Laurent Jacobelli : "Emmanuel Macron a été une catastrophe économique pour la France !" (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse partielle
Que répondez-vous au Premier ministre ?
- 1:41RelanceRéponse directe
Mais les retraites, ça comporte 14% du PIB tout de même.
- 1:51OuverteRéponse directe
Certains accusent le RN de faire de l'électoralisme sur les retraites.
- 1:57OuverteRéponse directe
Est-ce que François Bérou ne soulève pas une question importante ?
- 4:51OuverteÉludée
Pourquoi pas une sous-indexation des retraités les plus aisés ?
- 5:00FerméeRéponse directe
Est-ce une possibilité pour vous, Laurent Jacobéli ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueFait
« S'il y a aujourd'hui une France mal gérée, s'il y a une dette abyssale, ce n'est pas parce que des retraités se seraient mal comportés, ou ceux qui travaillent, ou les chômeurs, ou les jeunes, ou qui vous voulez. »
- 0:27Invité politiqueFait
« C'est parce que nous avons eu des dirigeants qui ne savaient pas compter, qui ne savaient pas qu'il fallait autant de recettes que de dépenses pour équilibrer un budget. »
- 0:35Invité politiqueFait
« et qui ont donc dépensé dans tous les sens, pour d'ailleurs des investissements ou des dépenses dont les Français ne voulaient pas. L'immigration, la construction européenne, ou alors des comités théodules pour reloger les copains. »
- 1:20Invité politiqueChiffre
« est-ce que vous savez que 40% du minimum vieillesse est versé à des étrangers, pas des Français d'origine étrangère ? »
- 5:16Invité politiquePromesse
« Nous, nous voulons une règle d'or. Tant qu'on n'a pas réglé le problème des mauvaises dépenses, on ne prend pas un centime dans la poche des Français. »
- 5:25Invité politiqueChiffre
« Le budget de l'Union européenne, il y a 5 milliards à gagner. L'immigration, il y a entre 10 et 18 milliards à gagner par an. »
- 11:03Invité politiqueFait
« Il y a une catastrophe économique qui s'est abattue sur la France. Elle s'appelle Emmanuel Macron. »
- 11:08Invité politiqueChiffre
« Depuis 2017, il a créé autant de dettes que pendant les 50 premières années de la Ve République. »
- 12:00Invité politiquePromesse
« On créera de la richesse et donc de l'argent pour le pays, ce qui permettra de régler la dette si jamais on a un gouvernement qui prend les bonnes mesures. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli30 %
- Invité24 %
- Invité 222 %
- Invité 314 %
- Présentateur10 %
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Laurent Jacopelli, bonsoir. Vous êtes notre invité pour cette première partie de soirée. Vous avez entendu les mots de François Bayrou, les retraités font partie également de votre électorat. Que répondez-vous au Premier ministre ?
Moi je suis outré par les propos du Premier ministre. D'abord je suis outré par quelqu'un qui n'est pas capable de prendre ses responsabilités. S'il y a aujourd'hui une France mal gérée, s'il y a une dette abyssale, ce n'est pas parce que des retraités se seraient mal comportés, ou ceux qui travaillent, ou les chômeurs, ou les jeunes, ou qui vous voulez. C'est parce que nous avons eu des dirigeants qui ne savaient pas compter. qui ne savaient pas qu'il fallait autant de recettes que de dépenses pour équilibrer un budget, et qui ont donc dépensé dans tous les sens, pour d'ailleurs des investissements ou des dépenses dont les Français ne voulaient pas.
L'immigration, la construction européenne, ou alors des comités théodules pour reloger les copains. Alors les retraités, moi j'aimerais leur dire ce soir, merci. Merci d'avoir travaillé, merci d'avoir produit, merci d'avoir consommé, merci d'avoir tenu à bout de bras ce pays, que des politiques mal intentionnées parfois, ou incapables d'autrefois, ont laissé à l'abandon. Si ceux-là n'avaient pas travaillé, où en serait l'entreprise française ? Où en serait l'économie française aujourd'hui ? Ils ont cotisé, ils n'ont volé de l'argent à personne. Si M.
Bérou veut aller chercher de l'argent chez des gens qui, finalement, l'utilisent à mauvais escient, mais qu'ils regardent du côté de l'immigration, de l'aide médicale d'État pour les migrants clandestins, de la retraite pour les étrangers, est-ce que vous savez que 40% du minimum vieillesse est versé à des étrangers, pas des Français d'origine étrangère ? Donc il aille voir les mauvaises dépenses, mais qu'il laisse tranquille ces honnêtes gens qui travaillent ou qui ont travaillé. François Bérou n'a rien compris, il est temps qu'ils partent. Je crois que le compte à rebours vers le 8 septembre a commencé heureusement.
Mais les retraites, ça comporte 14% du PIB tout de même. Renaud Pila, certains accusent le Rassemblement national de faire de l'électoralisme, c'est-à-dire de s'appuyer sur le vieillissement de la population. Ils ont besoin de ces voix-là, et donc c'est pour ça qu'ils disent cela. Mais est-ce que François Bérou ne soulève pas une question tout de même importante que beaucoup de gens se posent ?
Si, bien sûr. Le tout petit avantage de cette crise politique, je dis bien tout petit, parce qu'elle va coûter très cher au pays, c'est l'ouverture de débats. Et moi, je le remarque, depuis 2-3 jours, la parole se libère. Et François Bérou a eu totalement raison d'ouvrir hier ce débat, en jetant effectivement un pavé dans la mare, sur ce que ressentent énormément, énormément de jeunes en France, qui est effectivement que leur niveau de vie, leur capacité à se projeter dans le futur, n'est absolument plus le même que celle de leurs parents et de leurs grands-parents. Vous avez effectivement, alors sur le niveau de vie, sur le pouvoir d'achat, c'est à peu près équitable.
Mais il y a un point central, qui est par exemple le logement et l'immobilier. Depuis 10 ans, la courbe du prix du logement et du prix des loyers est comme ça. Aujourd'hui, un couple qui a moins de 30 ans ne peut plus se loger ou acheter un appartement dans les centres-villes. Non mais c'est pas de la faute des retraités. Non mais c'est pas de la faute... Non mais d'accord. Mais lorsque l'an dernier, on a continué l'indexation des retraites sur l'inflation, avec une inflation à 4-5%, il n'y a pas eu... Si jamais il y avait eu des indexations, j'imagine que l'ensemble des retraités auraient protesté.
C'est d'ailleurs ce que propose François Bérou, c'est le gel de l'indexation.
Il y aurait dû avoir une année blanche l'an dernier, mais bien sûr que si.
Attendez, pas tous en même temps.
Renaud, il n'y a pas de syndicat des retraités, ça n'existe pas, ils ne défilent pas dans la rue. On leur prête des intentions qu'ils n'ont pas nécessairement. Simplement, pour faire une remarque de forme, la retraite c'est en France depuis 1945 une assurance. Vous cotisez avec un système intergénérationnel de solidarité. C'est vrai que ceux que vous évoquez, ceux qui sont nés entre 1945 et 1980, ça fait 35 ans, ont alimenté la croissance française. Ils ont beaucoup travaillé. Ils ont travaillé beaucoup plus de 35 heures par semaine. Ils avaient 4 semaines de congés payés, ils n'avaient pas 11 jours fériés, et leurs conditions de travail étaient probablement différentes.
Ils ont alimenté la croissance française à tel point que ces 35 années de croissance ont permis au pays jusqu'à 1999 d'être dans une situation de solde extérieur positif par rapport au reste du monde. C'est-à-dire, au fond, la richesse française, la richesse française sur laquelle on a beaucoup tiré d'ailleurs, depuis, pour distribuer des prestations sociales notamment, elle est essentiellement liée à ces 35 années de croissance. Quant à faire croire qu'ils sont responsables des difficultés aujourd'hui, c'est plutôt la lâcheté politique depuis 1980, c'est les dévaluations, c'est le recours à l'emprunt, c'est la politique de guichet qui en sont responsables.
Mais ce n'est certainement pas les boomers.
Mais certains disent, notamment à gauche, qu'il faudrait peut-être une sous-indexation des retraités les plus aisés. Pourquoi pas ? Est-ce que c'est une possibilité pour vous, Laurent Jacobéli, par exemple ? Oui, mais non.
Une fois encore, on détourne le problème. Pourquoi est-ce que nous sommes surendettés ? Pourquoi nous avons un problème ?
Mais là, vous mettez tout le monde à égalité, Laurent Jacobéli.
Mais moi, je ne veux qu'on s'en prenne à personne. Je vais vous dire, nous, nous voulons une règle d'or. Tant qu'on n'a pas réglé le problème des mauvaises dépenses, on ne prend pas un centime dans la poche des Français. Les mauvaises dépenses, c'est quoi ? Le budget de l'Union européenne, il y a 5 milliards à gagner. L'immigration, il y a entre 10 et 18 milliards à gagner par an. Le surcoût de l'administration, les mauvaises administrations, ce sont des dizaines de milliards. Qu'on fasse ce boulot. Et qu'après, si jamais les comptes ne sont pas à l'équilibre, on réfléchisse à d'autres solutions. Mais pas l'inverse. C'est une solution fainéante, facile de faire la poche des gens.
Une fois encore, le problème de la France, ce n'est pas que les gens ne travaillent pas assez, ce n'est pas que les retraités devraient travailler plus ou gagner moins, ce n'est pas que les gens devraient faire 40-45 heures ou supprimer des jours fériés, c'est qu'il n'y a pas assez de production. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas compétitifs, parce qu'investir en France, c'est tenté collant de tas, c'est l'impossible, parce que vouloir rester travailler en France quand on a fait des études, c'est un sacerdoce, parce qu'on est surtaxé, il faut créer de la richesse, il faut produire, et alors il n'y aura plus de problème. On a oublié de produire. Pourquoi ?
Mondialisation, ultralibéralisme incontrôlé et étouffoir fiscal.
On peut le dire également d'autres pays européens, l'Allemagne n'est pas épargnée par la dette, pourtant leur pouvoir d'achat est considérablement plus élevé
que celui des Français, Natacha Polony. Alors ce qu'on peut remarquer, c'est qu'évidemment dans cette affaire-là, chacun prône une solution magique ou un bouc émissaire, donc il y en a en effet qui expliquent que tout est de la faute des boomers ce serait terminé, il y en a d'autres, c'est l'immigration. Bon, très bien. La question en effet à se poser, elle est sur un temps plus long. Quand François Bayrou explique que les générations d'après la guerre ont bien vécu, enfin pardon, mais là c'est quand même une erreur historique absolument majeure, c'est faux.
En revanche, ce qu'il faut avoir en tête, c'est que le système après 1945 est fait pour les jeunes, c'est-à-dire que toute l'économie est tournée vers ceux qui vont rentrer sur le marché en termes de logement, en termes de capacité à emprunter, en termes... C'est tout ça. Alors, pour des raisons à la fois qui sont liées à l'histoire, il faut reconstruire, et donc ça crée une dynamique, mais aussi pour des raisons de choix économiques. En quelque sorte, on récompense ceux qui ont beaucoup donné pendant la guerre.
Depuis les années 1980, nous sommes dans un système inverse, c'est-à-dire un système qui lutte uniquement contre l'inflation à travers des taux d'intérêt qui sont verrouillés pour permettre aux épargnants de ne pas perdre. Mais ce système-là favorise les épargnants plutôt que ceux qui vont avoir à emprunter. C'est ça, le système de l'ordolibéralisme. Pourquoi on est dans ce système-là ? Parce que c'est le modèle allemand. Le modèle allemand qui est un modèle de contrôle des dépenses, d'exportation, et donc un modèle qui favorise les épargnants, les retraités allemands. Le problème, c'est que ça ne correspond pas à notre structure économique.
Et donc, si on ne tient pas compte de ça, on se retrouve à accuser les uns ou les autres. Moi, j'aimerais comprendre pourquoi on ne se bat pas pour que la politique de la Banque Centrale Européenne soit différente. L'Europe creuse l'écart avec les États-Unis. On n'a pas rattrapé la crise de 2008. Il faut quand même comprendre, en termes d'investissement, par exemple, si on avait suivi la trajectoire d'avant 2008, il y aurait deux fois plus d'investissement en France. Donc, nous manquons, nous sommes en train d'étouffer pour des raisons d'absence totale de politique monétaire, budgétaire.
Et comme nous avons voulu, en effet, garder notre modèle social, garder nos retraites comme nous voulons, eh bien, nous, nous avons la quadrature du cercle. Mais Natacha Poligny, je vous suis sur un certain nombre de points, mais vous ne pouvez pas dire que c'est une politique de taux d'intérêt élevé de la BCE qui a grévé l'activité économique et de l'investissement. On a eu des années d'argent gratuit. D'argent gratuit. Et pendant, attendez, et pendant cet argent gratuit, vous avez effectivement, pour les moins de 30 ans, 35 ans, des banques, je suis désolé, qui ont fermé les robinets des crédits.
Vous avez, on a dans notre entourage, beaucoup de gens, notamment de jeunes, qui veulent soit investir dans des créations d'entreprises, vous savez la réponse, des banques, niètes, niètes. C'est parce qu'il n'y a pas de visibilité politique aussi. Ils veulent emprunter, ils veulent emprunter, il faut 3 ou 4 fois le salaire. C'est le rapport entre l'inflation et les taux d'intérêt, et tout ça dans un cadre où de toute façon, nous dépendons aussi des pays voisins. La France, actuellement, a beaucoup moins d'inflation que ses voisins. Donc, hélas, nous souffrons d'un décalage et ça ne correspond pas à notre économie.
Mais excusez-moi, je suis désolé, il y a un think tank allemand qui a démontré que, hélas, nous avons une monnaie qui est surévaluée pour notre économie d'environ 10-9%. C'est le Conseil de politique européenne en ce think tank qui est très sérieux et qui est allemand. Et en revanche, pour l'économie allemande, ils estiment que c'est sous-évalué de 6%. Le différentiel, il faut le gérer. Or, nos politiques, on fait comme si ça n'existait pas. Je ne dis pas que c'était facile, mais en revanche, faire croire que ça n'existe pas et considérer que pendant ce temps-là, on peut creuser la dette et qu'on va découvrir que, évidemment, il faut rembourser.
Du coup, on accuse les Français qui ne bossent pas assez, qui ont joui, etc. Ce n'est pas bien. Pardon, mais c'est de l'irresponsabilité.
Mais c'est aussi une question de visibilité politique. Ce que vous dites, les prêts à des jeunes, créateurs d'entreprises, également de réformes politiques, aucune visibilité pour ces jeunes patrons. Également, Laurent Jacobili, qu'est-ce que vous répondez à cette France qui veut travailler et qui se dit peut-être que ce gouvernement va tomber, on n'aura encore pas de visibilité politique ?
Je lui dis que c'est une très bonne chose pour eux. S'ils veulent travailler, s'ils veulent investir, s'ils veulent créer des entreprises, ce n'est évidemment pas avec cette équipe qu'ils pourront parce que cette équipe qui pense taxes, cette équipe qui pense normes, cette équipe-là ne les aide pas à travailler. Vous savez, il y a une vérité qui n'a pas été dite encore et on ne va pas tourner autour du pot. Il y a une catastrophe économique qui s'est abattue sur la France. Elle s'appelle Emmanuel Macron. Voilà. Depuis 2017, il a créé autant de dettes que pendant les 50 premières années de la Ve République.
Donc, on peut trouver toutes les excuses, on peut dire que c'est les retraités les coupables, on peut dire que ce sont les étudiants qui vous voulez. C'est Emmanuel Macron et sa manière de gérer le pays. Il faut redonner confiance aux investisseurs. Vous avez raison, mais pour ça, il faut aider à produire, supprimer par exemple un certain nombre d'impôts de production, supprimer un certain nombre de normes. Il faut donner aux gens envie de travailler. Il faut une règle d'or aussi. Tant qu'on travaille, on est garantis de gagner plus qu'en restant chez soi en jouant à la PlayStation. Il faut aussi protéger du marché mondial.
arrêter avec cette libre concurrence qui est aujourd'hui faussée pour mettre des règles à la mondialisation et que nos producteurs ne se trouvent pas en compétition avec des gens qui produisent en Chine des produits qui n'ont pas les mêmes normes. En produisant, en créant de l'emploi, on créera de la cotisation et ça réglera le problème des retraites. On créera de la richesse et donc de l'argent pour le pays, ce qui permettra de régler la dette si jamais on a un gouvernement qui prend les bonnes mesures et qui met cet État obèse à la diète drastique.
Pascal Péry, on parle beaucoup aussi de réformes structurelles, c'est-à-dire que là, on a l'impression de mettre des pansements sur un problème très profond.
Non, Margot, mais on est dans l'urgence. Il y a deux problèmes. Il faut d'abord régler le problème immédiat. C'est vrai qu'on continue de s'endetter en France. Le budget pour l'année prochaine est un budget qui continue d'augmenter. On a ralenti la croissance des dépenses publiques, mais il y a toujours des dépenses publiques en France. Et c'est une espèce de chape de plomb qui pèse sur l'économie. Les prélèvements obligatoires, ça ne tombe pas du ciel. C'est le produit notamment de la dépense publique. Moi, je crois que la clé de tout, c'est en effet l'emploi. Il faut commencer par ça. Le travail. Vous savez, quand les Américains parlent de ces sujets-là, ils disent job, job, job.
Commencer par le travail. C'est tout simple. Pourquoi ? Parce qu'un pays qui travaille est un pays qui produit de la protection sociale. Imaginez qu'on ait le même taux d'emploi que nos voisins allemands. Ce n'est pas hors de portée. Il y a des mesures à prendre. Des mesures peut-être pour alléger le coût du travail. Peut-être qu'il y a des mesures pour se protéger de la concurrence internationale. Peut-être qu'il faut interroger aussi nos industriels. Vous savez, il y a une compétitivité prix et une compétitivité hors prix. Mais j'observe qu'il y a des domaines dans lesquels nous représentons l'excellence. Le spatial, l'aéronautique.
Ce soir, chez David Pujadas, je parlais d'Alstom qui vend des TGV aux Etats-Unis. On sait faire un certain nombre de choses. Mais il faut mettre au travail ceux qui n'y sont pas. Je pense que ceux qui travaillent aujourd'hui travaillent suffisamment. Alors, il y a par exemple
pour ceux qui sont au chômage, ceux qui refusent des offres d'emploi. Est-ce que vous êtes
pour ça, par exemple ? Mais l'essentiel, c'est de faire travailler... On utilise cette expression qui n'est pas très élégante. On parle des deux bouts de l'omelette. C'est-à-dire les jeunes, les gens qui ont entre 20 et 28 ans et ceux qui ont entre 55 et 64 ans. C'est là qu'il y a une problématique de taux d'emploi. Nous aurions, une fois encore, je me répète, le même taux d'emploi que nos voisins allemands. C'est au moins 100 milliards d'euros de recettes fiscales et sociales supplémentaires qui tomberaient dans les quêtes. Ça signifie quoi ? On cherche 50, là. On cherche 40. Bon, très bien. On a réglé l'ensemble de nos problèmes si tout le monde travaille.
Et je le répéterai autant de temps qu'il le faudra, le rapport dette sur PIB, c'est un numérateur et un dénominateur. Il faut augmenter la quantité de richesses produites dans ce pays et vous verrez qu'on n'aura pas de problème de financement du modèle social.
Ah mais la preuve, c'est QFD. En fait, on est en train d'essayer de faire payer aux Français le manque de politiques structurantes et stratégiques pour créer de l'emploi en France. Voilà. Et on dit, ben voilà, du coup, il n'y a pas assez dans les caisses et du coup, c'est vous qui allez payer. Et encore pire, c'est vous qui travaillez, vous qui travaillez qui allez payer pour tous les autres qui attendent que vous ramenez de l'argent pour eux. Il faut que ça cesse. Il faut donc créer des conditions de prospérité retrouvées. Or, la France est à la traîne en Union européenne en la matière. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Laurent Jacobelli