exclusivement au service
d'une tranquillité parlementaire. Jamais au service du parti.
Ils n'ont pas le droit d'être des militants politiques aussi ? Ce que sont tous les assistants parlementaires de tous les députés.
C'est bien ce que vous reproche le Parlement européen. Ils travaillaient au service du parti et ils étaient payés par le Parlement européen.
Non, c'est pas ça. Ils peuvent être assistants parlementaires et puis aussi être des militants politiques. Vous savez, vous avez des dizaines et des dizaines de milliers de personnes qui travaillent dans le secteur privé à temps plein et qui sont aussi des militants politiques. Des assistants parlementaires, ce n'est pas des citoyens de seconde zone. Ils ont le droit d'avoir un engagement politique et je vous rappelle quand même, mais c'est aisément vérifiable, que les assistants parlementaires de la totalité des députés de tous bords confondus sont généralement des militants politiques. Ce sont des candidats, des élus locaux, ont des responsabilités locales ou nationales dans le parti.
Voilà, ça ne pose aucun problème sauf pour la Rassemblement nationale.
Vous avez les mains propres dans cette affaire pour reprendre un vieux slogan du SN ?
Oui, bien sûr. Encore une fois, vous savez, j'ai eu l'occasion de m'expliquer devant la juge dans l'affaire qui me concerne, un de mes assistants parlementaires sur une durée de quelques mois. J'ai apporté la preuve irréfutable qu'il a effectivement effectué un travail parlementaire à mes côtés. Je n'ai eu aucune difficulté à le montrer. Le seul problème, c'est que les juges, aujourd'hui, ils instruisent exclusivement la charge. Ils veulent nous affaiblir. Ils sont politisés. Madame Tepot, qui a le dossier en main, c'est une membre et une responsable du syndicat de la magistrature qui est une organisation d'extrême-gauche qui prend position...
Nicolas Sarkozy avait tenu les mêmes propos que vous sur cette juge. C'est factuel. Le syndicat de la magistrature a appelé à voter contre Marine Le Pen à l'élection présidentielle. On se rappelle du mur des cons. On se rappelle d'un certain nombre de prises de position politique. Vous parlez de l'organisation, vous parlez pas de la juge en question. Le vrai problème, c'est que l'indépendance de la justice, c'est un beau principe auquel on est tous attachés, mais il n'y a aucun mécanisme qui garantit de manière effective
et vous restez avec nous. On jette un oeil à l'actualité. 8h51, David Doba.
Elle avait exposé lors de son vol inaugural en 1996. Les choses ont bien changé. Ariane 5 a célébré cette nuit son centième tir. Le lanceur a placé sur orbite deux satellites de télécommunications. On ne peut pas permettre au principal soutien du terrorisme dans le monde de posséder les armes les plus dangereuses de la planète. C'est Donald Trump qui l'affirme dans son viseur. L'Iran, la réponse d'Hassane Rouhani à la tribune de l'ONU. Les Etats-Unis veulent tout simplement renverser le régime. Bill Cosby, condamné hier pour une agression sexuelle commise sur une femme, c'était en 2004 et c'est d'ailleurs la seule pour laquelle les faits ne sont pas prescrits.
Il devrait passer entre 3 et 10 ans derrière les barreaux. Le créateur du Cosby Show va faire appel. Une photo met à mal les déclarations d'Alexandre Benalla. On y voit l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, pistolet à la main, faire un selfie avec d'autres personnes dans un restaurant. Cliché qui aurait été pris entre les deux tours de la présidentielle le 28 avril 2017 précisément. Et à cette date, il n'y avait pas de permis de port d'armes. Une enquête préliminaire est ouverte. Et puis début de la 7ème journée de Ligue 1. Hier, deux défaites à domicile. Monaco et Nantes battues respectivement par Angers et par Nice.
Toujours avec Nicolas Bay, question de Renaud Deli. Nicolas Bay, on a évoqué les difficultés financières du Rassemblement National. Ce ne sont pas les seules difficultés de votre parti. Il y a aussi une véritable hémorragie militante. On a regardé, vous aviez 63 000 adhérents officiellement au lendemain de l'élection présidentielle. 38 000 seulement lors de votre congrès il y a quelques mois. Comment est-ce que vous expliquez cette déperdition ?
Non, d'abord, je ne sais pas comment vous avez regardé. Ce sont les chiffres officiels. Oui, pas tout à fait. En réalité, pendant l'année 2017, on a eu un volume de cotisations d'adhérents qui est un peu moindre que pendant une année électorale. Mais ça, c'est vrai de tous les partis politiques. Et si vous voulez regarder la santé politique du Rassemblement National, vous n'avez qu'à consulter les derniers sondages. On est au coude à coude avec la Ligue de Mme Lapont. Les sondages,
c'est plus important pour vous que le nombre de militants, d'adhérents qui résultent aux élections ?
Moi, je vois, pour animer le mouvement en permanence, pour rencontrer nos militants dans les fédérations, animer des réunions, des meetings, je vois qu'aujourd'hui, ils sont là, ils sont mobilisés. On est affaibli pour des raisons financières qu'on évoquait tout à l'heure, mais on voit bien aujourd'hui qu'on est la seule vraie force d'opposition. Il y a des partis en crise en France. Les Républicains, le Parti Socialiste, Vous n'êtes pas un parti en crise. Non, parce qu'on a une ligne politique claire, qu'on a des millions de Français qui nous font confiance, qu'on maintient un niveau électoral très élevé, qui nous place au coup d'à-coup pour les élections européennes. Il y a les élus aussi.
Nicolas,
il y a un tiers des élus du Rassemblement National qui ont quitté le Rassemblement National depuis les municipales de 2014. Un tiers. Non, ça n'est pas exact. Il n'y a aucun autre parti qui ait perdu plus de 12% des élus depuis 2014. Un tiers. Pourquoi ?
Parce que finalement, ils ont été un peu trompés sur la marchandise ? Non, dans beaucoup d'endroits, on avait des élus d'opposition, des élus municipaux qui démissionnent parce qu'ils déménagent ou parce qu'ils ont d'autres projets dans la vie et c'est les suivants de listes qui montent. Ils déménagent plus pour le Rassemblement National que dans les autres. Ça existe partout. Ça existe partout sur toutes les listes municipales. Quand vous avez quelqu'un qui démissionne, c'est le suivant de liste qui est élu. Donc ça ne correspond pas à des gens qui quittent le Rassemblement National.
Je voudrais vous lire simplement un témoignage, Nicolas. Vous l'avez peut-être lu, il date d'hier. Il est signé du patron de la Fédération Rassemblement National du Nord. Éric Dillis qui a démissionné hier. Voici ce qu'il dit au sujet de son parti. On se présente aux élections pour se prendre une raclée. On change de nom car on ne trouve que ça pour échapper à ce que les gens nous reprochent. On est financièrement ruiné. Judiciairement, on est poursuivi partout. Donc à un moment, il faut dire stop. On finit par se demander si l'intention du Front National était un jour de gagner quelque chose. Cet homme, il était au FN depuis 30 ans.
Écoutez, je pense que son propos traduit une forme d'aigreur personnelle.
Il n'a pas déménagé, lui.
Non, mais c'est un élu parmi 2000 élus du Rassemblement National. Patron de la Fédération dans un grand département. Oui, d'accord. Ça fait des mois et des mois qu'il était une démarche un peu de rupture ou de quasi rupture. Voilà, écoutez, s'il veut aller ailleurs, il va ailleurs. Ça ne va pas nous empêcher de continuer notre travail. Non, mais je crois que ça ne correspond pas à la réalité. Que l'on soit financièrement en difficulté du fait de décisions de justice, ce n'est pas un problème de gestion du mouvement. Et puis quand on voit qu'aujourd'hui, les forces politiques ont été balayées à la présidentielle, les Républicains et le Parti Socialiste. Nous, on est sortis renforcés.
On était au second tour. Marine Le Pen a rassemblé 11 millions de voix, quoi qu'on dise. Et aujourd'hui, on apparaît sur le sujet européen qui est très important. C'est la prochaine échéance. Il y a Emmanuel Macron qui défend le fédéralisme européen et nous qui défendons l'Europe des Nations. Il n'y a pas de place pour les ambigües.
Les Européens, vous avez un partenaire potentiel, quelqu'un qui vous tend les bras. Je vous propose qu'on l'écoute. Il a lancé sa candidature.
Un appel solennel aux Français patriotes. Oui, j'ouvre grand les bras aux membres, aux sympathisants, aux électeurs du mouvement des Républicains comme du Rassemblement National. Laurent Wauquiez, Marine Le Pen, vous n'êtes pas candidat aux élections européennes et c'est votre choix. Je le respecte. Soyez logique avec vous-même. Soyez à nos côtés. Soyez à nos côtés.
Pourquoi ne pas vous entendre avec Nicolas Dupont-Aignan ? Pourquoi ne pas le soutenir ? Il était bon, on se souvient, il était candidat pour être Premier ministre de Marine Le Pen si elle avait été élue à la présidentielle.
Oui, mais d'ailleurs, je pense que son attitude peut créer pas mal de déceptions parce qu'il avait choisi le rassemblement aux élections présidentielles en soutenant Marine Le Pen au second tour. Il devrait s'inscrire dans la même démarche quand on représente un parti qui n'est pas négligeable. Il représente 4 ou 5% des voix. 6% dans la dernière enquête, vous en parliez tout à l'heure. Ou même 6%. Non, c'est pas négligeable, bien sûr, mais on n'a pas la prétention de rassembler tout seul. Il y a une force centrale qui est le Rassemblement National. Nous, on est à 21% de l'attention de vote.
Il est normal qu'on essaye d'agréger autour de nous des personnels comme Nicolas Dupont-Aignan mais aussi des gens qui viennent peut-être des Républicains et qui sans doute n'ont plus rien à y faire. Il y a des noms comme Thierry Mariani qui ont été cités. Que vous confirmez ou pas ? Je ne confirme rien. Ce sera à lui de dire à un moment venu ce qu'il souhaite faire mais je pense qu'on fera une vraie liste de rassemblements. Tout le monde y a sa place. Nicolas Dupont-Aignan il a une lourde responsabilité.
Ce que nous disent les enquêtes d'opinion aujourd'hui c'est que le Rassemblement National et ses alliés peuvent arriver en tête et peuvent même distancer largement la liste qui sera soutenue par le Président de la République. Donc, s'il joue la carte de la division en voulant absolument faire sa liste séparément et bien il leur règne une lourde responsabilité.
Il a pris un peu le melon Nicolas Dupont-Aignan. Non, je ne dis pas ça. Il pèse 6% vous vente et à lui de se rallier pas l'inverse.
Il a son propre parti il a envie de se présenter mais voilà ça n'est pas crédible quand on présente une force politique de 6% des voix de vouloir fédérer autour de soi des partis qui apprécient 20%. La tête de liste ? Ce sera vous ? La tête de liste ? Écoutez, c'est une décision qui sera prise dans les prochaines semaines. Vous êtes candidat ? Ce n'est pas le problème de candidature. Moi, je suis à mon travail je suis co-président de notre groupe au Parlement européen je travaille sur le projet je travaille sur la stratégie de rassemblement au niveau national mais aussi à l'échelle européenne et ensuite viendra la décision de notre dispositif électoral la tête de liste et les candidatures.
On aura compris que vous êtes donc candidat à la candidature. Merci Nicolas, merci d'avoir accepté ce matin l'invitation de France Info.
Nicolas Bay