Guillaume Peltier sur le vaccin Covid : "Tout est décidé depuis Paris, entre hauts fonctionnaires arrogants"
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Bonjour Guillaume Pelletier, vous êtes député LR du Loir-et-Cher, vice-président délégué du mouvement Les Républicains. La droite qui reproche l'exécutif de manquer de transparence dans cette crise du Covid, qu'est-ce qui n'est pas transparent précisément ?
A peu près tout, si l'on écoute nos compatriotes et si l'on vit enraciné dans nos provinces au fond, et je le regrette, puisque j'aimerais que le gouvernement réussisse à gagner cette guerre. Emmanuel Macron et son gouvernement sont prises en flagrant délit d'incompétence et d'arrogance. Où est-elle cette incompétence ? Où est-elle ? Dans tous les domaines, je vais vous donner des exemples. D'abord, nous demandons, depuis bien longtemps, puisque nous faisons des propositions constructives, nous demandons la transparence absolue sur le nombre de vaccins et de doses qui vont arriver dans nos territoires à l'heure où nous parlons.
Ça change en fonction de ce qui est possible ?
Gouverner, c'est prévoir l'exécutif à accès à un certain nombre d'informations. Cela fait maintenant dix mois, quasiment, que nous connaissons l'existence, au minimum, de ce virus. Et hélas, nous allons de retard en retard. Nous avons donc des mensonges...
C'est les laboratoires qui sont en cause, ce n'est pas le gouvernement.
La politique se doit, quand elle est noble, quand elle est efficace, de dompter le pouvoir ou la responsabilité des laboratoires et donc d'anticiper. Je vais vous donner un exemple qui va démontrer que j'ai raison. Pourquoi les Britanniques sont capables de vacciner 6 millions de personnes en quelques semaines et nous, à peine plus de 900 000 ? C'est donc bien qu'il y a un hiatus en France.
Ça ne vous a pas échappé que c'est l'Europe qui a passé commande et la Grande-Bretagne, malheureusement, ou heureusement, elle n'est plus dans le lot ?
Vous avez raison, c'est sans doute d'ailleurs l'un des problèmes, puisqu'on voit ce qui se passe en Grande-Bretagne, on voit ce qui se passe en Israël, près de 4 millions d'Israéliens qui ont été vaccinés, donc la France, je le redis, à peine plus de 900 000. Donc, mensonge sur les vaccins et les tests, une obsession bureaucratique, tout est décidé depuis Paris, entre quelques hauts fonctionnaires prétentieux et arrogants.
J'étais hier avec mon président de région, je vous l'avais dit, je suis député de Loire-et-Cher, sur 331 000 Loire-et-Cheriens, à l'heure où je vous parle, seuls 2 573 ont été vaccinés, tous les centres de vaccination qui s'ouvrent dans nos territoires n'ont aucune information. Et le seul travail, hélas, que nous pouvons faire aujourd'hui, c'est de rappeler celles et ceux qui ont pris rendez-vous pour leur dire que nous n'avons pas les doses et les vaccins. Donc, mensonge sur les vaccins, bureaucratie, et puis un refus d'anticipation sur deux propositions que nous avons faites depuis longtemps avec les Républicains.
C'est d'associer, comme le font les Allemands, comme le font les Israéliens, les exceptionnels services logistiques de nos armées, par exemple, qui ne sont toujours pas sollicités, de mettre à contribution nos remarquables médecins, nos médecins retraités, nos pharmaciens, nos infirmiers. Ça rentre dans la boucle, de plus en plus. Oui, mais vous voyez bien, ça rentre. C'est-à-dire que quand on écoute le ministre de la Santé, qui accuse toute la Terre d'être responsable, mais certainement pas lui, c'est toujours pour demain. Et encore que demain, ce sont toujours des chiffres chaotiques ou contradictoires.
Il nous annonce jeudi soir, au 20h de TF1, qu'à la fin du mois d'août, tous les Français seront vaccinés. Le matin même au Sénat, il disait qu'on serait à peine à 15 millions de Français vaccinés au mois de juillet. Donc on voit bien, c'est un flou artistique qui règne, je le regrette. Les propositions, nous elles sont claires, c'est la vérité sur le nombre de vaccins. C'est d'associer enfin les collectivités, les territoires, plutôt que de tout confier à la bureaucratie parisienne. Et enfin, d'associer dans un grand élan logistique, les services de nos armées, mais aussi tous les professionnels de santé.
Je crois que si on veut gagner cette guerre éclair et cette guerre de vitesse, il faut associer l'ensemble de la communauté nationale.
Vous n'acceptez pas à droite que l'exécutif, et puis quel qu'il soit, face à une crise comme celle-là, tente des choses, pas forcément avec de grandes certitudes, mais juste tenter des choses et faire taire ce que le chef de l'État appelle les 66 millions de procureurs, vous vous sentez visé ?
Vous savez, l'art de la noble politique, c'est de savoir gérer des crises. Bien sûr que c'est difficile. Et d'ailleurs, dans cette crise aujourd'hui si longue, notre position originale, nous les républicains, ça a été systématiquement de faire des propositions constructives au Parlement, au Sénat et à l'Assemblée nationale, mais aussi à travers nos maires, nos présidents de départements, nos présidents de régions.
Je ne l'ai pas entendu.
Mais jamais ! Pire, vous avez un Premier ministre qui condamne les propositions en disant que ce sont des polémiques, vous avez un ministre de la Santé qui accuse les maires et les collectivités d'être responsables de la pénurie que lui-même a assumé. Oui, parce qu'Olivier Véran a mis en cause une trentaine de départements qui auraient pratiqué un peu de surbooking en gros. Oui, c'est ça. C'est toujours la faute des autres. Et troisièmement, un président de la République désormais qui accuse les Français d'être des procureurs alors que lui seul est responsable. Il y a urgence à gagner cette guerre.
Les deux priorités, moi qui m'anime encore ce matin, comme tous les responsables politiques dignes de ce nom et tous les Français aujourd'hui, c'est 1. les vaccins, 2. pour retrouver rapidement notre liberté, la liberté de vivre, la liberté de travailler, la liberté de se cultiver. Tout le reste n'a aucun intérêt. Nous devons gagner la guerre sur le vaccin.
Ça passera peut-être par un confinement généralisé. Ça vous inquiète ? Vous êtes favorable ?
C'est tout le problème de ce gouvernement qui a échoué sur les masques, sur les tests, sur les lits de réanimation, aujourd'hui sur les vaccins, et qui subit cette crise. Vous voyez, on en est aujourd'hui. Vous avez raison de poser la question. Tous les pays subissent. Comment ça tous les pays subissent ? Il y a beaucoup moins de morts en Allemagne, par exemple, qu'en France. Si on rapporte au nombre d'habitants. Il y a d'autres pays qui s'en sortent beaucoup mieux.
Et puis, quoi qu'il en soit, moi je ne suis pas responsable politique.
Allemand, Israélien ou Britannique. Je suis un député de la nation en France. Et je veux que mon pays soit le meilleur et le premier. Parce que, n'oubliez pas, le premier pays qui aura vacciné toute sa population sera le premier pays qui retrouvera le chemin de la prospérité et de la croissance. L'enjeu, il est là. Et bien, ce gouvernement échoue. Il doit enfin écouter nos propositions.
Mais Guillaume Pelletier, au-delà du Covid ou de la Covid, comme il faut dire maintenant, quand vous parlez d'arrogance du pouvoir, on entend aussi concentration, vous mettez en cause finalement la formation de ceux qui nous gouvernent. Et je crois que, par exemple, vous êtes très anti-ENA, école normale d'administration. Oui, moi je ne suis pas un homme politique comme les autres. Vous trouvez que le gouvernement ne s'appuie pas assez sur les élus du peuple ? Ça, on l'a compris. Oui. Et qu'on ne s'adresse pas à tous les territoires, en fait.
Oui, je vais vous prendre un exemple. Vous avez tout à fait raison. Non, mais je vous pose la question. Oui, je pense que la France meurt d'être dirigée, mais depuis bien longtemps. Sauf que ça, c'est ça grave. Mais si ça va au-delà de la crise. Oh oui, ça fait des décennies. Jean-Louis Borloo, à juste titre, parle des fermiers généraux de Bercy et de Paris, qui depuis des décennies, dirigent la France depuis leur tour d'ivoire. Il y a urgence, oui, à régénérer la classe politique, à mettre davantage d'entrepreneurs, d'élus locaux, plutôt que des énarques et des hauts fonctionnaires. Je vais vous prendre un exemple. Nous avons 13 présidents de région, de toute sensibilité dans notre pays.
Là encore, à l'heure où je parle, aucun d'entre eux, ni Renaud Muselier dans le Grand Sud, ni Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, aucun d'entre eux n'est associé à la stratégie vaccinale. On marche sur la tête. Vous ne pouvez pas imaginer la compétence, le savoir-faire, l'envie de nos 36 000 maires, de nos 100 présidents de départements et de nos 13 présidents de région. Oui, ce gouvernement échoue. Je souhaite qu'il réussisse, mais pour réussir, il faut savoir écouter avec beaucoup d'humilité et de sérénité les propositions de ceux qui, parfois, sont plus enracinés sur le terrain.
Allez, on change de registre avec la droite qui se cherche un candidat pour la présidentielle. Il y a pléthore, pour l'instant, de postulants plus ou moins déclarés. De Xavier Bertrand à Bruno Retailleau, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, Philippe Juvin à David Lysnard. Pour qui va votre préférence ? C'est bien Xavier Bertrand, comme on l'a suggéré à l'instant ?
Moi, ma préférence, en tant que numéro 2 des Républicains, c'est d'abord que nous soyons en capacité, dans les mois qui viennent, de constituer une équipe de France. Et vous en avez cité, d'ailleurs, vous avez cité les noms d'un certain nombre de talents de notre famille politique, et c'est plutôt une bonne nouvelle. Parce que croire qu'une seule personnalité, aussi brillante soit-elle, pourra nous faire échapper au duel mortifère entre Emmanuel Macron et Mme Le Pen, d'un côté, qu'une seule personnalité, aussi compétente soit-elle, pourra réparer, retisser notre pays, est une illusion. On aura besoin d'un entraîneur, d'un leader. Qui est le meilleur entraîneur aujourd'hui ?
Aujourd'hui, le mieux placé aujourd'hui. Aujourd'hui, vous l'avez vous-même évoqué, oui, Xavier Bertrand, par son expérience, son parcours, semble bien placé.
Il a claqué la porte quand même des Républicains, ça ne pose pas un problème de cohérence ?
Xavier Bertrand n'a jamais tapé sur notre famille politique. Il y a eu des moments douloureux. Moi, je fais une grande différence entre ceux qui nous ont trahis, rejoignant le macronisme, et ceux qui, dans des moments difficiles, comme Xavier Bertrand, Valérie Bécresse, se sont un peu éloignés. Et je crois qu'on aura besoin de tous ceux qui sont restés, bien sûr, loyaux et fidèles absolument à notre famille politique. Vous en avez cité, j'en fais partie. Mais la famille politique, mais qu'est-ce que ça veut dire ?
Parce que vous n'avez pas toujours fait partie de cette famille politique-là. Ça fait 12 ans. Oui, non mais c'est une question tout à fait anodine. Enfin, pas anodine, mais je vous pose ça sans aucune acrimonie. Qu'est-ce qui vous a fait sortir, finalement, de l'extrême droite ? Est-ce que c'est une personnalité comme Nicolas Sarkozy ?
Oui, Nicolas Sarkozy, ce que j'aimais, c'était son énergie. Mais vous savez, l'objet n'est pas de parler de moi ce matin, c'est de parler de la France. Vous avez raison.
Non, mais comme quoi, on peut s'éloigner d'un parti.
C'est bien ce que j'ai dit, bien sûr. Vous savez, la famille, François Barouin le disait, il y a le parti politique, et il y a la famille politique au sens large. En tout cas, toutes celles et ceux qui pensent qu'on pourra faire sans les républicains se trompent. Et toutes celles et ceux qui pensent qu'on pourra faire sans les personnalités qui sont juste à côté se trompent. On aura besoin de tout le monde. Et moi, mon devoir avec Christian Jacob, c'est de réconcilier les uns et les autres. Et surtout, de proposer au-delà des incarnations et des hommes et des femmes, des idées.
Vous savez, il y a un grand sujet qui vient cette semaine, dont on parle depuis longtemps, qui est hélas parfois masqué par la crise sanitaire, c'est la question de la laïcité et du séparatisme.
On va en parler dans un instant. On va y revenir sur ce dossier. Vous parliez de famille élargie jusqu'à Renaud Montebourg, Xavier Bertrand et Pour, vous aussi. Je crois qu'est-ce qui justifie un élargissement jusqu'à cet homme qui était, il n'y a pas si longtemps, à gauche. Mais peut-être toujours, d'ailleurs.
Mais là encore, nous n'avons pas parlé d'alliance avec Arnaud Montebourg.
De rapprochement. Je n'ai pas parlé d'alliance, mais de rapprochement.
Moi, j'aime mon pays plus que tout au monde. J'ai envie de le redresser, de le réparer. J'ai envie de rétablir les valeurs d'ordre face à l'islamisme. La valeur de la récompense du travail face à l'esprit de la rente ou de l'assistanat. La récompense des provinces face à la bureaucratie pour se faire. Comment faire ? Seul ? Seul au monde ? Ou en rebâtissant une droite forte, solide, fière d'elle-même, et en sachant créer des ponts éventuels avec des personnalités qui considèrent, oui, que ces enjeux-là, la lutte contre la mondialisation financière, la lutte contre la bureaucratie technocratique, le patriotisme économique.
Il y a des choses qui peuvent être dites par d'autres, ailleurs, qui doivent être entendues, écoutées, pour qu'on puisse un jour réparer ensemble notre pays.
Mais vous rejetez le capitalisme financier, par exemple ? Vous n'êtes pas ce qu'on peut appeler un libéral ?
Moi, mon constat, il est simple. Je considère que la France se meurt parce qu'elle est trop socialiste à l'intérieur. Trop de normes, de lois, de règlements, de bureaucratie, de paperasses. On bride et on brise les énergies des créateurs, des entrepreneurs, des travailleurs, dont les salaires sont trop bas, parce que les charges sont trop fortes, et que la France se meurt parce qu'elle est trop libérale ou mondialiste ou naïve, comme l'Europe d'ailleurs, à l'extérieur, sur la question des délocalisations, sur la question des traités commerciaux internationaux.
Et donc, le grand enjeu du prochain président de la République, ce sera de mettre fin à la folie socialiste dans notre pays, et de savoir protéger notre peuple et l'Europe, sur le plan commercial et économique, à nos frontières. Je crois que, à ce titre, d'ailleurs, le modèle britannique ou le modèle américain, pas ceux d'il y a 20 ans, ceux d'aujourd'hui, ceux qu'ont construit Barack Obama, Donald Trump et Joe Biden, d'ailleurs, c'est la même politique économique, c'est-à-dire libérer les énergies à l'intérieur des Etats-Unis, et savoir protéger, avec des frontières commerciales fortes, les intérêts stratégiques vitaux des Américains.
Eh bien, ce modèle-là, qui est le modèle de demain, il doit être porté par notre famille politique, et il doit être porté à l'occasion de l'élection présidentielle.
Allez, autre chapitre, ce matin, le Conseil français du culte musulman. Trois de ces fédérations ont refusé de signer la charte que souhaite Emmanuel Macron sur un principe d'un islam de France, qui serait le préambule à une labellisation des imams de France. Faut-il dissoudre, à votre avis, Guillaume Pelletier, ces trois associations concernées ?
Oui, il ne faudrait pas que cette bonne nouvelle de la charte de l'islam, que j'ai lu avec attention, qui est une charte solide, claire, avec des engagements forts, et je me réjouis que six fédérations sur neuf l'aient signé, il ne faudrait pas que cet arbre laïque cache la forêt islamiste. C'est-à-dire qu'il y a, oui, on sait en France, une tentation forte de séparatisme et de communautarisme de la part d'une minorité de l'islam de France.
Et donc, puisque le président de la République et le ministre de l'Intérieur ont donné 15 jours à toutes ces fédérations pour signer, je demande, si elles ne le font pas, à ce que le 1er février prochain, ces trois entités soient dissoutes et exclues, comme le prévoit d'ailleurs l'article 10 de cette charte, des instances représentatives de l'islam de France. Là encore, prenons un peu de hauteur, si vous me le permettez. Bien sûr. Nommons les ennemis. Nous avons deux ennemis sur ces sujets-là. Le premier ennemi, c'est l'islam politique, qui n'est pas compatible avec la France. Et le deuxième ennemi, c'est la lâcheté et l'angélisme de la classe politique française depuis des années.
Cet angélisme et cet islamisme conduisent à une réalité sombre et très inquiétante, dont nous devons parler et assumer de parler. À l'heure où je vous parle, nous avons plus d'une centaine de mosquées salafistes. Nous avons en France 4111 fichiers au fichier FSPRT pour radicalisation et terrorisme. Enfin, un fichier ne fait pas forcément un coupable. Ce n'est pas les fichiers S, c'est le fichier FSPRT qui dit qu'il y a tellement d'indices que nos forces de renseignement ont inscrit cette personne sur ces fichiers. Troisièmement, environ 200 détenus pour terrorisme vont être libérés à l'horizon 2023 de nos prisons dans notre pays.
Et je ne vous parle même pas ce matin des pratiques communautaires dans nos hôpitaux où des femmes refusent parfois d'être soignées par des hommes, des tentations communautaires dans nos écoles, j'ai été professeur d'histoire-géographie, dans lesquelles on ne peut plus enseigner parfois dans certaines classes la Shoah. Je ne vous parle même plus de l'effondrement des valeurs françaises et de la République dans nos services publics. Et donc, ce matin, je fais, et je le ferai à l'Assemblée nationale dans quelques jours, trois propositions très fortes contre le séparatisme. Allez, on y va. La première, c'est d'étendre toutes les lois dites de laïcité qui existent aujourd'hui à l'école.
D'étendre ces lois à tous les services publics, y compris l'hôpital, y compris l'université et à toutes les entreprises privées. Dans notre pays. Public et privé. Pour les agents comme pour les usagers. C'est une proposition que nous avons travaillée par exemple avec François Baroin et qui me semble indispensable pour rappeler avec force que si la loi se doit de protéger la foi, la foi, elle, ne doit jamais dicter la loi. Sans jamais oublier aussi que notre pays, ces 2000 années d'histoire et de culture chrétienne, on y reviendra si vous voulez. Deuxième proposition, un moratoire sur l'immigration.
Parce que l'immigration massive conduit à une concentration de population qui conduit au communautarisme et qui conduit à l'islamisme. Il nous faut là un électrochoc, un moratoire sur l'immigration à l'exception des réfugiés politiques et des étudiants étrangers. Vous allez vous en parler. Ça ne concerne pas les réfugiés politiques. Bien évidemment. Parce qu'il faut créer un électrochoc sur ce sujet. Et la troisième proposition ? Absolument indispensable. Et la troisième proposition, c'est que le gouvernement français ait le courage de sortir du gouvernement des juges et de suspendre notre participation à la CEDH, la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Pour quelle raison ?
Parce qu'aujourd'hui, toutes les décisions ou trop de la CEDH, comme du Conseil d'État, vous avez vu ces derniers jours, visent à remplacer la souveraineté populaire, c'est-à-dire la souveraineté du peuple français, par des décisions arbitraires. Je prends un exemple, la CEDH nous interdit régulièrement d'expulser des terroristes ou des détenus pour terrorisme. Et donc, je ne dis pas d'en sortir définitivement pour mettre la pression sur cette instance européenne et que toutes les nations d'Europe puissent retrouver leur souveraineté sur le sujet.
Je pense que si nous rétablissons la laïcité partout et pour tous, sans plus jamais rien céder, jamais et nulle part, sur l'islamisme au nom de la laïcité, si nous adoptons la fierté de notre histoire et de notre culture, si nous adoptons un moratoire sur l'immigration et si nous rétablissons la souveraineté populaire sur ces questions-là, nous pourrons gagner la guerre contre le terrorisme et la guerre contre l'islamisme.
Il nous reste quelques secondes, je voudrais votre point de vue sur le projet de loi non plus de séparatisme mais de respect de respect de la République selon Emmanuel Macron, donc ça ne va pas assez loin pour vous.
Là encore, les intentions sont belles, mais quand je vois que certains de mes collègues parlementaires, d'ailleurs de la majorité, avaient eu le courage de déposer un amendement pour interdire le port du voile
pour les jeunes filles,
pour les mineurs dans l'espace public. Et qu'au nom d'un argusti juridique, le gouvernement et la majorité ont refusé le débat. Ah c'est l'article 45
qui dit qu'il était hors sujet.
Oui. Ah bon, alors, si l'interdiction, il faut que les Français nous écoutent, si l'interdiction du port du voile pour les mineurs est hors sujet par rapport à une question sur l'islamisme, le séparatisme et la laïcité, il faut que ces gens-là, qui le prétendent, arrêtent de faire de la politique. Parce que la politique, c'est quelque chose de sérieux qui nécessite de trouver des solutions à un problème.
La politique sérieusement dite ce matin sur France Inter avec vous, Guillaume Pelletier, merci député LR du Loir-et-Cher et vice-président délégué du mouvement Les Républicains. Merci d'être venu ce matin à Inter. Et bonne journée. Il est 9h moins 20.
Guillaume Peltier