Débats parlementaires sur la réforme des retraites, motion de censure, mobilisation du 7 mars... Ce qu’il faut retenir de l’interview de Franck Riester
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:09FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il y a encore la moindre chance que le texte soit soumis à un vote ?
- 1:18RelanceRéponse directe
Quand vous dites très peu de chances, ça veut dire que même si tous les groupes suppriment leurs amendements, c'est trop tard ?
- 1:33RelanceRéponse directe
Mais les insoumises disent qu'on a déjà retiré 90% de nos amendements. Est-ce que les autres groupes doivent le faire aussi ?
- 2:42OuverteÉludée
Et pourquoi ne pas continuer ce week-end ?
- 3:26OuverteRéponse partielle
Vous pourriez leur dire, vous retirez vos amendements, vos 3000 amendements, et en échange, on s'engage à discuter jusqu'à la fin du week-end.
- 3:48RelanceRéponse directe
Franck Rester, les blocages ne sont que le fait de la gauche pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueFait
« Ça paraît très compliqué, sachant qu'il y a encore 3000 amendements, presque 3000 amendements avant l'article 7. »
- 0:22Invité politiqueFait
« On n'a même pas commencé l'article 3 encore, sur 20 articles, et qu'il reste 9000 amendements en tout. »
- 0:30Invité politiqueFait
« Cette stratégie-là de progressivement retirer ces dernières heures, ces derniers jours, les amendements d'obstruction les uns après les autres, très étonnante, reflète bien cette stratégie de la France insoumise et plus largement de la NUPESC, bloquer le débat démocratique. »
- 0:50Invité politiqueFait
« Il y a eu des votes. On a par exemple pris la décision de supprimer les régimes spéciaux pour l'avenir, avec la fameuse clause de grand-père, comme vous le savez. »
- 0:57Invité politiqueFait
« D'ailleurs, c'était assez surprenant de voir que Rassemblement National et NUPESC se rejoignaient dans le maintien de quelque chose qui est perçu par les Français comme quelque chose d'équitable. »
- 1:39Invité politiqueChiffre
« La NUPESC a déposé 15 000 amendements sur ce texte en première lecture à l'Assemblée Nationale sur les 16 500 amendements en total. »
- 1:48Invité politiqueFait
« Et on sait bien que ce sont des amendements pour la plupart d'obstruction. »
- 1:52Invité politiqueFait
« Si on bouge une virgule, on bouge un point, vous avez vu le fameux amendement pour modifier le nom, par exemple, de l'index senior en index salade verte. »
- 2:00Invité politiqueFait
« Il y a des amendements qui arrivent sur l'article 7 où c'est des amendements de modifier l'âge de retraite à 99 ans. »
- 2:11Invité politiqueFait
« Donc, ça fait depuis le début de l'examen du texte que la majorité, que le gouvernement appelle à la raison les oppositions de gauche de la NUPESC de ne pas faire d'obstruction et de permettre un débat en première lecture à l'Assemblée Nationale. »
- 2:50Invité politiqueFait
« À quoi ça sert ? Il reste des milliers d'amendements d'obstruction. »
- 3:14Invité politiqueFait
« Ils sont très divisés à la France Insoumise. Ils sont très divisés à la NUPES. Ils sont d'ailleurs très divisés sur la stratégie du débat parlementaire et très divisés sur le fond. »
- 3:52Invité politiqueFait
« En l'occurrence, ceux qui ont fait de l'obstruction en déposant des amendements, c'est la gauche. »
- 4:34Invité politiqueFait
« Vous savez, leur stratégie, ce n'est pas simplement de l'obstruction en déposant beaucoup d'amendements ridicules. C'est aussi de la pression, c'est aussi des invectives, c'est aussi des insultes, c'est aussi des provocations, c'est aussi des versements de haine. »
- 5:20Invité politiqueFait
« avec un seul point commun qui les rassemble, c'est taxer, imposer, augmenter les cotisations. Ça a été le festival pendant deux semaines de propositions de taxes et d'impôts en tout genre pour pénaliser le pouvoir d'achat de nos compatriotes, pénaliser la compétitivité des entreprises et pour pénaliser finalement le pouvoir d'achat aussi des retraités. »
- 5:57Invité politiqueFait
« Non, parce qu'il n'y a pas de projet alternatif. Vous savez, le Rassemblement National, c'est le vide sidéral de leur projet alternatif et de leur proposition. Ils n'ont rien à dire, rien à proposer. Ils critiquent, ils s'opposent, mais ils ne proposent rien. »
- 6:23Invité politiqueFait
« Je crois que d'ailleurs la NUPES a plus ou moins déjà annoncé qu'ils ne voteraient pas cette motion de censure et les LR aussi. Donc, clairement, il n'y a aucun risque que cette motion de censure soit votée. »
- 6:52Invité politiqueFait
« nous avons dit très clairement, avec beaucoup de sens de la responsabilité, qu'il y avait un problème d'équilibre financier pour notre système de retraite par répartition. Donc, il fallait donc prendre des décisions pour garantir l'avenir de ce système qui est au cœur de notre modèle social, au cœur de notre solidarité intergénérationnelle. »
- 9:06Invité politiqueFait
« Cette réforme a comme objectif de permettre de garantir à celles et ceux qui partent en retraite et qui partiront en retraite de pouvoir avoir une retraite minimum s'ils ont travaillé tout le long de leur vie à temps plein avec une carrière complète. »
- 9:37Invité politiqueFait
« Les 1200 euros sont, pour l'été, la mise en œuvre de la réforme à l'été. »
- 11:30Invité politiqueFait
« pourront avoir 85% du SMIC net au moment de la mise en œuvre de la réforme. »
- 12:13Invité politiqueChiffre
« Il y a des calculs prévisionnels qui font que, par exemple, sur la génération 72, 40 000 pourront bénéficier de... »
- 12:44Invité politiqueChiffre
« Par exemple, sur les retraités actuels, c'est 1 800 000 retraités actuels à l'été 2023, la mise en œuvre de la réforme, qui pourront bénéficier d'une revalorisation. Mais entre 1 et 100 euros. Et plutôt autour de 30 euros. »
- 13:03Invité politiqueChiffre
« C'est qu'il y en a 900 000 qui auront entre 70 et 100 euros de revalorisation à partir de l'été 2023. Donc la moitié. »
- 13:55Invité politiqueFait
« Je travaille avec mon cabinet, je travaille avec une multitude de services. Je n'ai pas à rendre de compte ni sur les canaux ni sur la manière dont je fais les prévisions. »
- 16:17Invité politiqueFait
« Olivier Dussopt l'a rappelé. On verra avec le Sénat comment les choses se mettent en place. »
- 17:27Invité politiqueFait
« Rappelons-nous quand même que l'engagement du Président de la République et des députés de la majorité dans leur campagne, c'était de repousser l'âge de départ en retraite à 65 ans. »
- 17:47Invité politiqueFait
« C'est la preuve de notre volonté d'écouter. Nous avons élargi, on en parlait tout à l'heure, la revalorisation d'un certain nombre de pensions de retraite, pas simplement aux retraités nouveaux mais aussi aux retraités existants. »
- 19:10Invité politiqueFait
« nous avons veillé de discuter avec l'Assemblée nationale et le Sénat avec la majorité qui suit le président de la République et les oppositions constructives pour bâtir des majorités et des textes les plus pertinents possibles. »
- 22:36Invité politiqueChiffre
« il permet de générer 18 milliards en gros en 2030 et sur ces 18 milliards on en utilise 5 pour les mesures de justice et de progrès et 13 milliards pour le déficit parce que c'est toujours le cas après les concessions qui ont été faites il y a toujours 13 milliards en tout d'économie »
- 23:04Invité politiqueFait
« une France bloquée c'est jamais une bonne nouvelle pour la France et pour les français »
- 23:37Invité politiqueFait
« nous sommes une grande démocratie la mobilisation sociale s'exprime dans les manifestations s'exprime aussi parfois dans des grèves mais surtout le blocage c'est jamais une bonne nouvelle »
Temps de parole
- Franck Riester62 %
- Invité16 %
- Présentateur11 %
- Invité 28 %
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Bonjour Franck Riester. Les débats sur la réforme des retraites s'achèvent ce soir à minuit à l'Assemblée nationale. C'est automatique, c'est une question de procédure. Est-ce qu'il y a encore la moindre chance à l'heure qu'il est que le texte soit soumis à un vote ?
Ça paraît très compliqué, sachant qu'il y a encore 3000 amendements, presque 3000 amendements avant l'article 7. Exactement. On n'a même pas commencé l'article 3 encore, sur 20 articles, et qu'il reste 9000 amendements en tout. Cette stratégie-là de progressivement retirer ces dernières heures, ces derniers jours, les amendements d'obstruction les uns après les autres, très étonnante, reflète bien cette stratégie de la France insoumise et plus largement de la NUPESC, bloquer le débat démocratique.
Pour vous, il n'y aura pas de vote ni sur le texte ni même sur la TIC7, c'est-à-dire c'est celui qui rapporte...
Il y a eu des votes. On a par exemple pris la décision de supprimer les régimes spéciaux pour l'avenir, avec la fameuse clause de grand-père, comme vous le savez. D'ailleurs, c'était assez surprenant de voir que Rassemblement National et NUPESC se rejoignaient dans le maintien de quelque chose qui est perçu par les Français comme quelque chose d'équitable. Et donc, aujourd'hui, il y a très peu de chances que nous allions évidemment jusqu'au bout du texte. On ne sait même pas si on va pouvoir aller jusqu'à l'article 7.
Quand vous dites très peu de chances, ça veut dire que même si tous les groupes suppriment leurs amendements, c'est trop tard ?
Objectivement, ce n'est pas au dernier jour, après deux semaines de débat, qu'on retire tous ces amendements d'obstruction pour faire bonne figure.
Mais les insoumises disent qu'on a déjà retiré 90% de nos amendements. Est-ce que les autres groupes doivent le faire aussi ?
La NUPESC a déposé 15 000 amendements sur ce texte en première lecture à l'Assemblée Nationale sur les 16 500 amendements en total. Et on sait bien que ce sont des amendements pour la plupart d'obstruction. Si on bouge une virgule, on bouge un point, vous avez vu le fameux amendement pour modifier le nom, par exemple, de l'index senior en index salade verte. Mme Rousseau, fameux amendement. Il y a des amendements qui arrivent sur l'article 7 où c'est des amendements de modifier l'âge de retraite à 99 ans. Il y a bien le ridicule et la caractérisation d'amendements d'obstruction.
Donc, ça fait depuis le début de l'examen du texte que la majorité, que le gouvernement appelle à la raison les oppositions de gauche de la NUPESC de ne pas faire d'obstruction et de permettre un débat en première lecture à l'Assemblée Nationale. Et ce matin, Franck Rietter vous dit que c'est trop tard, c'est le dernier jour.
Il faut être sérieux. Il faut être sérieux.
On ne peut pas discuter de tous les sujets importants qu'il y a à discuter comme ça sous prétexte. Donc, à un moment donné, Jean-Luc Mélenchon change d'avis entre hier soir et ce matin.
Et pourquoi ne pas continuer ce week-end ? Comme le disait hier soir sur France Info, Éric Coquerel, il dit que vous avez tout à fait le droit de décider de continuer sur le week-end.
À quoi ça sert ? Il reste des milliers d'amendements d'obstruction. Jean-Luc Mélenchon, hier d'ailleurs, par un tweet complètement hallucinant, lui qui n'est même pas député, qui a infantilisé d'une certaine façon le Parti communiste en pointant son incompréhension de leur volonté de débattre, en retirant un certain nombre d'amendements et en faisant preuve d'autoritarisme. C'est une espèce de reprise en main d'une partie de son groupe. On voit bien qu'ils sont très divisés à la France Insoumise. Ils sont très divisés à la NUPES. Ils sont d'ailleurs très divisés sur la stratégie du débat parlementaire et très divisés sur le fond.
Vous pourriez leur dire, vous retirez vos amendements, vos 3000 amendements, et en échange, on s'engage à discuter jusqu'à la fin du week-end.
Ça fait deux semaines qu'on leur demande de retirer leurs amendements d'obstruction. Donc il faut être sérieux. Le Sénat attend le texte pour pouvoir aussi en débattre, l'examiner en première lecture. Et on continue le parcours parlementaire du texte.
Franck Rester, les blocages ne sont que le fait de la gauche pour vous ?
Écoutez, en l'occurrence, ceux qui ont fait de l'obstruction en déposant des amendements, c'est la gauche.
Je vous dis ça parce que vous évoquiez le tweet de Jean-Luc Mélenchon. Il a provoqué hier un incident de séance, une suspension. La semaine dernière, la prise de parole d'Adrien Quatennens a aussi provoqué des heures de débattes perdues parce que votre groupe, le groupe Renaissance, a considéré qu'il n'avait pas à prendre la parole et a fait des rappels au règlement.
Ça a duré dix minutes.
Ça a duré un peu plus de temps. Ça a duré une bonne partie de l'après-midi, de la soirée plus précisément. Autre incident de séance, quand l'insoumis Thomas Porte a pris la parole après un tweet où il posait avec la tête du ministre Olivier Dussopt posée sur un ballon. Tous ces incidents de séance pris les uns après les autres contribuent aussi à ralentir le débat.
Ils sont à la source de qui c'est la France insoumise. Vous savez, leur stratégie, ce n'est pas simplement de l'obstruction en déposant beaucoup d'amendements ridicules. C'est aussi de la pression, c'est aussi des invectives, c'est aussi des insultes, c'est aussi des provocations, c'est aussi des versements de haine. Et c'est clairement la manipulation aussi d'informations en racontant tout et n'importe quoi, en montant régulièrement sur la réalité des chiffres. C'est ça la stratégie de la France insoumise. C'est une multitude de leviers pour faire quoi ?
Pour créer du désordre, pour créer de la tension, pour essayer d'enflammer les débats et puis surtout pour cacher ce qu'est le projet alternatif qui n'existe pas de la NUPES puisqu'ils sont divisés sur le projet avec un seul point commun qui les rassemble, c'est taxer, imposer, augmenter les cotisations. Ça a été le festival pendant deux semaines de propositions de taxes et d'impôts en tout genre pour pénaliser le pouvoir d'achat de nos compatriotes, pénaliser la compétitivité des entreprises et pour pénaliser finalement le pouvoir d'achat aussi des retraités.
Alors les débats vont sans doute quand même être prolongés de quelques heures puisque le RN a déposé une motion de censure. Il sera décidé d'ailleurs ce matin si elle sera examinée à l'issue de la séance, c'est-à-dire après minuit ou demain matin. Est-ce qu'il y a des craintes particulières du côté du gouvernement ? Non. Il y a une coalition des oppositions ?
Non, parce qu'il n'y a pas de projet alternatif. Vous savez, le Rassemblement National, c'est le vide sidéral de leur projet alternatif et de leur proposition. Ils n'ont rien à dire, rien à proposer. Ils critiquent, ils s'opposent, mais ils ne proposent rien. C'est facile de critiquer quand on n'a rien à proposer. Nous, on assume nos responsabilités.
Mais c'est juste une question de proposer quelque chose. Il n'y a pas une majorité de rejets qui pourraient se créer ce soir ou demain ?
Écoutez, je ne le crois pas. Je crois que d'ailleurs la NUPES a plus ou moins déjà annoncé qu'ils ne voteraient pas cette motion de censure et les LR aussi. Donc, clairement, il n'y a aucun risque que cette motion de censure soit votée. Mais c'est quelque part le dernier outil qu'utilise le Front National pour essayer d'exister dans un débat où ils étaient totalement absents, parce que sans proposition alternative. Encore une fois, nous avons dit très clairement, avec beaucoup de sens de la responsabilité, qu'il y avait un problème d'équilibre financier pour notre système de retraite par répartition.
Donc, il fallait donc prendre des décisions pour garantir l'avenir de ce système qui est au cœur de notre modèle social, au cœur de notre solidarité intergénérationnelle. Et donc, nous demandons effectivement un effort aux Français de travailler progressivement plus longtemps
pendant que les autres sont dans la démagogie où les propositions sont réalistes. Franck Riester, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, invité du 8h30. Vous restez avec nous. 8h40, c'est le Filinfo, Mathilde Romagnon.
Dernière journée de débat à l'Assemblée nationale autour de la réforme des retraites. Les députés doivent encore étudier environ 3000 amendements avant d'aborder le fameux article 7 sur l'âge légal de départ. Le texte ira ensuite au Sénat. C'est le premier pays d'Europe à le mettre en place. L'Espagne va instaurer un congé menstruel pour les salariés qui souffrent de règles douloureuses. Les députés espagnols ont adopté hier un texte en ce sens. Emmanuel Macron et plus de 150 dirigeants du monde entier ont rendez-vous aujourd'hui à la conférence de Munich sur la sécurité.
Les dirigeants occidentaux devraient renouveler leur engagement à soutenir Kiev après près d'un an d'invasion russe de l'Ukraine. Bruce Willis souffre d'une forme de démence incurable, annonce hier de la famille de l'acteur américain de 67 ans. Sa maladie s'est aggravée. Il avait déjà mis fin à sa carrière l'an passé à cause d'une aphasie, un trouble du langage causé par des lésions cérébrales. France Info
Le 830 France Info, Néil à la Trousse, Lorrain Sénéchal.
Toujours avec Franck Riester, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, on va s'intéresser au fond de votre projet. Une retraite minimale à 85% du SMIC pour les personnes, presque 1200 euros pour les personnes qui ont une carrière complète, rémunérée autour du SMIC, ça veut dire quoi une carrière complète autour du SMIC ?
Avec une rémunération au SMIC tout le temps de la carrière.
Mais c'est quoi le bornage ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui on est sur un SMIC à 1709 euros brut, 1353 net. Est-ce qu'il faut être à 1300 ? Est-ce qu'il faut être entre 1200 et 1500 ? Est-ce que s'il y a des mois où j'ai travaillé, où j'ai gagné beaucoup plus, je ne rentre pas dans le dispositif ?
Cette réforme a comme objectif de permettre de garantir à celles et ceux qui partent en retraite et qui partiront en retraite de pouvoir avoir une retraite minimum s'ils ont travaillé tout le long de leur vie à temps plein avec une carrière complète. C'est-à-dire qu'ils ont cotisé le nombre d'années nécessaires. Mais si on est passé un petit peu en temps partiel, par exemple, ça marche pas ? Évidemment, les choses vont évoluer au fur et à mesure du temps. C'est pour ça qu'on s'engage sur les 85% du SMIC net et pas sur un chiffre sur le temps long. Les 1200 euros sont, pour l'été, la mise en œuvre de la réforme à l'été. Mais sur le temps long, les choses évolueront puisque le SMIC évoluera.
C'est ça qui est intéressant.
Mais qui définira autour du SMIC ? C'est cette notion d'autour du SMIC qui est quand même un peu floue aujourd'hui dans la présentation qui est faite. Est-ce que ce sera défini par décret après ?
Non, alors, c'est le principe même de la réforme qui vise à ce que, tout le long de la vie, on regardera quel est le niveau de rémunération. Et ça, c'est des calculs, justement, très compliqués qui seront faits et qui permettra de s'assurer que nos compatriotes qui partent en retraite et qui auront une carrière complète à temps complet pourront avoir 85% du SMIC net du moment où ils partiront en retraite.
Donc, si je vous comprends, on saura plus tard quel est le bornage en termes de salaire. Vous dites, la réforme, on pourra...
Maintenant, c'est au niveau du SMIC.
Mais au niveau, juridiquement, c'est une base un peu floue. C'est-à-dire que, voilà, si quelqu'un fait des mois à 1500 net, d'autres à 1200...
Je veux bien qu'on passe toute l'émission à redire la même question et je vous apporte la même réponse, mais...
Non, moi, de ce que je comprends, c'est que le bornage exact n'est pas défini aujourd'hui.
Ce n'est pas un bornage, c'est un niveau.
Mais un niveau de combien autour du SMIC ?
C'est le SMIC évolu, donc c'est le niveau du SMIC. Il a évolué dans le passé, il a évolué dans le passé.
Puis le SMIC, il faut gagner un peu moins, un peu plus, c'est ça qu'on ne comprend pas.
C'est le niveau du SMIC tout au long de sa carrière.
Donc, le niveau du SMIC. Et vous dites, donc, entrer en vigueur dès cet été, est-ce que ça veut dire que, dès cet été, si je fais partie des 250 000 retraités actuels éligibles à cette retraite minimale ou si je suis un futur retraité avec une carrière complète, donc autour du SMIC, dès le mois de septembre, j'ai 1200 euros de retraite minimale. Ou est-ce que c'est en 2030 ?
Non, non, non, c'est à partir de la mise en œuvre de la réforme, donc en 2023, où ceux qui partiront en retraite, qui auront une carrière complète à plein temps au niveau du SMIC, pourront avoir 85% du SMIC net au moment de la mise en œuvre de la réforme.
On vous parlait de 2030 parce que c'est un chiffre qui a été évoqué par Olivier Dussopt lui-même. Il a dit qu'à partir de 2030, ce serait 40 000 personnes chaque année qui passeront ce cap des 85% du SMIC. Il a dit ça mardi, Olivier Dussopt, et la veille sur France Info, on lui avait posé la même question. Voici sa réponse.
Vous dire aujourd'hui, mois par mois, je sais exactement combien de personnes vont être concernées par un départ à la retraite avec 168 trimestres aujourd'hui, 172 demain, une moyenne au SMIC et attente plein, c'est un exercice de voyance. Je vous pose la question différemment, Olivier Dussopt. Ce que nous savons calculer, c'est le fait que 200 000 retraités par an sur 800 000 vont avoir une pension meilleure grâce à cette réforme que sans la réforme.
Il parlait de voyance. Il est devenu voyant depuis.
Il y a des calculs prévisionnels qui font que, par exemple, sur la génération 72, 40 000 pourront bénéficier de...
Mais il n'avait pas regardé ces chiffres avant.
Mais si, mais... Ils viennent d'où ? Ça vient d'où, ce chiffre de 40 000 personnes ? De ces services. Mais d'ailleurs, c'est intéressant, puisqu'il y a cette question des 85 % du SMIC pour carrière complète à temps plein au niveau du SMIC. Mais il y a aussi des revalorisations pour les autres. Par exemple, sur les retraités actuels, c'est 1 800 000 retraités actuels à l'été 2023, la mise en œuvre de la réforme, qui pourront bénéficier d'une revalorisation. Mais entre 1 et 100 euros. Et plutôt autour de 30 euros. Il se donnait un chiffre très clair. C'est qu'il y en a 900 000 qui auront entre 70 et 100 euros de revalorisation à partir de l'été 2023. Donc la moitié.
Comme on estime, ce qu'a rappelé Olivier Dussopt, qu'en gros, un quart de ceux qui partent en retraite pourront avoir une revalorisation du fait de cette réforme.
La question de la source de ce chiffre-là, des 40 000 bénéficiaires par an, de ces 85% du SMIC pour une carrière complète, donc on le rappelle, quelqu'un qui aurait gagné toute sa carrière autour du SMIC. La question d'où vient ce chiffre, elle a été posée hier à l'Assemblée nationale par le socialiste Jérôme Gage. Sa question est la réponse d'Olivier Dussopt. Quand avez-vous eu communication et par qui d'informations à l'appui desquelles vous indiquez 40 000 personnes qui bénéficieront ? Je travaille avec mon cabinet, je travaille avec une multitude de services. Je n'ai pas à rendre de compte ni sur les canaux ni sur la manière dont je fais les prévisions.
Et par ailleurs, si vous souhaitiez avoir ces renseignements, vous n'aviez, comme vous l'avez dit, qu'à ouvrir l'étude d'impact. Sauf que le chiffre n'est pas exactement dans l'étude d'impact, mais sur la phrase, je n'ai pas à rendre de compte. Vous êtes ministre des Relations avec le Parlement, un ministre qui dit à la représentation nationale « Je n'ai pas à vous rendre de compte. Est-ce que ça vous choque ? Est-ce que c'est malhabile ? »
Olivier Dussopt répond à toutes les questions très disponibles avec beaucoup de précision et malgré les attaques et les invectives parfois scandaleuses dont il est la victime. Mais vous voyez, ce qui s'est passé avec Jérôme Gage est très révélateur. Ils sont incapables d'avoir un projet alternatif crédible. Ils voient bien que leur stratégie d'obstruction choque les Français et donc ils essayent tous les subterfuges. Il a fait son coup, Jérôme Gage hier, qui a fait d'ailleurs pchit. Il essaie de donner le sentiment qu'il y aurait des choses cachées, que les choses ne seraient pas claires, etc. C'est leur stratégie depuis le départ.
Pour nos auditeurs, vous évoquez le fait que Jérôme Gage se soit rendu au ministère et ait demandé à pouvoir consulter les pièces et les sources sur lesquelles se basait cette réforme des retraites et cette évaluation pour que tout le monde ait le même niveau d'information. Pour vous, c'était un coup que vous voulez faire Jérôme Gage ? La question n'était pas forcément légitime.
On voit bien qu'encore une fois, ils n'arrivent pas à débattre du fond en détail puisqu'il y a cette stratégie d'obstruction qui fait qu'aujourd'hui, après deux semaines de débats, on n'est même pas encore à l'article 3 et donc ils essayent de faire des coups comme cela. Franchement, ça crée en plus une espèce d'atmosphère de délation, de suspicion. C'est assez désagréable.
Mais vous nous dites ce matin qu'un ministre rendait compte au Parlement.
Le ministre répond évidemment aux questions du Parlement et c'est ce que fait Olivier Dussopt depuis le début avec beaucoup de calme malgré pour autant les invectives, les cris, les U qui sont la caractéristique de ce débat aujourd'hui.
Franck Réester, vous le disiez, il y a eu quand même quelques votes sur ce texte depuis le début et notamment un vote contre l'une de vos mesures, l'index senior qui a été supprimé à l'Assemblée avec les voix d'ailleurs de la droite. Est-ce qu'il va revenir, vous l'espérez, au Sénat, cet index senior ? Parce que le texte va aller au Sénat.
Olivier Dussopt l'a rappelé. On verra avec le Sénat comment les choses se mettent en place. Mais c'est assez paradoxal que beaucoup disaient au gouvernement vous ne faites pas assez sur les seniors. Et au moment où on propose quelque chose en lien avec la majorité, en lien avec les organisations syndicales, quelque chose qui permet d'abord de la transparence sur ce qui se passe dans les entreprises et qui permet d'inciter les entreprises à mieux prendre en compte cette question essentielle qui est la place des seniors dans l'entreprise avec cette coalition des oppositions contre cet index senior.
Mais y compris la droite. Y compris la droite qui s'est opposée à cet index.
Oui, je le regrette. Mais enfin, ce qui était frappant, c'était Rassemblement National et à nouveau NUPES. Mais je dis la droite
parce que c'est elle qui a la majorité au Sénat. Vous craignez que l'index senior
soit définitivement enterré ? Ça fera partie des débats mais je sais que les sénateurs sont aussi attachés à la façon dont on prend mieux en compte dans l'entreprise les seniors.
Oui, il y a d'autres outils possibles peut-être ?
Vous savez, depuis le début de ce débat sur la réforme des retraites, nous sommes à l'écoute et nous enrichissons, complétons, modifions de texte en écoutant ce qui est dit. Rappelons-nous quand même que l'engagement du Président de la République et des députés de la majorité dans leur campagne, c'était de repousser l'âge de départ en retraite à 65 ans. Mais ce n'était pas le projet du Sénat. Nous avons écouté l'organisation syndicale, nous avons écouté les sénateurs, nous avons écouté les organisations syndicales, nous avons écouté les députés de la majorité et nous avons pris la décision de faire une réforme avec un report de l'âge à 64 ans, une accélération de la réforme de Mme Touraine.
C'est la preuve de notre volonté d'écouter. Nous avons élargi, on en parlait tout à l'heure, la revalorisation d'un certain nombre de pensions de retraite, pas simplement aux retraités nouveaux mais aussi aux retraités existants. Nous avons élargi et assoupli le dispositif de carrière longue. On est à l'écoute. On sera à l'écoute aussi de ce qui est dit au Sénat en gardant le cap de la réforme qui est l'équilibre du système de retraite par répartition pour garantir les retraites de nos compatriotes et pérenniser un système important.
Je comprends bien, vous dites qu'il reste des choses à discuter ou à amender au Sénat. Tout n'a pas été mis sur la table.
Écoutez, il y aura un débat au Sénat. Les sénateurs vont faire des propositions, ils vont voter des choses, on aura un dialogue avec eux. C'est ça la démocratie et c'est ça le parcours parlementaire. Vous savez, depuis le début du quinquennat, c'est toujours ce qui a été fait. Nous avons veillé de discuter avec l'Assemblée nationale et le Sénat avec la majorité qui suit le président de la République et les oppositions constructives pour bâtir des majorités et des textes les plus pertinents possibles.
Et d'ailleurs, hors le projet de loi de finances et le projet de loi de finances de la sécurité sociale qui sont des marqueurs de l'appartenance à l'opposition, tous les autres textes ont trouvé des majorités plus larges que la majorité présidentielle avec cette méthode-là.
Franck Riester, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, invité du 8h30. Vous restez avec nous. 8h52, c'est le fil info Mathilde Romagnan.
Il y a très peu de chance que nous allions jusqu'au bout du texte. Déclaration ce matin sur France Info de Franck Riester, le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, accuse la gauche de faire obstruction à la réforme des retraites. C'est le dernier jour de son examen devant l'Assemblée nationale. Il reste aux députés environ 3000 amendements à étudier avant d'aborder l'article 7 sur l'âge légal de départ. L'Espagne a voté hier un projet de loi créant un congé menstruel. Les salariés souffrant de règles douloureuses pourront se faire prescrire un arrêt maladie auprès de leurs médecins. C'est le premier pays d'Europe à instaurer ce type de mesures.
Le président américain Joe Biden veut s'entretenir avec son homologue chinois après une série de destructions d'objets non identifiés volant au-dessus des Etats-Unis dont un ballon chinois jugé espion par Washington. Le football est la bonne opération hier des clubs français lors des matchs allés des 16e de finale d'Europa League. Nantes a obtenu un nul un partout sur la pelouse de Juventus Turin et Monaco s'est imposé 3 à 2 chez les Allemands de l'Everkoussen. France Info
Le 830 France Info Néil à la trousse Laurin Sénéchal
Toujours avec Franck Riester ministre délégué chargé des relations avec le Parlement il y a quelques instants vous évoquiez ce texte qui arrive début mars au Sénat cette réforme des retraites dernier jour de débat aujourd'hui à l'Assemblée nationale et début mars donc le Sénat qui s'en saisit le président du groupe Les Républicains au Sénat Bruno Retailleau estime que la réforme en fait est déjà un peu vidée de sa substance que toutes les concessions qui ont été faites au niveau de l'Assemblée nationale rognent l'équilibre budgétaire ou en tout cas le sérieux budgétaire de cette réforme là est-ce qu'il va falloir revenir au Sénat sur les concessions faites à l'Assemblée ?
Non mais il y aura un débat au Sénat nous avons 10 jours de prévus de débat au Sénat a priori les choses seront plus faciles qu'à l'Assemblée nationale pour débattre sereinement on verra comment les choses se mettent en place en tout cas bien évidemment le texte va pouvoir être débattu il y aura des propositions du Sénat il y aura des votes on aura notre regard sur les propositions qui seront faites et voilà c'est ça encore une fois le passage légitime démocratique au Parlement et j'espère que les choses seront positives
les sénateurs les sénateurs ont pris l'habitude de voter chaque année dans le budget d'ailleurs leur propre réforme des retraites il n'est pas question pour vous de reprendre la réforme des retraites telle que présentée par le Sénat chaque année
on a regardé dans la définition de cette réforme les choses qui avaient été proposées par les uns les autres et notamment les sénateurs mais par rapport à ce que vous disiez tout à l'heure quelque chose soit clair nous le cap il est clair financier ça sera l'équilibre et donc bien évidemment que les décisions qui ont des impacts sur l'équilibre global du texte sont bien sûr à prendre en compte et donc il faut trouver aussi les financements et bien évidemment les financements seront trouvés pour que en 2030 nous puissions avoir l'équilibre du système c'est ça c'est la raison première de cette
vous dites à la droite sénatorielle notre projet est sérieux
oui bien sûr il a pour vocation à trouver il permet de générer 18 milliards en gros en 2030 et sur ces 18 milliards on en utilise 5 pour les mesures de justice et de progrès et 13 milliards pour le déficit parce que c'est toujours le cas après les concessions qui ont été faites il y a toujours 13 milliards en tout d'économie
c'est l'objectif en 2030 et ils y parveniront est-ce que vous craignez Franck Riester la journée d'action du 7 mars est-ce que vous craignez une France bloquée puisque c'est le mot d'ordre des syndicats la France à l'arrêt
une France bloquée c'est jamais une bonne nouvelle pour la France et pour les français et donc évidemment on souhaite que la mobilisation sociale qui existe et qui est normale dans l'histoire des réformes des retraites il y a toujours eu une mobilisation sociale se fasse continue de se faire en bon ordre et c'est le cas depuis le début et sans bloquer le pays parce que c'est des conséquences pour celles et ceux qui veulent travailler pour celles et ceux qui vont à l'école pour celles et ceux qui ont une vie et qui doit continuer malgré la mobilisation
qui soutiennent le mouvement d'opposition à l'arrêt c'est ce que montrent toutes les enquêtes d'opinion
bien sûr et c'est tout à fait légitime nous sommes une grande démocratie la mobilisation sociale s'exprime dans les manifestations s'exprime aussi parfois dans des grèves mais surtout le blocage c'est jamais une bonne nouvelle vous savez les gens qui ont besoin d'aller travailler s'ils ne peuvent pas y aller parce que la France est bloquée ce n'est pas une bonne chose
hier c'était un essoufflement un peu moins de monde ou c'était juste les vacances ?
je ne sais pas je ne fais pas l'analyse du niveau de mobilisation on voit bien qu'il y a une mobilisation on voit bien qu'il y a une opposition pour certains nombres de nos compatriotes à cette réforme on continue d'expliquer de répondre et d'améliorer le texte et c'est ce qui est fait à l'Assemblée nationale quand on peut entre deux invectives et des dizaines voire centaines voire milliers d'amendements d'obstruction et ce qu'on continuera de faire au Sénat
Franguille-Esther ces débats à l'Assemblée le spectacle donné depuis dix jours ça laissera quelles traces dans l'opinion publique ça va nous nourrir par exemple l'anti-parlementarisme
j'espère pas en tout cas c'est sûr que l'image que certains ont donné du travail à l'Assemblée nationale est catastrophique qu'est-ce qu'il faut changer ? je pense qu'en tout cas rien ne serait pire que de prendre des décisions à chaud il faut prendre du temps le Président de la République vous le savez va avoir une grande une réflexion sur l'organisation de nos institutions c'est bien mais attention à ne pas regarder simplement ce débat ce qui s'est passé l'attitude de quelques-uns pour vouloir revoir complètement le fonctionnement de nos institutions
pour vous quelques-uns c'est pas un problème d'institution plus globalement c'est pas un problème de fonctionnement du Parlement
le comportement le comportement des députés insoumis et d'un certain nombre de députés NUPES est un comportement qui peut évoluer avec soit d'autres députés soit avec ceux-là qui changeraient de comportement donc il ne faut pas tout mélanger il ne faut pas mélanger les institutions et le comportement de certains qui essayent de créer du désordre dans la rue et à l'Assemblée nationale
et vous le disiez tout à l'heure aucun risque selon vous que la motion de censure soit votée qu'il y ait une majorité pour cette motion de censure Rassemblement national on apprend à l'instant qu'elle sera débattue ce soir à partir de minuit c'est donc le choix qui a finalement été fait vous maintenez votre position aucun risque qu'elle soit adoptée
les députés se prononceront mais d'après les déclarations des uns et des autres il semble effectivement que cette motion ne puisse pas être votée
Franck Riester merci beaucoup invité du 830 ministre délégué chargé des relations avec le Parlement bonne journée
Franck Riester